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La spiruline, une micro algue qui porte à controverse

By Alimentation, Hygiène de vie, Soins

La spiruline, une micro algue qui porte à controverse

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La spiruline est une micro algue, ou plutôt une cyanobactérie filamenteuse en forme de spirale, de couleur verte ou bleue. Très riche en minéraux et vitamines, elle est commercialisée sous de nombreuses formes (poudres, gélules, comprimés, filaments déshydratés…). A la fois encensée et récriée, les avis sur cet aliment (appelé à tort « algue ») sont très partagés. Voici donc un petit point sur ce qu’il est important de savoir.




Qu’est-ce que la spiruline ?

Le terme « spiruline » désigne en fait la forme de cette cyanobactérie, toute en spirales.

Traditionnellement, la spiruline était consommée par les Kanem, au Tchad, et ce n’est qu’à la fin des années 60 qu’elle a été ramenée en Europe, où elle est devenue très populaire à partir des années 70.

La spiruline est une micro algue qui pousse naturellement dans les eaux chaudes des lacs de certaines régions du monde, comme le Mexique, l’Inde et le Tchad par exemple. Néanmoins, comme sa demande et sa consommation sont toujours plus croissantes, quelques pays d’Europe (dont la France et la Grèce) et d’Amérique Centrale ainsi que les Etats-Unis et l’Afrique de l’Ouest ont eux aussi commencé à en cultiver artificiellement dans des fermes ou sous des serres depuis une vingtaine d’années environ. 

Il existe environ 2000 espèces de spiruline, parmi lesquelles 36 seulement sont comestibles. Il faut savoir qu’on ne la consomme pas telle quelle, mais obligatoirement séchée. Aliment très à la mode, elle est présente partout et vous en consommez peut-être même sans le savoir : dans les cocktails des bars branchés, dans les compléments alimentaires pour les personnes qui suivent un régime végétarien… Elle est aussi utilisée par certaines associations qui en distribuent dans les pays en développement, afin de combattre la malnutrition des enfants.

En effet, sa composition en fait un aliment extrêmement intéressant d’un point de vue nutritionnel. En sachant que sa composition peut varier en fonction de l’endroit ou elle est cultivée, et aussi de la façon dont elle a été cultivée, séchée puis broyée, voici une liste non-exhaustive de ses nutriments : 

  • Vitamines (B12, E)
  • Fer
  • Acide gamma-linolénique (de la famille des omégas 6)
  • Minéraux et oligo-éléments (calcium, phosphore, magnésium, zinc, cuivre, sodium, sélénium, manganèse)
  • Protéines (55 à 70% environ de sa composition)
  • Bêta-carotène
  • Phycocyanine (un antioxydant)
  • Chlorophylle

Les bienfaits de la spiruline

culture spiruline

Grâce à tous ces composants, les bienfaits de la spiruline sont nombreux. Elle contribue notamment : 

  • A réduire la fatigue et à rester en forme
  • A améliorer les performances du système immunitaire
  • A ralentir le vieillissement de la peau
  • A perdre du poids et à maîtriser son appétit
  • A récupérer plus rapidement après un entraînement physique intense ou une compétition, car elle permet d’évacuer plus rapidement l’acide lactique et les divers polluants contenus dans l’organisme
  • A améliorer l’endurance, parce qu’elle aide à oxygéner davantage les muscles
  • A prévenir les problèmes cardiaques, en favorisant la production du bon cholestérol et en diminuant la sécrétion du mauvais
  • Chez les personnes atteintes de diabète non insulino-dépendant, la spiruline aurait un effet hypoglycémiant
  • Pour les personnes véganes ou végétariennes, sa teneur en protéines et en fer en fait un excellent complément alimentaire

La spiruline a même été utilisée pour traiter les patients irradiés après les accidents nucléaires de Nagasaki et de Tchernobyl : on a administré pendant plusieurs semaines un régime strict contenant, entre autres aliments, de la spiruline aux patients, qui ont alors vu leur taux de radiation chuter. D’ailleurs, en Russie la spiruline est reconnue comme « aliment thérapeutique », et le Japon en est le premier consommateur mondial.

Les dangers de la spiruline

Si la spiruline semble tout avoir pour plaire, plusieurs effets indésirables ont été signalés à la suite de sa consommation, et l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a averti les consommateurs de ces effets nocifs et des allergies possibles.

En outre, face à la popularité toujours croissante de ce « superaliment », plusieurs médecins mettent en garde contre le peu d’études scientifiques menées sur les bienfaits de la spiruline (sauf en ce qui concerne le cholestérol, pour lequel les bénéfices sont bien réels et prouvés). En outre, la vitamine B12 contenue dans la spiruline, argument fort des végétariens et véganes, ne serait en fait pas assimilable par l’Homme. Les personnes qui présentant un déficit de cette vitamine doivent donc se tourner vers d’autres compléments, sous peine de voir leur manque s’aggraver.

Mais ce qui pose le plus de problème, ce sont les circuits par lesquels la spiruline est produite et acheminée. En effet, consommée avec modération et hormis allergie, elle ne comporte normalement pas de grand risque pour la santé. En revanche, l’Anses a étudié plusieurs échantillons et a relevé des traces de contamination par des bactéries, des toxines, voire des métaux (mercure, plomb, arsenic…). 

Par conséquent, il est absolument essentiel de vérifier la traçabilité des compléments à base de spiruline, et de privilégier les circuits qui suivent la réglementation mise en place par les pouvoirs publics.

Enfin, en raison de sa forte teneur en certains éléments, il existe des cas particulier pour lesquels la consommation de spiruline est déconseillée. C’est le cas des personnes souffrant de : 

  • Hémochromatose
  • Insuffisance rénale
  • Phénylcétonurie 

Evidemment, si vous souffrez de n’importe quel trouble, demandez l’avis d’un professionnel de santé avant toute consommation de spiruline, même modérée.




Origine  

On sait désormais que la spiruline existe depuis au moins 3 millions d’années, et qu’elle était utilisée par les Hommes dès le IXème siècle, sous l’Empire du Kanem ; les européens, eux, connurent son existence au XIIIème siècle, lors de la conquête du Nouveau Monde (en particulier de l’Amérique Centrale), car les Aztèques et les Incas avaient l’habitude d’en consommer quotidiennement. 

Au Tchad, elle est souvent collectée puis séchée et mangée avec le mil (nom qui désigne plusieurs espèces et variétés de céréales). 

Très populaire depuis les années 1970 dans les pays industrialisés, elle a été décrite en 1974 comme « meilleur aliment pour l’humanité au XXIème siècle » par l’Organisation Mondiale de la Santé, et comme « l’aliment idéal et le plus complet » par l’UNESCO, en raison de sa richesse nutritionnelle exceptionnelle.

Sources  

https://www.passeportsante.net/fr/Solutions/PlantesSupplements/Fiche.aspx?doc=spiruline_ps
https://www.naturaforce.com/bienfaits-complements/spiruline-naturelle/?cn-reloaded=1
https://www.consoglobe.com/spiruline-algue-100-bienfaits-3079-cg
https://sante.lefigaro.fr/article/spiruline-attention-aux-effets-indesirables/
https://www.lefigaro.fr/gastronomie/2017/09/16/30005-20170916ARTFIG00017-la-spiruline-une-algue-aux-mille-vertus.php
https://sante.journaldesfemmes.fr/fiches-sante-du-quotidien/2541346-spiruline-super-aliment-bienfait-danger/
https://www.spirulinefrance.fr/
https://naturalathleteclub.com/blog/spiruline-danger-effets-secondaires/

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Pourquoi bien entendre est important pour votre bien être

By dans le corps, Relaxation

Pourquoi bien entendre est important pour votre bien être

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En France, environ 6 millions de personnes vivent avec des troubles de l’audition, c’est-à-dire des difficultés plus ou moins importantes à percevoir certains sons. Heureusement, il existe de nombreuses solutions pour remédier à ces soucis. Le problème est qu’en conséquence, bien trop d’individus encore ne prennent pas la santé de leurs oreilles assez au sérieux, et laissent leur ouïe se dégrader plus que de raison, au détriment de leur bien-être. Voici donc quelques explications sur l’importance de l’ouïe dans notre quotidien.




L’un de nos sens les plus fondamentaux

L’ouïe est l’un des tout premiers sens que nous mettons à contribution au début de notre vie. Effectivement, plusieurs études ont démontré qu’elle est davantage utilisée que la vue par les bébés lors des premiers mois de vie. Par exemple, si l’on utilise un stimulus visuel puis un stimulus auditif pour faire réagir un bébé, on pourra observer que le bébé sera plus réceptif au deuxième qu’au premier. Ce n’est qu’après 9 mois environ que cette tendance tend à s’inverser et que la vue prend l’avantage sur l’ouïe.

Par ailleurs, nos oreilles nous servent aussi à communiquer, puisque c’est en entendant des sons que l’enfant va finir par les reproduire par mimétisme, jusqu’à apprendre à bien parler. Mais pour pouvoir reproduire ces sons correctement, il faut également s’entendre soi-même. En effet, la capacité d’écoute d’un enfant influence directement sa faculté d’apprentissage, qu’il s’agisse de la lecture, de l’écriture, ou de la communication en général. 

Par conséquent, l’audition participe à la construction de chaque individu au sein de la société. C’est pourquoi il est fondamental de repérer les troubles de l’audition le plus tôt possible : pour prendre en charge les difficultés et aider à interagir avec les autres, afin de s’épanouir socialement. On remarque d’ailleurs que les personnes malentendantes sont souvent isolées socialement, ce qui peut mener à des dépressions.

Et saviez-vous qu’en plus, nos oreilles nous permettent aussi de nous déplacer spatialement ? Par exemple, si vous entendez un objet faire du bruit dans une pièce sans le voir, vous allez  le chercher avec vos oreilles, et non pas avec vos yeux. Vous allez écouter, et ainsi vous pourrez vous déplacer correctement en fonction de ce que vous entendrez, jusqu’à trouver la source du bruit.

Prendre soin de vos oreilles, c’est prendre soin de votre cerveau

Pour résumer le processus auditif, chaque bruit, chaque son est en fait une vibration de l’air que votre oreille perçoit puis qu’elle transforme en courant électrique jusqu’au cerveau, qui va ensuite les transcrire en sons compréhensibles. 

Comme nous sommes confrontés à des sons constamment, notre cerveau est sans arrêt stimulé. Or, lorsque l’on perd l’ouïe, cette stimulation prend fin ; le cerveau devient donc moins réactif, moins performant. Cependant, cet organe est tout de même bien fait : lorsqu’il sent qu’un sens ne fonctionne plus assez bien, il tente de compenser ce dysfonctionnement autrement. Seulement, cette réorganisation peut le fatiguer, voire le faire vieillir prématurément. 

Les signaux seront moins bien perçus et traités, et le cerveau s’habitue à cette activité moindre donc travaille moins, la réorganisation des connexions perturbe notre capacité à identifier les sons, et nous perdons même l’habitude de les reconnaître.

Certaines études montrent même que la perte de l’audition entraîne une perte de mémoire et des difficultés à raisonner. Il est donc essentiel de surveiller le bon fonctionnement de votre ouïe.

Comment déceler une perte auditive ?

L’étape la plus difficile pour déceler une perte d’audition est tout simplement la prise de conscience de cette perte. En effet, certains changements liés à une perte d’audition, comme augmenter le son de la télévision ou bien de la radio par exemple, peuvent souvent passer inaperçus. Voici quelques signes qui devraient vous mettre la puce à l’oreille :

  • Vous augmentez souvent le son de la télévision ou bien celui de la radio
  • Vous avez du mal à comprendre vos interlocuteurs au téléphone
  • Vous faites répéter les personnes qui vous parlent, et/ou on vous l’a reproché
  • Vous avez du mal à suivre une conversation dans un environnement bruyant
  • Dans une voiture par exemple, vous ne percevez pas tous les bruits extérieurs ou intérieurs
  • Vous avez l’impression que les personnes qui vous parlent n’articulent pas assez, voire pas du tout
  • Il vous arrive de ne pas réussir à bien suivre une conversation de bout en bout
  • Vous craignez parfois de ne plus pouvoir parvenir à suivre une réunion

Même si les signes sont assez nombreux, il peut être parfois difficile de les déceler, et encore plus difficile de les remarquer à temps. Il faut donc vous fier à vos proches et/ou vos interlocuteurs : vous ont-ils fait des remarques sur votre audition, même pour plaisanter ? Si c’est le cas, prêtez-y attention et allez consulter un professionnel si nécessaire : plus le problème est pris tôt, plus il sera facile de l’endiguer, d’y remédier ou de le soulager. 

D’ailleurs, on estime qu’à partir de 50 ans environ, il faut aller se faire contrôler l’ouïe régulièrement, comme pour les yeux. Bien évidemment, chaque cas est différent : par exemple, les personnes dont certains membres de la famille souffrent de troubles auditifs peuvent aller se faire dépister plus tôt en cas de doute. 




S’accepter pour être heureux(se)

Quelles que soient nos activités, nous sommes tous constamment confronté(e)s à une multitude de sons et de bruits, qui engendrent forcément une fatigue mentale. C’est pourquoi il est important, pour le bien-être de vos oreilles et de votre moral, de vous accorder une pause silencieuse chaque jour. Ne cherchez pas à entendre chaque détail de chaque instant de votre journée. Au contraire, il est parfois bon de lâcher prise et de s’autoriser un moment de repos.

En outre, il faut bien garder en tête que la perte de l’audition, même si elle peut et doit être enrayée le plus tôt possible afin d’éviter de trop gros dommages, est une évolution normale de notre vie. Pour vivre paisiblement, il faut accepter de voir notre corps changer et ne pas hésiter à demander de l’aide le cas échéant.

Sources

https://www.lamutuellegenerale.fr/le-mag-sante/senior/mal-entendre-fait-vieillir-le-cerveau.html
https://www.interiale.fr/prevention/bien-entendre/

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Comment créer son propre spa à la maison ?

By chez soi, dans le corps, Relaxation

Comment créer son propre spa à la maison ?

Après une mauvaise journée, nous ne rêvons tou(te)s que d’une seule chose : prendre un moment rien que pour nous, afin de lâcher prise et de nous détendre. Et pour cela, rien de tel qu’une petite séance de spa. Problème : vous n’avez ni le temps, ni la possibilité de vous rendre dans un tel établissement ? Pas de panique : si vous ne pouvez pas aller au spa, faites venir le spa à vous ! 

Voici donc quelques astuces pour faire de votre salle de bains un véritable temple de la relaxation, sans pour autant transformer votre maison en chantier.




Astuce n°1 : l’ambiance 

Le bruit

Qui dit détente dit bien évidemment calme. Pour bien profiter de ce moment privilégié, veillez à oublier vos soucis, au moins pour quelques instants. Recentrez-vous sur vous-même, essayez d’isoler votre salle de bains au maximum, fermez la porte. 

Si malgré tout vous continuez à être dérangé(e) par le bruit, vous pouvez choisir de mettre une petite musique d’ambiance qui vous aide à lâcher prise.

