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Do In : présentation, bienfaits et séances

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Do In : présentation, bienfaits et séances

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Trouvant ses sources dans la médecine traditionnelle chinoise, le Do In est une technique d’automassage japonaise qui permet de se détendre ou de se remplir d’énergie en très peu de temps.

Comme de nombreuses autres techniques issues de la médecine traditionnelle chinoise, le Do In part du principe que le corps est rempli d’une énergie vitale, appelée Qi. Cette énergie est indispensable au bon fonctionnement de notre corps et sa libre circulation est nécessaire pour rester en bonne santé. Lorsqu’elle ne circule pas bien, elle provoque des maux physiques et psychologiques.

L’objectif du Do In est donc de veiller à ce que l’énergie puisse s’écouler proprement dans le corps. Cette raison d’être est présente dans les deux mots qui forment son nom. En effet, bien qu’il  ressemble à de l’anglais, “Do In” est en fait la combinaison de deux termes japonais. “Do” signifie “la voie”, et renvoie à l’idée d’ouvrir des passages pour favoriser la circulation. “In”, quant à lui, signifie “l’énergie” et, de façon plus large, le mouvement. Il est donc question d’ouvrir la voie à et vers l’énergie.




Pour comprendre son fonctionnement plus en profondeur, il faut savoir que, selon la théorie sur laquelle se base le Do In, l’énergie ne circule pas au hasard dans notre corps. En effet, elle le traverse en suivant des méridiens. Ceux-ci, qui sont au nombre de 12, sont comme des routes qui vont d’un point à l’autre de notre corps, chacun d’entre eux étant relié à un organe spécifique. Si un nœud ou un embouteillage se trouve sur l’un de ces méridiens, l’énergie ne peut plus y circuler librement. Résultat: l’organe qui y est lié s’affaiblit et il se trouve dans l’incapacité d’assurer l’entièreté de ses fonctions.

Le Do In vient corriger ces dysfonctionnements en utilisant la pression des doigts, combinée à des étirements, pour se débarrasser des blocages et retrouver une circulation fluide. À ce sujet, il est intéressant de noter qu’une action à un endroit aura un impact sur tout le reste du corps. En effet, lorsque l’énergie est bloquée quelque part, certains endroits du corps se retrouvent avec un trop plein d’énergie alors que d’autres font face à des pénuries. Ainsi, rétablir la bonne circulation de l’énergie permet aussi de retrouver équilibre et harmonie dans tout le corps.

Sur le plan pratique, le Do In comporte de nombreux avantages. Il ne requiert pas de se déshabiller, et peut donc être effectué dans de nombreuses situations et dans de nombreux endroits. De plus, bien que cette technique d’automassage suive une gestuelle précise, elle reste plutôt simple, ce qui rend son apprentissage peu laborieux.

Les bienfaits du Do In

Le Do-In s’adresse à tous et peut être pratiqué à différents moments de la journée, selon l’objectif recherché.

De nombreux adeptes l’utilisent pendant leur routine matinale. Dans ce cas, il a un effet tonique et énergisant qui réveille aussi bien notre corps que notre esprit. Cela nous aide à démarrer la journée sur de bonnes bases et à garder notre énergie jusqu’au moment de se coucher.

Mais, effectué à d’autres moments de la journée, il peut aussi avoir un effet relaxant et nous aider à lutter contre le stress et les tensions du quotidien. De cette manière, non seulement il nous détend mais il peut aussi améliorer la qualité de notre sommeil.

Le Do In peut également lutter contre certains maux, tels que les maux de tête et les douleurs et tensions musculaires. Certaines personnes ont aussi recours au Do In comme échauffement avant une activité sportive.

En outre, il stimule la digestion et aide à rester plus alerte et concentré au quotidien. Il a aussi une influence positive sur la respiration et la circulation du sang, ainsi que sur le fonctionnement de nos organes de manière générale.




En pratique

Le Do In est rapide: une séance de 10 à 15 minutes est suffisante pour profiter de ses bienfaits. Pour garder une liberté de mouvements et faciliter la respiration et les massages, il est préférable d’adopter une tenue décontractée et d’enlever vos bijoux pour la durée de la séance.

Vous pouvez pratiquer le Do In seul ou en groupe et à n’importe quel endroit, bien qu’on recommande généralement de privilégier un endroit calme. Enfin, la séance peut être effectuée à tout moment, bien que certains considèrent que le moment idéal pour pratiquer le Do In est au saut du lit, lorsque nous sommes encore à jeun.

La séance se fait en position assise, que vous soyez en tailleur, sur vos genoux ou assis sur une chaise. Outre les gestes d’automassage, une séance de Do In est également composée d’exercices de respiration et d’assouplissement, ainsi que d’étirements.

Le focus sur la respiration, d’abord, permet de se détendre et d’augmenter notre concentration. L’étirement et les exercices d’assouplissement, quant à eux, permettent de libérer notre corps des tensions qui l’habitent et de permettre à l’énergie de mieux y circuler.

Enfin, l’automassage aide à rééquilibrer l’énergie et à dénouer les nœuds qui restent. Il se compose de plusieurs gestes, entre frappes, pressions, tapotements et massage, effectués sur les parties du corps sur lesquelles passent les méridiens. Pour cela, on utilise le bout des doigts mais aussi la paume de la main, le poing fermé ou encore les coudes.

Origines du Do In

Bien que le Do In se fonde sur la médecine traditionnelle chinoise, il a en réalité été développé au Japon. Créé aux alentours du 7ème siècle, il est notamment lié au Shiatsu, dont il est un dérivé.

A propos de l’auteur

Leonor RogisterDiplômée de l’Ecole de Journalisme de Louvain, Léonor Rogister s’est détournée du monde de l’actualité quotidienne pour s’intéresser aux news lifestyle. Amoureuse de la nourriture et des bonheurs simples, elle aime s’informer et informer sur tout ce qui touche au bien-être, peu importe la forme qu’il prend.

Léonor est expatriée depuis 2015 et a fait de plusieurs pays sa maison. Quand elle n’est pas en train de voyager, elle aime profiter du confort de son chez soi. Elle tient également un blog depuis des années sur lequel elle partage sa passion pour les voyages.

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Méthode Tipi: Fonctionnement et origine

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Méthode Tipi: Fonctionnement et origine

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Loin de faire référence à cette tente indienne que les enfants adorent, Tipi est ici l’acronyme de « Technique d’identification (sensorielle) des peurs inconscientes ». Comme son nom le laisse entendre, la méthode Tipi s’intéresse donc à nos peurs dans le but de les inhiber.

La méthode Tipi propose une approche originale car elle s’intéresse à notre corps. En effet, elle part du principe que les peurs et émotions négatives que nous ressentons sont liés à notre corps, et plus particulièrement à notre mémoire corporelle.

Selon son créateur, nos émotions négatives prennent leur source dans une sensation physique particulière que nous avons ressenti à un moment précis. Cette sensation est ancrée dans notre corps, qui peut s’en souvenir pendant toute notre vie. Pour se débarrasser d’une émotion négative, il faut alors retourner à sa source, c’est-à-dire dans les cellules de notre corps dans lesquelles elle est née et s’est intégrée. Et, selon la méthode Tipi, le seul moyen d’agir sur ces cellules est de faire renaître la sensation physique autrefois éprouvée.

Contrairement aux autres approches et méthodes qui partagent les mêmes objectifs, il n’est donc ici pas question de trouver une raison intellectuelle à nos émotions négatives, mais plutôt de se pencher sur les sensations qui les ont engendrées et y sont restées liées.

Lors des séances de la méthode Tipi, on ne parle donc pas beaucoup, mais on essaie de se remettre en contexte et de revivre les sensations que nous avons ressenti physiquement lorsque que notre peur ou notre émotion négative est née.

Cela peut être difficile car ces sensations ont parfois été refoulées ou déniées de manière inconsciente. Cependant, il est nécessaire de les revivre, en faisant appel à nos sens, pour permettre à notre corps de casser son lien avec l’émotion négative et de s’en délivrer définitivement.




Bienfaits de la méthode Tipi

La méthode Tipi peut aider à mettre un terme à de nombreuses peurs, telles que la peur de prendre l’avion, celle de parler en public ou la peur du conflit. Elle peut s’attaquer aussi à des émotions négatives encore plus fortes, comme des phobies et des angoisses, ou des états dépressifs et des colères irrationnelles.

Dans tous les cas, l’objectif de la méthode Tipi n’est pas de comprendre pourquoi nous ressentons quelque chose. Tout ce qui compte, c’est ce que nous ressentons, peu importent les causes.

En pratique

Contrairement aux autres approches visant à se débarrasser de peurs et d’émotions négatives, la méthode Tipi n’est pas une approche sur le long-terme. C’est d’ailleurs tout le contraire: il suffit généralement d’une séance, ou de deux ou trois tout au plus, pour arriver à se délivrer d’une émotion désagréable.

Pour cela, le travail commence avant la séance. Quelques jours avant de vous rencontrer, le thérapeute vous demandera de lui communiquer un exemple précis d’une situation pendant laquelle vous avez fait face à l’émotion négative dont vous voulez vous débarrasser. Cela permettra au thérapeute et à vous-mêmes de préparer votre rendez-vous.

La séance en tant que telle se divise en quatre étapes:

1) Tout d’abord, il faut définir la peur ou l’émotion négative en question et se pencher sur la réaction qu’elle provoque.

2) Ensuite, il faut se concentrer sur le souvenir d’un moment où nous avons fait face à l’émotion dont nous voulons nous débarrasser. Il faudra alors faire un pas dans le passé pour faire en sorte de revivre ce moment. Lors de cette étape, notre attention doit être entièrement portée sur les sensations physiques que ce souvenir amène avec lui. Ces sensations sont une copie conforme de celles que l’on avait ressenti au moment fatidique. Elles peuvent prendre de nombreuses formes: rythme cardiaque plus rapide, mains moites, montée de chaleur, mal de ventre, … Pour arriver à les ressentir une deuxième fois, il est évidemment important d’entièrement lâcher prise, d’écouter notre corps et de se laisser aller dans notre souvenir. Il ne faut pas lutter contre ce que nous ressentons, mais laisser une entière liberté à toutes nos sensations.

3) Après cela vient une rapide hypnose, qui prend la forme d’une sorte de repos. Il s’agit de laisser nos sensations évoluer comme elles se doivent. C’est cette étape qui permettra de rompre le lien entre l’émotion et la réaction corporelle.

4) Enfin, la dernière étape nous emmène de nouveau dans la situation désagréable, comme à l’étape 2. Si l’on ne ressent plus d’émotion négative en revivant ce moment, l’objectif est atteint. Si non, il faut recommencer à l’étape 2 jusqu’à pouvoir revivre le moment du passé sans émotion négative.

Une séance dure jusqu’à une heure mais peut aussi prendre quelques minutes seulement dans certains cas. Elle se concentre généralement sur une seule émotion négative. Si vous en avez plusieurs que vous voudriez voir disparaitre, il vous faudra donc vous rendre à plusieurs séances.




