Category

Dans la tête

therapie par le son

Thérapie par les sons, mieux comprendre cette possibilité

By Dans la tête, index

Thérapie par les sons, mieux comprendre cette possibilité

therapie par le son

« Tout être est plongé dans une structure sonore qui le « sculpte » – Alfred Tomatis

« Le son ne peut pas être généré, amplifié et véhiculé s’il ne dispose pas d’un espace pour se produire, d’un autre pour se propager, d’un autre encore pour être perçu » – Paul Newham

 Ce qu’exprime ici Alfred Tomatis, c’est que le son, composé du silence et des bruits environnants, n’est pas seulement perçu par l’oreille, mais imprègne le corps tout entier. Le corps recueille les sons par l’intermédiaire de l’oreille, mais aussi de la peau et du système nerveux, par conduction aérienne et conduction osseuse : ainsi, notre squelette va fonctionner comme une caisse de résonance. Recevoir un son, c’est donc entrer dans le déroulement d’un processus, c’est accepter de se rendre disponible pour se laisser pénétrer par les vibrations et accueillir l’action énergétique des sons, et se préparer à leur intégration. 

Existe-t-il une Médecine Musicale ? La légende rapporte que Pythagore avait le talent de soigner les êtres en utilisant la musique mais aussi des incantations. Il parlait déjà de traitement médical par la musique, pouvant être extrêmement bénéfique pour la santé, à condition d’être employé convenablement. Plus tard, certains chercheurs ont déterminé que ce sont les harmoniques qui possèdent véritablement un pouvoir thérapeutique.




Or, une harmonique est un son pur. Un son pur (ou son simple) correspond à une onde sinusoïdale dont la fréquence et l’amplitude maximale sont constantes au cours du temps. Par exemple le son du diapason est un son pur. La plupart des sons que nous percevons dans notre environnement ne sont pas purs mais complexes. Ils sont composés de plusieurs sons purs de fréquences et d’amplitudes différentes. 

Or, les stimulis auditifs ont un impact important sur notre organisme et notre santé. Par exemple, certaines fréquences, certains sons ou bien un trop-plein de bruit peuvent nous déranger. En fait, la musique est dynamogénique, c’est-à-dire qu’elle augmente l’activité et le dynamisme, à la fois psychique et physique, d’un organisme. On peut penser ainsi par exemple au fait de chanter sous la douche : associer sa voix avec un autre bruit, en l’occurrence celui de l’eau qui coule, a souvent un effet relaxant et revigorant.

De fait, la musique déclenche parfois certaines réactions inattendues, tant sur le plan physique qu’émotionnel : sensation de relaxation ou au contraire état de tension, mais aussi joie, colère, tristesse… On peut même remarquer que selon le type de mélodies ou d’instruments utilisés, ce ne sont pas les mêmes zones du corps qui vont être influencées. Les sons sont donc imprégnés d’une formidable énergie. Mais encore faut-il agir de façon subtile pour obtenir un effet global bienfaisant pour l’organisme. 

Peut-on rencontrer des risques avec les thérapies sonores ? 

Certaines études ont montré que le « bruit blanc » (un son composé de toutes les fréquences sonores existantes), utilisé pour traiter les acouphènes, entraîne des changements dans le cerveau, qui peuvent être inadaptés, et entraîner des troubles dangereux et irréversibles. 

Une thérapie sonore, quelle qu’elle soit, nécessite donc toujours de rester vigilant. Une formation solide et un travail de développement personnel rigoureux sur le long terme sont indispensables pour toute personne travaillant sur les thérapies sonores. Egalement, il faut rester prudent quant à l’utilisation du terme « guérison par les sons » : la guérison est en effet un processus complexe, qui résulte de multiples composantes personnelles, comportementales et environnementales. 

Fréquence et Vibration 

Il existe une différence importante entre ces deux notions. Un son est la mise en vibration des molécules d’air, vibration qui se propage aux molécules voisines jusqu’à parvenir à nos oreilles. La fréquence en revanche est le nombre de vibrations dans une unité de temps. Une vibration est une oscillation entre deux polarités, un mouvement alternatif de va et vient (onde) entre deux pôles opposés autour d’un point d’équilibre, et ce mouvement est générateur d’énergie. Tant qu’il y a vibration, il y a émission d’une forme de son. Un objet peut se mettre à résonner, à vibrer s’il est touché par un son qui est en accord avec lui. Plus la longueur d’onde est grande, plus le son sera grave. Le son vient ensuite toucher nos organes et nos tissus par d’autres voies que le tympan. C’est ce qu’on appelle la conduction osseuse. Selon les caractéristiques du son, certaines parties du corps résonnent plus que d’autres. Il y a une résonance entre des fréquences sonores (audibles ou non) et l’état vibratoire (moléculaire) d’une personne. Et si la vibration modifie la matière, on peut en déduire qu’elle peut transformer l’homme. Par exemple, elle peut notamment permettre une plus grande réceptivité aux sons, et une relaxation générale accrue.

L’Exemple de la Sonothérapie 

sonotherapie

La sonothérapie est un processus énergétique, selon lequel les fréquences sonores vont équilibrer le système nerveux et aider au lâcher-prise. En fait, on utilise les sons, les fréquences et les vibrations pour aider le patient à se détendre. Les sons ont un effet relaxant immédiat. Selon les fréquences, ils ont un pouvoir harmonisant, dynamisant, contribuent à équilibrer notre côté yin et yang, permettent le rééquilibrage automatique des méridiens… C’est une méthode de relaxation, un processus surprenant qui apporte au corps ce dont il a besoin. Le son ouvre le corps et il y a une résonance entre des fréquences sonores et l’état vibratoire d’une personne. 

Le sonothérapeute propose des séances de relaxation sonore en individuel, mais peut aussi effectuer des séances de méditation sonore guidées en collectif, ainsi que des concerts méditatifs ; ce sont des moments de pauses partagées pour une expérience intense de pleine conscience. Selon les besoins, il utilise des diapasons, des bols tibétains, des instruments de musique, et bien sûr sa voix, qui est un des outils essentiels de sa pratique. Il utilise aussi la chromothérapie, l’aromathérapie, la lithothérapie… Chaque partage sera unique, car le sonothérapeute travaille dans l’instant présent, et la propriété des sons va accélérer le processus méditatif. Lorsqu’il propose des séances de méditation sonore, le sonothérapeute va mettre en son une méditation guidée en jouant en direct des instruments qu’il aura choisi d’utiliser pour cet accompagnement (monocorde, bols tibétains, guitare, cloches, flûte…). 

La méditation sonore est aussi parfois utilisée lors d’interventions chirurgicales, en complément de l’anesthésie : en effet, l’utilisation de la sonothérapie permettrait de réduire d’environ 50% les produits anesthésiants pour un résultat identique. En outre, le réveil serait plus facile, et les effets secondaires seraient nettement moins nombreux. Egalement, cette discipline peut aider à soutenir les patients (amélioration du sommeil, du moral, de la cicatrisation, récupération plus rapide…) après opération, ou bien accompagner les personnes en soins palliatifs (relaxation et méditation, aide à lutter contre la peur de mourir). L’ouverture de la médecine à de tels services reste encore assez limitée, et pour l’instant, seules certaines cliniques privées en proposent.




L’Aspect Vocal en Thérapie Sonore 

Durant les séances de sonothérapie, individuelles ou en groupes, on utilise très souvent la voix. On peut par exemple user de sons thérapeutiques comme les sons taoïstes, les sons bouddhiques ou les sons tibétains. Avec des pratiques comme le « Yoga du son » (aussi appelé « chant des voyelles » ou « chant harmonique ») et le « chant méditatif », on va considérer la voix comme un outil d’investigation à l’intérieur de soi. On utilise son propre instrument, la voix, passerelle entre le corps et l’esprit, qui devient ainsi un outil privilégié pour relier Cœur et Pensée dans le respect de l’Âme. 

Le principe du chant harmonique est l’émission simultanée de deux sons en même temps, un son grave continu et un son aigu. Le chant méditatif quant à lui est un chant rythmé et voyellisant qui se transmet de bouche à oreille et que l’on va chanter dans la durée. L’oreille interne analyse et convertit les vibrations en potentiel électrique qui va recharger le cerveau. Chanter est donc profondément énergétisant. Ces pratiques vocales, en nous recentrant, nous aident à trouver calme, détente et à atténuer le stress. 

Une autre option dans l’exploration des sons liés à la voix est le massage vocal. Lorsque nous les écoutons ou lorsqu’ils sont utilisés lors d’une séance de massage vocal, la structure harmonique des sons se diffuse sur notre enveloppe corporelle et pénètre ainsi l’ensemble de notre être jusqu’à nos plus petites cellules. On utilise la voix pour effectuer un soin thérapeutique ou énergétique en utilisant des combinaisons de voyelles. 

On peut aussi proposer un massage vocal de type plus maternant, qui consiste à chanter une mélodie tout autour du corps d’une personne, dans le but de stimuler son écoute et de développer ses systèmes de perception. Le récepteur ressent souvent cet instant comme un « moment fort ». Lors d’une séance de relaxation vocale, on aborde de fait différents aspects inhérents à la pratique vocale : respiration, détente corporelle, posture, émissions de voyelles, écoute active, prononciation, centration, présence et positionnement. 

Du Sommeil à l’Eveil : déroulement d’une séance collective de relaxation sonore 

Pour une séance collective, on proposera au public de s’installer bien confortablement sur des matelas ou des chaises, et de fermer les yeux pour se préparer à la réception de ce processus énergétique. C’est une méditation sonore pendant laquelle le sonothérapeute va utiliser divers instruments qu’il pourra coupler avec sa voix. Un des moments les plus intenses est celui où, en fin de séances, toutes les voix s’unissent sur le chant des voyelles. On peut proposer un schéma à reproduire, mais aussi de l’improvisation vocale. En fonction de l’objectif recherché, on peut clore ou ouvrir une séance en associant mouvements et vocalisation. 

En début de séance, cela favorisera la découverte des personnes présentes et donc la cohésion du groupe, tout en les préparant à recevoir la méditation sonore. En fin de séance, on aura plutôt un effet de dynamisation collective, et l’ensemble des participants repartira plus ancré, plus ouvert, plus enclin à communiquer avec son environnement. Terminer la séance par un travail de vocalisation associé au mouvement permettra de potentialiser et de transmuter directement les effets de cette méditation sonore collective, avec, de fait, une dimension plus extravertie dans le processus. D’un autre côté, il est tout aussi intéressant de « rester dans sa bulle » à la fin d’une séance, en étant attentif aux transformations internes que l’on a ressenties, et de repartir vers le monde avec une perception plus intériorisée. 

Rien n’est obligatoire ni figé en sonothérapie : aucun manuel ne stipule que l’on doit absolument associer le mouvement à la voix. Tout est question d’inspiration, d’intuition et de personnalité du sonothérapeute. Certains sonothérapeute n’utilisent même que leur voix pour des « concerts relaxants ». 