L’éclairage

La lumière est l’un des composants les plus essentiels pour recréer une ambiance. Pour donner un effet spa et détente à votre salle de bains, jouez sur l’effet clair-obscur. Pour cela, évitez d’allumer vos plafonniers, car leur lumière est directe et bien trop agressive. Au contraire, privilégiez un éclairage doux, en utilisant par exemple des ampoules à leds, des lampes à intensité variable, des lampes de sel, des décorations lumineuses temporaires, des ampoules connectées…

Elément incontournable de détente, les bougies permettent aussi de recréer une ambiance chaleureuse. Vous pouvez en plus allumer des bougies parfumées pour profiter d’une odeur agréable et prendre soin de tous vos sens.

L’odeur

Pour votre séance bien-être, tous vos sens doivent être mis à contribution, y compris votre odorat. Ainsi, en plus des bougies parfumées, il est possible d’utiliser des diffuseurs d’huile essentielle, des sprays, de l’encens…

Les agrumes (orange, mandarine), la lavande, le patchouli et l’ylang-ylang sont particulièrement propices à la détente.

Les matériaux

S’il est une chose à retenir, c’est que pour décompresser, vous devez miser sur des éléments naturels avant tout. Essayez donc d’utiliser du bois pour vos meubles ou vos accessoires (panières tressées, boîtes laquées, stores en bambou, etc.), de la céramique, du marbre, des tapis de bain en laine…

Les couleurs

Peut-être l’avez-vous déjà remarqué, mais dans les établissements de spa, toutes les couleurs sont choisies avec soin pour faciliter la relaxation.

Abandonnez donc le blanc, qui donne une ambiance bien trop glaciale, pour privilégier les couleurs pastel, douces. Le beige, le taupe, le gris, les couleurs crèmes par exemple sont propices à la détente. Le vert et le bleu quant à eux apportent une agréable ambiance marine ou végétale.

Le linge de toilette

Il faut y accorder une importance toute particulière, car c’est un élément indispensable d’un bon spa. Investissez dans des lots de serviettes, de tapis et de peignoirs unis et assortis, épais, doux et moelleux, si possible en coton de bonne qualité. 

Pour coller parfaitement à l’ambiance d’un spa, optez pour du linge blanc, ou bien choisissez une autre couleur pour créer votre propre ambiance. L’important est de donner un aspect uniforme au linge, pour contribuer à l’ambiance harmonieuse de la pièce.

Pour les conserver, ne les pliez pas, mais roulez-les. Vous pouvez aussi les parfumer avec quelques gouttes d’huiles essentielles, d’eau florale ou de brume d’oreiller.

Concernant les rangements, essayez de les stocker dans des étagères ouvertes, qui laissent voir leur harmonisation.

Les plantes

Tous les spa n’en possèdent pas, mais elles peuvent vous aider à insuffler une ambiance naturelle, voire tropicale, pour vous dépayser et vous faire voyager. Bien sûr, pour qu’elles puissent survivre, mettez-les dans un endroit lumineux et relativement humide.

Parmi les plantes les plus adaptées à la salle de bains, on retrouve : les orchidées, les fougères, les crotons, le ficus, le philodendron…




Astuce n°2 : le bain 

L’idéal serait bien sûr d’avoir un jacuzzi ou une baignoire balnéo chez vous, mais vous pouvez tout aussi bien vous détendre parfaitement dans une baignoire normale. 

Pour un effet zen optimal, remplissez-la d’eau chaude et laissez la vapeur envahir la pièce. Vous pouvez aussi rajouter dans l’eau des sels parfumés, du savon moussant, des huiles essentielles, des granulés exfoliants… En bref, profitez-en pour vous chouchouter !

Certain(e)s aiment aussi rajouter des tranches d’agrume ou de petites fleurs à la surface de l’eau, pour en parfaire l’aspect esthétique. Pour votre confort, vous pouvez également investir dans un oreiller à ventouses, à placer sur le haut de votre baignoire pour y laisser votre tête se reposer.

Et si vraiment vous désirez des bulles dans votre bain, vous pouvez installer des hydromasseurs, sortes de matelas à bulles qui s’installent très facilement et s’adaptent à tout type de baignoire. Il en existe de nombreuses sortes, avec des intensités de massage différentes.

Astuce n°3 : les routines bien-être

Une fois que vous serez bien détendu(e) dans l’eau, vous pourrez commencer à prendre soin plus spécifiquement de vos muscles et de votre peau. Et pour cela, rien de tel que les produits naturels. 

Ainsi, privilégiez les éponges naturelles ainsi que les savons solides pour vous laver. Versés dans l’eau du bain, d’autres produits naturels insoupçonnés comme la farine d’avoine, le bicarbonate de soude ou encore le lait sont aussi un excellent moyen de vous faire du bien.

Pour dénouer vos muscles, utilisez une huile de massage bien relaxante à base d’huile essentielle (aneth, bois de rose, clémentine, lavande, romarin camphré, etc.). Enfin, si vous souhaitez aussi vous appliquer un masque sur le visage, privilégiez de petits mouvements circulaires, allant toujours du bas vers le haut.

Sources

https://www.marieclaire.fr/maison/8-astuces-simples-pour-transformer-votre-salle-de-bain-en-spa,200217,1163327.asp
https://www.guide-piscine.fr/spa-interieur/8-astuces-pour-transformer-salle-de-bain-en-salle-de-spa-1927_A
https://www.jacobdelafon.fr/carnet-elegance/comment-creer-une-ambiance-spa-dans-la-salle-de-bains/
https://www.santemagazine.fr/medecines-alternatives/approches-naturelles/huiles-essentielles/quelles-huiles-essentielles-appliquer-sur-la-peau-et-comment-174682

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Comment organiser son espace de travail à la maison ?

By chez soi, travail

Comment organiser son espace de travail à la maison ?

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Travailler en indépendant depuis chez soi offre de nombreux avantages : autonomie, flexibilité, choix des horaires, pas de collègues bruyants par exemple. Mais l’un des avantages les plus importants du Home Office est la possibilité de personnaliser entièrement votre espace de travail.

Le travail à la maison permet de créer un espace de travail qui maximise le confort, la santé et l’inspiration. Vous pouvez imaginer votre petit cocon pour travailler en toute tranquillité et en préservant au mieux votre santé. Pour cela, nous vous proposons aujourd’hui quelques astuces simples pour optimiser votre espace de travail à domicile.




Concevez un espace dédié uniquement au travail

Il est essentiel de choisir le “bon” bureau de travail. Ne vous contentez pas de vous poser sur votre table de cuisine par facilité. Pour mieux séparer la vie de tous les jours et votre activité professionnelle à domicile, il est fortement conseillé de vous réserver un espace uniquement dédié au travail.

Une fois que vous avez trouvé le bon endroit dans votre maison ou votre appartement, adaptez l’espace pour qu’il soit le plus confortable et le plus optimisé possible. Vous pouvez acheter un bureau tout fait ou le faire sur mesure en fonction de l’espace dont vous disposez. Le plus important, c’est qu’il vous plaise et qu’il vous donne envie de travailler.

Configurez bien votre espace

La hauteur du bureau est extrêmement importante, car un bureau trop court vous obligera à vous pencher de façon malsaine, tandis qu’un bureau trop haut vous causera des problèmes de poignet et d’épaule. La hauteur standard suggérée pour un bureau est d’environ 80 centimètres, mais vous pouvez la modifier légèrement en fonction de vos besoins spécifiques.

Ensuite, choisissez un bon fauteuil pour votre bureau. La fauteuil est un élément trop souvent négligé alors qu’il est essentiel ! N’oubliez pas que vous allez passer plusieurs heures par jour assis sur votre fauteuil. Son design est important mais il vous faut surtout un fauteuil de bureau confortable. Votre fauteuil doit vous offrir une position la plus adaptée possible pour travailler. Travailler à la maison, c’est bon pour la santé si on adopte des bonnes postures et des bons réflexes !




Faites-vous plaisir avec la décoration

Le décor de notre bureau agit à la fois sur notre santé mais aussi sur notre productivité. Un mauvais éclairage, une mauvaise ventilation et un intérieur globalement déprimant peuvent certainement drainer nos énergies et freiner notre productivité. Il est important de veiller à ce que votre espace de travail soit non seulement fonctionnel, mais aussi inspirant. Les experts s’accordent à dire que le fait de regarder continuellement l’écran de l’ordinateur peut fatiguer nos yeux et même provoquer des maladies telles que des maux de tête.

Cassez la monotonie de l’écran en jetant un coup d’œil à l’art esthétique des photos, même personnelles. Certains psychologues recommandent même de regarder quelque chose de vert pour encourager la créativité tout au long de la journée. Donc n’hésitez pas à mettre quelques plantes dans votre espace de travail, cela vous fera du bien.

Enfin, vous avez la chance de pouvoir faire ce que vous voulez dans votre bureau donc profitez-en pour vous faire plaisir et exprimer toutes vos envies. Imaginez un bureau qui vous ressemble et qui vous encourage à aller de l’avant.

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La cuisine italienne ? Mamma mia, quel plaisir !

By Alimentation

La cuisine italienne ? Mamma mia, quel plaisir !

Aujourd’hui, la cuisine italienne est partout. Pizza, risotto, bruschetta, cannelloni, lasagnes… Tous ces noms nous font saliver d’avance, tant la gastronomie de nos voisins transalpins est réputée pour sa générosité et sa gourmandise. Mais saviez-vous qu’en plus d’être un vrai délice pour nos papilles, elle est également très bonne pour la santé ?




Le régime méditerranéen, un allié bien-être insoupçonné

Qui n’a jamais entendu parler de la « diète méditerranéenne » ? Ce régime alimentaire traditionnel est en effet fréquemment plébiscité par les nutritionnistes et autres professionnels de santé, car de nombreuses études prouvent qu’il possède des vertus diététiques multiples et variées.

Ce qui caractérise le régime méditerranéen, c’est son abondance de fruits, de légumes, de légumineuses, d’herbes aromatiques, de noix et de céréales, consommés quotidiennement, associés à une faible consommation de viande rouge et à une consommation modérée de poisson (environ deux fois par semaine). Ainsi, les bienfaits de cette alimentation spécifique seraient :

  • La prolongation de l’espérance de vie de manière qualitative
  • L’amélioration de la forme physique de façon générale
  • La réduction des troubles cardio-vasculaires, en permettant par exemple de mieux contrôler la glycémie
  • La prévention du surpoids
  • La limitation de l’apparition et de l’aggravation de maladies neuro-dégénératives (Parkinson, Alzheimer), en diminuant les risques de petits accidents cérébraux qui fatiguent et abîment le cerveau
  • Une augmentation de la fécondité

Or, la cuisine italienne repose en très grande partie sur le régime méditerranéen : ils ont en effet en commun l’utilisation de produits frais (légumes, poissons, céréales, herbes aromatiques, huile d’olive, œufs…), auxquels les italiens rajoutent d’autres ingrédients, comme la charcuterie et le fromage par exemple.

La structure d’un repas italien

Pour comprendre pourquoi la cuisine italienne est bonne pour le moral et la santé, étudions tout d’abord le déroulement d’un repas italien ; puisque contrairement à ce que l’on pense, celui-ci ne se limite pas à notre traditionnel entrée-plat-dessert français.

En tout premier, on déguste les antipasti. Ce sont des hors d’œuvre, qui peuvent être très différents : la plupart du temps, ils sont composés de charcuterie italienne (copa, jambon de parme, mortadelle, salami…). Mais ils peuvent aussi être composés de fromage italien (mozzarella surtout) avec des légumes crus, marinés ou cuits, (tomate, poivrons, aubergines marinés à l’huile d’olive…), ou encore avec des produits de la mer (anchois, poulpes marinés).

Ensuite vient le primo piatto, le premier plat. En général, ce sont des pâtes (spaghetti, lasagnes, ravioli, pennes, tagliatelles, etc.) Mais il peut s’agir aussi de gnocchi (des petites boulettes de pomme de terre ou de semoule de blé), d’un risotto, ou encore d’un potage (on fait cuire des pâtes dans un bouillon) ou d’un minestrone.

Puis c’est au tour du secondo piatto, le second plat, qui constitue le plat de résistance. C’est à ce moment du repas que l’on sert de la viande ou du poisson (fritto misto, ossobucco, escalope saltimbocca, vitello tonnato…), accompagné(e) d’un contorno (une garniture de légumes, qui est servie à part).

Les aliments suivants sont les formaggio, les fromages. Bien sûr, on y retrouve les plus connus des fromages italiens (gorgonzola, parmesan, mozzarella, etc.), mais aussi d’autres fromages moins célèbres, qui gagnent pourtant à être découverts (burrata, pecorino, provolone, etc.).

Enfin arrivent les dolci, les desserts, parmi lesquels on retrouve bien sûr le panettone, le tiramisu ou encore la panna cotta, les plus illustres desserts italiens. Mais la cuisine italienne est infiniment vaste, et chaque région possède ses propres spécialités, comme les sabadas, les gâteaux à la ricotta ou les pandoros par exemple.

Pour parachever ce repas, on peut finir par un caffé expresso ou une liquore (limoncello, grappa, amaro).




Focus sur ces aliments qui nous font du bien

La cuisine italienne a cette capacité intéressante d’allier l’esthétique, à travers les couleurs et formes de ses multiples plats, à l’utilité et à la nécessité, en nous procurant toutes les substances dont nous avons besoin pour notre bien-être.

  • Les légumes et les fruits apportent toutes sortes de vitamines nécessaires à une bonne santé.
  • Les épices : non seulement elles permettent de relever délicatement le goût des aliments qu’elles accompagnent pour les mettre en valeur, mais elles sont aussi un moyen d’utiliser moins de sel, qui, consommé trop souvent et en trop grandes quantités, est très mauvais pour la santé.
  • Les herbes fraîches et aromatiques, dont les propriétés naturelles favorisent le bon fonctionnement du métabolisme (transit, digestion).
  • L’huile d’olive : ingrédient fondamental et essentiel en Italie, elle est faible en acides gras saturés mais riche en acides gras mono-saturés, en polyphénols et en vitamine E, excellents pour la santé.
  • Les condiments (ail, oignons), loués par les nutritionnistes car ils sont particulièrement utiles au système cardio-vasculaire (fluidification du sang, antioxydant, etc.).
  • Les féculents : peu caloriques, ils sont riches en glucides et en fibres, et donnent de l’énergie pour la journée.
  • Les céréales, graines, noix et légumineuses, qui contiennent beaucoup de protéines, minéraux, vitamines, et fibres.

Mais rappelez-vous surtout que ce qui rend les repas italiens aussi exceptionnels, c’est le temps que l’on y accorde.  En effet, il faut prendre le temps : bien mastiquer et déguster ce que l’on porte à sa bouche. Les italiens savourent chaque seconde passée à table, et c’est peut-être là le vrai secret de leur santé…

Il n’y a donc plus qu’une seule chose à dire désormais : a tavola et buon apetito !

Sources

https://guide.michelin.com/fr/fr/article/features/le-repas-italien-traditionnel
https://www.italie-voyage.com/bienfaits-cuisine-italienne.php

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Les désherbants naturels, pour nettoyer son jardin tout en respectant la nature

By Plantes et Jardin

Les désherbants naturels, pour nettoyer son jardin tout en respectant la nature

Vous en avez assez de ces mauvaises herbes qui envahissent vos jardins et étouffent vos plantes ? Vous n’avez plus le temps d’arracher chacun de ces indésirables à la main ? Vous voudriez un produit qui vous aide, mais vous ne voulez plus vous ruiner et avez des scrupules écologiques ? Ne cherchez plus : le désherbant naturel est fait pour vous.




