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Déodorant naturel, bio et efficace. Comment le choisir ou en fabriquer ?

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Déodorant naturel, bio et efficace. Comment le choisir ou en fabriquer ?

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Le déodorant naturel s’oppose par définition au déodorant industriel. Les déodorants classiques trouvés en grande surface peuvent contribuer à la pollution et être toxiques pour l’organisme.

Le déodorant est utilisé pour neutraliser les odeurs venant de la transpiration. Il n’a pas forcément comme fonction d’être anti-transpirant. 

La transpiration est un mécanisme physiologique très utile à notre organisme:

  • Elle thermorégule notre corps. La transpiration permet de maintenir la température du corps à une moyenne de 37°C,
  • Elle élimine les toxines et autres déchets du métabolisme,
  • Elle protège la peau par un film hydrolipidique qui hydrate et améliore l’efficacité du système immunitaire.

Le déodorant agit en neutralisant les bactéries qui, en se nourrissant de la sueur, produisent les mauvaises odeurs. 

La transpiration est une fonction inhérente à l’organisme et un signe de bonne santé. Elle ne doit pas être évitée. Cherchons plutôt comment lutter, sainement et naturellement, contre les mauvaises odeurs qui l’accompagnent.

Si vous n’avez pas le temps de fabriquer votre propre déodorant, nous vous recommandons vivement celui de l’entreprise française “Comme avant“. Leurs produits sont irréprochables et de fabrication artisanale.

Pourquoi éviter les déodorants industriels ?

Environnement

La pollution de l’air, nous le savons, représente un danger pour la santé humaine. Les rejets dans l’air de particules fines de produits ménagers et cosmétiques continuent d’augmenter.

En cause de cette pollution aux particules fines: les parfums, déodorants en spray, désodorisants pour la maison…

Les sprays sont particulièrement néfastes pour l’environnement puisqu’en plus des substances chimiques du produit en lui-même, des gaz propulseurs (hydrocarbure, propane, butane, isobutane…) sont libérés à chaque pression.

En plus de cette pollution de l’air, il faut ajouter les déchets générés par les emballages de ces produits cosmétiques. Ce sont autant de petits leviers d’actions vers une planète moins polluée. 

Santé

Certains composants des produits industriels ont un effet néfaste avéré ou suspecté sur nos organismes, en voici un aperçu:

  • Le Paraben: Propylparaben

Les parabens (PARAoxyBENzoates) sont des conservateurs utilisés pour éviter le développement de micro-organismes dans les produits. Mais cet additif est très controversé. Il pourrait favoriser le développement du cancer du sein et aurait des effets négatifs sur le système endocrinien et reproducteur. À ce jour les études de l’ASNM et l’EFSA chargées de réguler la mise sur le marché des substances n’ont pas officiellement conclu à un quelconque danger.

Ils sont identifiables car leurs noms sont composés de: “para” et/ou “benzoates”.

  • Le Cyclopentasiloxane

Ce dérivé du silicone est fortement suspecté d’être perturbateur endocrinien.

  • Le Phénoxyéthanol

Le phénoxyéthanol n’est pas considéré comme dangereux pour l’adulte. Il est utilisé comme conservateur pour ses propriétés antifongiques et antibactériennes. 

Son utilisation dans les produits destinés aux enfants de moins de 3 ans est cependant restreinte. Pour les autres populations, la teneur ne doit pas excéder 1%. Conformément au principe de précaution et au vue des incertitudes entourant encore le phénoxyéthanol, il est conseillé d’éviter cette substance.




  • Les Sels d’Aluminium

Les sels d’aluminium sont retrouvés dans les “anti-transpirants”, ils sont facilement repérables par des noms à rallonge contenant la mention “aluminium”.

Rappelons que la transpiration est importante pour le bon fonctionnement du corps et qu’il ne faut par conséquent pas chercher à la limiter.

Les données scientifiques concernant cette substances sont peu nombreuses. Le CSSC estime “qu’il n’existe pas de preuves que l’utilisation des anti-transpirants peut induire des niveaux de concentration sanguine en aluminium qui seraient dangereux pour la santé ». Autrement dit, c’est le niveau d’exposition qui est dangereux. 

Cela implique de savoir à quelle dose journalière nous sommes exposés, ce qui n’est pas le cas.

Des recommandations ont été émises à ce sujet. L’Affssaps conseille ainsi de limiter la teneur en sel d’aluminium à 0,6% dans les produits cosmétiques. 

