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Comment arrêter de fumer ?

By Dans la tête, dans le corps

Comment arrêter de fumer? Le guide complet

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En France, selon l’agence sanitaire Santé publique France, le tabagisme est la cause d’un décès sur huit, et constitue, comme dans nombre d’autres pays à travers le monde, la première cause de mortalité évitable. 

Vous souhaitez arrêter de fumer ? Vous avez déjà essayé sans avoir réussi ? Dans cet article, vous allez pouvoir apprendre à gérer votre sevrage, et découvrir quelques techniques de substitution à la cigarette pour une transition en douceur et réussie.

Et même si la première tentative peut ne pas être concluante, rappelez-vous que le jeu en vaut tout à fait la chandelle, puisque c’est votre santé et votre bien-être qui sont en jeu. 




Qu’est ce qui nous rend dépendant(e)s ?

Si vous êtes un ou une fumeur(se) invétéré(e), vous savez déjà à quel point arrêter peut être difficile. Et bien que certaines personnes prétendent que tout n’est qu’affaire de volonté, nous savons bien qu’en réalité c’est loin d’être le cas, et qu’une multitude d’autres facteurs entrent en jeu.

C’est pourquoi nous allons étudier d’abord les mécanismes en place, ainsi que les différentes substances qui sont à l’œuvre.

Tout commence dans le cerveau :

En fait, dans la cigarette, l’élément responsable de la dépendance est la nicotine. Comme pour l’alcool ou la drogue, il s’agit d’une molécule qui stimule ce que l’on appelle le « circuit de la récompense » dans le cerveau. Effectivement, la nicotine est une substance psychoactive ; c’est-à-dire qu’elle agit directement sur le cerveau, en se fixant sur certaines zones des neurones, ce qui a pour effet de les exciter. 

Or, à cause de la stimulation trop importante de ces zones, appelées « récepteurs nicotiniques », la production et/ou la libération de dopamine est modifiée. La dopamine, également nommée « hormone du plaisir », est un neurotransmetteur qui participe aux échanges au sein du système nerveux. Dans ce processus, elle est libérée en trop grande quantité, ce qui crée chez l’individu une sensation de bien-être, de plénitude, qui entraîne la dépendance. 

En effet, après un arrêt plus ou moins prolongé, le niveau de nicotine présent dans le corps baisse, ce qui provoque une sensation désagréable, du stress, de l’agitation. La personne est en manque et ressent le besoin de fumer à nouveau pour combler ce vide et retrouver cette sensation de satisfaction. La dépendance s’installe alors, et ne fait que s’aggraver dans le temps, au fur et à mesure que les récepteurs nicotiniques deviennent de moins en moins sensibles, et réclament de plus en plus de nicotine.

Si la nicotine reste la principale molécule en cause, des études récentes tendent à prouver qu’il existe également d’autres molécules, notamment présentes dans la fumée des cigarettes, qui contribuent à conserver plus longtemps la dopamine dans le sang, et donc à prolonger le plaisir : l’harmane et le norharmane. Et les recherches révèlent toujours plus de substances addictives ajoutées au tabac.

Différentes formes de dépendance : 

Ce processus chimique et biologique qui crée le manque constitue ce que l’on appelle la dépendance physique. Mais il existe également d’autres formes de dépendance.

  • La dépendance psychologique, par exemple, est plus difficile à percevoir et à abandonner. Elle est directement liée à la sensation de plaisir, de détente et de relaxation que procure la dopamine. Elle entraîne très vite des habitudes, des moments précis où fumer devient un réflexe. Dans ce cas, les fumeurs allument une cigarette après un repas, pour réfléchir, au téléphone, pour décompresser…
  • La dépendance environnementale ou comportementale, ensuite, est davantage liée aux pressions sociales, au contexte, à des lieux, des personnes… Autant de facteurs différents et propres à chacun qui provoquent l’envie, voire le besoin de fumer.
  • Enfin, certaines études sont en train d’être menées, et tendent déjà à révéler qu’il existerait un facteur de prédisposition génétique, qui influencerait l’attirance plus ou moins marquée de certaines personnes pour le tabac.

Pour finir, il existe aujourd’hui des tests internationaux qui visent à évaluer le degré et le type de dépendance à la nicotine : Le test de Fagerström, ou bien celui de Horn. En effet, mieux comprendre les différentes causes et sortes de dépendance à la cigarette permet de mieux identifier ses habitudes de consommation, afin de mettre en place des procédés de sevrage adaptés.




Déterminer ses habitudes et son degré de consommation

Arrêter de fumer, un véritable apprentissage :

Comme on l’a vu précédemment, l’accoutumance au tabac est directement liée à un processus biologique situé dans le cerveau. Autrement dit, pour en finir avec la cigarette, il faut réapprendre au cerveau à se passer de nicotine.

Et avant toute chose, il faut savoir que les anciens fumeurs qui ont réussi à arrêter dès leur premier essai sont très rares. Comme à l’école, l’apprentissage de désaccoutumance peut prendre plusieurs années. Avant de pouvoir cesser complètement et définitivement de fumer, on considère que quatre essais sont nécessaires en moyenne.

Gardez donc bien à l’esprit qu’aucune rechute n’est un échec, car toutes ces tentatives vous rapprochent un peu plus de votre objectif, tout en amplifiant votre motivation. Ainsi, même si votre sevrage n’a duré que quelques jours, il s’agit tout de même d’un signe positif, car votre cerveau aura déjà pu connaître une période sans cigarette, et vous saurez qu’une vie sans tabac est possible. Le processus de « désapprentissage » sera en marche !

Evaluer son niveau de dépendance :

Pour mettre le plus de chances de réussite de votre côté avant de commencer à arrêter de fumer, il est intéressant d’effectuer une estimation de votre rapport au tabac.

Pour cela, vous pouvez effectuer différents tests. Les tests de Horn et ceux de Fagerstrom, sont les deux bases fondamentales pour évaluer votre dépendance. Chacun porte sur un type de dépendance différent ; ils sont donc complémentaires.

  • Le test de Fagerstrom est un questionnaire sur vos habitudes de fumeur(se), qui évalue votre niveau de dépendance de manière quantifiable. En fait, vous allez répondre à diverses questions (à quel moment vous fumez votre première cigarette, s’il y a une cigarette dont il serait trop difficile de vous passer, etc). En fonction du résultat, vous obtiendrez un score sur 10, qui qualifiera votre niveau de dépendance : dépendance considérée comme nulle de 0 à 2, faible de 3 à 4, moyenne de 5 à 6 et forte de 7 à 10.
    Normalement, le test complet de Fagestrom comporte 6 questions. Mais il existe une version raccourcie, où le score est compris entre 0 et 6.
    Ici, il s’agit surtout d’évaluer votre dépendance physique.
  • Le test de Horn, lui, se concentre plutôt sur votre dépendance psychologique, c’est-à-dire toutes les sensations que le tabac vous procure et auxquelles vous devenez dépendant(e). Ainsi, comme l’on parvient à identifier les raisons qui vous poussent à fumer, on peut commencer à créer une base de travail pour cerner les objectifs de manière plus précise.
    En fait, chaque question correspond à une raison possible de fumer. A l’issue du test, vous obtenez un score pour chacune d’entre elle. Si ce score est supérieur à 10, c’est qu’il s’agit bel et bien d’une des causes de votre dépendance au tabac.

En fonction de vos résultats, plusieurs alternatives et solutions s’offriront à vous. Vous pourrez choisir d’essayer d’arrêter brutalement ou progressivement, d’avoir recours à une aide thérapeutique, ou bien d’aller consulter un tabacologue, par exemple. 

De fait, il s’agira désormais de mettre en place un planning de votre sevrage. 




Organiser son sevrage

Comment organiser de manière simple et efficace votre sevrage du tabac ?

Choisir le bon moment :

Définir de manière claire et précise ses objectifs peut être l’une des clefs du succès. Et choisir une date de début est un excellent pré-requis. Evidemment, aucune date n’est idéale ; ce qui importe, c’est que c’est vous qui l’avez choisie, selon votre rythme de vie et votre personnalité. Plusieurs facteurs peuvent influencer votre choix : 

  • Pendant un weekend, un congé, des vacances… Bref, lors d’un moment de détente. En effet, lorsque vous n’êtes plus soumis(e) au stress et aux habitudes quotidiennes, vous devenez alors plus capable d’aborder sereinement votre sevrage. Ce choix conviendra particulièrement aux fumeurs qui voient dans le tabac une aide pour lutter contre le stress. Toutefois, préparez-vous : une fois de retour dans votre quotidien, vos vieilles habitudes vont revenir, et il faudra alors leur résister.
  • Pendant le travail : au contraire, d’autres fumeur(se)s ne souhaitent pas vivre tous les désagréments du sevrage pendant leur  repos, et choisissent donc de le faire lors de leur période de travail. Néanmoins, avec toutes les techniques et les aides existant aujourd’hui, arrêter de fumer n’entraîne pas nécessairement de gros inconvénients. 
  • A une date symbolique : il peut s’agir d’un événement personnel (comme un anniversaire) ou plus général (rentrée, début d’année…). Choisir une date qui signifie quelque chose pour vous témoigne d’un véritable engagement, et peut constituer une source de motivation. Veillez cependant à ne pas vous mettre trop la pression.

arreter la cigaretteHarmoniser son temps et son lieu de vie : 

 Selon votre degré de dépendance, la cigarette occupe une place plus ou moins importante dans votre quotidien. Ainsi, lorsque vous arrêtez de fumer, faites attention à ne pas laisser ce nouveau laps de temps libre vous déstabiliser et vous donner envie de fumer pour passer le temps.

Alors, anticipez ! Prévoyez des activités, pour vous occuper le corps et l’esprit et vous éviter de repenser à l’envie de fumer. Il peut s’agir d’occupations longues (cinéma, promenades en plein air, sortie entre ami(e)s…) ou courtes (mini-séances de relaxation, automassages divers, activités manuelles…). Un seul mot d’ordre : prenez soin de vous et faites-vous plaisir. Plus l’activité que vous choisirez vous plaira, moins vous penserez à fumer.

De même, les études montrent que les ex-fumeurs qui avaient bien pensé à tout préparer pour leur sevrage, que ce soit leur temps ou leur logement, ont multiplié leurs chances d’arrêter de fumer par quatre.

En conséquence, vous pouvez d’ores et déjà essayer de transformer votre habitation en un lieu non-fumeur. Cela vous permettra de lutter contre les tentations. Par exemple, si vous avez l’habitude de toujours ranger vos cigarettes ou placer vos cendriers dans des endroits précis, commencez par vous en défaire pour ne pas être tenté(e). En outre, les particules de tabac restent longtemps fixées sur les murs, les tissus, etc. En lavant tout méticuleusement, vous éviterez le tabagisme passif et vous pourrez purifier l’air de votre intérieur.

Veiller à être entouré(e) :

Il n’y a pas de règle définie lors de l’arrêt du tabac : vous pouvez décider d’entreprendre le sevrage seul(e) ou avec de l’aide. Dans les deux cas, il est toujours plus facile d’affronter ce changement en sachant pouvoir compter sur quelqu’un.

  • Le soutien des proches : vous les solliciter en leur rappelant par exemple la date du début de votre sevrage et en veillant à ce qu’ils soient près de vous durant les premiers temps ; en organisant des activités qui vous feront penser à autre chose ; en dressant une liste de lieux où vous pourrez aller sans être tenté(e) de refumer… Si vous avez un(e) conjoint(e), proposez-lui d’arrêter ensemble, pour vous soutenir mutuellement. S’il ou elle refuse, il est toujours possible d’aider en ne proposant pas de cigarette, en ne fumant pas dans votre logement et/ou loin de vous. Enfin, rencontrer des personnes qui sont également en train d’arrêter de fumer peut vous aider à partager et à gagner de l’expérience.
  • L’aide d’un tabacologue : c’est un médecin spécialiste du tabac, qui en connaît tous les risques et peut vous aiguiller vers les techniques pour arrêter. Ensemble, vous pourrez établir votre profil de fumeur(se) et établir un programme personnalisé. On en trouve dans des hôpitaux ou des cabinets privés, et les consultations sont remboursées par la sécurité sociale.

Une fois que vous avez planifié tous les aspects de votre sevrage, il est temps de commencer à arrêter. Et si certain(e)s peuvent le faire brutalement, d’autres ont besoin d’une transition en douceur pour ne pas rechuter. 




La cigarette électronique : une bonne solution ?

Une solution qui fait débat :

L’attrait pour la cigarette électronique, ou e-cigarette, est relativement récent. Pour cette raison, les études scientifiques tendent à manquer sur le sujet. Si plus d’un Français sur cinq l’a déjà testée, les avis sont partagés à long terme : certain(e)s choisissent d’y recourir comme transition en douceur lors de leur sevrage quand d’autres préfèrent s’en tenir aux cigarettes traditionnelles.

Mais depuis 2016, le HSCP (Haut Conseil de Santé Publique) explique que l’on peut envisager l’e-cigarette comme une bonne façon de réduire et/ou de permettre d’arrêter la consommation de tabac. L’Institut national du cancer et le Haut conseil de la santé publique, eux, la placent au même niveau que les patchs nicotiniques et autres procédés. Et elle exposerait les fumeurs –actifs et passifs- à nettement moins de substances dangereuses que le tabac.

Ce qu’il faut savoir :

A la différence de son homologue, la e-cigarette n’est pas composée de tabac et ne nécessite aucune combustion. En fait, elle est élaborée à partir d’un dispositif qui permet de créer de la vapeur en chauffant un liquide aromatisé composé principalement de glycérol et de propylène glycol, et qui peut comporter –ou pas- de la nicotine. 

L’inquiétude principale à propos des dangers de l’e-cigarette concerne surtout les liquides aromatisés : un bon nombre d’entre eux seraient à la fois créateurs et fabriqués avec des substances potentiellement toxiques et cancérigènes. Pour cette raison, il est strictement interdit de vapoter dans certains lieux publics. Néanmoins, leur quantité dépend beaucoup du type d’ « e-cig » et de la façon dont elle est utilisée. Dans certaines d’entre elles, le taux de ces substances est comparable, voire inférieur, à celui présent dans les cigarettes traditionnelles.