Pourquoi passer au naturel ?

 Les désherbants chimiques incarnent la facilité. Certes, ils sont efficaces, mais voilà justement leur gros inconvénient : ils détruisent tout. Car ces « mauvaises » herbes, comme on les appelle, ou « adventices », sont avant tout des plantes sauvages qui contribuent à la biodiversité de nos jardins. Vous pouvez donc vous débarrasser de certaines herbes indésirables mais pas de toutes, car elles sont nécessaires, notamment pour les insectes qui s’en nourrissent, voire y vivent. 

En outre, ils contaminent les nappes phréatiques, tuent les insectes et micro-organismes, polluent l’environnement et les sols, et sont toxiques pour vous et vos animaux de compagnie. En bref, ils sont affreusement nocifs. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que l’OMS a classé la plupart comme « cancérogènes probables », et que la loi Labbé de 2019 interdit aux établissements publics et à l’Etat de vendre des produits à base de pesticides chimiques de synthèse. 

Si malgré tout vous souhaitez vous débarrasser de ces herbes, il existe des solutions qui coûtent moins cher, à la fois pour votre porte-monnaie et pour l’environnement. 

Le vinaigre blanc comme désherbant naturel

vinaigre blanc

Le vinaigre blanc contient de l’acide acétique, qui agit comme un herbicide, c’est-à-dire qu’il brûle les parties émergées des mauvaises herbes. Une fois quelles auront jauni, vous n’aurez plus qu’à les arracher. Même les plus résistantes ne perdureront pas.

Néanmoins, le vinaigre blanc reste un produit industriel, même s’il est utilisé dans de nombreuses recettes de grand-mère. Autrement dit, il ne faut pas en abuser : une quantité de vinaigre blanc trop importante peut acidifier le sol et la vie microbiologique, et donc modifier la fertilité du milieu. Voilà pourquoi il est absolument essentiel de le diluer et de l’utiliser uniquement avec un pulvérisateur.

De même, évitez de l’utiliser dans vos potagers et vos massifs. En fait, il convient mieux aux terrasses, allées, murs, et d’une manière générale aux sols où vous ne prévoyez pas de faire de culture.

Les recettes de désherbants à base de vinaigre blanc divergent, notamment au niveau de la quantité utilisée. Voici plusieurs propositions : 

  • Mélangez à proportions égales du vinaigre et de l’eau (1 dose de vinaigre = une dose d’eau), et pulvérisez le mélange sur les plantes que vous voulez arracher.
  • Ajoutez à 5 litres d’eau 1 kilo de sel iodé et 200 ml de vinaigre blanc puis pulvérisez. 
  • Incorporez 2 cuillères à café de savon noir à 1 litre de vinaigre, diluez dans un pulvérisateur et utilisez-le.

De préférence, pulvérisez ces mélanges par une matinée ensoleillée ; l’effet du vinaigre sera accentué, et vous éviterez que la pluie ne disperse le vinaigre et le sel, qui peuvent stériliser les sols. En outre, la chaleur du soleil aide le vinaigre à s’évaporer, pour éviter de trop endommager la terre. 

Le bicarbonate de soude comme désherbant naturel

De même, le bicarbonate  de soude est à utiliser plutôt sur des sols sans culture, car il peut facilement tuer vos légumes et/ou vos fleurs. L’avantage est qu’en plus de désherber, il freine également la repousse des adventices.  

Vous pouvez saupoudrer directement le bicarbonate sur l’endroit que vous souhaitez désherber, et laisser ensuite la rosée se charger d’en dissoudre les grains. D’autres préfèrent le mélanger à de l’eau, chaude de préférence, et pulvériser le mélange ensuite.

Une seule limite fondamentale : qu’importe la méthode, vous devez absolument respecter la dose maximale prescrite, soit 20 grammes de bicarbonate pour 1m². Il est dangereux d’en mettre davantage.

Deux à trois fois par an, de préférence en été et en automne, sont largement suffisantes.

Le purin d’ortie

Le purin d’ortie, s’il peut être très efficace, est à utiliser avec beaucoup de précautions, car il peut également s’avérer redoutable, puisqu’il constitue aussi un excellent engrais ; il ne faut donc pas se tromper sur les doses, sous peine de voir se produire l’effet exactement inverse de celui que vous désiriez. De plus, il est extrêmement riche en azote, et peut finir par devenir toxique pour les plantes et par gorger les sols de nitrates, ce qui est très néfaste. Il faut donc en utiliser de petites quantités, surtout lorsqu’il est pur.

Pour fabriquer votre purin, prenez entre 1 et 2 kg de feuilles d’ortie, coupez-les en morceaux et mélangez-les à 10 litres d’eau (de pluie, de préférence) dans un récipient couvert, mais pas totalement fermé. Laissez-le fermenter pendant 15 jours environ. La fermentation se traduira par la formation de petites bulles dans le liquide. Mélangez votre préparation une fois tous les jours. Passées les deux semaines, filtrez le liquide et versez-le sur les herbes que vous voulez détruire. N’en versez pas sur vos légumes.

La préparation de ce mélange dégage de très mauvaises odeurs, d’où son nom de « purin ». Essayez donc au maximum de vous éloigner de votre maison pour le concocter, afin de ne pas être incommodé(e) par l’odeur. 

Petite astuce : après avoir filtré votre préparation, vous pouvez récupérer les feuilles d’orties pour les ajouter à votre compost, pour accélérer la décomposition de la matière organique.




Le purin d’angélique

Voilà un désherbant que vous pouvez enfin utiliser sur vos parterres de fleurs et potagers. Comme le vinaigre blanc, le purin d’angélique va brûler la partie aérienne des mauvaises herbes, que vous n’aurez plus qu’à arracher pour en extraire les racines.

Le processus est le même, avec les quantités suivantes : 1kg d’angélique fraîche (feuilles et fleurs) pour 10 litres d’eau. Laissez ensuite fermenter pendant 2 à 3 semaines.

Une précision supplémentaire : pour plus d’efficacité, et de même que pour les préparations naturelles à base de plantes, le purin d’angélique s’utilise frais. Mais vous pouvez le stocker quelques temps dans un récipient opaque pour une meilleure conservation.

A noter : comme pour le purin d’ortie, il est préférable d’utiliser de l’eau de pluie. Si néanmoins l’eau que vous utilisez vient du robinet, le mieux est de la laisser reposer 48h à l’air libre afin de laisser le chlore s’évaporer, pour qu’il n’empêche pas le processus de fermentation.

L’eau de cuisson des pommes de terre ou des pâtes

eau de cuisson des pates

Cette technique est très utilisée pour se débarrasser des mauvaises herbes entre les dalles des allées, dans les cours, sur une terrasse… Et particulièrement efficace pour se débarrasser des mousses. 

Qu’elle soit salée ou non, l’eau de cuisson en général est très efficace pour désherber.  Mais l’eau de cuisson des pommes de terre et des pâtes est particulièrement puissante, car l’amidon qu’elle contient est néfaste pour les plantes. Le sel, quant à lui, brûle la racine des herbes indésirables.

Prenez garde cependant à ne pas en verser sur les plantes que vous souhaitez conserver. En outre, le sel, désherbant très efficace, est néfaste en trop grande quantité, car il attaque la micro biodiversité.

Son emploi est très facile : dès que vous avez fini de faire cuire vos aliments, précipitez-vous dans votre jardin pour verser l’eau encore bouillante sur les adventices.

Mais faites attention à ne pas vous blesser en vous brûlant la main ou les pieds, par exemple. Manipuler des ustensiles et de l’eau très chauds pouvant en effet s’avérer risqué, cette astuce est à éviter pour les maladroits !

La cendre et la chaux

Cet engrais naturel-ci va faire le bonheur de votre gazon ou de votre pelouse. En effet, s’ils sont infestés de mousse, vous n’avez qu’à saupoudrer de la cendre de bois sur les zones concernées pour désherber. La terre devient plus acide, et la mousse disparaît. Voilà pourquoi il ne faut pas non plus en répandre trop, trop souvent, au risque de déséquilibrer complètement l’équilibre naturel.

Par ailleurs, vous ne pouvez pas utiliser n’importe quelles cendres. En effet, si vous avez fait brûler des cagettes, veillez bien à ôter les agrafes des cendres. Faites attention aussi à enlever les gros morceaux de charbons qui n’ont pas été consumés. De plus, n’utilisez pas les cendres si le bois que vous avez fait brûler était traité, peint, vernis, contreplaqué, ou bien si vous avez utilisé un allume-feu chimique. 

Lorsque vous utilisez cette technique, veillez à bien rester sur la zone concernée. Vous pouvez aussi mélanger de la chaux à la cendre pour plus d’efficacité et pour des zones plus étendues. Petit plus : la chaux peut aussi empêcher la repousse, et peut être utilisée dans les allées et autour des terrasses.

Dans les deux cas, il ne faut pas utiliser cette méthode plus de deux fois par an et par zone. 




L’engrais vert

Certaines plantes sont connues parce qu’elles poussent rapidement et libèrent des substances qui sont nocives pour les plantes indésirables. On les appelle « engrais vert », ou « plantes tapissantes » pour certaines. C’est le cas par exemple des suivantes : 

  • Les œillets d’Inde, les roses d’Inde et les soucis, efficaces contre le chiendent.
  • Le sarrasin, dont les racines dégagent des substances empêchant les graines des mauvaises herbes de pousser. 
  • Le genévrier ou le santolin, qui cachent la lumière et gênent la pousse des herbes indésirables
  • La phacélie, le trèfle, la moutarde, qui produisent un feuillage et des racines si fournis et épais qu’ils contrarient le développement des adventices. 
  • Les cistes, dont les feuilles mortes tapissent le sol et empêchent toute mauvaise pousse. 

Le paillage

Le paillage n’est pas un désherbant à proprement parler, mais il permet d’empêcher la pousse et la croissance des mauvaises herbes. Et vous pouvez lui aussi l’utiliser dans votre potager et autour de vos plantes et de vos fleurs.

Le principe de cette méthode est de recouvrir le sol d’une couche de matière biodégradable. Ainsi, les mauvaises herbes, privées d’eau et de lumière, ne peuvent pas se développer. En outre, le paillis empêche l’évaporation de la rosée.

D’abord, vous devez bien biner la terre que vous prévoyez de recouvrir, et arracher soigneusement les herbes indésirables. Ensuite, déposez-y au moins 5cm (vous pouvez aller jusqu’à 10cm) de paillis.

Le paillis peut être fait en récoltant l’herbe de tonte, des écorces,  du compost, des copeaux de bois, de la paille, du lin, des fibres de chanvre, des ardoises… etc.

Le printemps est la meilleure saison pour l’utiliser, car la terre a bien commencé à se réchauffer. Si vous le faites en plein été, n’oubliez pas d’arroser la terre avant de la recouvrir de paillis.

Les désherbeurs thermiques

Ce sont des appareils qui vont libérer une chaleur très intense, que vous pourrez diriger vers les herbes que vous voulez faire disparaître. Les cellules de la plante, agressées, vont se dessécher et la plante va faner en quelques jours, y compris sa racine. Plus les adventices seront jeunes, plus il sera efficace.

Néanmoins, certaines plantes très résistantes (chiendent, plantes rampantes, plantes à racines pivot comme le pissenlit) nécessiteront un deuxième passage une dizaine de jours après le premier.

Cette technique ne pollue pas les sols, et peut être utilisée par n’importe quel temps. Mais elle est surtout prévue pour les allées, bordures ou terrasses. La zone de diffusion n’étant pas parfaitement précise, il est plutôt risqué de l’utiliser près de vos fleurs ou dans votre potager. Il peut aussi y avoir des restrictions en été dans les zones à fort risque d’incendie, donc renseignez-vous au préalable. 

A noter : les machines qui existent actuellement consomment de l’électricité, ou bien fonctionnent au gaz et rejettent du CO2. Ce n’est donc pas écologique à 100%… 

Les faux semis

Voilà une astuce assez retorse : elle consiste à stimuler la pousse des mauvaises herbes au printemps et à la fin de l’été, pour les arracher une fois qu’elles seront bien visibles. Ainsi, vos plantes pourront pousser en étant moins gênées.

Une quinzaine de jour avant le véritable semis, préparez la terre comme si vous vous apprêtiez à semer vos plantes en décompactant et émiettant. Si besoin, rajoutez du compost un mois avant le faux semis. Avec les premières pluies apparaîtront les premières herbes. Creusez quelques centimètres, et vous verrez les germes déjà bien développés des plantes qui ne sont pas encore visibles en surface. Ratissez en surface pour les enlever en veillant à ne pas faire remonter de nouvelles graines. 

Votre terre peut ensuite accueillir vos vrais semis, sans autre manipulation.

L’huile essentielle de basilic

A la fois désherbant et insecticide, il vous suffit d’en verser quelques gouttes dans votre arrosoir avant d’asperger les indésirables. 

Pour conclure : le sel, un vrai faux-ami

Le sel et le gros sel sont souvent utilisés pour lutter contre les mauvaises herbes, mais ils sont dangereux car ils stérilisent les sols et déstabilisent l’équilibre de la micro biodiversité. En outre, ils ne brûlent parfois pas la racine, donc leur efficacité est limitée.

Cette méthode est par conséquent à privilégier pour les interstices sols/murs ou pour des cours et allées pavées. Evitez au maximum de l’utiliser sur des sols fertiles.

Sources

https://jardinage.lemonde.fr/dossier-636-fabriquer-desherbant-100-naturel-eau-vinaigre-sel.html
https://positivr.fr/desherbant-naturel-recettes/
https://www.je-desherbe.com/desherbant-naturel/
https://monjardinmamaison.maison-travaux.fr/dossiers/conseils-jardinage/best-of-2019-idees-et-conseils-pour-le-jardin/8-idees-de-desherbants-naturels-116523.html#item=7
https://www.consoglobe.com/fabriquer-desherbant-ecolo-3168-cg/2
https://jardinage.lemonde.fr/dossier-842-desherbeur-thermique-desherbage-sans-polluer.html
https://www.gerbeaud.com/jardin/jardinage_naturel/faux-semis.php

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marc de café

Le marc de café, cet ingrédient qui vous veut du bien

By Alimentation, Maison, Soins

Le marc de café, cet ingrédient qui vous veut du bien

marc de café

Connaissez-vous la cafédomancie ? C’est un art très ancien, qui consiste à lire l’avenir dans le marc de café, en fonction des traces qu’il laisse dans le fond d’une tasse ou d’une assiette. Si malheureusement, il n’est pas encore tout à fait question ici de vous donner les clefs pour deviner les prochains numéros gagnants du loto, vous allez néanmoins pouvoir découvrir ses nombreuses vertus pour améliorer votre bien-être tout en restant naturel(le).




Qu’est-ce que c’est ?

En 2018, une étude de l’Ifop a démontré que 83% des français buvaient du café, soit 8 français sur 10. L’une des principales raisons de cet engouement étant qu’il permet de décupler notre énergie le matin. En outre, une fois consommé, le café peut être réutilisable, puisque son marc possède bien d’autres vertus : la caféine est par exemple un ingrédient utilisé dans de nombreux produits esthétiques.

