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Terre de diatomée : solution méconnue fourmillant de vertus

By chez soi, Maison, Produits

Terre de diatomée : solution méconnue fourmillant de vertus

terre de diatomée

Assez peu connue, la terre de diatomée possède pourtant de multiples propriétés bénéfiques. Dans la maison ou bien au jardin, cette poudre fait des miracles. Focus sur ses propriétés les plus spectaculaires :




Qu’est-ce que c’est la terre de diatomée ?

La plupart du temps, la terre de diatomée revêt l’aspect d’une poudre blanche, mais selon les utilisations, elle peut aussi être vendue sous forme de petites gélules. Elle est en fait composée de silice minérale, une roche très légère, poreuse et friable, avec une teneur en eau de 50 à 70 %. En réalité, la terre de diatomée porte donc très mal son nom, puisqu’il ne s’agit pas vraiment de terre, mais plutôt du mélange de roche volcanique et d’une multitude de squelettes de diatomées (des algues unicellulaires), qui se sont accumulés il y a très longtemps, et que l’on a réduit en poudre. 

Dans le commerce, on peut en trouver sous deux formes différentes :

  • La diatomée non transformée ou « silice amorphe », neutre et sans aucun danger pour la santé. Souvent, elle est de couleur blanche tirant sur le vert. C’est la forme la plus utilisée et celle qui nous intéresse ici.
  • La diatomée calcinée à 900°C, aussi appelée « diatomée cristallisée », de couleur plus rosée. Dangereuse pour la santé des hommes et des animaux, elle n’est habituellement utilisée que par les professionnels de l’industrie (filtration, polissage, absorption).

Veillez donc à ne surtout pas les confondre. Pour cela, une astuce est d’acheter de la terre de diatomée de grade alimentaire uniquement. Comme toutes n’ont pas de certification alimentaire, vous pouvez également chercher les mentions « amorphe » ou « non calcinée ».

Un insecticide naturel très efficace

insecticide

Chaque année en France, environ 66,600 tonnes de pesticides sont utilisés dans les cultures, qu’elles soient agricoles ou horticoles, soit plus de 2 kilos chaque seconde. Or, nous savons que ces produits chimiques peuvent être extrêmement nocifs pour la santé et pour l’environnement. Choisir d’utiliser de la terre de diatomée, c’est donc opter pour un traitement puissant et 100 % naturel.

En fait, la terre de diatomée est constituée de particules très fines et solides. Leur ingestion va donc créer des lésions dans les tubes digestifs des insectes, et leur contact va blesser leurs membres et leurs carapaces. En outre, son pouvoir absorbant va contribuer à les déshydrater jusqu’à la mort.

Attention cependant : si la terre de diatomée est si efficace, c’est parce qu’elle agit rapidement (à partir de 24 ou 72h) et sur le long terme. Néanmoins, elle perd de son efficacité dès qu’elle devient humide. 

Dans la maison

C’est probablement l’utilisation la plus fréquente de la terre de diatomée. Elle sert notamment à lutter contre :

La poudre doit être répandue sur les endroits où vous avez aperçu les insectes (couloirs, fenêtres, autour de la maison, entrées, placards, etc.), et également sur les lieux qui leur servent d’abri (plinthes, recoins, combles, interstices, fissures, et tous les trous où ils pourraient se réfugier).

Pour  éliminer les punaises de lit qui auraient élu domicile dans votre matelas, saupoudrez de la terre de diatomée sur votre matelas, puis enfermez-le dans une housse hermétique pour retenir les puces dans le piège.




Dans le jardin

Avant toute chose, rappelez-vous que la terre de diatomée tue, et n’est par conséquent pas une solution idéale. D’autres alternatives plus écologiques existent.

Mais à l’extérieur, cette terre est souvent utilisée contre :

  • les chenilles
  • les pucerons
  • les limaces
  • les nuisibles de manière générale

Pour l’utiliser, déposez et frottez-en sur les feuilles et les tiges, en faisant attention à ce qu’il ne pleuve pas les trois jours suivants, puis protégez-les pour que l’humidité ne lui fasse pas perdre son efficacité.

Attention : la terre de diatomée ne choisit pas quels insectes elle tue ou non. Par conséquent, elle peut éradiquer aussi bien les nuisibles que les insectes perçus comme utiles.

Pour vos animaux domestiques

puces chien

Si votre chien, votre chat, votre lapin, votre hamster ou tout autre compagnon animalier a des puces, vous pouvez le traiter sans danger avec la terre de diatomée, un anti-puces naturel. Pour eux, faites tout de même attention à bien utiliser une terre avec la certification alimentaire, car ils sont plus susceptibles d’en absorber et donc d’être exposés à des effets négatifs.

Ainsi, pour vous débarrasser des puces, il faut : 

  • Laver votre animal, puis appliquer sur son pelage de la terre de diatomée. Après, peignez-le ou caressez-le à rebrousse-poil pour bien faire pénétrer la terre entre les poils. Laissez agir quelques temps, puis peignez à nouveau votre animal pour ôter la terre. Réitérez ensuite l’opération une fois pendant au moins 3 semaines, afin de bien éliminer les larves et les œufs pas encore éclos.
  • Pour traiter votre maison, saupoudrez de la terre de diatomée à l’intérieur et à l’extérieur de chez vous, notamment sur  vos tapis, tentures, coussins et dans les recoins. Le lendemain, vous pourrez aspirer la terre. Il est important de réitérer ce traitement une fois par semaine pendant trois semaines, pour vous débarrasser de toute menace.

Par ailleurs, la terre de diatomée se révèle particulièrement efficace pour traiter les poules, afin de les débarrasser des poux rouges, ou bien tout simplement en prévention. Pour bien traiter vos animaux à plumes, veillez à : 

  • Bien nettoyer le poulailler. Pour cela, enlevez toute la litière usagée, puis revêtez un équipement de protection (lunettes, masques, gants), et saupoudrez le sol, les murs et les perchoirs avec de la terre de diatomée. Puis vous pourrez réinstaller une nouvelle litière.
  • S’il y avait vraiment beaucoup de parasites, vous pouvez aussi traiter cette nouvelle litière. S’il s’agit de mesures de préventions, c’est inutile.

Enfin, la terre de diatomée constitue un excellent vermifuge, qu’il s’agisse de traiter votre chat,  votre chien ou même vos chevaux ou vos poules. Mais faites vraiment attention dans ce cas à n’utiliser QUE de la terre possédant la certification alimentaire. En outre, comme elle recèle de nombreux oligoéléments (manganèse, sodium, etc.), elle peut aussi faire office de complément alimentaire naturel.

La quantité de terre de diatomée à administrer à votre animal dépend de son poids. En voici des exemples :

  • 1/2 cuillère à café par jour pour un animal pesant entre 1 et 3 kg
  • 1 c. à c. entre 3 à 6 kg
  • 1 cuillère et demie pour plus de 6 kg
  • Pour les chevaux, 2 à 3 c. à soupe dans la ration individuelle
  • Pour les poulets, 2g de diatomée par jour et par poule

Il est déconseillé d’en donner plus de 15 jours d’affilée. Privilégiez plutôt des cures à renouveler tous les deux ou trois mois. Pour faire consommer de la terre à votre animal, il suffit d’en mélanger à sa nourriture habituelle. En outre, ne donnez jamais de terre de diatomée à un animal qui ne serait pas encore sevré.




De remarquables capacités absorbantes 

La silice, qui compose la terre de diatomée, peut absorber énormément de liquide (plus d’une fois son poids). C’est pourquoi elle est souvent utilisée comme produit ménager et désodorisant.

Pour la litière du chat

Pour absorber l’humidité et les mauvaises odeurs, il vous suffit de mélanger un peu de terre de diatomée à la litière. Cela permettra en outre de la préserver plus longtemps.

Pour se débarrasser des mauvaises odeurs

Vous pouvez désodoriser votre intérieur (tapis, canapés, chaussures, tissus, etc.) en saupoudrant de la poudre dessus (ou à l’intérieur des chaussures), en laissant agir 12 à 24 heures puis en passant l’aspirateur. 

Pour les chaussures, vous pouvez aussi choisir de placer de la terre dans un vieux collant ou une vieille paire de chaussettes, que vous fermerez d’un nœud. Il ne vous reste plus qu’à les placer ensuite dans vos chaussures lorsque vous les rangez. Efficacité garantie ! 

Enfin, elle peut aussi être utile pour contrer les mauvaises odeurs de vos poubelles et frigo. Pour le frigo, il suffit d’y placer une petite coupelle ouverte et de la changer toutes les semaines. Pour vos poubelles, vous pouvez soit mettre un peu de terre au fond du sac avant de le remplir, soit placer un petit pot contenant de la terre près du réceptacle, qu’il faut aussi changer toutes les semaines.

Pour absorber les liquides dans la maison

Que vous ayez renversé de l’huile ou des produits ménagers, ou que vous ayez une fuite quelque part, la terre de diatomée aide à absorber les liquides et à les nettoyer plus facilement. Pour cela, il faut saupoudrer de la terre, la laisser sécher puis l’aspirer.

Ainsi, vous pouvez par exemple sécher une cloison ou un mur humide, ou bien un liquide sur un tissu sensible (canapé, matelas, tapis) par exemple.

Un masque de beauté surprenant

terre de diatomée

Les capacités absorbantes de la terre de diatomée permettent des usages insoupçonnés. En effet, on peut par exemple l’utiliser comme masque sur le visage. Si vous avez une peau à tendance grasse, ce masque est particulièrement adapté à votre problème, puisqu’il vous aidera à assécher un peu votre peau en absorbant le sébum. En revanche, si vous avez la peau sèche, il faut l’éviter.

Comme recette, vous pouvez choisir de mélanger 3 cuillères à café de diatomée à de l’eau et y ajouter quelques gouttes d’huile essentielle (lavande ou rose par exemple). Une fois que vous aurez obtenu une pâte onctueuse et épaisse, appliquez-la sur votre visage, laissez poser 5 minutes maximum et rincez à l’eau claire. Ne laissez pas reposer trop longtemps car cela assécherait trop votre peau.

La terre de diatomée constitue également un excellent exfoliant. Dans ce cas, le procédé est le même que pour le masque. Attention avec l’huile essentielle : si c’est votre première fois, testez-la sur une petite partie de votre peau pour vérifier que vous n’êtes pas allergique. Les femmes enceintes et les enfants doivent aussi être précautionneux avec l’huile.

Enfin, ne vous faites pas de masque ou de gommage trop souvent, car l’abus des propriétés abrasives de la diatomée peuvent se retourner contre vous : votre peau a besoin de douceur de temps en temps.

Un produit nettoyant méconnu

Comme nous l’avons vu, la terre de diatomée est composée d’une multitude de petites particules très tranchantes, ce qui en fait un récurant de choix pour vos casseroles, toilettes, douches, baignoires, et mêmes sur certains sols difficiles à décrasser. Également, si votre vaisselle est particulièrement sale, la terre peut vous aider à les gratter plus facilement.

En outre, la terre de diatomée est suffisamment abrasive pour faire briller votre argenterie ainsi que plusieurs matériaux tels que le cuivre ou l’inox par exemple.

Pour cela, il suffit de mélanger de la terre à un peu d’eau pour créer une pâte épaisse et malléable que l’on utilisera pour frotter. 

Précautions :

Si vous avez bien veillé à choisir une terre de diatomée avec une certification alimentaire, amorphe ou bien non calcinée, sachez qu’elle n’est pas toxique pour l’homme. Cependant, évitez de l’inhaler ou de l’ingérer, car elle peut très vite être gênante, surtout pour les personnes souffrant d’asthme. 

Par conséquent, faites attention aux enfants et aux animaux de compagnie qui auraient éventuellement accès aux zones que vous avez traitées. De même, si la surface sur laquelle vous répandez la terre de diatomée est vraiment large, utilisez des masques, lunettes et gants de protection pour ne pas finir par être irrité(e), particulièrement au niveau des voies respiratoires.

Lorsque vous traitez vos animaux, il est aussi conseillée d’éviter de faire s’envoler trop de poudre, pour que ni eux ni vous n’en inhalent. L’idéal serait de leur mettre un tissu léger et humide sur la tête pendant le traitement.

Si néanmoins vous ou vos animaux en avez absorbé en petite quantité, pas de panique : il n’y a aucun danger à petite dose. Par contre, il faut absolument éviter le contact avec les yeux, car les propriétés absorbantes de la terre de diatomée pourraient y causer des désagréments importants.