Origines de la méthode Tipi

La méthode Tipi est née un peu par hasard, au début des années 2000. C’est le Français Luc Nicon qui s’en trouve à l’origine. Formateur et conseiller pédagogique, il a un jour essayé de déstresser l’un de ses élèves en lui demandant d’expliquer comment il ressentait le stress dans son corps. Après avoir répondu à sa question, l’élève s’est rapidement senti délivré de son stress. C’est cet événement d’apparence simple qui a marqué le début de la méthode Tipi.

Luc Nicon a alors mené une étude, de 2003 à 2007, sur près de 300 personnes en situation de souffrance émotionnelle. Bien que d’autres recherches aient été menées sur le sujet depuis la création de la méthode, celles-ci ne sont pas encore suffisantes pour pouvoir scientifiquement prouver son efficacité. Cependant, de nombreuses personnes ayant déjà profité de la méthode ont affirmé avoir connu des résultats satisfaisants.

 

Sources

https://www.psychologies.com/Therapies/Developpement-personnel/Methodes/Articles-et-Dossiers/La-methode-AutoTipi
https://www.le-corps-memoire.fr/accompagnement-au-mieux-etre/revecu-sensoriel-tipi/dans-quels-cas-faire-appel-a-tipi.html
https://www.lanutrition.fr/la-methode-tipi
https://tipi.pro/accueil-2/

A propos de l’auteur

Leonor RogisterDiplômée de l’Ecole de Journalisme de Louvain, Léonor Rogister s’est détournée du monde de l’actualité quotidienne pour s’intéresser aux news lifestyle. Amoureuse de la nourriture et des bonheurs simples, elle aime s’informer et informer sur tout ce qui touche au bien-être, peu importe la forme qu’il prend.

Léonor est expatriée depuis 2015 et a fait de plusieurs pays sa maison. Quand elle n’est pas en train de voyager, elle aime profiter du confort de son chez soi. Elle tient également un blog depuis des années sur lequel elle partage sa passion pour les voyages.

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Homéopathie : Principes de base, bienfaits, pratique et histoire

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Homéopathie : Principes de base, bienfaits, pratique et histoire

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Créée à la fin du 18ème siècle, l’homéopathie a pris de plus en plus d’ampleur jusqu’à devenir l’une des formes de médecine douce les plus développées en Europe. En France, plus de 50% de la population y a déjà eu recours, et plus de la moitié des utilisateurs font appel à des produits homéopathiques de façon régulière.

Pour comprendre cette méthode thérapeutique, il faut d’abord savoir qu’elle repose sur trois grands principes:

  • Le principe de similitude: c’est l’idée de base de l’homéopathie. Selon celle-ci, pour soigner le symptôme d’une maladie ou de tout autre trouble, il faut avoir recours à une substance qui provoque le même symptôme chez les personnes saines. En d’autres termes, alors que la substance fera naître les symptômes de la maladie chez une personne en bonne santé, elle fera disparaître ces mêmes symptômes chez la personne malade. Par exemple, on prendra de la caféine pour lutter contre des insomnies régulières ou du pollen pour combattre les allergies.
  • Le principe de dilution, ou « loi des infinitésimales »: pour que la substance ne soit pas toxique et permette de soigner les symptômes de la maladie, elle doit être administrée à très faible dose. C’est là que la dilution entre en jeu. Les molécules actives présentes dans la matière première du médicament homéopathique sont diluées de nombreuses fois, jusqu’à ce qu’il n’en reste qu’une concentration extrêmement faible. Selon les théories à la base de l’homéopathie, plus la substance est diluée, plus elle est efficace pour lutter contre le symptôme qu’elle provoque lorsqu’elle n’est pas diluée. En outre, à cette dilution se rajoutent de nombreuses secousses et agitation car on affirme que plus le produit est secoué, plus il est efficace. C’est ce que l’on appelle la « phase de dynamisation ».
  • Le principe de globalité, ou « loi d’individualisation »: loin de se concentrer seulement sur les symptômes à traiter, l’homéopathie est une approche holistique, qui s’intéresse à l’individu dans son ensemble. Ainsi, pour trouver le traitement adapté, elle s’intéressera au corps et à l’organisme du patient, mais aussi à son mental, ses habitudes de vie et d’autres indicateurs personnels. Pour cette raison, deux personnes présentant le même symptôme à soigner ne recevront pas toujours le même traitement.

L’homéopathie propose donc de soigner le mal par le mal, en jouant sur les dosages et en partant de l’idée que, avec un petit coup de pouce, le corps peut se soigner lui-même. C’est là sa différence majeure avec la médecine traditionnelle: au lieu d’administrer au patient une substance qui permettra de lutter directement contre le symptôme dont il souffre (comme un antibiotique pour lutter contre les bactéries, par exemple), elle lui administrera une substance qui, en d’autres quantités et chez une personne saine, serait à la base de ce même symptôme. Cette substance agira alors comme un déclencheur pour l’organisme: elle stimulera ses défenses et le forcera à réagir pour combattre le symptôme.

Les substances homéopathiques peuvent être végétales, mais aussi minérales ou animales. Un médicament homéopathique peut donc par exemple provenir de l’arnica, du sel ou encore d’une abeille.




Bienfaits de l’homéopathie

L’homéopathie est principalement utile pour lutter contre les maux du quotidien. Elle peut ainsi soulager des douleurs, telles que celles provoquées par l’arthrose ou par des coups, bosses et hématomes. Elle est aussi efficace en cas de maladies hivernales, comme les rhumes et les sinusites, que ce soit pour les soigner ou pour les prévenir.

En outre, elle peut être utilisée pour lutter contre des troubles digestifs, des cystites ou des mycoses. Elle permet également de lutter contre des maux tels que le stress et l’anxiété, les troubles du sommeil ou encore le mal des transports. Dans certains cas, elle est aussi prescrite pour aider à combattre un comportement duquel on veut se débarrasser, par exemple si l’on veut arrêter de fumer.

Cependant, bien que son champ d’action paraisse large et varié, l’homéopathie ne fait pas tout et elle ne peut pas toujours se substituer entièrement à la médecine traditionnelle. Elle ne pourra avoir un effet que dans le cas où notre corps peut encore réagir à ce qui lui arrive pour se soigner lui-même. Ainsi, lorsqu’il est question de problèmes plus sérieux, tels qu’un dysfonctionnement d’un organe, des troubles mettant en danger le pronostic vital du patient ou d’autres nécessitant une opération chirurgicale, il faudra avoir recours à la médecine traditionnelle.

L’homéopathie ne peut donc pas être prescrite pour traiter un cancer, une maladie cardiaque ou le diabète, par exemple. Dans certains cas, toutefois, elle peut agir en complément à la médecine traditionnelle. Ainsi, elle peut notamment aider à soulager un patient atteint de cancer en lui permettant de mieux supporter les traitements médicaux qu’il suit.

Une pratique controversée

L’efficacité de l’homéopathie fait l’objet de nombreuses controverses dans la communauté scientifique. En cause: les principes de base de l’homéopathie, qui sont bien différents des lois de la chimie et de la physique utilisées dans la médecine traditionnelle, ainsi que l’insuffisance de preuves scientifiques quant aux bienfaits des produits homéopathiques.

Les médecins qui s’y opposent sont d’abord sceptiques par rapport à la dilution des molécules actives. Selon eux, ces molécules ont été tellement diluées qu’il n’en reste plus rien qui puisse faire effet sur le patient. Ils parlent alors d’effet placebo.

De plus, la loi d’individualisation de l’homéopathie rend presque impossible l’étude de la méthode à grande échelle, qui est pourtant la seule qui pourrait scientifiquement prouver son efficacité. En effet, puisque les traitements peuvent différer d’une personne à l’autre lorsqu’elles souffrent de la même maladie, démontrer l’efficacité du traitement sur un vaste échantillon de personnes est très difficile.

Quant aux défenseurs de l’homéopathie, ils se défendent en soulignant notamment que la méthode a prouvé son efficacité sur les jeunes enfants et les animaux. Dans ce cas, il ne peut être question d’effet placebo.

En pratique

Nous l’avons dit, deux patients qui souffrent d’un même trouble ne recevront pas spécialement le même traitement. Alors, comment se passe une séance?

Celle-ci est similaire à une consultation chez un médecin traditionnel. Après avoir écouté le détail de vos symptômes, le médecin homéopathe vous fera passer un examen clinique, si nécessaire, afin de vérifier que votre trouble peut bien être soigné par l’homéopathie. Il analysera ensuite quelques parties de votre corps qui pourraient être liées à vos symptômes et, si c’est votre première séance, il vous posera plusieurs questions qui l’aideront à établir votre profil homéopathique.

Pendant la séance, le médecin homéopathe s’intéressera à vos symptômes physiques mais également à vos réactions physiques et mentales par rapport à certains stimuli, ou encore à vos sensations et à la façon dont vous les percevez, afin de s’assurer de vous offrir le traitement adapté.

Ainsi, si vous souffrez d’un rhume, par exemple, le traitement qui vous sera prescrit pourra différer selon ce qui pourrait apparaître comme des détails: vous sentez-vous mieux après avoir bu un verre d’eau froide ou une tasse de thé bien chaud?, ou encore éternuez-vous plutôt le matin ou le soir?

Dans certaines situations, comme dans le cas d’hématomes faciles à guérir avec un peu d’arnica, consulter un médecin n’est pas toujours nécessaire. Si vous connaissez déjà le traitement à prendre, vous pouvez donc vous l’administrer seul.




Les produits homéopathiques

Sous quelle forme peut-on trouver les médicaments homéopathiques? Généralement, ceux-ci sont disponibles en comprimés ou en gélules, mais vous pouvez aussi en trouver en pommades ou en gouttes, par exemple.

Vendus en pharmacie, vous pouvez les acheter sans ordonnance. Les doses et le mode de prise à respecter diffèrent d’un cas à l’autre et sont généralement renseignés dans la notice.

L’homéopathie présente-t-elle des risques?

L’un des avantages de l’homéopathie est qu’elle propose des traitements simples et sans risques ou effets secondaires. En effet, si les produits homéopathiques ne doivent pas passer d’études prouvant leur efficacité avant d’être mis sur le marché, ils doivent toutefois prouver qu’ils ne sont pas toxiques ou dangereux pour la santé.

Cependant, si le traitement ne donne pas les effets escomptés, il est recommandé de l’arrêter et de consulter son médecin pour obtenir un autre diagnostic. Si l’on continue à suivre un traitement qui s’avère inadéquat, celui-ci pourrait en effet finir par entraîner des effets secondaires indésirables, tels qu’une augmentation des symptômes dont vous voulez justement vous débarrasser. Même si, sur le court-terme, l’homéopathie est réputée sans risques, elle ne doit donc pas pour autant être prise à la légère.

Histoire de l’homéopathie

L’homéopathie a été créée à la fin du 18ème siècle par Samuel Hahnemann. Ce médecin allemand a commencé ses recherches en étudiant les effets du quinquina, une plante qui était utilisée pour soigner la fièvre. Après en avoir pris alors qu’il était en bonne santé, il s’est rendu compte que le quinquina provoquait chez lui tous les effets de la fièvre, qu’il était pourtant censé combattre.