En revanche, les e-cig qui contiennent de la nicotine créent elles aussi une dépendance. De même, on effectue à peu près toujours le même geste qu’avec une cigarette, qui fait lui aussi partie intégrante du processus de dépendance. Enfin, prenez garde au matériel que vous choisissez : on rapporte des cas d’explosion, causant des brûlures et des blessures, dues aux batteries qui étaient de qualité médiocres, ou bien qui avaient été modifiées par leur possesseur.

vie sans tabac

Comment choisir son e-cigarette : 

Avant toute chose, vous devez tenir compte de la puissance de l’appareil. Pour optimiser votre transition en douceur, optez plutôt pour une e-cigarette de faible puissance, c’est-à-dire de 20 watts maximum. Les plus puissantes seront plutôt utilisées par les gros fumeurs. Il existe, si vous le désirez, des kits pour débutants, surtout pour les petits ou moyens fumeurs. Si vous ne trouvez pas immédiatement ce qui vous convient, ne vous stressez surtout pas et testez-en plusieurs. Il s’agit d’une étape très importante ; si vous la réalisez mal, vous pourrez être tenté(e) de retourner au tabac.

Ensuite, la forme : il existe des appareils en forme de rectangle ou bien de tube. Choisissez celle qui vous convient le mieux, avec laquelle vous êtes le (la) plus à l’aise. Concernant l’autonomie, il existe, pour plus de confort, des e-cigarettes avec des batteries performantes.

Enfin, le e-liquide dépend entièrement de vos préférences en matière de goût, et vous pourrez choisir entre les très nombreuses saveurs qui circulent sur le marché. Toutefois, pour une transition réussie, il est plutôt conseillé de commencer par vapoter avec un goût tabac puis d’évoluer vers d’autres parfums. De même, veillez à sélectionner un liquide avec suffisamment de nicotine pour pallier tout manque éventuel. Vous saurez que vous aurez trouvé le bon dosage quand vous ressentirez une légère accroche en gorge. Puis vous pourrez diminuer les doses de nicotine progressivement jusqu’à être entièrement sevré(e).




Les méthodes douces

L’acupuncture et l’auriculothérapie

La première est une technique de médecine chinoise. En fait, on stimule certains points d’énergie stratégiques de l’organisme grâce à des aiguilles, afin d’en rétablir la bonne circulation. L’auriculothérapie, elle, mise au point par un français, se concentre uniquement sur les points d’énergie situés sur le pavillon de l’oreille.  Rassurez-vous, la mise en place des aiguilles est indolore.

Aujourd’hui, il n’existe pas d’étude scientifique qui puise prouver la pertinence – ou pas – de ces deux techniques pour arrêter de fumer lorsqu’elles sont utilisées comme unique moyen de sevrage. En revanche, leur efficacité est avérée concernant la gestion du stress, du manque, de la nervosité et de tous les désagréments qui peuvent survenir lorsque l’on cesse de fumer.

Par conséquent, si elle n’est pas efficace pour les gros fumeurs très dépendants à la nicotine, elle est tout à fait conseillée en accompagnement d’une autre méthode plus classique.

Hypnose et sophrologie

Elles font toutes deux appel au mécanisme de suggestion pour arrêter de fumer. En hypnose, on cherche à stimuler la part de vous, parfois inconsciente, qui souhaite arrêter de fumer en se focalisant notamment sur les raisons qui vous ont amené(e) à ce choix. En sophrologie, les nombreux exercices (visualisation, respiration, relaxation…) aident à combattre le stress et l’envie de reprendre. Dans les deux cas, vous devrez effectuer un entretien approfondi avec votre praticien afin de cibler vos attentes et de personnaliser le processus.

Encore une fois, les avis quant à l’efficacité de ces deux méthodes sont partagés. Trop peu d’études scientifiques ont été menées sur le sujet, mais de nombreux spécialistes les recommandent comme accompagnement ou lorsque d’autres méthodes ont échoué.

Un gros avantage cependant : toutes deux ne se contentent pas de vous accompagner pendant le processus de sevrage ; si vous en ressentez le besoin, vous pouvez également y avoir recours avant ou après, afin de vous préparer ou bien de vous aider à ne pas rechuter.

L’homéopathie

Elle constitue une aide importante lors de la phase de sevrage, notamment en ce qui concerne la gestion des symptômes tels que le stress, les troubles du sommeil, la nervosité, les fringales insatiables…

Là aussi, l’entretien avec le médecin est très important, puisque la mise en place du traitement en dépend. Les résultats varient d’une personne à l’autre. Chaque traitement est prescrit pour 6 mois, et une deuxième visite doit être effectuée pour en contrôler les résultats. Puis vous serez libre de choisir de revenir, ou non.

S’il n’existe là non plus pas suffisamment d’études scientifiques pour pouvoir affirmer l’efficacité de cette méthode, elle est néanmoins souvent utilisée par les personnes qui ne souhaitent pas souffrir d’effets secondaires.

Enfin, pour majorer vos progrès, il est fortement conseillé d’accompagner le traitement par d’autres efforts : limiter sa consommation de café et d’alcool, faire des activités, ne pas grignoter…

Finalement, à propos des médecines douces, souvenez-vous que votre disposition psychologique joue beaucoup : vous devez croire en ce que vous entreprenez, et ne pas vous décourager. 




Les alternatives médicamenteuses

Elles sont utilisées pour amoindrir, voire supprimer les symptômes de manque. Il existe de nombreux traitements.

La phytothérapie :

Son but est surtout de contrer, ou tout au moins d’atténuer les sentiments de relaxation et d’apaisement créés par la nicotine. On utilise donc beaucoup de médicaments à base de racines de réglisse et de calamus. Les quantités et la fréquence sont à déterminer avec votre médecin.

La varénicline :

En France, elle est commercialisée sous le nom de Champix, et ne peut être acquise que sur ordonnance.

Elle agit sur l’envie de fumer et la sensation de manque : en fait, les molécules vont se fixer sur les récepteurs nicotiniques (appelés alpha4bêta2), ce qui va réduire les effets de la nicotine sur le circuit de la récompense. Le système nerveux devient moins sensible à la nicotine, et fumer perd alors de son intérêt.

Des études ont montré qu’avec un accompagnement régulier et sérieux, les chances de ne pas fumer dans les 12 mois à venir étaient de 14 à 22 % plus grande que sans traitement.

Ce médicament est particulièrement adapté aux gros fumeurs. Il est fortement déconseillé aux femmes enceintes ou allaitantes, et des effets secondaires plus ou moins graves peuvent survenir.

Le Bupropion :

Comme on l’a vu dans la première leçon, la nicotine agit sur le système nerveux en se fixant sur les récepteurs neuronaux, ce qui libère de la dopamine, l’hormone du plaisir. Au tout début, le Buproprion était utilisé comme antidépresseur aux Etats-Unis, mais on s’est aperçu qu’il diminuait également l’envie de fumer.

De fait, il agit lui aussi sur le système nerveux en empêchant la recapture de la dopamine. Par conséquent, le plaisir de fumer diminue, ainsi que les symptômes de manque. 

Il est indiqué pour les fumeurs très dépendants, mais contre-indiqué pour les femmes enceintes et allaitantes. En outre, on ne peut le prendre qu’avec une prescription médicale, car les effets secondaires et les contre-indications sont nombreux ; pour cette raison, il fait l’objet d’une vigilance pharmaceutique accrue.

En France, il est commercialisé sous la marque Zyban. Certaines études montrent  qu’il diminue les (mal)chances de rechute de 15% par rapport à un comprimé placebo.

Vers un vaccin contre la nicotine :

Les chercheurs sont actuellement en train de travailler à l’élaboration d’un vaccin qui empêcherait la nicotine d’arriver jusqu’au cerveau, et donc qui rendrait le fait de fumer insatisfaisant, en bloquant la libération de dopamine.

Pour l’instant, aucun d’entre eux n’a été homologué, mais plusieurs sont en phase de test.

Les résultats des alternatives médicamenteuses ne séduisent pas tous les fumeurs souhaitant arrêter le tabac. Il existe heureusement une autre solution : les substituts nicotiniques.




Les substituts nicotiniques

Ce sont des produits qui contiennent de la nicotine, pour arrêter de fumer. Ils sont souvent recommandés en première intention dans le processus de sevrage, car certaines études révèlent que les chances de réussir à arrêter de fumer sont augmentées de 50 à 70%. Sur prescription d’un médecin, ils sont remboursés par l’Assurance Maladie.

L’un des arguments principaux en faveur de cette méthode est qu’ils permettent de lutter contre les effets indésirables du sevrage, comme le stress ou l’irritabilité. Ils existent sous de multiples formes. 

Les systèmes transdermiques :

Aussi appelés les timbres ou patchs, ils contiennent de la nicotine qu’ils diffusent à travers la peau en continu, de 16 à 24 heures. Les doses de nicotine varient de 5 à 21 mg, et sont donc adaptables au degré de dépendance de (de la) fumeur(se) pour être plus efficaces.

Il existe des risques de réactions locales aux patchs : pour les éviter, il est conseillé de changer de zone d’application. Vous pouvez conserver le patch, ou non, la nuit, particulièrement s’il ne vous empêche pas de dormir et que sans lui, vous ressentez le besoin de fumer le matin.

Les comprimés à sucer ou sublinguaux :

Ils sont surtout utilisés pour contrer les envies subites de fumer, et peuvent être combinés aux patchs. Les sublinguaux sont à laisser fondre sous la langue et dosés à 2 mg ; ceux à sucer contiennent 1 à 2 mg. Dans les deux cas, la nicotine est absorbée par la muqueuse buccale.

Au début du sevrage, 8 à 12 comprimés par jour sont conseillés, puis vous pourrez progressivement diminuer la dose. Chaque comprimé dure de 20 à 30 minutes ; il ne faut pas les croquer ni boire de café ou de jus de fruit acide avant ou en même temps que la prise, car cela en diminuerait l’efficacité.

Les inhalateurs :

Ils sont fabriqués avec un tube en plastique et une cartouche contenant de la nicotine. A chaque aspiration, 5 mg de nicotine environ sont libérés et passent à travers la muqueuse buccale dans le sang.

L’avantage est que vous gardez le geste de fumer, pour les plus dépendants, sans pour autant inhaler les substances toxiques de la cigarette. L’inconvénient est que justement, vous ne vous séparez pas de ce geste de dépendance. Ils conviennent à la fois aux fumeurs très ou peu dépendants, et aux arrêts brutaux comme progressifs.

Les gommes à mâcher :

Contenant entre 2 et 4 mg de nicotine et pouvant être parfumées, elles libèrent elles aussi la nicotine à travers la muqueuse buccale. Vous pouvez les utiliser soit lorsque l’envie de fumer vous reprend, soit régulièrement. Au début, 8 à 12 gommes sont utilisées, puis la dose diminue.

Attention : malgré son nom, il ne faut pas les utiliser comme des chewing-gums. Au contraire, le mieux est de les sucer quelques instants, puis mastiquer lentement, faire une pause, et recommencer. Chacune dure environ 30 minutes. Là aussi, évitez de boire du café et des jus de fruit acides avant de prendre la gomme pour une efficacité optimale.




Choisir la technique appropriée 

A chacun(e) sa solution :

Tout d’abord, gardez bien en tête que chaque personne, et donc chaque fumeur(se), est unique. Il n’y a par conséquent pas de méthode qui convienne à tous.

Afin de trouver la technique qui vous correspond, posez-vous d’abord plusieurs questions : 

  • Avez-vous déjà essayé d’arrêter, et comment ?
  • Cela a-t-il été efficace ? Etiez-vous satisfait(e) du résultat ? Si non, pourquoi ?
  • Voulez-vous recommencer avec la même méthode ?
  • Avez-vous déjà fait appel à un médecin ?
  • De quel type de dépendance faites-vous l’objet ?

Surtout, souvenez-vous que vous devez être motivé(e) avant d’entreprendre le sevrage. Il faut en croire en vous ! 

Des professionnels prêts à vous aider :

Si le choix s’avère vraiment difficile pour vous, ou bien si vous voulez entreprendre ce changement en étant accompagné(e) et soutenu(e), vous pouvez faire appel à un tabacologue, qui saura vous guider. 

Ce médecin spécialisé dans la connaissance du tabac pourra ainsi vous aider à caractériser votre dépendance, à déterminer ce qui vous donne envie de fumer (stress, colère, joie, ennui…) et la dose de nicotine dont vous avez besoin, puis à mettre en place un processus adapté.

Les séances s’inspirent des thérapies comportementales ; vous trouverez ensemble des comportements alternatifs à la cigarette et corrigerez vos mauvaises pensées (« j’ai absolument besoin de cette cigarette », par exemple), tout en (re)découvrant comment prendre soin de vous. Le tout premier entretien dure environ 45 minutes et est déterminant pour la suite.

Les séances sont remboursées par la Sécurité Sociale.

Peser le pour et le contre de chaque méthode :

Certes, il n’y a pas de solution-miracle qui convienne à tous, mais la combinaison de plusieurs méthodes peut s’avérer redoutable. Voici de quoi faire le point : 

1) La cigarette électronique :

  • Avantages : l’utiliser permet de réduire les risques liés au tabac (cancers, troubles cardiaques et respiratoires…), et le vapotage passif est à priori bien moins dangereux que le tabagisme passif.
  • Inconvénients : il s’agit d’un produit relativement récent, donc on ne peut pas affirmer avec certitude que son usage est sans aucun risque pour la santé. De plus, les utilisateurs continuent souvent de fumer des cigarettes en même temps, ce qui ne permet de réduire ni la dépendance, ni les risques liés au tabagisme.

2) Les méthodes douces

  • Avantages : ce sont des méthodes non-invasives, qui agissent sur la dépendance physique (auriculothérapie et acupuncture) ou bien psychologiques (hypnose), tout en évitant la prise de poids.
  • Inconvénients : elles ne conviennent pas à tous, et sont rarement utilisées seules. La motivation et la confiance jouent un grand rôle. 

3) Les alternatives médicamenteuses

  • Avantages : les études montrent que leur efficacité est meilleure que celle des substituts nicotiniques. Ils diminuent l’envie de fumer et les symptômes du sevrage.
  • Inconvénients : beaucoup d’effets secondaires peuvent apparaître, plus ou moins graves (insomnies, rêves anormaux, maux de tête, nausées…).

4) Les substituts nicotiniques

  • Avantages : la nicotine diffusée plus ou moins lentement (les gommes et comprimés sont rapides, les patchs moins) dans l’organisme permet de soulager plutôt rapidement les symptômes du manque. Excepté l’inhalateur, le geste de fumer n’est plus effectué, ce qui participe à vous rendre indépendant(e), et vous n’aspirez plus les substances toxiques (goudron, gaz irritants, monoxyde de carbone). Les différentes formes/saveurs/teneurs en nicotine permettent de s’adapter à vos besoins et à vos progrès. En outre, ils peuvent être utilisés de manière combinée.
  • Inconvénients : des symptômes désagréables peuvent apparaître en début d’utilisation (rougeurs et démangeaisons pour le patch ; irritation de la bouche, hoquet, brûlures d’estomac, troubles digestifs ou dentaires pour la gomme ; toux pour l’inhalateur ; troubles du sommeil pour tous), mais disparaissent après.