Sources : 

https://www.planetoscope.com/sols/47-consommation-de-pesticides-phytosanitaires-en-france.html
https://www.linternaute.fr/bricolage/guide-maison-et-jardin/1411026-terre-de-diatomee-tout-savoir-sur-cet-insecticide-naturel
https://diateor.com/vermifugation/
https://poules-club.com/terre-de-diatomee-comment-lutiliser-pour-nos-poules/
https://planetehealthy.com/terre-de-diatomee/#insecticide_naturel_puissant
https://www.consommerdurable.com/2019/10/recette-maison-masque-exfoliant-terre-de-diatomee/
https://www.autourdesanimaux.com/terre-de-diatomee-un-remede-anti-puces-tiques-naturel-pour-vos-animaux/
https://www.consoglobe.com/terre-de-diatomee-cg/2
https://www.10-trucs.com/truc-a-faire-avec/utiliser-la-terre-de-diatomee.html#3_La_terre_de_diatomee_comme_insecticide_dans_la_maison

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engrais naturels

Engrais naturels – Tour de la question

By Plantes et Jardin

Engrais naturels – Tour de la question

engrais naturels

Inutile de le nier : nous utilisons tous des substances pour fertiliser nos sols et embellir nos jardins. Mais cette préoccupation peut vite avoir un coût, à la fois économique et environnemental. Heureusement, il existe des alternatives à l’achat d’engrais chimiques : grâce à ces astuces 100 % naturelles, vous pourrez prendre soin de la nature et de votre porte-monnaie.




Avant de commencer, quelques rappels

Il existe deux sortes de matières fertilisantes : les engrais et les amendements. Souvent confondus, ils ont pourtant deux fonctions bien différentes :

  • D’un côté, l’engrais sert à apporter à la plante des éléments nutritifs pour lui assurer une bonne croissance. On peut le trouver sous forme liquide, solide ou bien gazeuse. Il n’agit que sur la plante, et n’a pas d’effet sur le sol. 
  • De l’autre côté, les amendements, eux, améliorent la structure et l’état physique et chimique du sol. Bien souvent, on les incorpore directement lors de la plantation et du travail au sol. 

Aujourd’hui, nous nous intéresserons aux engrais, qu’on peut diviser en deux catégories : les engrais organiques et les engrais minéraux.

  • Les engrais organiques sont des fertilisants issus de déchets organiques ; avant de pouvoir être assimilés par les plantes, ils doivent donc d’abord subir une décomposition et/ou une minéralisation. Autrement dit, les éléments nutritifs sont libérés progressivement. À noter : certains engrais (notamment les engrais verts) peuvent, tout comme les amendements, enrichir le sol en matière organique.
  • Les engrais minéraux, eux, sont des fertilisants d’origine minérale, très concentrés, produits chimiquement ou bien à la suite d’exploitation de gisements naturels. Leur action est très rapide, car une fois en contact avec les végétaux, ils peuvent directement libérer des minéraux assimilables.

Pour un jardin vraiment naturel, l’engrais organique semble donc être la solution idéale. Néanmoins, tout n’est pas tout blanc ou tout noir : certains engrais minéraux aujourd’hui sont étudiés pour respecter un maximum les sols et éviter le lessivage, tandis que l’abus d’engrais organique peut conduire à une pollution des eaux par exemple. Les maître-mots pour un beau jardin sont donc modération et parcimonie.

Les incontournables engrais naturels

Le compost

compost

On ne le présente plus ! Composé de tous vos déchets organiques (pelures de fruits et légumes, tas de feuilles mortes, pain rassis, déchets de tonte et de taille, etc.), il suffit de le mélanger à la terre pour booster la fertilité du sol. 

Vous pouvez l’arroser de temps en temps pour éviter qu’il ne se dessèche. Une astuce pour un bon compost est de mélanger les déchets verts et bruns, respectivement à hauteur de 40 et 60 % environ.

Le fumier

Issu des déjections d’animaux (urine, excréments) et mélangé à de la litière (des végétaux), ce fertilisant qui peut paraître peu ragoûtant n’en est pas moins redoutablement efficace. 

Très riche en potassium, en phosphore et en azote, il stimule la pousse et la résistance des végétaux. Prenez garde néanmoins : chaque sol a ses spécificités, et tous les types de fumier ne lui conviennent pas. En outre, essayez de privilégier les fumiers dont vous pouvez vérifier la qualité (alimentation et conditions d’élevage des animaux).

Un trésor dans votre cuisine

Lorsque l’on essaie d’associer le concept de cuisine avec celui d’engrais, on pense le plus souvent au compost. Mais saviez-vous que tout un tas d’ingrédients et d’aliments peuvent aussi se révéler des engrais très efficaces ?

Le marc de café

Le marc de café est connu pour être un excellent engrais naturel. Riche en azote, en phosphore et en potassium, il est particulièrement efficace pour nourrir la terre et faire pousser de jeunes plants, ainsi que pour stimuler la croissance lors des rempotages. Les roses, les hortensias, les rhododendrons et les magnolias en sont particulièrement friands.

Il suffit d’en répandre une petite quantité au pied de vos plantes, ou bien de le mélanger à la terre en binant légèrement. Pour les semis, vous pouvez disposer une fine couche, qui aidera à la pousse. En outre, les vers et les mouches détestent l’odeur du marc de café, ce qui permettra de les tenir à distance.

Attention néanmoins à ne pas trop mettre de marc pour ne pas tuer les plantes. Également, veillez à ce que le marc soit bien sec lorsque vous l’utilisez.

Les résidus de thé

sachet de thé usager

C’est une vieille astuce de grand-mère : pour avoir de belles plantes, arrosez-les avec des restes de thé froid. Pour cela, récupérez vos sachets de thé usagés, faites-les infuser dans un arrosoir en ajoutant régulièrement de l’eau pour qu’ils infusent peu à peu, puis arrosez vos plantes avec cette eau.

Les hydrates de carbone présents dans les sachets sont très appréciés des plantes vertes, en particulier des orchidées.

Les peaux de bananes

Ne jetez plus vos peaux de bananes ! Très riches en potassium, en phosphore et en calcium, elles contribuent à la floraison et à la reproduction des plantes. Il vous suffit pour cela de récupérer les peaux, de les découper en petits morceaux et de les enterrer au pied de vos plantes. Les rosiers y sont très sensibles, mais de manière générale cette technique est utile pour toutes les plantes fleuries, qui en tireront des couleurs éclatantes.

Certain(e)s choisissent aussi de laisser infuser dans de l’eau des morceaux de peau de banane pendant au moins trois jours, puis pulvérisent cette eau sur les plantes ou les semis. 

Bien sûr, l’idéal serait d’utiliser des peaux de bananes issues de l’agriculture biologique, qui  contiennent moins de produits néfastes pour votre santé et pour vos sols.




Les coquilles d’œuf

Les coquilles d’œufs sont très utiles au jardin : non seulement elles permettent de lutter contre certains indésirables (fourmis, vers de poireaux), mais elles constituent aussi un engrais très efficace, car elles sont très riches en calcium.

Or, le calcium est fondamental pour une bonne croissance végétale. Par exemple, s’il vous est déjà arrivé de voir vos fleurs de tomate pourrir sur leurs plants, c’est un signe que votre sol manque de calcium.

Ainsi, pour bien utiliser les coquilles d’œufs, laissez-les sécher au soleil puis écrasez-les avec un rouleau à pâtisserie ou un moulin à moudre. Ensuite, répandez la poudre ainsi obtenue au pied de vos plantes, en mélangeant bien la terre. 

Bonus : réduites en petits morceaux, les coquilles d’œufs éloignent les limaces et les escargots.

Les engrais d’origine végétale

Dans cette catégorie, il faut distinguer les engrais d’origine végétale de l’engrais vert. Le premier correspond à l’utilisation de plantes décomposées que l’on répand sur les cultures, comme un engrais « traditionnel ». Le second en revanche désigne plutôt le fait d’utiliser les propriétés de plantes spécifiques.

L’engrais vert

Il s’agit de plantations qui ne sont pas censées être cueillies, mais plutôt utilisées pour enrichir le sol de matières organiques. Selon le cycle de la nature, ces plantes croissent, fleurissent, puis meurent et se décomposent dans le sol. Leur décomposition va ainsi apporter les éléments nécessaires à la bonne santé de votre terre. 

La moutarde, la vesce, les phacélies, la luzerne, le trèfle violet, le sarrazin et le navet sont autant de plantes très utilisées en tant qu’engrais vert.

Le purin d’ortie

orties

Avec cette technique, il faut être très précautionneux(se), puisque le purin d’ortie est à la fois un excellent engrais et un désherbant redoutable. La recette est la même, seul le temps de fermentation varie.

Pour fabriquer votre engrais, il suffit de ramasser des orties, de les hacher grossièrement puis de les faire macérer dans beaucoup d’eau (10 litres environ pour 1 kg de feuilles) et au soleil pendant 10 jours au moins. Ce qui différencie l’engrais du désherbant, c’est la fermentation : elle doit absolument être terminée pour que votre fertilisant soit efficace. Pour savoir si c’est le cas, il suffit de remuer avec un bâton la préparation : s’il n’y a pas de bulle, c’est bon, sinon il faut laisser reposer encore.

Une fois que la fermentation est terminée, filtrez la préparation pour garder uniquement la partie liquide, le purin, et arrosez vos plantes avec.

Attention, les orties sont extrêmement riches en azote, ce qui est très bon pour les plantes, mais peut finir par devenir toxique si vous en abusez, car elles gorgent le sol de nitrates. Il faut donc en utiliser en petites quantités. En outre, la préparation pouvant sentir extrêmement mauvais, il est conseillé de l’effectuer à l’écart de la maison et des endroits du jardin où vous vous trouvez souvent. 

D’autres plantes pour un purin fertilisant

Même si le purin d’orties est le plus connu, d’autres plantes peuvent être utilisées selon le même procédé pour un engrais naturel efficace :

  • La consoude, souvent utilisée en relais des orties, très riche en magnésium, cuivre, zinc, potassium, bore, fer et manganèse. Elle convient parfaitement aux plantes qui ont besoin d’un sol riche et favorise la floraison.
  • Le tourteau de ricin est à la fois un engrais et un répulsif anti-rongeurs (rats, campagnols, taupes, mulots…). Riche en azote, potassium et phosphore, il nourrit les plantes et fertilise le sol. On l’utilise comme fumure sur les pelouses et dans les potagers. Mais attention : le ricin produit une substance très toxique pour vous et vos animaux, et sa préparation doit être soumise à des normes très strictes. Renseignez-vous bien au préalable auprès de votre fournisseur et n’en abusez pas.

Les algues vertes séchées

Cette technique est certes réservée aux personnes habitant en bord de mer, mais elle n’en reste pas moins diablement efficace. Effectivement, les algues regorgent de bonne choses : oligo-éléments (manganèse, fer, bore, soufre), magnésium, calcium, potasse, azote, vitamines, hormones de croissance, etc.

Particulièrement recommandées pour les jeunes plants, elles protègent également les légumes des insectes et stimulent les résistances aux maladies.

Vous pouvez en acheter ou bien, lors de votre prochaine promenade en bord de mer,  ramasser les algues échouées sur le rivage. Dessalez-les ensuite en les rinçant au jet d’eau ou dans un bac, ou alors en laissant la pluie s’en charger en les étalant sur une zone vierge de votre jardin.

Puis faites-les macérer pendant 10 jours (environ 2 kg d’algues dessalées pour 10 litres d’eau) en les remuant souvent. Filtrez-les puis pulvérisez-en (en les diluant à 5%) ou utilisez-les pour arroser (dilution à 10%) vos plantes.

Attention, pour ne pas stériliser le sol, évitez les algues riches en iode (laminaires), et n’utilisez cette technique qu’une fois par an.




L’infusion d’herbe coupée

Riche en azote, l’herbe tondue est aussi un très bon engrais. Il suffit de remplir un seau de 25 litres avec de l’herbe coupée, de la couvrir avec de l’eau et de laisser reposer 3 à 5 jours. Diluez ensuite l’infusion (1 mesure d’infusion pour 9 mesures d’eau), et arrosez vos plantes avec.

Les engrais d’origine animale

Le guano

C’est une substance qui résulte de l’accumulation et du vieillissement de fientes d’oiseaux. En fonction des oiseaux, les types de guano sont différents, mais ils sont tous riches en azote, oligo-éléments et phosphore, ce qui permet de stimuler la croissance des plantes et d’enrichir le sol. L’effet du guano est très rapide.