Déroulement d’une séance de relaxation sonore en individuel 

Pour une séance individuelle, dont l’objectif principal sera de « se relaxer », la personne sera installée sur une table de massage ou directement sur un tapis de sol. Dans une séance, en fonction de l’effet recherché, on va utiliser des « diapasons et bols Tibétains », mais aussi des cloches, harpes, gong, etc., et bien sûr la voix, clef de voûte de la pratique du sonothérapeute. 

On utilisera les fréquences en balayage autour du corps, mais aussi au niveau des oreilles pour bien relaxer ou effectuer un travail spécifique de dynamisation ou de centration en relation avec le cerveau, par le biais de l’oreille. On pourra travailler sur des intervalles précis comme l’intervalle de Quinte, plus dynamisant, ou l’intervalle d’Octave, plus relaxant. Certaines personnes sont très sensibles à l’écoute des fréquences au niveau des oreilles, donc il faut faire attention : un son trop fort à ce niveau peut être ressenti comme une intrusion, car il peut toucher à l’intimité profonde de la personne. Attention donc, pas de sons trop aigus vers le haut du corps, près des oreilles.

 On travaille également en posant des diapasons et des bols directement sur le corps. En fonction des zones du corps, on va utiliser différentes fréquences. Avec les fréquences, on va intervenir sur des zones corporelles globales prédéfinies, mais on peut aussi aller encore plus loin en choisissant des points spécifiques, (« vibropuncture »). Il existe des diapasons qui vibrent plus ou moins fort et longtemps. Plus les diapasons sont petits, plus leur fréquence est aiguë. Les diapasons longs en taille sont plus graves, car plus la longueur de l’onde est grande, plus le son est grave. En effet, la fréquence correspond à la vitesse de parcours de la longueur, donc plus il y a de distance à parcourir, plus la vitesse est lente, et donc le son grave. Pour faire sonner le diapason, on va utiliser un activateur ou le frapper, par exemple, dans la paume de sa main. 

Pendant que je vous ai sous la main, pourquoi ne pas en profiter pour vous inscrire sur notre newsletter? Simple et gratuit, votre email restera confidentiel c’est promis.

Je pourrai ainsi vous tenir au courant des nouveautés, bons plans et tout ce qui pourrait participer à votre bien-être. C’est par ici!

Contenu correspondant

décodage biologique

Décodage biologique : définition, bienfaits, pratique

By Dans la tête, index

Décodage biologique : définition, bienfaits, pratique

décodage biologique

Le décodage biologique ne constitue pas à proprement parler une médecine, mais est un complément des pratiques des professionnels de la santé (médecins et psychologues). En fait, il s’agit avant tout d’une technique d’écoute, d’accompagnement des patients, qui cherche à comprendre ce que la médecine usuels et les chercheurs ne parviennent pas toujours à expliquer.

Pourquoi, parmi deux personnes exposées exactement aux même risques, pratiquant les mêmes activités, travaillant dans les mêmes conditions, vivant dans des milieux et un environnement identiques, l’une tombe-t-elle malade alors que l’autre non ? 

Le décodage biologique, ou biodécodage, c’est donc une approche thérapeutique pour tenter de déchiffrer avec le patient les symptômes d’une maladie, d’une douleur, d’une gêne ou d’un handicap : il s’agit de comprendre son origine, sa cause, mais aussi son sens.

En fait, il apparaît qu’un choc ou traumatisme émotionnel est souvent à l’origine du trouble : ce dernier ne serait finalement que la manifestation physique d’une douleur psychique, qui permettrait à notre corps de faire part physiquement de ce que l’on n’a pas – ou trop peu – pu exprimer oralement.




Ainsi, tout mal physique serait associé à un mal psychique, et l’on est même parvenu à établir une représentation du corps humain, où chaque organe serait associé à une difficulté. Par conséquent, en réalité, la douleur, le handicap ou la gêne ne seraient pas un problème, un caprice du corps, mais une réaction saine, salutaire, qui montre que le corps cherche à s’adapter et à se défendre.

L’enjeu du décodage biologique est donc de trouver l’origine psychique des maux, notamment en discutant avec le patient, en étudiant les divers aspects et événements de sa vie. A partir de ses symptômes, on en déduit le bouleversement qui a provoqué la douleur ou la maladie du patient, afin de pouvoir l’isoler et travailler dessus. Une étude a montré que 10% des patients qui sont parvenus à identifier l’élément déclencheur de leur(s) trouble(s), et qui donc comprennent ce que leur corps essaie d’exprimer, guérissent.

En fait, nous utilisons constamment notre cerveau car nous sommes continuellement confrontés aux éléments extérieurs (événements, environnement, personnes…). Or, chacune de ces interactions provoque en nous des sentiments, des émotions. Et notre corps s’adapte et réagit à ces émotions en nous faisant ressentir des perceptions physiques, que l’on désigne sous le nom de « maladie ». Par exemple, le stress peut nous faire avoir des bouffées de chaleur, la peur peut déclencher des sueurs froides, le dégoût peut provoquer des nausées…

Finalement, le fait de vouloir comprendre nos symptômes nous oblige à une introspection sérieuse, à étudier notre vie passée, nos ressentis, nos croyances, notre façon de gérer et d’accepter ou pas certains événements ou situations. Il s’agit là d’une entreprise difficile, qui nécessite une certaine dose de courage et une grande volonté, voire une remise en question. 

De nombreuses études et expériences ont prouvé que le mental influence de manière conséquente notre condition physique. Le tout est de trouver jusqu’à quel point. 

Il ne s’agit pas pour autant d’un remède miracle, attention. Parfois, de nombreuses thérapies et un suivi long sont nécessaires. D’autres fois, l’identification des causes ne suffit pas. En tous les cas, il est important de continuer à suivre les traitements recommandés par les médecins spécialisés.

Bienfaits du décodage biologique :

Partant du principe que la maladie est une réponse positive, un mécanisme de défense et d’adaptation face à un événement difficilement acceptable, le décodage biologique possède des bienfaits à la fois psychologiques et physiques.

C’est une technique à laquelle on a systématiquement recours en parallèle d’un traitement déjà existant pour soulager ou soigner le mal apparent. Ainsi, avant un traitement, le biodécodage peut aider un patient à accepter et/ou surmonter sa maladie, son traitement, une chirurgie éventuelle, et à mieux en vivre les effets secondaires.

Pendant un traitement, le décodage biologique peut, si le patient parvient à identifier et accepter les causes de sa maladie, aider la personne à retrouver un fonctionnement physiologique sain, équilibrer, et à atténuer, voire faire disparaître les symptômes, et donc à se passer d’intervention chirurgicale ou de traitement médical lourd.

Enfin, après le traitement, le biodécodage peut aider le patient à surmonter toute intervention lourde, qu’elle soit chirurgicale ou médicamenteuse. Il peut également s’agir d’une aide pour prévoir en quelque sorte certains chocs qui seront provoqués par de futurs traumatismes, en aidant le patient à se préparer à surmonter ces futures difficultés et non pas à les refouler, ce qui créerait d’autres maladies.

On peut donc avoir recours au décodage biologique en cas de symptômes « légers » liés au stress (vomissements, insomnies, bouffées de chaleurs et tremblements répétitifs…), à la peur (dépression, anxiété, sueurs froides, fatigue générale…),  à la colère (difficultés à se concentrer, maux de ventre, problèmes intestinaux…), etc.

Mais on peut aussi l’utiliser en cas de symptômes plus contraignants, et dont les traitements médicamenteux et chirurgicaux sont nettement plus invasifs : cancers, mélanomes, cystite, maladie de Parkinson, problèmes liés à la thyroïde ou au foie…

Au terme d’une thérapie par le décodage biologique, non seulement les symptômes physique se sont atténués ou ont complètement disparu, mais on retrouve également une sensation de légèreté, de bien-être, de relaxation, de paix avec soi-même. Les traumatismes, les chocs émotionnels et les problèmes psychiques ont été surmontés, acceptés, et notre perception de nous-mêmes, de notre corps et de notre environnement s’en trouvent améliorés.




Le décodage biologique en pratique :

Il s’agit principalement d’étudier les émotions et la vie du patient, ce qui se fait par le biais de la discussion, entre le malade et le praticien.

La difficulté principale, une fois la cause identifiée, est l’épreuve de l’acceptation. En effet, pour certains patients parfois il est plus facile de souffrir d’un certain type de maladie ou symptôme que de reconnaître et faire face à certains événements traumatisants de leur passé.

En fait, ce qui crée en nous une douleur, ce n’est pas tant les problèmes que l’on rejette, mais le fait même de rejeter sans accepter, d’occulter plus ou moins volontairement certains éléments qui font partie de nous, de notre histoire, qui devient un problème. L’enjeu de cette thérapie est donc de vouloir et d’être capable de lâcher prise, d’accepter et de reconnaître des épisodes douloureux de notre expérience. Ce n’est pas un exercice aisé, et c’est là que la maîtrise du praticien prend tout son sens : accepter s’apprend, et il doit être capable de donner au patient toutes les clefs nécessaires à cet apprentissage essentiel.

Actuellement, une autre branche du décodage biologique, centrée sur l’aspect énergétique des troubles, est en train d’émerger. Elle part du principe que nous vivons tous déjà dans un environnement plus ou moins néfaste et pollué (polluants, produits toxiques, pesticides, etc), qui « encrassent » notre organisme. Or, en plus de cette pollution survient un choc émotionnel plus ou moins important et traumatisant, inattendu et puissant, qui va déclencher en nous une maladie. Pour mieux comprendre ce processus, on peut se représenter ce choc comme une flèche énergétique qui pénètre notre organisme préalablement affaibli, et entre en résonnance avec un organe qui lui correspond, qui a la même fréquence énergétique que lui.

A partir de là, des symptômes peuvent commencer à émerger, plus ou moins rapidement en fonction de l’intensité du choc et de sa perception par le patient. Comme le premier type de biodécodage, ce décodage biologique énergétique s’appuie sur la conversation avec le patient, mais utilise en plus plusieurs exercices différents basés sur la manipulation énergétique, qui vont aider à débloquer les centres énergétiques congestionnés, et à purifier le corps de toutes ses énergies néfastes.

Origine :

Il s’agit d’un processus dont les origines restent assez obscures, notamment par exemple parce qu’il est très lié à la psychologie, qui n’a été reconnue que relativement récemment et tardivement comme médecine à part entière, même si elle est aujourd’hui incontournable.

Néanmoins, on peut relier les débuts de la discipline au très controversé docteur Hamer, un allemand inventeur de la « nouvelle médecine germanique ». En 1978 ; son fils est mortellement blessé par un balle de fusil. Peu de temps après son décès, R. G. Hamer développe un cancer des testicules. Alors qu’il bénéficiait jusqu’alors d’une bonne santé, il s’est demandé si le choc totalement imprévu de la mort de son fils, face auquel il est resté complètement impuissant, n’avait pas été le facteur déclencheur de cette maladie. Il a alors entrepris d’étudier les vies de certains patients atteints également de cancers, et découvre que nombre d’entre eux avaient été confrontés à divers choc psychologiques.

