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La cuisine italienne ? Mamma mia, quel plaisir !

By Alimentation

La cuisine italienne ? Mamma mia, quel plaisir !

Aujourd’hui, la cuisine italienne est partout. Pizza, risotto, bruschetta, cannelloni, lasagnes… Tous ces noms nous font saliver d’avance, tant la gastronomie de nos voisins transalpins est réputée pour sa générosité et sa gourmandise. Mais saviez-vous qu’en plus d’être un vrai délice pour nos papilles, elle est également très bonne pour la santé ?




Le régime méditerranéen, un allié bien-être insoupçonné

Qui n’a jamais entendu parler de la « diète méditerranéenne » ? Ce régime alimentaire traditionnel est en effet fréquemment plébiscité par les nutritionnistes et autres professionnels de santé, car de nombreuses études prouvent qu’il possède des vertus diététiques multiples et variées.

Ce qui caractérise le régime méditerranéen, c’est son abondance de fruits, de légumes, de légumineuses, d’herbes aromatiques, de noix et de céréales, consommés quotidiennement, associés à une faible consommation de viande rouge et à une consommation modérée de poisson (environ deux fois par semaine). Ainsi, les bienfaits de cette alimentation spécifique seraient :

  • La prolongation de l’espérance de vie de manière qualitative
  • L’amélioration de la forme physique de façon générale
  • La réduction des troubles cardio-vasculaires, en permettant par exemple de mieux contrôler la glycémie
  • La prévention du surpoids
  • La limitation de l’apparition et de l’aggravation de maladies neuro-dégénératives (Parkinson, Alzheimer), en diminuant les risques de petits accidents cérébraux qui fatiguent et abîment le cerveau
  • Une augmentation de la fécondité

Or, la cuisine italienne repose en très grande partie sur le régime méditerranéen : ils ont en effet en commun l’utilisation de produits frais (légumes, poissons, céréales, herbes aromatiques, huile d’olive, œufs…), auxquels les italiens rajoutent d’autres ingrédients, comme la charcuterie et le fromage par exemple.

La structure d’un repas italien

repas italien

Pour comprendre pourquoi la cuisine italienne est bonne pour le moral et la santé, étudions tout d’abord le déroulement d’un repas italien ; puisque contrairement à ce que l’on pense, celui-ci ne se limite pas à notre traditionnel entrée-plat-dessert français.

En tout premier, on déguste les antipasti. Ce sont des hors d’œuvre, qui peuvent être très différents : la plupart du temps, ils sont composés de charcuterie italienne (copa, jambon de parme, mortadelle, salami…). Mais ils peuvent aussi être composés de fromage italien (mozzarella surtout) avec des légumes crus, marinés ou cuits, (tomate, poivrons, aubergines marinés à l’huile d’olive…), ou encore avec des produits de la mer (anchois, poulpes marinés).

Ensuite vient le primo piatto, le premier plat. En général, ce sont des pâtes (spaghetti, lasagnes, ravioli, pennes, tagliatelles, etc.) Mais il peut s’agir aussi de gnocchi (des petites boulettes de pomme de terre ou de semoule de blé), d’un risotto, ou encore d’un potage (on fait cuire des pâtes dans un bouillon) ou d’un minestrone.

Puis c’est au tour du secondo piatto, le second plat, qui constitue le plat de résistance. C’est à ce moment du repas que l’on sert de la viande ou du poisson (fritto misto, ossobucco, escalope saltimbocca, vitello tonnato…), accompagné(e) d’un contorno (une garniture de légumes, qui est servie à part).

Les aliments suivants sont les formaggio, les fromages. Bien sûr, on y retrouve les plus connus des fromages italiens (gorgonzola, parmesan, mozzarella, etc.), mais aussi d’autres fromages moins célèbres, qui gagnent pourtant à être découverts (burrata, pecorino, provolone, etc.).

Enfin arrivent les dolci, les desserts, parmi lesquels on retrouve bien sûr le panettone, le tiramisu ou encore la panna cotta, les plus illustres desserts italiens. Mais la cuisine italienne est infiniment vaste, et chaque région possède ses propres spécialités, comme les sabadas, les gâteaux à la ricotta ou les pandoros par exemple.

Pour parachever ce repas, on peut finir par un caffé expresso ou une liquore (limoncello, grappa, amaro).




Focus sur ces aliments qui nous font du bien

La cuisine italienne a cette capacité intéressante d’allier l’esthétique, à travers les couleurs et formes de ses multiples plats, à l’utilité et à la nécessité, en nous procurant toutes les substances dont nous avons besoin pour notre bien-être.

  • Les légumes et les fruits apportent toutes sortes de vitamines nécessaires à une bonne santé.
  • Les épices : non seulement elles permettent de relever délicatement le goût des aliments qu’elles accompagnent pour les mettre en valeur, mais elles sont aussi un moyen d’utiliser moins de sel, qui, consommé trop souvent et en trop grandes quantités, est très mauvais pour la santé.
  • Les herbes fraîches et aromatiques, dont les propriétés naturelles favorisent le bon fonctionnement du métabolisme (transit, digestion).
  • L’huile d’olive : ingrédient fondamental et essentiel en Italie, elle est faible en acides gras saturés mais riche en acides gras mono-saturés, en polyphénols et en vitamine E, excellents pour la santé.
  • Les condiments (ail, oignons), loués par les nutritionnistes car ils sont particulièrement utiles au système cardio-vasculaire (fluidification du sang, antioxydant, etc.).
  • Les féculents : peu caloriques, ils sont riches en glucides et en fibres, et donnent de l’énergie pour la journée.
  • Les céréales, graines, noix et légumineuses, qui contiennent beaucoup de protéines, minéraux, vitamines, et fibres.

Mais rappelez-vous surtout que ce qui rend les repas italiens aussi exceptionnels, c’est le temps que l’on y accorde.  En effet, il faut prendre le temps : bien mastiquer et déguster ce que l’on porte à sa bouche. Les italiens savourent chaque seconde passée à table, et c’est peut-être là le vrai secret de leur santé…

Il n’y a donc plus qu’une seule chose à dire désormais : a tavola et buon apetito !

Sources

https://guide.michelin.com/fr/fr/article/features/le-repas-italien-traditionnel
https://www.italie-voyage.com/bienfaits-cuisine-italienne.php

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Les désherbants naturels, pour nettoyer son jardin tout en respectant la nature

By Plantes et Jardin

Les désherbants naturels, pour nettoyer son jardin tout en respectant la nature

Vous en avez assez de ces mauvaises herbes qui envahissent vos jardins et étouffent vos plantes ? Vous n’avez plus le temps d’arracher chacun de ces indésirables à la main ? Vous voudriez un produit qui vous aide, mais vous ne voulez plus vous ruiner et avez des scrupules écologiques ? Ne cherchez plus : le désherbant naturel est fait pour vous.




Pourquoi passer au naturel ?

 Les désherbants chimiques incarnent la facilité. Certes, ils sont efficaces, mais voilà justement leur gros inconvénient : ils détruisent tout. Car ces « mauvaises » herbes, comme on les appelle, ou « adventices », sont avant tout des plantes sauvages qui contribuent à la biodiversité de nos jardins. Vous pouvez donc vous débarrasser de certaines herbes indésirables mais pas de toutes, car elles sont nécessaires, notamment pour les insectes qui s’en nourrissent, voire y vivent. 

En outre, ils contaminent les nappes phréatiques, tuent les insectes et micro-organismes, polluent l’environnement et les sols, et sont toxiques pour vous et vos animaux de compagnie. En bref, ils sont affreusement nocifs. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que l’OMS a classé la plupart comme « cancérogènes probables », et que la loi Labbé de 2019 interdit aux établissements publics et à l’Etat de vendre des produits à base de pesticides chimiques de synthèse. 

Si malgré tout vous souhaitez vous débarrasser de ces herbes, il existe des solutions qui coûtent moins cher, à la fois pour votre porte-monnaie et pour l’environnement. 

Le vinaigre blanc comme désherbant naturel

vinaigre blanc

Le vinaigre blanc contient de l’acide acétique, qui agit comme un herbicide, c’est-à-dire qu’il brûle les parties émergées des mauvaises herbes. Une fois quelles auront jauni, vous n’aurez plus qu’à les arracher. Même les plus résistantes ne perdureront pas.

Néanmoins, le vinaigre blanc reste un produit industriel, même s’il est utilisé dans de nombreuses recettes de grand-mère. Autrement dit, il ne faut pas en abuser : une quantité de vinaigre blanc trop importante peut acidifier le sol et la vie microbiologique, et donc modifier la fertilité du milieu. Voilà pourquoi il est absolument essentiel de le diluer et de l’utiliser uniquement avec un pulvérisateur.

De même, évitez de l’utiliser dans vos potagers et vos massifs. En fait, il convient mieux aux terrasses, allées, murs, et d’une manière générale aux sols où vous ne prévoyez pas de faire de culture.

Les recettes de désherbants à base de vinaigre blanc divergent, notamment au niveau de la quantité utilisée. Voici plusieurs propositions : 

  • Mélangez à proportions égales du vinaigre et de l’eau (1 dose de vinaigre = une dose d’eau), et pulvérisez le mélange sur les plantes que vous voulez arracher.
  • Ajoutez à 5 litres d’eau 1 kilo de sel iodé et 200 ml de vinaigre blanc puis pulvérisez. 
  • Incorporez 2 cuillères à café de savon noir à 1 litre de vinaigre, diluez dans un pulvérisateur et utilisez-le.

De préférence, pulvérisez ces mélanges par une matinée ensoleillée ; l’effet du vinaigre sera accentué, et vous éviterez que la pluie ne disperse le vinaigre et le sel, qui peuvent stériliser les sols. En outre, la chaleur du soleil aide le vinaigre à s’évaporer, pour éviter de trop endommager la terre. 

Le bicarbonate de soude comme désherbant naturel

De même, le bicarbonate  de soude est à utiliser plutôt sur des sols sans culture, car il peut facilement tuer vos légumes et/ou vos fleurs. L’avantage est qu’en plus de désherber, il freine également la repousse des adventices.  

Vous pouvez saupoudrer directement le bicarbonate sur l’endroit que vous souhaitez désherber, et laisser ensuite la rosée se charger d’en dissoudre les grains. D’autres préfèrent le mélanger à de l’eau, chaude de préférence, et pulvériser le mélange ensuite.

Une seule limite fondamentale : qu’importe la méthode, vous devez absolument respecter la dose maximale prescrite, soit 20 grammes de bicarbonate pour 1m². Il est dangereux d’en mettre davantage.

Deux à trois fois par an, de préférence en été et en automne, sont largement suffisantes.

Le purin d’ortie

Le purin d’ortie, s’il peut être très efficace, est à utiliser avec beaucoup de précautions, car il peut également s’avérer redoutable, puisqu’il constitue aussi un excellent engrais ; il ne faut donc pas se tromper sur les doses, sous peine de voir se produire l’effet exactement inverse de celui que vous désiriez. De plus, il est extrêmement riche en azote, et peut finir par devenir toxique pour les plantes et par gorger les sols de nitrates, ce qui est très néfaste. Il faut donc en utiliser de petites quantités, surtout lorsqu’il est pur.

Pour fabriquer votre purin, prenez entre 1 et 2 kg de feuilles d’ortie, coupez-les en morceaux et mélangez-les à 10 litres d’eau (de pluie, de préférence) dans un récipient couvert, mais pas totalement fermé. Laissez-le fermenter pendant 15 jours environ. La fermentation se traduira par la formation de petites bulles dans le liquide. Mélangez votre préparation une fois tous les jours. Passées les deux semaines, filtrez le liquide et versez-le sur les herbes que vous voulez détruire. N’en versez pas sur vos légumes.

La préparation de ce mélange dégage de très mauvaises odeurs, d’où son nom de « purin ». Essayez donc au maximum de vous éloigner de votre maison pour le concocter, afin de ne pas être incommodé(e) par l’odeur. 

Petite astuce : après avoir filtré votre préparation, vous pouvez récupérer les feuilles d’orties pour les ajouter à votre compost, pour accélérer la décomposition de la matière organique.




Le purin d’angélique

Voilà un désherbant que vous pouvez enfin utiliser sur vos parterres de fleurs et potagers. Comme le vinaigre blanc, le purin d’angélique va brûler la partie aérienne des mauvaises herbes, que vous n’aurez plus qu’à arracher pour en extraire les racines.

Le processus est le même, avec les quantités suivantes : 1kg d’angélique fraîche (feuilles et fleurs) pour 10 litres d’eau. Laissez ensuite fermenter pendant 2 à 3 semaines.

Une précision supplémentaire : pour plus d’efficacité, et de même que pour les préparations naturelles à base de plantes, le purin d’angélique s’utilise frais. Mais vous pouvez le stocker quelques temps dans un récipient opaque pour une meilleure conservation.

A noter : comme pour le purin d’ortie, il est préférable d’utiliser de l’eau de pluie. Si néanmoins l’eau que vous utilisez vient du robinet, le mieux est de la laisser reposer 48h à l’air libre afin de laisser le chlore s’évaporer, pour qu’il n’empêche pas le processus de fermentation.

L’eau de cuisson des pommes de terre ou des pâtes

eau de cuisson des pates

Cette technique est très utilisée pour se débarrasser des mauvaises herbes entre les dalles des allées, dans les cours, sur une terrasse… Et particulièrement efficace pour se débarrasser des mousses. 

Qu’elle soit salée ou non, l’eau de cuisson en général est très efficace pour désherber.  Mais l’eau de cuisson des pommes de terre et des pâtes est particulièrement puissante, car l’amidon qu’elle contient est néfaste pour les plantes. Le sel, quant à lui, brûle la racine des herbes indésirables.

Prenez garde cependant à ne pas en verser sur les plantes que vous souhaitez conserver. En outre, le sel, désherbant très efficace, est néfaste en trop grande quantité, car il attaque la micro biodiversité.

Son emploi est très facile : dès que vous avez fini de faire cuire vos aliments, précipitez-vous dans votre jardin pour verser l’eau encore bouillante sur les adventices.

Mais faites attention à ne pas vous blesser en vous brûlant la main ou les pieds, par exemple. Manipuler des ustensiles et de l’eau très chauds pouvant en effet s’avérer risqué, cette astuce est à éviter pour les maladroits !

La cendre et la chaux

Cet engrais naturel-ci va faire le bonheur de votre gazon ou de votre pelouse. En effet, s’ils sont infestés de mousse, vous n’avez qu’à saupoudrer de la cendre de bois sur les zones concernées pour désherber. La terre devient plus acide, et la mousse disparaît. Voilà pourquoi il ne faut pas non plus en répandre trop, trop souvent, au risque de déséquilibrer complètement l’équilibre naturel.

Par ailleurs, vous ne pouvez pas utiliser n’importe quelles cendres. En effet, si vous avez fait brûler des cagettes, veillez bien à ôter les agrafes des cendres. Faites attention aussi à enlever les gros morceaux de charbons qui n’ont pas été consumés. De plus, n’utilisez pas les cendres si le bois que vous avez fait brûler était traité, peint, vernis, contreplaqué, ou bien si vous avez utilisé un allume-feu chimique. 

Lorsque vous utilisez cette technique, veillez à bien rester sur la zone concernée. Vous pouvez aussi mélanger de la chaux à la cendre pour plus d’efficacité et pour des zones plus étendues. Petit plus : la chaux peut aussi empêcher la repousse, et peut être utilisée dans les allées et autour des terrasses.

Dans les deux cas, il ne faut pas utiliser cette méthode plus de deux fois par an et par zone. 




L’engrais vert

Certaines plantes sont connues parce qu’elles poussent rapidement et libèrent des substances qui sont nocives pour les plantes indésirables. On les appelle « engrais vert », ou « plantes tapissantes » pour certaines. C’est le cas par exemple des suivantes : 

  • Les œillets d’Inde, les roses d’Inde et les soucis, efficaces contre le chiendent.
  • Le sarrasin, dont les racines dégagent des substances empêchant les graines des mauvaises herbes de pousser. 
  • Le genévrier ou le santolin, qui cachent la lumière et gênent la pousse des herbes indésirables
  • La phacélie, le trèfle, la moutarde, qui produisent un feuillage et des racines si fournis et épais qu’ils contrarient le développement des adventices. 
  • Les cistes, dont les feuilles mortes tapissent le sol et empêchent toute mauvaise pousse. 

Le paillage

Le paillage n’est pas un désherbant à proprement parler, mais il permet d’empêcher la pousse et la croissance des mauvaises herbes. Et vous pouvez lui aussi l’utiliser dans votre potager et autour de vos plantes et de vos fleurs.

Le principe de cette méthode est de recouvrir le sol d’une couche de matière biodégradable. Ainsi, les mauvaises herbes, privées d’eau et de lumière, ne peuvent pas se développer. En outre, le paillis empêche l’évaporation de la rosée.

D’abord, vous devez bien biner la terre que vous prévoyez de recouvrir, et arracher soigneusement les herbes indésirables. Ensuite, déposez-y au moins 5cm (vous pouvez aller jusqu’à 10cm) de paillis.

Le paillis peut être fait en récoltant l’herbe de tonte, des écorces,  du compost, des copeaux de bois, de la paille, du lin, des fibres de chanvre, des ardoises… etc.

Le printemps est la meilleure saison pour l’utiliser, car la terre a bien commencé à se réchauffer. Si vous le faites en plein été, n’oubliez pas d’arroser la terre avant de la recouvrir de paillis.

Les désherbeurs thermiques

Ce sont des appareils qui vont libérer une chaleur très intense, que vous pourrez diriger vers les herbes que vous voulez faire disparaître. Les cellules de la plante, agressées, vont se dessécher et la plante va faner en quelques jours, y compris sa racine. Plus les adventices seront jeunes, plus il sera efficace.

Néanmoins, certaines plantes très résistantes (chiendent, plantes rampantes, plantes à racines pivot comme le pissenlit) nécessiteront un deuxième passage une dizaine de jours après le premier.

Cette technique ne pollue pas les sols, et peut être utilisée par n’importe quel temps. Mais elle est surtout prévue pour les allées, bordures ou terrasses. La zone de diffusion n’étant pas parfaitement précise, il est plutôt risqué de l’utiliser près de vos fleurs ou dans votre potager. Il peut aussi y avoir des restrictions en été dans les zones à fort risque d’incendie, donc renseignez-vous au préalable. 

A noter : les machines qui existent actuellement consomment de l’électricité, ou bien fonctionnent au gaz et rejettent du CO2. Ce n’est donc pas écologique à 100%… 

Les faux semis

Voilà une astuce assez retorse : elle consiste à stimuler la pousse des mauvaises herbes au printemps et à la fin de l’été, pour les arracher une fois qu’elles seront bien visibles. Ainsi, vos plantes pourront pousser en étant moins gênées.

Une quinzaine de jour avant le véritable semis, préparez la terre comme si vous vous apprêtiez à semer vos plantes en décompactant et émiettant. Si besoin, rajoutez du compost un mois avant le faux semis. Avec les premières pluies apparaîtront les premières herbes. Creusez quelques centimètres, et vous verrez les germes déjà bien développés des plantes qui ne sont pas encore visibles en surface. Ratissez en surface pour les enlever en veillant à ne pas faire remonter de nouvelles graines. 

Votre terre peut ensuite accueillir vos vrais semis, sans autre manipulation.

L’huile essentielle de basilic

A la fois désherbant et insecticide, il vous suffit d’en verser quelques gouttes dans votre arrosoir avant d’asperger les indésirables. 

Pour conclure : le sel, un vrai faux-ami

Le sel et le gros sel sont souvent utilisés pour lutter contre les mauvaises herbes, mais ils sont dangereux car ils stérilisent les sols et déstabilisent l’équilibre de la micro biodiversité. En outre, ils ne brûlent parfois pas la racine, donc leur efficacité est limitée.

Cette méthode est par conséquent à privilégier pour les interstices sols/murs ou pour des cours et allées pavées. Evitez au maximum de l’utiliser sur des sols fertiles.