Pour l’utiliser, il faut l’épandre sur le sol puis bien bêcher pour le faire pénétrer dans la terre, et arroser abondamment. On utilise environ 50 grammes pour 1 mètre carré.

La corne broyée

Engrais à l’action plutôt lente, riche en azote et en protéines, cet engrais s’utilise sur le long cours ; la plante peut donc puiser ce dont elle a besoin toute l’année. Elle est particulièrement efficace pour faire s’enraciner toutes sortes de végétaux (fleurs, légumes, pelouse, etc.). 

Après avoir humidifié la terre, répandez la corne broyée puis bêchez pour bien la mélanger au sol. Attention à ne pas en abuser à cause de sa forte teneur en azote.

Le sang séché

Utilisé plutôt au printemps en raison de la rapidité de son action, cet engrais est très riche en azote et ne brûle pas les racines des végétaux. Il aide les plantes fleuries à avoir des couleurs éclatantes et stimule la croissance des feuilles des légumes.

Les rosiers, les plantes vivaces et les arbustes en sont aussi très friands. Trouvable sous forme de poudre, il suffit de le mélanger à la terre pour une action très rapide. Comme pour toutes les plantes riches en azote, veillez à ne pas en abuser.

 Les farines d’arêtes de poisson

Regorgeant de phosphores, elles agissent surtout sur la croissance des racines, et favorisent la floraison ainsi que la résistance aux maladies, aux insectes et au froid.

Il n’y a aucun risque de brûlure et son action couvre le long terme. On peut l’utiliser sur tous types de sols, même calcaire : il suffit d’en répandre autour des plantes et de biner ensuite pour que la terre puisse l’assimiler.

Source

https://www.jardiniers-professionnels.fr/les-engrais-mineraux-ou-organiques/
https://blog.logic-immo.com/2014/03/decoration/j-amenage/compost-terreau-ou-fumier-lequel-choisir/
https://www.comment-economiser.fr/7-meilleurs-engrais-a-faire-soi-meme-pour-fertiliser-jardin.html
https://www.comment-economiser.fr/engrais-naturels-gratuits-plante-en-forme.html
https://astucesdegrandmere.net/5-engrais-naturels-gratuits-redoutablement-efficace/
https://jardinage.lemonde.fr/dossier-1092-engrais-naturels-organiques-mineraux.html
https://www.jardiner-autrement.fr/les-engrais/
https://www.consoglobe.com/engrais-naturels-jardin-bio-3906-cg/2

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spiruline

La spiruline, une micro algue qui porte à controverse

By Alimentation, Hygiène de vie, Soins

La spiruline, une micro algue qui porte à controverse

spiruline

La spiruline est une micro algue, ou plutôt une cyanobactérie filamenteuse en forme de spirale, de couleur verte ou bleue. Très riche en minéraux et vitamines, elle est commercialisée sous de nombreuses formes (poudres, gélules, comprimés, filaments déshydratés…). A la fois encensée et récriée, les avis sur cet aliment (appelé à tort « algue ») sont très partagés. Voici donc un petit point sur ce qu’il est important de savoir.




Qu’est-ce que la spiruline ?

Le terme « spiruline » désigne en fait la forme de cette cyanobactérie, toute en spirales.

Traditionnellement, la spiruline était consommée par les Kanem, au Tchad, et ce n’est qu’à la fin des années 60 qu’elle a été ramenée en Europe, où elle est devenue très populaire à partir des années 70.

La spiruline est une micro algue qui pousse naturellement dans les eaux chaudes des lacs de certaines régions du monde, comme le Mexique, l’Inde et le Tchad par exemple. Néanmoins, comme sa demande et sa consommation sont toujours plus croissantes, quelques pays d’Europe (dont la France et la Grèce) et d’Amérique Centrale ainsi que les Etats-Unis et l’Afrique de l’Ouest ont eux aussi commencé à en cultiver artificiellement dans des fermes ou sous des serres depuis une vingtaine d’années environ. 

Il existe environ 2000 espèces de spiruline, parmi lesquelles 36 seulement sont comestibles. Il faut savoir qu’on ne la consomme pas telle quelle, mais obligatoirement séchée. Aliment très à la mode, elle est présente partout et vous en consommez peut-être même sans le savoir : dans les cocktails des bars branchés, dans les compléments alimentaires pour les personnes qui suivent un régime végétarien… Elle est aussi utilisée par certaines associations qui en distribuent dans les pays en développement, afin de combattre la malnutrition des enfants.

En effet, sa composition en fait un aliment extrêmement intéressant d’un point de vue nutritionnel. En sachant que sa composition peut varier en fonction de l’endroit ou elle est cultivée, et aussi de la façon dont elle a été cultivée, séchée puis broyée, voici une liste non-exhaustive de ses nutriments : 

  • Vitamines (B12, E)
  • Fer
  • Acide gamma-linolénique (de la famille des omégas 6)
  • Minéraux et oligo-éléments (calcium, phosphore, magnésium, zinc, cuivre, sodium, sélénium, manganèse)
  • Protéines (55 à 70% environ de sa composition)
  • Bêta-carotène
  • Phycocyanine (un antioxydant)
  • Chlorophylle

Les bienfaits de la spiruline

culture spiruline

Grâce à tous ces composants, les bienfaits de la spiruline sont nombreux. Elle contribue notamment : 

  • A réduire la fatigue et à rester en forme
  • A améliorer les performances du système immunitaire
  • A ralentir le vieillissement de la peau
  • A perdre du poids et à maîtriser son appétit
  • A récupérer plus rapidement après un entraînement physique intense ou une compétition, car elle permet d’évacuer plus rapidement l’acide lactique et les divers polluants contenus dans l’organisme
  • A améliorer l’endurance, parce qu’elle aide à oxygéner davantage les muscles
  • A prévenir les problèmes cardiaques, en favorisant la production du bon cholestérol et en diminuant la sécrétion du mauvais
  • Chez les personnes atteintes de diabète non insulino-dépendant, la spiruline aurait un effet hypoglycémiant
  • Pour les personnes véganes ou végétariennes, sa teneur en protéines et en fer en fait un excellent complément alimentaire

La spiruline a même été utilisée pour traiter les patients irradiés après les accidents nucléaires de Nagasaki et de Tchernobyl : on a administré pendant plusieurs semaines un régime strict contenant, entre autres aliments, de la spiruline aux patients, qui ont alors vu leur taux de radiation chuter. D’ailleurs, en Russie la spiruline est reconnue comme « aliment thérapeutique », et le Japon en est le premier consommateur mondial.

Les dangers de la spiruline

Si la spiruline semble tout avoir pour plaire, plusieurs effets indésirables ont été signalés à la suite de sa consommation, et l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a averti les consommateurs de ces effets nocifs et des allergies possibles.

En outre, face à la popularité toujours croissante de ce « superaliment », plusieurs médecins mettent en garde contre le peu d’études scientifiques menées sur les bienfaits de la spiruline (sauf en ce qui concerne le cholestérol, pour lequel les bénéfices sont bien réels et prouvés). En outre, la vitamine B12 contenue dans la spiruline, argument fort des végétariens et véganes, ne serait en fait pas assimilable par l’Homme. Les personnes qui présentant un déficit de cette vitamine doivent donc se tourner vers d’autres compléments, sous peine de voir leur manque s’aggraver.

Mais ce qui pose le plus de problème, ce sont les circuits par lesquels la spiruline est produite et acheminée. En effet, consommée avec modération et hormis allergie, elle ne comporte normalement pas de grand risque pour la santé. En revanche, l’Anses a étudié plusieurs échantillons et a relevé des traces de contamination par des bactéries, des toxines, voire des métaux (mercure, plomb, arsenic…). 

Par conséquent, il est absolument essentiel de vérifier la traçabilité des compléments à base de spiruline, et de privilégier les circuits qui suivent la réglementation mise en place par les pouvoirs publics.

Enfin, en raison de sa forte teneur en certains éléments, il existe des cas particulier pour lesquels la consommation de spiruline est déconseillée. C’est le cas des personnes souffrant de : 

  • Hémochromatose
  • Insuffisance rénale
  • Phénylcétonurie 

Evidemment, si vous souffrez de n’importe quel trouble, demandez l’avis d’un professionnel de santé avant toute consommation de spiruline, même modérée.




Origine  

On sait désormais que la spiruline existe depuis au moins 3 millions d’années, et qu’elle était utilisée par les Hommes dès le IXème siècle, sous l’Empire du Kanem ; les européens, eux, connurent son existence au XIIIème siècle, lors de la conquête du Nouveau Monde (en particulier de l’Amérique Centrale), car les Aztèques et les Incas avaient l’habitude d’en consommer quotidiennement. 

Au Tchad, elle est souvent collectée puis séchée et mangée avec le mil (nom qui désigne plusieurs espèces et variétés de céréales). 

Très populaire depuis les années 1970 dans les pays industrialisés, elle a été décrite en 1974 comme « meilleur aliment pour l’humanité au XXIème siècle » par l’Organisation Mondiale de la Santé, et comme « l’aliment idéal et le plus complet » par l’UNESCO, en raison de sa richesse nutritionnelle exceptionnelle.

Sources  

https://www.passeportsante.net/fr/Solutions/PlantesSupplements/Fiche.aspx?doc=spiruline_ps
https://www.naturaforce.com/bienfaits-complements/spiruline-naturelle/?cn-reloaded=1
https://www.consoglobe.com/spiruline-algue-100-bienfaits-3079-cg
https://sante.lefigaro.fr/article/spiruline-attention-aux-effets-indesirables/
https://www.lefigaro.fr/gastronomie/2017/09/16/30005-20170916ARTFIG00017-la-spiruline-une-algue-aux-mille-vertus.php
https://sante.journaldesfemmes.fr/fiches-sante-du-quotidien/2541346-spiruline-super-aliment-bienfait-danger/
https://www.spirulinefrance.fr/
https://naturalathleteclub.com/blog/spiruline-danger-effets-secondaires/

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Pourquoi bien entendre est important pour votre bien être

By dans le corps, Relaxation

Pourquoi bien entendre est important pour votre bien être

bien entendre

En France, environ 6 millions de personnes vivent avec des troubles de l’audition, c’est-à-dire des difficultés plus ou moins importantes à percevoir certains sons. Heureusement, il existe de nombreuses solutions pour remédier à ces soucis. Le problème est qu’en conséquence, bien trop d’individus encore ne prennent pas la santé de leurs oreilles assez au sérieux, et laissent leur ouïe se dégrader plus que de raison, au détriment de leur bien-être. Voici donc quelques explications sur l’importance de l’ouïe dans notre quotidien.




L’un de nos sens les plus fondamentaux

L’ouïe est l’un des tout premiers sens que nous mettons à contribution au début de notre vie. Effectivement, plusieurs études ont démontré qu’elle est davantage utilisée que la vue par les bébés lors des premiers mois de vie. Par exemple, si l’on utilise un stimulus visuel puis un stimulus auditif pour faire réagir un bébé, on pourra observer que le bébé sera plus réceptif au deuxième qu’au premier. Ce n’est qu’après 9 mois environ que cette tendance tend à s’inverser et que la vue prend l’avantage sur l’ouïe.

Par ailleurs, nos oreilles nous servent aussi à communiquer, puisque c’est en entendant des sons que l’enfant va finir par les reproduire par mimétisme, jusqu’à apprendre à bien parler. Mais pour pouvoir reproduire ces sons correctement, il faut également s’entendre soi-même. En effet, la capacité d’écoute d’un enfant influence directement sa faculté d’apprentissage, qu’il s’agisse de la lecture, de l’écriture, ou de la communication en général. 

Par conséquent, l’audition participe à la construction de chaque individu au sein de la société. C’est pourquoi il est fondamental de repérer les troubles de l’audition le plus tôt possible : pour prendre en charge les difficultés et aider à interagir avec les autres, afin de s’épanouir socialement. On remarque d’ailleurs que les personnes malentendantes sont souvent isolées socialement, ce qui peut mener à des dépressions.

Et saviez-vous qu’en plus, nos oreilles nous permettent aussi de nous déplacer spatialement ? Par exemple, si vous entendez un objet faire du bruit dans une pièce sans le voir, vous allez  le chercher avec vos oreilles, et non pas avec vos yeux. Vous allez écouter, et ainsi vous pourrez vous déplacer correctement en fonction de ce que vous entendrez, jusqu’à trouver la source du bruit.