Force est de constater qu’aucun de ces organismes n’a de pouvoir décisionnaire. Ainsi, les industriels ont libre choix de suivre ou non ces recommandations.

  • L’alcool

Tous les alcools ne sont pas néfastes pour la peau. Voici un tour d’horizon des alcools à éviter et ceux qui ne présentent pas de problèmes majeurs.

Les mentions: alcohol, alcohol denat ou isopropyl alcohol, indiquent des alcools ayant un impact négatif sur la peau. Ces molécules sont responsables de l’évaporation du film hydrolipidique protégeant naturellement la peau. En l’emportant, l’alcool contribue au dessèchement de la peau et peut engendrer des irritations. 

Certains alcools sont cependant neutres pour la peau. Comme l’alcool benzylique par exemple, qui est autorisé dans tous les cosmétiques (bio et conventionnels). Cette molécule ne reste pas moins  classée dans la liste des allergènes. Elle est donc soumise à indication obligatoire sur l’étiquetage. 

  • Allergènes divers

Au total, 26 substances parfumantes sont considérées comme allergènes dans les cosmétiques. La réglementation impose une information aux consommateurs par l’étiquetage. Malheureusement, la plupart des déodorants contiennent une ou plusieurs de ces substances limitant le choix pour les personnes allergiques.

Quelles alternatives aux déodorants industriels ?

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Aussi, pour éviter ces produits suspects, il existe plusieurs alternatives:

Pour commencer, le terme “naturel” est un terme générique désignant les produits s’opposant à ceux de l’industrie.

Par ce terme, on entend désigner les alternatives plus saines et écologiques aux cosmétiques industriels.

Sur un packaging, ce n’est pas parce qu’il est écrit “naturel” que le cosmétique est systématiquement exempt des produits à éviter listés ci-dessus, ni qu’il ne contient aucune substance de synthèse.

Il n’y a pas de réglementation officielle concernant le terme “naturel”. Au mieux ce terme bénéficie d’un label privé avec un cahier des charges propre garantissant l’origine naturelle des produits utilisés. 

Lorsqu’un ingrédient dans un produit est indiqué comme “issu de l’agriculture biologique” cela signifie qu’il répond à la réglementation officielle de l’agriculture biologique.

Cela assure donc que les ingrédients sont issus d’un mode d’agriculture sans épandage de produits chimiques de synthèse, sans OGM…

Les cosmétiques naturels et biologiques ne permettent pas de lutter contre les ingrédients à outrance dans les produits, ni contre le gaspillage. Ils ont néanmoins le mérite de respecter des procédés de fabrication et des modes de productions plus respectueux de l’environnement et interdisent certaines substances de synthèses.

Encore faut-il avoir connaissance des cahiers des charges des différents labels pour faire son choix.
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  1. Tableau confrontant les mentions “biologiques” et “naturels” pour les cosmétiques
Biologiques Naturels
Définitions légales Il n’y a pas de réelle définition légale d’un cosmétique biologique ou naturel.
Une norme AFNOR publiée en 2017 vise à uniformiser les pratiques. Cette norme est cependant d’application volontaire.
Les mentions doivent donc être appuyés par un label émanant d’un organisme de certification.
Principes Généraux Contiennent un maximum d’ingrédient d’origine naturelle et issus de l’agriculture biologique.
Certaines substances jugées indésirables peuvent être interdites dans la composition (silicones et parfums de synthèse…).
Leurs processus de fabrication assurent le respect de l’environnement et des animaux.
Contiennent des substances d’origine naturelle (végétale, minérale, animale, qui ont été pas ou peu modifiés.
Les conservateurs peuvent être autorisés à condition de faire apparaître la mention “agent de conservation” sur le packaging.
Labels Décernés par des organismes de certification privés répondant à leurs propres cahiers des charges :
– Parmi les labels français on retrouve : Ecocert, Qualité France, Nature et Progrès, Cosmébio…Les labels internationaux comptent: BDIH, Soil Association, Cosmos..
Même fonctionnement que pour les labels biologiques. Les labels répondent à un cahier des charges émanant d’organismes certificateurs privés.
Exemple de critères certifiants Le label Ecocert impose 95% de produits d’origine naturelle pour ses deux labels “cosmétique biologique” et “cosmétique ecologique”.
Label “Cosmétique Biologique” :
– 95% minimum des ingrédients végétaux être issus de l’agriculture biologique
– 10% au moins du total des ingrédients issus de l’agriculture biologique.
Le label “Cosmétique Ecologique” :
– 50% d’ingrédients végétaux issus
– 5% du total des ingrédients issus de l’agriculture biologique.
La charte BDIH :
– Exclu les huiles minérales (paraffine) et le silicone
– Exclu les colorants et les parfums de synthèse.