Sources

https://jardinage.lemonde.fr/dossier-636-fabriquer-desherbant-100-naturel-eau-vinaigre-sel.html
https://positivr.fr/desherbant-naturel-recettes/
https://www.je-desherbe.com/desherbant-naturel/
https://monjardinmamaison.maison-travaux.fr/dossiers/conseils-jardinage/best-of-2019-idees-et-conseils-pour-le-jardin/8-idees-de-desherbants-naturels-116523.html#item=7
https://www.consoglobe.com/fabriquer-desherbant-ecolo-3168-cg/2
https://jardinage.lemonde.fr/dossier-842-desherbeur-thermique-desherbage-sans-polluer.html
https://www.gerbeaud.com/jardin/jardinage_naturel/faux-semis.php

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marc de café

Le marc de café, cet ingrédient qui vous veut du bien

By Alimentation, Maison, Soins

Le marc de café, cet ingrédient qui vous veut du bien

marc de café

Connaissez-vous la cafédomancie ? C’est un art très ancien, qui consiste à lire l’avenir dans le marc de café, en fonction des traces qu’il laisse dans le fond d’une tasse ou d’une assiette. Si malheureusement, il n’est pas encore tout à fait question ici de vous donner les clefs pour deviner les prochains numéros gagnants du loto, vous allez néanmoins pouvoir découvrir ses nombreuses vertus pour améliorer votre bien-être tout en restant naturel(le).




Qu’est-ce que c’est ?

En 2018, une étude de l’Ifop a démontré que 83% des français buvaient du café, soit 8 français sur 10. L’une des principales raisons de cet engouement étant qu’il permet de décupler notre énergie le matin. En outre, une fois consommé, le café peut être réutilisable, puisque son marc possède bien d’autres vertus : la caféine est par exemple un ingrédient utilisé dans de nombreux produits esthétiques.

Plus particulièrement, le marc de café est le résidu, sous forme d’une petite poudre, qui subsiste après que vous ayez fait infuser votre café. Bien souvent, on le jette sans même y faire attention une fois le café consommé. Pourtant, il recèle de nombreuses surprises, et on peut l’employer de bien des façons.

Un allié beauté surprenant 

L’une des premières utilisations du marc de café est esthétique. On lui attribue en effet des propriétés vivifiantes, anti-oxydantes et anti-inflammatoires, notamment parce qu’il est extrêmement riche en nutriments (potassium, phosphore). Et comme il a un pH proche de celui de la peau (environ 6), on peut l’appliquer directement dessus pour lui redonner éclat et fermeté. Voici quelques astuces beauté : 

Exfoliation et gommage

Sous la douche, vous pouvez l’appliquer directement sur la peau de votre corps et masser en faisant de petits cercles, à la main ou bien avec un gant. Si le contact un peu rugueux du marc vous déplaît, vous pouvez le mélanger à du savon avant de l’appliquer, ou encore directement créer votre propre composition en ajoutant l’équivalent d’un demi-verre dans votre bouteille de gel douche, ou bien en l’incorporant à de l’huile végétale par exemple. Même si vous sentez moins les grains sur votre peau, le gommage sera tout aussi efficace. Ensuite, vous pourrez rincer à l’eau claire. Pour une efficacité optimale, il est conseillé de s’exfolier une fois par semaine.

Par ailleurs, la peau du visage, elle, est plus fragile. Elle sera donc plus facilement agressée, voire blessée. Vous pouvez par conséquent mélanger le marc avec un peu de miel ou d’amande douce par exemple. Il faut laisser poser le masque environ une à deux minutes, puis le rincer à l’eau claire. Vous pouvez le faire une fois ou deux par semaine pour redonner à votre peau un très bel éclat.

 Les coudes et les pieds

Ces deux parties du corps sont connues pour être particulièrement rugueuses. Ainsi, vous pouvez insister en les massant plus longtemps, puis en appliquant une crème hydratante après vous être séché(e). Libérée de ses peaux mortes et hydratée en profondeur, votre peau retrouvera toute sa douceur.

Anti cellulite

Associé à un massage, le marc de café est redoutablement efficace pour vous débarrasser de votre peau d’orange. Par son action tonifiante, il permet une meilleure circulation du sang sous votre peau et de supprimer ces fameux et indésirables capitons (amas graisseux dans les tissus).

Quotidiennement, vous pouvez mélanger votre marc à de l’huile végétale (olive, argan ou coco par exemple) en insistant sur les zones concernées. Vous pouvez vous masser, toujours en faisant de petits cercles, et en appuyant fermement, mais sans trop exagérer. Il est déconseillé de le faire sur la poitrine cependant, car la peau y est plus fine, et donc beaucoup plus sensible. Ensuite, vous pouvez rincer.

Certain(e)s vont même plus loin, en étalant leur mélange sur une feuille de cellophane avant d’envelopper les parties de leur corps à traiter, ou bien en enveloppant directement la zone concernée. Laissez reposer le mélange quelques minutes, puis rincez.




Anti cerne

En plus de son effet tenseur, le marc de café est un décongestionnant très efficace. Non seulement il peut aider à masquer les cernes, mais aussi les yeux gonflés à cause de la fatigue.

Prenez une cuillère à café de marc, et mélangez-la à une cuillère de fromage blanc ou de yaourt bio et ajoutez quelques gouttes de citron. Pour un maximum d’efficacité, il est conseillé de le placer au réfrigérateur pendant deux heures environ. Puis vous pouvez l’appliquer autour de vos yeux (attention à ne pas vous en mettre dans les yeux !), le laisser poser quelques instants (entre 5 et 15 minutes), puis le rincer délicatement avec un coton imbibé d’eau tiède. Prenez garde à ne pas irriter votre peau, qui est très fragile sur cette partie du visage.

Une autre alternative peut être de mélanger une cuillère de marc à café avec un blanc d’œuf et du miel, pour la même utilisation.

Eclat des cheveux 

Attention, pour cette propriété-ci, le marc à café n’est à utiliser QUE sur des cheveux foncés. Il peut en effet assombrir vos cheveux dans le cas contraire. 

Il existe plusieurs techniques : certain(e)s utilisent le marc pur, éventuellement en le mouillant un peu, pour se masser le cuir chevelu en insistant bien sur les racines, après s’être lavé les cheveux. D’autres l’utilisent comme après-shampoing : dans ce cas, vous pouvez mélanger le marc à du miel ou bien à de l’huile adaptée à vos cheveux. D’autres encore le mélangent directement à leur shampoing pour à la fois se laver les cheveux et se masser le cuir chevelu.

Vous pouvez aussi, après le massage simple, choisir d’utiliser une crème de soin spéciale pour les cheveux. En tous les cas, n’oubliez pas de réaliser un deuxième après-shampoing ou lavage, afin de vous débarrasser de toute mauvaise odeur éventuelle et d’évacuer tous les résidus de café. 

Votre chevelure sera ainsi débarrassée de ses dépôts, votre cuir chevelu sera purifié et tonifié, et vos cheveux seront plus éclatants et doux que jamais. En outre, leur couleur foncée sera ravivée, pour révéler de magnifiques reflets.

Il est recommandé d’utiliser le marc au moins une fois par semaine sur vos cheveux.

Bonus

Le marc de café a également des effets anti âge, puisqu’il raffermit la peau et ravive son éclat. En outre, il peut vous aider à obtenir un teint légèrement hâlé pendant l’hiver. 

Enfin, si vous ne parvenez pas à ôter une odeur persistante ou une substance graisseuse désagréable, vous pouvez vous laver les mains avec du marc de café : utilisez-le comme un savon normal, et vous aurez des mains douces et propres à nouveau.

Un compagnon qui prend soin de votre santé 

Le marc de café est un diurétique, ce qui aide à éliminer les excédents d’eau dans votre corps. En outre, il peut vous aider à soulager des foulures bénignes. Pour cela, appliquez-en encore tiède en cataplasme sur la zone douloureuse, laissez reposer 30 minutes, puis rincez à l’eau tiède.

Dans votre jardin

 Voilà bien longtemps qu’il est utilisé dans les jardins, notamment comme compost, car ses bienfaits sont innombrables. Quelques exemples d’utilisation :

Engrais et terreau

Excellent engrais naturel, le marc de café libère de l’azote, du phosphore et du potassium, et est particulièrement efficace pour nourrir la terre et faire pousser de jeunes plants ou stimuler la croissance lors des rempotages. Vous pouvez donc facilement l’utiliser pour remplacer les engrais chimiques.

Pour cela, répandez-en une petite quantité au pied des plantes, ou bien mélangez-le à la terre en binant légèrement. Pour les semis, disposez une couche fine pour aider à la pousse. 

Attention à ne pas en mettre trop pour ne pas tuer les plantes. Et prenez garde à ce que le marc soit bien sec lorsque vous l’utilisez. Petite astuce : vous pouvez le garder dans une boîte ouverte pour le faire sécher sans qu’il ne moisisse.

Pour le compost

Véritable activateur, son apport en minéraux augmente l’efficacité du compost. De plus, les vers de terre et les lombrics sont de grands amateurs de marc de café, car la caféine les stimule et les aide à digérer la matière organique, ce qui les rend plus actifs dans leur processus de transformation des végétaux en compost.

Attention là encore à ne pas en abuser, pour ne pas voir l’effet contraire se produire : à trop forte dose, le marc devient un inhibiteur de croissance.




Anti nuisible

Même s’il ne contient plus assez de caféine pour être toxique pour les limaces et les escargots, le marc de café les éloigne de vos plantes si vous en répandez tout autour. Mélangé à de l’eau, vous pouvez le pulvériser sur les végétaux infestés de pucerons, il sera tout aussi efficace. Pour les fourmis, vous pouvez y mélanger quelques gouttes de citron et former une barrière devant l’endroit que vous voulez protéger. C’est une solution radicale : elles ne s’en approcheront plus ! 

En cas de forte pluie, n’oubliez pas de renouveler le marc de café, sans en abuser, si vous voulez qu’il reste efficace.

Une des vertus moins connues du marc est son effet repoussoir pour les chats. Pour vous en débarrasser, mélangez le marc à des épluchures ou du jus d’agrumes, et délimitez votre jardin avec cette mixture. Dégoutés par l’odeur, ils ne s’en approcheront plus ! A noter : si vous avez un chien et qu’il mange le marc de café, il risque d’être malade.

Enfin, vous pouvez utiliser le marc pour frotter le pelage de votre chien/chat, ou bien le mélanger à son shampoing pour le débarrasser de ses puces.

Dans la maison 

En désodorisant

Dans votre frigo, votre buanderie, vos placards, ou même une pièce fraîchement repeinte, placez une coupelle ou un bol rempli de marc de café légèrement mouillé. Les mauvaises odeurs seront absorbées rapidement. Lorsque le marc sera trop sec, il faudra le changer.

Pour aller plus loin : certain.e.s aiment mélanger un peu de marc avec de la cire d’abeille fondue pour créer une bougie au parfum léger de café.

En produit nettoyant

Avec ses vertus désodorisantes, nettoyantes et dégraissantes, le marc de café peut remplacer certains produits nettoyants chimiques. Pour cela, mélangez le marc de café avec un peu d’eau tiède, puis utilisez une brosse à poils doux ou une éponge pour nettoyer vos ustensiles sales avant de les rincer à l‘eau tiède. Cette technique est particulièrement efficace pour récurer les fonds de casseroles brûlés.

Vous pouvez aussi nettoyer ainsi votre cuisinière, et même carrément faire votre vaisselle. Dans ce cas, comptez environ deux poignées pour une vaisselle de quatre personnes.

Enfin, si vous avez prévu de laver votre cheminée, vous pouvez mouiller un peu de marc avant d’en saupoudre l’intérieur ; il va ainsi empêcher les cendres de s’éparpiller partout pour que vous les récupériez aisément.

cafe

Pour vos canalisations

 Nombre des préconisations précédentes recommandaient d’utiliser le marc sous la douche. N’ayez pas peur pour vos canalisations : le marc de café prévient leur obstruction. Il suffit de le mélanger à de l’eau tiède et d’en vider l’équivalent de quelques cuillères environ dans vos tuyaux (évier, lavabo, baignoire…), puis de verser de l’eau bien chaude. Cela évitera la formation de bouchon, anéantira les graisses et effacera les mauvaises odeurs.

A noter : le marc sert uniquement à prévenir des bouchons. Inutile d’en rajouter si vous en avez déjà un, cela ne ferait qu’empirer la situation.

Pour vos meubles

Pour teindre un meuble en bois ou raviver la couleur d’un meuble foncé, vous pouvez mélanger, dans les mêmes proportions, du marc de café, de l’eau et du vinaigre blanc. Laissez le mélange reposer durant une heure, puis enduisez-en votre meuble à l’aide d’un tissu doux. En fonction de la couleur que vous souhaitez obtenir, laissez le bois s’en imprégner plus ou moins longtemps, puis rincez avec un chiffon imbibé d’eau claire. 

Cette technique marche aussi pour faire s’estomper les rayures voire les faire disparaître. Seule différence : le vinaigre n’est pas nécessaire. N’appliquez la mixture que sur les zones concernées et passez le tissu dessus délicatement. 

Attention à bien respecter les proportions, le marc étant un ingrédient abrasif. Faites également des tests sur une partie non visible avant de vous lancer sur le meuble entier.

Pour la viande

Vous pouvez attendrir votre viande avec le marc de café. Pour cela, laissez-la tremper quelques heures dans le marc puis retirez le café avec un tissu doux et cuisinez ensuite normalement.

Vous pouvez aussi ajouter du l’huile d’olive au marc pour faire tremper la viande dans une marinade.

Risques et conservation 

Bien sûr, pour que le marc de café continue à vous apporter ses bienfaits sans devenir un ennemi, veillez à ne pas en abuser, que ce soit pour votre jardin, votre santé ou votre maison. Cas d’abus à part, il s’agit d’un produit naturel, sans aucun risque.

Pour le conserver sans le faire tourner, faites-le simplement sécher à l’air libre.




Sources

https://www.bioalaune.com/fr/actualite-bio/30374/10-facons-insolites-de-reutiliser-marc-de-cafe
https://www.psychologies.com/Beaute/Beaute-naturelle/Ingredients-naturels/Articles-et-Dossiers/Mes-petits-secrets-beaute-le-marc-de-cafe
https://www.doctissimo.fr/beaute/beaute-naturelle/autres-ingredients-naturels/marc-de-cafe#risques-precautions-et-contre-indications-du-marc-de-cafe
https://www.observatoire-sante.fr/marc-de-cafe-5-astuces-beaute/
https://www.atlantico.fr/decryptage/2755926/bien-etre-au-naturel-julien-kaibeck-editions-solar
https://www.cac-france.fr/bienfaits-du-marc-de-cafe/
https://www.consoglobe.com/21-astuces-marc-de-cafe-fiches-pratique-cg
https://www.rustica.fr/articles-jardin/usages-marc-cafe,9126.html
https://www.bioalaune.com/fr/actualite-bio/30374/10-facons-insolites-de-reutiliser-marc-de-cafe

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Le Furoshiki, l’art de plier les tissus à la japonaise

By Activités

Le Furoshiki, l’art de plier les tissus à la japonaise

furoshiki

Ca y est, vous avez enfin trouvé tous vos cadeaux, et il ne vous manque plus maintenant qu’à les emballer ? Problème : impossible de mettre la main sur du papier cadeau, ou bien vous avez des scrupules écologiques ? Dans ce cas, le Furoshiki est fait pour vous.

Qu’est ce que le Furoshiki précisément ?

Le Furoshiki est un art traditionnel japonais. Plus exactement, c’est une technique qui permet de plier et nouer du tissu (« Furoshiki » est aussi le nom du tissu). Ainsi, les japonais l’utilisent pour emballer des cadeaux, mais aussi pour transporter des objets, comme par exemple des vêtements ou bien leur bentō (le bentō est un petit repas rapide pris en-dehors de chez soi. C’est l’équivalent de notre casse-croûte ou de notre gamelle en France). 

Toutefois, comme le Furoshiki est devenu très populaire ces dernières années, il est maintenant utilisé pour transporter toutes sortes d’objets, allant de la bouteille d’eau à l’ordinateur portable, en passant par un bouquet de fleurs, une plante en pot, un livre ou encore un instrument de musique. Certain.e.s s’en servent également de sac à dos ou de sac à main.

Si on qualifie cette activité d’ «art», c’est bien parce qu’elle est extrêmement subtile, et qu’elle requiert patience, précision et minutie. En effet, chaque couleur, chaque motif, chaque nœud, chaque pli du tissu a une signification, et peut potentiellement véhiculer un message. 

En outre, le Furoshiki, lorsqu’il est utilisé comme emballage de cadeau, fait partie intégrante du présent que l’on offre. Pour cette raison, on ne peut pas le plier n’importe comment, ni choisir le premier bout de textile qui nous tombe sous la main. 

Quelles sont les caractéristiques essentielles à connaître ?

Si traditionnellement le Furoshiki doit suivre des critères bien précis et stricts, sa récente démocratisation a fait que désormais, une plus grande diversité peut être acceptée. Cette moins grande sévérité s’applique notamment aux types de tissu, aux motifs et aux couleurs utilisés, par exemple. 




Forme et taille

La tradition veut que le tissu soit de forme rectangulaire. Néanmoins, aujourd’hui, comme la forme carrée est plus pratique pour les industries afin d’en produire davantage, c’est essentiellement dans cette forme-là que vous pourrez en trouver. 

La taille du Furoshiki, elle, diffère selon l’utilisation que l’on veut en faire. Voici quelques indications, en fonction de l’objet que vous voulez emballer : 

  • 36 cm de côté : cette taille est privilégiée pour emballer de toutes petites boîtes.
  • 45 cm de côté : c’est une des tailles les plus utilisées. Vous pouvez y envelopper de l’argent. Au Japon, on en offre notamment lors des cérémonies (au cours de fêtes, de mariages ou de funérailles). 
  • 50 ou 52 cm de côté : la taille idéale pour emballer les fameux bentō ou bien de petits présents.
  • 68, 70 ou 75 cm : il s’agit ici des Furoshiki que l’on trouve le plus fréquemment, car ils offrent un large éventail de possibilités pour empaqueter des cadeaux de toute sorte.
  • 90 cm : pratique pour transporter une bouteille d’eau, quelques courses, des livres, ou encore pour en faire un sac à main.
  • 105, 110 ou 118 cm : ce sont les Furoshiki avec ces dimensions-là qui sont le plus utilisés pour confectionner des sacs.
  • 128, 130 ou 140 cm : les japonais utilisent des pièces de cette taille afin de fabriquer de grands paniers à pique-nique, ou pour envelopper des vêtements ou bien des coussins.
  • 150 cm : certains grands objets assez encombrants pourront être transportés ainsi.
  • De 175 à 230 cm : ce sont de très grands Furoshiki, souvent utilisés lors de déménagements par exemple, afin de transporter des couettes ou des futons.

Mais il n’y a pas que la taille qui doit être adaptée aux objets que l’on veut transporter et/ou emballer. En effet, la résistance du tissu est aussi très importante, et donc le matériau dans lequel le Furoshiki est confectionné.

Composants du tissu

Traditionnellement, les japonais utilisaient de la soie ou du crêpe pour offrir des cadeaux ou emballer des objets précieux. Désormais, les Furoshiki sont aussi faits de coton, de laine ou bien de matières synthétiques (polyester, viscose et nylon notamment).

Ensuite, il faut bien évidemment adapter le tissu utilisé aux objets que vous désirez transporter. Par exemple, si la soie est utilisée pour protéger les choses de valeurs, elle devrait être réservée aux objets assez légers. Pour les poids plus importants et les tailles plus imposantes, préférez du coton ou du synthétique bien solides.




Couleurs et motifs

De nombreux symboles résident dans les couleurs et dessins utilisés. Vous pouvez ainsi faire passer énormément de messages sans avoir recours au moindre mot. Comme pour le kimono et la ceinture obi, le choix des couleurs et des motifs est influencé par les saisons, la période, les circonstances…  Mais aussi par la personne à laquelle on va offrir un présent.