Cette découverte a été très controversée, et Hamer se voit même par la suite retirer son autorisation de pratiquer la médecine. Cependant un docteur français, le docteur Sabbah, a poursuivi ensuite ces études, et le décodage biologique tel qu’il est aujourd’hui est apparu.

Attention, ce n’est pas un traitement reconnu. Il existe donc de nombreuses dérives, notamment des dérives sectaires, qui ont émergé et qui abusent de la confiance des patients. Il faut donc sélectionner très attentivement son thérapeute. Une fois encore, un praticien sérieux n’incitera jamais son patient à abandonner les traitements médicaux plus conventionnels déjà en cours. Le décodage biologique s’effectue seulement en parallèle. 

Références :

Site web d’un magasine spécialisé dans la santé : https://www.pourquoidocteur.fr/Mieux-Vivre/27051-Decodage-biologique-mieux-comprendre-l-origine-maladies

Site d’une branche dérivée du biodécodage : https://drlucbodin.bebooda.fr/decodage-biologique-explique-lenergetique/

Pendant que je vous ai sous la main, pourquoi ne pas en profiter pour vous inscrire sur notre newsletter? Simple et gratuit, votre email restera confidentiel c’est promis.

Je pourrai ainsi vous tenir au courant des nouveautés, bons plans et tout ce qui pourrait participer à votre bien-être. C’est par ici!

Contenu correspondant

chronobiologie

La chronobiologie, ou comment adopter le bon rythme de vie

By Dans la tête, index

La chronobiologie, ou comment adopter le bon rythme de vie?

chronobiologie

Il s’agit d’une discipline scientifique qui consiste à étudier les différents rythmes biologiques existant dans l’organisme, pour tenter de comprendre le fonctionnement de l’horloge interne et l’organisation temporelle des êtres vivants, ainsi que d’appréhender leurs mécanismes, leurs forces et leurs fragilités.

Elle nous sert donc à trouver le bon tempo au bon moment, à déterminer le moment le plus approprié pour pratiquer telle activité… Cette meilleure connaissance de soi a en fait pour but d’éviter les pertes d’énergie et de retrouver une plus grande vitalité.

Il existe plusieurs rythmes : ultradiens pour les cycles qui durent moins de 24 heures, circadiens pour les cycles de 24 heures, et infradiens pour tous ceux de plus de 24 heures. Globalement, c’est le rythme circadien (du latin « CIRCA », proche, et « DIEM », jour) qui influence le plus notre métabolisme : la grande majorité des fonctions biologiques sont soumises à ce rythme.




Ainsi, des éléments divers et variés tels que le sommeil, l’alimentation, la combinaison veille/sommeil, la température corporelle, la fréquence cardiaque, la production d’hormones, la pression artérielle, la respiration, mais aussi le ressenti et la gestion des émotions sont directement influencés par ce rythme.

Tous ces rythmes sont imposés au cerveau par l’horloge interne, dans l’hypothalamus. Chaque être vivant possède une horloge interne, qui est composée, chez l’humain, de deux noyaux regorgeant de neurones. Ces noyaux envoient des messages directs ou indirects à des zones dans le cerveau, qui régulent des habitudes comme l’appétit, le sommeil, la production d’hormones, ou bien la température du corps par exemple. 

Cette horloge interne cependant possède son propre rythme, qui varie en fonction des individus (de 23 à 24 heures environ). Toutes ces horloges biologiques finiraient par tous nous faire vivre en décalé, pratiquant nos activités vitales à des horaires totalement différents. Ainsi, des éléments extérieurs influencent également notre horloge biologique pour la synchroniser avec celles des autres.

La lumière, celle du jour ou de la nuit, est par exemple un de ces facteurs. Nous la captons soit simplement via les yeux, soit au moyen d’une exposition plus ou moins prolongée. Or, la lumière varie en fonction des différents moments de la journée, ce qui permet à notre horloge biologique de se synchroniser et de garder des repères précis.

L’horloge interne est donc le principal acteur de la chronobiologie. Mais il existe également de nombreux autres éléments, que l’on appelle les horloges périphériques. On trouve une horloge périphérique dans chaque organe majeur du corps (poumons, cœur, foie, yeux, muscles, certaines aires du cerveau…), et elles contribuent à adapter l’activité de chacun de ces organes au moment de la journée, ainsi qu’aux occupations de leu propriétaire (travail de nuit, pratique d’un sport particulièrement intensif, régime alimentaire…).

Toutes ces petites horloges périphériques sont contrôlées par l’horloge interne principale de l’hypothalamus. Or, des éléments extérieurs peuvent perturber la bonne coordination des organes (l’abus d’alcool par exemple, ou bien une alimentation trop riche, etc.), et donc le bon fonctionnement des organes eux-mêmes. 

Cette perturbation peut prendre plusieurs formes, qui se voient surtout dans notre rythme de sommeil. Il peut s’agir d’abord d’une avance dans le cycle : en ce cas les personnes qui en souffrent se couchent et se réveillent bien plus tôt que la normale (les personnes âgées souvent en font les frais). Cela peut être également un retard dans le cycle : alors les personnes se couchent et se réveillent très tard (c’est une phase que l’on retrouve souvent à la puberté). Ou bien il peut s’agir d’un libre court : c’est un trouble qui atteint souvent les personnes malvoyantes et mal soignées ou mal prises en charge, car elles ne peuvent se réguler en fonction de la lumière, et alors leur horloge biologique, qui n’est pas tout à fait alignée sur les 24 heures d’une journée, va peu à peu créer un décalage de plus en plus important.

Les principaux perturbateurs de la chronobiologie

Il existe différents facteurs qui empêchent le bon fonctionnement de notre horloge biologique. Le patrimoine génétique en est un : dans certaines familles, plusieurs membres sont atteints de ce trouble, et des études ont montré que la mutation de certains gènes en particulier pouvait en être à l’origine. 

Si une horloge biologique déréglée peut donner lieu à l’apparition de maladies, la réciproque est également vraie : certaines maladies telles que l’anxiété, la dépression, le cancer contribuent aussi, inversement,  à déstabiliser le rythme biologique. D’autres symptômes tels que les migraines, l’eczéma, l’asthme, les troubles digestifs peuvent perturber la chronobiologie du sommeil et de l’alimentation, et donc eux aussi dérégler notre horloge biologique.

Cependant, une mauvaise hygiène de vie (sommeil, alimentation), peut également contribuer à dérégler notre horloge biologique. Par exemple, il est très important de respecter des horaires réguliers en ce qui concerne la prise des repas, car le bon fonctionnement du métabolisme est directement concerné, surtout la nuit. Un rythme alimentaire irrégulier peut augmenter les risques d’obésité, de troubles de la prostate, de cancers su sein. 

Pour une efficacité optimale et un minimum d’impacts négatifs, il faut par exemple dîner quelques heures avant de se coucher et non pas juste quelques instants auparavant. 




En outre, la sensibilité de chacun à la lumière peut aussi être un facteur de trouble. La lumière bleue en particulier (présente dans les LED des écrans d’ordinateur, de télévisions, de téléphones,…), perturbe bien plus les récepteurs photosensibles de la rétine qu’une lumière blanche plus traditionnelle. Ils transmettent au cerveau l’idée d’une forte exposition à la lumière, ce qui retarde le cycle du sommeil (on a moins envie de dormir, et si l’on doit se lever à la même heure le lendemain, on est fatigué) et augmente la vigilance. 

Les effets sont particulièrement flagrants chez les enfants et les adolescents (risques accrus d’échec scolaire, de troubles de l’attention), mais concernent tout un chacun (mauvaise humeur, fatigue, risque de surpoids, de diabète…). Pour éviter cela, il faut réduire l’utilisation de ces écrans, et cesser de les utiliser complètement au moins une heure avant de se coucher.

Le travail de nuit constitue également un puissant perturbateur. En principe, une journée a été découpée en 3 fois 8 heures. Or, travailler de nuit provoque une désynchronisation de l’horloge biologique, puisque l’exposition à la lumière change complètement, et qu’un manque de sommeil se fait ressentir. Les risques de cancers (en particulier du sein pour les femmes non ménopausées, selon certaines études, mais aussi de cancers en général), d’obésité, de diabète de type 2, d’hypertension artérielle, et d’accidents vasculaires cérébraux augmentent notamment.

Bienfaits de l’application de la chronobiologie

La perturbation du rythme biologique peut entraîner stress, grande fatigue, colère, tristesse, troubles alimentaires, et divers problèmes organiques. Ainsi étudier, comprendre et respecter une bonne chronobiologie permet de supprimer, ou tout du moins d’amoindrir, tous ces effets indésirables.

Par exemple, rétablir de bons cycles, en accord avec notre environnement, permet de réduire les risques, voire d’éviter complètement les cancers, troubles cardiovasculaires, troubles de l’humeur et de l’attention, hypertension, mauvais fonctionnement des organes, des hormones et du métabolisme, …

La chronobiologie alimentaire garantit par exemple une alimentation saine, équilibrée, régulière, variée, capable d’apporter tous les éléments nécessaires à l’organisme, et de contribuer à une hygiène de vie harmonieuse et équilibrée. Aucune restriction alimentaire particulière n’est imposée, il s’agit simplement de consommer les aliments adaptés au bon moment.

En ce qui concerne la chronobiologie du sommeil, il s’agit de préserver le rythme de cet élément fondamental et indispensable du bien-être, par exemple en allant se coucher au moment où la température corporelle baisse (donc il faut veiller à ne pas surchauffer l’endroit où l’on dort, à ne pas pratiquer d’activité sportive juste avant).

A propos de la chronobiologie du sport : les bienfaits de la pratique d’une activité physique régulière ne sont aujourd’hui plus à démontrer. Meilleure qualité du sommeil, régulation de la température corporelle, réduction des risques de surpoids et d’hypertension… A noter : il faut faire du sport de préférence lorsque la température corporelle est élevée, c’est-à-dire en fin de matinée ou d’après-midi.

Enfin, la chronopharmacologie est un aspect essentiel d’une bonne hygiène de vie, puisqu’il s’agit de prendre le bon médicament au bon moment. En fait, notre organisme ne réagit pas de la même façon à la prise de médicaments en fonction de l’heure où celle-ci a été réalisée. Certaines études tendent même à démontrer que la qualité des effets thérapeutiques des médicaments dépend davantage de l’heure plutôt que de la quantité ingérée.

Origines

On a pu déterminer que la chronobiologie est une discipline présente plus ou moins consciemment dans l’esprit humain déjà depuis la Préhistoire : l’homme était capable de comprendre les cycles biologiques et chronologiques des autres être vivants (migrations des animaux, cycle de floraison ou de maturation des fleurs, légumes et fruits…).