Il existe cependant quelques constantes parmi les labels biologiques:

  • Les OGM sont interdits,
  • Pas d’huiles minérales (silicone, paraffine…),
  • Pas de parfums, colorants, pigments de synthèses,
  • Pas de conservateurs artificiels (phénoxyéthanol, paraben…)
  • Une majorité des ingrédients doivent être issus de l’agriculture biologique. 

Voici d’autres exemples de mentions qui peuvent être retrouvées sur les produits et comment les interpréter.

Les slow cosmétiques

Cette mention se distingue des autres en récompensant gratuitement les marques qui respectent non pas un cahier des charges mais certains critères incontournables. 

Parmis ces derniers on retrouve:

  • L’absence d’ingrédients issus de l’industrie pétrochimique, 
  • En vertu du principe de précaution, aucun ingrédient suspect n’entre dans la recette,
  • La composition du produit ne contient QUE des substances bénéfiques pour la peau,
  • Pas de greenwashing, que des promesses réalisables.

Les mentions “sans”

Les mentions “sans” sont à la seule initiative de la marque. Généralement, ces mentions mettent en avant l’absence de produits décriés d’un point de vue sanitaire ou environnemental.

Il est intéressant de constater la réponse des marques aux inquiétudes des consommateurs. Attention cependant au pouvoir du marketing, il est important de chercher ce qui se cache derrière cette mention “sans”.

On peut néanmoins compter sur des contrôles ponctuels et aléatoires des autorités sanitaires françaises  ( principalement l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé ou la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraude). 




Les mentions “Non testé sur les animaux” 

Les tests de produits cosmétiques sur les animaux sont interdits depuis 2013 dans l’Union Européenne. Cette interdiction vise les cosmétiques mis sur le marché après 2013 et concerne notamment les produits importés. 

Cependant, selon cette réglementation, les ingrédients multi-usages qui composent les produits peuvent toujours être testés sur les animaux s’il sont utilisés dans d’autres secteurs que celui des cosmétiques (pharmacie, chimie, agroalimentaire…). Cela peut par exemple concerner les parfums, les conservateurs, les polymères (plastiques)…

Il existe bon nombre de labels privés visant à garantir des cosmétiques plus sains et/ou naturels:

  • Charte Cosmebio: NAT,
  • Cosmos Organic,
  • Natural cosmetic (ECOCERT),
  • Natrue

De quoi est composé le déodorant naturel ?

Un déodorant alternatif qui se respecte est composé au minimum de:

  • Poudre Minérale: presque systématiquement de l’argile. Elle absorbe l’humidité et adoucit la peau,
  • Bicarbonate de soude: antibactérien il neutralise ainsi les mauvaises odeurs,
  • Amidon: sert à faire tenir le déodorant sur la peau tout en l’adoucissant et l’assainissant.

Il est possible d’ajouter au gré des envies et des besoins des huiles essentielles, des hydrolats, des poudres végétales, des corps gras (souvent huile de coco ou beurre de karité) ou encore de la cire (végétale ou d’abeille). 

Comment choisir son déodorant naturel ?

Pour commencer, évitez les “anti-transpirants” et préférez les déodorants. 

Ensuite, un déodorant qui sent bon est un déodorant qui rassure. Mais ce n’est pas une garantie anti-odeur. La bonne odeur du déodorant couvrira (plus ou moins bien) les mauvaises odeurs sans pour autant les neutraliser. Un déodorant qui sent bon peut être un critère de choix mais ne permettra en aucun cas d’empêcher l’odeur de transpiration. 

Il est existe un très large éventail de recettes de déodorants naturels dans lesquelles chaque ingrédient confère les propriétés suivantes au produit: 

Les amidons

  • Amidon de maïs

L’amidon de maïs absorbe l’humidité tout en améliorant l’adhésion du déodorant à la peau. Il permet également d’adoucir la peau.

  • Arrow root

Cette racine permet de purifier la peau tout en absorbant l’humidité.

L’argile blanche

L’argile blanche est systématiquement utilisée plutôt que l’argile verte dans les déodorants, puisqu’elle est incolore et moins abrasive.