Quelques significations de couleurs : 

  • Tous les rouges : ce sont des couleurs qui transmettent des félicitations, et qui assurent la personne à laquelle vous l’offrez de votre soutien et de votre protection.
  • Les vert clair, bleu clair et doré : d’une manière générale, les couleurs claires sont utilisées pour célébrer des circonstances heureuses.
  • Le matcha clair : plus particulièrement, cette couleur douce, la même que celle du thé vert japonais, symbolise la beauté et la permanence des choses.
  • Le rose pastel : surtout utilisée lors des fêtes et des mariages, elle est particulièrement appréciée au printemps.
  • Indigo foncé : au Japon, il n’est pas bien vu de porter des couleurs vives lors d’événements tristes. Ainsi, cette couleur, très populaire, est souvent utilisée lors de funérailles. Mais on y a également recours en été.
  • Le violet : symbole de longévité et perçue comme la plus noble des couleurs, le violet peut être employé à n’importe quelle occasion. Il est surtout adopté lors des fêtes.

Quant aux motifs :

  • Les symboles des quatre saisons : en fonction de la saison, on représentera le type de fleur, oiseau, lune ou vent adéquat. Par exemple, la fleur de cerisier représente le printemps, les fleurs de prunier et la neige évoquent le mois de février, la feuille d’érable rappelle l’automne…
  • Pour féliciter quelqu’un : choisissez des dessins de pins, de prunes, de bambous, de vagues…
  • Pour un événement triste : les fleurs de lotus sont souvent utilisées.
  • Concernant les motifs répétés : l’arabesque est un symbole de prospérité et de longévité, la chrysanthème de prospérité et de vertu, la feuille de lin et le lapin sont des porte-bonheur, la grue représente la victoire et les bons présages, le coquillage la fidélité amoureuse…

Origine

Les japonais ont toujours utilisé des emballages, faits de diverses matières, pour transporter leurs objets. Si au départ ils avaient recours à des végétaux (feuilles d’arbres, paille), ils ont commencé à employer des pièces de tissu lors de l’ère Nara (710-794) pour emballer des objets précieux, puis pour emballer des vêtements, en particulier les costumes de danse.

Le terme furoshiki est apparu comme tel lors de l’ère Edo, et à cette époque on s’en servait surtout pour empaqueter ses vêtements et ses affaires avant d’aller aux bains publics. Plus tard, ils étaient même étendus par terre pour se sécher les pieds au sortir des bains. D’où sa traduction littérale : furo, « le bain », et shiki, « étalé ».

Son utilisation a été peu à peu oubliée après la Seconde guerre mondiale, notamment avec l’installation de salles de bains individuelles dans les maisons et le recours à des emballages plastiques. 

Toutefois, son utilisation est actuellement de plus en plus promue depuis quelques années par le ministère de l’Environnement et les associations écologiques du Japon, pour trouver une alternatives aux emballages polluants. 

3 bonnes raisons de s’y mettre :

Parce que c’est pratique et tendance

Les techniques de confection sont plus ou moins rapides à réaliser, et une fois plié ce bout de tissu léger ne prend pas de place. 

Si l’on veut respecter la tradition japonaise, on utilisera de véritables Furoshiki, fabriqués spécialement pour cet emploi. Néanmoins, aujourd’hui de plus en plus de personnes reprennent ce concept en utilisant n’importe quel bout de tissu récupérable : une taie d’oreiller, un vêtement qui n’est plus porté, une chute de tissu, un drap, un foulard…

On peut également en trouver de toutes les tailles et user de son imagination pour inventer sans cesse de nouvelles utilisations : serviette de plage, sac, accessoire de mode (par exemple en bandeau pour cheveux pour les plus petites pièces, en écharpe, en foulard, en ceinture, voire même en jupe ou en robe), panier de pique-nique, plaid, housse de coussin, nappe…

Parmi les utilisations les plus surprenantes, certaines personnes y ont même vu des langes pour changer leur bébé ! 

Parce que c’est original et écolo

Chaque année, environ 5000 milliards de sacs plastiques sont utilisés, ce qui correspond à presque 10 millions de sacs par minute, et 16 000 par seconde. Si on utilise un sac plastique pendant environ 20 minutes en moyenne, il met 100 à 400 ans à se dégrader. Ces sacs constituent donc un fléau écologique plus que préoccupant.

Si on ajoute à cela les 11 millions de tonnes de papier qui sont utilisées en France annuellement, dont la moitié sont des papiers cadeaux qui ne sont pour la plupart d’entre eux pas réutilisables, il y a de quoi désespérer.

Or, non seulement le Furoshiki est réutilisable à l’infini, mais on peut aussi en dénicher qui sont fabriqués à partir de matériaux de récupération. Il constitue donc une alternative idéale aux sacs plastiques et emballages papiers. 

Pour cette raison, il est le symbole du Mottainai au Japon, qui désigne un sentiment de dégoût face au gaspillage et prône une meilleure utilisation des ressources naturelles. Il s’inscrit d’ailleurs parfaitement dans la politique des trois R (réduire, réutiliser, recycler) qui vise à mieux gérer les déchets.

En outre, il constitue un présent inattendu et original, qui saura séduire la personne qui le recevra, et qui fera peut-être même des jaloux.se.s ! 

Parce que c’est élégant et discret

Le Furoshiki est aussi devenu une œuvre d’art, au sens où il est souvent utilisé pour réaliser des travaux artistiques (comme des tableaux par exemple), notamment grâce à ses couleurs et à ses motifs, qui peuvent allier tradition et modernité.

C’est également un outil de discrétion. En effet, au Japon il est très impoli d’ouvrir un cadeau devant celui ou celle qui vous l’a offert. Le Furoshiki est donc un bon moyen de faire plaisir tout en ayant la possibilité de rester discret.




Quelques techniques

Même s’il s’est beaucoup répandu récemment, il est fortement conseillé de s’exercer au préalable pour apprendre les différentes méthodes de pliage avant d’en offrir directement à quelqu’un. Pour certaines personnes, le Furoshiki est même devenu un loisir à temps plein, comme l’origami l’est pour d’autres.

Comme il sera certainement plus facile pour vous de vous familiariser à ces techniques avec des images plutôt qu’avec des explications écrites, voici des schémas tirés tout droit du Ministère de l’Environnement japonais : 

En fait, il y a trois techniques de base de Furoshiki pour emballer des objets : 

  • L’Hirazutsumi, l’emballage simple
  • L’Hitotsumusubi, l’emballage avec un nœud
  • Le Futatsumusubi, l’emballage avec deux nœuds

Les autres techniques sont des dérivés de ces trois-là. Voici quelques explications pour certaines situées au-dessus :

  • L’Otsukai Tsutsumi est la technique la plus populaire, utilisée notamment pour emballer des objets carrés.
  • Le Hira Tsutsumi est employé pour emballer des objets dans des Furoshiki faits de crêpe de soie.
  • Le Suika Tsutsumi, lui, sert à emballer des objets ronds.
  • On a recours aux Bin Tsutsumi pour emballer une ou plusieurs bouteilles.
  • Le Kakushi Tsutsumi est adopté pour emballer des objets lourds et/ou pour offrir des cadeaux formels. On ne voit pas de nœud sur le dessus.

Sources

https://www.quartier-japon.fr/sites/default/files/quartier_japon_-_livret_furoshiki.pdf
https://www.ladepeche.fr/article/2018/06/05/2811647-5-000-milliards-sacs-an-monde-malade-consommation-plastique.html
https://universdujapon.com/blogs/japon/furoshiki-japonais

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Shinrin yoku – Sylvothérapie. Tout comprendre

By ailleurs, Dans la tête, dans le corps, Plantes et Jardin, Relaxation

Shinrin yoku – Sylvothérapie. Tout comprendre

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Avez-vous déjà entendu parler de la sylvothérapie, ou « médecine verte » ? Il est fort probable que oui, puisqu’il s’agit d’une thérapie alternative qui prend de plus en plus d’importance ces dernières années en France. 

Le principe est simple : la nature, et en particulier les arbres, vous aident à être au mieux de votre forme et à lutter contre le stress. Au Japon, cette philosophie de vie s’appelle le Shinrin yoku et est une pratique médicale à part entière, extrêmement populaire.

Vous souhaitez prendre soin de vous tout en vous connectant à la nature ? Le Shinrin yoku et fait pour vous, et nous allons dans ce cours vous donner les clefs pour débuter dans cette discipline et en faire une pratique efficace.




Qu’est-ce que le Shinrin yoku ?

Le Shinrin yoku en bref : 

En japonais, « shinrin » signifie « la forêt », et « yoku » désigne « le bain ». Le Shinrin yoku est donc littéralement un « bain de forêt », c’est-à-dire que l’on va essayer de se reconnecter avec la nature, de profiter de son harmonie en se promenant sous les arbres. 

En France, on reconnaît aussi les bienfaits des arbres, mais de manière un peu différente : la sylvothérapie ne consiste pas seulement à passer du temps avec nos amis à feuilles, mais carrément à les enlacer. 

En fait, il faut bien comprendre que pour les japonais, l’amour et le respect de la nature sont extrêmement importants : la forêt est notre mère à tous, et elle nous prodigue ses bienfaits, qu’il suffit de savoir reconnaître et accepter. C’est pourquoi un simple passage dans un endroit où vous serez entouré(e) d’arbres peut vous prodiguer de multiples bienfaits, pour peu que vous sachiez les saisir.

Comment ça marche

Même si cette thérapie peut sembler abstraite voire farfelue à première vue, plusieurs recherches scientifiques ont étudié le mode d’action du Shinrin yoku pour essayer de comprendre comment les arbres parviennent à apaiser certains de nos maux.

Les chercheurs ont fini par découvrir que ce sont des composés aromatiques présents dans les feuilles des arbres, les phytoncides et les terpènes, qui auraient cet effet bénéfique. Ce sont d’ailleurs des substances odorantes qui sont très utilisées en aromathérapie, et que l’on retrouve souvent dans les huiles essentielles pour leurs vertus curatives reconnues.

En outre, des études ont montré que l’inhalation de ces substances optimise l’action du système immunitaire, en augmentant le nombre de lymphocytes et de cellules tueuse naturelles (des globules blancs), ainsi que celui des protéines anti-cancer. La production de sérotonine (l’hormone du bonheur) est également stimulée, ce qui renforce les sentiments positifs et éloigne les sentiments négatifs, tout en ralentissant la production de l’hormone du stress (le cortisol).

Attention néanmoins : il s’agit d’une médecine préventive, qui en aucun cas ne peut se substituer à l’avis d’un médecin professionnel. Si vous souffrez de problèmes de santé, allez consulter un spécialiste avant d’entreprendre quoi que ce soit.

Bénéfices

  • La première motivation pour se mettre au Shinrin yoku est son effet anti-stress, justement parce que la production de cortisol (hormone du stress) est ralentie, au profit de celle de la sérotonine.
  • En outre, la fréquence cardiaque ralentit, ce qui indique aussi une baisse de stress, et contribue surtout à diminuer la tension artérielle.
  • On l’a vu, le système immunitaire est plus performant, ce qui permet de moins tomber malade, mais aussi de mieux récupérer après des opérations chirurgicales, et de mieux cicatriser, par exemple.
  • La digestion est favorisée par la marche, diminuant par exemple les problèmes de constipation.
  • Comme vous êtes plus détendu(e), vous dormez mieux, les divers troubles du sommeil disparaissent, les risques de démence diminuent, et votre système nerveux en est témoin : l’agressivité disparaît, ainsi que les sautes d’humeur intempestives. Votre moral est au plus haut grâce à la sérotonine.
  • Nos capacités de concentration, même chez les personnes souffrant d’hyperactivité ou de trouble de déficit de l’attention, s’améliorent.
  • La libido et l’énergie sexuelle seraient également développées par le Shinrin yoku.

Les fondamentaux pour une bonne pratique

cascade forêt

Etape n°1 : soyez à l’aise

Cela peut paraître évident, mais pour vous détendre, vous devez vous sentir bien. Et cette sérénité passe par une tenue vestimentaire adéquate. Vous n’êtes pas obligé(e) d’enfiler vos baskets et votre jogging, mais privilégiez des vêtements confortables, dans lesquels vous vous sentez bien.

Exit les talons aiguilles ou les cravates trop serrées, donc ! Sauf s’ils sont pour vous une source de confort, bien entendu.

Etape n° 2 : déconnectez ! 

Démunissez-vous de tout ce qui pourrait vous empêcher de profiter de votre bain de forêt et/ou vous perturber : téléphone, tablette, appareil photo, mp3, liseuse…

Nous éloigner de nos écrans et de toutes les technologies qui accaparent notre attention au quotidien est en fait la première phase du Shinrin yoku, voire de l’évolution vers un mode de vie plus sain.

En effet, selon plusieurs études, les français passent un peu moins de 2h par jour sur leur portable en moyenne, ce qui correspond à environ 26 jours sur un an ! Les plus touchés sont les 16-24 ans (plus de trois heures par jour), puis les 35-44 ans (78 minutes par jour en moyenne), et enfin les 55-64 ans (environ 30 minutes). Et c’est sans compter les autres écrans (télévision, ordinateur, etc.) ! 

Pour vous assurer de l’efficacité de ce moment, l’important est donc de vous éloigner de cette technologie perturbatrice. De même, si vous choisissez d’effectuer le Shinrin yoku à plusieurs, faites silence. Essayez de ne pas vous parler et de ne pas vous déconcentrer mutuellement. Dans l’idéal, éloignez-vous un peu les un(e)s des autres.




Etape n°3 : l’importance du lieu

Chaque personne étant différente, il n’existe pas de lieu parfaitement idéal pour tous. Vous devez vous laisser guider par votre instinct, par vos sens. La seule chose qui importe est de trouver un emplacement où vous êtes détendu(e), ou vous vous sentez bien. 

Il peut s’agir d’un endroit qui vous apaise parce que vous y sentez une odeur agréable, d’un lieu lié à des souvenirs d’enfance heureux… Cela peut effectivement être en forêt, ou tout aussi bien à la campagne, au milieu d’une plaine ou au bord d’un ruisseau. Vous pouvez choisir de mettre l’accent sur une odeur que vous appréciez, sur un bruit qui vous est agréable…

En fait, vous devez sentir une connexion avec cet endroit, vous devez ressentir de la joie et de l’apaisement lorsque vous vous y rendez et lorsque vous y pensez.

Evidemment, ce lieu doit être le plus possible éloigné du bruit incessant des villes, et contenir un maximum de végétation. Chaque fois qu’une pensée parasite vous viendra à l’esprit (travail, rendez-vous, emploi du temps chargé, etc.), le lieu que vous aurez choisi devra vous permettre de vous en éloigner et de retrouver la paix.

Une fois que vous vous serez éloigné(e) de votre stress quotidien, il s’agira d’ouvrir vos cinq sens au monde qui vous entoure. C

Ouvrez grand vos oreilles ! 

A première vue, le concept peut paraître simpliste : tout le monde sait comment se promener en forêt. Certes, mais cette fois-ci, il ne s’agit pas seulement d’entrer dans la forêt pour quelques instants : il s’agit de laisser la forêt entrer en vous. Et cela ne peut s’effectuer sans que vous choisissiez de vous ouvrir, et de mobiliser pour cela tous vos sens.

L’un de nos tout premiers sens

C’est prouvé, lors des premiers mois de vie, les bébés utilisent plus leur ouïe que leur vue. Si l’on stimule un bébé visuellement, puis auditivement, il réagira davantage à la première sollicitation. Vers 9 mois, ce comportement tend à disparaître puis à s’inverser : les bébés font plus appel à leurs yeux.

L’ouïe sert également à communiquer : par mimétisme, l’enfant va reproduire des sons jusqu’à apprendre à bien parler ; c’est donc un élément fondamental de construction de l’individu en société. 

En outre, saviez-vous que vos oreilles vous aident à vous repérer spatialement ? Par exemple, si jamais on cache un objet bruyant dans une pièce, vous allez le chercher non pas avec vos yeux, mais avec vos oreilles. C’est en entendant le bruit que vous serez à même de bien vous déplacer pour en trouver la source.

Le Shinrin yoku vous demande donc de faire appel à ce sens trop souvent oublié, afin de mieux vous connecter avec ce qui vous entoure.

Faire silence pour mieux entendre

Au Japon, terre d’origine de la discipline, il n’est pas bien vu de se promener en faisant du bruit dans la forêt. Il faut rester silencieux, même à plusieurs, à la fois pour ne pas déranger les autres promeneurs, mais aussi pour témoigner du respect aux êtres qui y vivent. 

Lors de vos séances de bain de forêt, respectez donc scrupuleusement ce besoin de silence. Il n’en sera que plus bénéfique, à la fois pour les autres et pour vous ; en effet, écouter s’apprend, et nécessite concentration et application.

Par conséquent, afin de développer votre ouïe, vous pouvez vous arrêter à un endroit, vous asseoir et vous concentrer. Inspirez puis expirez profondément, plusieurs fois. Détendez-vous, et laissez-vous envahir par les mille et un petits bruits de la nature qui vous entoure.

Concentrez-vous d’abord sur votre propre respiration, puis élargissez peu à peu votre champ d’écoute. Entendez l’eau couler, les insectes et les animaux s’affairer, éventuellement la pluie tomber autour de vous. Ecoutez la nature bruisser, le bois craquer, le vent souffler dans les feuilles. Peut-être que vous pourrez même entendre des animaux sauvages, en plus du chant des oiseaux ! 

Tous ces bruits de la nature sont bien différents de ceux des villes, qui eux sont générateurs de stress. Voilà pourquoi il est important que votre endroit fétiche soit éloigné des dérangements citadins : afin de ne pas tromper vos sens et de vous permettre de bien vous détendre, en oubliant, au moins pour un temps, vos préoccupations perturbatrices.

Dans un premier temps, vous pouvez fermer les yeux pour vous focaliser sur votre ouïe. Néanmoins, la vue est un sens également très important, qu’il faudra aussi travailler. 

Apprenez à voir

Nous utilisons nos yeux naturellement, sans même y penser, à chaque instant qui passe ; mais savons-nous pour autant réellement voir ?

Trouvez votre équilibre visuel et spirituel

Depuis l’Antiquité et Aristote, nous partons du principe que nous possédons cinq sens : l’ouïe, la vue, l’odorat, le toucher et le goût. Cependant, cela fait environ une vingtaine d’années que les chercheurs remettent cette conception en question : Aristote aurait certes définit les sens qui nous permettent de percevoir notre environnement, mais il ne se serait focalisé que sur nos sens externes. Or, il existerait également quatre sens internes : 

  • La proprioception, pour nous aider à situer nos propres membres
  • L’équilibrioception, qui nous permet de maintenir notre équilibre
  • La thermoception, pour éprouver les températures
  • La nociception, l’indicateur de douleur

Le sens externe qui fait le plus appel à la vue est ici l’équilibrioception. Si vous avez déjà essayé de tenir en équilibre en fermant les yeux, vous avez sans doute pu constater par vous-même qu’il s’agissait là d’un exercice très compliqué.

Vos yeux sont par conséquent des organes indispensables pour votre équilibre de vie, et grâce au Shinrin yoku, vous allez devenir apte à utiliser votre vision pour rester en équilibre, mais également pour en trouver un nouveau, afin d’atteindre une harmonie extérieure mais aussi intérieure. 

Créer de bonnes conditions visuelles

Saviez-vous que les écrans fatiguent vos yeux ? Plusieurs études scientifiques l’ont prouvé : la fatigue et la sécheresse oculaires, qui se traduisent notamment par des picotements, des migraines, des troubles de la vision, une incapacité à bien voir de loin (etc.), sont accentuées par une utilisation trop longue et fréquente des écrans. 

Si vous n’étiez pas encore convaincu(e) de la nécessité de vous déconnecter de vos écrans, pensez donc à votre santé visuelle : moins vous les regarderez, et plus vos yeux seront préservés.

Par conséquent, choisissez de vous concentrer plutôt sur la nature qui vous entoure. Vous pouvez décider d’adopter un coin de forêt qui vous plaît particulièrement, ou bien de vous promener en flânant le long des sentiers. L’important est d’observer le plus possible votre environnement, qu’il s’agisse de minuscules détails ou d’un ensemble d’éléments plus imposants.




Vos yeux vous soignent

C’est prouvé, les couleurs que nous regardons ont un effet sur notre bien-être. Une discipline, la chromatothérapie (ou chromothérapie / chromathérapie), est même spécialement dédiée à l’exploitation des couleurs de façon thérapeutique.

