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Relation d’aide: explications sur cette approche thérapeutique

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Relation d’aide: explications sur cette approche thérapeutique

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La relation d’aide va désigner l’accompagnement d’une personne en souffrance réalisé à travers les fondements posés au départ par Carl Rogers. Ce dernier, psychologue américain du début du 20eme siècle s’est en effet beaucoup interrogé sur la relation humaine entre un soignant et un soigné et a proposé une approche basée sur la  volonté d’amener toute personne en difficultés à mobiliser ses propres ressources pour mieux vivre une situation.

Ainsi, plus de solution toute faite : on fait confiance à l’autre concernant sa capacité à se sortir de toute situation difficile et l’aide apportée est centrée uniquement sur comment l’accompagner au mieux vers cette capacité.

Pour cela, Carl Rogers a distingué des qualités nécessaires pour se positionner sur ce type d’accompagnement. La première est l’empathie : souvent confondue avec la sympathie qui vient de la même origine (pathos, c’est-à-dire souffrance), l’empathie est la capacité à comprendre la souffrance de l’autre tout en sachant rester à ma place.




En effet, si je partage les émotions de l’autre, je vais souffrir avec lui ce qui n’est pas aidant, ni pour lui ni pour moi : j’éprouve alors de la sympathie. Si je sais faire la distinction entre l’autre et moi, je peux bien sûr être touché par son histoire, sa personnalité, ses émotions mais je ne suis pas envahi et je peux me mettre complètement à son écoute sans avoir peur des conséquences émotionnelles sur moi. Ainsi,  Carl Rogers dans Devenir une personne se demande s’il a la force d’être distinct, ce qui est pour lui absolument nécessaire dans un accompagnement en relation d’aide.

empathie

La deuxième qualité mise en avant est  l’authenticité : c’est la vertu par laquelle un individu exprime avec sincérité et engagement ce qu’il est profondément. En effet, pour que la personne en souffrance puisse avoir envie de s’ouvrir à nous, de se livrer pour nous laisser cheminer avec elle vers ses ressources intérieures, il faut installer une relation de confiance. Et pour cela, l’authenticité est primordiale : ainsi, un décalage entre ce que l’on dit et ce que l’on pense peut être facilement perçu à travers le non verbal (tout ce qui est communication, au-delà des mots employés, c’est-à-dire la tonalité de la voix, l’expression du visage, la posture corporelle, les gestes…).

Ce non –verbal donne énormément d’informations sur ce que l’on pense vraiment sans avoir la capacité de le maitriser totalement (à part si vous êtes un très bon joueur de poker !). Il est géré la plupart du temps de manière inconsciente et compris aussi de manière inconsciente : vous ne pouvez pas dire pourquoi mais vous sentez si une personne ment ou pas ! Et, de cela, découle bien entendu votre capacité à lui faire confiance ou pas… Quand on parle d’authenticité, cela ne signifie pas que l’on doit dire tout ce que l’on pense ! Mais si l’on décide de dire quelque chose alors c’est que nous le pensons sincèrement.

Enfin, la troisième qualité mise en avant par Carl Rogers pour pratiquer la relation d’aide est le respect chaleureux : à travers cette notion, il exprime bien entendu la profonde envie de l’accompagnant d’aider la personne en souffrance mais cela va au-delà de ce désir. Il y exprime aussi cette nécessité de respecter l’autre dans son histoire, sa vision du monde, ses croyances, sa personnalité, ses valeurs…

En d’autres termes, cela signifie l’accepter exactement comme il est, sans vouloir le transformer,  penser qu’il se trompe ou qu’il ne voit pas les choses de la bonne façon. Cela parait simple sur le papier mais en réalité c’est parfois très difficile de mettre ses valeurs ou sa vision du monde de côté : il s’agit de vraiment se décentrer de soi et de se focaliser sur la personne ce qui nécessite un effort conscient. Si l’on revient à cette envie d’aider la personne en souffrance, là aussi parfois on peut se prendre les pieds dans le tapis : quelle est notre volonté pour l’autre ?




Est-ce que l’on souhaite qu’il trouve une solution à son problème ? Qu’il nous valorise pour  l’aide que l’on pourrait lui apporter? Ou simplement être là pour lui ? Car dans la relation d’aide, c’est uniquement cette dernière raison qui doit nous animer ! Cela nécessite parfois un vrai travail sur soi avant de pouvoir être dans cette énergie.

Ce respect chaleureux implique aussi que l’on a une confiance absolue dans l’autre et dans sa capacité à se sentir mieux, à trouver des solutions,… : cette foi ressentie se transmet et cela augmente sa propre capacité à se faire confiance.

Ces 3 qualités vont nous permettre de nous mettre complètement à l’écoute de la personne venue chercher de l’aide : nous ne sommes pas dans le jugement, nous n’avons pas peur de ce qu’elle va nous dire et nous ne cherchons pas à lui trouver de solution ou une direction à suivre au-delà de ce qu’elle a elle-même envie de mettre en place.

A travers cette écoute, la personne en souffrance va trouver une présence qui va la sortir de son sentiment d’isolement dans lequel on se retrouve souvent lorsque l’on ne se sent pas bien (même si l’on est bien entouré).

Cette présence  a pour principaux objectifs de lui permettre de se libérer des émotions qui l’envahissent, de suffisamment structurer sa pensée pour pouvoir l’exprimer à quelqu’un et d’avoir un effet miroir sur ce qu’il exprime : cela lui permet d’aller se connecter à des ressources, des réflexions, des solutions, une prise de recul qui lui étaient alors inaccessibles. La forte présence que l’on peut lui proposer est aussi extrêmement valorisante pour l’autre : cela lui permet de se sentir important pour quelqu’un !

La relation d’aide se retrouve dans de nombreux domaines : des associations d’aide aux personnes en souffrance sont par exemple basées sur ces travaux (SOS Amitiés, Astrée..). Les thérapies en relation d’aide, centrée sur la personne ou humaniste  vont proposer un accompagnement psychologique fondées sur ces principes. Enfin, les professionnels de la santé classique ou de thérapies complémentaires se forment aussi de plus en plus à ces concepts qui permettent au-delà des techniques proposées de soutenir moralement les patients.

A propos de l’auteur: Aurélie Ingrand

Après avoir travaillé 10 ans en entreprise comme ingénieure, Aurélie Ingrand a cherché à mettre plus de sens et de valeur dans sa vie professionnelle. Elle s’est alors formée  à l’institut Cassiopée (www.cassiopee-formation.com) et est devenue sophrologue et thérapeute en relation d’aide (forme de psychothérapie) : elle reçoit ainsi des personnes en difficulté pour les accompagner vers un mieux  être en utilisant ces deux types d’approches complémentaires. Son cabinet est situé sur Paris. Elle forme aussi à la relation d’aide d’autres thérapeutes et des personnes  en contact avec un public en souffrance.

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Sophro-Analyse: Explications sur cette forme de thérapie

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Sophro-Analyse: Explications sur cette forme de thérapie

sophro analyse

La sophro-analyse est une forme de thérapie mise en place par Claude Imbert. Cette médecin travaillait énormément sur elle mais avait la sensation de ne pas réussir à trouver un apaisement complet malgré les différentes thérapies entreprises. Formée entre autre à la sophrologie, elle a eu l’intuition qu’aller revisiter son vécu intra-utérin et sa naissance pouvait être porteur de sens.

Elle a donc expérimenté des protocoles pour tenter cette expérience et a découvert la richesse des voyages qu’elle réalisait : elle a pu ainsi se reconnecter à des sensations, des émotions, des informations sur les 9 mois passés dans le ventre de sa maman et a découvert entre autre qu’elle avait un jumeau à l’origine qui n’a pas survécu (comme cela arrive très fréquemment dans des grossesses classiques). Ainsi, elle a non seulement compris l’origine de son mal-être et pu ainsi l’apaiser mais elle a aussi  créé cette discipline : la sophro-analyse.

A travers des protocoles de sophrologie spécifiques, nous pouvons nous connecter à ce que nous avons vécu dans l’intra-utérin. En effet, notre inconscient a stocké toutes ces informations et nous pouvons les retrouver si la barrière du mental est suffisamment apaisée pour nous laisser y aller. Pour cela, la respiration,  la détente musculaire et la mise en place de symboles ressources que va proposer la sophrologie vont permettre de nous amener de manière sereine et apaisée dans un état de conscience modifiée, c’est-à-dire proche du sommeil sans pour autant sombrer.




Dans cette zone de travail, notre inconscient est à fleur de conscience et nous pouvons y accéder plus facilement. Nous avons alors l’opportunité de revivre toute la grossesse nous concernant ainsi que notre naissance : cela se traduit par des sensations, des images, des ressentis physiques et des émotions. Nous pouvons bien sûr nous baser sur des informations que nous aurions entendues concernant cette période mais même si nous ne connaissons absolument rien de ce qui a pu se dérouler pendant ces quelques mois, nous retrouvons tout le matériel nécessaire pour travailler ensuite à une meilleure compréhension de notre fonctionnement et donc à notre mieux être.

En effet, pour tous, cette phase intra-utérine représente la construction physiologique de l’être humain : nous partons d’une simple cellule et nous devenons un petit nourrisson, avec tous les organes nécessaires à notre survie. Mais de plus en plus de scientifiques et spécialistes de la question se mettent d’accord sur le fait que nous commençons notre construction psychologique aussi pendant cette phase : le nourrisson à la naissance a déjà des souvenirs (par exemple, il semble reconnaitre la chanson que ses parents lui ont fait écouter régulièrement pendant la grossesse), il a aussi déjà un caractère…

Finalement les événements de cette période très particulière vont marquer de manière pérenne la psychologie de ce nouvel être humain. En effet, il s’agit des premières expériences en la matière et comme une première empreinte de pas va être particulièrement visible sur un champ de neige fraiche, elles vont singulièrement  marquer la psyché et donc la manière de voir le monde. Par exemple, l’embryon qui se forme dans une trompe descend celle-ci pendant quelques jours puis se lance dans la cavité utérine : là, il doit réussir à s’accrocher rapidement et fortement à la paroi pour survivre.