Les poudres végétales

  • Poudre d’iris de Florence

Cette poudre au délicat parfum floral absorbe la transpiration tout en adoucissant et en protégeant la peau. Ses propriétés antibactériennes en font un ingrédient très utile dans les déodorants pour lutter contre les mauvaises odeurs.

  • Poudre de sève de bambou

Le bambou absorbe la transpiration, il est tout indiqué dans la composition de déodorant grâce à son toucher doux. Sa granulométrie fine le rend non abrasif.

Hydrolats et huiles essentielles

  • Palmarosa

En hydrolat ou en huile essentielle, le palmarosa est assainissant et purifiant. Ses propriétés antibactériennes permettent de lutter contre les mauvaises odeurs tout en soignant les problèmes cutanés.

  • Citron

Le citron s’utilise en hydrolat ou en huile essentielle dans les déodorants comme assainissant et purifiant. 

  • Hydrolat d’Hamamélis

L’eau florale d’Hamamélis est particulièrement indiquée pour les peaux sensibles. Elle est tonifiante et apaisante pour la peau. 

  • Tea Tree

Le Tea tree est assainissant et protecteur autant en hydrolat qu’en huile essentielle. Il est apprécié pour son odeur fraîche et tonique.

Les huiles essentielles pouvant être allergènes il est conseillé de favoriser les hydrolats, surtout si le déodorant s’adresse aux femmes enceintes, allaitantes et/ou aux enfants.

Les corps Gras

Les corps gras ont des bienfaits sur la peau mais servent aussi de texturants pour obtenir un déodorant sous forme de cire ou en stick. Malgré le recours aux matières grasses, il n’y a pas à craindre que les déodorants tachent vos vêtements. 

  • Beurre de karité

Il est possible de le choisir neutre en odeur. Le beurre de karité s’adapte à toutes les peaux en les protégeant, les réparant et les adoucissant. Il joue également un rôle réparateur sur les peaux et les soulage en les hydratant.

  • Huile de coco

Huile au doux parfum exotique, elle ne manque pas d’hydrater la peau tout en l’apaisant.

  • Beurre de cacao

Le beurre de cacao texture les crèmes et soins. À l’application, il laisse un film protecteur hydrolipidique sur la peau, aidant ainsi naturellement à la protection et la régénération de la peau.




Les cires

Les cires ont pour double effets de permettre au déodorant une conservation plus longue et de texturer les déodorants solides. Il en existe plusieurs:

  • Abeilles
  • Soja
  • Riz…

Comme tout cosmétique naturel, le déodorant alternatif a pour vocation d’accompagner le corps, pas d’annihiler ses fonctions. 

Aussi, le passage au déodorant naturel peut être déroutant. Il se peut même que la transpiration soit plus abondante voire plus odorante durant une à deux semaine(s). Pas de panique, le corps doit se réhabituer et s’auto-réguler. Une fois cette phase passée, votre peau retrouvera un équilibre naturel.

Textures

Il existe pour les déodorants naturels un large panel de textures. Il est possible d’opter pour du déodorant, en poudre, en stick, en bille “roll-on”, en cire… Jamais en spray cependant puisque ce packaging va de pair avec l’ajout de gaz propulseurs et sont connus pour être polluants.

Les déodorants en poudre ou en crème sont pour la plupart du temps à appliquer avec les doigts, ce qui peut surprendre voire en rebuter certains. 

Les fausses bonnes idées

Certaines substances d’apparences naturelles peuvent néanmoins se révéler dangereuses pour la santé. 

  • Le Talc

Le talc est une espèce minérale composée de silicate de magnésium. 

On peut également retrouver dans le talc provenant de certains gisements, des fibres d’amiantes. C’est pourquoi il est classé comme potentiellement cancérigène par le Centre Internationale de la Recherche sur le cancer lorsqu’il est sous sa forme asbestiforme (amiantée). 

Plusieurs crises sanitaires sont survenues au sujet du talc contribuant à nourrir les polémiques à son sujet. Aujourd’hui, il est encore utilisé dans les cosmétiques pour ses propriétés purifiantes, adoucissantes et absorbantes. Mais, on estime que la composition du talc vendu sous forme de poudre libre est difficile à contrôler et peut contenir de l’amiante. 

Le secteur de la cosmétique assure cependant que les poudres de maquillage compactes (les blushes, les crèmes matifiantes et les déodorants) ne seraient pas concernées par la polémique. Les alertes sanitaires n’ont en effet touchées que les poudres de talc libres. 

Les poudres de talc libres sont celles utilisées pour les bébés et le corps. Elles s’opposent aux formulations de produits contenant du talc (qui serait “prisonnier” des autres composants).