Une fois que vous aurez trouvé la bonne méthode et que vous aurez réussi à arrêter, le défi sera, au moins au début, de ne pas céder à la tentation de recommencer. 




Résister au désir de recommencer 

Ne soyez pas trop sévère avec vous-même :

La première chose à savoir, c’est que le sevrage prend du temps, et s’étend parfois sur plusieurs années. Comme nous l’avons vu précédemment, arrêter de fumer ne signifie pas nécessairement ne plus toucher à aucune cigarette du jour au lendemain. En outre, il faut différencier la rechute (la reprise constante de la cigarette, à la même fréquence, voire plus, qu’avant) d’un faux pas (une erreur occasionnelle qui ne rompt pas forcément le cours du sevrage). 

Quel que soit votre cas, ne vous flagellez pas. Vous pouvez arrêter pour un temps, et même si vous reprenez, votre cerveau aura pu voir qu’une vie sans tabac était possible, et votre corps aura commencé à se déshabituer. Tout arrêt, même temporaire, est une réussite.

Comme l’idéal est tout de même de parvenir à arrêter définitivement, nous allons donc ici nous concentrer sur les moyens de ne pas reprendre.

Analyser les raisons :

Est-ce à cause des symptômes du manque ? De la perte de motivation ? D’un drame personnel ou d’une situation de stress ? De sentiments de dépression ? De la pression de groupe ? De l’alcool ?

Depuis que vous fumez, vous avez été habitué(e) à sortir une cigarette dès qu’une des situations précitées survenait. Il est donc normal qu’elles vous tentent toujours. Le plus important est de cerner ce qui vous a fait retomber dans vos vieux travers, afin de l’éviter à l’avenir. Vous pourrez ainsi prendre les mesures qui s’imposent : éviter l’alcool, prendre un substitut nicotinique, dresser une liste des bénéfices du sevrage et des inconvénients du tabac, trouver une occupation pour vous détourner de la tentation, vous attaquer aux raisons de votre stress, vous détendre (yoga, musique, discussions…), etc.

Le plus important après est de songer le plus vite possible à arrêter de nouveau. Vous serez fort(e) d’une nouvelle expérience et aurez appris de vos erreurs, pour progresser dans votre processus de sevrage. Vous pouvez même dresser un tableau d’aide : 

Situation à risquesStratégie pour y résisterDegré de confiance en ma capacité à résister

Vous pourrez vous remémorer ce tableau pour ne pas rechuter. Parfois, organiser ses projets par écrit aide grandement à les accomplir.

Résister à la pression de groupe :

C’est l’une des causes de rechute les plus fréquentes. En effet, fumer peut aussi constituer une marque d’appartenance à un certain groupe, ou bien peut être une façon de socialiser avec d’autres personnes par exemple.

Par conséquent, en continuant à fréquenter des fumeurs lors d’un sevrage, vous multipliez vos risques de rechute ou d’accident. 

Dans un premier temps, il est donc conseillé d’éviter leur compagnie lorsqu’ils sont en train de fumer. De même, ne laissez pas ceux qui veulent absolument vous inciter à reprendre une cigarette gagner. Affirmez-vous, et affirmez vos bonnes résolutions. Expliquez que vous avez décidé de ne plus fumer, que vous vous êtes libéré(e) du tabac, que vous n’avez pas besoin de cigarette pour être heureux(se)… N’hésitez pas à revendiquer votre nouveau statut fermement et avec fierté. Qui sait, peut être allez-vous convaincre vos interlocuteurs d’arrêter également ! 

Si vous avez peur de renoncer face à la pression, vous pouvez aussi vous y préparer en répétant la scène à l’avance, par exemple. Réfléchissez à des arguments pour moucher celles et ceux qui douteraient de votre réussite, ou bien trouvez des réparties pleines d’humour pour désamorcer les tensions.

N’oubliez pas qu’il s’agit de votre décision. Personne n’a le droit de douter de vous. Il suffit d’y croire.




Arrêter de fumer sans prendre de poids

Quel lien entre tabac et prise de poids ?

Il y a plusieurs raisons, physiques et psychologiques, qui vous font perdre du poids lorsque vous fumez : 

  • A terme, le tabac endommage votre goût et votre odorat et coupe la faim en stabilisant votre glycémie (taux de sucre dans le sang) ; votre désir, votre plaisir et votre besoin de manger sont amoindris.
  • La nicotine stimule votre métabolisme de manière artificielle en augmentant les dépenses énergétiques, de 6% au repos et 12% lors d’un effort. Vous brûlez donc davantage de calories.
  • Comme on l’a vu, en augmentant la sécrétion d’hormone du plaisir, la nicotine agit comme anxiolytique. Ainsi, au lieu de manger du chocolat, on calme son stress avec une cigarette.
  • Vous tenez votre cigarette à la main et la portez à votre bouche ; or, ce sont les mêmes gestes que pour grignoter, ce qui contribue à moins manger.

Par conséquent, la plupart du temps, vous ne grossissez pas lorsque vous fumez ; vous reprenez simplement votre poids normal. Si vous n’êtes toujours pas convaincu(e), sachez également que les études démontrent que seul un tiers des ancien(ne)s fumeur(se)s prennent du poids, et qu’en moyenne, l’arrêt du tabac entraîne un gain de 2.8 kg pour les hommes et 3.8 pour les femmes. Cette prise se fait en général les trois premiers mois, et la plupart des ex-fumeur(se)s retournent à leur poids d’ « avant sevrage » dans les douze mois suivants.

Faire attention à son alimentation :

Attention : il ne s’agit certainement pas ici de faire un régime, mais simplement d’avoir une hygiène de vie saine. Le sevrage est déjà une étape un peu stressante pour votre corps, il est donc inutile forcer inutilement.

Evitez la surconsommation de produits trop gras ou sucrés. Ayez une alimentation variée et équilibrée, et ne lésinez pas sur les légumes et fruits frais. Souvent, les ex-fumeurs abusent des produits sucrés ; remplacez donc les tablettes de chocolats et barres de céréales par des fruits, et évitez de faire les courses le ventre vide.

Pendant votre sevrage, vous aurez davantage faim et serez sujet(te) à des fringales ; pour compenser, pensez bien à faire trois repas complets par jour, et n’en sautez aucun. Privilégiez les protéines maigres, mangez des féculents et fuyez les boissons qui donnent envie de fumer (alcool et café). Buvez beaucoup (eau, thé, tisanes…). Evitez de vous resservir, et sortez de table dès la fin du repas pour éviter les tentations. Enfin, appliquez-vous à prendre votre temps et à bien mastiquer.

Une autre astuce est de vous occuper la bouche sans manger, par exemple en utilisant des chewing-gums ou des bonbons sans sucre. Mais faites-le uniquement les premières semaines, si la tentation est trop dure ; si vous le faites trop longtemps, vous prendrez de mauvaises habitudes. Enfin, proscrivez absolument le grignotage, car plus vous grignoterez, plus les quantités augmenteront, et plus vous aurez de mal à arrêter. Si vraiment vous cédez, choisissez de manger des fruits.

Faire du sport :

Non seulement vous garderez la forme, mais en plus vous lutterez contre le stress. Le plus important n’est pas l’intensité de l’activité mais sa régularité. Nul besoin de vous faire souffrir : faites-vous plaisir ! 

Vous pouvez choisir un sport en club, seul(e) ou à plusieurs. Ou bien vous pouvez simplement effectuer quelques efforts au quotidien : choisissez les escaliers plutôt que l’ascenseur, si possible rendez-vous à votre travail à pieds ou à vélo, ou alors arrêtez vous un peu avant votre destination et finissez à pieds, marchez pour les petits trajets au lieu d’utiliser la voiture, choisissez des activités qui vous font bouger le weekend… L’idéal est de faire un effort de 30 minutes par jour, de manière continue ou fractionnée.

Si vraiment vous ne vous sentez pas confiant(e), vous pouvez toujours aller voir un nutritionniste qui saura vous conseiller, et vous ne serez pas obsédé(e) par votre poids.

Désormais, vous avez toutes les clefs en main pour un sevrage réussi. En espérant que vous avez apprécié cet article, nous vous souhaitons une agréable vie post-tabac !

Sources : 

https://www.futura-sciences.com/sante/definitions/medecine-nicotine-15746/
Doctissimo
Tabac-infoservice.fr

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therapie par le son

Thérapie par les sons, mieux comprendre cette possibilité

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Thérapie par les sons, mieux comprendre cette possibilité

therapie par le son

« Tout être est plongé dans une structure sonore qui le « sculpte » – Alfred Tomatis

« Le son ne peut pas être généré, amplifié et véhiculé s’il ne dispose pas d’un espace pour se produire, d’un autre pour se propager, d’un autre encore pour être perçu » – Paul Newham

 Ce qu’exprime ici Alfred Tomatis, c’est que le son, composé du silence et des bruits environnants, n’est pas seulement perçu par l’oreille, mais imprègne le corps tout entier. Le corps recueille les sons par l’intermédiaire de l’oreille, mais aussi de la peau et du système nerveux, par conduction aérienne et conduction osseuse : ainsi, notre squelette va fonctionner comme une caisse de résonance. Recevoir un son, c’est donc entrer dans le déroulement d’un processus, c’est accepter de se rendre disponible pour se laisser pénétrer par les vibrations et accueillir l’action énergétique des sons, et se préparer à leur intégration. 

Existe-t-il une Médecine Musicale ? La légende rapporte que Pythagore avait le talent de soigner les êtres en utilisant la musique mais aussi des incantations. Il parlait déjà de traitement médical par la musique, pouvant être extrêmement bénéfique pour la santé, à condition d’être employé convenablement. Plus tard, certains chercheurs ont déterminé que ce sont les harmoniques qui possèdent véritablement un pouvoir thérapeutique.




Or, une harmonique est un son pur. Un son pur (ou son simple) correspond à une onde sinusoïdale dont la fréquence et l’amplitude maximale sont constantes au cours du temps. Par exemple le son du diapason est un son pur. La plupart des sons que nous percevons dans notre environnement ne sont pas purs mais complexes. Ils sont composés de plusieurs sons purs de fréquences et d’amplitudes différentes. 

Or, les stimulis auditifs ont un impact important sur notre organisme et notre santé. Par exemple, certaines fréquences, certains sons ou bien un trop-plein de bruit peuvent nous déranger. En fait, la musique est dynamogénique, c’est-à-dire qu’elle augmente l’activité et le dynamisme, à la fois psychique et physique, d’un organisme. On peut penser ainsi par exemple au fait de chanter sous la douche : associer sa voix avec un autre bruit, en l’occurrence celui de l’eau qui coule, a souvent un effet relaxant et revigorant.

De fait, la musique déclenche parfois certaines réactions inattendues, tant sur le plan physique qu’émotionnel : sensation de relaxation ou au contraire état de tension, mais aussi joie, colère, tristesse… On peut même remarquer que selon le type de mélodies ou d’instruments utilisés, ce ne sont pas les mêmes zones du corps qui vont être influencées. Les sons sont donc imprégnés d’une formidable énergie. Mais encore faut-il agir de façon subtile pour obtenir un effet global bienfaisant pour l’organisme. 

Peut-on rencontrer des risques avec les thérapies sonores ? 

Certaines études ont montré que le « bruit blanc » (un son composé de toutes les fréquences sonores existantes), utilisé pour traiter les acouphènes, entraîne des changements dans le cerveau, qui peuvent être inadaptés, et entraîner des troubles dangereux et irréversibles. 

Une thérapie sonore, quelle qu’elle soit, nécessite donc toujours de rester vigilant. Une formation solide et un travail de développement personnel rigoureux sur le long terme sont indispensables pour toute personne travaillant sur les thérapies sonores. Egalement, il faut rester prudent quant à l’utilisation du terme « guérison par les sons » : la guérison est en effet un processus complexe, qui résulte de multiples composantes personnelles, comportementales et environnementales. 

Fréquence et Vibration 

Il existe une différence importante entre ces deux notions. Un son est la mise en vibration des molécules d’air, vibration qui se propage aux molécules voisines jusqu’à parvenir à nos oreilles. La fréquence en revanche est le nombre de vibrations dans une unité de temps. Une vibration est une oscillation entre deux polarités, un mouvement alternatif de va et vient (onde) entre deux pôles opposés autour d’un point d’équilibre, et ce mouvement est générateur d’énergie. Tant qu’il y a vibration, il y a émission d’une forme de son. Un objet peut se mettre à résonner, à vibrer s’il est touché par un son qui est en accord avec lui. Plus la longueur d’onde est grande, plus le son sera grave. Le son vient ensuite toucher nos organes et nos tissus par d’autres voies que le tympan. C’est ce qu’on appelle la conduction osseuse. Selon les caractéristiques du son, certaines parties du corps résonnent plus que d’autres. Il y a une résonance entre des fréquences sonores (audibles ou non) et l’état vibratoire (moléculaire) d’une personne. Et si la vibration modifie la matière, on peut en déduire qu’elle peut transformer l’homme. Par exemple, elle peut notamment permettre une plus grande réceptivité aux sons, et une relaxation générale accrue.

L’Exemple de la Sonothérapie 

sonotherapie

La sonothérapie est un processus énergétique, selon lequel les fréquences sonores vont équilibrer le système nerveux et aider au lâcher-prise. En fait, on utilise les sons, les fréquences et les vibrations pour aider le patient à se détendre. Les sons ont un effet relaxant immédiat. Selon les fréquences, ils ont un pouvoir harmonisant, dynamisant, contribuent à équilibrer notre côté yin et yang, permettent le rééquilibrage automatique des méridiens… C’est une méthode de relaxation, un processus surprenant qui apporte au corps ce dont il a besoin. Le son ouvre le corps et il y a une résonance entre des fréquences sonores et l’état vibratoire d’une personne. 