En général, on retient que c’est au XVIIIème siècle, en 1729, qu’a eu lieu la première vraie expérience de chronobiologie sur des végétaux. Puis il faudra attendre les années 1920 pour que les premiers laboratoires d’étude sur les végétaux commencent à se mettre en place, et 1960 pour que diverses autres expérience, cette fois sur des humains,  et avancées soient effectuées.

La chronobiologie est reconnue en France comme un domaine d’études scientifiques sérieux, mais des conflits existent avec d’autres champs d’études, comme par exemple l’homéostasie. Toutefois, son application tend aujourd’hui à se diversifier et se démocratiser.

Références

https://www.inserm.fr/information-en-sante/dossiers-information/chronobiologie
https://www.santemagazine.fr/sante/maladies/chronobiologie-les-bons-rythmes-pour-etre-en-forme-172084

Pendant que je vous ai sous la main, pourquoi ne pas en profiter pour vous inscrire sur notre newsletter? Simple et gratuit, votre email restera confidentiel c’est promis.

Je pourrai ainsi vous tenir au courant des nouveautés, bons plans et tout ce qui pourrait participer à votre bien-être. C’est par ici!

Contenu correspondant

chromotherapie

La chromothérapie, pour voir la vie en rose…

By Dans la tête, index

La chromothérapie, pour voir la vie en rose…

chromotherapie

Aussi appelée « thérapie des couleurs », la chromothérapie est un traitement original, qui consiste à projeter différentes lumières colorées sur l’ensemble du corps, ou bien sur certaines parties seulement (articulations, points d’acupuncture ou de chakra, peau, organes, membres spécifiques…).

Elle contribue à maintenir et améliorer notre santé, aussi bien physique que mentale, en nous procurant les compléments de lumière nécessaires et en influençant nos émotions et notre humeur.

Attention, il ne faut pas la confondre avec la photothérapie ou la luminothérapie, qui utilisent uniquement la lumière et/ou les rayons ultraviolets pour traiter un patient. 




Depuis de très nombreuses années, nous associons tous des couleurs à certaines émotions ou situations, et ces représentations se poursuivent tout au long de notre vie, plus ou moins inconsciemment, et sont plus ou moins partagées en fonction des cultures. On parle par exemple de « colère noire », de « peur bleue », on peut être « dans le rouge » ou « vert de dépit »… 

Par conséquent, les couleurs influencent de manière très importante la perception de notre environnement. La chromothérapie va donc agir sur cette perception, en s’inspirant de méthodes à la fois psychologiques, physiologiques, artistiques, mais aussi scientifiques.

Pour comprendre le phénomène, rappelons quelques notions de physique-chimie : en fait, chaque couleur correspond à une longueur d’onde déterminée. Une longueur d’onde, pour résumer, c’est la distance parcourue par une onde au cours d’une période donnée. Or, chaque longueur d’onde, et donc chaque couleur, possède sa propre fréquence énergétique, sa propre vitesse de vibration, et peut donc être associée à un chakra et/ou à une certaine partie du corps, à une émotion, ainsi qu’à une réponse à un besoin spécifique.

La chromothérapie part du principe que notre corps et notre inconscient sont capables de percevoir les vibrations créées par ces couleurs, et de s’accorder ou pas à leur rythme.

Effectivement, au niveau strictement physiologique, les couleurs transmettent des informations à nos cellules qui en retour peuvent réajuster leur fonctionnement pour améliorer les performances de notre organisme.

Il existe différents courants de chromothérapie, qui utilisent un nombre de couleurs variable, allant de 6 à 14. Toutefois, chaque système part des trois couleurs primaires (cyan, magenta et jaune) auxquelles sont associées trois couleurs dérivées (violet, orange et vert). Ensuite, d’autres couleurs sont ajoutées en fonction de la conception et du système de pensée du praticien (par exemple rouge, turquoise, bleu, rose…).

Bienfaits de la chromothérapie

lampe chromotherapie

L’objectif principal de la chromothérapie est d’améliorer et affermir la guérison naturelle à l’aide des couleurs ; cependant ses niveaux d’action sont nombreux et variés, et appartiennent aussi bien au registre physique que psychologique, ou bien émotionnel. 

D’abord, d’un point de vue physique, la chromothérapie permet d’équilibrer l’organisme. Elle peut ainsi augmenter les performances du système immunitaire, soigner des organes affectés par des troubles relevant de  la stomatologie (infections buccales, maux de dents, abcès dentaires…), de la neurologie, de la pneumologie (bronchite, grippe, asthme…), de l’angiologie (varices, jambes lourdes, hémorroïdes…), de la rhumatologie (arthrite, tendinites, courbature, sciatique…), de la gastro-entérologie (digestion difficile, nœuds à l’estomac, gaz intestinaux…), ou encore de la dermatologie (vergetures, plaies, coupures, brûlures, cicatrisation…), par exemple.

Elle peut même soigner peu ou prou les petites blessures du quotidien, comme des piqûres de guêpes par exemple.

Par ailleurs, la chromothérapie est aussi de plus en plus utilisée comme astuce beauté, notamment pour illuminer le teint, ralentir le vieillissement cutané, lutter contre l’acné, prendre soin des peaux sensibles… De plus en plus de produits utilisant la chromothérapie voient ainsi le jour (masques, gommages, huiles essentielles, produits cosmétiques…).




D’un point de vue psychique ensuite, la chromothérapie est très efficace pour lutter contre des affections comme le stress, les insomnies, la dépression, l’hypersensibilité, le surmenage, l’anxiété, les migraines, la fatigue, la tension, (etc), mais en complément d’un autre traitement.

Elle pourrait également être une aide pour traiter les addictions (tabac, alcool, par exemple) ; mais dans ce cas, le traitement s’inscrit dans la durée et le sevrage n’est pas garanti.

 D’un point de vue émotionnel enfin, la chromothérapie peut aider à affronter toutes sortes d’états d’âme ou de complexes, en interagissant directement avec l’environnement du patient : l’émotion représentée par la couleur coïncide avec la personnalité et/ou le(s) besoin(s) du patient, et va ainsi directement adoucir les chocs et troubles émotionnels. En effet, porter ou regarder une couleur que l’on apprécie contribue à créer un regain d’énergie, et à renouveler nos forces.

La chromothérapie en pratique

La chromothérapie est effectuée la plupart du temps par un praticien chevronné, le plus souvent dans une clinique possédant le matériel adéquat. Dans ce cas, aucune tenue vestimentaire particulière n’est requise, ni aucune connaissance ou préparation préalable. Cependant, puisqu’il s’agit d’une thérapie qui utilise la lumière colorée, les risques d’interférences et de lumières parasites sont élevés. Ainsi, une séance se pratique dans l’obscurité, et le patient doit garder, autant que faire se peut, les yeux fermés, ou bien se concentrer uniquement sur la lumière colorée thérapeutique.

Evidemment, le praticien se renseigne en tout premier lieu sur son patient, sur sa maladie, ses symptômes, ses antécédents médicaux, et sur un éventuel traitement en cours.

Ensuite, le traitement en tant que tel débute, et se déroule en plusieurs étapes. La première s’effectue sous la forme d’un entretien personnel et individuel, à propos des préférences du patient en matière de couleurs. L’objectif de cette conversation est de déterminer et d’analyser son état psychologique, émotionnel et physiologique, afin d’identifier et d’établir un traitement adapté. Pour cela, on lui présente différentes couleurs, en lui demandant de sélectionner celles qu’il préfère et de rejeter celles qu’il aime moins.

Deuxième étape : le patient s’installe (il peut être assis, allongé…) pour recevoir le soin lumineux. Il existe plusieurs types de soins : pour les affections relevant du domaine esthétique, ainsi que pour soulager une douleur physique localisée (entorse, plaie, sciatique…), le soin s’effectue sous forme d’un rayon lumineux focalisé sur la partie du corps adéquate. En revanche, pour les besoins psychologiques (dépression, nervosité, troubles du sommeil…), le patient doit regarder la lumière, qui est donc dirigée vers ses yeux. Il est également possible d’appliquer des rayons lumineux sur les points d’acupuncture, ou bien de plonger le patient dans un « bain » de lumière colorée, afin que son corps tout entier soit en contact avec ce remède.

Le temps d’une séance peut varier de 15 minutes à 1h30 environ. Bien évidemment, la chromothérapie n’est pas une solution miracle, et ses effets ne sont pas non plus systématiquement immédiats.

Certains patients ressentent une amélioration quelques instants seulement après la fin de la séance, tandis que d’autres auront besoin de plusieurs traitements avant d’en ressentir les effets bénéfiques. 

Il existe également différentes méthodes de chromothérapie : la méthode analytique et la méthode intuitive.  La première consiste à agir directement en fonction de la symbolique et de la puissance des couleurs pour adapter le traitement. Par exemple, le jaune est associé à la joie de vivre, à l’énergie et à la confiance en soi, et est donc recommandé en cas de grande fatigue , de mélancolie ou de légers complexes. Il s’agit d’une méthode qui porte ses fruits, mais est assez compliquée à appliquer, particulièrement lorsque l’on souhaite utiliser plusieurs couleurs.

La seconde méthode demande un peu plus de maîtrise. Pour résumer, elle repose sur le fait de ressentir la couleur dont le patient a besoin, ou bien de la lui faire ressentir. Il s’agit donc de rendre intelligible un mécanisme inconscient, et cela demande habileté et pratique.

La lumière colorée est diffusée par le biais de lampes spécialisées, de lampes de poche (et dans ce cas on utilise ces rayons lumineux précis sur le même mode que l’acupuncture), ou bien par des diapositives appliquées directement sur le corps du patient.




Origine

La portée thérapeutique des couleurs est connue depuis très longtemps. En Orient (notamment Egypte, Chine, Inde) par exemple, dès l’Antiquité, les couleurs étaient utilisées dans la médecine traditionnelle : on prenait des bains de couleurs spécifiques, on portait à certaines occasions des couleurs particulières… D’ailleurs, cette méthode est toujours assez développée en Orient, et tend à se démocratiser en Occident.

En revanche, les études dans ce domaine sont relativement récentes, et commencent à partir de la toute fin du XIXème siècle. On retiendra surtout les travaux de Niels R. Finsen, qui lui valurent en 1903 le Prix Nobel de physiologie (il avait créé en 1896 un institut pour soigner les malades atteints de tuberculose à l’aide de lumière et de couleurs).

Par la suite, plusieurs médecins et chercheurs se sont intéressés à cette discipline, sans pour autant que des études officielles ne prouvent l’absolue efficacité de la méthode.

La chromothérapie est une solution de bien-être qui n’est pas reconnue officiellement, mais entre dans la catégorie des techniques de soin dites « complémentaires ». Il arrive souvent que ses praticiens soient taxés de charlatanisme, ou de pseudo-scientifiques. En fait, il n’existe pas (ou très peu) de chromothérapeute à proprement parler. Les praticiens, la plupart du temps, sont des professionnels de santé (kinésithérapeutes par exemple) qui ajoutent cette thérapie à leurs compétences.