Prendre soin de vos oreilles, c’est prendre soin de votre cerveau

Pour résumer le processus auditif, chaque bruit, chaque son est en fait une vibration de l’air que votre oreille perçoit puis qu’elle transforme en courant électrique jusqu’au cerveau, qui va ensuite les transcrire en sons compréhensibles. 

Comme nous sommes confrontés à des sons constamment, notre cerveau est sans arrêt stimulé. Or, lorsque l’on perd l’ouïe, cette stimulation prend fin ; le cerveau devient donc moins réactif, moins performant. Cependant, cet organe est tout de même bien fait : lorsqu’il sent qu’un sens ne fonctionne plus assez bien, il tente de compenser ce dysfonctionnement autrement. Seulement, cette réorganisation peut le fatiguer, voire le faire vieillir prématurément. 

Les signaux seront moins bien perçus et traités, et le cerveau s’habitue à cette activité moindre donc travaille moins, la réorganisation des connexions perturbe notre capacité à identifier les sons, et nous perdons même l’habitude de les reconnaître.

Certaines études montrent même que la perte de l’audition entraîne une perte de mémoire et des difficultés à raisonner. Il est donc essentiel de surveiller le bon fonctionnement de votre ouïe.

Comment déceler une perte auditive ?

dur d oreille

L’étape la plus difficile pour déceler une perte d’audition est tout simplement la prise de conscience de cette perte. En effet, certains changements liés à une perte d’audition, comme augmenter le son de la télévision ou bien de la radio par exemple, peuvent souvent passer inaperçus. Voici quelques signes qui devraient vous mettre la puce à l’oreille :

  • Vous augmentez souvent le son de la télévision ou bien celui de la radio
  • Vous avez du mal à comprendre vos interlocuteurs au téléphone
  • Vous faites répéter les personnes qui vous parlent, et/ou on vous l’a reproché
  • Vous avez du mal à suivre une conversation dans un environnement bruyant
  • Dans une voiture par exemple, vous ne percevez pas tous les bruits extérieurs ou intérieurs
  • Vous avez l’impression que les personnes qui vous parlent n’articulent pas assez, voire pas du tout
  • Il vous arrive de ne pas réussir à bien suivre une conversation de bout en bout
  • Vous craignez parfois de ne plus pouvoir parvenir à suivre une réunion

Même si les signes sont assez nombreux, il peut être parfois difficile de les déceler, et encore plus difficile de les remarquer à temps. Il faut donc vous fier à vos proches et/ou vos interlocuteurs : vous ont-ils fait des remarques sur votre audition, même pour plaisanter ? Si c’est le cas, prêtez-y attention et allez consulter un professionnel si nécessaire : plus le problème est pris tôt, plus il sera facile de l’endiguer, d’y remédier ou de le soulager. 

D’ailleurs, on estime qu’à partir de 50 ans environ, il faut aller se faire contrôler l’ouïe régulièrement, comme pour les yeux. Bien évidemment, chaque cas est différent : par exemple, les personnes dont certains membres de la famille souffrent de troubles auditifs peuvent aller se faire dépister plus tôt en cas de doute. 




S’accepter pour être heureux(se)

Quelles que soient nos activités, nous sommes tous constamment confronté(e)s à une multitude de sons et de bruits, qui engendrent forcément une fatigue mentale. C’est pourquoi il est important, pour le bien-être de vos oreilles et de votre moral, de vous accorder une pause silencieuse chaque jour. Ne cherchez pas à entendre chaque détail de chaque instant de votre journée. Au contraire, il est parfois bon de lâcher prise et de s’autoriser un moment de repos.

En outre, il faut bien garder en tête que la perte de l’audition, même si elle peut et doit être enrayée le plus tôt possible afin d’éviter de trop gros dommages, est une évolution normale de notre vie. Pour vivre paisiblement, il faut accepter de voir notre corps changer et ne pas hésiter à demander de l’aide le cas échéant.

Sources

https://www.lamutuellegenerale.fr/le-mag-sante/senior/mal-entendre-fait-vieillir-le-cerveau.html
https://www.interiale.fr/prevention/bien-entendre/

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Comment créer son propre spa à la maison ?

By chez soi, dans le corps, Relaxation

Comment créer son propre spa à la maison ?

Après une mauvaise journée, nous ne rêvons tou(te)s que d’une seule chose : prendre un moment rien que pour nous, afin de lâcher prise et de nous détendre. Et pour cela, rien de tel qu’une petite séance de spa. Problème : vous n’avez ni le temps, ni la possibilité de vous rendre dans un tel établissement ? Pas de panique : si vous ne pouvez pas aller au spa, faites venir le spa à vous ! 

Voici donc quelques astuces pour faire de votre salle de bains un véritable temple de la relaxation, sans pour autant transformer votre maison en chantier.




Astuce n°1 : l’ambiance 

Le bruit

Qui dit détente dit bien évidemment calme. Pour bien profiter de ce moment privilégié, veillez à oublier vos soucis, au moins pour quelques instants. Recentrez-vous sur vous-même, essayez d’isoler votre salle de bains au maximum, fermez la porte. 

Si malgré tout vous continuez à être dérangé(e) par le bruit, vous pouvez choisir de mettre une petite musique d’ambiance qui vous aide à lâcher prise.

L’éclairage

La lumière est l’un des composants les plus essentiels pour recréer une ambiance. Pour donner un effet spa et détente à votre salle de bains, jouez sur l’effet clair-obscur. Pour cela, évitez d’allumer vos plafonniers, car leur lumière est directe et bien trop agressive. Au contraire, privilégiez un éclairage doux, en utilisant par exemple des ampoules à leds, des lampes à intensité variable, des lampes de sel, des décorations lumineuses temporaires, des ampoules connectées…

Elément incontournable de détente, les bougies permettent aussi de recréer une ambiance chaleureuse. Vous pouvez en plus allumer des bougies parfumées pour profiter d’une odeur agréable et prendre soin de tous vos sens.

L’odeur

spa bougies

Pour votre séance bien-être, tous vos sens doivent être mis à contribution, y compris votre odorat. Ainsi, en plus des bougies parfumées, il est possible d’utiliser des diffuseurs d’huile essentielle, des sprays, de l’encens…

Les agrumes (orange, mandarine), la lavande, le patchouli et l’ylang-ylang sont particulièrement propices à la détente.

Pensez également à accrocher un bouquet d’eucalyptus à votre pommeau de douche. Grâce à la chaleur et l’humidité, le bouquet va libérer pleinement ses huiles essentielles. Connue pour ses vertus anti-stress, l’eucalyptus vous aidera à vous évader le temps d’une douche en pleine forêt exotique. En hiver, cette plante vous aidera également à décongestionner votre nez en cas de petit rhume ou au printemps, à vaincre les effets des allergies. Vous transformerez votre salle de bain en vrai spa aromathérapique à domicile.

Les matériaux

S’il est une chose à retenir, c’est que pour décompresser, vous devez miser sur des éléments naturels avant tout. Essayez donc d’utiliser du bois pour vos meubles ou vos accessoires (panières tressées, boîtes laquées, stores en bambou, etc.), de la céramique, du marbre, des tapis de bain en laine…

Les couleurs

Peut-être l’avez-vous déjà remarqué, mais dans les établissements de spa, toutes les couleurs sont choisies avec soin pour faciliter la relaxation.

Abandonnez donc le blanc, qui donne une ambiance bien trop glaciale, pour privilégier les couleurs pastel, douces. Le beige, le taupe, le gris, les couleurs crèmes par exemple sont propices à la détente. Le vert et le bleu quant à eux apportent une agréable ambiance marine ou végétale.

Le linge de toilette

Il faut y accorder une importance toute particulière, car c’est un élément indispensable d’un bon spa. Investissez dans des lots de serviettes, de tapis et de peignoirs unis et assortis, épais, doux et moelleux, si possible en coton de bonne qualité. 

Pour coller parfaitement à l’ambiance d’un spa, optez pour du linge blanc, ou bien choisissez une autre couleur pour créer votre propre ambiance. L’important est de donner un aspect uniforme au linge, pour contribuer à l’ambiance harmonieuse de la pièce.

Pour les conserver, ne les pliez pas, mais roulez-les. Vous pouvez aussi les parfumer avec quelques gouttes d’huiles essentielles, d’eau florale ou de brume d’oreiller.

Concernant les rangements, essayez de les stocker dans des étagères ouvertes, qui laissent voir leur harmonisation.

Les plantes

Tous les spa n’en possèdent pas, mais elles peuvent vous aider à insuffler une ambiance naturelle, voire tropicale, pour vous dépayser et vous faire voyager. Bien sûr, pour qu’elles puissent survivre, mettez-les dans un endroit lumineux et relativement humide.

Parmi les plantes les plus adaptées à la salle de bains, on retrouve : les orchidées, les fougères, les crotons, le ficus, le philodendron…




Astuce n°2 : le bain 

bain relaxant

L’idéal serait bien sûr d’avoir un jacuzzi ou une baignoire balnéo chez vous, mais vous pouvez tout aussi bien vous détendre parfaitement dans une baignoire normale. 

Pour un effet zen optimal, remplissez-la d’eau chaude et laissez la vapeur envahir la pièce. Vous pouvez aussi rajouter dans l’eau des sels parfumés, du savon moussant, des huiles essentielles, des granulés exfoliants… En bref, profitez-en pour vous chouchouter !

Certain(e)s aiment aussi rajouter des tranches d’agrume ou de petites fleurs à la surface de l’eau, pour en parfaire l’aspect esthétique. Pour votre confort, vous pouvez également investir dans un oreiller à ventouses, à placer sur le haut de votre baignoire pour y laisser votre tête se reposer.

Et si vraiment vous désirez des bulles dans votre bain, vous pouvez installer des hydromasseurs, sortes de matelas à bulles qui s’installent très facilement et s’adaptent à tout type de baignoire. Il en existe de nombreuses sortes, avec des intensités de massage différentes.

Astuce n°3 : les routines bien-être

Une fois que vous serez bien détendu(e) dans l’eau, vous pourrez commencer à prendre soin plus spécifiquement de vos muscles et de votre peau. Et pour cela, rien de tel que les produits naturels. 

Ainsi, privilégiez les éponges naturelles ainsi que les savons solides pour vous laver. Versés dans l’eau du bain, d’autres produits naturels insoupçonnés comme la farine d’avoine, le bicarbonate de soude ou encore le lait sont aussi un excellent moyen de vous faire du bien.

Pour dénouer vos muscles, utilisez une huile de massage bien relaxante à base d’huile essentielle (aneth, bois de rose, clémentine, lavande, romarin camphré, etc.). Enfin, si vous souhaitez aussi vous appliquer un masque sur le visage, privilégiez de petits mouvements circulaires, allant toujours du bas vers le haut.

Sources

https://www.marieclaire.fr/maison/8-astuces-simples-pour-transformer-votre-salle-de-bain-en-spa,200217,1163327.asp
https://www.guide-piscine.fr/spa-interieur/8-astuces-pour-transformer-salle-de-bain-en-salle-de-spa-1927_A
https://www.jacobdelafon.fr/carnet-elegance/comment-creer-une-ambiance-spa-dans-la-salle-de-bains/
https://www.santemagazine.fr/medecines-alternatives/approches-naturelles/huiles-essentielles/quelles-huiles-essentielles-appliquer-sur-la-peau-et-comment-174682

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Comment organiser son espace de travail à la maison ?

By chez soi, travail

Comment organiser son espace de travail à la maison ?

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Travailler en indépendant depuis chez soi offre de nombreux avantages : autonomie, flexibilité, choix des horaires, pas de collègues bruyants par exemple. Mais l’un des avantages les plus importants du Home Office est la possibilité de personnaliser entièrement votre espace de travail.

Le travail à la maison permet de créer un espace de travail qui maximise le confort, la santé et l’inspiration. Vous pouvez imaginer votre petit cocon pour travailler en toute tranquillité et en préservant au mieux votre santé. Pour cela, nous vous proposons aujourd’hui quelques astuces simples pour optimiser votre espace de travail à domicile.




Concevez un espace dédié uniquement au travail

Il est essentiel de choisir le “bon” bureau de travail. Ne vous contentez pas de vous poser sur votre table de cuisine par facilité. Pour mieux séparer la vie de tous les jours et votre activité professionnelle à domicile, il est fortement conseillé de vous réserver un espace uniquement dédié au travail.

Une fois que vous avez trouvé le bon endroit dans votre maison ou votre appartement, adaptez l’espace pour qu’il soit le plus confortable et le plus optimisé possible. Vous pouvez acheter un bureau tout fait ou le faire sur mesure en fonction de l’espace dont vous disposez. Le plus important, c’est qu’il vous plaise et qu’il vous donne envie de travailler.