C’est de cette observation qu’est né le principe de similitude selon lequel ce qui constitue un remède pour une personne malade peut provoquer, chez une personne saine, la maladie qu’elle est censée combattre. En continuant ses recherches, Samuel Hahnemann a essayé de diluer les remèdes pour diminuer les effets secondaires, ce qui a donné naissance au principe de dilution.

À partir de là, il a petit à petit élargi le champ de l’homéopathie, construisant les bases de la médecine douce que nous connaissons aujourd’hui.

A propos de l’auteur

Leonor RogisterDiplômée de l’Ecole de Journalisme de Louvain, Léonor Rogister s’est détournée du monde de l’actualité quotidienne pour s’intéresser aux news lifestyle. Amoureuse de la nourriture et des bonheurs simples, elle aime s’informer et informer sur tout ce qui touche au bien-être, peu importe la forme qu’il prend.

Léonor est expatriée depuis 2015 et a fait de plusieurs pays sa maison. Quand elle n’est pas en train de voyager, elle aime profiter du confort de son chez soi. Elle tient également un blog depuis des années sur lequel elle partage sa passion pour les voyages.

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EFT : bienfaits, utilisations et origine

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EFT : bienfaits, utilisations et origine

Acronyme de “Emotional Freedom Techniques” (traduit en français comme « Techniques de libération émotionnelle »), l’EFT est une technique psychocorporelle qui vise à débarrasser le corps des émotions négatives qui l’habitent.

Cette forme de médecine douce trouve ses origines dans la médecine traditionnelle chinoise, qu’elle a combinée avec les connaissances de l’Occident, et est souvent définie comme une forme d’acupuncture sans aiguilles.

L’EFT se base sur une double affirmation. D’une part, elle établit un lien étroit entre notre corps et notre mental en affirmant que nous ressentons toutes nos émotions non seulement mentalement, mais aussi physiquement. D’autre part, elle part du principe que notre corps est un système d’énergie et que les émotions négatives que nous ressentons trouvent leur source dans des nœuds énergétiques qu’il faut démêler. En les démêlant, nous permettons à l’énergie de circuler proprement, ce qui a pour effet de nous libérer de nos troubles émotionnels.

Pour ses adeptes, l’EFT présente de nombreux avantages. Non seulement elle est facile à apprendre et simple et rapide à effectuer, mais elle permet aussi d’obtenir des résultats durables.




Bienfaits de l’EFT

Cette technique peut être utilisée pour lutter contre un grand nombre de problèmes psychologiques.

On peut ainsi y faire appel pour lutter contre le stress et l’anxiété, mais aussi contre d’autres émotions négatives telles que la tristesse et la colère. Elle est également souvent mise en pratique pour son rôle contre la peur et les phobies quelles qu’elles soient, et peut par exemple aider à lutter contre la peur des araignées ou celle de parler en public. En outre, elle peut aider à surmonter des problèmes de manque de confiance en soi ou des troubles d’ordre relationnel.

L’EFT peut aussi traiter des troubles et traumatismes plus sérieux. Parmi ceux-ci, on note le syndrome de stress post-traumatique, des troubles alimentaires ou des troubles obsessionnels compulsifs.

Mais l’EFT va encore plus loin que cela. Ainsi, elle peut être utilisée pour lutter contre des addictions, telles que l’alcool, la cigarette et la drogue, et peut aider à développer nos performances sportives.

Enfin, il est également possible d’y faire appel pour lutter contre des problèmes aussi divers que l’asthme, la migraine, les allergies, la dyslexie et les problèmes de fertilité.

En pratique

mouvement EFT

L’EFT utilise les méridiens énergétiques que l’on retrouve dans les manuels de la médecine traditionnelle chinoise depuis plusieurs millénaires. Ces méridiens, que l’on retrouve dans le corps humain, sont délimités par deux extrémités, connues comme les points d’entrée et de sortie du méridien. Ceux-ci se trouvent à certains endroits précis de notre corps, notamment près de l’œil, sous le nez, sur le menton et sur le bras.

Pour rééquilibrer notre système énergétique, il faut stimuler certains de ces points en les tapotant du bout des doigts (généralement l’index et le majeur) tout en se concentrant sur l’émotion négative dont nous souhaitons nous débarrasser. Ce geste de tapotement doit être doux mais ferme. Souvent, il s’accompagne de la répétition d’une phrase en relation avec cette émotion.

Ce simple rituel permettra de démêler les nœuds énergétiques qui sont à la base des émotions négatives. Si celles-ci sont liées à un souvenir désagréable, ce souvenir ne disparaitra pas de notre mémoire, mais on ne ressentira plus l’émotion négative qui y était liée à chaque fois que l’on y pensait ou que l’on se retrouvait dans une situation similaire. Certains parlent alors de déprogrammation de la réaction émotionnelle qui était jusqu’alors ancrée en nous.

Bien que cette technique peut être facilement apprise, il est recommandé d’aller voir un professionnel au début. Lors de la séance, qui se fait généralement de manière individuelle en face à face avec le praticien, celui-ci vous apprendra quel point vous devez tapoter et vous incitera à répéter une phrase simple. Le praticien ne vous délivrera aucune prescription de médicaments et ne fera aucune manipulation lui-même. Son rôle est plutôt de vous apprendre à vous libérer vous-mêmes de vos émotions.

Ainsi, après seulement quelques séances, vous pourrez répéter ces exercices seuls chez vous. C’était l’intention de son créateur, qui voulait en faire un outil simple à la portée de tous. Cependant, les traitements individuels sont à réserver aux problèmes légers qui peuvent être réglés facilement et rapidement. En cas de troubles plus sérieux, il est recommandé de s’adresser à un praticien expérimenté, même si vous avez déjà appris à utiliser l’EFT auparavant.

Notez que l’EFT n’est actuellement pas une discipline reconnue scientifiquement et qu’il n’existe pas de diplôme officiel. De plus, elle ne peut pas toujours remplacer entièrement la médecine traditionnelle et, dans le cas où un traitement médical s’impose, elle doit être utilisée uniquement en complément à celui-ci.




Histoire de l’EFT

Nous l’avons dit, l’EFT se base sur des connaissances chinoises datant d’il y a plusieurs milliers d’années. Celles-ci ont été reprises dans différentes théories dans le monde occidental du 20ème siècle, jusqu’à mener à la création de l’EFT.

Ainsi, les bases de l’EFT telle qu’on la connait aujourd’hui remontent aux années 60 et au chiropracteur américain George Goodheart. Créateur de la kinésiologie, c’est lui qui, pour la première fois, réalise que les principes de l’acupuncture fonctionnent également lorsque l’on remplace les aiguilles par des pressions manuelles, qui prennent la forme de tapotements.

Dans les années 70, le psychiatre australien John Diamond ajoute une dimension à la méthode de Goodheart: il propose de coupler le tapotement des points d’acupuncture à des affirmations positives pour traiter des troubles émotionnels. Il appelle son approche « kinésiologie behavioriste ».

Quelques années plus tard, le psychologue américain Roger Callahan perfectionne cette méthode en proposant de se concentrer sur le trouble émotionnel à traiter. C’est sur sa méthode, appelée TFT (pour « Though Field Therapy », ou « thérapie du champ de pensée »), que va se baser le créateur de l’EFT.

Celui-ci est Cary Craig, un ingénieur américain. Il crée l’EFT en 1993 en simplifiant la méthode de Roger Callahan pour qu’elle puisse être effectuée par tous.

A propos de l’auteur

Leonor RogisterDiplômée de l’Ecole de Journalisme de Louvain, Léonor Rogister s’est détournée du monde de l’actualité quotidienne pour s’intéresser aux news lifestyle. Amoureuse de la nourriture et des bonheurs simples, elle aime s’informer et informer sur tout ce qui touche au bien-être, peu importe la forme qu’il prend.

Léonor est expatriée depuis 2015 et a fait de plusieurs pays sa maison. Quand elle n’est pas en train de voyager, elle aime profiter du confort de son chez soi. Elle tient également un blog depuis des années sur lequel elle partage sa passion pour les voyages.

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Ennéagramme

Ennéagramme : bienfaits, théorie et histoire

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Ennéagramme : bienfaits, théorie et histoire

Ennéagramme

L’ennéagramme est un modèle de la personnalité qui divise les comportements humains en 9 grands groupes. Chacun d’entre eux se différencie des autres par une façon de vivre, de penser et de ressentir qui lui est propre.

Sur papier, ce modèle prend la forme d’une sorte d’étoile à 9 branches, chacune ayant son propre nom. Les 9 pointes de l’étoile ne sont pas entièrement indépendantes les unes des autres. En effet, elles interagissent avec d’autres pointes selon un schéma bien précis.

Pour classifier les individus selon les groupes auxquels ils appartiennent, l’ennéagramme se base sur un test de personnalité. Il est toutefois important de souligner que l’objectif de ce test est de mieux nous connaitre et non de nous mettre dans une case bien définie.

Ainsi, le groupe auquel nous appartenons représente seulement l’aspect dominant de notre personnalité, celui auquel on donne la préférence dans la majorité des situations du quotidien. Il existe de nombreuses variantes dans chacun des groupes et, si nous avons les mêmes valeurs et le même mode de fonctionnement que les autres individus de notre groupe, nous n’en perdons pas pour autant nos caractéristiques personnelles, celles-là mêmes qui nous rendent uniques.




À la base de l’ennéagramme se trouve une théorie plutôt simple: chacun d’entre nous nait avec tous les profils existants et c’est seulement au cours de notre enfance que nous développons notre appartenance à l’un d’entre eux. Nous ne naissons donc pas avec un comportement prédéfini. Au contraire, notre personnalité se construit petit à petit, au fil de nos expériences.

Mais la théorie va encore plus loin. Selon elle, le développement de notre personnalité prend racine dans certaines situations négatives que nous avons vécues étant enfant. Celles-ci sont des traumatismes conscients ou inconscients cachés derrière de grands noms tels que le rejet, l’abandon ou la trahison.

Pour faire face à ces situations, nous apprenons à développer certaines stratégies, qui ne sont autres que des mécanismes de protection. Ceux-ci nous permettront de nous adapter au mieux à notre environnement afin de nous sentir heureux et en sécurité. Les stratégies qui fonctionnent le mieux pour nous se transforment petit à petit en habitudes, jusqu’à devenir notre stratégie préférée. C’est en choisissant une stratégie au détriment de toutes les autres que nous forgeons notre personnalité, traçant ainsi notre chemin vers l’un des 9 groupes de l’ennéagramme.

Bienfaits de l’ennéagramme

Les objectifs de l’ennéagramme sont multiples.

C’est, d’abord, un outil qui permet de mieux nous connaitre. L’ennéagramme met en lumière nos forces et faiblesses, ainsi que notre façon de fonctionner. Celle-ci se base souvent sur des motivations inconscientes. En les mettant à jour, l’ennéagramme nous permet donc de mieux comprendre certaines de nos réactions, ce qui peut nous aider à les anticiper ou à les contrôler.