Cependant, face à ces incertitudes et les crises récentes (la dernière étant survenue au Canada en 2018) la vigilance est de mise.

  • La pierre d’alun

La pierre d’alun est un minéral composé de sulfate double d’aluminium et de potassium. Cette pierre fait fonction d’anti-transpirant et d’antibactérien. Elle existe sous forme naturelle et de synthèse dont les deux contiennent de l’aluminium. Et c’est bien cette dernière substance qui pose problème. 

Le secteur du cosmétique assure qu’une fois mouillée, au moment de l’application sur la peau, la teneur en aluminium de la pierre est inférieure au seuil de 0,6% préconisé. 

Cependant, les mêmes interrogations se posent avec la pierre d’alun qu’avec les sels d’aluminium. Nous ne sommes sûrs de rien, par précaution, évitons-le.

Où acheter du déodorant naturel ?

Le déodorant naturel s’achète sur internet, en magasins bio, et parfois même en pharmacie. Il n’est pas encore disponible dans les grandes surfaces. Pour le moment cela reste un produit de niche dans lequel on privilégie les aspects sains et naturels.

Avantages/Inconvénients

Avantages

  • Il est plus doux pour la peau,
  • Il est plus sain,
  • Il est possible d’adapter l’odeur et les bienfaits,
  • Il est écologique: moins de rejet de substances néfastes pour l’environnement,
  • Il est zéro-déchet en utilisant le contenant.

Inconvénients

  • Il n’est pas vendu partout,
  • Attention au greenwashing, il est important de lire la composition des produits,
  • Il coûte plus cher à l’achat,
  • La période de transition durant laquelle le corps s’autorégule peut surprendre.

Est-il possible de le fabriquer soi-même ?

Il est tout à fait possible de fabriquer son propre déodorant naturel. Voici un exemple de recette toute simple à réaliser soi-même:

La recette de Zéro-déchet:

  • 50 g d’huile de coco
  • 50 g de bicarbonate de soude
  • 40 g de fécule de maïs
  • 5 gouttes d’huile essentielle de palmarosa

Préparation:

  1. Dans un bain-marie, faire fondre l’huile de coco,
  2. Ajouter le bicarbonate et la fécule
  3. Hors du feu, ajouter l’huile essentielle
  4. Verser la préparation dans un pot en verre (on évite le plastique!),
  5. Laisser refroidir, la texture se solidifiera.

Cette pâte à la texture de cire s’applique avec les doigts au creux des aisselles.

Ce type de préparation se conserve plusieurs mois.

Si vous n’avez pas le temps de fabriquer votre propre déodorant, nous vous recommandons vivement celui de l’entreprise française “Comme avant“. Leurs produits sont irréprochables et de fabrication artisanale.

Sources

https://www.quechoisir.org/decryptage-deodorants-et-antitranspirants-les-composants-a-eviter-n3641/
https://www.etiaxil.fr/transpiration-explication
https://science.sciencemag.org/content/359/6377/760.full
https://www.quechoisir.org/decryptage-deodorants-et-antitranspirants-les-sels-d-aluminium-en-question-n9683/
https://ansm.sante.fr/Activites/Surveillance-du-marche-des-produits-cosmetiques/Les-autorites-en-charge-des-produits-cosmetiques/(offset)/4
https://www.service-public.fr/particuliers/actualites/A13093
https://www.sciencesetavenir.fr/animaux/cosmetiques-ou-en-est-on-des-tests-sur-les-animaux_19849
https://www.quechoisir.org/conseils-ingredients-indesirables-dans-les-cosmetiques-vos-questions-nos-reponses-n43708/
http://alternativebeaute.com/leffet-de-lalcool-dans-nos-produits-cosmetiques/
https://www.economie.gouv.fr/dgccrf/Mention-BIO-dans-les-produits-cosmetiques
https://www.slow-cosmetique.com/le-mag/mention-slow-cosmetique/
https://cosmeticobs.com/fr/articles/apprendre-a-lire-les-etiquettes-4/la-mention-sans-en-cosmetique-365/
https://ansm.sante.fr/var/ansm_site/storage/original/application/ad548a50ee74cc320c788ce8d11ba373.pdf
https://cosmeticobs.com/fr/articles/lingredient-du-mois-10/talcnbsp-faut-il-leviternbsp-3331/
https://www.ouest-france.fr/sante/la-dangerosite-du-talc-confirmee-par-une-etude-au-canada-6125726
https://www.actusante.net/actu/cancer-ovaires-fabricant-de-talc-condamne-a-payer-55-millions-de-dollars-5284

A propos de l’auteur

“Après des études de cuisine et en vertu de l’amour qu’elle porte pour la gastronomie, Léonne Thellier se prend de passion pour l’aspect bien-être et santé du secteur et entame une formation d’ingénieur “alimentation et santé” en apprentissage.
Persuadée de l’importance d’une cuisine saine pour le corps et l’esprit, elle essaye tant bien que mal de ne pas traumatiser son entourage par son côté food-maniac.