Or, on trouve dans la forêt de nombreuses couleurs nécessaire au développement et à l’augmentation du bien-être :

  • Le vert calme l’impulsivité. Il permet de maîtriser ses émotions, de se détacher de la violence, de l’impétuosité des sentiments. On le retrouve bien évidemment en observant les feuilles des arbres, les buissons, la mousse, l’herbe…
  • Le marron rassure et détend. Couleur des troncs et de la terre, le marron est une couleur quasi maternelle, qui exprime avant tout le réconfort et la douceur.
  • Le bleu favorise la concentration. Il est propice pour réfléchir en toute sérénité et avec efficacité, pour développer l’intuition et les perceptions sensorielles. Il est surtout présent lorsque l’on regarde le ciel ou l’eau.
  • Le jaune apporte l’énergie. Symbole du soleil, le jaune (comme l’orange) nous stimule, sans nous surexciter. Il accroît la vitalité et permet de lutter contre la déprime. 

Par conséquent, vous pouvez dans un premier temps vous attarder sur les couleurs de la nature autour de vous, puis petit à petit vous intéresser aux détails de ce qui vous entoure : les différents jeux de lumière à travers les feuilles des arbres, les reflets sur l’eau, les fleurs qui se balancent au rythme de la brise, les insectes qui courent dans l’herbe, éventuellement les animaux que vous réussirez à surprendre…

Peu à peu, vous redécouvrirez votre vision ainsi que les pouvoirs insoupçonnés de l’observation, et vous sentirez à nouveau la nature autour de vous. C’est pourquoi nous allons prolonger notre apprentissage, en faisant appel à notre nez.

L’importance de l’odorat

En général, et particulièrement si l’on habite en ville, dans un endroit avec peu de végétation, l’odeur typique des forêts est l’une des premières choses qui nous saute au nez lorsque nous en franchissons l’orée. Mais dans la pratique du Shinrin yoku, il ne suffit pas de subir toutes ces odeurs passivement : il faut les percevoir, les utiliser pour renforcer notre bien-être.

Un sens trop souvent sous-estimé

Généralement, on considère que l’homme a un odorat assez sous-développé en comparaison d’autres animaux (chiens, rats, éléphants, et même le serpent). Pourtant, il n’en est rien, et nous prenons en fait nombre de décisions chaque jour en fonction de notre nez, même si nous ne nous en rendons pas toujours compte.

Vous avez certainement déjà vécu cette expérience troublante : un jour, en vous promenant, en enfilant un vieux vêtement, ou encore en cuisinant, vous avez senti une odeur qui vous a soudainement projeté(e) longtemps en arrière, vous rappelant des souvenirs parfois enfouis loin dans votre mémoire. 

Cet événement s’explique par le fait que notre nez est tapissé d’une multitude de récepteurs olfactifs et de millions de neurones, qui, après avoir fixé les substances odorantes, les transmettent au cerveau. Or, la zone du cerveau liée à la perception des odeurs est directement rattachée à la zone du cerveau qui, elle, gère les souvenirs et les émotions. 

Par conséquent, votre odorat influence directement votre bien-être, et plus encore, votre santé. Ce n’est pas pour rien qu’au Moyen Âge par exemple, les médecins tentaient de diagnostiquer certaines maladies en reniflant les humeurs de leurs patients. Cette technique est d’ailleurs toujours d’actualité, notamment en Tanzanie, où l’on utilise des rats géants pour détecter les patients tuberculeux, avec un taux de fiabilité de 75%.

Ainsi, même si la pratique du Shinrin yoku ne va malheureusement pas vous doter du pouvoir de détecter les microbes autour de vous, elle va néanmoins vous apprendre à refaire confiance à votre odorat pour vous faire du bien.

Les odeurs du bien-être 

foret ponts mousse

Il existe des disciplines, comme l’olfactothérapie et l’aromathérapie par exemple, qui utilisent les odeurs pour renforcer le bien-être, la paix et la sérénité de chacun, mais aussi pour lutter contre de vieux traumatismes ou se libérer d’une addiction.

Ces deux méthodes consistent toutes deux à utiliser des odeurs provenant d’huiles essentielles, ou bien des extraits directs de plantes afin de se soigner. Leurs vertus curatives sont multiples, mais on note surtout une amélioration du sommeil, une baisse de l’anxiété et une lutte contre la dépression. 

Prenez garde cependant à ne pas vous lancer dans ce genre de cure seul(e) en humant tout ce qui vous passe sous le nez : certaines odeurs sont déconseillées car elles provoquent des effets indésirables (irritations, allergies…). D’autres peuvent même être toxiques.

Par conséquent, lorsque vous vous promènerez en forêt pendant votre séance de Shinrin yoku, la première chose à faire pour mettre à contribution votre odorat de manière efficace est de vous arrêter pour respirer à plein poumons. 

1, 2, 3… Inspirez ! 

Sentez l’air frais vous envahir. Ne vous en privez pas : en forêt, il est nettement moins pollué qu’en ville, ce qui ne pourra que vous faire du bien. Votre nez sera moins agressé, et donc plus à même de vous faire profiter de toutes ces odeurs naturelles et saines. 

Peu à peu, vous pourrez vous concentrer sur l’odeur de la végétation : la mousse humide, des feuilles que vous aurez ramassées, des fleurs près de vous… Sentez aussi l’odeur de la terre, celle de l’eau qui court. Inspirez puis expirez calmement et longuement. Profitez de cet instant privilégié en communion avec la nature.

Pour vous aider, voici les vertus de certaines odeurs que vous pourrez retrouver en forêt : 

  • Le pin sylvestre augmente la concentration et diminue la fatigue (physique et mentale)
  • Le cèdre renforce les émotions positives
  • Le cyprès aide à combattre le stress 
  • La menthe est utilisée pour soulager les troubles digestifs
  • La lavande soulage les problèmes de peau et la tension musculaire



Sachez toucher

C’est peut être la partie du Shinrin yoku qui semble la plus abstraite, voire la plus farfelue. En effet, à priori, on peut difficilement comprendre en quoi froisser des feuilles et caresser un arbre peut contribuer à améliorer notre bien-être.

En fait, plus qu’un approfondissement de chaque sens, le Shinrin yoku est un état d’esprit. Voici donc comment atteindre cette sérénité à travers le toucher.

Une communication discrète mais fondamentale

Le toucher est le tout premier sens que développent les fœtus (à partir de 2 mois environ), et le dernier que nous perdons à la fin de notre vie. Par ailleurs, une grande partie de la communication non-verbale se fait à travers le toucher. Par exemple, on recommande aux parents de garder une aisance dans le contact physique avec leurs enfants, quel que soit leur âge, car il s’agit à travers ces gestes de leur montrer leur affection, leur amour, leur soutien, ce qui contribue à renforcer les liens entre eux.

C’est aussi en touchant nos interlocuteurs, dans un cadre plus professionnel, que nous définirions leur statut social. Par exemple, une personne qui se sent en position dominante par rapport à vous n’hésitera pas à poser sa main sur votre épaule afin de vous convaincre. 

En tant qu’êtres humains, nous sommes constamment en demande de contact physique tout au long de notre vie, car la proximité corporelle participe à un bon développement personnel. Notre peau devient alors un organe sensoriel à la fois émotionnel et social. 

Toucher et être touché(e) pour se soigner

Plus encore, plusieurs études ont montré que le toucher avait un pouvoir calmant, voire curatif, non négligeable. C’est pour cette raison que les massages sont utilisés pour soulager les douleurs corporelles, que l’on prend spontanément la main d’un proche qui souffre, ou bien que l’on apprécie un câlin lorsque l’on est triste.

Bien sûr, en fonction des cultures ou simplement des caractères, le contact est plus ou moins apprécié. Mais on explique en général ces réactions positives, entre autres, par la libération d’ocytocine (l’hormone de l’attachement), qui contribue développer l’empathie, et à apaiser le stress et l’anxiété.

Le toucher aurait même un effet dynamique sur le système immunitaire : voilà pourquoi, instinctivement, lorsque nous avons mal quelque part, nous posons la main sur la partie douloureuse du corps en question. 

Renforcer sa perception du monde

Par le toucher, nous sommes donc capables de nous calmer et d’accroître notre harmonie. Or, le Shinrin yoku vous entraîne encore plus loin, car il vous aide, à travers ce sens, à mieux percevoir et maîtriser votre corps, ce qui va vous permettre d’affirmer votre conscience d’exister et améliorer votre estime de vous-même. 

Lors de votre bain de forêt, prenez donc le temps de vous adosser à un arbre, de l’effleurer. Ramassez des feuilles, laissez vos doigts courir dans les fougères, cueillez quelques brins d’herbe, caressez la mousse sur les troncs, tapotez l’eau qui coule… Si le cœur vous en dit, vous pouvez aussi vous asseoir ou vous allonger à même le sol.

Peu à peu, par petites touches, vous pourrez profiter de ce lien privilégié que vous allez créer avec la nature autour de vous. Vous n’aurez qu’à accueillir ses bienfaits en toute quiétude.

Prudence néanmoins : tout n’est pas inoffensif dans une forêt. Certains plantes et insectes peuvent se révéler dangereux. Il ne faut donc pas toucher tout et n’importe quoi, mais se cantonner à ce que l’on connait.

Et si vous essayiez de goûter ?

Depuis la nuit des temps, nos ancêtres trouvent de quoi manger dans la nature, qu’il s’agisse de viande ou bien de plantes. Par conséquent, pour renouer avec notre harmonie intérieure et profiter des bienfaits apportés par mère nature, quoi de plus normal que de les imiter afin de sentir les bénéfices de la forêt jusqu’au plus profond de notre corps ?

Enrichissez vos connaissances

Avoir bon goût est une faculté qui s’apprend. Depuis une dizaine d’années, plusieurs études ont montré que le travail du goût est nécessaire au bon développement de l’enfant. En effet, donner à manger à un enfant des aliments de diverses formes, tailles et couleurs lui permet de s’ouvrir, et d’élargir ses connaissances sensibles. Par la suite, cet enseignement l’aidera à l’avenir à être plus réceptif à la nouveauté, à l’inconnu, aux expériences. 

Et cette capacité, au-delà du goût, pourra s’appliquer à tous les domaines de sa vie. 

Plus encore, à travers notre réceptivité gustative, c’est notre culture qui s’exprime. C’est d’elle que dépend notre appétit ou notre dégoût pour certains aliments, saveurs, modes de préparation, accompagnements, condiments, etc. Par exemple, en Occident la consommation d’insectes reste très marginale, alors qu’en Afrique on peut en trouver à la vente ; de même, la vache, animal sacré en Inde, n’est pas mangée, alors que les bovins sont l’une des viandes les plus consommées en France.

Notre culture instaure donc en quelque sorte un cadre, qui nous confine à la consommation de certaines denrées, en occultant un large éventail de possibilités. Le Shinrin yoku vise à vous aider à réapprendre à goûter votre nourriture. Non seulement en vous reconcentrant sur le goût en lui-même, dans votre bouche, mais aussi en élargissant vos habitudes alimentaires.

On est ce qu’on mange

Rassurez-vous, le Shinrin yoku ne vous incite pas à partir à la chasse aux écureuils lors de vos promenades. En fait, on peut distinguer deux manières différentes d’exercer votre goût en forêt.

La première est tout simplement de manger en forêt. Vous pouvez apporter un pique-nique, choisir un endroit qui vous plaît, et vous installer pour déjeuner. Seul(e) face à vous-même, sans appareil électronique pour vous perturber, vous pourrez mieux que jamais vous concentrer sur la saveur de vos aliments et les (re)découvrir.

La deuxième technique consiste à manger des aliments de la forêt. Encore une fois, vous pouvez le faire de deux façons diverses. D’abord, vous pouvez par exemple respirer la bouche ouverte,  humer la forêt, consciencieusement et lentement. Vous pourrez ainsi en sentir tous les riches arômes : la terre, l’humus…

De manière un peu plus concrète, vous pouvez aussi choisir de cueillir des plantes comestibles pour les manger. En fonction de la saison, vous pourrez trouver des baies, des châtaignes, des herbes aromatiques et/ou médicinales, des fraises des bois, des mûres… Bien sûr, vous n’êtes pas obligé(e) de faire un repas complet avec vos trouvailles ; l’important est que appréciiez ce que vous trouverez, donc de privilégier la qualité à la quantité.

Les maître-mots lors de cette expérience sont patience et calme. Ce qui compte, c’est avant tout de prendre votre temps. Dégustez, sentez les saveurs envahir vos papilles.

Qui sait, peut-être qu’un goût oublié vous rappellera soudainement un souvenir heureux ?

Faites très attention cependant : dans la forêt, certaines plantes sont dangereuses, toxiques, voire mortelles. Ne vous précipitez pas sur des aliments que vous croyez reconnaître, car beaucoup de plantes nocives paraissent à priori comestibles. Ne mangez donc rien de ce que vous aurez ramassé si vous n’êtes pas absolument certain(e) que vous pouvez les consommer sans risque. En cas de doute, n’hésitez surtout pas à consulter un spécialiste.




Les précautions à prendre

Précautions, santé et sécurité

Se promener en forêt apporte de nombreux bénéfices, mais le contact avec la forêt peut parfois s’avérer dangereux ; aussi faut-il respecter quelques règles pour pratiquer le Shinrin yoku en toute sérénité.

La plus évidente, d’abord, reste la mise en garde lorsque vous décidez de manger des produits de la forêt : n’ingurgitez rien que vous ne connaissez pas, même si le produit a l’air appétissant, et ne consommez rien non plus tant que vous n’êtes pas sûr(e), sans l’ombre d’un doute, que cet aliment est comestible et sans danger.

Ensuite, comme nous l’avons évoqué dans une leçon précédente, faites attention à ce que vous touchez. 

La forêt fourmille en effet d’êtres vivants minuscules. On les retrouve partout : sur chaque arbre, chaque plante, chaque parcelle de terre ou de mousse, et également dans l’eau. Certaines chenilles par exemple provoquent des allergies et des crises d’urticaire, qui peuvent durer jusqu’à plusieurs semaines, voire être dangereuses, notamment pour les yeux ou parce qu’elles provoquent des œdèmes. Les piqûres de frelons, guêpes et abeilles peuvent elles aussi être dangereuses, voire fatales en cas d’allergie. 

Enfin, pensez à vérifier après chaque promenade, sur tout votre corps, que vous n’avez pas de tique. Ce n’est pas systématique, mais elles peuvent transmettre la maladie de Lyme. Si vous avez été piqué(e) et que vous ne savez pas comment vous y prendre, surtout ne tentez pas de l’ôter seul(e), vous risqueriez d’aggraver la situation. Consultez un médecin. Si vous avez réussi à vous en débarrasser vous-mêmes mais que votre peau comporte toujours des marques après plusieurs semaines, l’avis d’un professionnel de santé est là aussi nécessaire.

Méfiez-vous également des mauvaises rencontres : en forêt vivent des animaux sauvages. Ne cherchez pas à les toucher, et tenez-vous éloigné(e) des petits, même s’ils vous paraissent être seuls : en général, la mère n’est pas loin et prête à éloigner les dangers inopportuns. 

Ensuite, le contact avec certaines espèces de plantes peut s’avérer périlleux, car des mousses et des lichens peuvent engendrer des allergies, des intolérances, des démangeaisons importantes et extrêmement désagréables. En outre, même si vous n’en mangez pas directement, vous devez toujours faire attention à un simple contact avec certaines substances éventuellement toxiques qui peuvent quand même vous contaminer. C’est le cas si vous touchez un champignon vénéneux et que vous vous passez ensuite la main sur le visage ou dans les cheveux par exemple, ou bien si vous marchez dessus et que vous enlevez vos chaussures par la suite. Pour ces raisons, pensez à bien vous laver les mains en rentrant de balade.

Pensez également à vous munir du matériel adéquat : de la citronnelle contre les piqûres, une bouteille d’eau et un couvre-chef en cas de forte chaleur, des vêtements longs et couvrants (manches, bas de pantalon, éventuellement gants si vous prévoyez de beaucoup toucher les végétaux…), des bottes en cas de pluie, etc.

Pour éviter de vous perdre, restez près des chemins déjà tracés, ou ne vous éloignez pas de ceux que vous connaissez.

Précautions de pratique

On le répète encore : le Shinrin yoku ne peut en aucun cas remplacer un traitement médical pour les maladies graves ou nécessitant un traitement. Ce n’est pas une thérapie curative, mais un moyen de soulager son stress et de retrouver l’équilibre et l’harmonie intérieurs. En outre, tous les médecins ne sont pas convaincus par l’efficacité de cette méthode, notamment pour la réduction du cortisol produit.

Pour que le Shinrin yoku soit efficace, il faut le pratiquer autant que possible, et régulièrement. Les effets bénéfiques se font ressentir dès 20 minutes de marche en forêt. En général, on recommande au moins deux heures de pratique par semaine. L’idéal serait d’effectuer ces deux heures en une seule fois. D’ailleurs, certains stages organisent même des escapades qui durent plusieurs jours ! Evidemment, nous ne sommes pas tous identiques, donc la fréquence et l’efficacité de la pratique dépendront surtout de votre propre réceptivité. 

A chacun(e) sa technique

Nous allons nous pencher sur les diverses activités que le Shinrin yoku permet, afin que chacun(e) puisse trouver celle qui lui correspond le mieux. 

Il nous arrive à tous d’avoir des semaines chargées, et de devoir courir dans tous les sens en ayant l’impression de ne pas avoir une seule minute pour nous. Dans ce contexte, il semble tout à fait impossible de pouvoir débloquer deux heures entières dans notre emploi du temps pour prendre des bains de forêt. Heureusement, il existe plusieurs exercices différents, plus ou moins courts, qui peuvent s’adapter à divers laps de temps.

Laissez-vous guider 

Il existe en France nombres de stages de sylvothérapie, organisés par des coachs, des guides, des sylvothérapeutes, des « thérapeutes énergétiques »… Très répandus aussi à l’étranger, ce sont la plupart du temps des sorties communes lors desquelles un(e) professionnel(le) vous aide à ralentir, à vous connecter à la nature en ouvrant tous vos sens, et vous montre comment vous détendre et laisser la forêt vous aider. 

Ces séances peuvent également être individuelles, et dans ce cas on vous aidera à trouver un lieu qui vous conviendra parfaitement. 

Parfois, des programmes de Shinrin yoku proposent de réaliser des bilans de santé, avant et après la séance de Shinrin yoku, et un test psychologique avant. Ils servent, d’une part, à établir le programme qui vous sera le plus adapté, et d’autre part à en mesurer les effets après, pour le réajuster le cas échéant.

Méfiance cependant : vérifiez le sérieux et l’efficacité des organismes ou des personnes auxquelles vous faites appel. Il existe malheureusement de nombreuses escroqueries proposant des stages sans qu’aucun intervenant ne soit qualifié ni adéquat.

Le yoga

Comme nous l’avons vu dans une leçon précédente, le Shinrin yoku peut aussi bien s’effectuer dans une forêt que dans un parc en ville ou un jardin, pourvu que des arbres soient à proximité. Et vous n’êtes pas systématiquement forcé(e) d’enlacer un arbre ; ce qui compte, c’est d’en être entouré(e) pour en sentir les bienfaits.

Par conséquent, vous pouvez simplement choisir d’effectuer une séance de yoga au pied d’un arbre ou bien au milieu de plusieurs. Pour commencer, vous pouvez juste vous asseoir en tailleur et ouvrir vos sens. Puis vous pouvez effectuer quelques postures simples (le chat, le chien qui regarde en bas, la montagne, le guerrier 1 & 2, l’enfant…). Nul besoin de trésors de souplesse : l’important est de respirer à fond et de vous détendre, aussi bien au niveau des muscles que de l’âme.

Les balades

C’est l’activité la plus répandue. Elle est très simple et consiste uniquement à marcher en profitant de la forêt, et à s’arrêter de temps à autre afin de vous laisser envahir par ses bienfaits et son ambiance. Les maître-mots lors de cette activité sont : prendre son temps. Vous ne faites pas de randonnée, vous n’êtes pas chronométré(e). Vous devez vous laisser aller, simplement, et mettre tous vos sens à contribution pour découvrir et profiter de la forêt sous un nouveau jour. 