En ce sens, l’ennéagramme est également un outil de développement personnel.  En effet, c’est en nous connaissant mieux nous-mêmes que nous pouvons nous améliorer. Il nous permet entre autres de faire évoluer les réactions que l’on veut changer pour éviter des comportements que nous regretterions après coup.

En outre, ce modèle nous apprend que notre moyen de fonctionner n’est pas inné, ce qui peut être vu comme un véritable soulagement pour certains. Toutes les facettes de la personnalité se trouvent en nous. En donnant la priorité à l’une sur toutes les autres, nous ne nous sommes pas pour autant définitivement débarrassés de celles-ci. En travaillant sur nous-mêmes, nous pouvons donc retrouver ces facettes et, ainsi, changer certains comportements qui ne nous plaisent pas.  Il existe ainsi de multiples potentiels qui dorment en nous.

Mais ce n’est pas tout. En plus de nous aider dans notre relation à nous-mêmes, l’ennéagramme nous donne également un coup de pouce dans notre relation aux autres, qu’il s’agisse de notre entourage, de nos collègues ou de toute autre personne. Il nous offre en effet les outils nécessaires pour comprendre ceux qui nous entourent. Ainsi, non seulement nous voyons plus facilement leurs faiblesses et leurs forces, mais cela nous permet également de mieux comprendre leurs motivations profondes et leur façon de voir les choses.

En pratique: les 3 centres et les 9 points de l’ennéagramme

Le modèle de l’ennéagramme classifie les différents comportements humains à l’aide de trois centres, chacun d’entre eux étant divisé en trois types de comportement.

Pour découvrir votre profil, le praticien vous soumettra à un questionnaire complet et détaillé. Si vous êtes trop curieux, sachez que des tests sont également disponibles sur internet, tels que celui-ci. Bien que pas aussi complets que les questionnaires professionnels, ils vous permettront d’avoir un premier aperçu du type de personnalité auquel vous appartenez.

Mais quels sont ces types? Et quels sont les centres auxquels ils sont reliés? Pour lever le voile, voici une brève explication de chacun d’eux.

Les 3 centres de l’ennéagramme

Chaque centre renvoie à une forme d’intelligence différente: instinctive, émotionnelle et mentale. Bien que nous disposons tous de ces trois formes, il y en a toujours une à laquelle nous faisons appel bien plus souvent que les deux autres. Généralement indépendants les uns des autres, ces centres peuvent parfois se retrouver en conflit. Dans ce cas, c’est généralement notre centre préféré qui l’emporte.

Enfin, il est important de noter qu’aucun centre n’est meilleur qu’un autre et qu’aucun d’entre eux ne peut être entièrement remplacé par un autre. Ce qui importe, c’est d’apprendre à faire appel au bon centre au bon moment.




Le centre instinctif

Ce centre nous renvoie à nos instincts les plus anciens et les profonds. Lié à notre cerveau reptilien, il nous fait agir rapidement dans le souci d’assurer notre survie, aussi bien sur le plan physique que psychologique, au sens littéral comme au figuré.

C’est dans ce centre que se concentrent l’action et nos réflexes. Ici, peu de place est laissée à la réflexion avant l’action. C’est aussi là que l’on trouve des émotions fortes et instantanées, telles que la colère et l’agressivité, qui nous aident à mieux nous défendre.

Le centre instinctif est le centre principal des types de personnalité 8, 9 et 1.

Le centre émotionnel

Lié au cerveau limbique, le centre émotionnel est très tourné vers les autres et notre relation à eux. Très ancré dans le présent, ce centre fait beaucoup appel à l’empathie. Il nous permet ainsi de rapidement et facilement comprendre ce que les personnes autour de nous ressentent et ce dont elles ont besoin. Agissant comme une éponge, il crée un lien fort entre nous et les autres, jusqu’à nous faire ressentir leurs propres émotions.

Toutefois, le centre émotionnel ne s’intéresse pas uniquement à ceux qui nous entourent. Il se concentre aussi sur nous-mêmes, notamment sur nos émotions et nos besoins propres.

Ce centre est le plus important chez les individus de type 2, 3 et 4.

Le centre mental

Dans les situations qui se présentent à lui, le centre mental fait d’abord appel à la réflexion, au raisonnement et à l’objectivité. Tourné vers le futur, il a de nombreux projets et fait grand usage de la planification. Il base ses actes et ses décisions sur un grand nombre d’analyses et d’observations du monde qui l’entoure.

Lié à notre cerveau cortical, le centre mental nous pousse à nous distancier du présent pour mieux pouvoir l’observer et l’analyser. Il n’arrête jamais de penser et utilise une grande partie de son énergie à anticiper les événements, de sorte à toujours pouvoir fuir le danger.

C’est le centre principal des individus de type 5, 6 et 7.

Les 9 points de l’ennéagramme

Nous l’avons dit, chaque point de l’ennéagramme correspond à un type de personnalité, aussi appelé “ennéatype”.

Avant d’entrer dans les détails, il est important de préciser qu’aucun type n’est entièrement mauvais ou bon, chacun renfermant en lui des points positifs et négatifs.

De plus, bien que chaque individu affiche un type de comportement principal, il est aussi toujours connecté à deux autres types qui lui sont secondaires. L’un est celui qu’il tend à adopter quand il est stressé, l’autre est celui vers lequel il se rapproche quand il est épanoui.

L’ennéatype 1, ou le perfectionniste

L’individu de type 1 a de grands idéaux et des valeurs qui lui tiennent à cœur et qu’il respecte entièrement, telles que l’honnêteté et l’intégrité. Il s’efforce à être une bonne personne et à entretenir de bonnes relations avec son entourage. Voulant être parfait, il se réprimande pour chaque erreur ou pas de côté qu’il fait, jusqu’à parfois se mettre en colère contre lui-même.

Au travail et dans la vie de tous les jours, cet individu a souvent du mal à commencer une tâche ou à prendre une décision. Ceci est dû à l’impératif de perfection qu’il se donne, et qui le pousse à avoir peur de l’erreur. Cependant, une fois qu’il s’y met, il travaille avec sérieux et professionnalisme dans l’objectif de délivrer un travail de qualité.

L’ennéatype 2, ou l’altruiste

Les autres et leur bien-être est l’une des préoccupations principales de l’individu de type 2. Il veut aider ceux qui sont en difficulté, a tendance à vite percevoir les qualités des personnes qu’il rencontre et aime leur faire des compliments et leur dire ce qu’il aime à propos d’eux. Ils passe d’ailleurs beaucoup plus de temps à écouter les autres qu’à parler de soi.

Cependant, c’est là un rôle de séducteur qui n’est pas entièrement dénué d’intérêt. En effet, bien qu’il essaie de le cacher autant que possible, il aime être aimé des autres. Cela le pousse parfois à devenir manipulateur et à se mettre en colère s’il n’obtient pas l’approbation et l’appréciation de l’autre.

L’ennéatype 3, ou le battant

Comme les personnes de type 2, l’individu de type 3 cherche à être aimé. Cependant, dans ce cas, c’est pour sa réussite qu’il veut être apprécié et respecté. Cette volonté d’être reconnu le pousse à travailler pour réussir et à toujours trouver de nouveaux objectifs à réaliser. Son but étant d’obtenir l’admiration des autres dans toutes situations, les projets sur lesquels il travaille sont parfois moins importants et conséquents que ce qu’il veut faire croire.

Le travail et la réussite sont souvent la partie la plus importante de sa vie, et il n’a généralement pas de mal à les faire passer avant sa vie privée et ses relations. Très compétitif, il a un très bon côté relationnel au travail. Contrairement au perfectionniste, il prend des décisions rapidement et n’hésite pas à lésiner sur la qualité si c’est nécessaire.

L’ennéatype 4, ou le romantique

L’individu de type 4 est à la recherche du beau et de l’idéal dans de nombreux domaines de sa vie, à commencer par l’amour. Ainsi, trouver l’âme sœur est l’un de ses grands objectifs et il n’aime pas être éloigné de son partenaire. Mélancolique, il a souvent tendance à penser au passé avec nostalgie.

Luttant contre la banalité, il peut parfois se perdre dans son imaginaire ou faire preuve d’une créativité débordante. En outre, cet individu accorde beaucoup d’importance à ses émotions et aime les vivre intensément. Cependant, tout n’est pas rose pour le romantique: non seulement il a généralement du mal à travailler et finir les projets qu’il entreprend, mais les autres le voient aussi trop souvent comme un individu hautain et artificiel.

L’ennéatype 5, ou l’observateur

“Observer plutôt que participer” pourrait bien être la devise de l’individu de type 5. Dans ses relations, il reste souvent en retrait, préférant généralement écouter et regarder ce qui se passe autour de lui plutôt que de participer lui-même à la conversation. Ce retrait est également émotionnel, car les émotions ont tendance à l’effrayer et il essaie de s’en détacher au maximum.

Ce caractère se reflète aussi sur le plan intellectuel et professionnel, où l’individu de type 5 peut faire preuve d’excellentes capacités d’analyse et peut vite devenir expert dans un domaine.

L’ennéatype 6, ou le loyal

L’individu de type 6 est une personne dévouée. Cette dévotion peut être dirigée vers son entourage, son entreprise ou des concepts plus abstraits. Quoiqu’il en soit, ce groupe lui offre un sentiment de sécurité, en opposition au reste du monde qui lui parait dangereux et douteux. L’individu loyal est fortement impliqué auprès des personnes ou de la cause de son groupe. Il chercher à les aider le plus possible et se place d’ailleurs généralement du côté des personnes faibles et opprimées.

Ressentant le besoin d’avoir un sentiment d’appartenance par rapport à un groupe, sa confiance en lui est souvent très basse. À un tel point que, si on le lui demandait, il aurait du mal à citer ses qualités et ses réussites.

L’ennéatype 7, ou l’épicurien

La joie et le bonheur sont ce que l’individu de type 7 recherche le plus dans la vie. Ainsi, il évite tout ce qui lui parait négatif et pourrait lui apporter souffrance et tristesse. Il n’a pas de problème à rapidement sortir d’une situation dans laquelle il s’était mise auparavant si celle-ci prend un tournant négatif ou si elle ne l’amuse plus autant qu’avant. L’important, pour lui, n’est pas de finir ce qu’il a commencé ou de s’impliquer coûte que coûte, mais de toujours trouver le bonheur là où il est.

Outre le négativisme, l’individu épicurien a beaucoup de mal à supporter les obligations et les règles en tous genres. Avec les autres, il est généralement de bonne humeur et plein d’humour. Il aime apporter sa gaieté partout où il va.

L’ennéatype 8, ou le chef

L’individu de type 8 aime tout contrôler, tant et si bien que cela s’apparente souvent à un réel besoin. Il s’efforce à ne montrer aucun signe de faiblesse et, bien qu’il puisse être un fervent supporter de certaines personnes autour de lui, il peut aussi profiter des faiblesses des autres pour agrandir son pouvoir. Toujours à la recherche de l’action, il est déterminé et n’a pas peur de montrer sa colère ou de transgresser les règles qu’ils avaient lui-même créées auparavant.

Il aime les gens qui se confrontent à lui et respectent ceux qui font preuve de force et de pouvoir. Dans ses relations interpersonnelles, il protège contre vents et marées tous ceux qui sont dans son camp ou ont réussi à obtenir sa confiance.