Ce premier saut dans le vide va pouvoir laisser une empreinte très forte sur la manière dont l’enfant puis l’adulte qu’il devient vit l’inconnu et les changements. De la même manière, la première cellule a un stock de nourriture qui lui permet de survivre jusqu’à ce qu’elle réussisse à s’accrocher à cette paroi utérine qui prendra ensuite le relai pour l’alimenter. Ce stock n’est pas inépuisable et elle a donc un temps donné pour effectuer toute la descente de la trompe et s’implanter dans l’utérus : nous avons ainsi notre première expérience de rapport au temps qui passe ! Bien entendu, notre connexion à notre maman va aussi nous permettre de ressentir toutes ses émotions et nous allons ainsi avoir une première expérience du monde à travers celles-ci.

Tous ces évènements vont être l’occasion pour nous de nous positionner, car  nous avons déjà notre libre arbitre qui nous permet de choisir la manière dont nous vivons l’expérience, avec cependant un biais : notre cerveau est complètement binaire, nous ne pouvons penser qu’en noir et blanc, pas de nuance, pas de compromis, pas d’analyse de la situation ou des ressentis ! Soit j’aime, soit je déteste, soit j’accepte, soit je refuse (cette caractéristique reste présente chez l’enfant jusque 12 ans environ, à partir de là, son cerveau est suffisamment mature pour réfléchir de manière plus analytique). Ainsi, une même expérience va pouvoir laisser une empreinte diamétralement opposée chez 2 individus différents.

Si l’on reprend l’exemple de la situation du docteur Imbert : à l’origine, il y avait 2 œufs fécondés mais l’un des deux n’a pas survécu, celui qui reste peut tirer comme conclusion de cette expérience qu’il doit vivre pleinement voire 2 fois plus ou alors déclencher un syndrome du survivant et se sentir coupable et vide.

Ainsi, vous pouvez imaginer que revivre cette période intra-utérine est une expérience excessivement riche, remplie d’émotions très fortes et pleine d’informations très significatives sur notre vécu, la manière dont nous l’avons perçu et ce que nous en avons fait qui a un impact encore aujourd’hui dans notre vie d’adulte.

Bien entendu, nous ne nous arrêtons pas à cette étape et nous avons besoin d’une phase d’analyse pour tirer tous les bénéfices de cette pratique. Claude Imbert a ainsi choisi de coupler ces expériences de réminiscence de ce vécu intra-utérin et l’analyse transactionnelle (d’où le terme sophro-analyse) : ce courant de la psychologie vient des Etats-Unis et a été créé par Eric Berne, un psychiatre américain du milieu du 20eme siècle.

Celui-ci a imaginé cette nouvelle grille de lecture du fonctionnement humain en souhaitant qu’elle soit la plus facile d’accès en opposition avec une certaine forme de jargon de spécialiste inaccessible aux non-sachants. Basée sur des concepts simples de communication et de développement de l’enfant, elle permet de comprendre les mécanismes que l’on met en place enfant pour s’adapter au monde qui nous entoure, la continuité de ces choix dans notre vie d’adulte et la transformation de ce qui ne nous convient plus : elle est donc tout à fait adaptée à la compréhension, l’analyse et la modification des empreintes de notre vécu intra-utérin.

Une sophro-analyse dure une bonne année voire 2 ans et alterne des visualisations, l’intégration des différents concepts d’analyse transactionnelle, la conscientisation et l’analyse des informations recueillies en visualisation  et leurs impacts dans notre vie de tous les jours et bien sûr des outils pour aider à changer si nécessaire.




Elle est particulièrement recommandée quand on a déjà beaucoup travaillé sur soi mais sans réussir à ressentir un mieux être, quand on sait que notre vécu intra-utérin et/ou notre naissance a pu être difficile à vivre à cause d’évènements particuliers ou quand on a l’intuition que cela pourrait nous permettre de nous sentir mieux, ici et maintenant.

\Quelque soit la raison qui nous pousse à nous lancer sur ce chemin, il nous permettra d’aller à la rencontre de nous même, dans notre version la plus originelle mais aussi de nos parents dans ce qu’ils ont de plus intimes : c’est une expérience magique, très douloureuse parfois mais avant tout extrêmement riche de sens et d’apaisement.

A propos de l’auteur: Aurélie Ingrand

Après avoir travaillé 10 ans en entreprise comme ingénieure, Aurélie Ingrand a cherché à mettre plus de sens et de valeur dans sa vie professionnelle. Elle s’est alors formée  à l’institut Cassiopée (www.cassiopee-formation.com) et est devenue sophrologue et thérapeute en relation d’aide (forme de psychothérapie) : elle reçoit ainsi des personnes en difficulté pour les accompagner vers un mieux  être en utilisant ces deux types d’approches complémentaires. Son cabinet est situé sur Paris. Elle forme aussi à la relation d’aide d’autres thérapeutes et des personnes  en contact avec un public en souffrance.

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herboristerie

Herboristerie: définition, état des lieux

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Herboristerie: définition, état des lieux, perspectives

herboristerie

L’herboristerie consiste à préparer et vendre des plantes médicinales. On peut décrire cette discipline comme une médecine complémentaire, qui utilise ces plantes de différentes manières : par exemple sous forme de liquides, de tisanes, de capsules à avaler, d’onguents, de sirops, d’huiles essentielles, de cataplasmes… Celui ou celle qui pratique l’herboristerie, l’herboriste, peut également acheter des préparations pour les revendre, les cultiver, les transformer, les commercialiser, ou bien peut tout simplement conseiller les patients.

Il s’agit d’une tradition médicale qui existe dans toutes les cultures, et ce depuis que l’Homme a commencé à essayer de se soigner : on retrouve déjà des traces de l’utilisation des simples comme soin dès la Préhistoire, et les bienfaits de certaines plantes utilisées en herboristerie ont même été officiellement reconnus par les scientifiques.

Aujourd’hui pourtant, ce métier a presque disparu et est fortement contesté par les pharmaciens. Néanmoins, la récente croissance de la demande de remèdes naturels tend à faire réapparaître peu à peu et à réhabiliter cet art perdu.




L’herboristerie ne se contente pas de soigner les maladies déjà déclarées : elle peut également être utilisée en prévention de certains maux. En outre, la médecine n’est pas son seul champ d’application, puisque que les simples peuvent aussi être utilisées en cuisine, ou en cosmétiques par exemple.

C’est un domaine très vaste, qui regroupe différentes utilisations et perception des plantes. Par exemple, on retrouve en herboristerie l’aromathérapie, qui exploite le parfum des plantes (c’est notamment le cas avec la conception d’huiles essentielles par exemple, qui peuvent aussi bien avoir des effets de relaxation que d’antiseptique), ou encore la gemmothérapie, qui se concentre sur les bourgeons et les jeunes pousses de plantes, encore tout gorgés de sève, pour en extraire au maximum les vertus.

Bienfaits de l’herboristerie

armoire herboristerieRécolter avec respect et parcimonie les plantes permet d’en obtenir un concentré de principes actifs qui peut s’appliquer et s’adapter à chaque besoin ou souffrance. C’est une technique à la fois économique, écologique et saine.

L’efficacité des plantes a été maintes fois reconnue ; en fait, elles peuvent agir de plusieurs façons : soit directement sur l’organe ou la partie du corps ciblé(e), soit sur l’ensemble de l’organisme. Les effets et leur vitesse peuvent être variables : on peut observer un résultat quasi-immédiatement après utilisation du remède, ou bien au bout de quelque temps, après plusieurs prises.

Comme on l’a évoqué plus haut, l’avantage d’utiliser des plantes comme remède, c’est qu’elles ont conservé tous leurs principes actifs, et qu’elles provoquent peu d’effets secondaires. Les personnes à la santé fragile peuvent donc en user abondamment. En revanche, en conséquence, il faut être vraiment prudent avec leur utilisation, et éviter toute erreur qui pourrait s’avérer grave en se référant à un(e) expert(e).

Attention, l’herboristerie ne s’oppose pas à la médecine moderne actuelle, loin de là. En revanche, elle permet de traiter des symptômes et de soulager tout en douceur des petites souffrances ou troubles du quotidien, souvent délaissés par la médecine pharmaceutique, mais qui perturbent pourtant la vie de tous les jours. Son champ d’action est très vaste, et agit aussi bien sur les affections physiques que psychiques.

Au niveau physique, d’abord, l’herboristerie peut aider à soigner des problèmes de peau (eczéma, acné, etc), des allergies, des varices, des infections (rhumes, grippes, sinusites, bronchites…), des problèmes digestifs (constipation, diarrhée, problèmes liés au foie en particulier), diverses douleurs (osseuses, articulaires, inflammatoires, menstruelles, musculaires, ou bien suite à un traumatisme), plusieurs problèmes liés à la ménopause ou à la prostate…




En plus de constituer un traitement pour soigner des troubles, l’herboristerie peut aussi être utilisée pour fabriquer des produits cosmétiques ou des produits d’hygiène, en utilisant certaines vertus régénérantes, nettoyantes et revitalisantes de plantes précises. On peut donc fabriquer des décoctions pour se laver, pour prendre soin de sa peau, de ses cheveux… etc.