Plus particulièrement, le marc de café est le résidu, sous forme d’une petite poudre, qui subsiste après que vous ayez fait infuser votre café. Bien souvent, on le jette sans même y faire attention une fois le café consommé. Pourtant, il recèle de nombreuses surprises, et on peut l’employer de bien des façons.

Un allié beauté surprenant 

L’une des premières utilisations du marc de café est esthétique. On lui attribue en effet des propriétés vivifiantes, anti-oxydantes et anti-inflammatoires, notamment parce qu’il est extrêmement riche en nutriments (potassium, phosphore). Et comme il a un pH proche de celui de la peau (environ 6), on peut l’appliquer directement dessus pour lui redonner éclat et fermeté. Voici quelques astuces beauté : 

Exfoliation et gommage

Sous la douche, vous pouvez l’appliquer directement sur la peau de votre corps et masser en faisant de petits cercles, à la main ou bien avec un gant. Si le contact un peu rugueux du marc vous déplaît, vous pouvez le mélanger à du savon avant de l’appliquer, ou encore directement créer votre propre composition en ajoutant l’équivalent d’un demi-verre dans votre bouteille de gel douche, ou bien en l’incorporant à de l’huile végétale par exemple. Même si vous sentez moins les grains sur votre peau, le gommage sera tout aussi efficace. Ensuite, vous pourrez rincer à l’eau claire. Pour une efficacité optimale, il est conseillé de s’exfolier une fois par semaine.

Par ailleurs, la peau du visage, elle, est plus fragile. Elle sera donc plus facilement agressée, voire blessée. Vous pouvez par conséquent mélanger le marc avec un peu de miel ou d’amande douce par exemple. Il faut laisser poser le masque environ une à deux minutes, puis le rincer à l’eau claire. Vous pouvez le faire une fois ou deux par semaine pour redonner à votre peau un très bel éclat.

 Les coudes et les pieds

Ces deux parties du corps sont connues pour être particulièrement rugueuses. Ainsi, vous pouvez insister en les massant plus longtemps, puis en appliquant une crème hydratante après vous être séché(e). Libérée de ses peaux mortes et hydratée en profondeur, votre peau retrouvera toute sa douceur.

Anti cellulite

Associé à un massage, le marc de café est redoutablement efficace pour vous débarrasser de votre peau d’orange. Par son action tonifiante, il permet une meilleure circulation du sang sous votre peau et de supprimer ces fameux et indésirables capitons (amas graisseux dans les tissus).

Quotidiennement, vous pouvez mélanger votre marc à de l’huile végétale (olive, argan ou coco par exemple) en insistant sur les zones concernées. Vous pouvez vous masser, toujours en faisant de petits cercles, et en appuyant fermement, mais sans trop exagérer. Il est déconseillé de le faire sur la poitrine cependant, car la peau y est plus fine, et donc beaucoup plus sensible. Ensuite, vous pouvez rincer.

Certain(e)s vont même plus loin, en étalant leur mélange sur une feuille de cellophane avant d’envelopper les parties de leur corps à traiter, ou bien en enveloppant directement la zone concernée. Laissez reposer le mélange quelques minutes, puis rincez.




Anti cerne

En plus de son effet tenseur, le marc de café est un décongestionnant très efficace. Non seulement il peut aider à masquer les cernes, mais aussi les yeux gonflés à cause de la fatigue.

Prenez une cuillère à café de marc, et mélangez-la à une cuillère de fromage blanc ou de yaourt bio et ajoutez quelques gouttes de citron. Pour un maximum d’efficacité, il est conseillé de le placer au réfrigérateur pendant deux heures environ. Puis vous pouvez l’appliquer autour de vos yeux (attention à ne pas vous en mettre dans les yeux !), le laisser poser quelques instants (entre 5 et 15 minutes), puis le rincer délicatement avec un coton imbibé d’eau tiède. Prenez garde à ne pas irriter votre peau, qui est très fragile sur cette partie du visage.

Une autre alternative peut être de mélanger une cuillère de marc à café avec un blanc d’œuf et du miel, pour la même utilisation.

Eclat des cheveux 

Attention, pour cette propriété-ci, le marc à café n’est à utiliser QUE sur des cheveux foncés. Il peut en effet assombrir vos cheveux dans le cas contraire. 

Il existe plusieurs techniques : certain(e)s utilisent le marc pur, éventuellement en le mouillant un peu, pour se masser le cuir chevelu en insistant bien sur les racines, après s’être lavé les cheveux. D’autres l’utilisent comme après-shampoing : dans ce cas, vous pouvez mélanger le marc à du miel ou bien à de l’huile adaptée à vos cheveux. D’autres encore le mélangent directement à leur shampoing pour à la fois se laver les cheveux et se masser le cuir chevelu.

Vous pouvez aussi, après le massage simple, choisir d’utiliser une crème de soin spéciale pour les cheveux. En tous les cas, n’oubliez pas de réaliser un deuxième après-shampoing ou lavage, afin de vous débarrasser de toute mauvaise odeur éventuelle et d’évacuer tous les résidus de café. 

Votre chevelure sera ainsi débarrassée de ses dépôts, votre cuir chevelu sera purifié et tonifié, et vos cheveux seront plus éclatants et doux que jamais. En outre, leur couleur foncée sera ravivée, pour révéler de magnifiques reflets.

Il est recommandé d’utiliser le marc au moins une fois par semaine sur vos cheveux.

Bonus

Le marc de café a également des effets anti âge, puisqu’il raffermit la peau et ravive son éclat. En outre, il peut vous aider à obtenir un teint légèrement hâlé pendant l’hiver. 

Enfin, si vous ne parvenez pas à ôter une odeur persistante ou une substance graisseuse désagréable, vous pouvez vous laver les mains avec du marc de café : utilisez-le comme un savon normal, et vous aurez des mains douces et propres à nouveau.

Un compagnon qui prend soin de votre santé 

Le marc de café est un diurétique, ce qui aide à éliminer les excédents d’eau dans votre corps. En outre, il peut vous aider à soulager des foulures bénignes. Pour cela, appliquez-en encore tiède en cataplasme sur la zone douloureuse, laissez reposer 30 minutes, puis rincez à l’eau tiède.

Dans votre jardin

 Voilà bien longtemps qu’il est utilisé dans les jardins, notamment comme compost, car ses bienfaits sont innombrables. Quelques exemples d’utilisation :

Engrais et terreau

Excellent engrais naturel, le marc de café libère de l’azote, du phosphore et du potassium, et est particulièrement efficace pour nourrir la terre et faire pousser de jeunes plants ou stimuler la croissance lors des rempotages. Vous pouvez donc facilement l’utiliser pour remplacer les engrais chimiques.

Pour cela, répandez-en une petite quantité au pied des plantes, ou bien mélangez-le à la terre en binant légèrement. Pour les semis, disposez une couche fine pour aider à la pousse. 

Attention à ne pas en mettre trop pour ne pas tuer les plantes. Et prenez garde à ce que le marc soit bien sec lorsque vous l’utilisez. Petite astuce : vous pouvez le garder dans une boîte ouverte pour le faire sécher sans qu’il ne moisisse.

Pour le compost

Véritable activateur, son apport en minéraux augmente l’efficacité du compost. De plus, les vers de terre et les lombrics sont de grands amateurs de marc de café, car la caféine les stimule et les aide à digérer la matière organique, ce qui les rend plus actifs dans leur processus de transformation des végétaux en compost.

Attention là encore à ne pas en abuser, pour ne pas voir l’effet contraire se produire : à trop forte dose, le marc devient un inhibiteur de croissance.




Anti nuisible

Même s’il ne contient plus assez de caféine pour être toxique pour les limaces et les escargots, le marc de café les éloigne de vos plantes si vous en répandez tout autour. Mélangé à de l’eau, vous pouvez le pulvériser sur les végétaux infestés de pucerons, il sera tout aussi efficace. Pour les fourmis, vous pouvez y mélanger quelques gouttes de citron et former une barrière devant l’endroit que vous voulez protéger. C’est une solution radicale : elles ne s’en approcheront plus ! 

En cas de forte pluie, n’oubliez pas de renouveler le marc de café, sans en abuser, si vous voulez qu’il reste efficace.

Une des vertus moins connues du marc est son effet repoussoir pour les chats. Pour vous en débarrasser, mélangez le marc à des épluchures ou du jus d’agrumes, et délimitez votre jardin avec cette mixture. Dégoutés par l’odeur, ils ne s’en approcheront plus ! A noter : si vous avez un chien et qu’il mange le marc de café, il risque d’être malade.

Enfin, vous pouvez utiliser le marc pour frotter le pelage de votre chien/chat, ou bien le mélanger à son shampoing pour le débarrasser de ses puces.

Dans la maison 

En désodorisant

Dans votre frigo, votre buanderie, vos placards, ou même une pièce fraîchement repeinte, placez une coupelle ou un bol rempli de marc de café légèrement mouillé. Les mauvaises odeurs seront absorbées rapidement. Lorsque le marc sera trop sec, il faudra le changer.

Pour aller plus loin : certain.e.s aiment mélanger un peu de marc avec de la cire d’abeille fondue pour créer une bougie au parfum léger de café.

En produit nettoyant

Avec ses vertus désodorisantes, nettoyantes et dégraissantes, le marc de café peut remplacer certains produits nettoyants chimiques. Pour cela, mélangez le marc de café avec un peu d’eau tiède, puis utilisez une brosse à poils doux ou une éponge pour nettoyer vos ustensiles sales avant de les rincer à l‘eau tiède. Cette technique est particulièrement efficace pour récurer les fonds de casseroles brûlés.

Vous pouvez aussi nettoyer ainsi votre cuisinière, et même carrément faire votre vaisselle. Dans ce cas, comptez environ deux poignées pour une vaisselle de quatre personnes.

Enfin, si vous avez prévu de laver votre cheminée, vous pouvez mouiller un peu de marc avant d’en saupoudre l’intérieur ; il va ainsi empêcher les cendres de s’éparpiller partout pour que vous les récupériez aisément.

cafe

Pour vos canalisations

 Nombre des préconisations précédentes recommandaient d’utiliser le marc sous la douche. N’ayez pas peur pour vos canalisations : le marc de café prévient leur obstruction. Il suffit de le mélanger à de l’eau tiède et d’en vider l’équivalent de quelques cuillères environ dans vos tuyaux (évier, lavabo, baignoire…), puis de verser de l’eau bien chaude. Cela évitera la formation de bouchon, anéantira les graisses et effacera les mauvaises odeurs.

A noter : le marc sert uniquement à prévenir des bouchons. Inutile d’en rajouter si vous en avez déjà un, cela ne ferait qu’empirer la situation.

Pour vos meubles

Pour teindre un meuble en bois ou raviver la couleur d’un meuble foncé, vous pouvez mélanger, dans les mêmes proportions, du marc de café, de l’eau et du vinaigre blanc. Laissez le mélange reposer durant une heure, puis enduisez-en votre meuble à l’aide d’un tissu doux. En fonction de la couleur que vous souhaitez obtenir, laissez le bois s’en imprégner plus ou moins longtemps, puis rincez avec un chiffon imbibé d’eau claire. 

Cette technique marche aussi pour faire s’estomper les rayures voire les faire disparaître. Seule différence : le vinaigre n’est pas nécessaire. N’appliquez la mixture que sur les zones concernées et passez le tissu dessus délicatement. 

Attention à bien respecter les proportions, le marc étant un ingrédient abrasif. Faites également des tests sur une partie non visible avant de vous lancer sur le meuble entier.

Pour la viande

Vous pouvez attendrir votre viande avec le marc de café. Pour cela, laissez-la tremper quelques heures dans le marc puis retirez le café avec un tissu doux et cuisinez ensuite normalement.

Vous pouvez aussi ajouter du l’huile d’olive au marc pour faire tremper la viande dans une marinade.

Risques et conservation 

Bien sûr, pour que le marc de café continue à vous apporter ses bienfaits sans devenir un ennemi, veillez à ne pas en abuser, que ce soit pour votre jardin, votre santé ou votre maison. Cas d’abus à part, il s’agit d’un produit naturel, sans aucun risque.

Pour le conserver sans le faire tourner, faites-le simplement sécher à l’air libre.




Sources

https://www.bioalaune.com/fr/actualite-bio/30374/10-facons-insolites-de-reutiliser-marc-de-cafe
https://www.psychologies.com/Beaute/Beaute-naturelle/Ingredients-naturels/Articles-et-Dossiers/Mes-petits-secrets-beaute-le-marc-de-cafe
https://www.doctissimo.fr/beaute/beaute-naturelle/autres-ingredients-naturels/marc-de-cafe#risques-precautions-et-contre-indications-du-marc-de-cafe
https://www.observatoire-sante.fr/marc-de-cafe-5-astuces-beaute/
https://www.atlantico.fr/decryptage/2755926/bien-etre-au-naturel-julien-kaibeck-editions-solar
https://www.cac-france.fr/bienfaits-du-marc-de-cafe/
https://www.consoglobe.com/21-astuces-marc-de-cafe-fiches-pratique-cg
https://www.rustica.fr/articles-jardin/usages-marc-cafe,9126.html
https://www.bioalaune.com/fr/actualite-bio/30374/10-facons-insolites-de-reutiliser-marc-de-cafe

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Le Furoshiki, l’art de plier les tissus à la japonaise

By Activités

Le Furoshiki, l’art de plier les tissus à la japonaise

furoshiki

Ca y est, vous avez enfin trouvé tous vos cadeaux, et il ne vous manque plus maintenant qu’à les emballer ? Problème : impossible de mettre la main sur du papier cadeau, ou bien vous avez des scrupules écologiques ? Dans ce cas, le Furoshiki est fait pour vous.

Qu’est ce que le Furoshiki précisément ?

Le Furoshiki est un art traditionnel japonais. Plus exactement, c’est une technique qui permet de plier et nouer du tissu (« Furoshiki » est aussi le nom du tissu). Ainsi, les japonais l’utilisent pour emballer des cadeaux, mais aussi pour transporter des objets, comme par exemple des vêtements ou bien leur bentō (le bentō est un petit repas rapide pris en-dehors de chez soi. C’est l’équivalent de notre casse-croûte ou de notre gamelle en France). 

Toutefois, comme le Furoshiki est devenu très populaire ces dernières années, il est maintenant utilisé pour transporter toutes sortes d’objets, allant de la bouteille d’eau à l’ordinateur portable, en passant par un bouquet de fleurs, une plante en pot, un livre ou encore un instrument de musique. Certain.e.s s’en servent également de sac à dos ou de sac à main.

Si on qualifie cette activité d’ «art», c’est bien parce qu’elle est extrêmement subtile, et qu’elle requiert patience, précision et minutie. En effet, chaque couleur, chaque motif, chaque nœud, chaque pli du tissu a une signification, et peut potentiellement véhiculer un message. 

En outre, le Furoshiki, lorsqu’il est utilisé comme emballage de cadeau, fait partie intégrante du présent que l’on offre. Pour cette raison, on ne peut pas le plier n’importe comment, ni choisir le premier bout de textile qui nous tombe sous la main. 

Quelles sont les caractéristiques essentielles à connaître ?