L’ennéatype 9, ou le médiateur

Dans ses décisions et ses relations, l’individu de type 9 est poussé par un désir d’éviter tout conflit et d’atteindre l’harmonie. Pour cela, il a développé de grandes qualités de conciliateur. Tolérant, il essaie de comprendre les besoins et motivations des autres au mieux et a souvent tendance à mettre leurs désirs avant les siens. Il connait d’ailleurs souvent mieux les autres que lui-même, car il se fait toujours passer au second plan.

Prendre une décision ou passer à l’action est souvent quelque chose qui lui demande beaucoup de temps car il évite au maximum de faire quelque chose qui ne plaira pas aux autres. Cependant, une fois lancé, il travaille beaucoup et est très performant.




Histoire de l’ennéagramme

Les origines de l’ennéagramme sont floues, rendant difficile l’identification de ses auteurs et de son évolution. Son symbole, le cercle à 9 points, remonterait au 6ème siècle avant J.-C., à l’époque de Pythagore, voire à avant lui. On le retrouve ensuite dans d’autres régions du monde et dans diverses théories, comme le soufisme. Quant aux 9 types de personnalité qui y sont associés, certains disent qu’ils proviendraient de la Kabbale.

Quoiqu’il en soit, l’ennéagramme tel que nous le connaissons aujourd’hui a des origines bien plus récentes. C’est le philosophe et maître spirituel Georges Ivanovitch Gurdjieff qui l’aurait amené en Occident au début du 20ème siècle. S’il dit l’avoir apporté d’Asie centrale, d’autres affirment qu’il en est l’auteur, bien qu’il ait voulu s’en cacher.

Le philosophe bolivien Oscar Ichazo aurait approfondi les fondements de l’ennéagramme en identifiant les qualités propres à chaque type. Son travail a ensuite atteint le psychiatre chilien Claudio Naranjo, qui a développé l’ennéagramme en le reliant à la psychologie.

A propos de l’auteur

Leonor RogisterDiplômée de l’Ecole de Journalisme de Louvain, Léonor Rogister s’est détournée du monde de l’actualité quotidienne pour s’intéresser aux news lifestyle. Amoureuse de la nourriture et des bonheurs simples, elle aime s’informer et informer sur tout ce qui touche au bien-être, peu importe la forme qu’il prend.

Léonor est expatriée depuis 2015 et a fait de plusieurs pays sa maison. Quand elle n’est pas en train de voyager, elle aime profiter du confort de son chez soi. Elle tient également un blog depuis des années sur lequel elle partage sa passion pour les voyages.

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Radiesthésie

Radiesthésie: bienfaits, instruments, méthode et origine

By Dans la tête, index

Radiesthésie : bienfaits, instruments, méthode et origine

Radiesthésie

La radiesthésie, que l’on peut aussi trouver sous le nom de rhabdomancie, peut se définir comme la faculté de capter des informations qui sont disponibles autour de nous mais que nos cinq sens ne peuvent percevoir. À l’aide d’un outil spécifique, qui peut prendre la forme d’une pendule ou d’un bâton, le radiesthésiste arrive à répondre à des questions simples de manière à obtenir une information précise.

Les raisons pour lesquelles on peut faire appel à la radiesthésie sont diverses et variées. On peut ainsi l’utiliser pour dresser un bilan de santé ou pour retrouver un objet disparu, par exemple.

Mais concrètement, comment cela fonctionne? C’est une question qui occupe de nombreux esprits lorsque l’on mentionne la radiesthésie. Cependant, force est de constater qu’il existe encore des incertitudes quant au pourquoi du comment de cette méthode.




Certains expliquent la radiesthésie de façon mystique, faisant appel à Dieu, à la voyance, à la magie ou à la sorcellerie. D’autres affirment que c’est juste une restitution de l’inconscient. Celui-ci arrive à capter des informations auxquelles notre conscient n’a pas accès et, grâce à la radiesthésie, il aurait trouvé un moyen de partager cette information sans devoir passer par l’étape de réflexion propre à l’état conscient.

Mais l’explication la plus courante se veut plus terre à terre, bien qu’elle fasse aussi appel au rôle de l’inconscient. Ainsi, de nombreuses personnes expliquent la radiesthésie par les radiations.

Selon elles, tout corps émet des radiations, aussi appelées “ondes” ou “énergies”. Bien qu’invisibles et imperceptibles par nos cinq sens, celles-ci nous entourent en permanence. Certaines personnes arrivent à les détecter à l’aide d’un instrument utilisé à cet effet, ce qui leur permet d’en retirer une information spécifique. Toutefois, l’instrument utilisé n’a aucun pouvoir en tant que tel. Il est juste le moyen de communication que notre inconscient utilise pour entrer en contact avec nous.

Si cela se rapproche d’une explication scientifique, il n’en est rien. Ainsi, certains rappellent que la radiesthésie va à l’encontre d’une pensée rationnelle en donnant des informations auxquelles le rationnel n’a pas accès. Cette méthode ressort donc plutôt du domaine de l’intuition.

En outre, il est aussi important de préciser qu’à ce jour, la radiesthésie n’a pas pu être vérifiée scientifiquement. Cette technique est donc toujours entourée d’un voile de mystère.

Bienfaits de la radiesthésie

La radiesthésie peut être utilisée dans un grand nombre de situations.

D’abord, elle est souvent utilisée pour trouver quelque chose, qu’il s’agisse d’un objet perdu, de métaux et de minéraux ou encore d’une personne disparue. En outre, elle peut aussi aider à dresser un bilan de santé et à prescrire un traitement à suivre en cas de maladie.

Mais ce n’est pas tout. Parmi ses nombreuses autres utilisations, on note des objectifs aussi variés que le calcul de la profondeur d’un puits, la recherche du meilleur emplacement d’un meuble, l’explication d’une panne d’un appareil électrique ou encore la résolution de problèmes personnels, la détection de désaccords potentiels dans un groupe ou la probabilité de réussite d’une démarche spécifique.

Cependant, la radiesthésie permet seulement de détecter des informations qui existent déjà dans le présent. Elle ne peut donc pas être utilisée pour prédire l’avenir. Au mieux peut-elle l’appréhender sur base de paramètres existants dans le présent, mais en aucun cas peut-elle voir ce qui va se passer exactement dans le futur. En ce sens, la radiesthésie doit être strictement différenciée de la voyance.

En pratique

Pour fonctionner, la radiesthésie se base sur deux choses: l’instrument utilisé et le radiesthésiste lui-même.

Les instruments

Deux outils sont à disposition du radiesthésiste: la baguette et le pendule. Ceux-ci sont disponibles à la vente mais peuvent aussi être fabriqués soi-même.

1) La baguette

C’est l’outil le plus ancien en radiesthésie. Il était déjà utilisé il y a plusieurs millénaires, notamment pour trouver des points d’eau ou l’endroit idéal où installer son campement. Bien qu’elle puisse être en métal, la baguette est généralement en bois.

À l’une de ses extrémités, la baguette se divise généralement en deux afin de pouvoir être tenue dans les deux mains, comme un guidon. Lorsqu’elle détecte l’information recherchée, la baguette fait de vifs sauts vers le haut ou le bas.

2) Le pendule

C’est l’instrument le plus utilisé. Dans la forme, il s’agit simplement d’un fil sur lequel  un poids est suspendu. Le pendule peut être facilement fabriqué soi-même avec ce que nous avons sous la main. Ainsi, le fil peut être un fil à coudre, un collier ou même un cheveu. Quant au poids, celui-ci doit généralement être rond. Il peut s’agir d’une boule de bois, d’une bague ou de tout autre objet qui n’est ni trop grand, ni trop léger ou trop lourd.

Le pendule peut être utilisé pour répondre à des questions fermées, auxquelles on peut simplement répondre par la positive ou la négative. Tenu entre le pouce et l’index, le pendule donnera sa réponse en réalisant des cercles ou en se balançant d’un côté à l’autre, selon la convention utilisée par le radiesthésiste.

Le radiesthésiste

Bien que la radiesthésie puisse être pratiquée par tous, elle ne peut pas être réalisée à tout moment. En effet, de nombreuses conditions doivent être remplies, aussi bien au niveau physique que mental, pour réussir à obtenir les réponses que l’on cherche.

Au niveau physique, d’abord, il est important de ne pas être crispé ou fatigué. Le radiesthésiste doit être détendu et se sentir léger. Il ne peut pas non plus pratiquer la radiesthésie s’il a trop bu ou trop mangé, ou s’il est sous l’effet d’une drogue quelle qu’elle soit.

Du côté du mental, il est nécessaire d’avoir une attitude neutre. Le radiesthésiste doit donc se couper de toute préoccupation et de toutes les pensées qui ne sont pas liées à sa recherche. Il doit instaurer une sorte de vide intérieur, faisant abstraction de ses sentiments. il faut aussi qu’il soit calme, concentré et serein.

Enfin, il ne doit en aucun cas imaginer la réponse qu’il va recevoir, car cela pourrait influencer les résultats.




Comment procéder?

La radiesthésie se divise en deux étapes d’apparence simple, mais qui demandent souvent beaucoup d’entraînement.

La première étape consiste à formuler l’interrogation à laquelle vous voulez trouver une réponse. Votre formulation doit être assez claire que pour être comprise par votre inconscient, et celui-ci doit pouvoir y répondre facilement.

La deuxième étape consiste simplement à attendre, dans la plus grande neutralité, que l’instrument donne sa réponse.

Si l’objectif de la séance est de trouver un objet ou une personne disparue, la radiesthésiste utilisera généralement une carte, au-dessus de laquelle il fera pendre son pendule.

Histoire de la radiesthésie

Les origines de la radiesthésie sont difficiles à identifier. Ce que l’on sait, c’est que cette pratique est très ancienne. Elle trouve son origine dans la sourcellerie, qui remonterait à la préhistoire. Celle-ci, qui ne contient qu’une lettre de plus que la sorcellerie mais qui est pourtant bien différente, consistait à trouver des sources d’eau à l’aide d’un bâton en bois.

Autrefois appelée rhabdomancie, c’est l’abbé Bouly qui lui a donné le nom de radiesthésie au début du 20ème siècle. Celui-ci provient de deux mots aux racines grecques et latines: “radius”, qui signifie “rayon”, et “aisthêsis”, qui signifie “sensibilité”.

A propos de l’auteur

Leonor RogisterDiplômée de l’Ecole de Journalisme de Louvain, Léonor Rogister s’est détournée du monde de l’actualité quotidienne pour s’intéresser aux news lifestyle. Amoureuse de la nourriture et des bonheurs simples, elle aime s’informer et informer sur tout ce qui touche au bien-être, peu importe la forme qu’il prend.

Léonor est expatriée depuis 2015 et a fait de plusieurs pays sa maison. Quand elle n’est pas en train de voyager, elle aime profiter du confort de son chez soi. Elle tient également un blog depuis des années sur lequel elle partage sa passion pour les voyages.

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gemmo

Gemmothérapie, un concentré de vie!