D’un point de vue psychique ensuite, un(e) herboriste pourra vous procurer des remèdes au stress, à l’angoisse, aux insomnies, à l’anxiété, et même aux problèmes de mémoire par exemple.

Par ailleurs, même si elle n’est plus reconnue en France, l’herboristerie est l’une des médecines traditionnelles les plus utilisées et répandues au monde. Il existe donc de nombreuses dérives, qui peuvent être dangereuses, et qu’il faut pouvoir éviter ; pour cela, chacun se doit d’être bien entouré et bien conseillé, afin de pouvoir se soigner dans les meilleures conditions

L’herboristerie en pratique

Les plantes médicinales peuvent se préparer en fabriquant des teinture-mères de plantes fraîches mélangées à de l’alcool, ou bien en fabriquant des teinture-officinales de plantes sèches ( elles aussi mélangées à de l’alcool), en infusion, en décoction, en macération, en baume…

Chaque préparation est utilisée en fonction de la pathologie observée, et de la personne qui souhaite y avoir recours (bébés, enfants, personnes âgées…).  L’intérêt d’utiliser des plantes médicinales réside dans sa facilité d’adaptation : tous les remèdes peuvent être préparés individuellement, réalisés pour répondre directement aux besoins personnels de chacun.

Ce qui caractérise l’herboristerie, ce sont ses méthodes : on cueille des plantes directement, et l’on en sélectionne uniquement les parties nécessaires. Ensuite, trois méthodes principales sont utilisées pour réaliser les préparations : l’infusion, la décoction, et la macération. Selon le problème ou le souhait du patient, il existe différentes manières d’administrer ou d’absorber le remède : par lavement ou injection, par cataplasme ou application directe sur la peau (notamment à l’aide de compresses ou de lotion), par ingestion (sous forme de tisane, de gélule ou bien de poudre mélangée aux aliments par exemple), par bains de bouche ou gargarisme, par fumigation, ou bien par le bain du corps ou bien d’une partie précise dans de l’eau mélangée à la solution médicinale.

Origine

En France, le diplôme d’herboriste a été supprimé sous le régime de Vichy en 1941, sous la pression exercée par les pharmaciens depuis plusieurs années, qui conteste les résultats et la pertinence de l’herboristerie

D’environ 4500 à l’époque, il n’y en a malheureusement aujourd’hui pas plus de 10 en France ; l’herboristerie la plus ancienne étant celle du Père Blaize fondée en 1815 à Marseille.

Au contraire de la France, en Belgique, en Allemagne ou en Italie par exemple, plusieurs milliers d’herboristes existent et peuvent exercer librement leurs pratiques.

Légalement, seuls les pharmaciens ont le droit de vendre des plantes médicinales, bien que leur formation dans ce domaine soit de plus en plus évasive (par exemple, ils n’étudient plus la botanique).

Cependant, situation paradoxale, depuis 2014 un décret autorise l’emploi de plantes médicinales sous forme de compléments alimentaires qui peuvent être vendus par d’autres personnes que les pharmaciens. 542 plantes sont concernées, et la liste augmente constamment.

Actuellement, Joël Labbé, sénateur du Morbihan, se bat pour réhabiliter ce métier dans notre pays.

Il y a aujourd’hui en France 6 écoles reconnues par les professionnels, et qui proposent des formations en plantes médicinales, en abordant plusieurs matières (la botanique, l’anatomie, la biochimie, la pharmacognosie…). Elles délivrent en fin de cursus un certificat non reconnu, dans l’espoir qu’il le soit un jour.

A propos de l’auteur: Marjorie Miquel

Marjorie MIQUEL, praticienne en naturopathie, iridologie et réflexologie, diplômée de l’Institut Français des Sciences de l’Homme (Nice): https://www.ifsh.fr/

Je pratique la naturopathie depuis 2013, faisant appel principalement à la phytothérapie, j’ai choisi de me perfectionner et de suivre un cursus d’herboriste (spécialisation à la connaissance et aux usages des plantes aromatiques et médicinales), j’ai donc obtenu ma certification auprès de l’École Bretonne d’Herboristerie à Plouneour Ménez: http://www.capsante.net/wordpress/?page_id=357

Je suis inscrite au Syndicat des Professionnels de la Naturopathie

Depuis début 2018 je suis formatrice auprès de la fédération Edelweiss https://formations-edelweiss.org 

et je peux désormais transmettre mes connaissances sur les Elixirs floraux (Bach et DEVA).

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Guérisseurs, qui sont-ils, que font-ils ?

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Guérisseurs, qui sont-ils, que font-ils?

guérisseur

Guérisseur… ce terme riche de promesses dégage un parfum de mystère. Il intrigue, inspire le respect ou la moquerie, effraie parfois, mais que recouvre-t-il vraiment ?

Le guérisseur, la guérisseuse, sont-ils les rebouteux de nos campagnes, les coupeurs de feu aux dons hérités d’ancestrales lignées, les sorcières dansant sous la lune, les chamans couverts d’amulettes, ou encore les magiciennes et les druides cueillant les herbes bénéfiques au cœur de la forêt ? Que sont-ils, que font-ils ?

Si l’imaginaire populaire aime à parer les guérisseurs d’oripeaux étranges et de pouvoirs extraordinaires, il est vrai que certaines des particularités qui leur sont prêtées sont justifiées par le simple bon sens.




Guérisseurs et guérisseuses

Selon qu’ils sont homme ou femme, on n’attend généralement pas la même chose des guérisseurs. Aux femmes sont généralement dévolues la connaissance des plantes et des formules qui guérissent, celle des cycles de la nature, la prédiction de l’avenir personnel, ainsi que la protection des parturientes et des enfants. Le domaine de l’eau est le leur. Aux hommes sont plus souvent attribués les soins manuels aux hommes et aux bêtes, l’usage des sorts (malédictions mais aussi exorcismes), la prédiction de l’avenir collectif et la familiarité avec les esprits de la nature. Le feu est leur élément de prédilection. Notons bien, toutefois, que ceci est variable selon les cultures et les époques.

Néanmoins, les femmes étant traditionnellement maîtresses de la cuisine et du foyer, et naturellement soumises aux cycles menstruels, leur compétence dans le domaine intérieur au sens large est normalement reconnue. Aux hommes, maîtres de la terre et responsables des activités collectives, les compétences en relation avec l’extérieur. Nous retrouvons ici les aspects yin et yang de la philosophie chinoise, qui associe – entre autres – le froid, l’apaisement et l’influence lunaire au versant féminin, et la chaleur, l’activité ainsi que la force solaire au pôle masculin.

De nos jours en Occident, on remarque que la plupart des magnétiseurs et rebouteux sont des hommes, tandis que la plupart des voyantes et des phytothérapeutes sont des femmes. Cela dit, la publicité engendre un phénomène auto-entretenu d’adaptation aux stéréotypes.

Le guérisseur, l’homme au don

Le guérisseur peut avoir un don, c’est-à-dire une compétence qui lui a été donnée, par un ascendant de sa famille ou un autre guérisseur qui l’a choisi. Il s’agit généralement d’une compétence bien particulière (ex : aptitude à enlever la douleur, à activer la cicatrisation, à communiquer avec des esprits, à préparer un remède efficace). Le plus souvent, ce don s’accompagne d’une période de formation, qui peut être très longue (plusieurs années voire plusieurs décennies) et peut aussi dans certains cas aboutir à un reniement de la part du guérisseur formateur, si son élève ne suit pas ses principes ou son esprit de soin.

Le guérisseur peut s’être senti appelé, ou irrémédiablement porté, dès le plus jeune âge ou à un moment plus tardif de sa vie, vers le soin ou le secours aux autres, souvent dans un domaine défini et pour des êtres en particulier : animaux, plantes ou humains. L’expérience, la passion nourrie d’un apprentissage inlassable, l’écoute et la délicatesse viendront constituer son don – en ce sens que, dans le mouvement ininterrompu de la vie, le don est à la fois ce qui a été reçu et ce qui peut être donné…

Le guérisseur, celui qui prévient

Le mot guérir provient d’un verbe allemand qui signifie garantir, protéger. Initialement, le guérisseur est celui qui garantit la santé, qui protège les hommes, les animaux et les cultures.

Le guérisseur est celui qui pressent le mal et prévient par ses paroles ou ses actions. Intuitif, il ressent les déséquilibres ; observateur, il remarque les signes avant-coureurs de la maladie. Pour cela il doit être le plus lucide de sa communauté, le plus intimement connecté au monde interne et externe, visible et non-visible, physique et spirituel. Il s’applique à s’imprégner des relations existant entre les éléments de la nature, de manière à développer son intuition sur la base de connaissances approfondies et d’une vision englobante.

Son rôle préventif est celui d’un éducateur, d’un conseiller qui aide ses pairs à renforcer, réparer, rééquilibrer en permanence leurs relations avec l’environnement.




Le guérisseur, l’intercesseur

Le guérisseur se situe souvent un peu à l’écart de la communauté, soit de par sa position dans la pyramide des âges (aïeul, ancien) soit de par sa position dans la pyramide sociale (ermite, reclus, marginal). Ce mode de vie en retrait est un choix ; il est plus aisé de porter un regard lucide sur un mouvement dont on ne fait pas, ou plus, intimement partie. En outre, les forces de la nature qui nourrissent les activités du guérisseur sont plus puissantes à mesure qu’on s’éloigne de la civilisation.