Si traditionnellement le Furoshiki doit suivre des critères bien précis et stricts, sa récente démocratisation a fait que désormais, une plus grande diversité peut être acceptée. Cette moins grande sévérité s’applique notamment aux types de tissu, aux motifs et aux couleurs utilisés, par exemple. 




Forme et taille

La tradition veut que le tissu soit de forme rectangulaire. Néanmoins, aujourd’hui, comme la forme carrée est plus pratique pour les industries afin d’en produire davantage, c’est essentiellement dans cette forme-là que vous pourrez en trouver. 

La taille du Furoshiki, elle, diffère selon l’utilisation que l’on veut en faire. Voici quelques indications, en fonction de l’objet que vous voulez emballer : 

  • 36 cm de côté : cette taille est privilégiée pour emballer de toutes petites boîtes.
  • 45 cm de côté : c’est une des tailles les plus utilisées. Vous pouvez y envelopper de l’argent. Au Japon, on en offre notamment lors des cérémonies (au cours de fêtes, de mariages ou de funérailles). 
  • 50 ou 52 cm de côté : la taille idéale pour emballer les fameux bentō ou bien de petits présents.
  • 68, 70 ou 75 cm : il s’agit ici des Furoshiki que l’on trouve le plus fréquemment, car ils offrent un large éventail de possibilités pour empaqueter des cadeaux de toute sorte.
  • 90 cm : pratique pour transporter une bouteille d’eau, quelques courses, des livres, ou encore pour en faire un sac à main.
  • 105, 110 ou 118 cm : ce sont les Furoshiki avec ces dimensions-là qui sont le plus utilisés pour confectionner des sacs.
  • 128, 130 ou 140 cm : les japonais utilisent des pièces de cette taille afin de fabriquer de grands paniers à pique-nique, ou pour envelopper des vêtements ou bien des coussins.
  • 150 cm : certains grands objets assez encombrants pourront être transportés ainsi.
  • De 175 à 230 cm : ce sont de très grands Furoshiki, souvent utilisés lors de déménagements par exemple, afin de transporter des couettes ou des futons.

Mais il n’y a pas que la taille qui doit être adaptée aux objets que l’on veut transporter et/ou emballer. En effet, la résistance du tissu est aussi très importante, et donc le matériau dans lequel le Furoshiki est confectionné.

Composants du tissu

Traditionnellement, les japonais utilisaient de la soie ou du crêpe pour offrir des cadeaux ou emballer des objets précieux. Désormais, les Furoshiki sont aussi faits de coton, de laine ou bien de matières synthétiques (polyester, viscose et nylon notamment).

Ensuite, il faut bien évidemment adapter le tissu utilisé aux objets que vous désirez transporter. Par exemple, si la soie est utilisée pour protéger les choses de valeurs, elle devrait être réservée aux objets assez légers. Pour les poids plus importants et les tailles plus imposantes, préférez du coton ou du synthétique bien solides.




Couleurs et motifs

De nombreux symboles résident dans les couleurs et dessins utilisés. Vous pouvez ainsi faire passer énormément de messages sans avoir recours au moindre mot. Comme pour le kimono et la ceinture obi, le choix des couleurs et des motifs est influencé par les saisons, la période, les circonstances…  Mais aussi par la personne à laquelle on va offrir un présent.

Quelques significations de couleurs : 

  • Tous les rouges : ce sont des couleurs qui transmettent des félicitations, et qui assurent la personne à laquelle vous l’offrez de votre soutien et de votre protection.
  • Les vert clair, bleu clair et doré : d’une manière générale, les couleurs claires sont utilisées pour célébrer des circonstances heureuses.
  • Le matcha clair : plus particulièrement, cette couleur douce, la même que celle du thé vert japonais, symbolise la beauté et la permanence des choses.
  • Le rose pastel : surtout utilisée lors des fêtes et des mariages, elle est particulièrement appréciée au printemps.
  • Indigo foncé : au Japon, il n’est pas bien vu de porter des couleurs vives lors d’événements tristes. Ainsi, cette couleur, très populaire, est souvent utilisée lors de funérailles. Mais on y a également recours en été.
  • Le violet : symbole de longévité et perçue comme la plus noble des couleurs, le violet peut être employé à n’importe quelle occasion. Il est surtout adopté lors des fêtes.

Quant aux motifs :

  • Les symboles des quatre saisons : en fonction de la saison, on représentera le type de fleur, oiseau, lune ou vent adéquat. Par exemple, la fleur de cerisier représente le printemps, les fleurs de prunier et la neige évoquent le mois de février, la feuille d’érable rappelle l’automne…
  • Pour féliciter quelqu’un : choisissez des dessins de pins, de prunes, de bambous, de vagues…
  • Pour un événement triste : les fleurs de lotus sont souvent utilisées.
  • Concernant les motifs répétés : l’arabesque est un symbole de prospérité et de longévité, la chrysanthème de prospérité et de vertu, la feuille de lin et le lapin sont des porte-bonheur, la grue représente la victoire et les bons présages, le coquillage la fidélité amoureuse…

Origine

Les japonais ont toujours utilisé des emballages, faits de diverses matières, pour transporter leurs objets. Si au départ ils avaient recours à des végétaux (feuilles d’arbres, paille), ils ont commencé à employer des pièces de tissu lors de l’ère Nara (710-794) pour emballer des objets précieux, puis pour emballer des vêtements, en particulier les costumes de danse.

Le terme furoshiki est apparu comme tel lors de l’ère Edo, et à cette époque on s’en servait surtout pour empaqueter ses vêtements et ses affaires avant d’aller aux bains publics. Plus tard, ils étaient même étendus par terre pour se sécher les pieds au sortir des bains. D’où sa traduction littérale : furo, « le bain », et shiki, « étalé ».

Son utilisation a été peu à peu oubliée après la Seconde guerre mondiale, notamment avec l’installation de salles de bains individuelles dans les maisons et le recours à des emballages plastiques. 

Toutefois, son utilisation est actuellement de plus en plus promue depuis quelques années par le ministère de l’Environnement et les associations écologiques du Japon, pour trouver une alternatives aux emballages polluants. 

3 bonnes raisons de s’y mettre :

Parce que c’est pratique et tendance

Les techniques de confection sont plus ou moins rapides à réaliser, et une fois plié ce bout de tissu léger ne prend pas de place. 

Si l’on veut respecter la tradition japonaise, on utilisera de véritables Furoshiki, fabriqués spécialement pour cet emploi. Néanmoins, aujourd’hui de plus en plus de personnes reprennent ce concept en utilisant n’importe quel bout de tissu récupérable : une taie d’oreiller, un vêtement qui n’est plus porté, une chute de tissu, un drap, un foulard…

On peut également en trouver de toutes les tailles et user de son imagination pour inventer sans cesse de nouvelles utilisations : serviette de plage, sac, accessoire de mode (par exemple en bandeau pour cheveux pour les plus petites pièces, en écharpe, en foulard, en ceinture, voire même en jupe ou en robe), panier de pique-nique, plaid, housse de coussin, nappe…

Parmi les utilisations les plus surprenantes, certaines personnes y ont même vu des langes pour changer leur bébé ! 

Parce que c’est original et écolo

Chaque année, environ 5000 milliards de sacs plastiques sont utilisés, ce qui correspond à presque 10 millions de sacs par minute, et 16 000 par seconde. Si on utilise un sac plastique pendant environ 20 minutes en moyenne, il met 100 à 400 ans à se dégrader. Ces sacs constituent donc un fléau écologique plus que préoccupant.

Si on ajoute à cela les 11 millions de tonnes de papier qui sont utilisées en France annuellement, dont la moitié sont des papiers cadeaux qui ne sont pour la plupart d’entre eux pas réutilisables, il y a de quoi désespérer.

Or, non seulement le Furoshiki est réutilisable à l’infini, mais on peut aussi en dénicher qui sont fabriqués à partir de matériaux de récupération. Il constitue donc une alternative idéale aux sacs plastiques et emballages papiers. 

Pour cette raison, il est le symbole du Mottainai au Japon, qui désigne un sentiment de dégoût face au gaspillage et prône une meilleure utilisation des ressources naturelles. Il s’inscrit d’ailleurs parfaitement dans la politique des trois R (réduire, réutiliser, recycler) qui vise à mieux gérer les déchets.

En outre, il constitue un présent inattendu et original, qui saura séduire la personne qui le recevra, et qui fera peut-être même des jaloux.se.s ! 

Parce que c’est élégant et discret

Le Furoshiki est aussi devenu une œuvre d’art, au sens où il est souvent utilisé pour réaliser des travaux artistiques (comme des tableaux par exemple), notamment grâce à ses couleurs et à ses motifs, qui peuvent allier tradition et modernité.

C’est également un outil de discrétion. En effet, au Japon il est très impoli d’ouvrir un cadeau devant celui ou celle qui vous l’a offert. Le Furoshiki est donc un bon moyen de faire plaisir tout en ayant la possibilité de rester discret.




Quelques techniques

Même s’il s’est beaucoup répandu récemment, il est fortement conseillé de s’exercer au préalable pour apprendre les différentes méthodes de pliage avant d’en offrir directement à quelqu’un. Pour certaines personnes, le Furoshiki est même devenu un loisir à temps plein, comme l’origami l’est pour d’autres.

Comme il sera certainement plus facile pour vous de vous familiariser à ces techniques avec des images plutôt qu’avec des explications écrites, voici des schémas tirés tout droit du Ministère de l’Environnement japonais : 

En fait, il y a trois techniques de base de Furoshiki pour emballer des objets : 

  • L’Hirazutsumi, l’emballage simple
  • L’Hitotsumusubi, l’emballage avec un nœud
  • Le Futatsumusubi, l’emballage avec deux nœuds

Les autres techniques sont des dérivés de ces trois-là. Voici quelques explications pour certaines situées au-dessus :

  • L’Otsukai Tsutsumi est la technique la plus populaire, utilisée notamment pour emballer des objets carrés.
  • Le Hira Tsutsumi est employé pour emballer des objets dans des Furoshiki faits de crêpe de soie.
  • Le Suika Tsutsumi, lui, sert à emballer des objets ronds.
  • On a recours aux Bin Tsutsumi pour emballer une ou plusieurs bouteilles.
  • Le Kakushi Tsutsumi est adopté pour emballer des objets lourds et/ou pour offrir des cadeaux formels. On ne voit pas de nœud sur le dessus.

Sources

https://www.quartier-japon.fr/sites/default/files/quartier_japon_-_livret_furoshiki.pdf
https://www.ladepeche.fr/article/2018/06/05/2811647-5-000-milliards-sacs-an-monde-malade-consommation-plastique.html
https://universdujapon.com/blogs/japon/furoshiki-japonais

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Shinrin yoku – Sylvothérapie. Tout comprendre

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Shinrin yoku – Sylvothérapie. Tout comprendre

découverte forêt

Avez-vous déjà entendu parler de la sylvothérapie, ou « médecine verte » ? Il est fort probable que oui, puisqu’il s’agit d’une thérapie alternative qui prend de plus en plus d’importance ces dernières années en France. 

Le principe est simple : la nature, et en particulier les arbres, vous aident à être au mieux de votre forme et à lutter contre le stress. Au Japon, cette philosophie de vie s’appelle le Shinrin yoku et est une pratique médicale à part entière, extrêmement populaire.

Vous souhaitez prendre soin de vous tout en vous connectant à la nature ? Le Shinrin yoku et fait pour vous, et nous allons dans ce cours vous donner les clefs pour débuter dans cette discipline et en faire une pratique efficace.




Qu’est-ce que le Shinrin yoku ?

Le Shinrin yoku en bref : 

En japonais, « shinrin » signifie « la forêt », et « yoku » désigne « le bain ». Le Shinrin yoku est donc littéralement un « bain de forêt », c’est-à-dire que l’on va essayer de se reconnecter avec la nature, de profiter de son harmonie en se promenant sous les arbres. 

En France, on reconnaît aussi les bienfaits des arbres, mais de manière un peu différente : la sylvothérapie ne consiste pas seulement à passer du temps avec nos amis à feuilles, mais carrément à les enlacer. 

En fait, il faut bien comprendre que pour les japonais, l’amour et le respect de la nature sont extrêmement importants : la forêt est notre mère à tous, et elle nous prodigue ses bienfaits, qu’il suffit de savoir reconnaître et accepter. C’est pourquoi un simple passage dans un endroit où vous serez entouré(e) d’arbres peut vous prodiguer de multiples bienfaits, pour peu que vous sachiez les saisir.

Comment ça marche

Même si cette thérapie peut sembler abstraite voire farfelue à première vue, plusieurs recherches scientifiques ont étudié le mode d’action du Shinrin yoku pour essayer de comprendre comment les arbres parviennent à apaiser certains de nos maux.

Les chercheurs ont fini par découvrir que ce sont des composés aromatiques présents dans les feuilles des arbres, les phytoncides et les terpènes, qui auraient cet effet bénéfique. Ce sont d’ailleurs des substances odorantes qui sont très utilisées en aromathérapie, et que l’on retrouve souvent dans les huiles essentielles pour leurs vertus curatives reconnues.

En outre, des études ont montré que l’inhalation de ces substances optimise l’action du système immunitaire, en augmentant le nombre de lymphocytes et de cellules tueuse naturelles (des globules blancs), ainsi que celui des protéines anti-cancer. La production de sérotonine (l’hormone du bonheur) est également stimulée, ce qui renforce les sentiments positifs et éloigne les sentiments négatifs, tout en ralentissant la production de l’hormone du stress (le cortisol).

Attention néanmoins : il s’agit d’une médecine préventive, qui en aucun cas ne peut se substituer à l’avis d’un médecin professionnel. Si vous souffrez de problèmes de santé, allez consulter un spécialiste avant d’entreprendre quoi que ce soit.

Bénéfices

  • La première motivation pour se mettre au Shinrin yoku est son effet anti-stress, justement parce que la production de cortisol (hormone du stress) est ralentie, au profit de celle de la sérotonine.
  • En outre, la fréquence cardiaque ralentit, ce qui indique aussi une baisse de stress, et contribue surtout à diminuer la tension artérielle.
  • On l’a vu, le système immunitaire est plus performant, ce qui permet de moins tomber malade, mais aussi de mieux récupérer après des opérations chirurgicales, et de mieux cicatriser, par exemple.
  • La digestion est favorisée par la marche, diminuant par exemple les problèmes de constipation.
  • Comme vous êtes plus détendu(e), vous dormez mieux, les divers troubles du sommeil disparaissent, les risques de démence diminuent, et votre système nerveux en est témoin : l’agressivité disparaît, ainsi que les sautes d’humeur intempestives. Votre moral est au plus haut grâce à la sérotonine.
  • Nos capacités de concentration, même chez les personnes souffrant d’hyperactivité ou de trouble de déficit de l’attention, s’améliorent.
  • La libido et l’énergie sexuelle seraient également développées par le Shinrin yoku.

Les fondamentaux pour une bonne pratique

cascade forêt

Etape n°1 : soyez à l’aise

Cela peut paraître évident, mais pour vous détendre, vous devez vous sentir bien. Et cette sérénité passe par une tenue vestimentaire adéquate. Vous n’êtes pas obligé(e) d’enfiler vos baskets et votre jogging, mais privilégiez des vêtements confortables, dans lesquels vous vous sentez bien.