En France, la chromothérapie n’est pas reconnue par l’Académie nationale de médecine, mais en 1976, l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) la reconnaît comme « l’une des principales thérapies alternatives ou complémentaires ».

Références

Magasine de santé : https://www.passeportsante.net/fr/Actualites/Dossiers/DossierComplexe.aspx?doc=pouvoir-couleurs-sante-qu-est-ce-qu-elle-soigne-
Témoignage d’un praticien sur une expérience : http://www.psychologies.com/Therapies/Developpement-personnel/Methodes/Articles-et-Dossiers/Methode-la-chromotherapie
Site web spécialisé : https://www.site-chromotherapie.fr/

Pendant que je vous ai sous la main, pourquoi ne pas en profiter pour vous inscrire sur notre newsletter? Simple et gratuit, votre email restera confidentiel c’est promis.

Je pourrai ainsi vous tenir au courant des nouveautés, bons plans et tout ce qui pourrait participer à votre bien-être. C’est par ici!

Contenu correspondant

agoraphobie

Agoraphobie – Définition et traitement

By Dans la tête, Relaxation, Soins

Agoraphobie – Définition et Traitement

agoraphobie

Traduit du grec, l’agoraphobie est littéralement la « peur de la place du marché » et d’une façon moins restrictive la peur de certains espaces, lieux de rassemblement de foules. Des espaces donc ouverts ou disposant d’ouvertures mais dont il semble difficile de s’échapper à cause d’une densité humaine ou animale ressentie comme trop forte. Par exemple : les files d’attente, les transports en commun, le cinéma … 

En quelques données statistiques, l’agoraphobie atteint 7% de femmes pour 4% d’hommes, elle est plus particulièrement présente entre 18 et 35 ans, rarement après 40 ans, chez des personnes vivant seules, elle touche essentiellement les milieux défavorisés. En outre, elle vient plus facilement se greffer sur d’autres troubles paniques déjà existants. 




On ne naît pas agoraphobe, on le devient. La première crise survient souvent après une attaque de panique. La personne ressent une terreur intense et accablante accompagnée de symptômes physiques allant de l’hyper sudation jusqu’à l’étourdissement. Le cœur s’emballe et rien ne peut ramener au calme pendant les quelques minutes que dure en général la crise. 

Ces attaques surviennent souvent sans déclencheur conscient, et ne peuvent donc pas être prévues. Cependant, la personne apprend à éviter les situations à l’origine de cette panique par peur de revivre cette crise très douloureuse psychologiquement mais aussi physiquement. 

L’agoraphobie est une réaction physique et émotionnelle face à une situation précise qui déclenche la crise, elle se caractérise par : 

  • Un intense sentiment de panique, de crainte, de terreur ou d’horreur. 
  • L’admission que l’anxiété est exagérée mais cependant une incapacité de la raisonner 
  • Une accélération du rythme cardiaque, un essoufflement, des tremblements et le besoin impérieux de fuir la situation : toutes les réactions physiques associées à une peur extrême. 
  • La recherche et la mise en place de stratégies d’évitement afin d’éviter la situation à l’origine de la peur. 

Il n’y a pas de règle concernant l’évolution de l’agoraphobie, elle peut régresser jusqu’à disparaître sans intervention apparente, Mais elle peut aussi s’installer durablement jusqu’à perturber voire empêcher toute vie sociale, professionnelle, confinant la personne en souffrance dans son espace de sécurité réduit, très souvent le domicile voire une partie de celui-ci. Il s’agit là des situations les plus extrêmes et dramatiques, qui doivent amener à consulter afin de trouver de l’aide. 

Aucun examen médical ne permet de diagnostiquer une agoraphobie, seul un questionnement le peut. Celui-ci doit être réalisé au moyen de questions ouvertes afin de ne pas orienter les réponses. 

Le diagnostic d’agoraphobie peut être posé si la personne dit ressentir de la peur ou de l’anxiété dans au moins deux de ces situations 

  • Au milieu de la foule ou en train de faire la queue 
  • Dans les transports publics 
  • Dans un espace ouvert (parc, marché…) 
  • Dans un espace fermé (magasin, cinéma…) 
  • Hors de chez elle, seule 

foule agoraphobie

Des traitements existent. La P.N.L qui en est un obtient des résultats prometteurs. C’est une technique de psychothérapie. Elle enseigne des reformulations de langage afin de changer les pensées polluantes provoquant le trouble. Elle peut se pratiquer en tête à tête avec un thérapeute ou en séances de groupe, plusieurs séances sont nécessaires pour apporter un mieux être. 

La thérapie brève peut souvent apporter une solution durable à ce comportement limitant, il faut cependant garder à l’esprit que cette démarche est personnelle et ne peut être mise en place que basée sur le volontariat de la personne. 

Après un questionnement précis, le thérapeute dispose de plusieurs protocoles, le choix se fera en fonction de l’importance et de la gêne apportée par la phobie, mais aussi en accord avec la personnalité du patient. 

Pour les personnes dites visuelles, la dissociation simple ou double (en fonction de l’importance de la phobie) convient bien. 

Ce protocole se pratique assis. La personne a conscience d’être en sécurité physique et psychologique, c’est-à-dire hors du contexte déclenchant. Dans ce cadre précis, elle vit un événement traumatique passé et réel en étant dissociée, elle se voit en train de le vivre comme dans un film. Le thérapeute assure la sécurité émotionnelle tout au long de la séance.

Guidée par la voix du thérapeute, la personne va alors modifier la scène vue pour la rendre agréable, elle va jouer sur chaque partie du film, les couleurs, les sons, les personnages…




Au fur et à mesure des modifications, la personne se rend compte que cela change son ressenti et son comportement. Quand la situation du film lui est acceptable, elle peut intégrer le film pour participer avec son nouveau comportement.

Comme dans chaque protocole P.N.L., il est proposé de faire un « pont dans le futur » afin de tester la solidité du nouveau comportement. 

Dans le cas ou l’origine de la phobie est connue, le thérapeute utilise plutôt un protocole de « changement d’histoire de vie », c’est un travail de régression progressive avec ou sans induction hypnotique. Il se pratique debout et en mouvement.

Accompagnée par le thérapeute, la personne remonte étape par étape sur « la ligne de temps ». A chaque souvenir d’une agoraphobie, la personne décrit le moment, le thérapeute pose une ancre. Arrivée à l’origine identifiée comme telle, la personne ressent et revit la situation dans les détails visuels, auditifs etc. Puis en se dissociant de ce moment, la personne se place en observateur neutre de la situation pour comprendre que la peur ressentie là n’a de valeur que sur cet instant.

Elle n’a pas lieu de se généraliser à des situations similaires. Le thérapeute fait alors remonter la ligne de temps à son patient en s’arrêtant à chaque souvenir du parcours « aller », la personne analyse la situation forte de sa conviction qu’il n’y a pas lieu de paniquer. Là aussi, afin de tester la solidité du nouveau comportement, un « pont sur le futur » est fait.

Elisabeth ARRIGHI

Psycho-praticienne en développement personnel
Maître-Praticienne certifiée en P.N.L.
Certification en gestion du stress et des conflits Université de Québec
Certification en développement de l’adolescent Université de Grenoble
Certification en communication ECPNL de Chambéry
Inscrite au répertoire Isère à Dom

Pendant que je vous ai sous la main, pourquoi ne pas en profiter pour vous inscrire sur notre newsletter? Simple et gratuit, votre email restera confidentiel c’est promis.

Je pourrai ainsi vous tenir au courant des nouveautés, bons plans et tout ce qui pourrait participer à votre bien-être. C’est par ici!

Contenu correspondant

Acheter des médicaments en ligne, est-ce vraiment un bonne idée?

By Dans la tête, dans le corps, Soins

Acheter des médicaments en ligne, est-ce vraiment un bonne idée?

Depuis 2012, il est possible d’acheter des médicaments en ligne à condition que ces derniers ne soient pas sous ordonnance et que la pharmacie soit habilitée à vendre sur internet.

À première vue, on pourrait émettre quelques doutes ou réserves sur cette démarche, pourtant des avantages certains rendent cette dernière tout à fait valide. En effet, la discrétion peut parfois poser problème dans une petite officine, Les prix sont souvent moins chers sur internet. Enfin ceux qui habitent dans des endroits reculés se verront satisfaits de pouvoir obtenir des médicaments plus simplement.

Ceci étant dit, certaines précautions sont à prendre si l’on veut acheter des médicaments en ligne et ce en toute sérénité.




Premièrement, s’assurer qu’il y a bien une officine derrière le site en question. En effet il existe de nombreux sites illégaux qui vendent des contrefaçons. C’est à la fois illégal et dangereux.

Gardez à l’esprit que seuls les médicaments sans ordonnance peuvent être vendus sur internet. Impossible donc se procurer un moyen de contraception comme la pilule ou du viagra. Si une telle option existe sur un site que vous visitez alors c’est qu’il est illégal.

L’ordre national des pharmaciens a mis en place une liste qui répertorie les sites légitimes.

N’hésitez pas à la consulter avant de commander vos médicaments en ligne.

Deuxièmement, un pharmacien doit toujours être disponible pour pouvoir vous renseigner ou vous conseiller. Le site en question doit fournir un email ou un téléphone qui vous permettra d’obtenir des renseignements facilement.

Assurez vous que vos données sont bien confidentielles et sécurisées. Le site doit être hébergé par un organisme habilité à recevoir des données de santé.

Un autre conseil sera de vous limiter aux médicaments que vous connaissez déjà. L’idée n’est pas de tester de nouveaux médicaments!

Enfin n’hésitez pas à comparer les prix. Ces derniers peuvent considérablement fluctuer d’un site à l’autre. En effet certaines pharmacies achètent par lots ce qui permet d’abaisser les coûts.

Source:

https://www.consoglobe.com/acheter-medicaments-en-ligne-cg
https://www.marianne.net/societe/acheter-un-medicament-avec-ordonnance-en-ligne-fiable-des-sites-l-etranger-surfent-phenomene

Pendant que je vous ai sous la main, pourquoi ne pas en profiter pour vous inscrire sur notre newsletter? Simple et gratuit, votre email restera confidentiel c’est promis.

Je pourrai ainsi vous tenir au courant des nouveautés, bons plans et tout ce qui pourrait participer à votre bien-être. C’est par ici!

Contenu correspondant

emdr

EMDR: Soigner des traumatismes par les yeux

By Dans la tête, index

EMDR: Soigner des traumatismes par les yeux

emdr

Imaginez une technique qui vous permettrait de vous débarrasser des émotions négatives liées à de mauvais souvenirs juste en bougeant les yeux de gauche à droite. C’est, de manière très simplifiée, ce que propose l’EMDR.