Le guérisseur jour le rôle d’intercesseur entre les lois de la nature (cycles, esprits, énergies, tendances, etc.) et le consultant. Il veille à entretenir sa propre vitalité et la pureté de ses sens pour être un médiateur le plus sain possible dans sa perception et sa transmission des énergies vitales et des messages des esprits. Dans les communautés traditionnelles, le guérisseur porte souvent des attributs symboliques (fragments animaux, minéraux, végétaux) le reliant à certaines forces naturelles.

Le guérisseur, celui qui relie et délie

Le guérisseur intervient, non comme force agissante, mais comme un intermédiaire ou comme un interprète. En ce sens, c’est un médium. Par le geste, la parole et les rituels qui lui sont propres,

– il s’attache à relier les éléments qui s’opposent, nouer des liens nouveaux, réparer les relations profanées, rétablir les flux interrompus.

– il aide à délier les pensées, dénouer les muscles, désentraver les mouvements et dégager les chemins de vie.

Dans certaines cultures, le guérisseur est celui qui est capable d’annuler ou de contrer le mauvais sort jeté par un tiers malveillant, responsable de la maladie ou du trouble. Le guérisseur doit être capable d’identifier la personne malintentionnée, le type de sort utilisé et de se montrer plus puissant que le jeteur de sort. Il joue ainsi le rôle d’un protecteur.

Les rituels de guérison

De nos jours encore, les méthodes des guérisseurs sont très diverses, selon les pays et les régions. Ils peuvent utiliser leur seule pensée (intuition, intention), le souffle (chant, psalmodie, prière ou récitation de formules), les sons et vibrations (tambours, gongs, clochettes, etc.), l’imposition des mains, le massage, diverses manipulations, la danse, la transe, le don d’éléments consacrés ou magnétisés (pierres, tissus, amulettes, etc.), la communication avec les esprits, des préparations à base d’herbes médicinales, de minéraux (pierres, argile, cendres, etc.) ou de produits animaux (sang, lait, poils, etc.), ou encore différents rituels plus ou moins complexes et plus ou moins secrets.

Le guérisseur n’est généralement pas le seul actif lors du processus de soin. En particulier pour les soins incluant la méditation, les psalmodies, les chants et la danse, la pleine participation du consultant est nécessaire. Il ressentira ainsi profondément l’effet des ondes, des vibrations et des mouvements sur son organisme et son psychisme.

En France, les guérisseurs adaptent généralement leurs pratiques à la législation, au mode de vie et à l’ouverture d’esprit des consultants. N’hésitez pas à échanger avec le guérisseur que vous consultez, à lui poser des questions et à lui faire part de vos ressentis après la séance ; de même, si l’effet n’est pas immédiat ou différent de celui que vous attendiez, dites-le lui. Le soin n’est pas un consommable, il repose sur une relation dont la qualité dépendra de l’attention qu’on lui porte.

A propos de l’auteur: Emma DUBOS

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Emma Dubos

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ayurveda

Ayurveda: Définition, histoire, principes, bienfaits, références

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Ayurveda: Définition, histoire, principes, bienfaits, références

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Définition/ Qu’est-ce que l’Ayurveda ?

L’Ayurveda est un ensemble de pratiques permettant à chacun de nous de demeurer dans un état de santé idéal selon ses besoins. C’est une thérapie intégrale et complète qui vise la longévité sans souffrances ni maladies.

Cet ensemble de pratiques est un mélange de science et de philosophie, qui trouve ses racines dans l’Inde védique, il y a plus de 4500 ans. Ayurveda est composé de 2 mots sanskrit : Ayus qui signifie vie, force vitale, et Vid qui veut dire connaissance, science. L’Ayurveda est tout à la fois connaissance de la Vie, Art du Vivant et Science de la Longévité.

L’Ayurveda s’attache à maintenir l’homéostasie entre le physique, le mental, l’émotionnel et le spirituel. Pour ceci, le corpus ayurvédique propose une multitude de pratiques et de soins qui vont permettre de maintenir ou de retrouver l’équilibre nécessaire à la bonne santé des 4 entités précédemment citées, afin d’éviter la maladie.




Cette approche rejoint certaines autres médecines traditionnelles anciennes comme la médecine chinoise ou la médecine tibétaine. Elle est par contre très éloignée de l’approche occidentale, qui privilégie l’aspect curatif à l’aspect préventif, l’une des forces majeures de l’Ayurveda. Pour autant, l’Ayurveda se veut complémentaire de la médecine allopathique moderne, notamment dans le traitement de certaines pathologies pour lesquelles l’Ayurveda accompagne le processus thérapeutique en prenant en compte les dimensions spirituelles et émotionnelles ignorées par la médecine moderne.

L’Ayurveda est reconnue par l’OMS depuis 1982 comme système de santé traditionnel.

Histoire et origine

ayurveda inde

Les origines de l’Ayurveda remontent à plus de 5000 ans. Ce sont les Rishis, les Sages de l’Inde ancienne, qui ont d’abord transmis ce savoir oralement. Il a ensuite été retranscrit dans les Vedas (ensemble de 4 traités enseignant la Vie sous ses différents aspects philosophiques et spirituels, et dont l’Atharva Veda est le traité dans lequel on trouve le plus de références à l’Ayurveda) puis dans des traités purement ayurvédiques, comme Charaka Samhita, Sushruta Samhita et Ashtanga Samgraha. Ces traités ayurvédiques sont toujours utilisés aujourd’hui pour transmettre et enseigner l’Ayurveda.

L’Ayurveda se compose de 8 branches (Ashtanga Ayurveda) qui vont permettre d’explorer tous les domaines de la Vie, que ce soit la médecine interne (Kaya-Chikitsa), la psychologie (Bhoot-Vidya) ou encore la pédiatrie (Kaumarbhruta).

Jusqu’au 16ème siècle, l’Ayurveda va continuer à être transmis et enseigné, d’autres traités vont être écrits permettant de toujours mieux comprendre les fondements de cette médecine millénaire.

Mis de côté pendant les diverses périodes d’occupation du pays (par les Moghols puis par les Anglais), l’Ayurveda vit depuis quelques décennies un véritable renouveau en Inde, mais aussi dans les pays occidentaux.

Grands principes

Ayus qui signifie Vie en sanskrit est la combinaison de 4 entités :

  • Sharir : le corps physique, par essence voué à disparaître
  • Indriya : les organes des sens
  • Satva : l’Esprit
  • Aatman : l’Âme, indestructiible

L’Ayurveda est fondé sur la théorie des 5 éléments (Panchamahabuta en sanskrit), qui sont Akash (l’éther, le cosmos), Vayu (l’air), Agni (le feu), Apas (l’eau) et Prithivi (la terre). Ces 5 Grands Eléments se retrouvent dans les 3 Doshas, qui sont les 3 énergies vitales qui nous constituent (ou Tri Doshas) :

  • Vata : combinaison de Akash et Vayu (Air et Ether)
  • Pitta : combinaison de Agni et Apas (Feu et Eau)
  • Kapha : Apas et Prithivi (Terre et Eau)

Chacun d’entre nous naît avec une constitution doshique individuelle appelée Prakriti. Cette constitution est déterminée par différents facteurs. La plupart du temps, on retrouve un Dosha dominant, et un dosha secondaire. La majorité d’entre nous a une constitution composée d’un dosha dominant et d’un autre dosha secondaire (ou mineur). Le dosha dominant va déterminer notre apparence physique, le fonctionnement de notre corps (métabolisme, stockage …), nos capacités intellectuelles et notre caractère. C’est aussi notre dosha dominant qui sera déterminant dans la prédisposition à certains déséquilibres et maladies.

On peut facilement trouver des tests simples permettant de déterminer son Dosha dominant. Ces tests ne remplacent cependant pas une consultation avec un thérapeute ayurvédique (appelé Vaidya quand il est médecin, ou consultant/praticien en fonction de son cursus de formation) qui utilisera d’autres moyens (comme la prise du pouls appelée Nadi Pariksha, l’examen des yeux et de la langue etc…) afin de déterminer au plus près votre Prakriti et les éventuels déséquilibres associés ainsi que les moyens à mettre en œuvre pour y remédier.

L’objectif principal de l’Ayurveda va donc être de maintenir l’énergie des Doshas en équilibre afin de permettre le fonctionnement physiologique du corps en adéquation avec notre Prakriti.




Pour cela, l’Ayurveda dispose de différents moyens qui seront adaptés à chacun en fonction de sa constitution doshique : le Panchakarma (ensemble de thérapies visant à nettoyer et désintoxiquer le corps, incluant notamment les différents massages ayurvédiques), les médicaments (à base de plantes et d’épices principalement), le régime alimentaire et la régulation du mode de vie.

Parmi les exercices physiques et mentaux recommandés par l’Ayurveda, citons le Yoga, le Pranayama (exercices de respiration yogique), la récitation de Mantras, la méditation.

L’Ayurveda recommande une routine quotidienne (Dinacharya) composée de différents exercices et thérapies. Cette routine prend en compte l’heure et la saison, toutes 2 étant aussi régies par les Doshas, c’est à dire l’Energie cosmique ou Energie vitale.

Bienfaits de l’Ayurveda

L’Ayurveda est particulièrement indiqué pour traiter des pathologies chroniques, mais pourra aussi intervenir en soin de support dans des pathologies plus aiguës.

Parmi les indications on retrouve :

  • Les troubles digestifs : constipation, flatulences, acidité, hémorroïdes…
  • Les troubles du système nerveux : insomnie et troubles du sommeil, anxiété, dépression, migraines…
  • Douleurs articulaires et musculaires
  • Diabète
  • Allergies : eczéma, psoriasis, asthme…
  • Maladies inflammatoires
  • Certains troubles du système cardio-vasculaire
  • Addictions (tabac, alcool…)

Outre ces indications thérapeutiques, l’Ayurveda vise en 1er lieu à maintenir chacun de nous en bonne santé, et donc à vivre notre vie le plus sereinement et paisiblement possible.