Exit les talons aiguilles ou les cravates trop serrées, donc ! Sauf s’ils sont pour vous une source de confort, bien entendu.

Etape n° 2 : déconnectez ! 

Démunissez-vous de tout ce qui pourrait vous empêcher de profiter de votre bain de forêt et/ou vous perturber : téléphone, tablette, appareil photo, mp3, liseuse…

Nous éloigner de nos écrans et de toutes les technologies qui accaparent notre attention au quotidien est en fait la première phase du Shinrin yoku, voire de l’évolution vers un mode de vie plus sain.

En effet, selon plusieurs études, les français passent un peu moins de 2h par jour sur leur portable en moyenne, ce qui correspond à environ 26 jours sur un an ! Les plus touchés sont les 16-24 ans (plus de trois heures par jour), puis les 35-44 ans (78 minutes par jour en moyenne), et enfin les 55-64 ans (environ 30 minutes). Et c’est sans compter les autres écrans (télévision, ordinateur, etc.) ! 

Pour vous assurer de l’efficacité de ce moment, l’important est donc de vous éloigner de cette technologie perturbatrice. De même, si vous choisissez d’effectuer le Shinrin yoku à plusieurs, faites silence. Essayez de ne pas vous parler et de ne pas vous déconcentrer mutuellement. Dans l’idéal, éloignez-vous un peu les un(e)s des autres.




Etape n°3 : l’importance du lieu

Chaque personne étant différente, il n’existe pas de lieu parfaitement idéal pour tous. Vous devez vous laisser guider par votre instinct, par vos sens. La seule chose qui importe est de trouver un emplacement où vous êtes détendu(e), ou vous vous sentez bien. 

Il peut s’agir d’un endroit qui vous apaise parce que vous y sentez une odeur agréable, d’un lieu lié à des souvenirs d’enfance heureux… Cela peut effectivement être en forêt, ou tout aussi bien à la campagne, au milieu d’une plaine ou au bord d’un ruisseau. Vous pouvez choisir de mettre l’accent sur une odeur que vous appréciez, sur un bruit qui vous est agréable…

En fait, vous devez sentir une connexion avec cet endroit, vous devez ressentir de la joie et de l’apaisement lorsque vous vous y rendez et lorsque vous y pensez.

Evidemment, ce lieu doit être le plus possible éloigné du bruit incessant des villes, et contenir un maximum de végétation. Chaque fois qu’une pensée parasite vous viendra à l’esprit (travail, rendez-vous, emploi du temps chargé, etc.), le lieu que vous aurez choisi devra vous permettre de vous en éloigner et de retrouver la paix.

Une fois que vous vous serez éloigné(e) de votre stress quotidien, il s’agira d’ouvrir vos cinq sens au monde qui vous entoure. C

Ouvrez grand vos oreilles ! 

A première vue, le concept peut paraître simpliste : tout le monde sait comment se promener en forêt. Certes, mais cette fois-ci, il ne s’agit pas seulement d’entrer dans la forêt pour quelques instants : il s’agit de laisser la forêt entrer en vous. Et cela ne peut s’effectuer sans que vous choisissiez de vous ouvrir, et de mobiliser pour cela tous vos sens.

L’un de nos tout premiers sens

C’est prouvé, lors des premiers mois de vie, les bébés utilisent plus leur ouïe que leur vue. Si l’on stimule un bébé visuellement, puis auditivement, il réagira davantage à la première sollicitation. Vers 9 mois, ce comportement tend à disparaître puis à s’inverser : les bébés font plus appel à leurs yeux.

L’ouïe sert également à communiquer : par mimétisme, l’enfant va reproduire des sons jusqu’à apprendre à bien parler ; c’est donc un élément fondamental de construction de l’individu en société. 

En outre, saviez-vous que vos oreilles vous aident à vous repérer spatialement ? Par exemple, si jamais on cache un objet bruyant dans une pièce, vous allez le chercher non pas avec vos yeux, mais avec vos oreilles. C’est en entendant le bruit que vous serez à même de bien vous déplacer pour en trouver la source.

Le Shinrin yoku vous demande donc de faire appel à ce sens trop souvent oublié, afin de mieux vous connecter avec ce qui vous entoure.

Faire silence pour mieux entendre

Au Japon, terre d’origine de la discipline, il n’est pas bien vu de se promener en faisant du bruit dans la forêt. Il faut rester silencieux, même à plusieurs, à la fois pour ne pas déranger les autres promeneurs, mais aussi pour témoigner du respect aux êtres qui y vivent. 

Lors de vos séances de bain de forêt, respectez donc scrupuleusement ce besoin de silence. Il n’en sera que plus bénéfique, à la fois pour les autres et pour vous ; en effet, écouter s’apprend, et nécessite concentration et application.

Par conséquent, afin de développer votre ouïe, vous pouvez vous arrêter à un endroit, vous asseoir et vous concentrer. Inspirez puis expirez profondément, plusieurs fois. Détendez-vous, et laissez-vous envahir par les mille et un petits bruits de la nature qui vous entoure.

Concentrez-vous d’abord sur votre propre respiration, puis élargissez peu à peu votre champ d’écoute. Entendez l’eau couler, les insectes et les animaux s’affairer, éventuellement la pluie tomber autour de vous. Ecoutez la nature bruisser, le bois craquer, le vent souffler dans les feuilles. Peut-être que vous pourrez même entendre des animaux sauvages, en plus du chant des oiseaux ! 

Tous ces bruits de la nature sont bien différents de ceux des villes, qui eux sont générateurs de stress. Voilà pourquoi il est important que votre endroit fétiche soit éloigné des dérangements citadins : afin de ne pas tromper vos sens et de vous permettre de bien vous détendre, en oubliant, au moins pour un temps, vos préoccupations perturbatrices.

Dans un premier temps, vous pouvez fermer les yeux pour vous focaliser sur votre ouïe. Néanmoins, la vue est un sens également très important, qu’il faudra aussi travailler. 

Apprenez à voir

Nous utilisons nos yeux naturellement, sans même y penser, à chaque instant qui passe ; mais savons-nous pour autant réellement voir ?

Trouvez votre équilibre visuel et spirituel

Depuis l’Antiquité et Aristote, nous partons du principe que nous possédons cinq sens : l’ouïe, la vue, l’odorat, le toucher et le goût. Cependant, cela fait environ une vingtaine d’années que les chercheurs remettent cette conception en question : Aristote aurait certes définit les sens qui nous permettent de percevoir notre environnement, mais il ne se serait focalisé que sur nos sens externes. Or, il existerait également quatre sens internes : 

  • La proprioception, pour nous aider à situer nos propres membres
  • L’équilibrioception, qui nous permet de maintenir notre équilibre
  • La thermoception, pour éprouver les températures
  • La nociception, l’indicateur de douleur

Le sens externe qui fait le plus appel à la vue est ici l’équilibrioception. Si vous avez déjà essayé de tenir en équilibre en fermant les yeux, vous avez sans doute pu constater par vous-même qu’il s’agissait là d’un exercice très compliqué.

Vos yeux sont par conséquent des organes indispensables pour votre équilibre de vie, et grâce au Shinrin yoku, vous allez devenir apte à utiliser votre vision pour rester en équilibre, mais également pour en trouver un nouveau, afin d’atteindre une harmonie extérieure mais aussi intérieure. 

Créer de bonnes conditions visuelles

Saviez-vous que les écrans fatiguent vos yeux ? Plusieurs études scientifiques l’ont prouvé : la fatigue et la sécheresse oculaires, qui se traduisent notamment par des picotements, des migraines, des troubles de la vision, une incapacité à bien voir de loin (etc.), sont accentuées par une utilisation trop longue et fréquente des écrans. 

Si vous n’étiez pas encore convaincu(e) de la nécessité de vous déconnecter de vos écrans, pensez donc à votre santé visuelle : moins vous les regarderez, et plus vos yeux seront préservés.

Par conséquent, choisissez de vous concentrer plutôt sur la nature qui vous entoure. Vous pouvez décider d’adopter un coin de forêt qui vous plaît particulièrement, ou bien de vous promener en flânant le long des sentiers. L’important est d’observer le plus possible votre environnement, qu’il s’agisse de minuscules détails ou d’un ensemble d’éléments plus imposants.




Vos yeux vous soignent

C’est prouvé, les couleurs que nous regardons ont un effet sur notre bien-être. Une discipline, la chromatothérapie (ou chromothérapie / chromathérapie), est même spécialement dédiée à l’exploitation des couleurs de façon thérapeutique.

Or, on trouve dans la forêt de nombreuses couleurs nécessaire au développement et à l’augmentation du bien-être :

  • Le vert calme l’impulsivité. Il permet de maîtriser ses émotions, de se détacher de la violence, de l’impétuosité des sentiments. On le retrouve bien évidemment en observant les feuilles des arbres, les buissons, la mousse, l’herbe…
  • Le marron rassure et détend. Couleur des troncs et de la terre, le marron est une couleur quasi maternelle, qui exprime avant tout le réconfort et la douceur.
  • Le bleu favorise la concentration. Il est propice pour réfléchir en toute sérénité et avec efficacité, pour développer l’intuition et les perceptions sensorielles. Il est surtout présent lorsque l’on regarde le ciel ou l’eau.
  • Le jaune apporte l’énergie. Symbole du soleil, le jaune (comme l’orange) nous stimule, sans nous surexciter. Il accroît la vitalité et permet de lutter contre la déprime. 

Par conséquent, vous pouvez dans un premier temps vous attarder sur les couleurs de la nature autour de vous, puis petit à petit vous intéresser aux détails de ce qui vous entoure : les différents jeux de lumière à travers les feuilles des arbres, les reflets sur l’eau, les fleurs qui se balancent au rythme de la brise, les insectes qui courent dans l’herbe, éventuellement les animaux que vous réussirez à surprendre…

Peu à peu, vous redécouvrirez votre vision ainsi que les pouvoirs insoupçonnés de l’observation, et vous sentirez à nouveau la nature autour de vous. C’est pourquoi nous allons prolonger notre apprentissage, en faisant appel à notre nez.

L’importance de l’odorat

En général, et particulièrement si l’on habite en ville, dans un endroit avec peu de végétation, l’odeur typique des forêts est l’une des premières choses qui nous saute au nez lorsque nous en franchissons l’orée. Mais dans la pratique du Shinrin yoku, il ne suffit pas de subir toutes ces odeurs passivement : il faut les percevoir, les utiliser pour renforcer notre bien-être.

Un sens trop souvent sous-estimé

Généralement, on considère que l’homme a un odorat assez sous-développé en comparaison d’autres animaux (chiens, rats, éléphants, et même le serpent). Pourtant, il n’en est rien, et nous prenons en fait nombre de décisions chaque jour en fonction de notre nez, même si nous ne nous en rendons pas toujours compte.

Vous avez certainement déjà vécu cette expérience troublante : un jour, en vous promenant, en enfilant un vieux vêtement, ou encore en cuisinant, vous avez senti une odeur qui vous a soudainement projeté(e) longtemps en arrière, vous rappelant des souvenirs parfois enfouis loin dans votre mémoire. 

Cet événement s’explique par le fait que notre nez est tapissé d’une multitude de récepteurs olfactifs et de millions de neurones, qui, après avoir fixé les substances odorantes, les transmettent au cerveau. Or, la zone du cerveau liée à la perception des odeurs est directement rattachée à la zone du cerveau qui, elle, gère les souvenirs et les émotions. 

Par conséquent, votre odorat influence directement votre bien-être, et plus encore, votre santé. Ce n’est pas pour rien qu’au Moyen Âge par exemple, les médecins tentaient de diagnostiquer certaines maladies en reniflant les humeurs de leurs patients. Cette technique est d’ailleurs toujours d’actualité, notamment en Tanzanie, où l’on utilise des rats géants pour détecter les patients tuberculeux, avec un taux de fiabilité de 75%.

Ainsi, même si la pratique du Shinrin yoku ne va malheureusement pas vous doter du pouvoir de détecter les microbes autour de vous, elle va néanmoins vous apprendre à refaire confiance à votre odorat pour vous faire du bien.

Les odeurs du bien-être 

foret ponts mousse

Il existe des disciplines, comme l’olfactothérapie et l’aromathérapie par exemple, qui utilisent les odeurs pour renforcer le bien-être, la paix et la sérénité de chacun, mais aussi pour lutter contre de vieux traumatismes ou se libérer d’une addiction.

Ces deux méthodes consistent toutes deux à utiliser des odeurs provenant d’huiles essentielles, ou bien des extraits directs de plantes afin de se soigner. Leurs vertus curatives sont multiples, mais on note surtout une amélioration du sommeil, une baisse de l’anxiété et une lutte contre la dépression. 

Prenez garde cependant à ne pas vous lancer dans ce genre de cure seul(e) en humant tout ce qui vous passe sous le nez : certaines odeurs sont déconseillées car elles provoquent des effets indésirables (irritations, allergies…). D’autres peuvent même être toxiques.

Par conséquent, lorsque vous vous promènerez en forêt pendant votre séance de Shinrin yoku, la première chose à faire pour mettre à contribution votre odorat de manière efficace est de vous arrêter pour respirer à plein poumons. 

1, 2, 3… Inspirez ! 

Sentez l’air frais vous envahir. Ne vous en privez pas : en forêt, il est nettement moins pollué qu’en ville, ce qui ne pourra que vous faire du bien. Votre nez sera moins agressé, et donc plus à même de vous faire profiter de toutes ces odeurs naturelles et saines. 

Peu à peu, vous pourrez vous concentrer sur l’odeur de la végétation : la mousse humide, des feuilles que vous aurez ramassées, des fleurs près de vous… Sentez aussi l’odeur de la terre, celle de l’eau qui court. Inspirez puis expirez calmement et longuement. Profitez de cet instant privilégié en communion avec la nature.

Pour vous aider, voici les vertus de certaines odeurs que vous pourrez retrouver en forêt : 

  • Le pin sylvestre augmente la concentration et diminue la fatigue (physique et mentale)
  • Le cèdre renforce les émotions positives
  • Le cyprès aide à combattre le stress 
  • La menthe est utilisée pour soulager les troubles digestifs
  • La lavande soulage les problèmes de peau et la tension musculaire



Sachez toucher

C’est peut être la partie du Shinrin yoku qui semble la plus abstraite, voire la plus farfelue. En effet, à priori, on peut difficilement comprendre en quoi froisser des feuilles et caresser un arbre peut contribuer à améliorer notre bien-être.

En fait, plus qu’un approfondissement de chaque sens, le Shinrin yoku est un état d’esprit. Voici donc comment atteindre cette sérénité à travers le toucher.

Une communication discrète mais fondamentale

Le toucher est le tout premier sens que développent les fœtus (à partir de 2 mois environ), et le dernier que nous perdons à la fin de notre vie. Par ailleurs, une grande partie de la communication non-verbale se fait à travers le toucher. Par exemple, on recommande aux parents de garder une aisance dans le contact physique avec leurs enfants, quel que soit leur âge, car il s’agit à travers ces gestes de leur montrer leur affection, leur amour, leur soutien, ce qui contribue à renforcer les liens entre eux.

C’est aussi en touchant nos interlocuteurs, dans un cadre plus professionnel, que nous définirions leur statut social. Par exemple, une personne qui se sent en position dominante par rapport à vous n’hésitera pas à poser sa main sur votre épaule afin de vous convaincre. 