Toujours à l’affût de bons plans, elle aime voyager, faire des rencontres, et découvrir de nouvelles cultures culinaires. Léonne aime se fixer des objectifs et les atteindre. Déracinée de sa vallée de la Loire natale, elle poursuit son parcours professionnel entre la Picardie et la région Centre.”

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dentifrice naturel et bio

Dentifrice naturel et bio. Toutes les questions et toutes les réponses

By dans le corps, Soins

Dentifrice naturel et bio. Toutes les questions et toutes les réponses

dentifrice naturel et bio

Le dentifrice, produit bien connu du quotidien, accompagne le brossage de dent afin de garantir une bonne hygiène bucco-dentaire. Il existe sous diverses formes et sa composition peut grandement varier. Le dentifrice industriel contient des additifs suspectés toxiques. Par opposition le dentifrice naturel offre une alternative a priori plus saine.

Mais il n’est pas toujours facile de se retrouver dans la jungle des termes scientifiques ou dans la variété des solutions existantes. En quoi le dentifrice industriel est-il mauvais? Comment choisir un dentifrice naturel ? Avantages / inconvénients et enfin, comment fabriquer son propre dentifrice ? Petit tour d’horizon de la question.

Si vous n’avez pas le temps de fabriquer votre propre dentifrice, nous vous recommandons vivement le dentifrice de l’entreprise française “Comme avant“. Leurs produits sont irréprochables et de fabrication artisanale.

Quels sont les additifs contenus dans le dentifrice industriel ?

  • Le Triclosan:

Le triclosan est utilisé comme antibactérien mais c’est aussi un perturbateur endocrinien qui agit sur les fonctions thyroïdiennes. On le trouve encore dans les dentifrices, déodorants, bains de bouche et soins pour la peau…

En plus de sa toxicité pour l’organisme, il a tendance à rester longtemps présent dans les sols et eaux s’il est rejeté en trop grande quantité. On l’accuse de polluer durablement les plantes et organismes vivants. 

  • Les détergents:

Tout comme dans les shampoings, les tensioactifs sont utilisés dans les dentifrices pour leurs propriétés nettoyantes. Ils permettent la solubilisation des corps gras dans l’eau. 

Certains des détergents fréquemment utilisés dans la composition de cosmétiques industriels (Sodium Lauryl Sulfate,…) sont connus pour leurs effets irritants.  

  • Les parabens (Le Butylparaben, le Propylparaben (ou p-hydroxybenzoate de propyle), le Sodium propylparaben ou (p-hydroxybenzoate de propyle sodique):

Les parabens ne sont pas en reste puisque ces conservateurs sont considérés comme perturbateurs endocriniens. 

Plus d’informations sur les parabens sont disponibles dans l’article sur les shampoings solides.




  • Le dioxyde de titane:

Ce composant chimique est utilisé pour blanchir les produits.  Il a été très médiatisé dernièrement suscitant une controverse sur sa dangerosité. En effet, une étude de l’INRA publiée en 2017 a montré des lésions précancéreuses dues aux nanoparticules après consommation de cette substance par des rats. L’étude remet en cause les précédents résultats de l’EFSA de 2016 qui ne permettaient pas de conclure quant à une quelconque toxicité. 

Ces nouvelles découvertes ont conduit à une interdiction du dioxyde de titane dans les denrées alimentaires en mars 2019.

L’E171 est actuellement toujours autorisé dans les cosmétiques. Le danger vient des nanoparticules qui peuvent pénétrer dans l’organisme et s’y loger. 

Dans le cas du dentifrice, il est recommandé d’être prudent et d’éviter cet additif surtout dans les produits destinés aux enfants. Ils sont susceptibles d’avaler par mégarde des fractions du produit.

On retrouve également le dioxyde de titane dans des rouges à lèvres,  baumes à lèvres et crèmes solaires…

Il est nécessaire de rappeler que la réglementation sur les additifs est régulièrement réévaluée par le Parlement et la Commission Européenne. Les restrictions et autorisations sur certains produits évoluent en fonction des découvertes scientifiques sur les molécules.