Le sonothérapeute propose des séances de relaxation sonore en individuel, mais peut aussi effectuer des séances de méditation sonore guidées en collectif, ainsi que des concerts méditatifs ; ce sont des moments de pauses partagées pour une expérience intense de pleine conscience. Selon les besoins, il utilise des diapasons, des bols tibétains, des instruments de musique, et bien sûr sa voix, qui est un des outils essentiels de sa pratique. Il utilise aussi la chromothérapie, l’aromathérapie, la lithothérapie… Chaque partage sera unique, car le sonothérapeute travaille dans l’instant présent, et la propriété des sons va accélérer le processus méditatif. Lorsqu’il propose des séances de méditation sonore, le sonothérapeute va mettre en son une méditation guidée en jouant en direct des instruments qu’il aura choisi d’utiliser pour cet accompagnement (monocorde, bols tibétains, guitare, cloches, flûte…). 

La méditation sonore est aussi parfois utilisée lors d’interventions chirurgicales, en complément de l’anesthésie : en effet, l’utilisation de la sonothérapie permettrait de réduire d’environ 50% les produits anesthésiants pour un résultat identique. En outre, le réveil serait plus facile, et les effets secondaires seraient nettement moins nombreux. Egalement, cette discipline peut aider à soutenir les patients (amélioration du sommeil, du moral, de la cicatrisation, récupération plus rapide…) après opération, ou bien accompagner les personnes en soins palliatifs (relaxation et méditation, aide à lutter contre la peur de mourir). L’ouverture de la médecine à de tels services reste encore assez limitée, et pour l’instant, seules certaines cliniques privées en proposent.




L’Aspect Vocal en Thérapie Sonore 

Durant les séances de sonothérapie, individuelles ou en groupes, on utilise très souvent la voix. On peut par exemple user de sons thérapeutiques comme les sons taoïstes, les sons bouddhiques ou les sons tibétains. Avec des pratiques comme le « Yoga du son » (aussi appelé « chant des voyelles » ou « chant harmonique ») et le « chant méditatif », on va considérer la voix comme un outil d’investigation à l’intérieur de soi. On utilise son propre instrument, la voix, passerelle entre le corps et l’esprit, qui devient ainsi un outil privilégié pour relier Cœur et Pensée dans le respect de l’Âme. 

Le principe du chant harmonique est l’émission simultanée de deux sons en même temps, un son grave continu et un son aigu. Le chant méditatif quant à lui est un chant rythmé et voyellisant qui se transmet de bouche à oreille et que l’on va chanter dans la durée. L’oreille interne analyse et convertit les vibrations en potentiel électrique qui va recharger le cerveau. Chanter est donc profondément énergétisant. Ces pratiques vocales, en nous recentrant, nous aident à trouver calme, détente et à atténuer le stress. 

Une autre option dans l’exploration des sons liés à la voix est le massage vocal. Lorsque nous les écoutons ou lorsqu’ils sont utilisés lors d’une séance de massage vocal, la structure harmonique des sons se diffuse sur notre enveloppe corporelle et pénètre ainsi l’ensemble de notre être jusqu’à nos plus petites cellules. On utilise la voix pour effectuer un soin thérapeutique ou énergétique en utilisant des combinaisons de voyelles. 

On peut aussi proposer un massage vocal de type plus maternant, qui consiste à chanter une mélodie tout autour du corps d’une personne, dans le but de stimuler son écoute et de développer ses systèmes de perception. Le récepteur ressent souvent cet instant comme un « moment fort ». Lors d’une séance de relaxation vocale, on aborde de fait différents aspects inhérents à la pratique vocale : respiration, détente corporelle, posture, émissions de voyelles, écoute active, prononciation, centration, présence et positionnement. 

Du Sommeil à l’Eveil : déroulement d’une séance collective de relaxation sonore 

Pour une séance collective, on proposera au public de s’installer bien confortablement sur des matelas ou des chaises, et de fermer les yeux pour se préparer à la réception de ce processus énergétique. C’est une méditation sonore pendant laquelle le sonothérapeute va utiliser divers instruments qu’il pourra coupler avec sa voix. Un des moments les plus intenses est celui où, en fin de séances, toutes les voix s’unissent sur le chant des voyelles. On peut proposer un schéma à reproduire, mais aussi de l’improvisation vocale. En fonction de l’objectif recherché, on peut clore ou ouvrir une séance en associant mouvements et vocalisation. 

En début de séance, cela favorisera la découverte des personnes présentes et donc la cohésion du groupe, tout en les préparant à recevoir la méditation sonore. En fin de séance, on aura plutôt un effet de dynamisation collective, et l’ensemble des participants repartira plus ancré, plus ouvert, plus enclin à communiquer avec son environnement. Terminer la séance par un travail de vocalisation associé au mouvement permettra de potentialiser et de transmuter directement les effets de cette méditation sonore collective, avec, de fait, une dimension plus extravertie dans le processus. D’un autre côté, il est tout aussi intéressant de « rester dans sa bulle » à la fin d’une séance, en étant attentif aux transformations internes que l’on a ressenties, et de repartir vers le monde avec une perception plus intériorisée. 

Rien n’est obligatoire ni figé en sonothérapie : aucun manuel ne stipule que l’on doit absolument associer le mouvement à la voix. Tout est question d’inspiration, d’intuition et de personnalité du sonothérapeute. Certains sonothérapeute n’utilisent même que leur voix pour des « concerts relaxants ». 




Déroulement d’une séance de relaxation sonore en individuel 

Pour une séance individuelle, dont l’objectif principal sera de « se relaxer », la personne sera installée sur une table de massage ou directement sur un tapis de sol. Dans une séance, en fonction de l’effet recherché, on va utiliser des « diapasons et bols Tibétains », mais aussi des cloches, harpes, gong, etc., et bien sûr la voix, clef de voûte de la pratique du sonothérapeute. 

On utilisera les fréquences en balayage autour du corps, mais aussi au niveau des oreilles pour bien relaxer ou effectuer un travail spécifique de dynamisation ou de centration en relation avec le cerveau, par le biais de l’oreille. On pourra travailler sur des intervalles précis comme l’intervalle de Quinte, plus dynamisant, ou l’intervalle d’Octave, plus relaxant. Certaines personnes sont très sensibles à l’écoute des fréquences au niveau des oreilles, donc il faut faire attention : un son trop fort à ce niveau peut être ressenti comme une intrusion, car il peut toucher à l’intimité profonde de la personne. Attention donc, pas de sons trop aigus vers le haut du corps, près des oreilles.

 On travaille également en posant des diapasons et des bols directement sur le corps. En fonction des zones du corps, on va utiliser différentes fréquences. Avec les fréquences, on va intervenir sur des zones corporelles globales prédéfinies, mais on peut aussi aller encore plus loin en choisissant des points spécifiques, (« vibropuncture »). Il existe des diapasons qui vibrent plus ou moins fort et longtemps. Plus les diapasons sont petits, plus leur fréquence est aiguë. Les diapasons longs en taille sont plus graves, car plus la longueur de l’onde est grande, plus le son est grave. En effet, la fréquence correspond à la vitesse de parcours de la longueur, donc plus il y a de distance à parcourir, plus la vitesse est lente, et donc le son grave. Pour faire sonner le diapason, on va utiliser un activateur ou le frapper, par exemple, dans la paume de sa main. 

Article écrit par Devi Arnold

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décodage biologique

Décodage biologique : définition, bienfaits, pratique

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Décodage biologique : définition, bienfaits, pratique

décodage biologique

Le décodage biologique ne constitue pas à proprement parler une médecine, mais est un complément des pratiques des professionnels de la santé (médecins et psychologues). En fait, il s’agit avant tout d’une technique d’écoute, d’accompagnement des patients, qui cherche à comprendre ce que la médecine usuels et les chercheurs ne parviennent pas toujours à expliquer.

Pourquoi, parmi deux personnes exposées exactement aux même risques, pratiquant les mêmes activités, travaillant dans les mêmes conditions, vivant dans des milieux et un environnement identiques, l’une tombe-t-elle malade alors que l’autre non ? 

Le décodage biologique, ou biodécodage, c’est donc une approche thérapeutique pour tenter de déchiffrer avec le patient les symptômes d’une maladie, d’une douleur, d’une gêne ou d’un handicap : il s’agit de comprendre son origine, sa cause, mais aussi son sens.

En fait, il apparaît qu’un choc ou traumatisme émotionnel est souvent à l’origine du trouble : ce dernier ne serait finalement que la manifestation physique d’une douleur psychique, qui permettrait à notre corps de faire part physiquement de ce que l’on n’a pas – ou trop peu – pu exprimer oralement.




Ainsi, tout mal physique serait associé à un mal psychique, et l’on est même parvenu à établir une représentation du corps humain, où chaque organe serait associé à une difficulté. Par conséquent, en réalité, la douleur, le handicap ou la gêne ne seraient pas un problème, un caprice du corps, mais une réaction saine, salutaire, qui montre que le corps cherche à s’adapter et à se défendre.

L’enjeu du décodage biologique est donc de trouver l’origine psychique des maux, notamment en discutant avec le patient, en étudiant les divers aspects et événements de sa vie. A partir de ses symptômes, on en déduit le bouleversement qui a provoqué la douleur ou la maladie du patient, afin de pouvoir l’isoler et travailler dessus. Une étude a montré que 10% des patients qui sont parvenus à identifier l’élément déclencheur de leur(s) trouble(s), et qui donc comprennent ce que leur corps essaie d’exprimer, guérissent.

En fait, nous utilisons constamment notre cerveau car nous sommes continuellement confrontés aux éléments extérieurs (événements, environnement, personnes…). Or, chacune de ces interactions provoque en nous des sentiments, des émotions. Et notre corps s’adapte et réagit à ces émotions en nous faisant ressentir des perceptions physiques, que l’on désigne sous le nom de « maladie ». Par exemple, le stress peut nous faire avoir des bouffées de chaleur, la peur peut déclencher des sueurs froides, le dégoût peut provoquer des nausées…

Finalement, le fait de vouloir comprendre nos symptômes nous oblige à une introspection sérieuse, à étudier notre vie passée, nos ressentis, nos croyances, notre façon de gérer et d’accepter ou pas certains événements ou situations. Il s’agit là d’une entreprise difficile, qui nécessite une certaine dose de courage et une grande volonté, voire une remise en question. 

De nombreuses études et expériences ont prouvé que le mental influence de manière conséquente notre condition physique. Le tout est de trouver jusqu’à quel point. 

Il ne s’agit pas pour autant d’un remède miracle, attention. Parfois, de nombreuses thérapies et un suivi long sont nécessaires. D’autres fois, l’identification des causes ne suffit pas. En tous les cas, il est important de continuer à suivre les traitements recommandés par les médecins spécialisés.

Bienfaits du décodage biologique :

Partant du principe que la maladie est une réponse positive, un mécanisme de défense et d’adaptation face à un événement difficilement acceptable, le décodage biologique possède des bienfaits à la fois psychologiques et physiques.

C’est une technique à laquelle on a systématiquement recours en parallèle d’un traitement déjà existant pour soulager ou soigner le mal apparent. Ainsi, avant un traitement, le biodécodage peut aider un patient à accepter et/ou surmonter sa maladie, son traitement, une chirurgie éventuelle, et à mieux en vivre les effets secondaires.

Pendant un traitement, le décodage biologique peut, si le patient parvient à identifier et accepter les causes de sa maladie, aider la personne à retrouver un fonctionnement physiologique sain, équilibrer, et à atténuer, voire faire disparaître les symptômes, et donc à se passer d’intervention chirurgicale ou de traitement médical lourd.

Enfin, après le traitement, le biodécodage peut aider le patient à surmonter toute intervention lourde, qu’elle soit chirurgicale ou médicamenteuse. Il peut également s’agir d’une aide pour prévoir en quelque sorte certains chocs qui seront provoqués par de futurs traumatismes, en aidant le patient à se préparer à surmonter ces futures difficultés et non pas à les refouler, ce qui créerait d’autres maladies.

On peut donc avoir recours au décodage biologique en cas de symptômes « légers » liés au stress (vomissements, insomnies, bouffées de chaleurs et tremblements répétitifs…), à la peur (dépression, anxiété, sueurs froides, fatigue générale…),  à la colère (difficultés à se concentrer, maux de ventre, problèmes intestinaux…), etc.

Mais on peut aussi l’utiliser en cas de symptômes plus contraignants, et dont les traitements médicamenteux et chirurgicaux sont nettement plus invasifs : cancers, mélanomes, cystite, maladie de Parkinson, problèmes liés à la thyroïde ou au foie…

Au terme d’une thérapie par le décodage biologique, non seulement les symptômes physique se sont atténués ou ont complètement disparu, mais on retrouve également une sensation de légèreté, de bien-être, de relaxation, de paix avec soi-même. Les traumatismes, les chocs émotionnels et les problèmes psychiques ont été surmontés, acceptés, et notre perception de nous-mêmes, de notre corps et de notre environnement s’en trouvent améliorés.




Le décodage biologique en pratique :

Il s’agit principalement d’étudier les émotions et la vie du patient, ce qui se fait par le biais de la discussion, entre le malade et le praticien.

La difficulté principale, une fois la cause identifiée, est l’épreuve de l’acceptation. En effet, pour certains patients parfois il est plus facile de souffrir d’un certain type de maladie ou symptôme que de reconnaître et faire face à certains événements traumatisants de leur passé.

En fait, ce qui crée en nous une douleur, ce n’est pas tant les problèmes que l’on rejette, mais le fait même de rejeter sans accepter, d’occulter plus ou moins volontairement certains éléments qui font partie de nous, de notre histoire, qui devient un problème. L’enjeu de cette thérapie est donc de vouloir et d’être capable de lâcher prise, d’accepter et de reconnaître des épisodes douloureux de notre expérience. Ce n’est pas un exercice aisé, et c’est là que la maîtrise du praticien prend tout son sens : accepter s’apprend, et il doit être capable de donner au patient toutes les clefs nécessaires à cet apprentissage essentiel.

Actuellement, une autre branche du décodage biologique, centrée sur l’aspect énergétique des troubles, est en train d’émerger. Elle part du principe que nous vivons tous déjà dans un environnement plus ou moins néfaste et pollué (polluants, produits toxiques, pesticides, etc), qui « encrassent » notre organisme. Or, en plus de cette pollution survient un choc émotionnel plus ou moins important et traumatisant, inattendu et puissant, qui va déclencher en nous une maladie. Pour mieux comprendre ce processus, on peut se représenter ce choc comme une flèche énergétique qui pénètre notre organisme préalablement affaibli, et entre en résonnance avec un organe qui lui correspond, qui a la même fréquence énergétique que lui.