Venue tout droit des Etats-Unis, l’EMDR est une technique thérapeutique inventée il y a seulement une trentaine d’années. Ses initiales signifient “Eye Movement Desensitization and Reprocessing”, que l’on peut traduire par “désensibilisation et retraitement, ou reprogrammation, par des mouvements oculaires”. Mais concrètement, qu’est-ce que tout cela veut dire?

L’EMDR part du principe que, au même titre que le corps, l’esprit est capable de se soigner lui-même. C’est d’ailleurs ce qu’il fait dans la plupart des cas. En effet, lorsque nous ressentons une émotion, notre cerveau procède à son analyse directement après. Cela nous permet de nous remettre assez rapidement de nos émotions et de ne pas les ressentir aussi vivement à chaque fois que nous repensons à l’événement qui les a fait surgir.




Cependant, lors de certains événements, le cerveau, dépassé par la situation, ne parvient pas à traiter et digérer l’information de la même manière que d’habitude. Cela arrive notamment lorsque l’événement est trop fort, trop violent, ou qu’il a lieu lors d’un moment de vulnérabilité, et que l’émotion que l’on vit est trop intense. Comme un morceau de nourriture que l’on n’aurait pas mâché suffisamment avant d’essayer de l’avaler, l’événement et les émotions qui y sont liées nous restent alors en travers de la gorge. Au lieu de continuer leur chemin habituel, ils restent bloqués à un certain endroit de notre cerveau, comme des informations qui doivent encore être analysées… sauf que le cerveau a oublié qu’il devait les traiter.

Résultat: dès que l’on fait face, dans notre vie quotidienne, à un rappel de l’événement traumatisant, sous quelque forme que ce soit, nous sommes transportés au moment-même de l’événement. Nous le revivons alors comme si nous y étions, en faisant face aux mêmes sensations désagréables que nous avions ressenties auparavant.

Pour mettre fin à cette situation, il faut réactiver le processus de traitement de l’information réalisé par notre cerveau, comme lorsque nous rafraichissons une page internet qui n’arrive pas à se charger entièrement.

Pour cela, l’EMDR fait appel à une stimulation sensorielle simple basée sur un mouvement répété de droite à gauche. Au début, il s’agissait uniquement de mouvements oculaires: en bougeant les yeux plusieurs fois de droite à gauche, nous arrivions simplement à débloquer notre cerveau pour qu’il reprenne son travail. Aujourd’hui, ces simulations peuvent prendre différentes formes. Outre les yeux, il peut s’agir de stimuli auditifs ou tactiles. Ce qui reste constant, c’est le mouvement continu d’un côté à l’autre.

De prime abord, cette technique peut paraître surnaturelle ou sortie d’un livre de sorcellerie. Et pourtant, elle a fait l’objet de nombreuses études depuis sa création et est maintenant reconnue par plusieurs instances, dont l’OMS. En France, elle est recommandée par l’INSERM (Institut national de la santé et de la recherche médicale). Elle a d’ailleurs été utilisée auprès de nombreuses personnes rescapées des attentats de novembre 2015 à Paris.

Bienfaits de l’EMDR

L’EMDR est principalement connue et utilisée pour traiter le syndrome de stress post-traumatique, peu importe l’origine du stress en question. Ainsi, elle peut être utilisée auprès des anciens combattants ou après un attentat ou un abus sexuel, mais elle est aussi efficace après une catastrophe naturelle ou un accident, ou encore à la suite d’un décès ou d’un divorce. La gravité de l’événement peut varier objectivement. Ce qui importe, c’est la façon dont la personne vit le souvenir de cet événement. Si elle en est ressortie traumatisée et si la souffrance se fait pesante à chaque évocation de l’événement, l’EMDR peut entrer en action.

Outre cela, le champ d’action de cette technique thérapeutique tend à s’étendre au fil des ans et des recherches, bien que des études supplémentaires sont souvent nécessaires pour prouver entièrement l’efficacité de ces nouvelles utilisations. Aujourd’hui, l’EMDR est donc de plus en plus utilisée pour lutter contre les phobies, la dépression, les troubles du comportement alimentaire ou encore les addictions telles que la toxicomanie. Dans un autre registre, on peut faire appel à l’EMDR pour retrouver ou augmenter sa confiance et son estime de soi.

Dans tous les cas, la présence d’un traumatisme à l’origine du problème à traiter est nécessaire pour que ce dernier puisse être soigné par l’EMDR. Cependant, il est important de noter que l’EMDR n’a pas pour objectif d’effacer entièrement un souvenir de notre mémoire. Elle vise plutôt à diminuer, voire effacer, les émotions négatives qui y sont liées. L’événement est replacé dans le passé, où il a sa place, et il n’a donc plus d’emprise sur notre présent. On peut alors y repenser de manière plus sereine car l’on n’en ressent plus les émotions de manière aussi vive qu’avant. En d’autres termes, la souffrance liée au souvenir est apaisée.

L’EMDR s’adresse aux personnes de tout âge, des plus jeunes aux plus âgées. Cependant, les jeunes enfants doivent être accompagnés d’un parent pendant les séances. Notez également que l’EMDR est déconseillée en cas d’états suicidaires ou de pathologies psychotiques.

L’EMDR en pratique

Tout traitement EMDR commence par une ou plusieurs séances préparatoires. Cet entretien préliminaire a d’abord pour but d’établir une relation de confiance entre le thérapeute et le patient. Le thérapeute profite aussi de cette première introduction pour mieux connaître son patient et identifier le problème à traiter. De plus, avant de débuter le traitement en tant que tel, il demande au patient d’évaluer l’impact émotionnel du souvenir qui le traumatise. Cette évaluation servira de base pour noter l’évolution au cours des séances suivantes.

Lors des séances d’EMDR en tant que telles, le patient est amené à se concentrer sur l’événement traumatisant et les émotions qu’il a ressenties lors de cet événement. Pendant ce temps-là, le praticien effectue plusieurs séries courtes de stimulations bilatérales sur le patient, toujours en effectuant des mouvements de droite à gauche et de gauche à droite. Il peut s’agir d’un point visuel que le patient doit suivre des yeux ou de stimulations sensorielles ou sonores. Généralement, le praticien décide de la méthode à utiliser en fonction du patient. En effet, nous ne fonctionnons pas tous de la même façon et nous réagissons donc parfois mieux à certains stimuli que d’autres.




Entre chaque série, le thérapeute demande généralement au patient de lui dire ce qui lui vient à l’esprit et de lui parler des émotions ressenties. Au cours des séries, celles-ci se feront de moins en moins fortes. Selon le trouble à soigner, il faut parfois réaliser plusieurs séances pour soulager un seul traumatisme.

En tout, une séance d’EMDR dure entre 1h et 1h30 et il faut en moyenne 5 à 10 séances pour guérir et soulager un traumatisme.

Evidemment, il est important de bien choisir son thérapeute pour être sûrs d’obtenir le meilleur accompagnement au cours des séances, mais aussi pour garantir leur efficacité. Deux conditions sont requises pour être thérapeute EMDR. D’abord, il faut être psychiatre, psychologue ou psychothérapeute. Ensuite, il faut avoir suivi une formation EMDR officiellement reconnue. Vous trouverez un annuaire de tous les praticiens certifiés en France sur le site de l’association EMDR France.

Origines de l’EMDR

Il a suffi d’une simple promenade pour que l’EMDR naisse dans l’esprit de sa créatrice. C’était en 1987. Francine Shapiro, psychologue et psychothérapeute américaine, se promenait lorsqu’elle a réalisé que, lorsqu’elle faisait de rapides mouvements de droite à gauche avec ses yeux, ses pensées négatives disparaissaient.

Elle a ensuite testé sa nouvelle découverte sur elle-même, puis auprès de ses collègues et, enfin, sur plusieurs patients, jusqu’à officiellement mettre sur pied l’EMDR. Il a fallu de nombreuses années et beaucoup de recherches scientifiques sur la question pour que sa méthode simple et innovante finisse par être acceptée par le monde scientifique. Entretemps, Francine Shapiro est devenue chercheuse au Mental Research Institute de Palo Alto et a obtenu plusieurs prix dans son domaine.

A propos de l’auteur

Leonor RogisterDiplômée de l’Ecole de Journalisme de Louvain, Léonor Rogister s’est détournée du monde de l’actualité quotidienne pour s’intéresser aux news lifestyle. Amoureuse de la nourriture et des bonheurs simples, elle aime s’informer et informer sur tout ce qui touche au bien-être, peu importe la forme qu’il prend.

Léonor est expatriée depuis 2015 et a fait de plusieurs pays sa maison. Quand elle n’est pas en train de voyager, elle aime profiter du confort de son chez soi. Elle tient également un blog depuis des années sur lequel elle partage sa passion pour les voyages.

FacebookLinkedin

Contenu correspondant

coherence cardiaque

Cohérence cardiaque : bienfaits, pratique et origine

By Dans la tête, dans le corps, index

Cohérence cardiaque : bienfaits, pratique et origine

coherence cardiaque

La cohérence cardiaque est une technique simple et rapide dont l’objectif premier est de réduire notre niveau de stress et d’anxiété. Inventée aux Etats-Unis il y a un peu plus de 20 ans et introduite en France quelques années plus tard, cette pratique fait appel à la respiration. L’idée est simple: il s’agit de contrôler notre respiration et, ainsi, notre rythme cardiaque, pendant quelques minutes plusieurs fois par jour. Les résultats, quant à eux, sont considérables: cela nous apporte un certain nombre de bienfaits psychologiques et physiologiques.

Pour comprendre la cohérence cardiaque plus en profondeur, il faut d’abord savoir qu’elle se base sur le postulat qu’il existe un lien très étroit entre notre cerveau et notre cœur.

Nous savons déjà que le cerveau a une influence sur notre cœur. En effet, lorsque nous ressentons une émotion forte telle que la peur ou le stress, cela se ressent directement dans notre cœur: notre rythme cardiaque s’emballe instantanément. Mais ce que la cohérence cardiaque nous apprend, c’est que cette influence est réciproque.




En effet, le cœur renferme plusieurs dizaines de milliers de neurones et neurotransmetteurs qui ont un effet direct sur notre activité cérébrale. Or, le rythme cardiaque et les signaux envoyés par le cœur au cerveau influencent non seulement nos émotions, mais aussi nos facultés cognitives.

En d’autres mots, en apprivoisant notre respiration, nous pouvons changer ce qui se passe dans notre cerveau. Mais comment faire? Avant de savoir comment s’y prendre, il est important de connaître un concept essentiel dans la théorie de la cohérence cardiaque: la variabilité cardiaque.

La variabilité cardiaque désigne la capacité du cœur à adapter son rythme à son environnement. En effet, notre rythme cardiaque est loin d’être régulier. Il accélère et ralentit au rythme de nos sentiments et émotions, tant et si bien que si vous pouviez le voir sur un écran, vous verriez une ligne faite de pics extrêmement irréguliers. La fréquence de notre pouls, elle non plus, n’est pas constante. C’est ce qu’on appelle le chaos cardiaque. Il ne faut pas s’en inquiéter car cette irrégularité est tout à fait naturelle.