En pratique

Les 2 objectifs principaux de l’Ayurveda vont être le maintien de la santé et la guérison des maladies causées par un déséquilibre interne et/ou externe. Pour ceci, l’Ayurveda va s’appuyer principalement sur l’alimentation (Ahara), sur nos habitudes de vie (Vihara) ainsi que sur notre état d’esprit (Manovyapara).

L’alimentation est le pilier clé de l’Ayurveda. En comprenant quels aliments nous sont bénéfiques et quels autres nous sont contre indiqués selon notre Prakriti, en adaptant notre alimentation aux différents moments de la journée et aux saisons, nous pouvons retrouver et maintenir l’équilibre nécessaire à notre Santé.  

L’Ayurveda est avant tout un mode de vie et une philosophie. Il est évident qu’il est impossible de tout changer du jour au lendemain, car nos habitudes de vies sont intimement liées à notre éducation, à notre culture, à tout ce qui nous a été transmis depuis l’enfance. Il est donc nécessaire d’être accompagné par un thérapeute formé à l’Ayurveda, qui saura vous guider et vous conseiller.

La mise en place de la routine quotidienne, appelée Dinacharya, est un 1er pas, car elle va permettre de poser les bases d’une vie plus saine, plus connectée à soi et à l’Energie de la Nature (ou Energie Cosmique). Apprendre les gestes simples de l’auto-massage, des exercices simples de Yoga et de Pranayama, quels aliments privilégier et quels épices utiliser vont permettre de retrouver petit à petit des sensations oubliées, de corriger les déséquilibres qui nous gênent au quotidien, et d’éviter des troubles plus sérieux.

Le thérapeute ayurvédique, qu’il soit praticien/consultant ou médecin, pourra vous proposer un programme de soins adapté à votre constitution et à vos éventuels troubles actuels. Ce programme de soins comprendra en général des massages à base d’huiles thérapeutiques (Abhyanga), des exercices de yoga et de respiration, la prise éventuelle de plantes et d’épices, et un régime alimentaire adapté.

Références

A propos de l’auteur: France Corroyez

Infirmière à l’hôpital pendant 25 ans, j’ai choisi de me former à l’Ayurveda en France et en Inde. Je suis installée à Paris dans le 11ème arrondissement, où je reçois les personnes souhaitant une prise en charge holistique de leur santé, en mettant l’accent sur la prévention des déséquilibres conduisant aux maladies. Je propose des consultations ainsi que différents soins et massages. J’organise régulièrement des sessions de formation à l’Ayurveda en collaboration avec des praticiens et médecins ayurvédiques indiens.

Les 2 centres indiens avec lesquels je travaille sont le centre Chakrapani à Jaipur, dont l’antenne en France est le Centre Ayurveda d’Aquitaine:
https://www.chakrapaniayurveda.com/
http://www.massages-ayurvedique.com/
Et le centre Uvas Ayurveda à Bangalore: www.ayurslim.in/

Site internet de France Corroyez

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Clarification: ce que c’est, son origine, le processus, les séances

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Clarification: ce que c’est, son origine, le processus, les séances

clarification

«La seule solution dans la vie réside dans une amélioration des relations.»  Charles Berner, créateur de la Clarification

La Clarification est une approche relationnelle qui rétablit votre connexion au monde en vous apprenant à vous exprimer de façon complète, directe et vraie.

Le processus agit à tous les niveaux de l’être : mental, émotionnel, corps, esprit.

La méthode de la Clarification se base sur le constat que de nombreux problèmes et souffrances au sein de nos relations ont pour origine les manques de communication et les incompréhensions.




Quelles sont les visées de la Clarification?

  • VOUS RAMENER À VOUS

Le processus vous sort de la confusion mentale et vous ramène à Vous, un Individu conscient et libre de choix (et non une personne perdue dans ses difficultés).

Depuis ce vrai « Vous », vous êtes en pleine capacité pour :

  • CRÉER UNE MEILLEURE RELATION AVEC LES AUTRES

  1. Agrandissez votre capacité à faire passer vos messages avec clarté, vérité et responsabilité, dans toutes vos relations, et à comprendre les autres.
  2. Transformez votre mode relationnel en apprenant à vous connaître et à connaître les autres, à vous respecter et à les respecter. Ainsi, vous prenez soin de vos relations. Dans cette nouvelle forme d’interaction, problèmes et conflits se dénouent peu à peu. Votre vie se met en ordre et trouve du sens.
  • SE LIBÉRER

Le processus vous libère de ce qui entrave votre existence : les tensions et les charges dues aux incompréhensions, à la culpabilité, à l’impact des traumas.

Une fois que vous avez amélioré votre relationnel et que vos problèmes courants ne captent plus toute votre attention, la visée essentielle de la Clarification devient de vous libérer des croyances mentales figées : comportements répétitifs qui modèlent et conditionnement votre avenir.

C’est la pièce maitresse de la Clarification, car on agit là sur l’origine des problèmes actuels et chroniques.

  • CHOISIR SA VIE

Vos choix deviennent conscients et responsables et vous construisez votre vie sur des fondations stables, saines, qui vous correspondent. Vous transformez vos obstacles en occasions de croissance personnelle, et poursuivez les buts qui vous tiennent à cœur.

Résultats du processus

seance clarification

Vous devenez capable d’assumer pleinement votre propre vie, de prendre vos décisions avec responsabilité, en conscience des conséquences de vos actes sur les autres. Vous êtes libre d’acquérir les ressources nécessaires à la réalisation de vos projets, en différenciant ce qui vous est possible et ce qui vous est impossible. Votre conduite n’est plus dictée par votre environnement passé ou présent. Vous n’êtes plus sous l’influence des conditionnements sociaux intériorisés. En bref, vous êtes sorti d’un état « victime » et vous agissez au lieu de réagir.

Déroulement d’une séance

Dans un environnement aménagé de manière à ce que rien ne vienne déranger le bon déroulement de la séance, « clarificateur » et « clarifiant » s’assoient face à face.

Le clarificateur demande au clarifiant s’il est d’accord pour commencer la séance. Puis il l’invite à exprimer, aussi complètement que possible, ce qui s’est passé pour lui/elle depuis la dernière séance et qu’il/elle pense devoir dire au praticien, de sorte qu’une réelle compréhension s’établisse entre les deux individus.

Le praticien lui demande ensuite de définir le sujet sur lequel il/elle veut que porte la séance. Il utilise alors le processus le plus approprié, pour l’aider à résoudre par lui/elle-même ses difficultés et à développer ses capacités à communiquer.

Lorsque le temps de la séance est écoulé, le praticien invite la personne à formuler ses commentaires concernant la séance et à poser toutes les questions qu’elle souhaite poser.

La Clarification utilise un ensemble de techniques qui s’adaptent à chaque instant à la personne et à ses motivations.

Tout au long du processus l’accent est mis sur la qualité du contact entre les deux individus, car c’est de cette relation que dépend en grande partie l’efficacité de la méthode.




En pratique

Les RDV sont individuels, d’une durée d’1h – 1h30 – 2h

Entretien initial gratuit : La première rencontre a lieu dans un entretien d’environ une heure, sur RDV.

  • Les séances en présence

Elles ont lieu en face à face dans un cabinet.

  • Les séances via SKYPE.

appel skype clarification

La Clarification est une méthode dont les bénéfices s’obtiennent tout autant à distance qu’en présence.

  • En suivi régulier pour clarifier les problèmes courants en transformant le mode relationnel.
  • En suivi ponctuel pour faire face à une situation difficile.

Histoire et Références

Créée aux États-Unis par Charles Berner des années 60 à 80, cette méthode trouve ses origines dans les grands courants de sagesse occidentales et orientales et est dotée d’une base éthique profonde. Elle est aussi issue de recherches pointues sur les fondements de la communication.

A propos de l’auteur: Cathy Pascal

Praticienne certifiée en Somatothérapie, Rebirth, en Clarification du Mental et en Clarification Émotionnelle.
Formatrice de thérapeutes pendant 20 ans dans l’école Elementerre-Formations. Formatrice auprès d’équipes d’accompagnants en Soins Palliatifs : « Le Toucher au Cœur des Soins »
Ma propre démarche, mon expérience et mes recherches dans le champ du développement humain et de son plein déploiement constituent un apport constant pour mon accompagnement.
J’ai été formée à la Clarification par Lawrence NOYES, élève direct de Charles Berner

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medecine traditionnelle chinoise

Médecine Traditionnelle Chinoise: Définition, Principes, Fonctionnement

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Médecine Traditionnelle Chinoise: Définition, Principes, Fonctionnement

medecine traditionnelle chinoise

Définition

La Médecine Traditionnelle Chinoise est une technique de soin naturelle qui vise à libérer les blocages physiques, émotionnels et énergétiques pour rétablir l’équilibre et améliorer la santé.

Origine

La Médecine Traditionnelle Chinoise existe depuis ≈ 4000 ans. Elle est née de l’observation de la nature et de son fonctionnement. Ses principes et ses méthodes seront mis par écrit vers 2500 av J-C par l’Empereur Jaune. Lao Tseu, philosophe du début de notre ère apporte sa compréhension de la MTC avec le Taoïsme et décrit cette philosophie dans le Tao Te King ou le Livre de la Voie et de la Vertu.




Principes : le Tao, le Yin & le Yang

De la source créatrice le Tao naissent deux énergies le Yin et le Yang qui engendrent la neutralité pour faire le lien entre elles, c’est le pôle équilibrant. La neutralité produit alors « les dix mille êtres », c’est-à-dire la totalité de l’Univers. Le Yin et le Yang représentent la dualité en toute chose, nécessaire à la vie.