A partir de là, des symptômes peuvent commencer à émerger, plus ou moins rapidement en fonction de l’intensité du choc et de sa perception par le patient. Comme le premier type de biodécodage, ce décodage biologique énergétique s’appuie sur la conversation avec le patient, mais utilise en plus plusieurs exercices différents basés sur la manipulation énergétique, qui vont aider à débloquer les centres énergétiques congestionnés, et à purifier le corps de toutes ses énergies néfastes.

Origine :

Il s’agit d’un processus dont les origines restent assez obscures, notamment par exemple parce qu’il est très lié à la psychologie, qui n’a été reconnue que relativement récemment et tardivement comme médecine à part entière, même si elle est aujourd’hui incontournable.

Néanmoins, on peut relier les débuts de la discipline au très controversé docteur Hamer, un allemand inventeur de la « nouvelle médecine germanique ». En 1978 ; son fils est mortellement blessé par un balle de fusil. Peu de temps après son décès, R. G. Hamer développe un cancer des testicules. Alors qu’il bénéficiait jusqu’alors d’une bonne santé, il s’est demandé si le choc totalement imprévu de la mort de son fils, face auquel il est resté complètement impuissant, n’avait pas été le facteur déclencheur de cette maladie. Il a alors entrepris d’étudier les vies de certains patients atteints également de cancers, et découvre que nombre d’entre eux avaient été confrontés à divers choc psychologiques.

Cette découverte a été très controversée, et Hamer se voit même par la suite retirer son autorisation de pratiquer la médecine. Cependant un docteur français, le docteur Sabbah, a poursuivi ensuite ces études, et le décodage biologique tel qu’il est aujourd’hui est apparu.

Attention, ce n’est pas un traitement reconnu. Il existe donc de nombreuses dérives, notamment des dérives sectaires, qui ont émergé et qui abusent de la confiance des patients. Il faut donc sélectionner très attentivement son thérapeute. Une fois encore, un praticien sérieux n’incitera jamais son patient à abandonner les traitements médicaux plus conventionnels déjà en cours. Le décodage biologique s’effectue seulement en parallèle. 

Références :

Site web d’un magasine spécialisé dans la santé : https://www.pourquoidocteur.fr/Mieux-Vivre/27051-Decodage-biologique-mieux-comprendre-l-origine-maladies

Site d’une branche dérivée du biodécodage : https://drlucbodin.bebooda.fr/decodage-biologique-explique-lenergetique/

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chronobiologie

La chronobiologie, ou comment adopter le bon rythme de vie

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La chronobiologie, ou comment adopter le bon rythme de vie?

chronobiologie

Il s’agit d’une discipline scientifique qui consiste à étudier les différents rythmes biologiques existant dans l’organisme, pour tenter de comprendre le fonctionnement de l’horloge interne et l’organisation temporelle des êtres vivants, ainsi que d’appréhender leurs mécanismes, leurs forces et leurs fragilités.

Elle nous sert donc à trouver le bon tempo au bon moment, à déterminer le moment le plus approprié pour pratiquer telle activité… Cette meilleure connaissance de soi a en fait pour but d’éviter les pertes d’énergie et de retrouver une plus grande vitalité.

Il existe plusieurs rythmes : ultradiens pour les cycles qui durent moins de 24 heures, circadiens pour les cycles de 24 heures, et infradiens pour tous ceux de plus de 24 heures. Globalement, c’est le rythme circadien (du latin « CIRCA », proche, et « DIEM », jour) qui influence le plus notre métabolisme : la grande majorité des fonctions biologiques sont soumises à ce rythme.




Ainsi, des éléments divers et variés tels que le sommeil, l’alimentation, la combinaison veille/sommeil, la température corporelle, la fréquence cardiaque, la production d’hormones, la pression artérielle, la respiration, mais aussi le ressenti et la gestion des émotions sont directement influencés par ce rythme.

Tous ces rythmes sont imposés au cerveau par l’horloge interne, dans l’hypothalamus. Chaque être vivant possède une horloge interne, qui est composée, chez l’humain, de deux noyaux regorgeant de neurones. Ces noyaux envoient des messages directs ou indirects à des zones dans le cerveau, qui régulent des habitudes comme l’appétit, le sommeil, la production d’hormones, ou bien la température du corps par exemple. 

Cette horloge interne cependant possède son propre rythme, qui varie en fonction des individus (de 23 à 24 heures environ). Toutes ces horloges biologiques finiraient par tous nous faire vivre en décalé, pratiquant nos activités vitales à des horaires totalement différents. Ainsi, des éléments extérieurs influencent également notre horloge biologique pour la synchroniser avec celles des autres.

La lumière, celle du jour ou de la nuit, est par exemple un de ces facteurs. Nous la captons soit simplement via les yeux, soit au moyen d’une exposition plus ou moins prolongée. Or, la lumière varie en fonction des différents moments de la journée, ce qui permet à notre horloge biologique de se synchroniser et de garder des repères précis.

L’horloge interne est donc le principal acteur de la chronobiologie. Mais il existe également de nombreux autres éléments, que l’on appelle les horloges périphériques. On trouve une horloge périphérique dans chaque organe majeur du corps (poumons, cœur, foie, yeux, muscles, certaines aires du cerveau…), et elles contribuent à adapter l’activité de chacun de ces organes au moment de la journée, ainsi qu’aux occupations de leu propriétaire (travail de nuit, pratique d’un sport particulièrement intensif, régime alimentaire…).

Toutes ces petites horloges périphériques sont contrôlées par l’horloge interne principale de l’hypothalamus. Or, des éléments extérieurs peuvent perturber la bonne coordination des organes (l’abus d’alcool par exemple, ou bien une alimentation trop riche, etc.), et donc le bon fonctionnement des organes eux-mêmes. 

Cette perturbation peut prendre plusieurs formes, qui se voient surtout dans notre rythme de sommeil. Il peut s’agir d’abord d’une avance dans le cycle : en ce cas les personnes qui en souffrent se couchent et se réveillent bien plus tôt que la normale (les personnes âgées souvent en font les frais). Cela peut être également un retard dans le cycle : alors les personnes se couchent et se réveillent très tard (c’est une phase que l’on retrouve souvent à la puberté). Ou bien il peut s’agir d’un libre court : c’est un trouble qui atteint souvent les personnes malvoyantes et mal soignées ou mal prises en charge, car elles ne peuvent se réguler en fonction de la lumière, et alors leur horloge biologique, qui n’est pas tout à fait alignée sur les 24 heures d’une journée, va peu à peu créer un décalage de plus en plus important.

Les principaux perturbateurs de la chronobiologie

Il existe différents facteurs qui empêchent le bon fonctionnement de notre horloge biologique. Le patrimoine génétique en est un : dans certaines familles, plusieurs membres sont atteints de ce trouble, et des études ont montré que la mutation de certains gènes en particulier pouvait en être à l’origine. 

Si une horloge biologique déréglée peut donner lieu à l’apparition de maladies, la réciproque est également vraie : certaines maladies telles que l’anxiété, la dépression, le cancer contribuent aussi, inversement,  à déstabiliser le rythme biologique. D’autres symptômes tels que les migraines, l’eczéma, l’asthme, les troubles digestifs peuvent perturber la chronobiologie du sommeil et de l’alimentation, et donc eux aussi dérégler notre horloge biologique.

Cependant, une mauvaise hygiène de vie (sommeil, alimentation), peut également contribuer à dérégler notre horloge biologique. Par exemple, il est très important de respecter des horaires réguliers en ce qui concerne la prise des repas, car le bon fonctionnement du métabolisme est directement concerné, surtout la nuit. Un rythme alimentaire irrégulier peut augmenter les risques d’obésité, de troubles de la prostate, de cancers su sein. 

Pour une efficacité optimale et un minimum d’impacts négatifs, il faut par exemple dîner quelques heures avant de se coucher et non pas juste quelques instants auparavant. 




En outre, la sensibilité de chacun à la lumière peut aussi être un facteur de trouble. La lumière bleue en particulier (présente dans les LED des écrans d’ordinateur, de télévisions, de téléphones,…), perturbe bien plus les récepteurs photosensibles de la rétine qu’une lumière blanche plus traditionnelle. Ils transmettent au cerveau l’idée d’une forte exposition à la lumière, ce qui retarde le cycle du sommeil (on a moins envie de dormir, et si l’on doit se lever à la même heure le lendemain, on est fatigué) et augmente la vigilance. 

Les effets sont particulièrement flagrants chez les enfants et les adolescents (risques accrus d’échec scolaire, de troubles de l’attention), mais concernent tout un chacun (mauvaise humeur, fatigue, risque de surpoids, de diabète…). Pour éviter cela, il faut réduire l’utilisation de ces écrans, et cesser de les utiliser complètement au moins une heure avant de se coucher.

Le travail de nuit constitue également un puissant perturbateur. En principe, une journée a été découpée en 3 fois 8 heures. Or, travailler de nuit provoque une désynchronisation de l’horloge biologique, puisque l’exposition à la lumière change complètement, et qu’un manque de sommeil se fait ressentir. Les risques de cancers (en particulier du sein pour les femmes non ménopausées, selon certaines études, mais aussi de cancers en général), d’obésité, de diabète de type 2, d’hypertension artérielle, et d’accidents vasculaires cérébraux augmentent notamment.

Bienfaits de l’application de la chronobiologie

La perturbation du rythme biologique peut entraîner stress, grande fatigue, colère, tristesse, troubles alimentaires, et divers problèmes organiques. Ainsi étudier, comprendre et respecter une bonne chronobiologie permet de supprimer, ou tout du moins d’amoindrir, tous ces effets indésirables.

Par exemple, rétablir de bons cycles, en accord avec notre environnement, permet de réduire les risques, voire d’éviter complètement les cancers, troubles cardiovasculaires, troubles de l’humeur et de l’attention, hypertension, mauvais fonctionnement des organes, des hormones et du métabolisme, …

La chronobiologie alimentaire garantit par exemple une alimentation saine, équilibrée, régulière, variée, capable d’apporter tous les éléments nécessaires à l’organisme, et de contribuer à une hygiène de vie harmonieuse et équilibrée. Aucune restriction alimentaire particulière n’est imposée, il s’agit simplement de consommer les aliments adaptés au bon moment.

En ce qui concerne la chronobiologie du sommeil, il s’agit de préserver le rythme de cet élément fondamental et indispensable du bien-être, par exemple en allant se coucher au moment où la température corporelle baisse (donc il faut veiller à ne pas surchauffer l’endroit où l’on dort, à ne pas pratiquer d’activité sportive juste avant).

A propos de la chronobiologie du sport : les bienfaits de la pratique d’une activité physique régulière ne sont aujourd’hui plus à démontrer. Meilleure qualité du sommeil, régulation de la température corporelle, réduction des risques de surpoids et d’hypertension… A noter : il faut faire du sport de préférence lorsque la température corporelle est élevée, c’est-à-dire en fin de matinée ou d’après-midi.

Enfin, la chronopharmacologie est un aspect essentiel d’une bonne hygiène de vie, puisqu’il s’agit de prendre le bon médicament au bon moment. En fait, notre organisme ne réagit pas de la même façon à la prise de médicaments en fonction de l’heure où celle-ci a été réalisée. Certaines études tendent même à démontrer que la qualité des effets thérapeutiques des médicaments dépend davantage de l’heure plutôt que de la quantité ingérée.

Origines

On a pu déterminer que la chronobiologie est une discipline présente plus ou moins consciemment dans l’esprit humain déjà depuis la Préhistoire : l’homme était capable de comprendre les cycles biologiques et chronologiques des autres être vivants (migrations des animaux, cycle de floraison ou de maturation des fleurs, légumes et fruits…).

En général, on retient que c’est au XVIIIème siècle, en 1729, qu’a eu lieu la première vraie expérience de chronobiologie sur des végétaux. Puis il faudra attendre les années 1920 pour que les premiers laboratoires d’étude sur les végétaux commencent à se mettre en place, et 1960 pour que diverses autres expérience, cette fois sur des humains,  et avancées soient effectuées.

La chronobiologie est reconnue en France comme un domaine d’études scientifiques sérieux, mais des conflits existent avec d’autres champs d’études, comme par exemple l’homéostasie. Toutefois, son application tend aujourd’hui à se diversifier et se démocratiser.

Références

https://www.inserm.fr/information-en-sante/dossiers-information/chronobiologie
https://www.santemagazine.fr/sante/maladies/chronobiologie-les-bons-rythmes-pour-etre-en-forme-172084

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chromotherapie

La chromothérapie, pour voir la vie en rose…

By Dans la tête, index

La chromothérapie, pour voir la vie en rose…

chromotherapie

Aussi appelée « thérapie des couleurs », la chromothérapie est un traitement original, qui consiste à projeter différentes lumières colorées sur l’ensemble du corps, ou bien sur certaines parties seulement (articulations, points d’acupuncture ou de chakra, peau, organes, membres spécifiques…).

Elle contribue à maintenir et améliorer notre santé, aussi bien physique que mentale, en nous procurant les compléments de lumière nécessaires et en influençant nos émotions et notre humeur.

Attention, il ne faut pas la confondre avec la photothérapie ou la luminothérapie, qui utilisent uniquement la lumière et/ou les rayons ultraviolets pour traiter un patient. 




Depuis de très nombreuses années, nous associons tous des couleurs à certaines émotions ou situations, et ces représentations se poursuivent tout au long de notre vie, plus ou moins inconsciemment, et sont plus ou moins partagées en fonction des cultures. On parle par exemple de « colère noire », de « peur bleue », on peut être « dans le rouge » ou « vert de dépit »… 

Par conséquent, les couleurs influencent de manière très importante la perception de notre environnement. La chromothérapie va donc agir sur cette perception, en s’inspirant de méthodes à la fois psychologiques, physiologiques, artistiques, mais aussi scientifiques.

Pour comprendre le phénomène, rappelons quelques notions de physique-chimie : en fait, chaque couleur correspond à une longueur d’onde déterminée. Une longueur d’onde, pour résumer, c’est la distance parcourue par une onde au cours d’une période donnée. Or, chaque longueur d’onde, et donc chaque couleur, possède sa propre fréquence énergétique, sa propre vitesse de vibration, et peut donc être associée à un chakra et/ou à une certaine partie du corps, à une émotion, ainsi qu’à une réponse à un besoin spécifique.

La chromothérapie part du principe que notre corps et notre inconscient sont capables de percevoir les vibrations créées par ces couleurs, et de s’accorder ou pas à leur rythme.

Effectivement, au niveau strictement physiologique, les couleurs transmettent des informations à nos cellules qui en retour peuvent réajuster leur fonctionnement pour améliorer les performances de notre organisme.