By Dans la tête, dans le corps, index

Gemmothérapie, un concentré de vie!

gemmo

Origine et définition de la gemmothérapie

La gemmothérapie (du latin gemma, bourgeon)  est une thérapie naturelle qui utilise les extraits de végétaux en croissance à savoir, les bourgeons mais aussi les jeunes pousses et les radicelles.

Cette technique puise ses origines au Moyen-Age à l’ère des alchimistes. On se servait de certains bourgeons pour réaliser des onguents (préparations à base de corps gras) ou préparer des tisanes.

Saint Hildegarde de Bingen conseillait par ailleurs 8 bourgeons d’arbres : bouleau, cassis, châtaignier, églantier, frêne, peuplier, pommier et tilleul.

Quelques siècles plus tard naît la gemmothérapie telle qu’on la connaît aujourd’hui ou plus précisément la phytembryothérapie. Le Docteur Pol Henry (1918-1988) homéopathe belge développe cette méthode thérapeutique après la 2nde guerre mondiale. Le docteur Max Tétau (1927-2012), homéopathe français reprend les travaux du Dr Pol Henry et donne le nom de gemmothérapie.




2 termes différents pour 2 méthodes de conception

Phytembryothérapie et gemmothérapie présentent quelques différences notables dans leur mode de fabrication.

La 1ère utilise des bourgeons fraichement cueillis qui sont conservés en chambre froide. Ils sont ensuite plongés dans une cuve remplie d’une solution solvante composée de la manière suivante : 1/3 d’eau, 1/3 d’alcool, 1/3 de glycérine. Ils macèrent pendant 21 jours à température ambiante tout en étant maintenus en mouvement dans la cuve (principe de dynamisation comme en homéopathie).

Après plusieurs essais de macération, le Dr Pol Henry décida de garder un macérât-mère concentré, c’est-à-dire dilué au 1/20ème à partir de bourgeons frais.

Pour préparer ce macérât-mère, 3 à 6 kilos de bourgeons frais sont utilisés. La quantité varie en fonction de leur taux d’humidité. Ces bourgeons sont mélangés avec 20 kilos de solvant constitué d’un tiers d’eau, d’un tiers d’alcool à 96° et d’un tiers de glycérine.

A l’issue de la période de macération, le mélange est filtré par gravité puis extrait par pression douce afin de garder les principes actifs intacts.

Cette préparation présentent plusieurs avantages. Sa concentration permet de prendre moins de gouttes (5 à 15 gouttes). Les flacons sont de petit volume et ainsi facile à stocker. Par ailleurs, l’utilisation des 3 solvants facilitent l’extraction et la transmission de l’énergie des bourgeons. Cependant, étant très concentré en principes actifs, il est nécessaire de respecter scrupuleusement les posologies conseillées par son médecin ou son thérapeute.

En gemmothérapie, les bourgeons sont d’abord broyés puis mélangés dans un solvant composé de 50% de glycérine et 50% d’alcool à 96°. Le macérât est ensuite filtré et extrait par pression forte. Il est ensuite dilué dans un mélange contenant 16% d’eau, 34% d’alcool et 50% de glycérine.   Dans cette méthode, l’eau n’est pas utilisée comme solvant, or le Dr Pol Henry estimait que l’eau était nécessaire à l’extraction de l’énergie contenue dans les végétaux.

L’autre inconvénient de cette méthode est la quantité de gouttes à ingérer :  les posologies varient en moyenne de 50 à 150 gouttes par jour. Ce nombre de goutte est fastidieux à compter. De plus, la quantité d’alcool ingérée est importante. En revanche, la dilution étant plus importante, cela réduit les risques de surdose.

Il est à noter qu’il existe encore d’autres modes de fabrication, notamment avec du miel (à la place de la glycérine) ou encore une variante entre phytembryothérapie et gemmothérapie.

PhytembryothérapieGemmothérapie
Macération1/3 d’eau, 1/3 d’alcool à 96°, 1/3 de glycérine50% de glycérine, 50% d’alcool, absence d’eau
DynamisationOuiNon
ExtractionPression doucePression forte
DilutionNon16% d’eau, 34% d’alcool, 50% de glycérine
Posologie (pour un adulte, excepté femme enceinte et allaitante) prise dans un peu d’eau2-3 gouttes 3 fois par jour

5-10 gouttes 1 fois par jour

Jusqu’à 30 gouttes par jour

20-30 gouttes 3 fois par jour

50-100 gouttes 1 fois par jour

Jusqu’à 300 gouttes par jour

Les vertus des bourgeons

bourgeon

Le bourgeon constitue l’excroissance végétale qui donne naissance aux branches, aux feuilles, aux fleurs et aux fruits. Il est la représentation de l’intégralité de la plante. Avec chaque bourgeon qui se forme, la plante aborde un nouveau stade de vie, elle se régénère, concentre ses forces pour les redéployer à nouveau.

Les tissus embryonnaires végétaux (bourgeons, jeunes pousses, etc.) renferment ainsi toute la puissance de la future plante. Ils contiennent plus d’acides nucléiques (information génétique) que les autres tissus, mais également des hormones de croissance, des vitamines, des oligo- éléments, des minéraux et surtout de la sève apportée par l’arbre.

Tout ceci est lié aux cellules du méristème contenues dans le bourgeon ou dans la jeune pousse. Le méristème est le moteur de la construction de la plante.

L’extrait du bourgeon ainsi constitue un véritable concentré d’information ; il renferme tout le génie de l’arbre dont est issu le bourgeon. Par exemple, le macérat de tilleul (Tilia tomentosa) possède les propriétés sédatives liées aux fleurs mais aussi les vertus dépuratives et diurétiques de l’aubier.




Dans quel cas utiliser la gemmothérapie

Généralement, le recours à la gemmothérapie s’utilise en prévention pour renforcer les capacités de l’organisme, pour drainer les toxines ou encore pour rétablir le terrain.

En ce sens, comme thérapie de fond, elle doit être employée sur des cures de 21 jours minimum, à renouveler selon le trouble, les saisons, l’évolution de la personne…

La gemmothérapie est conseillée pour toutes les pathologies chroniques comme par exemple l’arthrose, les troubles de la sphère ORL, l’eczéma, le psoriasis,… D’autres troubles tels que le stress, l’insomnie, la rétention d’eau, l’acné,… trouveront aussi une réponse efficace auprès des bourgeons.

Thérapeutique assez douce, il y a néanmoins des points de vigilance, notamment pour les femmes enceintes et les enfants pour qui la gemmothérapie n’est pas forcément adaptée. Même prudence pour les personnes ayant un antécédent de cancer hormono-dépendant, on ne conseillera pas de bourgeons à action hormonale ou endocrinienne.  Les personnes sous traitements médicamenteux feront également preuve de bon sens. De manière générale, il est vivement conseillé de consulter son médecin ou son thérapeute (naturopathe, phytothérapeute…) avant toute prise de gemmothérapie.

Par son action sur le terrain, la gemmothérapie agit avec du temps et en profondeur. Il nécessite donc d’être patient et à l’écoute de son corps.

Si la gemmothérapie ne présente pas d’effets secondaires, elle peut entraîner des effets liés à un surdosage ou encore des effets liés à une « crise curative ».

Il est possible de prendre un bourgeon seul ou de l’associer à d’autres bourgeons si besoin.

Exemple d’application

Fatigue : chêne, cassis, séquoia
Stress : tilleul, figuier,
Hypotension:aubépine, chêne
Hypertension : aubépine, amandier, olivier, pommier
Fracture : cassis, pin, sapin
Rétention d’eau : bouleau, châtaignier, frêne
Cystite chronique : bruyère, cassis
Acné : cassis, orme champêtre
Bronchite chronique : cassis, charme, noyer, ronce
Constipation : airelle

La gemmothérapie offre de plus l’avantage de pouvoir être fabriquée soi-même si l’on prend le temps de découvrir et d’en apprendre plus sur les végétaux qui nous entourent.

Source:

Gemmothérapie, les bourgeons au service de la santé. Stéphane BOISTARD, Nov.2016, Terran.
La phytembryothérapie, l’embryon de la gemmothérapie. Dr Franck LEDOUX et Dr Gérard GUENIOT, Sept.2014, Amyris.

A propos de l’auteur: Carole Bourgeois

Curieuse, intuitive et observatrice, depuis mon enfance, je me suis toujours interrogé au sujet de l’humain. Titulaire d’un Master professionnel en urbanisme, j’ai conseillé des collectivités locales pendant 10 ans sur leur développement urbain.

L’arrivée de mon enfant et divers bouleversements personnels (deuil, souffrance au travail…) ont été source de remise en question. J’ai souhaité orienter différemment ma vie et venir en aide aux autres de façon plus concrète et en cohérence avec mes valeurs.

Ainsi, je me suis formée en naturopathie, en plantes médicinales, en aromatologie et en techniques de psycho-énergétique. J’accompagne avec joie les personnes sur un chemin de santé naturel, authentique et simple. L’éducation à la santé réunit le partage, la pédagogie mais aussi et surtout un éternel apprentissage grâce aux consultants. Par ailleurs, le stress professionnel est un sujet qui me tient particulièrement à cœur. C’est pourquoi, je propose aussi des services de prévention auprès des entreprises. La naturopathie a aussi sa place en dehors des cabinets de consultation !

Ecole de naturopathie : https://ecole-de-naturopathie.fr/

Ecole lyonnaise des plantes médicinales : https://www.ecoledeplantesmedicinales.com/

Formation de conseillère en huiles essentielles : https://formations-naturopathe.eu/

Ecole de massages bien-être : https://www.ifjs.fr/

En savoir plus

Carole Bourgeois

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relation d'aide

Relation d’aide: explications sur cette approche thérapeutique

By Dans la tête, index

Relation d’aide: explications sur cette approche thérapeutique

relation d'aide

La relation d’aide va désigner l’accompagnement d’une personne en souffrance réalisé à travers les fondements posés au départ par Carl Rogers. Ce dernier, psychologue américain du début du 20eme siècle s’est en effet beaucoup interrogé sur la relation humaine entre un soignant et un soigné et a proposé une approche basée sur la  volonté d’amener toute personne en difficultés à mobiliser ses propres ressources pour mieux vivre une situation.

Ainsi, plus de solution toute faite : on fait confiance à l’autre concernant sa capacité à se sortir de toute situation difficile et l’aide apportée est centrée uniquement sur comment l’accompagner au mieux vers cette capacité.

Pour cela, Carl Rogers a distingué des qualités nécessaires pour se positionner sur ce type d’accompagnement. La première est l’empathie : souvent confondue avec la sympathie qui vient de la même origine (pathos, c’est-à-dire souffrance), l’empathie est la capacité à comprendre la souffrance de l’autre tout en sachant rester à ma place.