Voici quelques exemples :

tao

Ces énergies imagées par les 2 poissons dans le symbole du Tao :

  • sont interdépendantes : l’une ne peut exister sans l’autre, le féminin ne peut être sans le masculin et vice-versa
  • se transforment l’une dans l’autre : au fur et mesure que le soleil décroit, la nuit arrive et l’inverse se produit à l’aube
  • évoluent dans un cycle permanent de croissance et de décroissance, tout comme les saisons c’est un éternel recommencement.

Ces lois s’appliquent à tout système qui compose l’Univers et donc à l’Etre humain.

Fonctionnement de la Médecine Traditionnelle Chinoise

Les acteurs de transformation : les organes et les entrailles

Selon les principes du Tao, nous évoluons dans un cycle de plusieurs phases. Par analogie et observation de la nature elles sont en lien avec 5 éléments, acteurs de transformation : le Bois, le Feu, la Terre, le Métal et l’Eau.

Chacun a son rôle dans le cycle. Le Bois alimente le Feu qui nourrit la Terre de ses cendres. Elle-même produit le Métal c’est-à-dire les minéraux que l’on va retrouver dans l’Eau. A son tour l’Eau va permettre au Bois de pousser c’est-à-dire les végétaux et ainsi de suite.

De la même manière, chaque élément étant associé à un organe et un viscère de notre corps et à une saison, nous allons retrouver ses relations dans le cycle.

 

Par exemple le Foie par son rôle de détoxification va apporter un sang pur au Cœur qui va nourrir les tissus en lien avec l’énergie de la Rate, responsable de la digestion.

Cet ensemble s’auto-régule quand notre santé est optimum !

Il peut être perturbé par nos émotions, notre hygiène de vie et notre alimentation, l’environnement dans lequel nous vivons …

Le réseau de communication : les méridiens et les points d’acupuncture

  • Les méridiens : 12 au total, sont les voies de circulation du Qi c’est-à-dire de l’énergie de la même manière que le système vasculaire pour le sang, lymphatique pour la lymphe … ils vont permettre à nos organes et entrailles de fonctionner. Quand l’organisme manifeste des troubles physiques, émotionnels et/ou psychologiques, cela traduit un blocage dans la circulation du Qi, un trop plein d’énergie ou une faiblesse d’énergie.
  • Le thérapeute rétablit le flux normal pour un équilibre entre le Yin et le Yang en intervenant sur les points d’acupuncture qui sont les émetteurs/récepteurs d’un méridien.

Les substances : le Qi, le Xue, les Jin Ye, le Jing, le Shen

  • Le Qi est l’énergie dynamise l’ensemble de notre organisme. Il alimente chaque organe et entraille par phase de 2 h. C’est ainsi que le Qi est à son maximum dans le Foie entre 1h et 3h et dans le côlon entre 13h et 15h. Il y a différents Qi, celui apporté par notre alimentation, celui de l’air que l’on respire ou encore celui de nos ancêtres…
  • Le Xue correspond au sang.
  • Les Jin Ye sont les liquides organiques comme la sueur, l’urine, le liquide synovial ou céphalo-rachidien …
  • Le Jing est l’essence vitale stockée dans les Reins, elle nous apporte toute notre force vitale à la naissance pour toute notre vie.
  • Le Shen est notre conscience, elle est stockée dans notre Cœur. Quand notre cœur ne va pas bien notre mental est affecté.

Les autres organes ont aussi une conscience qui leur est propre.




Déroulement d’une séance

Le bilan énergétique

C’est un ensemble de questionnement et d’observation :

  • Quels sont les symptômes et comment ils se manifestent, quels sont les antécédents ?
  • Comment est le teint et la langue ?
  • Prise du pouls sur chaque poignet avec 3 doigts pour identifier le pouls de chaque organe et entraille

Ces informations donnent des indications sur les déséquilibres à réajuster aussi bien au niveau physique, émotionnel et psychologique selon les principes de la MTC.

Action

Le Praticien intervient de différentes manières :

  • travail sur les points d’acupuncture avec des aiguilles, de la moxibustion, des pressions (digitopuncture), un cristal de roche …
  • conseils en hygiène de vie, proposition de compléments alimentaires naturels, de plantes, exercices de Qi Gong, des massages (Tuina) …

Pour Qui, pour Quoi ?

  • Enfants, adultes, seniors
  • Pour des troubles physiques et/ou émotionnels. Quelques exemples : arthrose, fibromyalgie, insomnie, asthme, allergies, surpoids, digestion difficile, insuffisance veineuse, tension nerveuse, cystites, troubles de la fécondité, troubles menstruels, endométriose, stress, angoisse, colère, phobie, deuil, …
  • Et aussi en prévention !

En apportant l’équilibre et en suivant les conseils de votre Praticien en Médecine Chinoise, vous éviterez d’être malade.

Pour info!

En 2016, un centre de MTC s’est ouvert à l’hôpital de la Salpêtrière à Paris.

En Septembre 2017, un service de MTC s’ouvre à Alès avec des consultations dédiées tant le nombre de patients intéressés augmentent !

A propos de l’auteur: Christèle Fournier – Praticienne en Energétique

Depuis toujours je m’intéresse aux médecines naturelles et je les utilise au besoin. Lors d’un problème de santé survenu il y a quelques années, j’ai rencontré une Energéticienne et c’est à ce moment-là que j’ai eu la conviction profonde que j’exercerai ce métier un jour. Où, quand, comment ? Je ne le savais pas encore mais quand votre intuition est bonne et juste avec vous-même, l’Univers met tout en place pour que votre mission se réalise ! Ce qui m’a tout de suite plu dans cette pratique c’est l’attention portée sur la personne dans sa globalité et dans ses différents aspects physiques, énergétiques, émotionnels et psychologiques. En soignant le tout et en allant à la source du problème, les troubles gênants et/ou douloureux diminuent, voire disparaissent pour certains d’entre eux.

Quelque temps plus tard, j’ai eu l’opportunité de quitter mon emploi aux Ressources Humaines. Je me suis formée pendant 2 ans à l’Institut Cassiopée à Paris et je suis maintenant Praticienne en Energétique.

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Christèle Fournier

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Lithothérapie: Etymologie, Histoire, Composition, fonctionnement, utilisation

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Lithothérapie: Etymologie, Histoire, Composition, fonctionnement, utilisation

lithotherapie

Étymologie

Le terme de lithothérapie, ou litho-thérapie, est apparu au courant des années 1970. Le mot « lithothérapie » est d’origine grecque.
Le terme « litho » vient du grec ancien « lithos » et signifie « pierre ». Le terme « thérapie » découle lui du grec ancien « therapeia » qui signifie « soigner ». La lithothérapie, c’est donc le fait d’utiliser des « lithos », pierres, pour « therapeia », soigner, ou encore soigner par les pierres.

Histoire

  • Les médecins de l’Égypte antique vont utiliser les vertus des pierres pour soigner leurs patients en leur disposant plusieurs minéraux de façon précise et étudiée sur le corps. Ce sont les premiers à étudier la symbolique des couleurs
  • Plus tard, les connaissances Égyptiennes influenceront grecs et romains qui utiliseront et étudieront eux aussi les cristaux à des fins médicinales.
  • Des civilisations d’Amérique du sud sculptaient des statues en pierres et cristaux et leur reconnaissaient, eux aussi, volontiers des vertus.
  • Les savants Arabes perfectionnent la classification des pierres et poursuivent les travaux des scientifiques de l’Égypte Antique sur le symbolisme des couleurs, tout en profitant des savoirs traditionnels indiens, notamment issus de la philosophie Bouddhiste et Hindouiste autour des chakras
  • Durant le premier millénaire, l’étude des minéraux s’approfondit considérablement que ce soit en Occident, en Asie, en Amérique, en Afrique ou en Australie.
  • Hildegarde de Binguen, religieuse bénédictine, écrit alors de nombreux récits relatant ses expériences en matière de soins par les minéraux.
  • À partir du 17ième siècle, l’Europe redécouvre l’étude des minéraux grâce notamment à des personnages illustres comme  Nicolas Lemery, le médecin de Louis XIV.
  • C’est bien des décennies plus tard, dans les années 1970 que le terme lithothérapie est créé et devient une discipline à part entière.



Composition

Tous les minéraux se classent en plusieurs catégories (les sulfates, les phosphates, oxydes, carbonates… ) Le classement des minéraux a été créé au 18ième siècle. Il est basé sur leur composition chimique. Il y a huit classes suivant la nature de l’anion dominant.

Chaque pierre ou cristal a une composition chimique différente et possède une ou plusieurs macro et oligo-éléments nécessaires à notre organisme ( calcium dans la calcite, fer dans la magnétite, magnésium dans le péridot …)

C’est grâce à leurs compositions complexes et à l’énergie qu’elles contiennent que les pierres soignent (l’agate procure une stabilité intérieure, le jade renforce les reins et la vessie, la labradorite protège les soignants, la turquoise renforce les yeux…)

Principe de fonctionnement

lithotherapie pratique

Certains pensent qu’au contact de la peau, les atomes en mouvements du minéral se mélangent à ceux de notre corps, agissant ainsi aussi bien sur le plan psychique que physique.