Cependant, comme le montre la cohérence cardiaque, se débarrasser de ce chaos pour faire place à l’harmonie pendant quelques minutes tous les jours peut nous faire extrêmement de bien. Cette harmonie est obtenue en ralentissant notre rythme cardiaque et en s’efforçant à inspirer et expirer de manière régulière. Jusqu’ici complètement désordonnée, la ligne retraçant notre rythme cardiaque prend alors la forme de vagues identiques aux sommets arrondis.

Ce rythme cardiaque lent et ordonné a un effet extrêmement positif sur notre cerveau car il améliore notre bien-être, tant au niveau psychologique que physique. Plus particulièrement, les effets bénéfiques sont maximisés lorsque nous atteignons un état appelé “résonance cardiaque”. Celui-ci consiste à faire 6 respirations par minute, ni plus ni moins.

Cet exercice est l’exercice principal de la technique de la cohérence cardiaque. Ses effets sont tels que certains thérapeutes y font aujourd’hui appel durant leur séance en complément à leur propre technique thérapeutique.

Bienfaits de la cohérence cardiaque

Nous l’avons dit, l’objectif premier de la cohérence cardiaque est de lutter contre le stress et l’anxiété. Elle permet de rapidement trouver calme et apaisement quand nous faisons face à des situations stressantes desquelles il nous parait parfois impossible de sortir. Tous les niveaux de stress peuvent être combattus par la cohérence cardiaque, qu’il s’agisse par exemple d’un stress pré-examen, d’un stress lié à une overdose de travail ou d’un stress post-traumatique.

Mais c’est loin d’être son seul bienfait. Ainsi, sur le plan psychologique, la cohérence cardiaque peut également aider à lutter contre les troubles du sommeil, du comportement et de l’humeur, ou encore pour combattre la dépression. Elle peut aussi être utilisée pour améliorer les fonctions cognitives, telles que la mémoire et l’attention.

Sur le plan physique, elle participe à la lutte contre l’obésité et les troubles du comportement alimentaire. Elle permet également d’améliorer notre tolérance à la douleur, de lutter contre les migraines ou encore de ralentir le vieillissement de nos cellules.

Enfin, elle aide à lutter contre des maladies plus sérieuses. Elle a, ainsi, un rôle préventif contre l’hypertension et les maladies cardiovasculaires. Elle aide également à diminuer le taux de cholestérol et à combattre le diabète. De plus, elle favorise le renforcement de notre défense immunitaire.

Outre tous ces bienfaits, la cohérence cardiaque présente le double avantage d’être accessible à tous et de bénéficier à tous. En effet, elle ne présente aucune contre-indication et peut donc être utilisée par les personnes de tout âge et toute condition. Grâce à tout ce qu’elle peut nous apporter, tout le monde peut trouver du positif dans la pratique de la cohérence cardiaque , qu’il s’agisse d’un employé surchargé, d’un sportif ou d’un parent devant jongler entre le travail et les enfants. Chacun peut aussi l’utiliser dans le simple objectif de se sentir mieux et d’atteindre une meilleure qualité de vie.




La cohérence cardiaque en pratique

La cohérence cardiaque se pratique seul. Contrairement à de nombreuses autres techniques thérapeutiques, il n’est donc pas nécessaire de faire appel à un thérapeute. En effet, en plus de devoir être réalisée directement par l’individu qui en bénéficie, c’est une méthode qui peut s’apprendre plutôt facilement.

L’exercice de base est simple: il s’agit de réaliser 6 respirations longues et régulières par minute. Pour cela, il vous suffit d’inspirer pendant 5 secondes et d’expirer pendant 5 autres secondes. La manière dont vous respirez est importante: l’inspiration doit être abdominale et effectuée par le nez, et l’expiration doit se faire par la bouche. Si vous avez besoin d’aide, il existe plusieurs guides, en vidéo ou en audio, qui vous aideront à calculer le temps. Notez que, dans la plupart des cas, il faut plusieurs semaines de pratique pour arriver à respecter cette fréquence respiratoire.

Cet exercice doit être réalisé sur une durée totale de seulement 3 à 5 minutes, le tout dans un endroit calme. Il est généralement recommandé de l’effectuer assis avec le dos bien droit, surtout si vous débutez, mais vous pouvez aussi le faire debout. Notez que l’exercice ne fonctionne pas bien lorsqu’il est réalisé couché.

Enfin, l’exercice doit être effectué trois fois par jour. Généralement, les séances se font au réveil, avant le déjeuner et en fin d’après-midi ou avant d’aller dormir. C’est ce qu’on appelle la “méthode 365”: 3 fois par jour, 6 respirations, 5 secondes.

Il existe des variantes à cet exercice. Par exemple, lors de chaque respiration, vous pouvez visualiser une situation idéale que vous voudriez atteindre. Dans ce cas, vous alliez la technique de la visualisation à celle de la cohérence cardiaque.

Quoiqu’il en soit, les résultats de la cohérence cardiaque ne sont pas visibles après seulement trois minutes. Si l’apaisement peut être atteint après une seule séance, ce n’est pas le cas des autres bienfaits. Pour ressentir réellement l’entièreté de ses bienfaits, il est important de respecter une pratique régulière. Dans l’idéal, les séances de cohérence cardiaque doivent être réalisées tous les jours. Il s’agit d’une véritable routine à mettre en place dans notre quotidien.

Notez que l’on compte en général deux semaines de pratique minimum pour pouvoir en ressentir tous les bienfaits.

Origines de la cohérence cardiaque

Le concept de cohérence cardiaque est apparu aux Etats-Unis dans le milieu des années 90. Il est issu de travaux de l’institut HeartMath, une association américaine à but non lucratif qui se dédie à aider les gens à combattre le stress dans tous les domaines de leur vie. Après avoir découvert l’influence du cœur sur nos émotions, les chercheurs de cet institut, qui font notamment des recherches en neuro-cardiologie, ont analysé la manière dont le cœur et le rythme cardiaque pouvaient être mis à profit pour lutter contre le stress et apporter calme et tranquillité. C’est suite à ces recherches qu’est née la cohérence cardiaque.

Cette technique a ensuite été introduite en France par le docteur David Servan-Schreiber au début des années 2000.

A propos de l’auteur

Leonor RogisterDiplômée de l’Ecole de Journalisme de Louvain, Léonor Rogister s’est détournée du monde de l’actualité quotidienne pour s’intéresser aux news lifestyle. Amoureuse de la nourriture et des bonheurs simples, elle aime s’informer et informer sur tout ce qui touche au bien-être, peu importe la forme qu’il prend.

Léonor est expatriée depuis 2015 et a fait de plusieurs pays sa maison. Quand elle n’est pas en train de voyager, elle aime profiter du confort de son chez soi. Elle tient également un blog depuis des années sur lequel elle partage sa passion pour les voyages.

FacebookLinkedin

Contenu correspondant

neurofeedback

Neurofeedback: bienfaits, déroulement des séances et origine

By Dans la tête, index

Neurofeedback: bienfaits, déroulement des séances et origine

neurofeedback

Le neurofeedback, aussi connu sous le nom de « biofeedback EEG », est une technique thérapeutique qui consiste à rééduquer le cerveau pour combattre certains troubles, tels que l’insomnie et l’hyperactivité.

Cette méthode, créée dans les années 70, donne un rôle très actif au patient: c’est lui qui, par le biais d’activités ludiques centrées sur les réactions de son cerveau, apprend à contrôler son activité cérébrale. L’idée est d’arriver à permettre à notre cerveau de modifier sa façon de réagir dans certaines situations et de lui apprendre à suivre un nouveau modèle de fonctionnement. Cela nous aiderait ainsi à nous retrouver maîtres de situations qui paraissaient jusqu’alors hors de notre contrôle.

En effet, le neurofeedback part du principe que notre cerveau est un système dynamique. Il ne reste donc pas inchangé au cours de notre vie. Au contraire, il évolue en continu, au rythme de nos apprentissages et de nos expériences. Ainsi, lorsque nous apprenons une nouvelle langue, par exemple, il crée de nouvelles connexions qui nous permettront de la comprendre et la parler.




Pour expliquer cela plus en profondeur, on peut parler de plasticité neuronale et d’homéostasie, deux notions sur lesquelles se base le neurofeedback.

La plasticité neuronale, d’abord, c’est la capacité de nos neurones à changer leurs réactions et leurs connexions selon les besoins. Ainsi, les connexions neuronales peuvent être modifiées tout au long de la vie. Certaines d’entre elles peuvent aller jusqu’à disparaître, alors que d’autres  peuvent apparaître.

Quant à l’homéostasie, elle désigne la capacité d’un système à constamment conserver son équilibre interne et, donc, à agir automatiquement et directement pour retrouver cet équilibre en cas de problème. Notre système cérébral fonctionnerait de cette manière.

En d’autres termes, le neurofeedback cherche à modifier certaines structures internes de notre cerveau pour changer des comportements et réactions indésirables et, ainsi, retrouver un équilibre qui participe à notre bien-être et à notre santé.

Créé il y a seulement quelques décennies, le neurofeedback est en train de se faire un nom dans le monde des neurosciences. Mais si son nom peut impressionner, il s’agit en fait d’une technique à  l’apparence plutôt simple, qui n’est ni douloureuse, ni invasive.

Bienfaits du neurofeedback

Le neurofeedback est principalement utilisé pour aider à lutter contre certains troubles psychologiques. Parmi ceux-ci, les plus fréquents sont l’hyperactivité et les troubles du déficit de l’attention, ainsi que le stress post-traumatique, l’anxiété et la dépression. Il peut aussi aider à combattre l’épilepsie et les troubles obsessionnels compulsifs.

Cependant, le neurofeedback ne doit pas être considéré comme une sorte de médicament mental qui permettrait de se débarrasser directement et entièrement de ces troubles. En effet, dans la plupart des cas, il participe à la réduction des symptômes mais ne peut s’attaquer à l’origine du trouble.

En plus de lutter contre un problème, le neurofeedback pourrait aussi être utilisé pour améliorer certaines capacités. Ainsi, il pourrait aider à améliorer la mémoire, la productivité et les capacités professionnelles, mais aussi les relations interpersonnelles et les performances sportives et artistiques.

En pratique

Le neurofeedback est un traitement qui s’étale sur plusieurs séances. On compte généralement un minimum de 20 séances par patient, mais leur nombre peut monter jusqu’à 30 ou 40.

Les séances peuvent varier d’un praticien à l’autre, d’abord parce que la technique n’est pas régulée, mais aussi parce qu’elle est encore en pleine évolution. Cependant, dans la plupart des cas, elles ressemblent presque à s’y méprendre à une séance futuriste de jeu vidéo.

Le patient est placé en face d’un écran, qui communique avec son cerveau grâce à quelques électrodes posées sur sa tête. Il n’est donc pas ici question de lui administrer un produit ou encore de l’étendre sur un lit au milieu d’une armée de fils qui relieraient son cerveau à des machines.