Configurez bien votre espace

La hauteur du bureau est extrêmement importante, car un bureau trop court vous obligera à vous pencher de façon malsaine, tandis qu’un bureau trop haut vous causera des problèmes de poignet et d’épaule. La hauteur standard suggérée pour un bureau est d’environ 80 centimètres, mais vous pouvez la modifier légèrement en fonction de vos besoins spécifiques.

Ensuite, choisissez un bon fauteuil pour votre bureau. La fauteuil est un élément trop souvent négligé alors qu’il est essentiel ! N’oubliez pas que vous allez passer plusieurs heures par jour assis sur votre fauteuil. Son design est important mais il vous faut surtout un fauteuil de bureau confortable. Votre fauteuil doit vous offrir une position la plus adaptée possible pour travailler. Travailler à la maison, c’est bon pour la santé si on adopte des bonnes postures et des bons réflexes !




Faites-vous plaisir avec la décoration

decoration home office

Le décor de notre bureau agit à la fois sur notre santé mais aussi sur notre productivité. Un mauvais éclairage, une mauvaise ventilation et un intérieur globalement déprimant peuvent certainement drainer nos énergies et freiner notre productivité. Il est important de veiller à ce que votre espace de travail soit non seulement fonctionnel, mais aussi inspirant. Les experts s’accordent à dire que le fait de regarder continuellement l’écran de l’ordinateur peut fatiguer nos yeux et même provoquer des maladies telles que des maux de tête.

Cassez la monotonie de l’écran en jetant un coup d’œil à l’art esthétique des photos, même personnelles. Certains psychologues recommandent même de regarder quelque chose de vert pour encourager la créativité tout au long de la journée. Donc n’hésitez pas à mettre quelques plantes dans votre espace de travail, cela vous fera du bien.

Enfin, vous avez la chance de pouvoir faire ce que vous voulez dans votre bureau donc profitez-en pour vous faire plaisir et exprimer toutes vos envies. Imaginez un bureau qui vous ressemble et qui vous encourage à aller de l’avant.

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La cuisine italienne ? Mamma mia, quel plaisir !

By Alimentation

La cuisine italienne ? Mamma mia, quel plaisir !

Aujourd’hui, la cuisine italienne est partout. Pizza, risotto, bruschetta, cannelloni, lasagnes… Tous ces noms nous font saliver d’avance, tant la gastronomie de nos voisins transalpins est réputée pour sa générosité et sa gourmandise. Mais saviez-vous qu’en plus d’être un vrai délice pour nos papilles, elle est également très bonne pour la santé ?




Le régime méditerranéen, un allié bien-être insoupçonné

Qui n’a jamais entendu parler de la « diète méditerranéenne » ? Ce régime alimentaire traditionnel est en effet fréquemment plébiscité par les nutritionnistes et autres professionnels de santé, car de nombreuses études prouvent qu’il possède des vertus diététiques multiples et variées.

Ce qui caractérise le régime méditerranéen, c’est son abondance de fruits, de légumes, de légumineuses, d’herbes aromatiques, de noix et de céréales, consommés quotidiennement, associés à une faible consommation de viande rouge et à une consommation modérée de poisson (environ deux fois par semaine). Ainsi, les bienfaits de cette alimentation spécifique seraient :

  • La prolongation de l’espérance de vie de manière qualitative
  • L’amélioration de la forme physique de façon générale
  • La réduction des troubles cardio-vasculaires, en permettant par exemple de mieux contrôler la glycémie
  • La prévention du surpoids
  • La limitation de l’apparition et de l’aggravation de maladies neuro-dégénératives (Parkinson, Alzheimer), en diminuant les risques de petits accidents cérébraux qui fatiguent et abîment le cerveau
  • Une augmentation de la fécondité

Or, la cuisine italienne repose en très grande partie sur le régime méditerranéen : ils ont en effet en commun l’utilisation de produits frais (légumes, poissons, céréales, herbes aromatiques, huile d’olive, œufs…), auxquels les italiens rajoutent d’autres ingrédients, comme la charcuterie et le fromage par exemple.

La structure d’un repas italien

repas italien

Pour comprendre pourquoi la cuisine italienne est bonne pour le moral et la santé, étudions tout d’abord le déroulement d’un repas italien ; puisque contrairement à ce que l’on pense, celui-ci ne se limite pas à notre traditionnel entrée-plat-dessert français.

En tout premier, on déguste les antipasti. Ce sont des hors d’œuvre, qui peuvent être très différents : la plupart du temps, ils sont composés de charcuterie italienne (copa, jambon de parme, mortadelle, salami…). Mais ils peuvent aussi être composés de fromage italien (mozzarella surtout) avec des légumes crus, marinés ou cuits, (tomate, poivrons, aubergines marinés à l’huile d’olive…), ou encore avec des produits de la mer (anchois, poulpes marinés).

Ensuite vient le primo piatto, le premier plat. En général, ce sont des pâtes (spaghetti, lasagnes, ravioli, pennes, tagliatelles, etc.) Mais il peut s’agir aussi de gnocchi (des petites boulettes de pomme de terre ou de semoule de blé), d’un risotto, ou encore d’un potage (on fait cuire des pâtes dans un bouillon) ou d’un minestrone.

Puis c’est au tour du secondo piatto, le second plat, qui constitue le plat de résistance. C’est à ce moment du repas que l’on sert de la viande ou du poisson (fritto misto, ossobucco, escalope saltimbocca, vitello tonnato…), accompagné(e) d’un contorno (une garniture de légumes, qui est servie à part).

Les aliments suivants sont les formaggio, les fromages. Bien sûr, on y retrouve les plus connus des fromages italiens (gorgonzola, parmesan, mozzarella, etc.), mais aussi d’autres fromages moins célèbres, qui gagnent pourtant à être découverts (burrata, pecorino, provolone, etc.).

Enfin arrivent les dolci, les desserts, parmi lesquels on retrouve bien sûr le panettone, le tiramisu ou encore la panna cotta, les plus illustres desserts italiens. Mais la cuisine italienne est infiniment vaste, et chaque région possède ses propres spécialités, comme les sabadas, les gâteaux à la ricotta ou les pandoros par exemple.

Pour parachever ce repas, on peut finir par un caffé expresso ou une liquore (limoncello, grappa, amaro).




Focus sur ces aliments qui nous font du bien

La cuisine italienne a cette capacité intéressante d’allier l’esthétique, à travers les couleurs et formes de ses multiples plats, à l’utilité et à la nécessité, en nous procurant toutes les substances dont nous avons besoin pour notre bien-être.

  • Les légumes et les fruits apportent toutes sortes de vitamines nécessaires à une bonne santé.
  • Les épices : non seulement elles permettent de relever délicatement le goût des aliments qu’elles accompagnent pour les mettre en valeur, mais elles sont aussi un moyen d’utiliser moins de sel, qui, consommé trop souvent et en trop grandes quantités, est très mauvais pour la santé.
  • Les herbes fraîches et aromatiques, dont les propriétés naturelles favorisent le bon fonctionnement du métabolisme (transit, digestion).
  • L’huile d’olive : ingrédient fondamental et essentiel en Italie, elle est faible en acides gras saturés mais riche en acides gras mono-saturés, en polyphénols et en vitamine E, excellents pour la santé.
  • Les condiments (ail, oignons), loués par les nutritionnistes car ils sont particulièrement utiles au système cardio-vasculaire (fluidification du sang, antioxydant, etc.).
  • Les féculents : peu caloriques, ils sont riches en glucides et en fibres, et donnent de l’énergie pour la journée.
  • Les céréales, graines, noix et légumineuses, qui contiennent beaucoup de protéines, minéraux, vitamines, et fibres.

Mais rappelez-vous surtout que ce qui rend les repas italiens aussi exceptionnels, c’est le temps que l’on y accorde.  En effet, il faut prendre le temps : bien mastiquer et déguster ce que l’on porte à sa bouche. Les italiens savourent chaque seconde passée à table, et c’est peut-être là le vrai secret de leur santé…

Il n’y a donc plus qu’une seule chose à dire désormais : a tavola et buon apetito !

Sources

https://guide.michelin.com/fr/fr/article/features/le-repas-italien-traditionnel
https://www.italie-voyage.com/bienfaits-cuisine-italienne.php

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Les désherbants naturels, pour nettoyer son jardin tout en respectant la nature

By Plantes et Jardin

Les désherbants naturels, pour nettoyer son jardin tout en respectant la nature

Vous en avez assez de ces mauvaises herbes qui envahissent vos jardins et étouffent vos plantes ? Vous n’avez plus le temps d’arracher chacun de ces indésirables à la main ? Vous voudriez un produit qui vous aide, mais vous ne voulez plus vous ruiner et avez des scrupules écologiques ? Ne cherchez plus : le désherbant naturel est fait pour vous.




Pourquoi passer au naturel ?

 Les désherbants chimiques incarnent la facilité. Certes, ils sont efficaces, mais voilà justement leur gros inconvénient : ils détruisent tout. Car ces « mauvaises » herbes, comme on les appelle, ou « adventices », sont avant tout des plantes sauvages qui contribuent à la biodiversité de nos jardins. Vous pouvez donc vous débarrasser de certaines herbes indésirables mais pas de toutes, car elles sont nécessaires, notamment pour les insectes qui s’en nourrissent, voire y vivent. 

En outre, ils contaminent les nappes phréatiques, tuent les insectes et micro-organismes, polluent l’environnement et les sols, et sont toxiques pour vous et vos animaux de compagnie. En bref, ils sont affreusement nocifs. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que l’OMS a classé la plupart comme « cancérogènes probables », et que la loi Labbé de 2019 interdit aux établissements publics et à l’Etat de vendre des produits à base de pesticides chimiques de synthèse. 

Si malgré tout vous souhaitez vous débarrasser de ces herbes, il existe des solutions qui coûtent moins cher, à la fois pour votre porte-monnaie et pour l’environnement. 

Le vinaigre blanc comme désherbant naturel

vinaigre blanc

Le vinaigre blanc contient de l’acide acétique, qui agit comme un herbicide, c’est-à-dire qu’il brûle les parties émergées des mauvaises herbes. Une fois quelles auront jauni, vous n’aurez plus qu’à les arracher. Même les plus résistantes ne perdureront pas.

Néanmoins, le vinaigre blanc reste un produit industriel, même s’il est utilisé dans de nombreuses recettes de grand-mère. Autrement dit, il ne faut pas en abuser : une quantité de vinaigre blanc trop importante peut acidifier le sol et la vie microbiologique, et donc modifier la fertilité du milieu. Voilà pourquoi il est absolument essentiel de le diluer et de l’utiliser uniquement avec un pulvérisateur.

De même, évitez de l’utiliser dans vos potagers et vos massifs. En fait, il convient mieux aux terrasses, allées, murs, et d’une manière générale aux sols où vous ne prévoyez pas de faire de culture.

Les recettes de désherbants à base de vinaigre blanc divergent, notamment au niveau de la quantité utilisée. Voici plusieurs propositions : 

  • Mélangez à proportions égales du vinaigre et de l’eau (1 dose de vinaigre = une dose d’eau), et pulvérisez le mélange sur les plantes que vous voulez arracher.
  • Ajoutez à 5 litres d’eau 1 kilo de sel iodé et 200 ml de vinaigre blanc puis pulvérisez. 
  • Incorporez 2 cuillères à café de savon noir à 1 litre de vinaigre, diluez dans un pulvérisateur et utilisez-le.

De préférence, pulvérisez ces mélanges par une matinée ensoleillée ; l’effet du vinaigre sera accentué, et vous éviterez que la pluie ne disperse le vinaigre et le sel, qui peuvent stériliser les sols. En outre, la chaleur du soleil aide le vinaigre à s’évaporer, pour éviter de trop endommager la terre. 

Le bicarbonate de soude comme désherbant naturel

De même, le bicarbonate  de soude est à utiliser plutôt sur des sols sans culture, car il peut facilement tuer vos légumes et/ou vos fleurs. L’avantage est qu’en plus de désherber, il freine également la repousse des adventices.  

Vous pouvez saupoudrer directement le bicarbonate sur l’endroit que vous souhaitez désherber, et laisser ensuite la rosée se charger d’en dissoudre les grains. D’autres préfèrent le mélanger à de l’eau, chaude de préférence, et pulvériser le mélange ensuite.