En effet, si je partage les émotions de l’autre, je vais souffrir avec lui ce qui n’est pas aidant, ni pour lui ni pour moi : j’éprouve alors de la sympathie. Si je sais faire la distinction entre l’autre et moi, je peux bien sûr être touché par son histoire, sa personnalité, ses émotions mais je ne suis pas envahi et je peux me mettre complètement à son écoute sans avoir peur des conséquences émotionnelles sur moi. Ainsi,  Carl Rogers dans Devenir une personne se demande s’il a la force d’être distinct, ce qui est pour lui absolument nécessaire dans un accompagnement en relation d’aide.

empathie

La deuxième qualité mise en avant est  l’authenticité : c’est la vertu par laquelle un individu exprime avec sincérité et engagement ce qu’il est profondément. En effet, pour que la personne en souffrance puisse avoir envie de s’ouvrir à nous, de se livrer pour nous laisser cheminer avec elle vers ses ressources intérieures, il faut installer une relation de confiance. Et pour cela, l’authenticité est primordiale : ainsi, un décalage entre ce que l’on dit et ce que l’on pense peut être facilement perçu à travers le non verbal (tout ce qui est communication, au-delà des mots employés, c’est-à-dire la tonalité de la voix, l’expression du visage, la posture corporelle, les gestes…).

Ce non –verbal donne énormément d’informations sur ce que l’on pense vraiment sans avoir la capacité de le maitriser totalement (à part si vous êtes un très bon joueur de poker !). Il est géré la plupart du temps de manière inconsciente et compris aussi de manière inconsciente : vous ne pouvez pas dire pourquoi mais vous sentez si une personne ment ou pas ! Et, de cela, découle bien entendu votre capacité à lui faire confiance ou pas… Quand on parle d’authenticité, cela ne signifie pas que l’on doit dire tout ce que l’on pense ! Mais si l’on décide de dire quelque chose alors c’est que nous le pensons sincèrement.

Enfin, la troisième qualité mise en avant par Carl Rogers pour pratiquer la relation d’aide est le respect chaleureux : à travers cette notion, il exprime bien entendu la profonde envie de l’accompagnant d’aider la personne en souffrance mais cela va au-delà de ce désir. Il y exprime aussi cette nécessité de respecter l’autre dans son histoire, sa vision du monde, ses croyances, sa personnalité, ses valeurs…

En d’autres termes, cela signifie l’accepter exactement comme il est, sans vouloir le transformer,  penser qu’il se trompe ou qu’il ne voit pas les choses de la bonne façon. Cela parait simple sur le papier mais en réalité c’est parfois très difficile de mettre ses valeurs ou sa vision du monde de côté : il s’agit de vraiment se décentrer de soi et de se focaliser sur la personne ce qui nécessite un effort conscient. Si l’on revient à cette envie d’aider la personne en souffrance, là aussi parfois on peut se prendre les pieds dans le tapis : quelle est notre volonté pour l’autre ?




Est-ce que l’on souhaite qu’il trouve une solution à son problème ? Qu’il nous valorise pour  l’aide que l’on pourrait lui apporter? Ou simplement être là pour lui ? Car dans la relation d’aide, c’est uniquement cette dernière raison qui doit nous animer ! Cela nécessite parfois un vrai travail sur soi avant de pouvoir être dans cette énergie.

Ce respect chaleureux implique aussi que l’on a une confiance absolue dans l’autre et dans sa capacité à se sentir mieux, à trouver des solutions,… : cette foi ressentie se transmet et cela augmente sa propre capacité à se faire confiance.

Ces 3 qualités vont nous permettre de nous mettre complètement à l’écoute de la personne venue chercher de l’aide : nous ne sommes pas dans le jugement, nous n’avons pas peur de ce qu’elle va nous dire et nous ne cherchons pas à lui trouver de solution ou une direction à suivre au-delà de ce qu’elle a elle-même envie de mettre en place.

A travers cette écoute, la personne en souffrance va trouver une présence qui va la sortir de son sentiment d’isolement dans lequel on se retrouve souvent lorsque l’on ne se sent pas bien (même si l’on est bien entouré).

Cette présence  a pour principaux objectifs de lui permettre de se libérer des émotions qui l’envahissent, de suffisamment structurer sa pensée pour pouvoir l’exprimer à quelqu’un et d’avoir un effet miroir sur ce qu’il exprime : cela lui permet d’aller se connecter à des ressources, des réflexions, des solutions, une prise de recul qui lui étaient alors inaccessibles. La forte présence que l’on peut lui proposer est aussi extrêmement valorisante pour l’autre : cela lui permet de se sentir important pour quelqu’un !

La relation d’aide se retrouve dans de nombreux domaines : des associations d’aide aux personnes en souffrance sont par exemple basées sur ces travaux (SOS Amitiés, Astrée..). Les thérapies en relation d’aide, centrée sur la personne ou humaniste  vont proposer un accompagnement psychologique fondées sur ces principes. Enfin, les professionnels de la santé classique ou de thérapies complémentaires se forment aussi de plus en plus à ces concepts qui permettent au-delà des techniques proposées de soutenir moralement les patients.

A propos de l’auteur: Aurélie Ingrand

Après avoir travaillé 10 ans en entreprise comme ingénieure, Aurélie Ingrand a cherché à mettre plus de sens et de valeur dans sa vie professionnelle. Elle s’est alors formée  à l’institut Cassiopée (www.cassiopee-formation.com) et est devenue sophrologue et thérapeute en relation d’aide (forme de psychothérapie) : elle reçoit ainsi des personnes en difficulté pour les accompagner vers un mieux  être en utilisant ces deux types d’approches complémentaires. Son cabinet est situé sur Paris. Elle forme aussi à la relation d’aide d’autres thérapeutes et des personnes  en contact avec un public en souffrance.

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sophro analyse

Sophro-Analyse: Explications sur cette forme de thérapie

By Dans la tête, index

Sophro-Analyse: Explications sur cette forme de thérapie

sophro analyse

La sophro-analyse est une forme de thérapie mise en place par Claude Imbert. Cette médecin travaillait énormément sur elle mais avait la sensation de ne pas réussir à trouver un apaisement complet malgré les différentes thérapies entreprises. Formée entre autre à la sophrologie, elle a eu l’intuition qu’aller revisiter son vécu intra-utérin et sa naissance pouvait être porteur de sens.

Elle a donc expérimenté des protocoles pour tenter cette expérience et a découvert la richesse des voyages qu’elle réalisait : elle a pu ainsi se reconnecter à des sensations, des émotions, des informations sur les 9 mois passés dans le ventre de sa maman et a découvert entre autre qu’elle avait un jumeau à l’origine qui n’a pas survécu (comme cela arrive très fréquemment dans des grossesses classiques). Ainsi, elle a non seulement compris l’origine de son mal-être et pu ainsi l’apaiser mais elle a aussi  créé cette discipline : la sophro-analyse.

A travers des protocoles de sophrologie spécifiques, nous pouvons nous connecter à ce que nous avons vécu dans l’intra-utérin. En effet, notre inconscient a stocké toutes ces informations et nous pouvons les retrouver si la barrière du mental est suffisamment apaisée pour nous laisser y aller. Pour cela, la respiration,  la détente musculaire et la mise en place de symboles ressources que va proposer la sophrologie vont permettre de nous amener de manière sereine et apaisée dans un état de conscience modifiée, c’est-à-dire proche du sommeil sans pour autant sombrer.




Dans cette zone de travail, notre inconscient est à fleur de conscience et nous pouvons y accéder plus facilement. Nous avons alors l’opportunité de revivre toute la grossesse nous concernant ainsi que notre naissance : cela se traduit par des sensations, des images, des ressentis physiques et des émotions. Nous pouvons bien sûr nous baser sur des informations que nous aurions entendues concernant cette période mais même si nous ne connaissons absolument rien de ce qui a pu se dérouler pendant ces quelques mois, nous retrouvons tout le matériel nécessaire pour travailler ensuite à une meilleure compréhension de notre fonctionnement et donc à notre mieux être.

En effet, pour tous, cette phase intra-utérine représente la construction physiologique de l’être humain : nous partons d’une simple cellule et nous devenons un petit nourrisson, avec tous les organes nécessaires à notre survie. Mais de plus en plus de scientifiques et spécialistes de la question se mettent d’accord sur le fait que nous commençons notre construction psychologique aussi pendant cette phase : le nourrisson à la naissance a déjà des souvenirs (par exemple, il semble reconnaitre la chanson que ses parents lui ont fait écouter régulièrement pendant la grossesse), il a aussi déjà un caractère…

Finalement les événements de cette période très particulière vont marquer de manière pérenne la psychologie de ce nouvel être humain. En effet, il s’agit des premières expériences en la matière et comme une première empreinte de pas va être particulièrement visible sur un champ de neige fraiche, elles vont singulièrement  marquer la psyché et donc la manière de voir le monde. Par exemple, l’embryon qui se forme dans une trompe descend celle-ci pendant quelques jours puis se lance dans la cavité utérine : là, il doit réussir à s’accrocher rapidement et fortement à la paroi pour survivre.

Ce premier saut dans le vide va pouvoir laisser une empreinte très forte sur la manière dont l’enfant puis l’adulte qu’il devient vit l’inconnu et les changements. De la même manière, la première cellule a un stock de nourriture qui lui permet de survivre jusqu’à ce qu’elle réussisse à s’accrocher à cette paroi utérine qui prendra ensuite le relai pour l’alimenter. Ce stock n’est pas inépuisable et elle a donc un temps donné pour effectuer toute la descente de la trompe et s’implanter dans l’utérus : nous avons ainsi notre première expérience de rapport au temps qui passe ! Bien entendu, notre connexion à notre maman va aussi nous permettre de ressentir toutes ses émotions et nous allons ainsi avoir une première expérience du monde à travers celles-ci.

Tous ces évènements vont être l’occasion pour nous de nous positionner, car  nous avons déjà notre libre arbitre qui nous permet de choisir la manière dont nous vivons l’expérience, avec cependant un biais : notre cerveau est complètement binaire, nous ne pouvons penser qu’en noir et blanc, pas de nuance, pas de compromis, pas d’analyse de la situation ou des ressentis ! Soit j’aime, soit je déteste, soit j’accepte, soit je refuse (cette caractéristique reste présente chez l’enfant jusque 12 ans environ, à partir de là, son cerveau est suffisamment mature pour réfléchir de manière plus analytique). Ainsi, une même expérience va pouvoir laisser une empreinte diamétralement opposée chez 2 individus différents.

Si l’on reprend l’exemple de la situation du docteur Imbert : à l’origine, il y avait 2 œufs fécondés mais l’un des deux n’a pas survécu, celui qui reste peut tirer comme conclusion de cette expérience qu’il doit vivre pleinement voire 2 fois plus ou alors déclencher un syndrome du survivant et se sentir coupable et vide.

Ainsi, vous pouvez imaginer que revivre cette période intra-utérine est une expérience excessivement riche, remplie d’émotions très fortes et pleine d’informations très significatives sur notre vécu, la manière dont nous l’avons perçu et ce que nous en avons fait qui a un impact encore aujourd’hui dans notre vie d’adulte.

Bien entendu, nous ne nous arrêtons pas à cette étape et nous avons besoin d’une phase d’analyse pour tirer tous les bénéfices de cette pratique. Claude Imbert a ainsi choisi de coupler ces expériences de réminiscence de ce vécu intra-utérin et l’analyse transactionnelle (d’où le terme sophro-analyse) : ce courant de la psychologie vient des Etats-Unis et a été créé par Eric Berne, un psychiatre américain du milieu du 20eme siècle.