Sur cet écran se trouve un simple jeu, comme un puzzle par exemple, que le patient devra effectuer non pas en utilisant ses mains, mais en contrôlant son activité cérébrale. Les mouvements qu’il voit sur l’écran sont donc directement liés à ce qu’il se passe dans son cerveau.

Vu de l’extérieur, on pourrait alors penser qu’il bouge les pièces du puzzle simplement à la force de la pensée! Mais en réalité, que se passe-t-il derrière tout cela?

Les états psychologiques que nous ressentons, tels que le stress et la concentration, sont liés à des signaux émis par notre cerveau. Ainsi, derrière un état mental spécifique se trouve un signal spécifique émis à une certaine fréquence. Lors des exercices, le patient doit jouer sur ces différents signaux: il tente d’en stimuler certains et de lutter contre l’apparition d’autres. Ainsi, par exemple, lorsqu’il arrive à augmenter l’intensité d’un signal qu’il doit stimuler, une pièce du puzzle apparait à l’écran et il peut la déplacer.




Le signal est visible sur l’écran, ce qui permet également au patient de savoir où il en est, de comprendre comment fonctionne son cerveau et de voir quelles actions mentales l’aident à aller dans la bonne direction. Bien sûr, tout cela ne se fait pas en seulement quelques minutes. C’est un long entraînement, car le cerveau doit trouver de nouvelles stratégies mentales pour arriver à l’objectif fixé.

Mais comment ces exercices sont-ils mis en place?

Tout d’abord, avant de procéder à l’exercice, le médecin va faire passer plusieurs tests au patient afin de cartographier son cerveau et de comprendre comment il fonctionne. C’est une étape importante car, chaque cerveau étant différent, le traitement par neurofeedback doit être adapté aux caractéristiques du patient et à ses besoins.

Sur base de ces résultats, le praticien va ensuite mettre un place un plan de rééducation personnalisé pour le patient. Ce plan renferme les différents exercices qu’il devra effectuer au cours des séances.

Origine du neurofeedback

Les premiers développements du neurofeedback datent de la fin des années 50, mais on considère généralement qu’il a seulement été créé dans les années 70. Il doit sa naissance à Joseph Kamiya et Barry Sterman, deux professeurs américains.

Kamiya est le premier qui, à la fin des années 50, a eu l’idée d’utiliser l’influence des ondes cérébrales dans le traitement de certains troubles psychologiques. Dix ans plus tard, Barry Sterman, qui travaillait alors pour la NASA, a mis la théorie du neurofeedback en pratique sur un groupe de chats. Après avoir  pratiqué le neurofeedback sur la moitié du groupe, il a pu démontrer que la façon dont ils réagissaient à un certain produit était liée à leur participation ou non au neurofeedback.

Une technique encore controversée

Le neurofeedback fait l’objet de nombreux débats. Certains notent que les effets de la technique n’ont pas encore été prouvés et qu’il pourrait donc seulement s’agir d’un effet placebo. D’autres pointent du doigt le fait qu’il existe trop de logiciels et de pratiques différentes qui prennent le nom de neurofeedback, rendant la définition de la méthode, son analyse et son évaluation assez difficiles. D’autres encore ajoutent que, vu que la technique est encore jeune, certains praticiens se l’approprient jusqu’à la dénaturer, en en faisant une technique de sorcellerie qui pourrait régler tous les maux.

Ce qui est sûr, c’est que de nombreuses recherches scientifiques sur son efficacité et sur les bienfaits qu’elle peut apporter sont en cours. Certaines d’entre elles ont montré des résultats probants dans la lutte contre l’hyperactivité et les troubles du déficit de l’attention, ainsi que l’épilepsie.

Actuellement, le neurofeedback n’est pas encore officiellement reconnu en France, où sa pratique n’en est encore qu’à ses débuts. Vu que la technique n’est pas réglementée, vous pourriez vite avoir à faire à des charlatans. Pour les reconnaitre, vous pouvez commencer par vous intéresser à leurs promesses: si un praticien vous dit que le neurofeedback vous aidera à régler tous vos problèmes, évitez-le!

A propos de l’auteur

Leonor RogisterDiplômée de l’Ecole de Journalisme de Louvain, Léonor Rogister s’est détournée du monde de l’actualité quotidienne pour s’intéresser aux news lifestyle. Amoureuse de la nourriture et des bonheurs simples, elle aime s’informer et informer sur tout ce qui touche au bien-être, peu importe la forme qu’il prend.

Léonor est expatriée depuis 2015 et a fait de plusieurs pays sa maison. Quand elle n’est pas en train de voyager, elle aime profiter du confort de son chez soi. Elle tient également un blog depuis des années sur lequel elle partage sa passion pour les voyages.

FacebookLinkedin

Contenu correspondant

do in

Do In : présentation, bienfaits et séances

By Dans la tête, dans le corps, index

Do In : présentation, bienfaits et séances

do in

Trouvant ses sources dans la médecine traditionnelle chinoise, le Do In est une technique d’automassage japonaise qui permet de se détendre ou de se remplir d’énergie en très peu de temps.

Comme de nombreuses autres techniques issues de la médecine traditionnelle chinoise, le Do In part du principe que le corps est rempli d’une énergie vitale, appelée Qi. Cette énergie est indispensable au bon fonctionnement de notre corps et sa libre circulation est nécessaire pour rester en bonne santé. Lorsqu’elle ne circule pas bien, elle provoque des maux physiques et psychologiques.

L’objectif du Do In est donc de veiller à ce que l’énergie puisse s’écouler proprement dans le corps. Cette raison d’être est présente dans les deux mots qui forment son nom. En effet, bien qu’il  ressemble à de l’anglais, “Do In” est en fait la combinaison de deux termes japonais. “Do” signifie “la voie”, et renvoie à l’idée d’ouvrir des passages pour favoriser la circulation. “In”, quant à lui, signifie “l’énergie” et, de façon plus large, le mouvement. Il est donc question d’ouvrir la voie à et vers l’énergie.




Pour comprendre son fonctionnement plus en profondeur, il faut savoir que, selon la théorie sur laquelle se base le Do In, l’énergie ne circule pas au hasard dans notre corps. En effet, elle le traverse en suivant des méridiens. Ceux-ci, qui sont au nombre de 12, sont comme des routes qui vont d’un point à l’autre de notre corps, chacun d’entre eux étant relié à un organe spécifique. Si un nœud ou un embouteillage se trouve sur l’un de ces méridiens, l’énergie ne peut plus y circuler librement. Résultat: l’organe qui y est lié s’affaiblit et il se trouve dans l’incapacité d’assurer l’entièreté de ses fonctions.

Le Do In vient corriger ces dysfonctionnements en utilisant la pression des doigts, combinée à des étirements, pour se débarrasser des blocages et retrouver une circulation fluide. À ce sujet, il est intéressant de noter qu’une action à un endroit aura un impact sur tout le reste du corps. En effet, lorsque l’énergie est bloquée quelque part, certains endroits du corps se retrouvent avec un trop plein d’énergie alors que d’autres font face à des pénuries. Ainsi, rétablir la bonne circulation de l’énergie permet aussi de retrouver équilibre et harmonie dans tout le corps.

Sur le plan pratique, le Do In comporte de nombreux avantages. Il ne requiert pas de se déshabiller, et peut donc être effectué dans de nombreuses situations et dans de nombreux endroits. De plus, bien que cette technique d’automassage suive une gestuelle précise, elle reste plutôt simple, ce qui rend son apprentissage peu laborieux.

Les bienfaits du Do In

Le Do-In s’adresse à tous et peut être pratiqué à différents moments de la journée, selon l’objectif recherché.

De nombreux adeptes l’utilisent pendant leur routine matinale. Dans ce cas, il a un effet tonique et énergisant qui réveille aussi bien notre corps que notre esprit. Cela nous aide à démarrer la journée sur de bonnes bases et à garder notre énergie jusqu’au moment de se coucher.

Mais, effectué à d’autres moments de la journée, il peut aussi avoir un effet relaxant et nous aider à lutter contre le stress et les tensions du quotidien. De cette manière, non seulement il nous détend mais il peut aussi améliorer la qualité de notre sommeil.

Le Do In peut également lutter contre certains maux, tels que les maux de tête et les douleurs et tensions musculaires. Certaines personnes ont aussi recours au Do In comme échauffement avant une activité sportive.

En outre, il stimule la digestion et aide à rester plus alerte et concentré au quotidien. Il a aussi une influence positive sur la respiration et la circulation du sang, ainsi que sur le fonctionnement de nos organes de manière générale.




En pratique

Le Do In est rapide: une séance de 10 à 15 minutes est suffisante pour profiter de ses bienfaits. Pour garder une liberté de mouvements et faciliter la respiration et les massages, il est préférable d’adopter une tenue décontractée et d’enlever vos bijoux pour la durée de la séance.

Vous pouvez pratiquer le Do In seul ou en groupe et à n’importe quel endroit, bien qu’on recommande généralement de privilégier un endroit calme. Enfin, la séance peut être effectuée à tout moment, bien que certains considèrent que le moment idéal pour pratiquer le Do In est au saut du lit, lorsque nous sommes encore à jeun.

La séance se fait en position assise, que vous soyez en tailleur, sur vos genoux ou assis sur une chaise. Outre les gestes d’automassage, une séance de Do In est également composée d’exercices de respiration et d’assouplissement, ainsi que d’étirements.

Le focus sur la respiration, d’abord, permet de se détendre et d’augmenter notre concentration. L’étirement et les exercices d’assouplissement, quant à eux, permettent de libérer notre corps des tensions qui l’habitent et de permettre à l’énergie de mieux y circuler.

Enfin, l’automassage aide à rééquilibrer l’énergie et à dénouer les nœuds qui restent. Il se compose de plusieurs gestes, entre frappes, pressions, tapotements et massage, effectués sur les parties du corps sur lesquelles passent les méridiens. Pour cela, on utilise le bout des doigts mais aussi la paume de la main, le poing fermé ou encore les coudes.

Origines du Do In

Bien que le Do In se fonde sur la médecine traditionnelle chinoise, il a en réalité été développé au Japon. Créé aux alentours du 7ème siècle, il est notamment lié au Shiatsu, dont il est un dérivé.

A propos de l’auteur

Leonor RogisterDiplômée de l’Ecole de Journalisme de Louvain, Léonor Rogister s’est détournée du monde de l’actualité quotidienne pour s’intéresser aux news lifestyle. Amoureuse de la nourriture et des bonheurs simples, elle aime s’informer et informer sur tout ce qui touche au bien-être, peu importe la forme qu’il prend.

Léonor est expatriée depuis 2015 et a fait de plusieurs pays sa maison. Quand elle n’est pas en train de voyager, elle aime profiter du confort de son chez soi. Elle tient également un blog depuis des années sur lequel elle partage sa passion pour les voyages.

FacebookLinkedin

Contenu correspondant

Send this to a friend