Il existe différents courants de chromothérapie, qui utilisent un nombre de couleurs variable, allant de 6 à 14. Toutefois, chaque système part des trois couleurs primaires (cyan, magenta et jaune) auxquelles sont associées trois couleurs dérivées (violet, orange et vert). Ensuite, d’autres couleurs sont ajoutées en fonction de la conception et du système de pensée du praticien (par exemple rouge, turquoise, bleu, rose…).

Bienfaits de la chromothérapie

lampe chromotherapie

L’objectif principal de la chromothérapie est d’améliorer et affermir la guérison naturelle à l’aide des couleurs ; cependant ses niveaux d’action sont nombreux et variés, et appartiennent aussi bien au registre physique que psychologique, ou bien émotionnel. 

D’abord, d’un point de vue physique, la chromothérapie permet d’équilibrer l’organisme. Elle peut ainsi augmenter les performances du système immunitaire, soigner des organes affectés par des troubles relevant de  la stomatologie (infections buccales, maux de dents, abcès dentaires…), de la neurologie, de la pneumologie (bronchite, grippe, asthme…), de l’angiologie (varices, jambes lourdes, hémorroïdes…), de la rhumatologie (arthrite, tendinites, courbature, sciatique…), de la gastro-entérologie (digestion difficile, nœuds à l’estomac, gaz intestinaux…), ou encore de la dermatologie (vergetures, plaies, coupures, brûlures, cicatrisation…), par exemple.

Elle peut même soigner peu ou prou les petites blessures du quotidien, comme des piqûres de guêpes par exemple.

Par ailleurs, la chromothérapie est aussi de plus en plus utilisée comme astuce beauté, notamment pour illuminer le teint, ralentir le vieillissement cutané, lutter contre l’acné, prendre soin des peaux sensibles… De plus en plus de produits utilisant la chromothérapie voient ainsi le jour (masques, gommages, huiles essentielles, produits cosmétiques…).




D’un point de vue psychique ensuite, la chromothérapie est très efficace pour lutter contre des affections comme le stress, les insomnies, la dépression, l’hypersensibilité, le surmenage, l’anxiété, les migraines, la fatigue, la tension, (etc), mais en complément d’un autre traitement.

Elle pourrait également être une aide pour traiter les addictions (tabac, alcool, par exemple) ; mais dans ce cas, le traitement s’inscrit dans la durée et le sevrage n’est pas garanti.

 D’un point de vue émotionnel enfin, la chromothérapie peut aider à affronter toutes sortes d’états d’âme ou de complexes, en interagissant directement avec l’environnement du patient : l’émotion représentée par la couleur coïncide avec la personnalité et/ou le(s) besoin(s) du patient, et va ainsi directement adoucir les chocs et troubles émotionnels. En effet, porter ou regarder une couleur que l’on apprécie contribue à créer un regain d’énergie, et à renouveler nos forces.

La chromothérapie en pratique

La chromothérapie est effectuée la plupart du temps par un praticien chevronné, le plus souvent dans une clinique possédant le matériel adéquat. Dans ce cas, aucune tenue vestimentaire particulière n’est requise, ni aucune connaissance ou préparation préalable. Cependant, puisqu’il s’agit d’une thérapie qui utilise la lumière colorée, les risques d’interférences et de lumières parasites sont élevés. Ainsi, une séance se pratique dans l’obscurité, et le patient doit garder, autant que faire se peut, les yeux fermés, ou bien se concentrer uniquement sur la lumière colorée thérapeutique.

Evidemment, le praticien se renseigne en tout premier lieu sur son patient, sur sa maladie, ses symptômes, ses antécédents médicaux, et sur un éventuel traitement en cours.

Ensuite, le traitement en tant que tel débute, et se déroule en plusieurs étapes. La première s’effectue sous la forme d’un entretien personnel et individuel, à propos des préférences du patient en matière de couleurs. L’objectif de cette conversation est de déterminer et d’analyser son état psychologique, émotionnel et physiologique, afin d’identifier et d’établir un traitement adapté. Pour cela, on lui présente différentes couleurs, en lui demandant de sélectionner celles qu’il préfère et de rejeter celles qu’il aime moins.

Deuxième étape : le patient s’installe (il peut être assis, allongé…) pour recevoir le soin lumineux. Il existe plusieurs types de soins : pour les affections relevant du domaine esthétique, ainsi que pour soulager une douleur physique localisée (entorse, plaie, sciatique…), le soin s’effectue sous forme d’un rayon lumineux focalisé sur la partie du corps adéquate. En revanche, pour les besoins psychologiques (dépression, nervosité, troubles du sommeil…), le patient doit regarder la lumière, qui est donc dirigée vers ses yeux. Il est également possible d’appliquer des rayons lumineux sur les points d’acupuncture, ou bien de plonger le patient dans un « bain » de lumière colorée, afin que son corps tout entier soit en contact avec ce remède.

Le temps d’une séance peut varier de 15 minutes à 1h30 environ. Bien évidemment, la chromothérapie n’est pas une solution miracle, et ses effets ne sont pas non plus systématiquement immédiats.

Certains patients ressentent une amélioration quelques instants seulement après la fin de la séance, tandis que d’autres auront besoin de plusieurs traitements avant d’en ressentir les effets bénéfiques. 

Il existe également différentes méthodes de chromothérapie : la méthode analytique et la méthode intuitive.  La première consiste à agir directement en fonction de la symbolique et de la puissance des couleurs pour adapter le traitement. Par exemple, le jaune est associé à la joie de vivre, à l’énergie et à la confiance en soi, et est donc recommandé en cas de grande fatigue , de mélancolie ou de légers complexes. Il s’agit d’une méthode qui porte ses fruits, mais est assez compliquée à appliquer, particulièrement lorsque l’on souhaite utiliser plusieurs couleurs.

La seconde méthode demande un peu plus de maîtrise. Pour résumer, elle repose sur le fait de ressentir la couleur dont le patient a besoin, ou bien de la lui faire ressentir. Il s’agit donc de rendre intelligible un mécanisme inconscient, et cela demande habileté et pratique.

La lumière colorée est diffusée par le biais de lampes spécialisées, de lampes de poche (et dans ce cas on utilise ces rayons lumineux précis sur le même mode que l’acupuncture), ou bien par des diapositives appliquées directement sur le corps du patient.




Origine

La portée thérapeutique des couleurs est connue depuis très longtemps. En Orient (notamment Egypte, Chine, Inde) par exemple, dès l’Antiquité, les couleurs étaient utilisées dans la médecine traditionnelle : on prenait des bains de couleurs spécifiques, on portait à certaines occasions des couleurs particulières… D’ailleurs, cette méthode est toujours assez développée en Orient, et tend à se démocratiser en Occident.

En revanche, les études dans ce domaine sont relativement récentes, et commencent à partir de la toute fin du XIXème siècle. On retiendra surtout les travaux de Niels R. Finsen, qui lui valurent en 1903 le Prix Nobel de physiologie (il avait créé en 1896 un institut pour soigner les malades atteints de tuberculose à l’aide de lumière et de couleurs).

Par la suite, plusieurs médecins et chercheurs se sont intéressés à cette discipline, sans pour autant que des études officielles ne prouvent l’absolue efficacité de la méthode.

La chromothérapie est une solution de bien-être qui n’est pas reconnue officiellement, mais entre dans la catégorie des techniques de soin dites « complémentaires ». Il arrive souvent que ses praticiens soient taxés de charlatanisme, ou de pseudo-scientifiques. En fait, il n’existe pas (ou très peu) de chromothérapeute à proprement parler. Les praticiens, la plupart du temps, sont des professionnels de santé (kinésithérapeutes par exemple) qui ajoutent cette thérapie à leurs compétences.

En France, la chromothérapie n’est pas reconnue par l’Académie nationale de médecine, mais en 1976, l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) la reconnaît comme « l’une des principales thérapies alternatives ou complémentaires ».

Références

Magasine de santé : https://www.passeportsante.net/fr/Actualites/Dossiers/DossierComplexe.aspx?doc=pouvoir-couleurs-sante-qu-est-ce-qu-elle-soigne-
Témoignage d’un praticien sur une expérience : http://www.psychologies.com/Therapies/Developpement-personnel/Methodes/Articles-et-Dossiers/Methode-la-chromotherapie
Site web spécialisé : https://www.site-chromotherapie.fr/

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agoraphobie

Agoraphobie – Définition et traitement

By Dans la tête, Relaxation, Soins

Agoraphobie – Définition et Traitement

agoraphobie

Traduit du grec, l’agoraphobie est littéralement la « peur de la place du marché » et d’une façon moins restrictive la peur de certains espaces, lieux de rassemblement de foules. Des espaces donc ouverts ou disposant d’ouvertures mais dont il semble difficile de s’échapper à cause d’une densité humaine ou animale ressentie comme trop forte. Par exemple : les files d’attente, les transports en commun, le cinéma … 

En quelques données statistiques, l’agoraphobie atteint 7% de femmes pour 4% d’hommes, elle est plus particulièrement présente entre 18 et 35 ans, rarement après 40 ans, chez des personnes vivant seules, elle touche essentiellement les milieux défavorisés. En outre, elle vient plus facilement se greffer sur d’autres troubles paniques déjà existants. 




On ne naît pas agoraphobe, on le devient. La première crise survient souvent après une attaque de panique. La personne ressent une terreur intense et accablante accompagnée de symptômes physiques allant de l’hyper sudation jusqu’à l’étourdissement. Le cœur s’emballe et rien ne peut ramener au calme pendant les quelques minutes que dure en général la crise. 

Ces attaques surviennent souvent sans déclencheur conscient, et ne peuvent donc pas être prévues. Cependant, la personne apprend à éviter les situations à l’origine de cette panique par peur de revivre cette crise très douloureuse psychologiquement mais aussi physiquement. 

L’agoraphobie est une réaction physique et émotionnelle face à une situation précise qui déclenche la crise, elle se caractérise par : 

  • Un intense sentiment de panique, de crainte, de terreur ou d’horreur. 
  • L’admission que l’anxiété est exagérée mais cependant une incapacité de la raisonner 
  • Une accélération du rythme cardiaque, un essoufflement, des tremblements et le besoin impérieux de fuir la situation : toutes les réactions physiques associées à une peur extrême. 
  • La recherche et la mise en place de stratégies d’évitement afin d’éviter la situation à l’origine de la peur. 

Il n’y a pas de règle concernant l’évolution de l’agoraphobie, elle peut régresser jusqu’à disparaître sans intervention apparente, Mais elle peut aussi s’installer durablement jusqu’à perturber voire empêcher toute vie sociale, professionnelle, confinant la personne en souffrance dans son espace de sécurité réduit, très souvent le domicile voire une partie de celui-ci. Il s’agit là des situations les plus extrêmes et dramatiques, qui doivent amener à consulter afin de trouver de l’aide. 

Aucun examen médical ne permet de diagnostiquer une agoraphobie, seul un questionnement le peut. Celui-ci doit être réalisé au moyen de questions ouvertes afin de ne pas orienter les réponses. 

Le diagnostic d’agoraphobie peut être posé si la personne dit ressentir de la peur ou de l’anxiété dans au moins deux de ces situations 

  • Au milieu de la foule ou en train de faire la queue 
  • Dans les transports publics 
  • Dans un espace ouvert (parc, marché…) 
  • Dans un espace fermé (magasin, cinéma…) 
  • Hors de chez elle, seule 

foule agoraphobie

Des traitements existent. La P.N.L qui en est un obtient des résultats prometteurs. C’est une technique de psychothérapie. Elle enseigne des reformulations de langage afin de changer les pensées polluantes provoquant le trouble. Elle peut se pratiquer en tête à tête avec un thérapeute ou en séances de groupe, plusieurs séances sont nécessaires pour apporter un mieux être. 

La thérapie brève peut souvent apporter une solution durable à ce comportement limitant, il faut cependant garder à l’esprit que cette démarche est personnelle et ne peut être mise en place que basée sur le volontariat de la personne. 

Après un questionnement précis, le thérapeute dispose de plusieurs protocoles, le choix se fera en fonction de l’importance et de la gêne apportée par la phobie, mais aussi en accord avec la personnalité du patient. 

Pour les personnes dites visuelles, la dissociation simple ou double (en fonction de l’importance de la phobie) convient bien. 

Ce protocole se pratique assis. La personne a conscience d’être en sécurité physique et psychologique, c’est-à-dire hors du contexte déclenchant. Dans ce cadre précis, elle vit un événement traumatique passé et réel en étant dissociée, elle se voit en train de le vivre comme dans un film. Le thérapeute assure la sécurité émotionnelle tout au long de la séance.

Guidée par la voix du thérapeute, la personne va alors modifier la scène vue pour la rendre agréable, elle va jouer sur chaque partie du film, les couleurs, les sons, les personnages…




Au fur et à mesure des modifications, la personne se rend compte que cela change son ressenti et son comportement. Quand la situation du film lui est acceptable, elle peut intégrer le film pour participer avec son nouveau comportement.

Comme dans chaque protocole P.N.L., il est proposé de faire un « pont dans le futur » afin de tester la solidité du nouveau comportement. 

Dans le cas ou l’origine de la phobie est connue, le thérapeute utilise plutôt un protocole de « changement d’histoire de vie », c’est un travail de régression progressive avec ou sans induction hypnotique. Il se pratique debout et en mouvement.

Accompagnée par le thérapeute, la personne remonte étape par étape sur « la ligne de temps ». A chaque souvenir d’une agoraphobie, la personne décrit le moment, le thérapeute pose une ancre. Arrivée à l’origine identifiée comme telle, la personne ressent et revit la situation dans les détails visuels, auditifs etc. Puis en se dissociant de ce moment, la personne se place en observateur neutre de la situation pour comprendre que la peur ressentie là n’a de valeur que sur cet instant.

Elle n’a pas lieu de se généraliser à des situations similaires. Le thérapeute fait alors remonter la ligne de temps à son patient en s’arrêtant à chaque souvenir du parcours « aller », la personne analyse la situation forte de sa conviction qu’il n’y a pas lieu de paniquer. Là aussi, afin de tester la solidité du nouveau comportement, un « pont sur le futur » est fait.

Elisabeth ARRIGHI

Psycho-praticienne en développement personnel
Maître-Praticienne certifiée en P.N.L.
Certification en gestion du stress et des conflits Université de Québec
Certification en développement de l’adolescent Université de Grenoble
Certification en communication ECPNL de Chambéry
Inscrite au répertoire Isère à Dom

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Acheter des médicaments en ligne, est-ce vraiment un bonne idée?