Une seule limite fondamentale : qu’importe la méthode, vous devez absolument respecter la dose maximale prescrite, soit 20 grammes de bicarbonate pour 1m². Il est dangereux d’en mettre davantage.

Deux à trois fois par an, de préférence en été et en automne, sont largement suffisantes.

Le purin d’ortie

Le purin d’ortie, s’il peut être très efficace, est à utiliser avec beaucoup de précautions, car il peut également s’avérer redoutable, puisqu’il constitue aussi un excellent engrais ; il ne faut donc pas se tromper sur les doses, sous peine de voir se produire l’effet exactement inverse de celui que vous désiriez. De plus, il est extrêmement riche en azote, et peut finir par devenir toxique pour les plantes et par gorger les sols de nitrates, ce qui est très néfaste. Il faut donc en utiliser de petites quantités, surtout lorsqu’il est pur.

Pour fabriquer votre purin, prenez entre 1 et 2 kg de feuilles d’ortie, coupez-les en morceaux et mélangez-les à 10 litres d’eau (de pluie, de préférence) dans un récipient couvert, mais pas totalement fermé. Laissez-le fermenter pendant 15 jours environ. La fermentation se traduira par la formation de petites bulles dans le liquide. Mélangez votre préparation une fois tous les jours. Passées les deux semaines, filtrez le liquide et versez-le sur les herbes que vous voulez détruire. N’en versez pas sur vos légumes.

La préparation de ce mélange dégage de très mauvaises odeurs, d’où son nom de « purin ». Essayez donc au maximum de vous éloigner de votre maison pour le concocter, afin de ne pas être incommodé(e) par l’odeur. 

Petite astuce : après avoir filtré votre préparation, vous pouvez récupérer les feuilles d’orties pour les ajouter à votre compost, pour accélérer la décomposition de la matière organique.




Le purin d’angélique

Voilà un désherbant que vous pouvez enfin utiliser sur vos parterres de fleurs et potagers. Comme le vinaigre blanc, le purin d’angélique va brûler la partie aérienne des mauvaises herbes, que vous n’aurez plus qu’à arracher pour en extraire les racines.

Le processus est le même, avec les quantités suivantes : 1kg d’angélique fraîche (feuilles et fleurs) pour 10 litres d’eau. Laissez ensuite fermenter pendant 2 à 3 semaines.

Une précision supplémentaire : pour plus d’efficacité, et de même que pour les préparations naturelles à base de plantes, le purin d’angélique s’utilise frais. Mais vous pouvez le stocker quelques temps dans un récipient opaque pour une meilleure conservation.

A noter : comme pour le purin d’ortie, il est préférable d’utiliser de l’eau de pluie. Si néanmoins l’eau que vous utilisez vient du robinet, le mieux est de la laisser reposer 48h à l’air libre afin de laisser le chlore s’évaporer, pour qu’il n’empêche pas le processus de fermentation.

L’eau de cuisson des pommes de terre ou des pâtes

eau de cuisson des pates

Cette technique est très utilisée pour se débarrasser des mauvaises herbes entre les dalles des allées, dans les cours, sur une terrasse… Et particulièrement efficace pour se débarrasser des mousses. 

Qu’elle soit salée ou non, l’eau de cuisson en général est très efficace pour désherber.  Mais l’eau de cuisson des pommes de terre et des pâtes est particulièrement puissante, car l’amidon qu’elle contient est néfaste pour les plantes. Le sel, quant à lui, brûle la racine des herbes indésirables.

Prenez garde cependant à ne pas en verser sur les plantes que vous souhaitez conserver. En outre, le sel, désherbant très efficace, est néfaste en trop grande quantité, car il attaque la micro biodiversité.

Son emploi est très facile : dès que vous avez fini de faire cuire vos aliments, précipitez-vous dans votre jardin pour verser l’eau encore bouillante sur les adventices.

Mais faites attention à ne pas vous blesser en vous brûlant la main ou les pieds, par exemple. Manipuler des ustensiles et de l’eau très chauds pouvant en effet s’avérer risqué, cette astuce est à éviter pour les maladroits !

La cendre et la chaux

Cet engrais naturel-ci va faire le bonheur de votre gazon ou de votre pelouse. En effet, s’ils sont infestés de mousse, vous n’avez qu’à saupoudrer de la cendre de bois sur les zones concernées pour désherber. La terre devient plus acide, et la mousse disparaît. Voilà pourquoi il ne faut pas non plus en répandre trop, trop souvent, au risque de déséquilibrer complètement l’équilibre naturel.

Par ailleurs, vous ne pouvez pas utiliser n’importe quelles cendres. En effet, si vous avez fait brûler des cagettes, veillez bien à ôter les agrafes des cendres. Faites attention aussi à enlever les gros morceaux de charbons qui n’ont pas été consumés. De plus, n’utilisez pas les cendres si le bois que vous avez fait brûler était traité, peint, vernis, contreplaqué, ou bien si vous avez utilisé un allume-feu chimique. 

Lorsque vous utilisez cette technique, veillez à bien rester sur la zone concernée. Vous pouvez aussi mélanger de la chaux à la cendre pour plus d’efficacité et pour des zones plus étendues. Petit plus : la chaux peut aussi empêcher la repousse, et peut être utilisée dans les allées et autour des terrasses.

Dans les deux cas, il ne faut pas utiliser cette méthode plus de deux fois par an et par zone. 




L’engrais vert

Certaines plantes sont connues parce qu’elles poussent rapidement et libèrent des substances qui sont nocives pour les plantes indésirables. On les appelle « engrais vert », ou « plantes tapissantes » pour certaines. C’est le cas par exemple des suivantes : 

  • Les œillets d’Inde, les roses d’Inde et les soucis, efficaces contre le chiendent.
  • Le sarrasin, dont les racines dégagent des substances empêchant les graines des mauvaises herbes de pousser. 
  • Le genévrier ou le santolin, qui cachent la lumière et gênent la pousse des herbes indésirables
  • La phacélie, le trèfle, la moutarde, qui produisent un feuillage et des racines si fournis et épais qu’ils contrarient le développement des adventices. 
  • Les cistes, dont les feuilles mortes tapissent le sol et empêchent toute mauvaise pousse. 

Le paillage

Le paillage n’est pas un désherbant à proprement parler, mais il permet d’empêcher la pousse et la croissance des mauvaises herbes. Et vous pouvez lui aussi l’utiliser dans votre potager et autour de vos plantes et de vos fleurs.

Le principe de cette méthode est de recouvrir le sol d’une couche de matière biodégradable. Ainsi, les mauvaises herbes, privées d’eau et de lumière, ne peuvent pas se développer. En outre, le paillis empêche l’évaporation de la rosée.

D’abord, vous devez bien biner la terre que vous prévoyez de recouvrir, et arracher soigneusement les herbes indésirables. Ensuite, déposez-y au moins 5cm (vous pouvez aller jusqu’à 10cm) de paillis.

Le paillis peut être fait en récoltant l’herbe de tonte, des écorces,  du compost, des copeaux de bois, de la paille, du lin, des fibres de chanvre, des ardoises… etc.

Le printemps est la meilleure saison pour l’utiliser, car la terre a bien commencé à se réchauffer. Si vous le faites en plein été, n’oubliez pas d’arroser la terre avant de la recouvrir de paillis.

Les désherbeurs thermiques

Ce sont des appareils qui vont libérer une chaleur très intense, que vous pourrez diriger vers les herbes que vous voulez faire disparaître. Les cellules de la plante, agressées, vont se dessécher et la plante va faner en quelques jours, y compris sa racine. Plus les adventices seront jeunes, plus il sera efficace.

Néanmoins, certaines plantes très résistantes (chiendent, plantes rampantes, plantes à racines pivot comme le pissenlit) nécessiteront un deuxième passage une dizaine de jours après le premier.

Cette technique ne pollue pas les sols, et peut être utilisée par n’importe quel temps. Mais elle est surtout prévue pour les allées, bordures ou terrasses. La zone de diffusion n’étant pas parfaitement précise, il est plutôt risqué de l’utiliser près de vos fleurs ou dans votre potager. Il peut aussi y avoir des restrictions en été dans les zones à fort risque d’incendie, donc renseignez-vous au préalable. 

A noter : les machines qui existent actuellement consomment de l’électricité, ou bien fonctionnent au gaz et rejettent du CO2. Ce n’est donc pas écologique à 100%… 

Les faux semis

Voilà une astuce assez retorse : elle consiste à stimuler la pousse des mauvaises herbes au printemps et à la fin de l’été, pour les arracher une fois qu’elles seront bien visibles. Ainsi, vos plantes pourront pousser en étant moins gênées.

Une quinzaine de jour avant le véritable semis, préparez la terre comme si vous vous apprêtiez à semer vos plantes en décompactant et émiettant. Si besoin, rajoutez du compost un mois avant le faux semis. Avec les premières pluies apparaîtront les premières herbes. Creusez quelques centimètres, et vous verrez les germes déjà bien développés des plantes qui ne sont pas encore visibles en surface. Ratissez en surface pour les enlever en veillant à ne pas faire remonter de nouvelles graines. 

Votre terre peut ensuite accueillir vos vrais semis, sans autre manipulation.

L’huile essentielle de basilic

A la fois désherbant et insecticide, il vous suffit d’en verser quelques gouttes dans votre arrosoir avant d’asperger les indésirables. 

Pour conclure : le sel, un vrai faux-ami

Le sel et le gros sel sont souvent utilisés pour lutter contre les mauvaises herbes, mais ils sont dangereux car ils stérilisent les sols et déstabilisent l’équilibre de la micro biodiversité. En outre, ils ne brûlent parfois pas la racine, donc leur efficacité est limitée.

Cette méthode est par conséquent à privilégier pour les interstices sols/murs ou pour des cours et allées pavées. Evitez au maximum de l’utiliser sur des sols fertiles.

Sources

https://jardinage.lemonde.fr/dossier-636-fabriquer-desherbant-100-naturel-eau-vinaigre-sel.html
https://positivr.fr/desherbant-naturel-recettes/
https://www.je-desherbe.com/desherbant-naturel/
https://monjardinmamaison.maison-travaux.fr/dossiers/conseils-jardinage/best-of-2019-idees-et-conseils-pour-le-jardin/8-idees-de-desherbants-naturels-116523.html#item=7
https://www.consoglobe.com/fabriquer-desherbant-ecolo-3168-cg/2
https://jardinage.lemonde.fr/dossier-842-desherbeur-thermique-desherbage-sans-polluer.html
https://www.gerbeaud.com/jardin/jardinage_naturel/faux-semis.php

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marc de café

Le marc de café, cet ingrédient qui vous veut du bien

By Alimentation, Maison, Soins

Le marc de café, cet ingrédient qui vous veut du bien

marc de café

Connaissez-vous la cafédomancie ? C’est un art très ancien, qui consiste à lire l’avenir dans le marc de café, en fonction des traces qu’il laisse dans le fond d’une tasse ou d’une assiette. Si malheureusement, il n’est pas encore tout à fait question ici de vous donner les clefs pour deviner les prochains numéros gagnants du loto, vous allez néanmoins pouvoir découvrir ses nombreuses vertus pour améliorer votre bien-être tout en restant naturel(le).




Qu’est-ce que c’est ?

En 2018, une étude de l’Ifop a démontré que 83% des français buvaient du café, soit 8 français sur 10. L’une des principales raisons de cet engouement étant qu’il permet de décupler notre énergie le matin. En outre, une fois consommé, le café peut être réutilisable, puisque son marc possède bien d’autres vertus : la caféine est par exemple un ingrédient utilisé dans de nombreux produits esthétiques.

Plus particulièrement, le marc de café est le résidu, sous forme d’une petite poudre, qui subsiste après que vous ayez fait infuser votre café. Bien souvent, on le jette sans même y faire attention une fois le café consommé. Pourtant, il recèle de nombreuses surprises, et on peut l’employer de bien des façons.

Un allié beauté surprenant 

L’une des premières utilisations du marc de café est esthétique. On lui attribue en effet des propriétés vivifiantes, anti-oxydantes et anti-inflammatoires, notamment parce qu’il est extrêmement riche en nutriments (potassium, phosphore). Et comme il a un pH proche de celui de la peau (environ 6), on peut l’appliquer directement dessus pour lui redonner éclat et fermeté. Voici quelques astuces beauté : 

Exfoliation et gommage

Sous la douche, vous pouvez l’appliquer directement sur la peau de votre corps et masser en faisant de petits cercles, à la main ou bien avec un gant. Si le contact un peu rugueux du marc vous déplaît, vous pouvez le mélanger à du savon avant de l’appliquer, ou encore directement créer votre propre composition en ajoutant l’équivalent d’un demi-verre dans votre bouteille de gel douche, ou bien en l’incorporant à de l’huile végétale par exemple. Même si vous sentez moins les grains sur votre peau, le gommage sera tout aussi efficace. Ensuite, vous pourrez rincer à l’eau claire. Pour une efficacité optimale, il est conseillé de s’exfolier une fois par semaine.