Pour les débutants, il est conseillé de marcher particulièrement lentement. Mais vous pouvez adopter l’allure que vous souhaitez, tant qu’elle vous convient et qu’elle vous permet d’apprécier le moment.

 Et bien d’autres encore

A vrai dire, la base du Shinrin yoku est de profiter des bienfaits des arbres et de la forêt. A partir de là, tant que vous respectez cette notion de détente et de lâcher-prise tout en mobilisant tous vos sens à 100%, vous pouvez pratiquer n’importe quelle activité qui vous fait plaisir. Laissez libre cours à votre imagination ! 

Voici quelques exemples d’autres activités possibles en forêt : 

  • Les pique-nique
  • La méditation
  • La lecture
  • Le dessin
  • L’observation des plantes
  • Le tai-chi

Point important : n’oubliez pas de respecter la forêt. Elle vous accueille et vous offre moults bienfaits, donc soyez-vous aussi bienveillant(e) en retour : ne jetez rien dans la nature, en particulier vos mégots de cigarette, ne détériorez rien et ne cueillez pas à outrance les végétaux, ne détournez pas les petits cours d’eau, etc. 




Ces arbres qui vous veulent du bien

Bonjour, et bienvenue dans cette dernière leçon sur le Shinrin yoku ! 

Aujourd’hui, nous allons étudier l’action spécifique de plusieurs arbres sur notre organisme. En effet, chacun d’entre eux possède des vertus qui lui sont propres. Si vous cherchez à produire un effet particulier sur votre organisme, il serait probablement judicieux de choisir l’arbre correspondant lorsque vous pratiquez vos exercices de relaxation, que vous lisez, ou bien simplement pour faire la sieste sous son ombre. 

D’après le docteur Qing Li, expert mondial de Shinrin yoku, tous les végétaux agissent de manière bénéfique. Cependant, tous ne sont pas égaux. Par exemple, le cyprès est particulièrement puissant, car il diffuse davantage de phytoncides que les autres. Il ajoute que les bénéfices sont d’autant plus importants lorsque vous vous trouvez dans un endroit avec une forte concentration d’arbres.

Voici donc un aperçu des bienfaits des arbres les plus présents dans nos forêts françaises. Qui sait, peut-être vous découvrirez-vous même par la suite un arbre de prédilection ?

Chêne

Il passe pour être le roi de la forêt, et est l’arbre le plus répandu en France. Ses nombreuses vertus ont de tout temps été exploitées, à la fois dans le domaine de la santé, mais aussi de la construction navale, par exemple. 

Il procure force, énergie et confiance. Si vous vivez actuellement de grands changements qui vous stressent (déménagement, emploi, régime, arrêt du tabac…), il saura vous aider à les aborder en toute tranquillité.

Son écorce était auparavant très utilisée pour ses propriétés astingentes (assèchement des tissus, aidant à la cicatrisation), antiseptiques et anti-inflammatoires. Consommer ses bourgeons aide à améliorer le tonus général et sexuel. Ils sont cependant déconseillés aux femmes enceintes.

Sapin et pin

Arbre de Noël par excellence, le sapin vous permet de mieux respirer, et par là de vous détendre, de retrouver la paix intérieure et de mieux vous reposer. Ce n’est pas pour rien que les cercueils étaient faits de ce bois : afin d’assurer un paisible repos éternel aux morts…

Le pin, lui, éveillerait en nous des sentiments familiaux et amicaux, pour nous recentrer sur nos proches. 

Distillée, la sève de leurs bourgeons et aiguilles devient de la térébenthine, très efficace pour expectorer, soigner les brûlures, inflammations, blessures et infections, et soulager certaines douleurs articulaires (rhumatismes, arthrite). Ce sont de grands alliés pour lutter contre les maladies de l’hiver (rhumes, sinusites, etc.). 

Bouleau

Source de renouveau, cet arbre est particulièrement indiqué en cas de coup de fatigue ou de déprime. Il insuffle de l’énergie et de la combativité, aide à aller de l’avant et à progresser dans nos projets. Il insuffle motivation, douceur et enthousiasme.

Ses propriétés médicinales sont : antiseptique urinaire et rénal, diurétique, antispasmodique, hépatoprotection (pour le foie), antalgique, anti-inflammatoire et cicatrisation. Il peut aussi traiter la fièvre, les calculs, les crises de goutte et les œdèmes. 

Hêtre

Il est le symbole de l’énergie, de la mémoire et du savoir. Réputé pour aider à gagner plus de confiance en soi et de sérénité, c’est néanmoins un arbre très fragile, à l’écorce fine : la moindre entaille qui lui est faite constitue une voie d’accès privilégiée pour les bactéries. Il peut aussi vous aider à apprivoiser votre solitude et à en faire une force vectrice de liberté.

On recommande souvent de consommer ses faînes, qui sont antiseptiques, vermifuges, font baisser et combattent la fièvre. Avec, on soignait la malaria, le paludisme, la diarrhée, les parasites intestinaux. En compresse, ses feuilles soignent les démangeaisons cutanées. 

Attention : purgatif à haute dose, il peut devenir toxique s’il est surconsommé.

Châtaignier

Sa présence rassurante développe notre capacité d’adaptation, notre bonhommie et notre empathie, et engendre générosité, respect et attention envers tout ce qui nous entoure.

Il est particulièrement efficace pour détendre muscles et articulations, diminuer les douleurs dorsales, apaiser les troubles respiratoires (bronchite, toux, coqueluche, irritation de la gorge), lutter contre les diarrhées et apaiser les rougeurs cutanées en cataplasme.

Une fois cuits, ses fruits peuvent se déguster à volonté, pour le plus grand bonheur de tous. 

Tilleul

Autrefois, les amoureux venaient se jurer amour et fidélité sous ses feuilles, car il en est le garant. Il développe votre sensibilité, vous aide à vous débarrasser de vos idées noires et de vos sentiments négatifs (colère, rancune, jalousie, etc.), à sociabiliser, à vous ouvrir au monde qui vous entoure et à vous apaiser.

Connu pour ses effets tranquillisants, il aide à traiter les troubles nerveux (maux de tête, palpitations, crises d’angoisse, tension, anxiété, fatigue) ainsi que tous les troubles digestifs liés au stress. Il favorise le sommeil et facilite l’endormissement, tout en luttant contre le rhume, la fièvre et les démangeaisons de la peau.

Il est parfois recommandé dans le cadre d’un régime pour maigrir, et associé à d’autres traitements pour traiter l’hypertension, et les troubles de la thyroïde. Enfin, sa capacité à éliminer les toxines nocives est reconnue.

Sources : 

http://japanization.org/les-bains-de-foret-la-solution-sante-miracle-des-japonais/
https://www.franceculture.fr/sciences/de-cinq-sens-a-neuf-sens
https://nospensees.fr/laromatherapie-le-merveilleux-pouvoir-des-odeurs/
https://www.franceinter.fr/emissions/l-edito-carre/l-edito-carre-15-mars-2018
https://www.maxisciences.com/gout/l-importance-de-l-education-au-gout-pour-les-enfants_art1387.html
https://www.pourquoidocteur.fr/Articles/Question-d-actu/26254-Sylvotherapie-prudence-d-enlacer-arbre#targetText=Respirer%20l’air%20pur%2C%20marcher,qui%20peuvent%20provoquer%20des%20d%C3%A9mangeaisons.
https://www.psychologies.com/Therapies/Developpement-personnel/Methodes/Articles-et-Dossiers/Sylvotherapie-le-pouvoir-bienfaisant-des-arbres/Shinrin-yoku-comment-profiter-des-bienfaits-du-bain-de-foret

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gomme arabique

Gomme arabique – bienfaits, propriétés, où en trouver

By Alimentation, dans le corps

Gomme arabique – bienfaits, propriétés, où en trouver

gomme arabique

Qu’est-ce que c’est?

La gomme arabique aussi appelée gomme d’acacia est un exsudat de sève provenant d’arbres d’acacia. La sève liquide s’écoule à la suite d’une incision dans l’arbre et se solidifie par séchage au contact de l’air. 

La gomme arabique est principalement récoltée en Afrique saharienne.

Cette substance est comestible et est très répandue dans l’industrie agroalimentaire, où elle est utilisée comme gomme naturelle.

C’est sous le code européen E414 que se cache la gomme arabique en tant qu’émulsifiant et épaississant. On la retrouve en tant qu’additif dans de nombreux produits tels que les sodas, les sirops, les bonbons…

Elle est composée d’une chaîne de polysaccharides et est particulièrement riche en fibres.

La substance végétale peut également être utilisée dans d’autres secteurs que celui de l’industrie agroalimentaire. Elle sert dans des mélange de chaux ou pour imperméabiliser les toits en chaume. En Afrique de l’ouest elle est notamment employée pour certains textiles.

Outre l’usage industriel et alimentaire de la gomme arabique, elle peut également être mise en oeuvre à des fins artisanales ou médicinales.




Histoire

Déjà au temps des Egyptiens, la gomme était connue, et utilisée notamment pour les bandages des momies.

Il faudra attendre le XVème siècle pour que les européens la découvrent sur les côtes du Sénégal et de la Mauritanie actuelle. Cette découverte donne lieu à une “guerre de la gomme” au XVIIIème siècle permettant à la France d’obtenir le monopole du commerce de la gomme sur la côte ouest africaine.

À l’aube du XXème siècle, l’Angleterre et la France sont les deux grands puissances coloniales qui profitent de ce commerce.

Aujourd’hui largement utilisée dans l’industrie, elle n’est pas encore très répandue dans les foyers occidentaux. Malgré ses vertus, les usages de la gomme d’acacia sont encore méconnus.

Bienfaits et propriétés

gomme arabique bocal

La gomme arabique possède de nombreuses propriétés traditionnellement reconnues. La communauté scientifique quant à elle tend progressivement à se pencher sur les vertus de cette substance.

Propriétés nutritionnelles

Grâce à ses fibres naturellement présentes dans la gomme, ce produit améliore les fonctions du transit intestinal. L’ Avis de l’ANSES de 2001 met en avant l’activité prébiotique de la gomme ainsi que sa capacité à réguler certaines fonctions de l’organisme. Elle est soluble et de faible viscosité, permettant une dégradation complète par le microbiote intestinal.

Les fibres retrouvées dans la gomme ont un effet satiétogène. Sa consommation permet de limiter la prise alimentaire. Ainsi, la gomme arabique pourrait être indiquée pour aider à perdre du poids. 

Propriétés antimicrobiennes

Bien que les vertus antimicrobiennes ne soient pas bien comprises à ce jour, des études ont montré que la gomme arabique inhiberait les micro-organismes tout en permettant d’améliorer les chances de survie lors de maladies (Ballal, 2011). 

Diabète

En cas de diabète, des études sur des rats ont montré que combiner la gomme arabique et l’insuline était efficace pour réduire les effets du diabète (Babiker, 2018).  La gomme arabique apparaît comme une alternative sérieuse pour lutter contre le diabète de type II.




Améliore les fonctions rénales

Si les études sur cette hypothèse manquent encore, la gomme d’acacia pourrait aider à lutter contre les affections rénales (Al Za’abi M, 2018) dues au diabète.

Aide à la cicatrisation

La gomme arabique entre dans la composition de nombreux soins améliorant la cicatrisation en cas de blessures (Bhatnagar, 2013).

Soulage les maux de gorge

On confère à la gomme arabique des propriétés anti-inflammatoires. De par ses propriétés bactériostatiques et immunologiques, la gomme d’acacia permet de lutter contre les maux et affections hivernales. En sirop ou en étant mâchée, la gomme d’acacia est un remède de grand-mère contre les maux de gorge.

Soin pour la peau 

La gomme d’acacia prévient la déshydratation de la peau et est particulièrement efficace contre les sécheresses cutanées. Elle protège les peaux fatiguées et permettrait même de lutter contre les effets du vieillissement de la peau.

En gel, en crème ou sous forme liquide, la gomme arabique est un ingrédient de choix pour les produits de beauté naturels.

Absorbe l’humidité à la maison

Outre ses vertus pour la santé, la gomme arabique possède la capacité d’absorber l’humidité

Dans une pièce humide, il est ainsi possible de déposer quelques cristaux de gommes arabique parfumée ou non. Pour lutter contre les moisissures, elle peut également réduire l’humidité dans des armoires de vêtements par exemple.

La Gomme d’acacia et l’environnement

arbre gomme arabique

La production de gomme d’acacia a des effets positifs au niveau environnemental mais aussi sociétal. 

L’acacia est un arbre très résistant qui pousse parfaitement bien dans les régions arides du Sahel. Les racines de l’acacia sont vertueuses pour le sol, permettant de l’enrichir pour l’agriculture. 

Sa production permet notamment de lutter contre la désertifications de la région par ses bienfaits pour le sol et en retenant les populations qui vivent de cette agriculture.

La mise en place de production de gomme arabique permet en effet aux populations rurales de conserver leur travail non loin de leur habitat.

Contre-indications

Des cas d’allergies à la gomme arabique ont été observés. 

Sèche, la gomme est très dure et elle doit être humidifiée par la salive avant d’être avalée. Elle est interdite dans certaines confiseries à cause du risque d’étouffement pour les enfants ou les personnes âgées.

En cas de consommation excessive, la gomme arabique risque de donner des flatulences et des sensations de gênes (ballonnements…). 

Les vertus médicinales évoquées tout au long de l’article sont indicatives et encore en études dans beaucoup de cas. La gomme arabique ne se substitue aucunement à un mode de vie sain et une bonne hygiène de vie. Pour plus d’informations concernant la gomme arabique, il est nécessaire de se tourner vers un professionnel de santé (naturopathe, médecin…).

Comment l’utiliser?

La gomme arabique se présente généralement sous forme de poudre ou de cristaux. 

Elle est réputée de moins bonne qualité sous sa forme pulvérulente mais est plus facile à utiliser et doser.

Sous forme de cristaux, la gomme arabique est de meilleure qualité mais doit être diluée à chaud dans de l’eau ou broyée avant d’être utilisée en pâtisserie par exemple.

La gomme arabique est plutôt neutre en goût. Cela permet de pouvoir l’inclure tranquillement dans les préparations culinaires.

En pâtisserie

Grâce à ses propriétés émulsifiantes et épaississantes, la gomme arabique est un ingrédient incontournable pour toutes sortes de pâtisseries:

  • Guimauves, 
  • Loukoums,
  • Pâtes de fruits,
  • Cornes de gazelle.

Traditionnellement, la gomme arabique était mâchée pour en extraire tous les bienfaits pour la santé. 

Appliquée sur les gencives et les dents, la poudre de gomme pourrait améliorer l’hygiène dentaire.

Il est également possible de confectionner des décoctions naturelles à base de gomme arabique afin de calmer les maux de gorges. Consommée oralement, la gomme arabique pourrait également favoriser la digestion. Pour cela, il est possible de diluer quelques grammes de gomme dans de l’eau chaude (additionnés ou non de thé) ou simplement de la mâcher.

En cas d’inconfort intestinal, il ne faut pas hésiter à diminuer les doses par prises.




Où en trouver?

La gomme arabique est disponible à la vente sur internet ou dans les épiceries orientales.

Pour conclure…

Aussi appelée poudre d’or, la gomme arabique est aujourd’hui essentiellement utilisée dans l’industrie (agroalimentaire, bâtiment, textile…). Néanmoins, il ne faut pas en bouder les vertus médicinales et son utilisation maison puisqu’elle possède de nombreuses vertus.

Si sa vente se restreint aujourd’hui à des sites internet ou magasins spécialisés dans les produits orientaux, elle peut être utilisée par toute la famille dans la limite d’une consommation raisonnable. 

Sources

https://www.francetvinfo.fr/sante/alimentation/alimentation-les-secrets-de-la-gomme-arabique_2144086.html
https://www.aroma-zone.com/info/fiche-technique/gomme-acacia-ou-arabique-aroma-zone
https://www.youtube.com/watch?v=Uw-2yHASpF8
http://www.additifs-alimentaires.net/E414.php
https://www.mesepices.com/mes-condiments/aides-culinaires/gomme-arabique.html
https://www.quechoisir.org/comparatif-additifs-alimentaires-n56877/e414-gomme-d-acacia-gomme-arabique-p223633/
http://www.sossahel.org/wp-content/uploads/2018/05/Dossier-GommeBDVF.pdf
https://jardinage.lemonde.fr/dossier-1397-deshumidificateur-solutions-contre-humidite-maison.html
https://www.drugs.com/npp/acacia-gum.html#24022265

A propos de l’auteur

“Après des études de cuisine et en vertu de l’amour qu’elle porte pour la gastronomie, Léonne Thellier se prend de passion pour l’aspect bien-être et santé du secteur et entame une formation d’ingénieur “alimentation et santé” en apprentissage.
Persuadée de l’importance d’une cuisine saine pour le corps et l’esprit, elle essaye tant bien que mal de ne pas traumatiser son entourage par son côté food-maniac.

Toujours à l’affût de bons plans, elle aime voyager, faire des rencontres, et découvrir de nouvelles cultures culinaires. Léonne aime se fixer des objectifs et les atteindre. Déracinée de sa vallée de la Loire natale, elle poursuit son parcours professionnel entre la Picardie et la région Centre.”

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tampon coupe menstruelle

Coupe menstruelle – Tout ce qu’il faut savoir

By dans le corps

Coupe menstruelle – Tout ce qu’il faut savoir

tampon coupe menstruelle

La coupe menstruelle est une protection hygiénique pour les règles. Malgré une popularité récente, ce n’est pas une invention si nouvelle. Dès 1867, des inventeurs s’emploient à concevoir et développer ces appareils.

La cup telle que nous la connaissons aujourd’hui trouve son origine dans les années 1930. Un brevet datant de 1934 de Mr. Lester J Goddard dépose un outil périodique répondant au doux nom de “réceptacle vaginal”. 

L’actrice et inventrice Léona Chalmers est à l’origine de la “Daintette”, soit la première cup ayant été lancée sur le marché. Léona Chalmers défend la cup comme étant plus sûre et plus hygiéniques pour les femmes.

Des tentatives de commercialisation peu fructueuses s’ensuivent alors. Question de timing, de marketing ou bien de moeurs, toujours est-il que la cup ne fait pas sensation.

En parallèle, les tampons jetables avec applicateurs arrivent sur le marché, rencontrant un grand succès qui éclipsera petit à petit la cup, boudée par les femmes.

Par conséquent, la cup mettra plus de 80 ans à reconquérir les femmes. De nouvelles problématiques écologiques naissent, posant question sur la quantité de tampons et serviettes hygiéniques jetées.




Comment ça marche?

Insérer la cup

La coupe menstruelle est un outil assez simple. Le fonctionnement est globalement le même que pour un tampon. Il suffit de l’insérer dans le vagin. Mais le mieux c’est de montrer cela en dessin.

mise en place cup

Il existe plusieurs façon de plier la cup, en “s”, en “v” ou bien en “y”… L’essentiel est qu’elle soit bien placée. Et pour cela tous les moyens sont bons!

Retirer la cup

Pour la retirer, il suffit de pincer l’extrémité de la cup pour provoquer un appel d’air et ainsi ôter la cup comme sur le dessin ci-dessus:

Quelques positions sont plus optimales que d’autres pour retirer la coupe. Avant d’être une “cupeuse” aguerrie, elles pourront vous être utiles:

  • Accroupie

L’accroupissement raccourcit le canal vaginal et facilite donc cette étape en rapprochant la cup de l’entrée du vagin. Il est plus facile de pousser sur les muscles du vagin dans cette position.

  • Assise sur les toilettes

Cette position permet de retirer la cup en évitant d’éclabousser le sol. Elle permet, tout comme la position accroupie de replacer la cup à un endroit atteignable.

  • Un jambe sur le rebord de la baignoire

Un peu acrobatique, cette position permet néanmoins de contracter les muscles et pousser la cup.

Stériliser la cup

La stérilisation de la cup, permet comme pour les pots de confiture de détruire tous les micro-organismes qui ne manquent pas d’être présents sur la cup après utilisation.

La flore vaginale naturellement présente s’autorégule et permet même de protéger les parties intimes. Néanmoins, cette flore n’a rien à faire sur la cup lorsque vous aurez fini de l’utiliser.