Celui-ci a imaginé cette nouvelle grille de lecture du fonctionnement humain en souhaitant qu’elle soit la plus facile d’accès en opposition avec une certaine forme de jargon de spécialiste inaccessible aux non-sachants. Basée sur des concepts simples de communication et de développement de l’enfant, elle permet de comprendre les mécanismes que l’on met en place enfant pour s’adapter au monde qui nous entoure, la continuité de ces choix dans notre vie d’adulte et la transformation de ce qui ne nous convient plus : elle est donc tout à fait adaptée à la compréhension, l’analyse et la modification des empreintes de notre vécu intra-utérin.

Une sophro-analyse dure une bonne année voire 2 ans et alterne des visualisations, l’intégration des différents concepts d’analyse transactionnelle, la conscientisation et l’analyse des informations recueillies en visualisation  et leurs impacts dans notre vie de tous les jours et bien sûr des outils pour aider à changer si nécessaire.




Elle est particulièrement recommandée quand on a déjà beaucoup travaillé sur soi mais sans réussir à ressentir un mieux être, quand on sait que notre vécu intra-utérin et/ou notre naissance a pu être difficile à vivre à cause d’évènements particuliers ou quand on a l’intuition que cela pourrait nous permettre de nous sentir mieux, ici et maintenant.

\Quelque soit la raison qui nous pousse à nous lancer sur ce chemin, il nous permettra d’aller à la rencontre de nous même, dans notre version la plus originelle mais aussi de nos parents dans ce qu’ils ont de plus intimes : c’est une expérience magique, très douloureuse parfois mais avant tout extrêmement riche de sens et d’apaisement.

A propos de l’auteur: Aurélie Ingrand

Après avoir travaillé 10 ans en entreprise comme ingénieure, Aurélie Ingrand a cherché à mettre plus de sens et de valeur dans sa vie professionnelle. Elle s’est alors formée  à l’institut Cassiopée (www.cassiopee-formation.com) et est devenue sophrologue et thérapeute en relation d’aide (forme de psychothérapie) : elle reçoit ainsi des personnes en difficulté pour les accompagner vers un mieux  être en utilisant ces deux types d’approches complémentaires. Son cabinet est situé sur Paris. Elle forme aussi à la relation d’aide d’autres thérapeutes et des personnes  en contact avec un public en souffrance.

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herboristerie

Herboristerie: définition, état des lieux

By Dans la tête, dans le corps, index

Herboristerie: définition, état des lieux, perspectives

herboristerie

L’herboristerie consiste à préparer  et vendre des plantes médicinales. On peut décrire cette discipline comme une médecine complémentaire, qui utilise ces plantes de différentes manières : par exemple sous forme de liquides, de tisanes, de capsules à avaler, d’onguents, de sirops, d’huiles essentielles, de cataplasmes… Celui ou celle qui pratique l’herboristerie, l’herboriste, peut également acheter des préparations pour les revendre, les cultiver, les transformer, les commercialiser, ou bien peut tout simplement conseiller les patients.

Il s’agit d’une tradition médicale qui existe dans toutes les cultures, et ce depuis que l’Homme a commencé à essayer de se soigner : on retrouve déjà des traces de l’utilisation des simples comme soin dès la Préhistoire, et les bienfaits de certaines plantes utilisées en herboristerie ont même été officiellement reconnus par les scientifiques.

Aujourd’hui pourtant, ce métier a presque disparu et est fortement contesté par les pharmaciens. Néanmoins, la récente croissance de la demande de remèdes naturels tend à faire réapparaître peu à peu et à réhabiliter cet art perdu.




L’herboristerie ne se contente pas de soigner les maladies déjà déclarées : elle peut également être utilisée en prévention de certains maux. En outre, la médecine n’est pas son seul champ d’application, puisque que les simples peuvent aussi être utilisées en cuisine, ou en cosmétiques par exemple.

C’est un domaine très vaste, qui regroupe différentes utilisations et perception des plantes. Par exemple, on retrouve en herboristerie l’aromathérapie, qui exploite le parfum des plantes (c’est notamment le cas avec la conception d’huiles essentielles par exemple, qui peuvent aussi bien avoir des effets de relaxation que d’antiseptique), ou encore la gemmothérapie, qui se concentre sur les bourgeons et les jeunes pousses de plantes, encore tout gorgés de sève, pour en extraire au maximum les vertus.

Bienfaits de l’herboristerie

armoire herboristerieRécolter avec respect et parcimonie les plantes permet d’en obtenir un concentré de principes actifs qui peut s’appliquer et s’adapter à chaque besoin ou souffrance. C’est une technique à la fois économique, écologique et saine.

L’efficacité des plantes a été maintes fois reconnue ; en fait, elles peuvent agir de plusieurs façons : soit directement sur l’organe ou la partie du corps ciblé(e), soit sur l’ensemble de l’organisme. Les effets et leur vitesse peuvent être variables : on peut observer un résultat quasi-immédiatement après utilisation du remède, ou bien au bout de quelques temps, après plusieurs prises.

Comme on l’a évoqué plus haut, l’avantage d’utiliser des plantes comme remède, c’est qu’elles ont conservé tous leurs principes actifs, et qu’elles provoquent peu d’effets secondaires. Les personnes à la santé fragile peuvent donc en user abondamment. En revanche, en conséquence, il faut être vraiment prudent avec leur utilisation, et éviter toute erreur qui pourrait s’avérer grave en se référant à un(e) expert(e).

Attention, l’herboristerie ne s’oppose pas à la médecine moderne actuelle, loin de là. En revanche, elle permet de traiter des symptômes et de soulager tout en douceur des petites souffrances ou troubles du quotidien, souvent délaissés par la médecine pharmaceutique, mais qui perturbent pourtant la vie de tous les jours. Son champ d’action est très vaste, et agit aussi bien sur les affections physiques que psychiques.

Au niveau physique, d’abord, l’herboristerie peut aider à soigner des problèmes de peau (eczéma, acné, etc), des allergies, des varices, des infections (rhumes, grippes, sinusites, bronchites…), des problèmes digestifs (constipation, diarrhée, problèmes liés au foie en particulier), diverses douleurs (osseuses, articulaires, inflammatoires, menstruelles, musculaires, ou bien suite à un traumaisme), plusieurs problèmes liés à la ménopause ou à la prostate…




En plus de constituer un traitement pour soigner des troubles, l’herboristerie peut aussi être utilisée pour fabriquer des produits cosmétiques ou des produits d’hygiène, en utilisant certaines vertus régénérantes, nettoyantes et revitalisantes de plantes précises. On peut donc fabriquer des décoctions pour se laver, pour prendre soin de sa peau, de ses cheveux… etc.

D’un point de vue psychique ensuite, un(e) herboriste pourra vous procurer des remèdes au stress, à l’angoisse, aux insomnies, à l’anxiété, et même aux problèmes de mémoire par exemple.

Par ailleurs, même si elle n’est plus reconnue en France, l’herboristerie est l’une des médecines traditionnelles les plus utilisées et répandues au monde. Il existe donc de nombreuses dérives, qui peuvent être dangereuses, et qu’il faut pouvoir éviter ; pour cela, chacun se doit d’être bien entouré et bien conseillé, afin de pouvoir se soigner dans les meilleures conditions

L’herboristerie en pratique

Les plantes médicinales peuvent se préparer en fabriquant des teinture-mères de plantes fraîches mélangées à de l’alcool, ou bien en fabriquant des teinture-officinales de plantes sèches ( elles aussi mélangées à de l’alcool), en infusion, en décoction, en macération, en baume…

Chaque préparation est utilisée en fonction de la pathologie observée, et de la personne qui souhaite y avoir recours (bébés, enfants, personnes âgées…).  L’intérêt d’utiliser des plantes médicinales réside dans sa facilité d’adaptation : tous les remèdes peuvent être préparés individuellement, réalisés pour répondre directement aux besoins personnels de chacun.

Ce qui caractérise l’herboristerie, ce sont ses méthodes : on cueille des plantes directement, et l’on en sélectionne uniquement les parties nécessaires. Ensuite, trois méthodes principales sont utilisées pour réaliser les préparations : l’infusion, la décoction, et la macération. Selon le problème ou le souhait du patient, il existe différentes manières d’administrer ou d’absorber le remède : par lavement ou injection, par cataplasme ou application directe sur la peau (notamment à l’aide de compresses ou de lotion), par ingestion (sous forme de tisane, de gélule ou bien de poudre mélangée aux aliments par exemple), par bains de bouche ou gargarisme, par fumigation, ou bien par le bain du corps ou bien d’une partie précise dans de l’eau mélangée à la solution médicinale.

Origine

En France, le diplôme d’herboriste a été supprimé sous le régime de Vichy en 1941, sous la pression exercée par les pharmaciens depuis plusieurs années, qui conteste les résultats et la pertinence de l’herboristerie

D’environ 4500 à l’époque, il n’y en a malheureusement aujourd’hui pas plus de 10 en France ; l’herboristerie la plus ancienne étant celle du Père Blaize fondée en 1815 à Marseille.

Au contraire de la France, en Belgique, en Allemagne ou en Italie par exemple, plusieurs milliers d’herboristes existent et peuvent exercer librement leurs pratiques.

Légalement, seuls les pharmaciens ont le droit de vendre des plantes médicinales, bien que leur formation dans ce domaine soit de plus en plus évasive (par exemple, ils n’étudient plus la botanique).

Cependant, situation paradoxale, depuis 2014 un décret autorise l’emploi de plantes médicinales sous forme de compléments alimentaires qui peuvent être vendus par d’autres personnes que les pharmaciens. 542 plantes sont concernées, et la liste augmente constamment.

Actuellement, Joël Labbé, sénateur du Morbihan, se bat pour réhabiliter ce métier dans notre pays.

Il y a aujourd’hui en France 6 écoles reconnues par les professionnels, et qui proposent des formations en plantes médicinales, en abordant plusieurs matières (la botanique, l’anatomie, la biochimie, la pharmacognosie…). Elles délivrent en fin de cursus un certificat non reconnu, dans l’espoir qu’il le soit un jour.

A propos de l’auteur: Marjorie Miquel

Marjorie MIQUEL, praticienne en naturopathie, iridologie et réflexologie, diplômée de l’Institut Français des Sciences de l’Homme (Nice): https://www.ifsh.fr/

Je pratique la naturopathie depuis 2013, faisant appel principalement à la phytothérapie, j’ai choisi de me perfectionner et de suivre un cursus d’herboriste (spécialisation à la connaissance et aux usages des plantes aromatiques et médicinales), j’ai donc obtenu ma certification auprès de l’École Bretonne d’Herboristerie à Plouneour Ménez: http://www.capsante.net/wordpress/?page_id=357

Je suis inscrite au Syndicat des Professionnels de la Naturopathie

Depuis début 2018 je suis formatrice auprès de la fédération Edelweiss https://formations-edelweiss.org 

et je peux désormais transmettre mes connaissances sur les Elixirs floraux (Bach et DEVA).

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