Les minéraux possèdent chacun des vertus qui leur sont propres. Ce sont de puissants réservoirs d’énergie. Portés tout au long de la journée, ou disposés sur le corps lors d’un soin, ils libèrent cette énergie curative et permettent ainsi d’améliorer bon nombre de maux

Principe d’utilisation

Une des méthode les plus efficaces est le port quotidien d’une pierre. Beaucoup de femmes la place dans le soutient-gorge , mais vous pouvez aussi l’utiliser en bijoux (bracelet , collier …) Il est recommandé de porter la pierre quotidiennement le plus près possible de la peau et si possible directement en contact avec elle pour en percevoir davantage les bienfaits.

Cette méthode est très efficace sur le plan spirituel et pour les maux physiques récurrents, car l’action est progressive et a un effet en profondeur.

Plus une pierre est grosse, plus son rayonnement est large et celui-ci s’oriente aussi différemment selon la forme de la pierre ou du cristal.

Mais la pierre peut aussi être placée sous l’oreiller, au centre d’une pièce, à l’entrée de votre maison, dans la chambre d’un enfant… Elle diffusera son énergie petit à petit, régulièrement. Par exemple, il est recommandé de placer un quartz rose dans la chambre des enfants pour les apaiser et les aider à trouver le sommeil, un cristal de roche au milieu d’une pièce de vie favorisera des échanges harmonieux entre les membres de la famille …

Une Séance de lithothérapie

Lors de la séance de lithothérapie, la lithothérapeute disposera sur votre corps allongé différents cristaux correspondant à vos chakras.

Chakra signifie « Roue » ou « Vortex » ou encore « Centres d’énergie ». Notre corps est doté de 7 chakras principaux, situés le long de la colonne vertébrale. Lorsque vous avez un problème dans votre vie, le chakra correspondant à la nature de ce problème se trouve altéré et l’énergie ne se diffuse plus correctement, engendrant alors un mal être.

 Les minéraux sont ici utilisés pour aider vos chakras à se rééquilibrer naturellement.

1er chakra : Chakra Racine

chakra de base, Muladhara.
Situation: Base de la colonne vertébrale, le coccyx.
Couleur dominante: Rouge et noir C’est la force de survie. Le lien avec la Terre-Mère. Il permet de combattre, il donne la force de s’imposer, il procure sécurité et bien-être. Lié à la circulation sanguine, jambes, glandes surrénales. Pierres associées ; jaspe rouge, tourmaline noire, cristal fumé, rubis grenat, obsidienne, œil de taureau

2ème chakra :  Chakra Sacré

chakra du sexe, Swadhisthana.
Situation: Entre le pubis et le nombril.
Couleur dominante: Orange
Stimule la créativité physique, artistique et sexuelle. Lié aux reins, vessie, aux intestins, ovaires. Pierres associées ; cornaline, pierre de soleil, topaze impériale, ambre, calcite orange.

3ème chakra :Chakra solaire

Chakra du plexus solaire, Manipura.
Situation: Plexus solaire, abdomen.
Couleur dominante: Jaune
C’est le centre de toutes les énergies. Vous devenez fort, sain et capable de réaliser les choses qui vous tiennent à cœur.
Lié aux voies digestives supérieures, rate, estomac, foie, pancréas. Pierres associées ; jade jaune, citrine, souffre.




4ème chakra : Chakra du coeur, Anahata

Situation: Entre les seins.
Couleur dominante: Vert et rose.
Fonction: Amour, celui que vous pouvez recevoir et celui que vous pouvez donner, favorise la communion d’idées.
Lié au cœur, poumons. Pierres associées : quartz rose, tourmaline verte, émeraude, aventurine verte, moraganite, rhodocrosite.

5ème chakra : Chakra de la gorge

centre de la communication, Vishuddha.
Situation: Sur la gorge, s’étend sur les oreilles.
Couleur dominante: Bleu clair, bleu vert
Fonction: Communication avec les autres (parler et écouter), favorise la clairaudience.
Régit la glande thyroïde, les oreilles, la gorge. Pierres associées ; aigue marine, célestine, calcédoine bleue, turquoise, topaze bleue,calcite bleue.

6ème chakra : Chakra du troisième oeil

chakra du front, chakra du commandement, Ajna.
Situation: Entre les sourcils.
Couleur dominante: Bleu foncé, violet
Fonction: Intuition, équilibre intérieur, favorise la clairvoyance, connaissance de soi ,régit le cerveau, le nez, les yeux, le système nerveux. Pierres associées : sodalite, lapis-lazuli, azurite, saphir bleu.

7ème chakra : Chakra de la couronne

coronnaire, Sahasrara.
Situation: Sommet du crâne.
Couleur dominante: Or, blanc, violet
Fonction: Conscience cosmique, il nous relie au divin.
Lié au corps énergétique, le cerveau, connaissance spirituelle, énergies cosmiques. Pierres associées : améthyste, cristal de roche, quartz laiteux.

Astuce facile:

-Allongez-vous dans un endroit calme, musique douce, bougies et encens si vous le désirez..
-Placez les bras le long du corps. Les mains paume vers le haut.
-Placez une pierre correspondante sur chaque chakra.
-Laissez vous aller, ne pensez à rien sauf aux pierres qui vous réchauffent et vous transmettent leurs énergies.
-Respirez profondément en gonflant votre ventre et soufflez doucement en rentrant le ventre.
-Faites le vide !
-Imaginez l’énergie de chaque pierre pénétrer en vous.
-Dés que vous le sentez, enlevez les pierres du haut vers le bas. Nettoyez les !

Nettoyage, purification et rechargement

L’’énergie de vos pierres va progressivement diminuer ou s’altérer au cours de leur utilisation. Vous allez donc devoir recharger et purifier vos pierres régulièrement.
Il existe plusieurs méthodes comme le nettoyage à l’eau, l’enfouissement dans la terre, la fumigation et le bol chantant.
La plupart des pierres se rechargent ensuite au soleil. Certaines préféreront l’énergie lunaire.

A propos de l’auteur: Jeannette Fritsch – Lithothérapeute/sophrologue

Après avoir travaillé une dizaine d’années dans le secteur du bien être et de la santé, j’ai décidé de créer cette entreprise afin de réunir toutes mes compétences et les mettre au service des personnes.

Les voyages que j’ai réalisés sont d’ailleurs pour moi une source d’inspiration pour tout ce qui est bien être et minéraux, comme les soins relaxants de Thaïlande, les huiles de beauté du Maroc, les séjours sportifs et détente de Slovénie, les massages au karité d’Afrique, un instant de méditation sur un sommet du Pérou, ou encore les minéraux, pierres et cristaux que l’on peut admirer à peu près partout, comme les pyrites d’Amérique du sud, le jade d’Asie ou encore la jolie serpentine de France. J’en suis devenue passionnée et grâce à mes connaissances, je peux vous proposer aujourd’hui des bijoux en pierres fines certifiées véritables que j’ai moi même contrôlées.

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Jeannette Fritsch

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Thérapie familiale: Définition, Bienfaits, Principes, Pratique, Histoire

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Thérapie familiale: Définition, Bienfaits, Principes, Pratique, Histoire

Définition de la thérapie familiale:

La thérapie familiale est une prise en charge visant à mieux comprendre un individu et le « système » dans lequel il a pu évoluer ou évolue encore. Il s’agit ainsi de ne pas considérer l’individu « seul » face à ses difficultés mais en constante relation avec les autres et replacé dans son contexte afin d’observer les répercussions de ces troubles sur l’environnement familial.

Elle s’inscrit de ce fait dans une approche systémique où la structure familiale peut être observée d’un point de vue externe afin d’en comprendre la dynamique, son organisation, les moyens de communication, les blocages, les fausses croyances, les peurs, les souffrances et dysfonctionnements.




Bienfaits de la thérapie familiale:

La décision de suivre ce genre de thérapie relève de la mise en évidence d’un besoin de situer le patient en souffrance –représentant ici le « symptôme » pour la famille- au cœur d’un réseau complexe (observation des mécanismes mis en place), afin de tendre à un nouvel équilibre au sein d’un système qui cherche à continuer à fonctionner tout en maintenant sa cohésion. Dans cette approche, le patient, désigné comme celui qui « pose problème », peut cependant masquer un dysfonctionnement dans le groupe.

Le problème à résoudre pourrait ainsi être finalement perçu comme une « valeur positive » d’autorégulation de ce système, car pouvant amener à un changement positif.

Principes:

Le thérapeute se doit de s’adapter à l’organisation (mythe, construction de la réalité, modes de relation et de communication) et ne pourra comprendre et intervenir au mieux qu’en mettant de côté ses propres représentations de ce que doit être une famille, organisation et rôle de chacun.

Il définit avec la famille les problèmes et objectifs à atteindre et doit viser à l’émergence d’autres possibilités, compétences et potentiels de fonctionnement, en laissant à cette famille le choix de la solution et en la soutenant dans ses décisions, car toute intervention qui chercherait à forcer un changement pourrait augmenter la rigidité de la structure familiale.

Cette thérapie permet aux patients de parler de leur relation aux autres et à eux-mêmes, de leur place et rôle au cœur de ce système, de mieux en comprendre les enjeux et attentes, ce qui peut permettre de voir les choses différemment, sous un autre angle, de se décentrer et d’apporter plus de souplesse dans l’organisation familiale, dans l’objectif de réduire la souffrance de ses membres.

En pratique:

therapie familiale

Elle permet de mettre en mots les difficultés, de dissiper les malentendus, les incompréhensions et de repartir sur de nouvelles bases si nécessaire.

Le thérapeute est là pour donner des pistes de réflexion, aider à la verbalisation, dissiper les non-dits, améliorer la communication, faire en sorte que chacun trouve sa place au sein du système et ainsi aider au cheminement dans la recherche de solutions propres.