By Dans la tête, dans le corps, Soins

Acheter des médicaments en ligne, est-ce vraiment un bonne idée?

Depuis 2012, il est possible d’acheter des médicaments en ligne à condition que ces derniers ne soient pas sous ordonnance et que la pharmacie soit habilitée à vendre sur internet.

À première vue, on pourrait émettre quelques doutes ou réserves sur cette démarche, pourtant des avantages certains rendent cette dernière tout à fait valide. En effet, la discrétion peut parfois poser problème dans une petite officine, Les prix sont souvent moins chers sur internet. Enfin ceux qui habitent dans des endroits reculés se verront satisfaits de pouvoir obtenir des médicaments plus simplement.

Ceci étant dit, certaines précautions sont à prendre si l’on veut acheter des médicaments en ligne et ce en toute sérénité.




Premièrement, s’assurer qu’il y a bien une officine derrière le site en question. En effet il existe de nombreux sites illégaux qui vendent des contrefaçons. C’est à la fois illégal et dangereux.

Gardez à l’esprit que seuls les médicaments sans ordonnance peuvent être vendus sur internet. Impossible donc se procurer un moyen de contraception comme la pilule ou du viagra. Si une telle option existe sur un site que vous visitez alors c’est qu’il est illégal.

L’ordre national des pharmaciens a mis en place une liste qui répertorie les sites légitimes.

N’hésitez pas à la consulter avant de commander vos médicaments en ligne.

Deuxièmement, un pharmacien doit toujours être disponible pour pouvoir vous renseigner ou vous conseiller. Le site en question doit fournir un email ou un téléphone qui vous permettra d’obtenir des renseignements facilement.

Assurez vous que vos données sont bien confidentielles et sécurisées. Le site doit être hébergé par un organisme habilité à recevoir des données de santé.

Un autre conseil sera de vous limiter aux médicaments que vous connaissez déjà. L’idée n’est pas de tester de nouveaux médicaments!

Enfin n’hésitez pas à comparer les prix. Ces derniers peuvent considérablement fluctuer d’un site à l’autre. En effet certaines pharmacies achètent par lots ce qui permet d’abaisser les coûts.

Source:

https://www.consoglobe.com/acheter-medicaments-en-ligne-cg
https://www.marianne.net/societe/acheter-un-medicament-avec-ordonnance-en-ligne-fiable-des-sites-l-etranger-surfent-phenomene

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EMDR: Soigner des traumatismes par les yeux

By Dans la tête, index

EMDR: Soigner des traumatismes par les yeux

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Imaginez une technique qui vous permettrait de vous débarrasser des émotions négatives liées à de mauvais souvenirs juste en bougeant les yeux de gauche à droite. C’est, de manière très simplifiée, ce que propose l’EMDR.

Venue tout droit des Etats-Unis, l’EMDR est une technique thérapeutique inventée il y a seulement une trentaine d’années. Ses initiales signifient “Eye Movement Desensitization and Reprocessing”, que l’on peut traduire par “désensibilisation et retraitement, ou reprogrammation, par des mouvements oculaires”. Mais concrètement, qu’est-ce que tout cela veut dire?

L’EMDR part du principe que, au même titre que le corps, l’esprit est capable de se soigner lui-même. C’est d’ailleurs ce qu’il fait dans la plupart des cas. En effet, lorsque nous ressentons une émotion, notre cerveau procède à son analyse directement après. Cela nous permet de nous remettre assez rapidement de nos émotions et de ne pas les ressentir aussi vivement à chaque fois que nous repensons à l’événement qui les a fait surgir.




Cependant, lors de certains événements, le cerveau, dépassé par la situation, ne parvient pas à traiter et digérer l’information de la même manière que d’habitude. Cela arrive notamment lorsque l’événement est trop fort, trop violent, ou qu’il a lieu lors d’un moment de vulnérabilité, et que l’émotion que l’on vit est trop intense. Comme un morceau de nourriture que l’on n’aurait pas mâché suffisamment avant d’essayer de l’avaler, l’événement et les émotions qui y sont liées nous restent alors en travers de la gorge. Au lieu de continuer leur chemin habituel, ils restent bloqués à un certain endroit de notre cerveau, comme des informations qui doivent encore être analysées… sauf que le cerveau a oublié qu’il devait les traiter.

Résultat: dès que l’on fait face, dans notre vie quotidienne, à un rappel de l’événement traumatisant, sous quelque forme que ce soit, nous sommes transportés au moment-même de l’événement. Nous le revivons alors comme si nous y étions, en faisant face aux mêmes sensations désagréables que nous avions ressenties auparavant.

Pour mettre fin à cette situation, il faut réactiver le processus de traitement de l’information réalisé par notre cerveau, comme lorsque nous rafraichissons une page internet qui n’arrive pas à se charger entièrement.

Pour cela, l’EMDR fait appel à une stimulation sensorielle simple basée sur un mouvement répété de droite à gauche. Au début, il s’agissait uniquement de mouvements oculaires: en bougeant les yeux plusieurs fois de droite à gauche, nous arrivions simplement à débloquer notre cerveau pour qu’il reprenne son travail. Aujourd’hui, ces simulations peuvent prendre différentes formes. Outre les yeux, il peut s’agir de stimuli auditifs ou tactiles. Ce qui reste constant, c’est le mouvement continu d’un côté à l’autre.

De prime abord, cette technique peut paraître surnaturelle ou sortie d’un livre de sorcellerie. Et pourtant, elle a fait l’objet de nombreuses études depuis sa création et est maintenant reconnue par plusieurs instances, dont l’OMS. En France, elle est recommandée par l’INSERM (Institut national de la santé et de la recherche médicale). Elle a d’ailleurs été utilisée auprès de nombreuses personnes rescapées des attentats de novembre 2015 à Paris.

Bienfaits de l’EMDR

L’EMDR est principalement connue et utilisée pour traiter le syndrome de stress post-traumatique, peu importe l’origine du stress en question. Ainsi, elle peut être utilisée auprès des anciens combattants ou après un attentat ou un abus sexuel, mais elle est aussi efficace après une catastrophe naturelle ou un accident, ou encore à la suite d’un décès ou d’un divorce. La gravité de l’événement peut varier objectivement. Ce qui importe, c’est la façon dont la personne vit le souvenir de cet événement. Si elle en est ressortie traumatisée et si la souffrance se fait pesante à chaque évocation de l’événement, l’EMDR peut entrer en action.

Outre cela, le champ d’action de cette technique thérapeutique tend à s’étendre au fil des ans et des recherches, bien que des études supplémentaires sont souvent nécessaires pour prouver entièrement l’efficacité de ces nouvelles utilisations. Aujourd’hui, l’EMDR est donc de plus en plus utilisée pour lutter contre les phobies, la dépression, les troubles du comportement alimentaire ou encore les addictions telles que la toxicomanie. Dans un autre registre, on peut faire appel à l’EMDR pour retrouver ou augmenter sa confiance et son estime de soi.

Dans tous les cas, la présence d’un traumatisme à l’origine du problème à traiter est nécessaire pour que ce dernier puisse être soigné par l’EMDR. Cependant, il est important de noter que l’EMDR n’a pas pour objectif d’effacer entièrement un souvenir de notre mémoire. Elle vise plutôt à diminuer, voire effacer, les émotions négatives qui y sont liées. L’événement est replacé dans le passé, où il a sa place, et il n’a donc plus d’emprise sur notre présent. On peut alors y repenser de manière plus sereine car l’on n’en ressent plus les émotions de manière aussi vive qu’avant. En d’autres termes, la souffrance liée au souvenir est apaisée.

L’EMDR s’adresse aux personnes de tout âge, des plus jeunes aux plus âgées. Cependant, les jeunes enfants doivent être accompagnés d’un parent pendant les séances. Notez également que l’EMDR est déconseillée en cas d’états suicidaires ou de pathologies psychotiques.

L’EMDR en pratique

Tout traitement EMDR commence par une ou plusieurs séances préparatoires. Cet entretien préliminaire a d’abord pour but d’établir une relation de confiance entre le thérapeute et le patient. Le thérapeute profite aussi de cette première introduction pour mieux connaître son patient et identifier le problème à traiter. De plus, avant de débuter le traitement en tant que tel, il demande au patient d’évaluer l’impact émotionnel du souvenir qui le traumatise. Cette évaluation servira de base pour noter l’évolution au cours des séances suivantes.

Lors des séances d’EMDR en tant que telles, le patient est amené à se concentrer sur l’événement traumatisant et les émotions qu’il a ressenties lors de cet événement. Pendant ce temps-là, le praticien effectue plusieurs séries courtes de stimulations bilatérales sur le patient, toujours en effectuant des mouvements de droite à gauche et de gauche à droite. Il peut s’agir d’un point visuel que le patient doit suivre des yeux ou de stimulations sensorielles ou sonores. Généralement, le praticien décide de la méthode à utiliser en fonction du patient. En effet, nous ne fonctionnons pas tous de la même façon et nous réagissons donc parfois mieux à certains stimuli que d’autres.




Entre chaque série, le thérapeute demande généralement au patient de lui dire ce qui lui vient à l’esprit et de lui parler des émotions ressenties. Au cours des séries, celles-ci se feront de moins en moins fortes. Selon le trouble à soigner, il faut parfois réaliser plusieurs séances pour soulager un seul traumatisme.

En tout, une séance d’EMDR dure entre 1h et 1h30 et il faut en moyenne 5 à 10 séances pour guérir et soulager un traumatisme.

Evidemment, il est important de bien choisir son thérapeute pour être sûrs d’obtenir le meilleur accompagnement au cours des séances, mais aussi pour garantir leur efficacité. Deux conditions sont requises pour être thérapeute EMDR. D’abord, il faut être psychiatre, psychologue ou psychothérapeute. Ensuite, il faut avoir suivi une formation EMDR officiellement reconnue. Vous trouverez un annuaire de tous les praticiens certifiés en France sur le site de l’association EMDR France.

Origines de l’EMDR

Il a suffi d’une simple promenade pour que l’EMDR naisse dans l’esprit de sa créatrice. C’était en 1987. Francine Shapiro, psychologue et psychothérapeute américaine, se promenait lorsqu’elle a réalisé que, lorsqu’elle faisait de rapides mouvements de droite à gauche avec ses yeux, ses pensées négatives disparaissaient.

Elle a ensuite testé sa nouvelle découverte sur elle-même, puis auprès de ses collègues et, enfin, sur plusieurs patients, jusqu’à officiellement mettre sur pied l’EMDR. Il a fallu de nombreuses années et beaucoup de recherches scientifiques sur la question pour que sa méthode simple et innovante finisse par être acceptée par le monde scientifique. Entretemps, Francine Shapiro est devenue chercheuse au Mental Research Institute de Palo Alto et a obtenu plusieurs prix dans son domaine.

A propos de l’auteur

Leonor RogisterDiplômée de l’Ecole de Journalisme de Louvain, Léonor Rogister s’est détournée du monde de l’actualité quotidienne pour s’intéresser aux news lifestyle. Amoureuse de la nourriture et des bonheurs simples, elle aime s’informer et informer sur tout ce qui touche au bien-être, peu importe la forme qu’il prend.

Léonor est expatriée depuis 2015 et a fait de plusieurs pays sa maison. Quand elle n’est pas en train de voyager, elle aime profiter du confort de son chez soi. Elle tient également un blog depuis des années sur lequel elle partage sa passion pour les voyages.

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Cohérence cardiaque : bienfaits, pratique et origine

By Dans la tête, dans le corps, index

Cohérence cardiaque : bienfaits, pratique et origine

coherence cardiaque

La cohérence cardiaque est une technique simple et rapide dont l’objectif premier est de réduire notre niveau de stress et d’anxiété. Inventée aux Etats-Unis il y a un peu plus de 20 ans et introduite en France quelques années plus tard, cette pratique fait appel à la respiration. L’idée est simple: il s’agit de contrôler notre respiration et, ainsi, notre rythme cardiaque, pendant quelques minutes plusieurs fois par jour. Les résultats, quant à eux, sont considérables: cela nous apporte un certain nombre de bienfaits psychologiques et physiologiques.

Pour comprendre la cohérence cardiaque plus en profondeur, il faut d’abord savoir qu’elle se base sur le postulat qu’il existe un lien très étroit entre notre cerveau et notre cœur.

Nous savons déjà que le cerveau a une influence sur notre cœur. En effet, lorsque nous ressentons une émotion forte telle que la peur ou le stress, cela se ressent directement dans notre cœur: notre rythme cardiaque s’emballe instantanément. Mais ce que la cohérence cardiaque nous apprend, c’est que cette influence est réciproque.




En effet, le cœur renferme plusieurs dizaines de milliers de neurones et neurotransmetteurs qui ont un effet direct sur notre activité cérébrale. Or, le rythme cardiaque et les signaux envoyés par le cœur au cerveau influencent non seulement nos émotions, mais aussi nos facultés cognitives.

En d’autres mots, en apprivoisant notre respiration, nous pouvons changer ce qui se passe dans notre cerveau. Mais comment faire? Avant de savoir comment s’y prendre, il est important de connaître un concept essentiel dans la théorie de la cohérence cardiaque: la variabilité cardiaque.

La variabilité cardiaque désigne la capacité du cœur à adapter son rythme à son environnement. En effet, notre rythme cardiaque est loin d’être régulier. Il accélère et ralentit au rythme de nos sentiments et émotions, tant et si bien que si vous pouviez le voir sur un écran, vous verriez une ligne faite de pics extrêmement irréguliers. La fréquence de notre pouls, elle non plus, n’est pas constante. C’est ce qu’on appelle le chaos cardiaque. Il ne faut pas s’en inquiéter car cette irrégularité est tout à fait naturelle.

Cependant, comme le montre la cohérence cardiaque, se débarrasser de ce chaos pour faire place à l’harmonie pendant quelques minutes tous les jours peut nous faire extrêmement de bien. Cette harmonie est obtenue en ralentissant notre rythme cardiaque et en s’efforçant à inspirer et expirer de manière régulière. Jusqu’ici complètement désordonnée, la ligne retraçant notre rythme cardiaque prend alors la forme de vagues identiques aux sommets arrondis.

Ce rythme cardiaque lent et ordonné a un effet extrêmement positif sur notre cerveau car il améliore notre bien-être, tant au niveau psychologique que physique. Plus particulièrement, les effets bénéfiques sont maximisés lorsque nous atteignons un état appelé “résonance cardiaque”. Celui-ci consiste à faire 6 respirations par minute, ni plus ni moins.