Durant le cycle 

La cup doit être vidée toutes les 8h maximum. Pour cela, il suffit de la retirer, vider le sang menstruel puis la rincer à l’eau claire. Elle doit être nettoyée scrupuleusement sans oublier les petits trous permettant les appels d’air. 

Il est vivement recommandée de la nettoyer avec un savon neutre comme du savon de marseille ou d’alep, sans oublier de la rincer soigneusement.

Après ce nettoyage, la cup peut tranquillement être réutilisée. 

Pour la désinfecter

La cup doit être désinfectée/stérilisée dès que possible, au minimum à chaque début et fin de cycle.

Pour cela, il existe des pastilles désinfectantes également utilisées pour les biberons ou les tétines par exemple. Il suffit de les dissoudre dans de l’eau avant d’y laisser tremper la cup.

Il est également possible d’acheter un stérilisateur qu’on remplit d’eau et dans lequel on place la cup. Certains stérilisateur passent au micro-ondes (cette technique est discutable). 

Si non, la cup peut être placée dans une casserole d’eau bouillante et laissée 10 mn environ. Vous pouvez la caler dans un fouet en inox afin d’éviter qu’elle ne touche les bords de la casserole et éviter qu’elle ne s’abîme. Bien sûr, cette technique implique un matériel propre et nettoyé.

Si vous possédez deux cups, cela permet d’avoir un roulement et de toujours en avoir une de stérilisée sous la main.




Combien de temps la garder?

Beaucoup de fabricants recommandent de garder la cup 12h au maximum. Mais le principe de précaution quant au peu de recul et aux risques de SCT (Syndrome du Choc Toxique) dicte plutôt une durée maximale de 8-10h. 

La plupart des industriels reviennent d’ailleurs sur les 12h initialement préconisées. 

Ensuite, une cup a une durée de vie de 5 ans environ. Si vous constatez qu’elle brunit, ou commence à sentir entre temps, il existe une multitude de conseils sur internet (bain de vinaigre blanc…).

Conseils

coupe menstruelle

Pour bien appréhender l’insertion de sa coupe menstruelle voici quelques conseils:

  • Lisez les instructions et recommandations du fabricant,
  • Pas de panique si vous n’y arrivez pas du premier coup,
  • Faites confiance à vos muscles pelviens,
  • Gardez en tête que c’est comme un tampon,
  • Trouvez votre propre pliage de cup si celui du dessin ne fonctionne pas,
  • Vérifiez que la cup est bien ouverte (afin d’éviter les fuites),

Comment choisir sa coupe menstruelle?

Il existe des cups de plusieurs tailles, rigidité et couleur qui s’adaptent à toutes les femmes. L’étape du choix de la cup est particulièrement important, une foule de cups différentes étant proposée, il peut s’avérer difficile.

La plupart des sites d’achats de cup guident très bien l’achat en posant toutes une série de questions qui sont généralement :

  • Est-ce que le flux est abondant?
  • Est-ce que vous avez déjà accouché par voie basse?
  • Quel est votre âge? Poids? Taille?

Il existe des cups plus rigides garantissant une meilleure tenue lors de pratiques sportives, il est également possible de trouver des cups spécialement pour les jeunes filles n’ayant pas eu de rapport sexuels. 

Certains distributeurs proposent une très grandes variétés de choix allant au delà des tailles (S,M,L) et de la rigidité en proposant également de choisir la tige (qui est utile pour retirer la cup), la couleur…

Ces aspects ne sont pas essentiels, ce sont vraiment la taille est la souplesse de la cup qui importent. Sur ces deux paramètres, les sites vous guideront parfaitement.

Néanmoins, si lors des premiers essais, vous vous heurtez à des problèmes, ne baissez pas les bras tout de suite. 

Il est important de garder à l’esprit que la cup est une protection qui est conçu pour se décliner et s’adapter à tous types de femmes. Ce qui convient à l’une, peut gêner l’autre. De nombreux outils en ligne dispensent des conseils sur le type de cup adaptée.

Autres alternatives

Outre la cup menstruelle, il existe quelques autres alternatives qui ne seront pas détaillées dans cet article :

  • la culotte menstruelle,
  • la pratique du flux instinctif,
  • les serviettes réutilisables.

Comment parer les soucis éventuels?

Ce n’est pas parce que la cup convient à beaucoup de femmes que ce sera le cas pour vous. Il est possible que ce type de protection ne soit pas vraiment fait pour vous. Certaines problématiques peuvent cependant être évitées grâce à des astuces simples.

Flux épais

Certaines femmes témoignent d’un flux épais obstruant les trous et gênant ainsi l’appel d’air qui aide à retirer la cup. Pour pallier à cela, il existe des cups spéciales avec des trous plus larges. Sinon, il est toujours possible d’agrandir manuellement les trous avec des ciseaux ou un cutter. N’oubliez pas de désinfecter le matériel et stériliser la cup après coup. 

La tige dépasse

Une fois la cup insérée, certaines femmes peuvent être gênées par la tige qui dépasse du vagin. Il est possible que le vagin ne soit pas très profond. Dans ce cas il suffit de couper un peu la tige.

La cup part loin

La cup peut parfois remonter toute seule, surtout la nuit ou lors de pratiques sportives. Cela peut étonner mais ce n’est pas grave et elle ne sera dans tous les cas jamais perdue!

Le vagin fait généralement entre 6 à 8 cm de profondeur. Il peut cependant atteindre jusqu’à 15 cm de profondeur lors de stimulations sexuelles.

Si la cup n’est pas à l’entrée du vagin, elle est donc remontée plus loin. La meilleure solution est donc de se détendre et d’attendre un peu, afin de réessayer un peu plus tard. Afin d’éviter tout débordement durant ce laps de temps, pensez seulement à mettre une serviette.

Il pourra vous arriver de devoir solliciter vos muscles pelviens afin de pousser la cup vers la sortie. Une fois trouvée, n’oubliez pas de rompre l’aspiration en créant un appel d’air.

Si après plusieurs tentatives cela ne fonctionne toujours pas, il est toujours temps de demander à un médecin.  Ces situations extrêmes sont susceptibles d’arriver mais cela reste très rare.




Fuites

Si des fuites de sang menstruelles sont à déplorer lors de l’utilisation de la cup c’est qu’elle n’est pas adaptée au flux. Lorsqu’elle est trop petite, elle ne reste pas en position, n’assurant pas une protection hermétique. La cup aura alors tendance à remonter voire se retourner dans le vagin, la rendant difficile à retirer. Trop grosse, la cup aura du mal à se déplier totalement dans le vagin et pourra même causer une gêne ou des douleurs.  

Avantages/Inconvénients

Avantages

  • Économique : La cup coûte entre 15 et 35€, il est conseillé de la changer tous les 5 ans environ. Ce qui représente une belle économie de protections hygiéniques jetables!
  • Pratique: La cup s’utilise durant toute la durée des règles, il suffit de la vider, la rincer à l’eau chaude et de la réinsérer. 

Une fois bien positionnée, elle ne doit provoquer aucune gêne (même lors de pratiques sportives!) et limite les mauvaises odeurs.

Les cups sont moulées en un seul morceaux, sa structure lisse se retire facilement sans accrocher comme cela peut arriver avec les tampons.

Elle est discrète; légère et facilement transportable.

  • Écologique : La cup permet de réduire le nombre de déchets.
  • Saine : La cup n’empêche pas le choc toxique. Le matériau utilisé est néanmoins bactériostatique, imperméable et lisse. 

Inconvénients

  • Il faut être à l’aise avec son corps et ses menstruations. Lors des premières utilisations, il se peut que vous vous retrouviez avec un peu de sang sur les doigts voire que la cup ne déborde sur le carrelage de la salle-de bain.
  • Le silicone médical reste un plastique et pour le moment, il n’y a pas de recul quant à l’effet d’un contact prolongé de la muqueuse contre ces matériaux. Jusqu’à maintenant, les études ont conclu à une innocuité totale. 
  • Au niveau écologique, on évite des tonnes de déchets mais, le silicone reste un matériau issu du pétrole et donc polluant. 

Des articles relayant des dangers éventuelles?!

La cup ne prévient pas d’un éventuel choc toxique. Les SCT (syndrome du choc toxique) ne sont pas courants mais peuvent arriver. La vocation de la cup n’a jamais été de les prévenir. 

Le syndrome du choc toxique est une maladie infectieuse rare et aigüe causée par une bactérie libérant une toxine qui infecte le sang.

Il y a eu des cas de SCT imputables aux protections hygiéniques, mais cela peut également arriver après une blessure, un accouchement, une opération…

Le choc toxique provoqué par les protections hygiénique, cela serait essentiellement dû à un port intravaginal prolongé. 

De la même manière qu’un diaphragme gardé plus de 24h pourrait accroître le risque de choc toxique, c’est le cas pour les tampons et les cups également. Certains chercheurs recommandent ainsi de changer de protection hygiénique toutes les 4h et de ne jamais dépasser 8h de port.

De récents articles assènent ainsi que la cup serait autant, voire plus dangereuse que les tampons. 

Un petit point s’impose:

La prévention du choc toxique n’a jamais été un des arguments des défenseurs.euses de la cup qui se basent essentiellement sur les côtés écologiques et pratiques.

L’absence d’information sur les substances entrant dans la composition du tampon par contre elles sont pointées du doigt. La quantité de déchets générés par ces outils jetables est également décriée. 

Pour cause, les industriels restent très discrets sur la composition des protections hygiéniques intravaginales type “tampons” sur le marché. 

Bien qu’il s’agisse d’un produit en contact prolongé durant une bonne partie de la vie de nombreuses femmes, impossible de savoir à quoi elles sont exposées. 

Et c’est bien là que le bât blesse. Comment s’expliquer que malgré la grogne des femmes réclamant une transparence, aucune réglementation n’oblige les industriels à dévoiler la composition des tampons?

Cette article n’a pas pour vocation de persuader que la cup est la solution idéale. Le sujet des règles sort peu à peu du tabou qui l’entoure. 

Si la cup en convainc certaines, d’autres sont plus sceptiques. Peut-être que la protection hygiénique idéale n’a pas encore été inventée, peut-être qu’elle est en passe de l’être? Toujours est-il que la cup est une autre solution plus écologique, pratique et économique. 

À nous consommateurs.trices, de tendre l’oreille, réfléchir et continuer de nous informer sur les alternatives, et la composition des produits que l’on achète.

Sources

https://coupemenstruelle.net/nettoyage-entretien-cup-ne-le-negligez-pas/#sterilisation

Brevet du “réceptacle vaginal” de LESTER J. GODDARD

http://brevets-patents.ic.gc.ca/opic-cipo/cpd/fra/brevet/344707/sommaire.html#Details 

Photos de coupes menstruelles depuis 1937

http://www.mum.org/MenCups.htm#anchor619001

Outil en ligne pour choisir sa cup

https://outils.easycup.fr/choisir_coupe_menstruelle.php
https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/tampons-serviettes-cup-lesquels-choisir_2699266.html
https://patents.google.com/patent/US5827248A/en
https://www.quechoisir.org/actualite-tampons-periodiques-un-documentaire-qui-oublie-l-essentiel-n42844/
https://www.change.org/p/rendre-visible-la-composition-des-tampons-et-serviettes-hygi%C3%A8niques
https://www.economie.gouv.fr/dgccrf/securite-des-produits-dhygiene-feminine
https://www.60millions-mag.com/2016/03/07/tampons-et-serviettes-hygieniques-les-revelations-de-60-font-bouger-les-choses-10234

A propos de l’auteur

“Après des études de cuisine et en vertu de l’amour qu’elle porte pour la gastronomie, Léonne Thellier se prend de passion pour l’aspect bien-être et santé du secteur et entame une formation d’ingénieur “alimentation et santé” en apprentissage.
Persuadée de l’importance d’une cuisine saine pour le corps et l’esprit, elle essaye tant bien que mal de ne pas traumatiser son entourage par son côté food-maniac.

Toujours à l’affût de bons plans, elle aime voyager, faire des rencontres, et découvrir de nouvelles cultures culinaires. Léonne aime se fixer des objectifs et les atteindre. Déracinée de sa vallée de la Loire natale, elle poursuit son parcours professionnel entre la Picardie et la région Centre.”

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operation dent de sagesse

Opération des dents de sagesse : tout ce qu’il faut savoir.

By dans le corps, Soins

Opération des dents de sagesse : tout ce qu’il faut savoir.

operation dent de sagesse

L’extraction des dents de sagesse est un geste chirurgical fréquent lorsque celles-ci commencent à faire leur apparition chez les personnes de plus de 16 ans. 

On la réalise dans plusieurs cas :

  • Lorsque les dents sont enclavées,
  • si elles n’ont pas la place pour sortir normalement,
  • si elles sont mal positionnées. 

Ces cas de figure peuvent entraîner des douleurs et/ou des caries sur les dents d’à-côté justifiant ainsi l’opération. Il arrive parfois que les dents de sagesse entraînent un mauvais alignement des dents, faute de place. Cependant, certaines études ont montré que les dents de sagesse avaient au final un rôle mineur dans ce phénomène.

Autre cas de figure: la gencive autour de la dent de sagesse en partie sortie s’enflamme et s’infecte. 

On procède également à une opération dent de sagesse lorsque ces dernières sont cariées et ne peuvent plus bénéficier de soins traditionnels. 




Comment se déroule l’extraction des dents de sagesse ?

L’extraction dure en moyenne une demi-heure, rarement plus de trois-quarts d’heure.

Elle ne requiert qu’une simple anesthésie locale sauf cas particulier où les 4 dents de sagesse devraient être enlevées en même temps. Dans ce cas on procédera alors à une anesthésie générale. 

L’opération en elle-même ne provoque pas de douleurs contrairement à ce que l’on pourrait penser.

Après extraction et désinfection de la zone, le dentiste referme celle-ci avec des points de suture. La plupart se résorbent d’eux-mêmes, d’autres plus récalcitrants seront enlevés par le praticien lors de l’examen de suivi.

Extraction des dent de sagesse : quelques cas particuliers

Il arrive que le dentiste soit obligé de casser la dent afin de la retirer en plusieurs morceaux. En effet, les dents de sagesse, lorsqu’elles manquent de place, développent des racines tordues. Dans ce cas, leur arrachage est plus délicat. 

L’opération peut être rendue plus difficile également lorsque la dent n’est pas sortie en suivant le bon axe. 

L’extraction des dents de sagesse est réalisée par un chirurgien maxillo-facial. Le recours à l’anesthésie générale est rare mais peut se justifier si l’acte est compliqué ou si le patient est par exemple trop anxieux. Dans ce cas, l’opération a lieu le plus souvent en chirurgie ambulatoire, sans nécessiter d’hospitalisation nocturne.

Les suites de l’opération 

Plusieurs effets sont à attendre après l’opération : 

  1. Des douleurs. 

Celles-ci sont d’intensité variable et seront probablement plus importantes si l’opération a nécessité de fraiser l’os. Dans tous les cas, des antalgiques sont prescrits pour alléger au mieux la douleur ressentie. L’opération s’accompagne également de quelques saignements et d’un oedème.

  1. Gonflement (oedème)

L’opération va dans la quasi totalité des cas provoquer un gonflement des joues.

L’application d’une poche de glace aidera considérablement à faire dégonfler cet oedème.

Pendant les 48 heures qui vont suivre l’opération, il est fortement conseillé de prendre un soin tout particulier de sa bouche en ne se nourrissant que de nourriture mixée et froide.  Les bains de bouche ( seulement à partir du lendemain) feront partie de votre routine le temps de votre convalescence. Tabac, alcool, nourriture épicée et de manière générale tout ce qui est irritant est à proscrire.

Comptez 10 à 15 jours pour que la cicatrisation soit complète. Patience donc mais le plus dur est fait après les 2-3 premiers jours.

  1. Possibles complications

Tout acte médical peut entraîner des complications même si le chirurgien a parfaitement fait son travail. Ces complications sont en général très rares mais elles existent.

Elles vont de l’alvéolite (inflammation de l’alvéole dentaire) à l’infection. Quelques cas de figure ont montré une perte de sensibilité de la langue et de la lèvre inférieure. Encore une fois ce sont des cas rarissimes mais qui doivent quand même être évoqués 

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arreter le tabac

Comment arrêter de fumer ?

By Dans la tête, dans le corps

Comment arrêter de fumer? Le guide complet

arreter le tabac

En France, selon l’agence sanitaire Santé publique France, le tabagisme est la cause d’un décès sur huit, et constitue, comme dans nombre d’autres pays à travers le monde, la première cause de mortalité évitable. 

Vous souhaitez arrêter de fumer ? Vous avez déjà essayé sans avoir réussi ? Dans cet article, vous allez pouvoir apprendre à gérer votre sevrage, et découvrir quelques techniques de substitution à la cigarette pour une transition en douceur et réussie.

Et même si la première tentative peut ne pas être concluante, rappelez-vous que le jeu en vaut tout à fait la chandelle, puisque c’est votre santé et votre bien-être qui sont en jeu. 




Qu’est ce qui nous rend dépendant(e)s ?

Si vous êtes un ou une fumeur(se) invétéré(e), vous savez déjà à quel point arrêter peut être difficile. Et bien que certaines personnes prétendent que tout n’est qu’affaire de volonté, nous savons bien qu’en réalité c’est loin d’être le cas, et qu’une multitude d’autres facteurs entrent en jeu.

C’est pourquoi nous allons étudier d’abord les mécanismes en place, ainsi que les différentes substances qui sont à l’œuvre.

Tout commence dans le cerveau :

En fait, dans la cigarette, l’élément responsable de la dépendance est la nicotine. Comme pour l’alcool ou la drogue, il s’agit d’une molécule qui stimule ce que l’on appelle le « circuit de la récompense » dans le cerveau. Effectivement, la nicotine est une substance psychoactive ; c’est-à-dire qu’elle agit directement sur le cerveau, en se fixant sur certaines zones des neurones, ce qui a pour effet de les exciter. 

Or, à cause de la stimulation trop importante de ces zones, appelées « récepteurs nicotiniques », la production et/ou la libération de dopamine est modifiée. La dopamine, également nommée « hormone du plaisir », est un neurotransmetteur qui participe aux échanges au sein du système nerveux. Dans ce processus, elle est libérée en trop grande quantité, ce qui crée chez l’individu une sensation de bien-être, de plénitude, qui entraîne la dépendance. 

En effet, après un arrêt plus ou moins prolongé, le niveau de nicotine présent dans le corps baisse, ce qui provoque une sensation désagréable, du stress, de l’agitation. La personne est en manque et ressent le besoin de fumer à nouveau pour combler ce vide et retrouver cette sensation de satisfaction. La dépendance s’installe alors, et ne fait que s’aggraver dans le temps, au fur et à mesure que les récepteurs nicotiniques deviennent de moins en moins sensibles, et réclament de plus en plus de nicotine.

Si la nicotine reste la principale molécule en cause, des études récentes tendent à prouver qu’il existe également d’autres molécules, notamment présentes dans la fumée des cigarettes, qui contribuent à conserver plus longtemps la dopamine dans le sang, et donc à prolonger le plaisir : l’harmane et le norharmane. Et les recherches révèlent toujours plus de substances addictives ajoutées au tabac.

Différentes formes de dépendance : 

Ce processus chimique et biologique qui crée le manque constitue ce que l’on appelle la dépendance physique. Mais il existe également d’autres formes de dépendance.

  • La dépendance psychologique, par exemple, est plus difficile à percevoir et à abandonner. Elle est directement liée à la sensation de plaisir, de détente et de relaxation que procure la dopamine. Elle entraîne très vite des habitudes, des moments précis où fumer devient un réflexe. Dans ce cas, les fumeurs allument une cigarette après un repas, pour réfléchir, au téléphone, pour décompresser…
  • La dépendance environnementale ou comportementale, ensuite, est davantage liée aux pressions sociales, au contexte, à des lieux, des personnes… Autant de facteurs différents et propres à chacun qui provoquent l’envie, voire le besoin de fumer.
  • Enfin, certaines études sont en train d’être menées, et tendent déjà à révéler qu’il existerait un facteur de prédisposition génétique, qui influencerait l’attirance plus ou moins marquée de certaines personnes pour le tabac.