Il se doit ainsi d’être formé afin d’acquérir « la bonne attitude », celle qui permet de ne pas être dans une position d’expert ou de celui qui est supposé savoir, mais qui aide et guide la famille dans la résolution de ses problèmes et vers l’émergence de nouvelles ressources.

Indications:

La thérapie familiale est indiquée lorsqu’un problème devient récurrent, ou même lorsque celui-ci est passager, et va désorganiser le noyau familial. Elle peut aussi être sollicitée lorsque les membres de la famille ont le sentiment de ne plus avoir de solutions ou ne voient plus les solutions possibles.

Elle peut aussi être proposée dans des situations où les dysfonctionnements relationnels deviennent source de souffrance et lorsque le contexte d’apparition de ceux-ci joue un rôle important.

Elle s’applique aussi dans le domaine de la pédopsychiatrie et des troubles chez l’adulte (troubles du comportement, problèmes d’addiction ou autres).




Histoire:

Il existe différents types de thérapie familiale selon le modèle de référence utilisé (thérapie structurale, intergénérationnelle, approche constructiviste ou autre), mais son origine est issue de l’école de Palo Alto (ville en Californie). Cette assemblée de chercheurs et de scientifiques a, par ses travaux, et notamment ceux de P. Watzlawick (spécialiste en sciences humaines), mené à  l’élaboration de la pensée systémique (permet de voir les interrelations plutôt que des relations de cause à effet ainsi que les processus de changement, afin de trouver des solutions qui règlent le problème et non seulement le symptôme), de la thérapie familiale et de la communication interindividuelle (modèle circulaire d’échanges, système d’interactions avec rétroactivité des échanges). Celles-ci ont ensuite évolué au cours des années et permis des champs d’intervention divers pour les thérapeutes.

Références:

Quelques livres :
ALBERNHE K., ALBERNHE, T. (2000). Les thérapies familiales systémiques. Paris: Masson.
AUSLOOS G. (1995). La compétence des familles. Temps, chaos, processus. Toulouse : Eres.
DENIS C., PERRONE L., SAVOUREY M., SOUQUET M. (2012). Courants de la médiation familiale. Lyon : Chronique Sociale.
HELLINGER B., ten HÔVEL, G. (2001). Constellations familiales : Comprendre les mécanismes des pathologies familiales. Gap : Le Souffle d’Or Eds.
LE GOFF J.-F. (2000). L’enfant parent de ses parents : parentification et thérapie familiale. Paris : L’Harmattan Eds.
NEUBURGER R. (2016). Les rituels familiaux : essais de systémique appliquée. Paris : Payot.
NEUBURGER R. (2003). L’autre demande : Psychanalyse et thérapie familiale. Paris : Payot.
NEUBURGER R. (2015). Le mythe familial. Montrouge : ESF Editeur.
PRIEUR N. (2009). Petits règlements de comptes en famille. Paris : Albin Michel.
SAVOUREY-ALEZRA M., BRISSON P. (2008). Re-créer les liens familiaux: Médiation familiale et soutien à la parentalité. Lyon : Chronique Sociale.
WATZLAWICK P. (1996). L’invention de la réalité – contributions au constructivisme. Paris : Seuil.

 

Quelques formations :

¤ Formation à l’intervention systémique et à la thérapie familiale (2 cycles de 2 ans) :
https://www.ipec-formation.fr/nos-formations/formation-longue
¤ Institut de Formation et d’Application des Thérapies de la Communication :
https://www.ifatc.com/
¤ Institut de Formation Systémique Montpellier Bruxelles : « Intervention et Thérapie Familiale Systémique »
http://www.ifsmb.fr/formations.php?formCatID=11&formCatGroup=1
¤ Institut Famille Lille Toulouse :
https://www.institut-famille.com/
¤ CECCOF Formation : « Intervention systémique et thérapie familiale – 1ère et 2ème année »
http://www.ceccof.com/nos-activites/nos-differentes-formations/intervention-systemique-et-therapie-familiale-1ere-et-2eme-annee
¤ Université de Toulouse : « Diplôme d’Université de Thérapies Familiales – Formation proposée sur 3 années universitaires »
http://www.univ-tlse2.fr/accueil/formation-insertion/formation-continue/diplome-d-universite-de-therapies-familiales-444072.kjsp
¤ Association Montpelliéraine de Thérapie Systémique :
http://amonts.fr/formations/
¤ Réseau & Famille : « Une formation à l’approche systémique »
http://www.reseauetfamille.fr/formations/les-formations-longues/

A propos de l’auteur: Emma Raharinandrato – Psychologue

Après une formation en Psychologie du Développement entre Montpellier et Poitiers, j’arrive sur mon premier poste en 2007 dans un centre de rééducation fonctionnelle en qualité de psychologue-neuropsychologue.

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La Psychopratique – Sa définition et son champ d’action

By Dans la tête, index

La Psychopratique – Sa définition et son champ d’action

Définition de la psychopratique

La pyschopratique est à rapprocher de la psychothérapie qui signifie l’accompagnement psychologique d’une personne en souffrance.

Ces termes psychopratique et psychopraticien sont apparus en 2012 suite à la parution d’un décret qui règlemente l’utilisation du terme psychothérapeute. Auparavant, il était libre de droit et pouvait donc être utilisé par n’importe qui, quelque soit ses études ou son parcours. Aujourd‘hui, il est réservé aux personnes ayant validé deux critères :

– avoir un diplôme

  • Soit de niveau doctorat donnant le droit d’exercer la médecine en France
  • Soit  de niveau master dont la spécialité ou la mention est la psychologie ou la psychanalyse.



– suivre une formation en psychopathologie (étude des maladies mentales) qui comporte

  • une formation théorique en psychopathologie clinique de 400 heures minimum,
  • un stage pratique d’une durée minimale de 5 mois dans des services agréés.

L’objectif de cette loi était de faciliter l’accès à la psychothérapie en validant le cursus de ceux qui s’installent comme tel et ainsi éviter certaines dérives. Cependant, cette loi a mis de côté certains praticiens, autrefois considérés comme psychothérapeutes mais ne remplissant plus les critères aujourd’hui. Ils ont alors décidé de créer la psychopratique afin de proposer une alternative à la psychothérapie.

En pratique

psycho

En effet, aujourd’hui en France, les facultés de psychologie sont quasi exclusivement tournées vers deux courants : la psychanalyse et l’approche comportementale et cognitive. Toutes les autres approches (Gestalt, humaniste, analyse transactionnelle…) ne sont pas enseignées et nécessitent des formations supplémentaires si l’on veut les utiliser comme approche thérapeutique. Ces formations sont souvent dispensées par des organismes privés qui ne sont pas reconnus par l’éducation nationale, et donc ne délivre pas de diplôme. De nombreuses personnes vont se former directement dans ces organismes, sans passer par la faculté pour des raisons variées : ils dispensent une formation souvent plus courte, beaucoup plus focalisée sur le métier d’accompagnement des personnes en souffrance, elles sont donc  souvent plus pratiques et moins théoriques.

Bien entendu, le problème qui se posait sur les psychothérapeutes hier, se pose aujourd’hui sur les psychopraticiens : n’importe qui peut s’installer comme tel et recevoir des patients. Il est donc important de se renseigner sur la personne que l’on souhaite consulter : internet aujourd’hui permet la plupart du temps de connaitre le parcours de la personne, sa vision de l’accompagnement, sa formation ainsi que, parfois, des  avis que d’autres patients ont pu laisser sur sa pratique.

Parce qu’au-delà  d’un diplôme ou d’une formation, c’est une personne que vous rencontrez : ainsi, c’est un métier où l’expérience a une part très importante. Cela signifie plus souvent l’expérience d’un travail sur soi que l’expérience d’épreuves de vie particulières (même si souvent cela va de paire). En effet, il est important de vivre les différentes étapes d’un cheminement personnel pour en accompagner le processus chez quelqu’un d’autre. De plus, ce sont des métiers parfois très difficiles car la souffrance des personnes que l’on reçoit nous touche à chaque fois, et d’autant plus lorsqu’elle peut être proche de situations que nous avons personnellement vécues (ce qui est mystérieusement quasi toujours le cas) : si nous n’avons pas travaillé sur nous, il peut y avoir une grande résonnance émotionnelle qui ne nous permet plus d’accompagner convenablement. Cela peut entrainer aussi une grande souffrance pour le thérapeute et rendre ce métier insoutenable.




Enfin, ce qui, à mon avis, est aussi très important voire le plus important est la relation de confiance qui peut se créer entre le thérapeute et la personne qui vient le consulter. En effet, elle est absolument nécessaire pour laisser tomber les masques et travailler en profondeur sur les souffrances et certaines parties de nous que nous souhaiterions voir disparaitre. Sans cette confiance, le travail ne se fait pas ou alors qu’en surface.

Choisir son thérapeute n’est pas toujours facile et il est parfois nécessaire de faire une ou deux séances avec des personnes différentes pour décider celui ou celle que l’on va laisser nous accompagner dans ce chemin parfois douloureux mais toujours tellement riche de la découverte de soi !

A propos de l’auteur: Aurélie Ingrand

Après avoir travaillé 10 ans en entreprise comme ingénieure, Aurélie Ingrand a cherché à mettre plus de sens et de valeur dans sa vie professionnelle. Elle s’est alors formée à l’institut Cassiopée (www.cassiopee-formation.com) et est devenue sophrologue et thérapeute en relation d’aide (forme de psychothérapie) : elle reçoit ainsi des personnes en difficulté pour les accompagner vers un mieux être en utilisant ces deux types d’approches complémentaires. Son cabinet est situé sur Paris. Elle forme aussi à la relation d’aide d’autres thérapeutes et des personnes en contact avec un public en souffrance.

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aurelie ingrand

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