Les différents choix de dentifrices naturels

En poudre

Le dentifrice en poudre est exempt d’additifs chimiques. C’est une option écologique puisque la poudre peut souvent être achetée en vrac ou par sachet de 250 à 500g. Elle est ensuite à conserver dans des boîtes réutilisables. 

Il existe plusieurs poudres avec chacune ses propriétés. Elles peuvent être utilisées seules ou mélangées entre elles. 

Généralement, les dentifrices en poudre sont composées de:

  • Poudre(s) minérale(s)
  • Poudre(s) végétale(s)
  • Huile(s) essentielle(s) et/ou hydrolats végétaux.
  • Huile(s) végétale(s) 

Cette solution apparaît comme la plus saine et la plus écologique. Les recettes sont épurées au maximum et se concentrent sur les seuls ingrédients ayant des bienfaits sur les dents et la bouche. On évite ainsi tous les agents de texture. 
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En pâte

Les préparations sous formes de pâtes contiennent les mêmes ingrédients que celles en poudre mais doivent être additionnées de glycérine végétale pour texturer le mélange. 

Un tensioactif doux (SCI) peut être ajouté pour permettre au dentifrice de mousser lors du lavage de dent.

Solide

Comme avec le dentifrice en pâte on ajoute un tensioactif mais généralement en plus faible quantité pour rendre possible une texture solide.

Pour les plus téméraires, il est également possible de se brosser les dents directement au savon de Marseille. Le véritable savon de Marseille sans additifs inutiles. Une très petite quantité suffit puisqu’un aller-retour de la brosse à dent humide sur le savon permet déjà un brossage efficace. Rincer normalement la bouche après le brossage et le petit goût de savon disparaîtra de lui-même en quelques minutes.

Pour ces trois alternatives, il existe une multitude de recettes comportant un seul ou plusieurs des composants cités. Elles s’adaptent aux besoins et aux problématiques bucco-dentaires rencontrées.

Les bienfaits des différents ingrédients retrouvés dans les dentifrices naturels

L’Huile de coco

Elle possède des propriétés anti-microbiennes et nettoyantes. Cette huile permet aussi de générer un peu de mousse lors du brossage. Cette fonction qui ne garantie pas à elle seule le nettoyage des dents est pourtant très appréciable lorsqu’on n’arrive pas à se déshabituer de la mousse des produits cosmétiques.

Une étude Irlandaise de 2016 a conclu sur l’efficacité de l’Huile de coco contre le Streptococcus mutans, une bactérie notamment responsable de l’érosion des dents.

Seul bémol pour cet ingrédient: il vient de loin et nécessite un transport polluant en avion.

Les poudres

  • Le charbon végétal actif

Le charbon végétal possède de nombreuses propriétés. Il est anti-microbien, absorbe les toxines et permet de blanchir les dents.

Cependant, un brossage au charbon trop régulier peut endommager les dents. Cet ingrédient est abrasif, son utilisation doit se limiter à une à deux fois par semaine. Il est également déconseillé aux femmes enceintes, allaitantes et aux enfants de moins de 6 ans.

  • L’argile verte

L’argile verte purifie et nettoie. Cependant, elle est abrasive et peut irriter certaines gencives sur le long terme. Elle est moins douce que l’Argile blanche. Il est donc nécessaire de favoriser une argile surfine afin de limiter l’abrasivité. Pour un soin dentaire à l’argile seul, il est conseillé de limiter l’utilisation à 2 fois par semaine.

  • L’argile Blanche

Cette poudre permet d’assainir la bouche et de reminéraliser les dents. C’est une bonne base de dentifrice car moins abrasive que l’Argile verte.

  • Le sel de mer

Si cet ingrédient peut étonner, il possède de nombreuses propriétés. Riche en minéraux et en oligo-éléments, il renforce les gencives et est anti-odeur. Il permet de lutter contre l’acidité tout en étant antibactérien. 

Sur le long terme il peut aussi contribuer à blanchir les dents. Le sel de mer permet naturellement la création d’une barrière salivaire aidant à la lutte contre les bactéries.




  • Le carbonate de calcium (blanc de meudon)

C’est un abrasif très doux, il va nettoyer les dents sans les abîmer. Il est possible de remplacer une partie de l’argile par cet ingrédient.