Par ailleurs, la peau du visage, elle, est plus fragile. Elle sera donc plus facilement agressée, voire blessée. Vous pouvez par conséquent mélanger le marc avec un peu de miel ou d’amande douce par exemple. Il faut laisser poser le masque environ une à deux minutes, puis le rincer à l’eau claire. Vous pouvez le faire une fois ou deux par semaine pour redonner à votre peau un très bel éclat.

 Les coudes et les pieds

Ces deux parties du corps sont connues pour être particulièrement rugueuses. Ainsi, vous pouvez insister en les massant plus longtemps, puis en appliquant une crème hydratante après vous être séché(e). Libérée de ses peaux mortes et hydratée en profondeur, votre peau retrouvera toute sa douceur.

Anti cellulite

Associé à un massage, le marc de café est redoutablement efficace pour vous débarrasser de votre peau d’orange. Par son action tonifiante, il permet une meilleure circulation du sang sous votre peau et de supprimer ces fameux et indésirables capitons (amas graisseux dans les tissus).

Quotidiennement, vous pouvez mélanger votre marc à de l’huile végétale (olive, argan ou coco par exemple) en insistant sur les zones concernées. Vous pouvez vous masser, toujours en faisant de petits cercles, et en appuyant fermement, mais sans trop exagérer. Il est déconseillé de le faire sur la poitrine cependant, car la peau y est plus fine, et donc beaucoup plus sensible. Ensuite, vous pouvez rincer.

Certain(e)s vont même plus loin, en étalant leur mélange sur une feuille de cellophane avant d’envelopper les parties de leur corps à traiter, ou bien en enveloppant directement la zone concernée. Laissez reposer le mélange quelques minutes, puis rincez.




Anti cerne

En plus de son effet tenseur, le marc de café est un décongestionnant très efficace. Non seulement il peut aider à masquer les cernes, mais aussi les yeux gonflés à cause de la fatigue.

Prenez une cuillère à café de marc, et mélangez-la à une cuillère de fromage blanc ou de yaourt bio et ajoutez quelques gouttes de citron. Pour un maximum d’efficacité, il est conseillé de le placer au réfrigérateur pendant deux heures environ. Puis vous pouvez l’appliquer autour de vos yeux (attention à ne pas vous en mettre dans les yeux !), le laisser poser quelques instants (entre 5 et 15 minutes), puis le rincer délicatement avec un coton imbibé d’eau tiède. Prenez garde à ne pas irriter votre peau, qui est très fragile sur cette partie du visage.

Une autre alternative peut être de mélanger une cuillère de marc à café avec un blanc d’œuf et du miel, pour la même utilisation.

Eclat des cheveux 

Attention, pour cette propriété-ci, le marc à café n’est à utiliser QUE sur des cheveux foncés. Il peut en effet assombrir vos cheveux dans le cas contraire. 

Il existe plusieurs techniques : certain(e)s utilisent le marc pur, éventuellement en le mouillant un peu, pour se masser le cuir chevelu en insistant bien sur les racines, après s’être lavé les cheveux. D’autres l’utilisent comme après-shampoing : dans ce cas, vous pouvez mélanger le marc à du miel ou bien à de l’huile adaptée à vos cheveux. D’autres encore le mélangent directement à leur shampoing pour à la fois se laver les cheveux et se masser le cuir chevelu.

Vous pouvez aussi, après le massage simple, choisir d’utiliser une crème de soin spéciale pour les cheveux. En tous les cas, n’oubliez pas de réaliser un deuxième après-shampoing ou lavage, afin de vous débarrasser de toute mauvaise odeur éventuelle et d’évacuer tous les résidus de café. 

Votre chevelure sera ainsi débarrassée de ses dépôts, votre cuir chevelu sera purifié et tonifié, et vos cheveux seront plus éclatants et doux que jamais. En outre, leur couleur foncée sera ravivée, pour révéler de magnifiques reflets.

Il est recommandé d’utiliser le marc au moins une fois par semaine sur vos cheveux.

Bonus

Le marc de café a également des effets anti âge, puisqu’il raffermit la peau et ravive son éclat. En outre, il peut vous aider à obtenir un teint légèrement hâlé pendant l’hiver. 

Enfin, si vous ne parvenez pas à ôter une odeur persistante ou une substance graisseuse désagréable, vous pouvez vous laver les mains avec du marc de café : utilisez-le comme un savon normal, et vous aurez des mains douces et propres à nouveau.

Un compagnon qui prend soin de votre santé 

Le marc de café est un diurétique, ce qui aide à éliminer les excédents d’eau dans votre corps. En outre, il peut vous aider à soulager des foulures bénignes. Pour cela, appliquez-en encore tiède en cataplasme sur la zone douloureuse, laissez reposer 30 minutes, puis rincez à l’eau tiède.

Dans votre jardin

 Voilà bien longtemps qu’il est utilisé dans les jardins, notamment comme compost, car ses bienfaits sont innombrables. Quelques exemples d’utilisation :

Engrais et terreau

Excellent engrais naturel, le marc de café libère de l’azote, du phosphore et du potassium, et est particulièrement efficace pour nourrir la terre et faire pousser de jeunes plants ou stimuler la croissance lors des rempotages. Vous pouvez donc facilement l’utiliser pour remplacer les engrais chimiques.

Pour cela, répandez-en une petite quantité au pied des plantes, ou bien mélangez-le à la terre en binant légèrement. Pour les semis, disposez une couche fine pour aider à la pousse. 

Attention à ne pas en mettre trop pour ne pas tuer les plantes. Et prenez garde à ce que le marc soit bien sec lorsque vous l’utilisez. Petite astuce : vous pouvez le garder dans une boîte ouverte pour le faire sécher sans qu’il ne moisisse.

Pour le compost

Véritable activateur, son apport en minéraux augmente l’efficacité du compost. De plus, les vers de terre et les lombrics sont de grands amateurs de marc de café, car la caféine les stimule et les aide à digérer la matière organique, ce qui les rend plus actifs dans leur processus de transformation des végétaux en compost.

Attention là encore à ne pas en abuser, pour ne pas voir l’effet contraire se produire : à trop forte dose, le marc devient un inhibiteur de croissance.




Anti nuisible

Même s’il ne contient plus assez de caféine pour être toxique pour les limaces et les escargots, le marc de café les éloigne de vos plantes si vous en répandez tout autour. Mélangé à de l’eau, vous pouvez le pulvériser sur les végétaux infestés de pucerons, il sera tout aussi efficace. Pour les fourmis, vous pouvez y mélanger quelques gouttes de citron et former une barrière devant l’endroit que vous voulez protéger. C’est une solution radicale : elles ne s’en approcheront plus ! 

En cas de forte pluie, n’oubliez pas de renouveler le marc de café, sans en abuser, si vous voulez qu’il reste efficace.

Une des vertus moins connues du marc est son effet repoussoir pour les chats. Pour vous en débarrasser, mélangez le marc à des épluchures ou du jus d’agrumes, et délimitez votre jardin avec cette mixture. Dégoutés par l’odeur, ils ne s’en approcheront plus ! A noter : si vous avez un chien et qu’il mange le marc de café, il risque d’être malade.

Enfin, vous pouvez utiliser le marc pour frotter le pelage de votre chien/chat, ou bien le mélanger à son shampoing pour le débarrasser de ses puces.

Dans la maison 

En désodorisant

Dans votre frigo, votre buanderie, vos placards, ou même une pièce fraîchement repeinte, placez une coupelle ou un bol rempli de marc de café légèrement mouillé. Les mauvaises odeurs seront absorbées rapidement. Lorsque le marc sera trop sec, il faudra le changer.

Pour aller plus loin : certain.e.s aiment mélanger un peu de marc avec de la cire d’abeille fondue pour créer une bougie au parfum léger de café.

En produit nettoyant

Avec ses vertus désodorisantes, nettoyantes et dégraissantes, le marc de café peut remplacer certains produits nettoyants chimiques. Pour cela, mélangez le marc de café avec un peu d’eau tiède, puis utilisez une brosse à poils doux ou une éponge pour nettoyer vos ustensiles sales avant de les rincer à l‘eau tiède. Cette technique est particulièrement efficace pour récurer les fonds de casseroles brûlés.

Vous pouvez aussi nettoyer ainsi votre cuisinière, et même carrément faire votre vaisselle. Dans ce cas, comptez environ deux poignées pour une vaisselle de quatre personnes.

Enfin, si vous avez prévu de laver votre cheminée, vous pouvez mouiller un peu de marc avant d’en saupoudre l’intérieur ; il va ainsi empêcher les cendres de s’éparpiller partout pour que vous les récupériez aisément.

cafe

Pour vos canalisations

 Nombre des préconisations précédentes recommandaient d’utiliser le marc sous la douche. N’ayez pas peur pour vos canalisations : le marc de café prévient leur obstruction. Il suffit de le mélanger à de l’eau tiède et d’en vider l’équivalent de quelques cuillères environ dans vos tuyaux (évier, lavabo, baignoire…), puis de verser de l’eau bien chaude. Cela évitera la formation de bouchon, anéantira les graisses et effacera les mauvaises odeurs.

A noter : le marc sert uniquement à prévenir des bouchons. Inutile d’en rajouter si vous en avez déjà un, cela ne ferait qu’empirer la situation.

Pour vos meubles

Pour teindre un meuble en bois ou raviver la couleur d’un meuble foncé, vous pouvez mélanger, dans les mêmes proportions, du marc de café, de l’eau et du vinaigre blanc. Laissez le mélange reposer durant une heure, puis enduisez-en votre meuble à l’aide d’un tissu doux. En fonction de la couleur que vous souhaitez obtenir, laissez le bois s’en imprégner plus ou moins longtemps, puis rincez avec un chiffon imbibé d’eau claire. 

Cette technique marche aussi pour faire s’estomper les rayures voire les faire disparaître. Seule différence : le vinaigre n’est pas nécessaire. N’appliquez la mixture que sur les zones concernées et passez le tissu dessus délicatement. 

Attention à bien respecter les proportions, le marc étant un ingrédient abrasif. Faites également des tests sur une partie non visible avant de vous lancer sur le meuble entier.

Pour la viande

Vous pouvez attendrir votre viande avec le marc de café. Pour cela, laissez-la tremper quelques heures dans le marc puis retirez le café avec un tissu doux et cuisinez ensuite normalement.

Vous pouvez aussi ajouter du l’huile d’olive au marc pour faire tremper la viande dans une marinade.

Risques et conservation 

Bien sûr, pour que le marc de café continue à vous apporter ses bienfaits sans devenir un ennemi, veillez à ne pas en abuser, que ce soit pour votre jardin, votre santé ou votre maison. Cas d’abus à part, il s’agit d’un produit naturel, sans aucun risque.

Pour le conserver sans le faire tourner, faites-le simplement sécher à l’air libre.




Sources

https://www.bioalaune.com/fr/actualite-bio/30374/10-facons-insolites-de-reutiliser-marc-de-cafe
https://www.psychologies.com/Beaute/Beaute-naturelle/Ingredients-naturels/Articles-et-Dossiers/Mes-petits-secrets-beaute-le-marc-de-cafe
https://www.doctissimo.fr/beaute/beaute-naturelle/autres-ingredients-naturels/marc-de-cafe#risques-precautions-et-contre-indications-du-marc-de-cafe
https://www.observatoire-sante.fr/marc-de-cafe-5-astuces-beaute/
https://www.atlantico.fr/decryptage/2755926/bien-etre-au-naturel-julien-kaibeck-editions-solar
https://www.cac-france.fr/bienfaits-du-marc-de-cafe/
https://www.consoglobe.com/21-astuces-marc-de-cafe-fiches-pratique-cg
https://www.rustica.fr/articles-jardin/usages-marc-cafe,9126.html
https://www.bioalaune.com/fr/actualite-bio/30374/10-facons-insolites-de-reutiliser-marc-de-cafe

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Le Furoshiki, l’art de plier les tissus à la japonaise

By Activités

Le Furoshiki, l’art de plier les tissus à la japonaise

furoshiki

Ca y est, vous avez enfin trouvé tous vos cadeaux, et il ne vous manque plus maintenant qu’à les emballer ? Problème : impossible de mettre la main sur du papier cadeau, ou bien vous avez des scrupules écologiques ? Dans ce cas, le Furoshiki est fait pour vous.