En tant qu’êtres humains, nous sommes constamment en demande de contact physique tout au long de notre vie, car la proximité corporelle participe à un bon développement personnel. Notre peau devient alors un organe sensoriel à la fois émotionnel et social. 

Toucher et être touché(e) pour se soigner

Plus encore, plusieurs études ont montré que le toucher avait un pouvoir calmant, voire curatif, non négligeable. C’est pour cette raison que les massages sont utilisés pour soulager les douleurs corporelles, que l’on prend spontanément la main d’un proche qui souffre, ou bien que l’on apprécie un câlin lorsque l’on est triste.

Bien sûr, en fonction des cultures ou simplement des caractères, le contact est plus ou moins apprécié. Mais on explique en général ces réactions positives, entre autres, par la libération d’ocytocine (l’hormone de l’attachement), qui contribue développer l’empathie, et à apaiser le stress et l’anxiété.

Le toucher aurait même un effet dynamique sur le système immunitaire : voilà pourquoi, instinctivement, lorsque nous avons mal quelque part, nous posons la main sur la partie douloureuse du corps en question. 

Renforcer sa perception du monde

Par le toucher, nous sommes donc capables de nous calmer et d’accroître notre harmonie. Or, le Shinrin yoku vous entraîne encore plus loin, car il vous aide, à travers ce sens, à mieux percevoir et maîtriser votre corps, ce qui va vous permettre d’affirmer votre conscience d’exister et améliorer votre estime de vous-même. 

Lors de votre bain de forêt, prenez donc le temps de vous adosser à un arbre, de l’effleurer. Ramassez des feuilles, laissez vos doigts courir dans les fougères, cueillez quelques brins d’herbe, caressez la mousse sur les troncs, tapotez l’eau qui coule… Si le cœur vous en dit, vous pouvez aussi vous asseoir ou vous allonger à même le sol.

Peu à peu, par petites touches, vous pourrez profiter de ce lien privilégié que vous allez créer avec la nature autour de vous. Vous n’aurez qu’à accueillir ses bienfaits en toute quiétude.

Prudence néanmoins : tout n’est pas inoffensif dans une forêt. Certains plantes et insectes peuvent se révéler dangereux. Il ne faut donc pas toucher tout et n’importe quoi, mais se cantonner à ce que l’on connait.

Et si vous essayiez de goûter ?

Depuis la nuit des temps, nos ancêtres trouvent de quoi manger dans la nature, qu’il s’agisse de viande ou bien de plantes. Par conséquent, pour renouer avec notre harmonie intérieure et profiter des bienfaits apportés par mère nature, quoi de plus normal que de les imiter afin de sentir les bénéfices de la forêt jusqu’au plus profond de notre corps ?

Enrichissez vos connaissances

Avoir bon goût est une faculté qui s’apprend. Depuis une dizaine d’années, plusieurs études ont montré que le travail du goût est nécessaire au bon développement de l’enfant. En effet, donner à manger à un enfant des aliments de diverses formes, tailles et couleurs lui permet de s’ouvrir, et d’élargir ses connaissances sensibles. Par la suite, cet enseignement l’aidera à l’avenir à être plus réceptif à la nouveauté, à l’inconnu, aux expériences. 

Et cette capacité, au-delà du goût, pourra s’appliquer à tous les domaines de sa vie. 

Plus encore, à travers notre réceptivité gustative, c’est notre culture qui s’exprime. C’est d’elle que dépend notre appétit ou notre dégoût pour certains aliments, saveurs, modes de préparation, accompagnements, condiments, etc. Par exemple, en Occident la consommation d’insectes reste très marginale, alors qu’en Afrique on peut en trouver à la vente ; de même, la vache, animal sacré en Inde, n’est pas mangée, alors que les bovins sont l’une des viandes les plus consommées en France.

Notre culture instaure donc en quelque sorte un cadre, qui nous confine à la consommation de certaines denrées, en occultant un large éventail de possibilités. Le Shinrin yoku vise à vous aider à réapprendre à goûter votre nourriture. Non seulement en vous reconcentrant sur le goût en lui-même, dans votre bouche, mais aussi en élargissant vos habitudes alimentaires.

On est ce qu’on mange

Rassurez-vous, le Shinrin yoku ne vous incite pas à partir à la chasse aux écureuils lors de vos promenades. En fait, on peut distinguer deux manières différentes d’exercer votre goût en forêt.

La première est tout simplement de manger en forêt. Vous pouvez apporter un pique-nique, choisir un endroit qui vous plaît, et vous installer pour déjeuner. Seul(e) face à vous-même, sans appareil électronique pour vous perturber, vous pourrez mieux que jamais vous concentrer sur la saveur de vos aliments et les (re)découvrir.

La deuxième technique consiste à manger des aliments de la forêt. Encore une fois, vous pouvez le faire de deux façons diverses. D’abord, vous pouvez par exemple respirer la bouche ouverte,  humer la forêt, consciencieusement et lentement. Vous pourrez ainsi en sentir tous les riches arômes : la terre, l’humus…

De manière un peu plus concrète, vous pouvez aussi choisir de cueillir des plantes comestibles pour les manger. En fonction de la saison, vous pourrez trouver des baies, des châtaignes, des herbes aromatiques et/ou médicinales, des fraises des bois, des mûres… Bien sûr, vous n’êtes pas obligé(e) de faire un repas complet avec vos trouvailles ; l’important est que appréciiez ce que vous trouverez, donc de privilégier la qualité à la quantité.

Les maître-mots lors de cette expérience sont patience et calme. Ce qui compte, c’est avant tout de prendre votre temps. Dégustez, sentez les saveurs envahir vos papilles.

Qui sait, peut-être qu’un goût oublié vous rappellera soudainement un souvenir heureux ?

Faites très attention cependant : dans la forêt, certaines plantes sont dangereuses, toxiques, voire mortelles. Ne vous précipitez pas sur des aliments que vous croyez reconnaître, car beaucoup de plantes nocives paraissent à priori comestibles. Ne mangez donc rien de ce que vous aurez ramassé si vous n’êtes pas absolument certain(e) que vous pouvez les consommer sans risque. En cas de doute, n’hésitez surtout pas à consulter un spécialiste.




Les précautions à prendre

Précautions, santé et sécurité

Se promener en forêt apporte de nombreux bénéfices, mais le contact avec la forêt peut parfois s’avérer dangereux ; aussi faut-il respecter quelques règles pour pratiquer le Shinrin yoku en toute sérénité.

La plus évidente, d’abord, reste la mise en garde lorsque vous décidez de manger des produits de la forêt : n’ingurgitez rien que vous ne connaissez pas, même si le produit a l’air appétissant, et ne consommez rien non plus tant que vous n’êtes pas sûr(e), sans l’ombre d’un doute, que cet aliment est comestible et sans danger.

Ensuite, comme nous l’avons évoqué dans une leçon précédente, faites attention à ce que vous touchez. 

La forêt fourmille en effet d’êtres vivants minuscules. On les retrouve partout : sur chaque arbre, chaque plante, chaque parcelle de terre ou de mousse, et également dans l’eau. Certaines chenilles par exemple provoquent des allergies et des crises d’urticaire, qui peuvent durer jusqu’à plusieurs semaines, voire être dangereuses, notamment pour les yeux ou parce qu’elles provoquent des œdèmes. Les piqûres de frelons, guêpes et abeilles peuvent elles aussi être dangereuses, voire fatales en cas d’allergie. 

Enfin, pensez à vérifier après chaque promenade, sur tout votre corps, que vous n’avez pas de tique. Ce n’est pas systématique, mais elles peuvent transmettre la maladie de Lyme. Si vous avez été piqué(e) et que vous ne savez pas comment vous y prendre, surtout ne tentez pas de l’ôter seul(e), vous risqueriez d’aggraver la situation. Consultez un médecin. Si vous avez réussi à vous en débarrasser vous-mêmes mais que votre peau comporte toujours des marques après plusieurs semaines, l’avis d’un professionnel de santé est là aussi nécessaire.

Méfiez-vous également des mauvaises rencontres : en forêt vivent des animaux sauvages. Ne cherchez pas à les toucher, et tenez-vous éloigné(e) des petits, même s’ils vous paraissent être seuls : en général, la mère n’est pas loin et prête à éloigner les dangers inopportuns. 

Ensuite, le contact avec certaines espèces de plantes peut s’avérer périlleux, car des mousses et des lichens peuvent engendrer des allergies, des intolérances, des démangeaisons importantes et extrêmement désagréables. En outre, même si vous n’en mangez pas directement, vous devez toujours faire attention à un simple contact avec certaines substances éventuellement toxiques qui peuvent quand même vous contaminer. C’est le cas si vous touchez un champignon vénéneux et que vous vous passez ensuite la main sur le visage ou dans les cheveux par exemple, ou bien si vous marchez dessus et que vous enlevez vos chaussures par la suite. Pour ces raisons, pensez à bien vous laver les mains en rentrant de balade.

Pensez également à vous munir du matériel adéquat : de la citronnelle contre les piqûres, une bouteille d’eau et un couvre-chef en cas de forte chaleur, des vêtements longs et couvrants (manches, bas de pantalon, éventuellement gants si vous prévoyez de beaucoup toucher les végétaux…), des bottes en cas de pluie, etc.

Pour éviter de vous perdre, restez près des chemins déjà tracés, ou ne vous éloignez pas de ceux que vous connaissez.

Précautions de pratique

On le répète encore : le Shinrin yoku ne peut en aucun cas remplacer un traitement médical pour les maladies graves ou nécessitant un traitement. Ce n’est pas une thérapie curative, mais un moyen de soulager son stress et de retrouver l’équilibre et l’harmonie intérieurs. En outre, tous les médecins ne sont pas convaincus par l’efficacité de cette méthode, notamment pour la réduction du cortisol produit.

Pour que le Shinrin yoku soit efficace, il faut le pratiquer autant que possible, et régulièrement. Les effets bénéfiques se font ressentir dès 20 minutes de marche en forêt. En général, on recommande au moins deux heures de pratique par semaine. L’idéal serait d’effectuer ces deux heures en une seule fois. D’ailleurs, certains stages organisent même des escapades qui durent plusieurs jours ! Evidemment, nous ne sommes pas tous identiques, donc la fréquence et l’efficacité de la pratique dépendront surtout de votre propre réceptivité. 

A chacun(e) sa technique

Nous allons nous pencher sur les diverses activités que le Shinrin yoku permet, afin que chacun(e) puisse trouver celle qui lui correspond le mieux. 

Il nous arrive à tous d’avoir des semaines chargées, et de devoir courir dans tous les sens en ayant l’impression de ne pas avoir une seule minute pour nous. Dans ce contexte, il semble tout à fait impossible de pouvoir débloquer deux heures entières dans notre emploi du temps pour prendre des bains de forêt. Heureusement, il existe plusieurs exercices différents, plus ou moins courts, qui peuvent s’adapter à divers laps de temps.

Laissez-vous guider 

Il existe en France nombres de stages de sylvothérapie, organisés par des coachs, des guides, des sylvothérapeutes, des « thérapeutes énergétiques »… Très répandus aussi à l’étranger, ce sont la plupart du temps des sorties communes lors desquelles un(e) professionnel(le) vous aide à ralentir, à vous connecter à la nature en ouvrant tous vos sens, et vous montre comment vous détendre et laisser la forêt vous aider. 

Ces séances peuvent également être individuelles, et dans ce cas on vous aidera à trouver un lieu qui vous conviendra parfaitement. 

Parfois, des programmes de Shinrin yoku proposent de réaliser des bilans de santé, avant et après la séance de Shinrin yoku, et un test psychologique avant. Ils servent, d’une part, à établir le programme qui vous sera le plus adapté, et d’autre part à en mesurer les effets après, pour le réajuster le cas échéant.

Méfiance cependant : vérifiez le sérieux et l’efficacité des organismes ou des personnes auxquelles vous faites appel. Il existe malheureusement de nombreuses escroqueries proposant des stages sans qu’aucun intervenant ne soit qualifié ni adéquat.

Le yoga

Comme nous l’avons vu dans une leçon précédente, le Shinrin yoku peut aussi bien s’effectuer dans une forêt que dans un parc en ville ou un jardin, pourvu que des arbres soient à proximité. Et vous n’êtes pas systématiquement forcé(e) d’enlacer un arbre ; ce qui compte, c’est d’en être entouré(e) pour en sentir les bienfaits.

Par conséquent, vous pouvez simplement choisir d’effectuer une séance de yoga au pied d’un arbre ou bien au milieu de plusieurs. Pour commencer, vous pouvez juste vous asseoir en tailleur et ouvrir vos sens. Puis vous pouvez effectuer quelques postures simples (le chat, le chien qui regarde en bas, la montagne, le guerrier 1 & 2, l’enfant…). Nul besoin de trésors de souplesse : l’important est de respirer à fond et de vous détendre, aussi bien au niveau des muscles que de l’âme.

Les balades

C’est l’activité la plus répandue. Elle est très simple et consiste uniquement à marcher en profitant de la forêt, et à s’arrêter de temps à autre afin de vous laisser envahir par ses bienfaits et son ambiance. Les maître-mots lors de cette activité sont : prendre son temps. Vous ne faites pas de randonnée, vous n’êtes pas chronométré(e). Vous devez vous laisser aller, simplement, et mettre tous vos sens à contribution pour découvrir et profiter de la forêt sous un nouveau jour. 

Pour les débutants, il est conseillé de marcher particulièrement lentement. Mais vous pouvez adopter l’allure que vous souhaitez, tant qu’elle vous convient et qu’elle vous permet d’apprécier le moment.

 Et bien d’autres encore

A vrai dire, la base du Shinrin yoku est de profiter des bienfaits des arbres et de la forêt. A partir de là, tant que vous respectez cette notion de détente et de lâcher-prise tout en mobilisant tous vos sens à 100%, vous pouvez pratiquer n’importe quelle activité qui vous fait plaisir. Laissez libre cours à votre imagination ! 

Voici quelques exemples d’autres activités possibles en forêt : 

Point important : n’oubliez pas de respecter la forêt. Elle vous accueille et vous offre moults bienfaits, donc soyez-vous aussi bienveillant(e) en retour : ne jetez rien dans la nature, en particulier vos mégots de cigarette, ne détériorez rien et ne cueillez pas à outrance les végétaux, ne détournez pas les petits cours d’eau, etc. 




Ces arbres qui vous veulent du bien

Bonjour, et bienvenue dans cette dernière leçon sur le Shinrin yoku ! 

Aujourd’hui, nous allons étudier l’action spécifique de plusieurs arbres sur notre organisme. En effet, chacun d’entre eux possède des vertus qui lui sont propres. Si vous cherchez à produire un effet particulier sur votre organisme, il serait probablement judicieux de choisir l’arbre correspondant lorsque vous pratiquez vos exercices de relaxation, que vous lisez, ou bien simplement pour faire la sieste sous son ombre. 

D’après le docteur Qing Li, expert mondial de Shinrin yoku, tous les végétaux agissent de manière bénéfique. Cependant, tous ne sont pas égaux. Par exemple, le cyprès est particulièrement puissant, car il diffuse davantage de phytoncides que les autres. Il ajoute que les bénéfices sont d’autant plus importants lorsque vous vous trouvez dans un endroit avec une forte concentration d’arbres.