Pour finir, il existe aujourd’hui des tests internationaux qui visent à évaluer le degré et le type de dépendance à la nicotine : Le test de Fagerström, ou bien celui de Horn. En effet, mieux comprendre les différentes causes et sortes de dépendance à la cigarette permet de mieux identifier ses habitudes de consommation, afin de mettre en place des procédés de sevrage adaptés.




Déterminer ses habitudes et son degré de consommation

Arrêter de fumer, un véritable apprentissage :

Comme on l’a vu précédemment, l’accoutumance au tabac est directement liée à un processus biologique situé dans le cerveau. Autrement dit, pour en finir avec la cigarette, il faut réapprendre au cerveau à se passer de nicotine.

Et avant toute chose, il faut savoir que les anciens fumeurs qui ont réussi à arrêter dès leur premier essai sont très rares. Comme à l’école, l’apprentissage de désaccoutumance peut prendre plusieurs années. Avant de pouvoir cesser complètement et définitivement de fumer, on considère que quatre essais sont nécessaires en moyenne.

Gardez donc bien à l’esprit qu’aucune rechute n’est un échec, car toutes ces tentatives vous rapprochent un peu plus de votre objectif, tout en amplifiant votre motivation. Ainsi, même si votre sevrage n’a duré que quelques jours, il s’agit tout de même d’un signe positif, car votre cerveau aura déjà pu connaître une période sans cigarette, et vous saurez qu’une vie sans tabac est possible. Le processus de « désapprentissage » sera en marche !

Evaluer son niveau de dépendance :

Pour mettre le plus de chances de réussite de votre côté avant de commencer à arrêter de fumer, il est intéressant d’effectuer une estimation de votre rapport au tabac.

Pour cela, vous pouvez effectuer différents tests. Les tests de Horn et ceux de Fagerstrom, sont les deux bases fondamentales pour évaluer votre dépendance. Chacun porte sur un type de dépendance différent ; ils sont donc complémentaires.

  • Le test de Fagerstrom est un questionnaire sur vos habitudes de fumeur(se), qui évalue votre niveau de dépendance de manière quantifiable. En fait, vous allez répondre à diverses questions (à quel moment vous fumez votre première cigarette, s’il y a une cigarette dont il serait trop difficile de vous passer, etc). En fonction du résultat, vous obtiendrez un score sur 10, qui qualifiera votre niveau de dépendance : dépendance considérée comme nulle de 0 à 2, faible de 3 à 4, moyenne de 5 à 6 et forte de 7 à 10.
    Normalement, le test complet de Fagestrom comporte 6 questions. Mais il existe une version raccourcie, où le score est compris entre 0 et 6.
    Ici, il s’agit surtout d’évaluer votre dépendance physique.
  • Le test de Horn, lui, se concentre plutôt sur votre dépendance psychologique, c’est-à-dire toutes les sensations que le tabac vous procure et auxquelles vous devenez dépendant(e). Ainsi, comme l’on parvient à identifier les raisons qui vous poussent à fumer, on peut commencer à créer une base de travail pour cerner les objectifs de manière plus précise.
    En fait, chaque question correspond à une raison possible de fumer. A l’issue du test, vous obtenez un score pour chacune d’entre elle. Si ce score est supérieur à 10, c’est qu’il s’agit bel et bien d’une des causes de votre dépendance au tabac.

En fonction de vos résultats, plusieurs alternatives et solutions s’offriront à vous. Vous pourrez choisir d’essayer d’arrêter brutalement ou progressivement, d’avoir recours à une aide thérapeutique, ou bien d’aller consulter un tabacologue, par exemple. 

De fait, il s’agira désormais de mettre en place un planning de votre sevrage. 




Organiser son sevrage

Comment organiser de manière simple et efficace votre sevrage du tabac ?

Choisir le bon moment :

Définir de manière claire et précise ses objectifs peut être l’une des clefs du succès. Et choisir une date de début est un excellent pré-requis. Evidemment, aucune date n’est idéale ; ce qui importe, c’est que c’est vous qui l’avez choisie, selon votre rythme de vie et votre personnalité. Plusieurs facteurs peuvent influencer votre choix : 

  • Pendant un weekend, un congé, des vacances… Bref, lors d’un moment de détente. En effet, lorsque vous n’êtes plus soumis(e) au stress et aux habitudes quotidiennes, vous devenez alors plus capable d’aborder sereinement votre sevrage. Ce choix conviendra particulièrement aux fumeurs qui voient dans le tabac une aide pour lutter contre le stress. Toutefois, préparez-vous : une fois de retour dans votre quotidien, vos vieilles habitudes vont revenir, et il faudra alors leur résister.
  • Pendant le travail : au contraire, d’autres fumeur(se)s ne souhaitent pas vivre tous les désagréments du sevrage pendant leur  repos, et choisissent donc de le faire lors de leur période de travail. Néanmoins, avec toutes les techniques et les aides existant aujourd’hui, arrêter de fumer n’entraîne pas nécessairement de gros inconvénients. 
  • A une date symbolique : il peut s’agir d’un événement personnel (comme un anniversaire) ou plus général (rentrée, début d’année…). Choisir une date qui signifie quelque chose pour vous témoigne d’un véritable engagement, et peut constituer une source de motivation. Veillez cependant à ne pas vous mettre trop la pression.

arreter la cigaretteHarmoniser son temps et son lieu de vie : 

 Selon votre degré de dépendance, la cigarette occupe une place plus ou moins importante dans votre quotidien. Ainsi, lorsque vous arrêtez de fumer, faites attention à ne pas laisser ce nouveau laps de temps libre vous déstabiliser et vous donner envie de fumer pour passer le temps.

Alors, anticipez ! Prévoyez des activités, pour vous occuper le corps et l’esprit et vous éviter de repenser à l’envie de fumer. Il peut s’agir d’occupations longues (cinéma, promenades en plein air, sortie entre ami(e)s…) ou courtes (mini-séances de relaxation, automassages divers, activités manuelles…). Un seul mot d’ordre : prenez soin de vous et faites-vous plaisir. Plus l’activité que vous choisirez vous plaira, moins vous penserez à fumer.

De même, les études montrent que les ex-fumeurs qui avaient bien pensé à tout préparer pour leur sevrage, que ce soit leur temps ou leur logement, ont multiplié leurs chances d’arrêter de fumer par quatre.

En conséquence, vous pouvez d’ores et déjà essayer de transformer votre habitation en un lieu non-fumeur. Cela vous permettra de lutter contre les tentations. Par exemple, si vous avez l’habitude de toujours ranger vos cigarettes ou placer vos cendriers dans des endroits précis, commencez par vous en défaire pour ne pas être tenté(e). En outre, les particules de tabac restent longtemps fixées sur les murs, les tissus, etc. En lavant tout méticuleusement, vous éviterez le tabagisme passif et vous pourrez purifier l’air de votre intérieur.

Veiller à être entouré(e) :

Il n’y a pas de règle définie lors de l’arrêt du tabac : vous pouvez décider d’entreprendre le sevrage seul(e) ou avec de l’aide. Dans les deux cas, il est toujours plus facile d’affronter ce changement en sachant pouvoir compter sur quelqu’un.

  • Le soutien des proches : vous les solliciter en leur rappelant par exemple la date du début de votre sevrage et en veillant à ce qu’ils soient près de vous durant les premiers temps ; en organisant des activités qui vous feront penser à autre chose ; en dressant une liste de lieux où vous pourrez aller sans être tenté(e) de refumer… Si vous avez un(e) conjoint(e), proposez-lui d’arrêter ensemble, pour vous soutenir mutuellement. S’il ou elle refuse, il est toujours possible d’aider en ne proposant pas de cigarette, en ne fumant pas dans votre logement et/ou loin de vous. Enfin, rencontrer des personnes qui sont également en train d’arrêter de fumer peut vous aider à partager et à gagner de l’expérience.
  • L’aide d’un tabacologue : c’est un médecin spécialiste du tabac, qui en connaît tous les risques et peut vous aiguiller vers les techniques pour arrêter. Ensemble, vous pourrez établir votre profil de fumeur(se) et établir un programme personnalisé. On en trouve dans des hôpitaux ou des cabinets privés, et les consultations sont remboursées par la sécurité sociale.

Une fois que vous avez planifié tous les aspects de votre sevrage, il est temps de commencer à arrêter. Et si certain(e)s peuvent le faire brutalement, d’autres ont besoin d’une transition en douceur pour ne pas rechuter. 




La cigarette électronique : une bonne solution ?

Une solution qui fait débat :

L’attrait pour la cigarette électronique, ou e-cigarette, est relativement récent. Pour cette raison, les études scientifiques tendent à manquer sur le sujet. Si plus d’un Français sur cinq l’a déjà testée, les avis sont partagés à long terme : certain(e)s choisissent d’y recourir comme transition en douceur lors de leur sevrage quand d’autres préfèrent s’en tenir aux cigarettes traditionnelles.

Mais depuis 2016, le HSCP (Haut Conseil de Santé Publique) explique que l’on peut envisager l’e-cigarette comme une bonne façon de réduire et/ou de permettre d’arrêter la consommation de tabac. L’Institut national du cancer et le Haut conseil de la santé publique, eux, la placent au même niveau que les patchs nicotiniques et autres procédés. Et elle exposerait les fumeurs –actifs et passifs- à nettement moins de substances dangereuses que le tabac.

Ce qu’il faut savoir :

A la différence de son homologue, la e-cigarette n’est pas composée de tabac et ne nécessite aucune combustion. En fait, elle est élaborée à partir d’un dispositif qui permet de créer de la vapeur en chauffant un liquide aromatisé composé principalement de glycérol et de propylène glycol, et qui peut comporter –ou pas- de la nicotine. 

L’inquiétude principale à propos des dangers de l’e-cigarette concerne surtout les liquides aromatisés : un bon nombre d’entre eux seraient à la fois créateurs et fabriqués avec des substances potentiellement toxiques et cancérigènes. Pour cette raison, il est strictement interdit de vapoter dans certains lieux publics. Néanmoins, leur quantité dépend beaucoup du type d’ « e-cig » et de la façon dont elle est utilisée. Dans certaines d’entre elles, le taux de ces substances est comparable, voire inférieur, à celui présent dans les cigarettes traditionnelles.

En revanche, les e-cig qui contiennent de la nicotine créent elles aussi une dépendance. De même, on effectue à peu près toujours le même geste qu’avec une cigarette, qui fait lui aussi partie intégrante du processus de dépendance. Enfin, prenez garde au matériel que vous choisissez : on rapporte des cas d’explosion, causant des brûlures et des blessures, dues aux batteries qui étaient de qualité médiocres, ou bien qui avaient été modifiées par leur possesseur.

vie sans tabac

Comment choisir son e-cigarette : 

Avant toute chose, vous devez tenir compte de la puissance de l’appareil. Pour optimiser votre transition en douceur, optez plutôt pour une e-cigarette de faible puissance, c’est-à-dire de 20 watts maximum. Les plus puissantes seront plutôt utilisées par les gros fumeurs. Il existe, si vous le désirez, des kits pour débutants, surtout pour les petits ou moyens fumeurs. Si vous ne trouvez pas immédiatement ce qui vous convient, ne vous stressez surtout pas et testez-en plusieurs. Il s’agit d’une étape très importante ; si vous la réalisez mal, vous pourrez être tenté(e) de retourner au tabac.

Ensuite, la forme : il existe des appareils en forme de rectangle ou bien de tube. Choisissez celle qui vous convient le mieux, avec laquelle vous êtes le (la) plus à l’aise. Concernant l’autonomie, il existe, pour plus de confort, des e-cigarettes avec des batteries performantes.

Enfin, le e-liquide dépend entièrement de vos préférences en matière de goût, et vous pourrez choisir entre les très nombreuses saveurs qui circulent sur le marché. Toutefois, pour une transition réussie, il est plutôt conseillé de commencer par vapoter avec un goût tabac puis d’évoluer vers d’autres parfums. De même, veillez à sélectionner un liquide avec suffisamment de nicotine pour pallier tout manque éventuel. Vous saurez que vous aurez trouvé le bon dosage quand vous ressentirez une légère accroche en gorge. Puis vous pourrez diminuer les doses de nicotine progressivement jusqu’à être entièrement sevré(e).




Les méthodes douces

L’acupuncture et l’auriculothérapie

La première est une technique de médecine chinoise. En fait, on stimule certains points d’énergie stratégiques de l’organisme grâce à des aiguilles, afin d’en rétablir la bonne circulation. L’auriculothérapie, elle, mise au point par un français, se concentre uniquement sur les points d’énergie situés sur le pavillon de l’oreille.  Rassurez-vous, la mise en place des aiguilles est indolore.

Aujourd’hui, il n’existe pas d’étude scientifique qui puise prouver la pertinence – ou pas – de ces deux techniques pour arrêter de fumer lorsqu’elles sont utilisées comme unique moyen de sevrage. En revanche, leur efficacité est avérée concernant la gestion du stress, du manque, de la nervosité et de tous les désagréments qui peuvent survenir lorsque l’on cesse de fumer.

Par conséquent, si elle n’est pas efficace pour les gros fumeurs très dépendants à la nicotine, elle est tout à fait conseillée en accompagnement d’une autre méthode plus classique.

Hypnose et sophrologie

Elles font toutes deux appel au mécanisme de suggestion pour arrêter de fumer. En hypnose, on cherche à stimuler la part de vous, parfois inconsciente, qui souhaite arrêter de fumer en se focalisant notamment sur les raisons qui vous ont amené(e) à ce choix. En sophrologie, les nombreux exercices (visualisation, respiration, relaxation…) aident à combattre le stress et l’envie de reprendre. Dans les deux cas, vous devrez effectuer un entretien approfondi avec votre praticien afin de cibler vos attentes et de personnaliser le processus.

Encore une fois, les avis quant à l’efficacité de ces deux méthodes sont partagés. Trop peu d’études scientifiques ont été menées sur le sujet, mais de nombreux spécialistes les recommandent comme accompagnement ou lorsque d’autres méthodes ont échoué.

Un gros avantage cependant : toutes deux ne se contentent pas de vous accompagner pendant le processus de sevrage ; si vous en ressentez le besoin, vous pouvez également y avoir recours avant ou après, afin de vous préparer ou bien de vous aider à ne pas rechuter.

L’homéopathie

Elle constitue une aide importante lors de la phase de sevrage, notamment en ce qui concerne la gestion des symptômes tels que le stress, les troubles du sommeil, la nervosité, les fringales insatiables…

Là aussi, l’entretien avec le médecin est très important, puisque la mise en place du traitement en dépend. Les résultats varient d’une personne à l’autre. Chaque traitement est prescrit pour 6 mois, et une deuxième visite doit être effectuée pour en contrôler les résultats. Puis vous serez libre de choisir de revenir, ou non.

S’il n’existe là non plus pas suffisamment d’études scientifiques pour pouvoir affirmer l’efficacité de cette méthode, elle est néanmoins souvent utilisée par les personnes qui ne souhaitent pas souffrir d’effets secondaires.

Enfin, pour majorer vos progrès, il est fortement conseillé d’accompagner le traitement par d’autres efforts : limiter sa consommation de café et d’alcool, faire des activités, ne pas grignoter…

Finalement, à propos des médecines douces, souvenez-vous que votre disposition psychologique joue beaucoup : vous devez croire en ce que vous entreprenez, et ne pas vous décourager. 




Les alternatives médicamenteuses

Elles sont utilisées pour amoindrir, voire supprimer les symptômes de manque. Il existe de nombreux traitements.

La phytothérapie :

Son but est surtout de contrer, ou tout au moins d’atténuer les sentiments de relaxation et d’apaisement créés par la nicotine. On utilise donc beaucoup de médicaments à base de racines de réglisse et de calamus. Les quantités et la fréquence sont à déterminer avec votre médecin.

La varénicline :

En France, elle est commercialisée sous le nom de Champix, et ne peut être acquise que sur ordonnance.

Elle agit sur l’envie de fumer et la sensation de manque : en fait, les molécules vont se fixer sur les récepteurs nicotiniques (appelés alpha4bêta2), ce qui va réduire les effets de la nicotine sur le circuit de la récompense. Le système nerveux devient moins sensible à la nicotine, et fumer perd alors de son intérêt.

Des études ont montré qu’avec un accompagnement régulier et sérieux, les chances de ne pas fumer dans les 12 mois à venir étaient de 14 à 22 % plus grande que sans traitement.

Ce médicament est particulièrement adapté aux gros fumeurs. Il est fortement déconseillé aux femmes enceintes ou allaitantes, et des effets secondaires plus ou moins graves peuvent survenir.

Le Bupropion :

Comme on l’a vu dans la première leçon, la nicotine agit sur le système nerveux en se fixant sur les récepteurs neuronaux, ce qui libère de la dopamine, l’hormone du plaisir. Au tout début, le Buproprion était utilisé comme antidépresseur aux Etats-Unis, mais on s’est aperçu qu’il diminuait également l’envie de fumer.

De fait, il agit lui aussi sur le système nerveux en empêchant la recapture de la dopamine. Par conséquent, le plaisir de fumer diminue, ainsi que les symptômes de manque. 

Il est indiqué pour les fumeurs très dépendants, mais contre-indiqué pour les femmes enceintes et allaitantes. En outre, on ne peut le prendre qu’avec une prescription médicale, car les effets secondaires et les contre-indications sont nombreux ; pour cette raison, il fait l’objet d’une vigilance pharmaceutique accrue.

En France, il est commercialisé sous la marque Zyban. Certaines études montrent  qu’il diminue les (mal)chances de rechute de 15% par rapport à un comprimé placebo.

Vers un vaccin contre la nicotine :

Les chercheurs sont actuellement en train de travailler à l’élaboration d’un vaccin qui empêcherait la nicotine d’arriver jusqu’au cerveau, et donc qui rendrait le fait de fumer insatisfaisant, en bloquant la libération de dopamine.

Pour l’instant, aucun d’entre eux n’a été homologué, mais plusieurs sont en phase de test.

Les résultats des alternatives médicamenteuses ne séduisent pas tous les fumeurs souhaitant arrêter le tabac. Il existe heureusement une autre solution : les substituts nicotiniques.




Les substituts nicotiniques

Ce sont des produits qui contiennent de la nicotine, pour arrêter de fumer. Ils sont souvent recommandés en première intention dans le processus de sevrage, car certaines études révèlent que les chances de réussir à arrêter de fumer sont augmentées de 50 à 70%. Sur prescription d’un médecin, ils sont remboursés par l’Assurance Maladie.

L’un des arguments principaux en faveur de cette méthode est qu’ils permettent de lutter contre les effets indésirables du sevrage, comme le stress ou l’irritabilité. Ils existent sous de multiples formes. 

Les systèmes transdermiques :

Aussi appelés les timbres ou patchs, ils contiennent de la nicotine qu’ils diffusent à travers la peau en continu, de 16 à 24 heures. Les doses de nicotine varient de 5 à 21 mg, et sont donc adaptables au degré de dépendance de (de la) fumeur(se) pour être plus efficaces.

Il existe des risques de réactions locales aux patchs : pour les éviter, il est conseillé de changer de zone d’application. Vous pouvez conserver le patch, ou non, la nuit, particulièrement s’il ne vous empêche pas de dormir et que sans lui, vous ressentez le besoin de fumer le matin.

Les comprimés à sucer ou sublinguaux :

Ils sont surtout utilisés pour contrer les envies subites de fumer, et peuvent être combinés aux patchs. Les sublinguaux sont à laisser fondre sous la langue et dosés à 2 mg ; ceux à sucer contiennent 1 à 2 mg. Dans les deux cas, la nicotine est absorbée par la muqueuse buccale.

Au début du sevrage, 8 à 12 comprimés par jour sont conseillés, puis vous pourrez progressivement diminuer la dose. Chaque comprimé dure de 20 à 30 minutes ; il ne faut pas les croquer ni boire de café ou de jus de fruit acide avant ou en même temps que la prise, car cela en diminuerait l’efficacité.

Les inhalateurs :

Ils sont fabriqués avec un tube en plastique et une cartouche contenant de la nicotine. A chaque aspiration, 5 mg de nicotine environ sont libérés et passent à travers la muqueuse buccale dans le sang.