Qu’est ce que le Furoshiki précisément ?

Le Furoshiki est un art traditionnel japonais. Plus exactement, c’est une technique qui permet de plier et nouer du tissu (« Furoshiki » est aussi le nom du tissu). Ainsi, les japonais l’utilisent pour emballer des cadeaux, mais aussi pour transporter des objets, comme par exemple des vêtements ou bien leur bentō (le bentō est un petit repas rapide pris en-dehors de chez soi. C’est l’équivalent de notre casse-croûte ou de notre gamelle en France). 

Toutefois, comme le Furoshiki est devenu très populaire ces dernières années, il est maintenant utilisé pour transporter toutes sortes d’objets, allant de la bouteille d’eau à l’ordinateur portable, en passant par un bouquet de fleurs, une plante en pot, un livre ou encore un instrument de musique. Certain.e.s s’en servent également de sac à dos ou de sac à main.

Si on qualifie cette activité d’ «art», c’est bien parce qu’elle est extrêmement subtile, et qu’elle requiert patience, précision et minutie. En effet, chaque couleur, chaque motif, chaque nœud, chaque pli du tissu a une signification, et peut potentiellement véhiculer un message. 

En outre, le Furoshiki, lorsqu’il est utilisé comme emballage de cadeau, fait partie intégrante du présent que l’on offre. Pour cette raison, on ne peut pas le plier n’importe comment, ni choisir le premier bout de textile qui nous tombe sous la main. 

Quelles sont les caractéristiques essentielles à connaître ?

Si traditionnellement le Furoshiki doit suivre des critères bien précis et stricts, sa récente démocratisation a fait que désormais, une plus grande diversité peut être acceptée. Cette moins grande sévérité s’applique notamment aux types de tissu, aux motifs et aux couleurs utilisés, par exemple. 




Forme et taille

La tradition veut que le tissu soit de forme rectangulaire. Néanmoins, aujourd’hui, comme la forme carrée est plus pratique pour les industries afin d’en produire davantage, c’est essentiellement dans cette forme-là que vous pourrez en trouver. 

La taille du Furoshiki, elle, diffère selon l’utilisation que l’on veut en faire. Voici quelques indications, en fonction de l’objet que vous voulez emballer : 

  • 36 cm de côté : cette taille est privilégiée pour emballer de toutes petites boîtes.
  • 45 cm de côté : c’est une des tailles les plus utilisées. Vous pouvez y envelopper de l’argent. Au Japon, on en offre notamment lors des cérémonies (au cours de fêtes, de mariages ou de funérailles). 
  • 50 ou 52 cm de côté : la taille idéale pour emballer les fameux bentō ou bien de petits présents.
  • 68, 70 ou 75 cm : il s’agit ici des Furoshiki que l’on trouve le plus fréquemment, car ils offrent un large éventail de possibilités pour empaqueter des cadeaux de toute sorte.
  • 90 cm : pratique pour transporter une bouteille d’eau, quelques courses, des livres, ou encore pour en faire un sac à main.
  • 105, 110 ou 118 cm : ce sont les Furoshiki avec ces dimensions-là qui sont le plus utilisés pour confectionner des sacs.
  • 128, 130 ou 140 cm : les japonais utilisent des pièces de cette taille afin de fabriquer de grands paniers à pique-nique, ou pour envelopper des vêtements ou bien des coussins.
  • 150 cm : certains grands objets assez encombrants pourront être transportés ainsi.
  • De 175 à 230 cm : ce sont de très grands Furoshiki, souvent utilisés lors de déménagements par exemple, afin de transporter des couettes ou des futons.

Mais il n’y a pas que la taille qui doit être adaptée aux objets que l’on veut transporter et/ou emballer. En effet, la résistance du tissu est aussi très importante, et donc le matériau dans lequel le Furoshiki est confectionné.

Composants du tissu

Traditionnellement, les japonais utilisaient de la soie ou du crêpe pour offrir des cadeaux ou emballer des objets précieux. Désormais, les Furoshiki sont aussi faits de coton, de laine ou bien de matières synthétiques (polyester, viscose et nylon notamment).

Ensuite, il faut bien évidemment adapter le tissu utilisé aux objets que vous désirez transporter. Par exemple, si la soie est utilisée pour protéger les choses de valeurs, elle devrait être réservée aux objets assez légers. Pour les poids plus importants et les tailles plus imposantes, préférez du coton ou du synthétique bien solides.




Couleurs et motifs

De nombreux symboles résident dans les couleurs et dessins utilisés. Vous pouvez ainsi faire passer énormément de messages sans avoir recours au moindre mot. Comme pour le kimono et la ceinture obi, le choix des couleurs et des motifs est influencé par les saisons, la période, les circonstances…  Mais aussi par la personne à laquelle on va offrir un présent.

Quelques significations de couleurs : 

  • Tous les rouges : ce sont des couleurs qui transmettent des félicitations, et qui assurent la personne à laquelle vous l’offrez de votre soutien et de votre protection.
  • Les vert clair, bleu clair et doré : d’une manière générale, les couleurs claires sont utilisées pour célébrer des circonstances heureuses.
  • Le matcha clair : plus particulièrement, cette couleur douce, la même que celle du thé vert japonais, symbolise la beauté et la permanence des choses.
  • Le rose pastel : surtout utilisée lors des fêtes et des mariages, elle est particulièrement appréciée au printemps.
  • Indigo foncé : au Japon, il n’est pas bien vu de porter des couleurs vives lors d’événements tristes. Ainsi, cette couleur, très populaire, est souvent utilisée lors de funérailles. Mais on y a également recours en été.
  • Le violet : symbole de longévité et perçue comme la plus noble des couleurs, le violet peut être employé à n’importe quelle occasion. Il est surtout adopté lors des fêtes.

Quant aux motifs :

  • Les symboles des quatre saisons : en fonction de la saison, on représentera le type de fleur, oiseau, lune ou vent adéquat. Par exemple, la fleur de cerisier représente le printemps, les fleurs de prunier et la neige évoquent le mois de février, la feuille d’érable rappelle l’automne…
  • Pour féliciter quelqu’un : choisissez des dessins de pins, de prunes, de bambous, de vagues…
  • Pour un événement triste : les fleurs de lotus sont souvent utilisées.
  • Concernant les motifs répétés : l’arabesque est un symbole de prospérité et de longévité, la chrysanthème de prospérité et de vertu, la feuille de lin et le lapin sont des porte-bonheur, la grue représente la victoire et les bons présages, le coquillage la fidélité amoureuse…

Origine

Les japonais ont toujours utilisé des emballages, faits de diverses matières, pour transporter leurs objets. Si au départ ils avaient recours à des végétaux (feuilles d’arbres, paille), ils ont commencé à employer des pièces de tissu lors de l’ère Nara (710-794) pour emballer des objets précieux, puis pour emballer des vêtements, en particulier les costumes de danse.

Le terme furoshiki est apparu comme tel lors de l’ère Edo, et à cette époque on s’en servait surtout pour empaqueter ses vêtements et ses affaires avant d’aller aux bains publics. Plus tard, ils étaient même étendus par terre pour se sécher les pieds au sortir des bains. D’où sa traduction littérale : furo, « le bain », et shiki, « étalé ».

Son utilisation a été peu à peu oubliée après la Seconde guerre mondiale, notamment avec l’installation de salles de bains individuelles dans les maisons et le recours à des emballages plastiques. 

Toutefois, son utilisation est actuellement de plus en plus promue depuis quelques années par le ministère de l’Environnement et les associations écologiques du Japon, pour trouver une alternatives aux emballages polluants. 

3 bonnes raisons de s’y mettre :

Parce que c’est pratique et tendance

Les techniques de confection sont plus ou moins rapides à réaliser, et une fois plié ce bout de tissu léger ne prend pas de place. 

Si l’on veut respecter la tradition japonaise, on utilisera de véritables Furoshiki, fabriqués spécialement pour cet emploi. Néanmoins, aujourd’hui de plus en plus de personnes reprennent ce concept en utilisant n’importe quel bout de tissu récupérable : une taie d’oreiller, un vêtement qui n’est plus porté, une chute de tissu, un drap, un foulard…

On peut également en trouver de toutes les tailles et user de son imagination pour inventer sans cesse de nouvelles utilisations : serviette de plage, sac, accessoire de mode (par exemple en bandeau pour cheveux pour les plus petites pièces, en écharpe, en foulard, en ceinture, voire même en jupe ou en robe), panier de pique-nique, plaid, housse de coussin, nappe…

Parmi les utilisations les plus surprenantes, certaines personnes y ont même vu des langes pour changer leur bébé ! 

Parce que c’est original et écolo

Chaque année, environ 5000 milliards de sacs plastiques sont utilisés, ce qui correspond à presque 10 millions de sacs par minute, et 16 000 par seconde. Si on utilise un sac plastique pendant environ 20 minutes en moyenne, il met 100 à 400 ans à se dégrader. Ces sacs constituent donc un fléau écologique plus que préoccupant.

Si on ajoute à cela les 11 millions de tonnes de papier qui sont utilisées en France annuellement, dont la moitié sont des papiers cadeaux qui ne sont pour la plupart d’entre eux pas réutilisables, il y a de quoi désespérer.

Or, non seulement le Furoshiki est réutilisable à l’infini, mais on peut aussi en dénicher qui sont fabriqués à partir de matériaux de récupération. Il constitue donc une alternative idéale aux sacs plastiques et emballages papiers. 

Pour cette raison, il est le symbole du Mottainai au Japon, qui désigne un sentiment de dégoût face au gaspillage et prône une meilleure utilisation des ressources naturelles. Il s’inscrit d’ailleurs parfaitement dans la politique des trois R (réduire, réutiliser, recycler) qui vise à mieux gérer les déchets.

En outre, il constitue un présent inattendu et original, qui saura séduire la personne qui le recevra, et qui fera peut-être même des jaloux.se.s ! 

Parce que c’est élégant et discret

Le Furoshiki est aussi devenu une œuvre d’art, au sens où il est souvent utilisé pour réaliser des travaux artistiques (comme des tableaux par exemple), notamment grâce à ses couleurs et à ses motifs, qui peuvent allier tradition et modernité.

C’est également un outil de discrétion. En effet, au Japon il est très impoli d’ouvrir un cadeau devant celui ou celle qui vous l’a offert. Le Furoshiki est donc un bon moyen de faire plaisir tout en ayant la possibilité de rester discret.




Quelques techniques

Même s’il s’est beaucoup répandu récemment, il est fortement conseillé de s’exercer au préalable pour apprendre les différentes méthodes de pliage avant d’en offrir directement à quelqu’un. Pour certaines personnes, le Furoshiki est même devenu un loisir à temps plein, comme l’origami l’est pour d’autres.

Comme il sera certainement plus facile pour vous de vous familiariser à ces techniques avec des images plutôt qu’avec des explications écrites, voici des schémas tirés tout droit du Ministère de l’Environnement japonais : 

En fait, il y a trois techniques de base de Furoshiki pour emballer des objets : 

  • L’Hirazutsumi, l’emballage simple
  • L’Hitotsumusubi, l’emballage avec un nœud
  • Le Futatsumusubi, l’emballage avec deux nœuds

Les autres techniques sont des dérivés de ces trois-là. Voici quelques explications pour certaines situées au-dessus :

  • L’Otsukai Tsutsumi est la technique la plus populaire, utilisée notamment pour emballer des objets carrés.
  • Le Hira Tsutsumi est employé pour emballer des objets dans des Furoshiki faits de crêpe de soie.
  • Le Suika Tsutsumi, lui, sert à emballer des objets ronds.
  • On a recours aux Bin Tsutsumi pour emballer une ou plusieurs bouteilles.
  • Le Kakushi Tsutsumi est adopté pour emballer des objets lourds et/ou pour offrir des cadeaux formels. On ne voit pas de nœud sur le dessus.

Sources

https://www.quartier-japon.fr/sites/default/files/quartier_japon_-_livret_furoshiki.pdf
https://www.ladepeche.fr/article/2018/06/05/2811647-5-000-milliards-sacs-an-monde-malade-consommation-plastique.html
https://universdujapon.com/blogs/japon/furoshiki-japonais

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