Cet exercice est l’exercice principal de la technique de la cohérence cardiaque. Ses effets sont tels que certains thérapeutes y font aujourd’hui appel durant leur séance en complément à leur propre technique thérapeutique.

Bienfaits de la cohérence cardiaque

Nous l’avons dit, l’objectif premier de la cohérence cardiaque est de lutter contre le stress et l’anxiété. Elle permet de rapidement trouver calme et apaisement quand nous faisons face à des situations stressantes desquelles il nous parait parfois impossible de sortir. Tous les niveaux de stress peuvent être combattus par la cohérence cardiaque, qu’il s’agisse par exemple d’un stress pré-examen, d’un stress lié à une overdose de travail ou d’un stress post-traumatique.

Mais c’est loin d’être son seul bienfait. Ainsi, sur le plan psychologique, la cohérence cardiaque peut également aider à lutter contre les troubles du sommeil, du comportement et de l’humeur, ou encore pour combattre la dépression. Elle peut aussi être utilisée pour améliorer les fonctions cognitives, telles que la mémoire et l’attention.

Sur le plan physique, elle participe à la lutte contre l’obésité et les troubles du comportement alimentaire. Elle permet également d’améliorer notre tolérance à la douleur, de lutter contre les migraines ou encore de ralentir le vieillissement de nos cellules.

Enfin, elle aide à lutter contre des maladies plus sérieuses. Elle a, ainsi, un rôle préventif contre l’hypertension et les maladies cardiovasculaires. Elle aide également à diminuer le taux de cholestérol et à combattre le diabète. De plus, elle favorise le renforcement de notre défense immunitaire.

Outre tous ces bienfaits, la cohérence cardiaque présente le double avantage d’être accessible à tous et de bénéficier à tous. En effet, elle ne présente aucune contre-indication et peut donc être utilisée par les personnes de tout âge et toute condition. Grâce à tout ce qu’elle peut nous apporter, tout le monde peut trouver du positif dans la pratique de la cohérence cardiaque , qu’il s’agisse d’un employé surchargé, d’un sportif ou d’un parent devant jongler entre le travail et les enfants. Chacun peut aussi l’utiliser dans le simple objectif de se sentir mieux et d’atteindre une meilleure qualité de vie.




La cohérence cardiaque en pratique

La cohérence cardiaque se pratique seul. Contrairement à de nombreuses autres techniques thérapeutiques, il n’est donc pas nécessaire de faire appel à un thérapeute. En effet, en plus de devoir être réalisée directement par l’individu qui en bénéficie, c’est une méthode qui peut s’apprendre plutôt facilement.

L’exercice de base est simple: il s’agit de réaliser 6 respirations longues et régulières par minute. Pour cela, il vous suffit d’inspirer pendant 5 secondes et d’expirer pendant 5 autres secondes. La manière dont vous respirez est importante: l’inspiration doit être abdominale et effectuée par le nez, et l’expiration doit se faire par la bouche. Si vous avez besoin d’aide, il existe plusieurs guides, en vidéo ou en audio, qui vous aideront à calculer le temps. Notez que, dans la plupart des cas, il faut plusieurs semaines de pratique pour arriver à respecter cette fréquence respiratoire.

Cet exercice doit être réalisé sur une durée totale de seulement 3 à 5 minutes, le tout dans un endroit calme. Il est généralement recommandé de l’effectuer assis avec le dos bien droit, surtout si vous débutez, mais vous pouvez aussi le faire debout. Notez que l’exercice ne fonctionne pas bien lorsqu’il est réalisé couché.

Enfin, l’exercice doit être effectué trois fois par jour. Généralement, les séances se font au réveil, avant le déjeuner et en fin d’après-midi ou avant d’aller dormir. C’est ce qu’on appelle la “méthode 365”: 3 fois par jour, 6 respirations, 5 secondes.

Il existe des variantes à cet exercice. Par exemple, lors de chaque respiration, vous pouvez visualiser une situation idéale que vous voudriez atteindre. Dans ce cas, vous alliez la technique de la visualisation à celle de la cohérence cardiaque.

Quoiqu’il en soit, les résultats de la cohérence cardiaque ne sont pas visibles après seulement trois minutes. Si l’apaisement peut être atteint après une seule séance, ce n’est pas le cas des autres bienfaits. Pour ressentir réellement l’entièreté de ses bienfaits, il est important de respecter une pratique régulière. Dans l’idéal, les séances de cohérence cardiaque doivent être réalisées tous les jours. Il s’agit d’une véritable routine à mettre en place dans notre quotidien.

Notez que l’on compte en général deux semaines de pratique minimum pour pouvoir en ressentir tous les bienfaits.

Origines de la cohérence cardiaque

Le concept de cohérence cardiaque est apparu aux Etats-Unis dans le milieu des années 90. Il est issu de travaux de l’institut HeartMath, une association américaine à but non lucratif qui se dédie à aider les gens à combattre le stress dans tous les domaines de leur vie. Après avoir découvert l’influence du cœur sur nos émotions, les chercheurs de cet institut, qui font notamment des recherches en neuro-cardiologie, ont analysé la manière dont le cœur et le rythme cardiaque pouvaient être mis à profit pour lutter contre le stress et apporter calme et tranquillité. C’est suite à ces recherches qu’est née la cohérence cardiaque.

Cette technique a ensuite été introduite en France par le docteur David Servan-Schreiber au début des années 2000.

A propos de l’auteur

Leonor RogisterDiplômée de l’Ecole de Journalisme de Louvain, Léonor Rogister s’est détournée du monde de l’actualité quotidienne pour s’intéresser aux news lifestyle. Amoureuse de la nourriture et des bonheurs simples, elle aime s’informer et informer sur tout ce qui touche au bien-être, peu importe la forme qu’il prend.

Léonor est expatriée depuis 2015 et a fait de plusieurs pays sa maison. Quand elle n’est pas en train de voyager, elle aime profiter du confort de son chez soi. Elle tient également un blog depuis des années sur lequel elle partage sa passion pour les voyages.

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Neurofeedback: bienfaits, déroulement des séances et origine

By Dans la tête, index

Neurofeedback: bienfaits, déroulement des séances et origine

neurofeedback

Le neurofeedback, aussi connu sous le nom de « biofeedback EEG », est une technique thérapeutique qui consiste à rééduquer le cerveau pour combattre certains troubles, tels que l’insomnie et l’hyperactivité.

Cette méthode, créée dans les années 70, donne un rôle très actif au patient: c’est lui qui, par le biais d’activités ludiques centrées sur les réactions de son cerveau, apprend à contrôler son activité cérébrale. L’idée est d’arriver à permettre à notre cerveau de modifier sa façon de réagir dans certaines situations et de lui apprendre à suivre un nouveau modèle de fonctionnement. Cela nous aiderait ainsi à nous retrouver maîtres de situations qui paraissaient jusqu’alors hors de notre contrôle.

En effet, le neurofeedback part du principe que notre cerveau est un système dynamique. Il ne reste donc pas inchangé au cours de notre vie. Au contraire, il évolue en continu, au rythme de nos apprentissages et de nos expériences. Ainsi, lorsque nous apprenons une nouvelle langue, par exemple, il crée de nouvelles connexions qui nous permettront de la comprendre et la parler.




Pour expliquer cela plus en profondeur, on peut parler de plasticité neuronale et d’homéostasie, deux notions sur lesquelles se base le neurofeedback.

La plasticité neuronale, d’abord, c’est la capacité de nos neurones à changer leurs réactions et leurs connexions selon les besoins. Ainsi, les connexions neuronales peuvent être modifiées tout au long de la vie. Certaines d’entre elles peuvent aller jusqu’à disparaître, alors que d’autres  peuvent apparaître.

Quant à l’homéostasie, elle désigne la capacité d’un système à constamment conserver son équilibre interne et, donc, à agir automatiquement et directement pour retrouver cet équilibre en cas de problème. Notre système cérébral fonctionnerait de cette manière.

En d’autres termes, le neurofeedback cherche à modifier certaines structures internes de notre cerveau pour changer des comportements et réactions indésirables et, ainsi, retrouver un équilibre qui participe à notre bien-être et à notre santé.

Créé il y a seulement quelques décennies, le neurofeedback est en train de se faire un nom dans le monde des neurosciences. Mais si son nom peut impressionner, il s’agit en fait d’une technique à  l’apparence plutôt simple, qui n’est ni douloureuse, ni invasive.

Bienfaits du neurofeedback

Le neurofeedback est principalement utilisé pour aider à lutter contre certains troubles psychologiques. Parmi ceux-ci, les plus fréquents sont l’hyperactivité et les troubles du déficit de l’attention, ainsi que le stress post-traumatique, l’anxiété et la dépression. Il peut aussi aider à combattre l’épilepsie et les troubles obsessionnels compulsifs.

Cependant, le neurofeedback ne doit pas être considéré comme une sorte de médicament mental qui permettrait de se débarrasser directement et entièrement de ces troubles. En effet, dans la plupart des cas, il participe à la réduction des symptômes mais ne peut s’attaquer à l’origine du trouble.

En plus de lutter contre un problème, le neurofeedback pourrait aussi être utilisé pour améliorer certaines capacités. Ainsi, il pourrait aider à améliorer la mémoire, la productivité et les capacités professionnelles, mais aussi les relations interpersonnelles et les performances sportives et artistiques.

En pratique

Le neurofeedback est un traitement qui s’étale sur plusieurs séances. On compte généralement un minimum de 20 séances par patient, mais leur nombre peut monter jusqu’à 30 ou 40.

Les séances peuvent varier d’un praticien à l’autre, d’abord parce que la technique n’est pas régulée, mais aussi parce qu’elle est encore en pleine évolution. Cependant, dans la plupart des cas, elles ressemblent presque à s’y méprendre à une séance futuriste de jeu vidéo.

Le patient est placé en face d’un écran, qui communique avec son cerveau grâce à quelques électrodes posées sur sa tête. Il n’est donc pas ici question de lui administrer un produit ou encore de l’étendre sur un lit au milieu d’une armée de fils qui relieraient son cerveau à des machines.

Sur cet écran se trouve un simple jeu, comme un puzzle par exemple, que le patient devra effectuer non pas en utilisant ses mains, mais en contrôlant son activité cérébrale. Les mouvements qu’il voit sur l’écran sont donc directement liés à ce qu’il se passe dans son cerveau.

Vu de l’extérieur, on pourrait alors penser qu’il bouge les pièces du puzzle simplement à la force de la pensée! Mais en réalité, que se passe-t-il derrière tout cela?

Les états psychologiques que nous ressentons, tels que le stress et la concentration, sont liés à des signaux émis par notre cerveau. Ainsi, derrière un état mental spécifique se trouve un signal spécifique émis à une certaine fréquence. Lors des exercices, le patient doit jouer sur ces différents signaux: il tente d’en stimuler certains et de lutter contre l’apparition d’autres. Ainsi, par exemple, lorsqu’il arrive à augmenter l’intensité d’un signal qu’il doit stimuler, une pièce du puzzle apparait à l’écran et il peut la déplacer.




Le signal est visible sur l’écran, ce qui permet également au patient de savoir où il en est, de comprendre comment fonctionne son cerveau et de voir quelles actions mentales l’aident à aller dans la bonne direction. Bien sûr, tout cela ne se fait pas en seulement quelques minutes. C’est un long entraînement, car le cerveau doit trouver de nouvelles stratégies mentales pour arriver à l’objectif fixé.

Mais comment ces exercices sont-ils mis en place?

Tout d’abord, avant de procéder à l’exercice, le médecin va faire passer plusieurs tests au patient afin de cartographier son cerveau et de comprendre comment il fonctionne. C’est une étape importante car, chaque cerveau étant différent, le traitement par neurofeedback doit être adapté aux caractéristiques du patient et à ses besoins.

Sur base de ces résultats, le praticien va ensuite mettre un place un plan de rééducation personnalisé pour le patient. Ce plan renferme les différents exercices qu’il devra effectuer au cours des séances.

Origine du neurofeedback

Les premiers développements du neurofeedback datent de la fin des années 50, mais on considère généralement qu’il a seulement été créé dans les années 70. Il doit sa naissance à Joseph Kamiya et Barry Sterman, deux professeurs américains.

Kamiya est le premier qui, à la fin des années 50, a eu l’idée d’utiliser l’influence des ondes cérébrales dans le traitement de certains troubles psychologiques. Dix ans plus tard, Barry Sterman, qui travaillait alors pour la NASA, a mis la théorie du neurofeedback en pratique sur un groupe de chats. Après avoir  pratiqué le neurofeedback sur la moitié du groupe, il a pu démontrer que la façon dont ils réagissaient à un certain produit était liée à leur participation ou non au neurofeedback.

Une technique encore controversée

Le neurofeedback fait l’objet de nombreux débats. Certains notent que les effets de la technique n’ont pas encore été prouvés et qu’il pourrait donc seulement s’agir d’un effet placebo. D’autres pointent du doigt le fait qu’il existe trop de logiciels et de pratiques différentes qui prennent le nom de neurofeedback, rendant la définition de la méthode, son analyse et son évaluation assez difficiles. D’autres encore ajoutent que, vu que la technique est encore jeune, certains praticiens se l’approprient jusqu’à la dénaturer, en en faisant une technique de sorcellerie qui pourrait régler tous les maux.

Ce qui est sûr, c’est que de nombreuses recherches scientifiques sur son efficacité et sur les bienfaits qu’elle peut apporter sont en cours. Certaines d’entre elles ont montré des résultats probants dans la lutte contre l’hyperactivité et les troubles du déficit de l’attention, ainsi que l’épilepsie.

Actuellement, le neurofeedback n’est pas encore officiellement reconnu en France, où sa pratique n’en est encore qu’à ses débuts. Vu que la technique n’est pas réglementée, vous pourriez vite avoir à faire à des charlatans. Pour les reconnaitre, vous pouvez commencer par vous intéresser à leurs promesses: si un praticien vous dit que le neurofeedback vous aidera à régler tous vos problèmes, évitez-le!

A propos de l’auteur

Leonor RogisterDiplômée de l’Ecole de Journalisme de Louvain, Léonor Rogister s’est détournée du monde de l’actualité quotidienne pour s’intéresser aux news lifestyle. Amoureuse de la nourriture et des bonheurs simples, elle aime s’informer et informer sur tout ce qui touche au bien-être, peu importe la forme qu’il prend.

Léonor est expatriée depuis 2015 et a fait de plusieurs pays sa maison. Quand elle n’est pas en train de voyager, elle aime profiter du confort de son chez soi. Elle tient également un blog depuis des années sur lequel elle partage sa passion pour les voyages.

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