L’avantage est que vous gardez le geste de fumer, pour les plus dépendants, sans pour autant inhaler les substances toxiques de la cigarette. L’inconvénient est que justement, vous ne vous séparez pas de ce geste de dépendance. Ils conviennent à la fois aux fumeurs très ou peu dépendants, et aux arrêts brutaux comme progressifs.

Les gommes à mâcher :

Contenant entre 2 et 4 mg de nicotine et pouvant être parfumées, elles libèrent elles aussi la nicotine à travers la muqueuse buccale. Vous pouvez les utiliser soit lorsque l’envie de fumer vous reprend, soit régulièrement. Au début, 8 à 12 gommes sont utilisées, puis la dose diminue.

Attention : malgré son nom, il ne faut pas les utiliser comme des chewing-gums. Au contraire, le mieux est de les sucer quelques instants, puis mastiquer lentement, faire une pause, et recommencer. Chacune dure environ 30 minutes. Là aussi, évitez de boire du café et des jus de fruit acides avant de prendre la gomme pour une efficacité optimale.




Choisir la technique appropriée 

A chacun(e) sa solution :

Tout d’abord, gardez bien en tête que chaque personne, et donc chaque fumeur(se), est unique. Il n’y a par conséquent pas de méthode qui convienne à tous.

Afin de trouver la technique qui vous correspond, posez-vous d’abord plusieurs questions : 

  • Avez-vous déjà essayé d’arrêter, et comment ?
  • Cela a-t-il été efficace ? Etiez-vous satisfait(e) du résultat ? Si non, pourquoi ?
  • Voulez-vous recommencer avec la même méthode ?
  • Avez-vous déjà fait appel à un médecin ?
  • De quel type de dépendance faites-vous l’objet ?

Surtout, souvenez-vous que vous devez être motivé(e) avant d’entreprendre le sevrage. Il faut en croire en vous ! 

Des professionnels prêts à vous aider :

Si le choix s’avère vraiment difficile pour vous, ou bien si vous voulez entreprendre ce changement en étant accompagné(e) et soutenu(e), vous pouvez faire appel à un tabacologue, qui saura vous guider. 

Ce médecin spécialisé dans la connaissance du tabac pourra ainsi vous aider à caractériser votre dépendance, à déterminer ce qui vous donne envie de fumer (stress, colère, joie, ennui…) et la dose de nicotine dont vous avez besoin, puis à mettre en place un processus adapté.

Les séances s’inspirent des thérapies comportementales ; vous trouverez ensemble des comportements alternatifs à la cigarette et corrigerez vos mauvaises pensées (« j’ai absolument besoin de cette cigarette », par exemple), tout en (re)découvrant comment prendre soin de vous. Le tout premier entretien dure environ 45 minutes et est déterminant pour la suite.

Les séances sont remboursées par la Sécurité Sociale.

Peser le pour et le contre de chaque méthode :

Certes, il n’y a pas de solution-miracle qui convienne à tous, mais la combinaison de plusieurs méthodes peut s’avérer redoutable. Voici de quoi faire le point : 

1) La cigarette électronique :

  • Avantages : l’utiliser permet de réduire les risques liés au tabac (cancers, troubles cardiaques et respiratoires…), et le vapotage passif est à priori bien moins dangereux que le tabagisme passif.
  • Inconvénients : il s’agit d’un produit relativement récent, donc on ne peut pas affirmer avec certitude que son usage est sans aucun risque pour la santé. De plus, les utilisateurs continuent souvent de fumer des cigarettes en même temps, ce qui ne permet de réduire ni la dépendance, ni les risques liés au tabagisme.

2) Les méthodes douces

  • Avantages : ce sont des méthodes non-invasives, qui agissent sur la dépendance physique (auriculothérapie et acupuncture) ou bien psychologiques (hypnose), tout en évitant la prise de poids.
  • Inconvénients : elles ne conviennent pas à tous, et sont rarement utilisées seules. La motivation et la confiance jouent un grand rôle. 

3) Les alternatives médicamenteuses

  • Avantages : les études montrent que leur efficacité est meilleure que celle des substituts nicotiniques. Ils diminuent l’envie de fumer et les symptômes du sevrage.
  • Inconvénients : beaucoup d’effets secondaires peuvent apparaître, plus ou moins graves (insomnies, rêves anormaux, maux de tête, nausées…).

4) Les substituts nicotiniques

  • Avantages : la nicotine diffusée plus ou moins lentement (les gommes et comprimés sont rapides, les patchs moins) dans l’organisme permet de soulager plutôt rapidement les symptômes du manque. Excepté l’inhalateur, le geste de fumer n’est plus effectué, ce qui participe à vous rendre indépendant(e), et vous n’aspirez plus les substances toxiques (goudron, gaz irritants, monoxyde de carbone). Les différentes formes/saveurs/teneurs en nicotine permettent de s’adapter à vos besoins et à vos progrès. En outre, ils peuvent être utilisés de manière combinée.
  • Inconvénients : des symptômes désagréables peuvent apparaître en début d’utilisation (rougeurs et démangeaisons pour le patch ; irritation de la bouche, hoquet, brûlures d’estomac, troubles digestifs ou dentaires pour la gomme ; toux pour l’inhalateur ; troubles du sommeil pour tous), mais disparaissent après.

Une fois que vous aurez trouvé la bonne méthode et que vous aurez réussi à arrêter, le défi sera, au moins au début, de ne pas céder à la tentation de recommencer. 




Résister au désir de recommencer 

Ne soyez pas trop sévère avec vous-même :

La première chose à savoir, c’est que le sevrage prend du temps, et s’étend parfois sur plusieurs années. Comme nous l’avons vu précédemment, arrêter de fumer ne signifie pas nécessairement ne plus toucher à aucune cigarette du jour au lendemain. En outre, il faut différencier la rechute (la reprise constante de la cigarette, à la même fréquence, voire plus, qu’avant) d’un faux pas (une erreur occasionnelle qui ne rompt pas forcément le cours du sevrage). 

Quel que soit votre cas, ne vous flagellez pas. Vous pouvez arrêter pour un temps, et même si vous reprenez, votre cerveau aura pu voir qu’une vie sans tabac était possible, et votre corps aura commencé à se déshabituer. Tout arrêt, même temporaire, est une réussite.

Comme l’idéal est tout de même de parvenir à arrêter définitivement, nous allons donc ici nous concentrer sur les moyens de ne pas reprendre.

Analyser les raisons :

Est-ce à cause des symptômes du manque ? De la perte de motivation ? D’un drame personnel ou d’une situation de stress ? De sentiments de dépression ? De la pression de groupe ? De l’alcool ?

Depuis que vous fumez, vous avez été habitué(e) à sortir une cigarette dès qu’une des situations précitées survenait. Il est donc normal qu’elles vous tentent toujours. Le plus important est de cerner ce qui vous a fait retomber dans vos vieux travers, afin de l’éviter à l’avenir. Vous pourrez ainsi prendre les mesures qui s’imposent : éviter l’alcool, prendre un substitut nicotinique, dresser une liste des bénéfices du sevrage et des inconvénients du tabac, trouver une occupation pour vous détourner de la tentation, vous attaquer aux raisons de votre stress, vous détendre (yoga, musique, discussions…), etc.

Le plus important après est de songer le plus vite possible à arrêter de nouveau. Vous serez fort(e) d’une nouvelle expérience et aurez appris de vos erreurs, pour progresser dans votre processus de sevrage. Vous pouvez même dresser un tableau d’aide : 

Situation à risques Stratégie pour y résister Degré de confiance en ma capacité à résister

Vous pourrez vous remémorer ce tableau pour ne pas rechuter. Parfois, organiser ses projets par écrit aide grandement à les accomplir.

Résister à la pression de groupe :

C’est l’une des causes de rechute les plus fréquentes. En effet, fumer peut aussi constituer une marque d’appartenance à un certain groupe, ou bien peut être une façon de socialiser avec d’autres personnes par exemple.

Par conséquent, en continuant à fréquenter des fumeurs lors d’un sevrage, vous multipliez vos risques de rechute ou d’accident. 

Dans un premier temps, il est donc conseillé d’éviter leur compagnie lorsqu’ils sont en train de fumer. De même, ne laissez pas ceux qui veulent absolument vous inciter à reprendre une cigarette gagner. Affirmez-vous, et affirmez vos bonnes résolutions. Expliquez que vous avez décidé de ne plus fumer, que vous vous êtes libéré(e) du tabac, que vous n’avez pas besoin de cigarette pour être heureux(se)… N’hésitez pas à revendiquer votre nouveau statut fermement et avec fierté. Qui sait, peut être allez-vous convaincre vos interlocuteurs d’arrêter également ! 

Si vous avez peur de renoncer face à la pression, vous pouvez aussi vous y préparer en répétant la scène à l’avance, par exemple. Réfléchissez à des arguments pour moucher celles et ceux qui douteraient de votre réussite, ou bien trouvez des réparties pleines d’humour pour désamorcer les tensions.

N’oubliez pas qu’il s’agit de votre décision. Personne n’a le droit de douter de vous. Il suffit d’y croire.




Arrêter de fumer sans prendre de poids

Quel lien entre tabac et prise de poids ?

Il y a plusieurs raisons, physiques et psychologiques, qui vous font perdre du poids lorsque vous fumez : 

  • A terme, le tabac endommage votre goût et votre odorat et coupe la faim en stabilisant votre glycémie (taux de sucre dans le sang) ; votre désir, votre plaisir et votre besoin de manger sont amoindris.
  • La nicotine stimule votre métabolisme de manière artificielle en augmentant les dépenses énergétiques, de 6% au repos et 12% lors d’un effort. Vous brûlez donc davantage de calories.
  • Comme on l’a vu, en augmentant la sécrétion d’hormone du plaisir, la nicotine agit comme anxiolytique. Ainsi, au lieu de manger du chocolat, on calme son stress avec une cigarette.
  • Vous tenez votre cigarette à la main et la portez à votre bouche ; or, ce sont les mêmes gestes que pour grignoter, ce qui contribue à moins manger.

Par conséquent, la plupart du temps, vous ne grossissez pas lorsque vous fumez ; vous reprenez simplement votre poids normal. Si vous n’êtes toujours pas convaincu(e), sachez également que les études démontrent que seul un tiers des ancien(ne)s fumeur(se)s prennent du poids, et qu’en moyenne, l’arrêt du tabac entraîne un gain de 2.8 kg pour les hommes et 3.8 pour les femmes. Cette prise se fait en général les trois premiers mois, et la plupart des ex-fumeur(se)s retournent à leur poids d’ « avant sevrage » dans les douze mois suivants.

Faire attention à son alimentation :

Attention : il ne s’agit certainement pas ici de faire un régime, mais simplement d’avoir une hygiène de vie saine. Le sevrage est déjà une étape un peu stressante pour votre corps, il est donc inutile forcer inutilement.

Evitez la surconsommation de produits trop gras ou sucrés. Ayez une alimentation variée et équilibrée, et ne lésinez pas sur les légumes et fruits frais. Souvent, les ex-fumeurs abusent des produits sucrés ; remplacez donc les tablettes de chocolats et barres de céréales par des fruits, et évitez de faire les courses le ventre vide.

Pendant votre sevrage, vous aurez davantage faim et serez sujet(te) à des fringales ; pour compenser, pensez bien à faire trois repas complets par jour, et n’en sautez aucun. Privilégiez les protéines maigres, mangez des féculents et fuyez les boissons qui donnent envie de fumer (alcool et café). Buvez beaucoup (eau, thé, tisanes…). Evitez de vous resservir, et sortez de table dès la fin du repas pour éviter les tentations. Enfin, appliquez-vous à prendre votre temps et à bien mastiquer.

Une autre astuce est de vous occuper la bouche sans manger, par exemple en utilisant des chewing-gums ou des bonbons sans sucre. Mais faites-le uniquement les premières semaines, si la tentation est trop dure ; si vous le faites trop longtemps, vous prendrez de mauvaises habitudes. Enfin, proscrivez absolument le grignotage, car plus vous grignoterez, plus les quantités augmenteront, et plus vous aurez de mal à arrêter. Si vraiment vous cédez, choisissez de manger des fruits.

Faire du sport :

Non seulement vous garderez la forme, mais en plus vous lutterez contre le stress. Le plus important n’est pas l’intensité de l’activité mais sa régularité. Nul besoin de vous faire souffrir : faites-vous plaisir ! 

Vous pouvez choisir un sport en club, seul(e) ou à plusieurs. Ou bien vous pouvez simplement effectuer quelques efforts au quotidien : choisissez les escaliers plutôt que l’ascenseur, si possible rendez-vous à votre travail à pieds ou à vélo, ou alors arrêtez vous un peu avant votre destination et finissez à pieds, marchez pour les petits trajets au lieu d’utiliser la voiture, choisissez des activités qui vous font bouger le weekend… L’idéal est de faire un effort de 30 minutes par jour, de manière continue ou fractionnée.

Si vraiment vous ne vous sentez pas confiant(e), vous pouvez toujours aller voir un nutritionniste qui saura vous conseiller, et vous ne serez pas obsédé(e) par votre poids.

Désormais, vous avez toutes les clefs en main pour un sevrage réussi. En espérant que vous avez apprécié cet article, nous vous souhaitons une agréable vie post-tabac !

Sources : 

https://www.futura-sciences.com/sante/definitions/medecine-nicotine-15746/
Doctissimo
Tabac-infoservice.fr

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Royan

Pourquoi Royan ?

Royan est une commune située en Charente-Maritime, dans le sud-ouest de la France, en Nouvelle Aquitaine. Il s’agit de la capitale de ce qu’on appelle la Côte de Beauté, qui est en fait une région très touristique et réputée du littoral.

Royan est en fait l’une des stations balnéaires les plus importantes et les plus réputées de la côte atlantique française. Ses 5 vastes plages, reconnues et titrées pour leur qualité, attirent de nombreux touristes et connaisseurs chaque année. La ville possède également deux ports : un port de plaisance et un port de pêche, qui est très dynamique. En effet, la ville constitue un véritable pôle économique dans le sud-ouest, par exemple par le rayonnement de ses établissements d’enseignement, ou bien par sa très forte attractivité touristique et économique. Le festival pyrotechnique du 15 août, par exemple, est un événement à ne pas manquer.

Mais il s’agit également d’une ville chargée d’histoire. En effet, située à un emplacement stratégique, sur l’embouchure de la Gironde, elle a de tout temps été très convoitée. Mais c’est au cours du XIXème siècle qu’elle a véritablement connu un essor, grâce à la renommée de ses bains de mer. Durant les années folles, de nombreux artistes et personnalités influentes s’y rendaient régulièrement, séduit par son charme.

Enfin, la ville possède une architecture caractéristique : presque entièrement détruite par les bombardements durant la Seconde guerre mondiale, les constructions des années 50 côtoient de près les villas cossues du XIXème siècle.

Avantages de la région : ville très attractive et touristique, de très nombreuses activités sont organisées. On peut par exemple y pratiquer des exercices sportifs (il s’agit d’un spot très réputé de surf, natation, équitation, tennis, golf, kite-surf, randonnées à vélo sur la piste cyclable vélodyssée…), culturels (balades dans ses rues caractéristiques, visites de monuments historiques classés, de musées, du Planet Exotica…), ou bien tout simplement récréatives (de très nombreux marchés et activités nocturnes sont organisés, le casino, des discothèques et moults bars peuvent vous accueillir le soir).

Malgré cette forte affluence, la ville est calme, propre et bien entretenue. A ses nombreuses plages s’ajoute aussi de belles forêts où il fait bon se réfugier lors des journées très chaudes. La proximité avec des grandes villes (Bordeaux, La Rochelle) est également appréciable. Les magasins et petits commerces sont très nombreux, pour pouvoir satisfaire toutes sortes d’envies et de besoins.

Inconvénients : il semble que la ville soit assez mal desservie en transports en commun, ce qui rend les déplacements difficiles. En conséquence, les voitures sont très utilisées, ce qui crée des embouteillages à certaines heures, une pollution, sonore particulièrement, assez importantes, et des difficultés de stationnement.

Egalement, comme la plupart des stations balnéaires, Royan est une ville qui vit surtout l’été. L’hiver, on déplore beaucoup un certain manque d’activités et de dynamisme, en particulier pour les étudiants et jeunes actifs.

Quels établissements sont proposés ?

plage de Royan

C’est le centre Thalazur Royan qui s’occupe de la thalassothérapie et du bien-être dans la commune. Il dispose comme équipement :

  • D’une salle de fitness
  • D’un espace détente, avec :
  • Un sauna
  • Un hammam
  • Un solarium
  • Une tisanerie
  • Une salle de repos
  • D’un parcours marin, avec :
  • Un bassin d’eau de mer, chauffée à 32°C
  • Des aquabeds
  • Des jets sous-marins
  • Un couloir de nage à contre-courant
  • Des cols de cygne
  • Un jacuzzi
  • Des geysers
  • Des aquabikes
  • D’un espace beauté

L’offre de soins y est très variée, pour pouvoir répondre à la diversité des demandes et des besoins. On peut donc par exemple y trouver :

  • Des massages
  • Des gommages
  • Des enveloppements
  • Des modelages
  • Des soins spéciaux anti-âge
  • De l’aquagym
  • Du shiatsu
  • Des ateliers psycho-corporels
  • Des soins spéciaux pour le visage
  • Des soins jambes-légères
  • Des soins spéciaux pour le dos

Différentes formules sont possibles, en fonction de la longueur du séjour que l’on souhaite y effectuer :

  • Des journées 
  • Des weekends et courts séjours (1 à 5 jours) : formules « vitalité marine », « thalazur », « découverte marine », et « découverte thalazur ».
  • Des « escales » (3 jours) : « détente zen », « maman-bébé », « silhouette », « bien-être ado », « beauté marine », « authentique masculin », « mieux dormir », « mieux-être du ventre », « liberté suprême ».
  • Des « cures » (6 jours et plus) : « thalazur », « vitalité marine », « modelage du monde », « silhouette et nutrition », « anti-âge », « bien-être du dos », « liberté suprême », « parenthèse du bonheur », « anti-stress et calme mental ».

Un hébergement sur place est possible. Il s’agit de l’hôtel Le Cordouan, qui propose d’accueillir les clients dans différentes sortes de chambres, en fonction des désirs et possibilités de chacun.

On a donc des chambres : « standard latérale mer », « double vue mer balcon », « supérieure vue mer », « standard famille », « famille vue mer ».

Pour les repas, le restaurant le Fâ et le bar Le Cordouan vous accueilleront pour vos plus grandes faims et vos petites soifs.

En ce qui concerne les tarifs : (attention, il s’agit d’estimations basées sur l’étude des offres tarifaires du centre, par personne ; elles ne sont donc pas à prendre pour absolues)

  • Pour les weekends et courts séjours : il s’agit d’une formule qui comprend 4 soins par jour, dont un collectif. Les prix annoncés ici correspondent donc à ceux d’une journée. Libre à vous ensuite de les cumuler, pour composer votre séjour, de 1 à 5 jours. Pour un séjour sans pension, les prix vont de 127 à 199€, en fonction de la formule choisie. Pour les séjours avec demi-pension, les prix varient de 158 à 248€.
  • Pour les escales de trois jours, comptez entre 390 et 580€ sans hébergement, et 170€ pour la formule spéciale ado. Avec hébergement, comptez entre 490 et 780€, 430 pour la formule ado.
  • Pour les cures à partir de 6 jours, en fonction de la formule choisie, prévoyez entre 732 et 1320€ sans hébergement, et entre 1260 et 2070€ avec.

Les avis

L’amabilité, la disponibilité et le professionnalisme du personnel sont acclamés. Les soins donnés ont systématiquement ravi les clients par leur très haute qualité.

L’emplacement et le calme de l’hôtel ont également été très appréciés. La qualité de la literie a aussi été saluée à plusieurs reprises, tout comme la propreté des lieux et des installations. Le spa a d’ailleurs satisfait la plupart des clients, même si certains lui reprochent une taille un peu trop petite en certaines occasions pour pouvoir faire face à l’afflux des clients.

Enfin, concernant les repas, si la plupart s’accorde à dire que les plats étaient excellents, quelques-uns en revanche déplorent des prix trop élevés.

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