Voici donc un aperçu des bienfaits des arbres les plus présents dans nos forêts françaises. Qui sait, peut-être vous découvrirez-vous même par la suite un arbre de prédilection ?

Chêne

Il passe pour être le roi de la forêt, et est l’arbre le plus répandu en France. Ses nombreuses vertus ont de tout temps été exploitées, à la fois dans le domaine de la santé, mais aussi de la construction navale, par exemple. 

Il procure force, énergie et confiance. Si vous vivez actuellement de grands changements qui vous stressent (déménagement, emploi, régime, arrêt du tabac…), il saura vous aider à les aborder en toute tranquillité.

Son écorce était auparavant très utilisée pour ses propriétés astingentes (assèchement des tissus, aidant à la cicatrisation), antiseptiques et anti-inflammatoires. Consommer ses bourgeons aide à améliorer le tonus général et sexuel. Ils sont cependant déconseillés aux femmes enceintes.

Sapin et pin

Arbre de Noël par excellence, le sapin vous permet de mieux respirer, et par là de vous détendre, de retrouver la paix intérieure et de mieux vous reposer. Ce n’est pas pour rien que les cercueils étaient faits de ce bois : afin d’assurer un paisible repos éternel aux morts…

Le pin, lui, éveillerait en nous des sentiments familiaux et amicaux, pour nous recentrer sur nos proches. 

Distillée, la sève de leurs bourgeons et aiguilles devient de la térébenthine, très efficace pour expectorer, soigner les brûlures, inflammations, blessures et infections, et soulager certaines douleurs articulaires (rhumatismes, arthrite). Ce sont de grands alliés pour lutter contre les maladies de l’hiver (rhumes, sinusites, etc.). 

Bouleau

Source de renouveau, cet arbre est particulièrement indiqué en cas de coup de fatigue ou de déprime. Il insuffle de l’énergie et de la combativité, aide à aller de l’avant et à progresser dans nos projets. Il insuffle motivation, douceur et enthousiasme.

Ses propriétés médicinales sont : antiseptique urinaire et rénal, diurétique, antispasmodique, hépatoprotection (pour le foie), antalgique, anti-inflammatoire et cicatrisation. Il peut aussi traiter la fièvre, les calculs, les crises de goutte et les œdèmes. 

Hêtre

Il est le symbole de l’énergie, de la mémoire et du savoir. Réputé pour aider à gagner plus de confiance en soi et de sérénité, c’est néanmoins un arbre très fragile, à l’écorce fine : la moindre entaille qui lui est faite constitue une voie d’accès privilégiée pour les bactéries. Il peut aussi vous aider à apprivoiser votre solitude et à en faire une force vectrice de liberté.

On recommande souvent de consommer ses faînes, qui sont antiseptiques, vermifuges, font baisser et combattent la fièvre. Avec, on soignait la malaria, le paludisme, la diarrhée, les parasites intestinaux. En compresse, ses feuilles soignent les démangeaisons cutanées. 

Attention : purgatif à haute dose, il peut devenir toxique s’il est surconsommé.

Châtaignier

Sa présence rassurante développe notre capacité d’adaptation, notre bonhommie et notre empathie, et engendre générosité, respect et attention envers tout ce qui nous entoure.

Il est particulièrement efficace pour détendre muscles et articulations, diminuer les douleurs dorsales, apaiser les troubles respiratoires (bronchite, toux, coqueluche, irritation de la gorge), lutter contre les diarrhées et apaiser les rougeurs cutanées en cataplasme.

Une fois cuits, ses fruits peuvent se déguster à volonté, pour le plus grand bonheur de tous. 

Tilleul

Autrefois, les amoureux venaient se jurer amour et fidélité sous ses feuilles, car il en est le garant. Il développe votre sensibilité, vous aide à vous débarrasser de vos idées noires et de vos sentiments négatifs (colère, rancune, jalousie, etc.), à sociabiliser, à vous ouvrir au monde qui vous entoure et à vous apaiser.

Connu pour ses effets tranquillisants, il aide à traiter les troubles nerveux (maux de tête, palpitations, crises d’angoisse, tension, anxiété, fatigue) ainsi que tous les troubles digestifs liés au stress. Il favorise le sommeil et facilite l’endormissement, tout en luttant contre le rhume, la fièvre et les démangeaisons de la peau.

Il est parfois recommandé dans le cadre d’un régime pour maigrir, et associé à d’autres traitements pour traiter l’hypertension, et les troubles de la thyroïde. Enfin, sa capacité à éliminer les toxines nocives est reconnue.

Sources : 

http://japanization.org/les-bains-de-foret-la-solution-sante-miracle-des-japonais/
https://www.franceculture.fr/sciences/de-cinq-sens-a-neuf-sens
https://nospensees.fr/laromatherapie-le-merveilleux-pouvoir-des-odeurs/
https://www.franceinter.fr/emissions/l-edito-carre/l-edito-carre-15-mars-2018
https://www.maxisciences.com/gout/l-importance-de-l-education-au-gout-pour-les-enfants_art1387.html
https://www.pourquoidocteur.fr/Articles/Question-d-actu/26254-Sylvotherapie-prudence-d-enlacer-arbre#targetText=Respirer%20l’air%20pur%2C%20marcher,qui%20peuvent%20provoquer%20des%20d%C3%A9mangeaisons.
https://www.psychologies.com/Therapies/Developpement-personnel/Methodes/Articles-et-Dossiers/Sylvotherapie-le-pouvoir-bienfaisant-des-arbres/Shinrin-yoku-comment-profiter-des-bienfaits-du-bain-de-foret

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gomme arabique

Gomme arabique – bienfaits, propriétés, où en trouver

By Alimentation, dans le corps

Gomme arabique – bienfaits, propriétés, où en trouver

gomme arabique

Qu’est-ce que c’est?

La gomme arabique aussi appelée gomme d’acacia est un exsudat de sève provenant d’arbres d’acacia. La sève liquide s’écoule à la suite d’une incision dans l’arbre et se solidifie par séchage au contact de l’air. 

La gomme arabique est principalement récoltée en Afrique saharienne.

Cette substance est comestible et est très répandue dans l’industrie agroalimentaire, où elle est utilisée comme gomme naturelle.

C’est sous le code européen E414 que se cache la gomme arabique en tant qu’émulsifiant et épaississant. On la retrouve en tant qu’additif dans de nombreux produits tels que les sodas, les sirops, les bonbons…

Elle est composée d’une chaîne de polysaccharides et est particulièrement riche en fibres.

La substance végétale peut également être utilisée dans d’autres secteurs que celui de l’industrie agroalimentaire. Elle sert dans des mélange de chaux ou pour imperméabiliser les toits en chaume. En Afrique de l’ouest elle est notamment employée pour certains textiles.

Outre l’usage industriel et alimentaire de la gomme arabique, elle peut également être mise en oeuvre à des fins artisanales ou médicinales.




Histoire

Déjà au temps des Egyptiens, la gomme était connue, et utilisée notamment pour les bandages des momies.

Il faudra attendre le XVème siècle pour que les européens la découvrent sur les côtes du Sénégal et de la Mauritanie actuelle. Cette découverte donne lieu à une “guerre de la gomme” au XVIIIème siècle permettant à la France d’obtenir le monopole du commerce de la gomme sur la côte ouest africaine.

À l’aube du XXème siècle, l’Angleterre et la France sont les deux grands puissances coloniales qui profitent de ce commerce.

Aujourd’hui largement utilisée dans l’industrie, elle n’est pas encore très répandue dans les foyers occidentaux. Malgré ses vertus, les usages de la gomme d’acacia sont encore méconnus.

Bienfaits et propriétés

gomme arabique bocal

La gomme arabique possède de nombreuses propriétés traditionnellement reconnues. La communauté scientifique quant à elle tend progressivement à se pencher sur les vertus de cette substance.

Propriétés nutritionnelles

Grâce à ses fibres naturellement présentes dans la gomme, ce produit améliore les fonctions du transit intestinal. L’ Avis de l’ANSES de 2001 met en avant l’activité prébiotique de la gomme ainsi que sa capacité à réguler certaines fonctions de l’organisme. Elle est soluble et de faible viscosité, permettant une dégradation complète par le microbiote intestinal.

Les fibres retrouvées dans la gomme ont un effet satiétogène. Sa consommation permet de limiter la prise alimentaire. Ainsi, la gomme arabique pourrait être indiquée pour aider à perdre du poids. 

Propriétés antimicrobiennes

Bien que les vertus antimicrobiennes ne soient pas bien comprises à ce jour, des études ont montré que la gomme arabique inhiberait les micro-organismes tout en permettant d’améliorer les chances de survie lors de maladies (Ballal, 2011). 

Diabète

En cas de diabète, des études sur des rats ont montré que combiner la gomme arabique et l’insuline était efficace pour réduire les effets du diabète (Babiker, 2018).  La gomme arabique apparaît comme une alternative sérieuse pour lutter contre le diabète de type II.




Améliore les fonctions rénales

Si les études sur cette hypothèse manquent encore, la gomme d’acacia pourrait aider à lutter contre les affections rénales (Al Za’abi M, 2018) dues au diabète.

Aide à la cicatrisation

La gomme arabique entre dans la composition de nombreux soins améliorant la cicatrisation en cas de blessures (Bhatnagar, 2013).

Soulage les maux de gorge

On confère à la gomme arabique des propriétés anti-inflammatoires. De par ses propriétés bactériostatiques et immunologiques, la gomme d’acacia permet de lutter contre les maux et affections hivernales. En sirop ou en étant mâchée, la gomme d’acacia est un remède de grand-mère contre les maux de gorge.

Soin pour la peau 

La gomme d’acacia prévient la déshydratation de la peau et est particulièrement efficace contre les sécheresses cutanées. Elle protège les peaux fatiguées et permettrait même de lutter contre les effets du vieillissement de la peau.

En gel, en crème ou sous forme liquide, la gomme arabique est un ingrédient de choix pour les produits de beauté naturels.

Absorbe l’humidité à la maison

Outre ses vertus pour la santé, la gomme arabique possède la capacité d’absorber l’humidité

Dans une pièce humide, il est ainsi possible de déposer quelques cristaux de gommes arabique parfumée ou non. Pour lutter contre les moisissures, elle peut également réduire l’humidité dans des armoires de vêtements par exemple.

La Gomme d’acacia et l’environnement

arbre gomme arabique

La production de gomme d’acacia a des effets positifs au niveau environnemental mais aussi sociétal. 

L’acacia est un arbre très résistant qui pousse parfaitement bien dans les régions arides du Sahel. Les racines de l’acacia sont vertueuses pour le sol, permettant de l’enrichir pour l’agriculture. 

Sa production permet notamment de lutter contre la désertifications de la région par ses bienfaits pour le sol et en retenant les populations qui vivent de cette agriculture.

La mise en place de production de gomme arabique permet en effet aux populations rurales de conserver leur travail non loin de leur habitat.

Contre-indications

Des cas d’allergies à la gomme arabique ont été observés. 

Sèche, la gomme est très dure et elle doit être humidifiée par la salive avant d’être avalée. Elle est interdite dans certaines confiseries à cause du risque d’étouffement pour les enfants ou les personnes âgées.

En cas de consommation excessive, la gomme arabique risque de donner des flatulences et des sensations de gênes (ballonnements…). 

Les vertus médicinales évoquées tout au long de l’article sont indicatives et encore en études dans beaucoup de cas. La gomme arabique ne se substitue aucunement à un mode de vie sain et une bonne hygiène de vie. Pour plus d’informations concernant la gomme arabique, il est nécessaire de se tourner vers un professionnel de santé (naturopathe, médecin…).

Comment l’utiliser?

La gomme arabique se présente généralement sous forme de poudre ou de cristaux. 

Elle est réputée de moins bonne qualité sous sa forme pulvérulente mais est plus facile à utiliser et doser.

Sous forme de cristaux, la gomme arabique est de meilleure qualité mais doit être diluée à chaud dans de l’eau ou broyée avant d’être utilisée en pâtisserie par exemple.

La gomme arabique est plutôt neutre en goût. Cela permet de pouvoir l’inclure tranquillement dans les préparations culinaires.

En pâtisserie

Grâce à ses propriétés émulsifiantes et épaississantes, la gomme arabique est un ingrédient incontournable pour toutes sortes de pâtisseries:

  • Guimauves, 
  • Loukoums,
  • Pâtes de fruits,
  • Cornes de gazelle.

Traditionnellement, la gomme arabique était mâchée pour en extraire tous les bienfaits pour la santé. 

Appliquée sur les gencives et les dents, la poudre de gomme pourrait améliorer l’hygiène dentaire.

Il est également possible de confectionner des décoctions naturelles à base de gomme arabique afin de calmer les maux de gorges. Consommée oralement, la gomme arabique pourrait également favoriser la digestion. Pour cela, il est possible de diluer quelques grammes de gomme dans de l’eau chaude (additionnés ou non de thé) ou simplement de la mâcher.

En cas d’inconfort intestinal, il ne faut pas hésiter à diminuer les doses par prises.




Où en trouver?

La gomme arabique est disponible à la vente sur internet ou dans les épiceries orientales.

Pour conclure…

Aussi appelée poudre d’or, la gomme arabique est aujourd’hui essentiellement utilisée dans l’industrie (agroalimentaire, bâtiment, textile…). Néanmoins, il ne faut pas en bouder les vertus médicinales et son utilisation maison puisqu’elle possède de nombreuses vertus.

Si sa vente se restreint aujourd’hui à des sites internet ou magasins spécialisés dans les produits orientaux, elle peut être utilisée par toute la famille dans la limite d’une consommation raisonnable. 

Sources

https://www.francetvinfo.fr/sante/alimentation/alimentation-les-secrets-de-la-gomme-arabique_2144086.html
https://www.aroma-zone.com/info/fiche-technique/gomme-acacia-ou-arabique-aroma-zone
https://www.youtube.com/watch?v=Uw-2yHASpF8
http://www.additifs-alimentaires.net/E414.php
https://www.mesepices.com/mes-condiments/aides-culinaires/gomme-arabique.html
https://www.quechoisir.org/comparatif-additifs-alimentaires-n56877/e414-gomme-d-acacia-gomme-arabique-p223633/
http://www.sossahel.org/wp-content/uploads/2018/05/Dossier-GommeBDVF.pdf
https://jardinage.lemonde.fr/dossier-1397-deshumidificateur-solutions-contre-humidite-maison.html
https://www.drugs.com/npp/acacia-gum.html#24022265

A propos de l’auteur

“Après des études de cuisine et en vertu de l’amour qu’elle porte pour la gastronomie, Léonne Thellier se prend de passion pour l’aspect bien-être et santé du secteur et entame une formation d’ingénieur “alimentation et santé” en apprentissage.
Persuadée de l’importance d’une cuisine saine pour le corps et l’esprit, elle essaye tant bien que mal de ne pas traumatiser son entourage par son côté food-maniac.

Toujours à l’affût de bons plans, elle aime voyager, faire des rencontres, et découvrir de nouvelles cultures culinaires. Léonne aime se fixer des objectifs et les atteindre. Déracinée de sa vallée de la Loire natale, elle poursuit son parcours professionnel entre la Picardie et la région Centre.”

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