  • La poudre d’Alma

La poudre d’Alma aide à apaiser les gencives tout en fortifiant les dents.

  • Le bicarbonate de soude

Il purifie, agit contre les aphtes, blanchit les dents (en s’attaquant aux taches présentes sur les dents (tabac, café, thé…) et est anti-bactérien. Étant naturellement alcalin, il régule l’acidité responsable de caries. 

  • La poudre d’ortie

Riches en minéraux (calcium, zinc…), elle fortifie les dents grâce à son action reminéralisante.

  • Poudre de clou de girofle

Les propriétés antibactériennes de cet ingrédient participent à l’équilibre de la flore bucco-dentaire.

  • Réglisse

La poudre de réglisse neutralise les odeurs et rafraîchit l’haleine.

  • La poudre de Siwak

Traditionnellement utilisée sous forme de bâton comme brosse à dents en Inde, cette plante purifie, blanchie, protège et apaise. Polyvalente, elle est également anti-odeur et permet de lutter contre les plaques dentaires.

C’est une poudre très complète grâce à sa douceur et ses multiples bienfaits.

  • La poudre d’iris de Florence

Cette poudre au doux parfum floral rappelant la lavande est antibactérienne. C’est un abrasif très doux qui sert d’agent blanchisseur pour lutter contre les taches sur les dents.

  • La poudre de sève de bambou

Elle neutralise l’acidité grâce à son pH alcalin tout en étant un abrasif très doux (Elle nettoie et blanchi les dents). Grâce à sa concentration en silice, elle permet de reminéraliser les dents.

Les huiles essentielles et Hydrolats

dentifrice huile essentielle

Ils ont pour principales fonctions de donner du goût à la préparation. Mais il est toujours appréciable de choisir des ingrédients qui ont en plus une fonction active sur le brossage de dents. Ainsi l’hydrolat ou l’huile essentielle de menthe purifie la bouche et rafraîchit l’haleine, le citron est antibactérien…

Les hydrolats sont de rigueur plutôt que les huiles essentielles si le dentifrice est destiné aux femmes enceintes et allaitantes et/ ou aux enfants.

Comment choisir son dentifrice naturel ?

Effets recherchés 

  • Anti-caries

Si vous êtes sujets aux caries il faut favoriser les dentifrices au fluor. Celui-ci renforce l’émail des dents tout en régulant l’acidité. Pour une efficacité optimale il doit contenir 1000 à 15000 ppm (parties par millions). 

Le fluor est un oligo-élément (c’est une matière minérale nécessaire à la vie) naturellement présent dans l’air, la terre, les plantes, l’eau… Il est nécessaire pour la solidité des os (d’où son action bénéfique contre les caries). 

Néanmoins, il n’est pas prévu que l’Homme en absorbe de trop grandes quantités. Ses bénéfices ne sont plus à prouver mais à haute dose il peut être toxique. C’est pourquoi une méfiance s’est cristallisée autours de ce composant. L’excès de fluor peut produire l’effet inverse de celui recherché. C’est à dire qu’il pourrait au contraire, rendre les dents sensibles à l’acide. 

Les dentifrices au fluor ne sont pas conseillés pour des enfants susceptibles d’avaler le mélange. L’UFSBD recommande à cet effet des doses et des fréquences de brossage au dentifrice fluor selon les différentes tranches d’âge.

  • Anti-odeurs

La mauvaise haleine est souvent due à des problèmes dentaires (gingivite, abcès, caries…), ou d’autres causes comme le tabac ou les problèmes digestifs. Dans ce cas, il faut consulter un médecin spécialisé. C’est le développement de bactéries qui est responsable de la mauvaise haleine. Une bonne hygiène bucco-dentaire par le respect du brossage de dents quotidien entre-autre permet ainsi de pallier à ce problème.

  • Anti-plaques

La plaque dentaire se forme par une accumulation de bactéries et de dépôts alimentaires sur les dents. Dans ce cas, il faut favoriser un dentifrice présentant un anti-bactérien comme par exemple le bicarbonate de soude. 




  • Blancheur

Attention aux dentifrices se proclamant “pour un sourire plus éclatant”, “pour des dents plus blanches en un seul brossage”…

Les véritables soins blanchisseurs existent mais l’action doit survenir sur le long terme. Un dentifrice vous promettant des dents plus blanches dès la première utilisation à de fortes chances d’être également trop abrasif pour la dent. L’abrasivité se mesure grâce à la RDA (Relative Dentine Abrasion) qui doit être la plus basse possible. La moyenne se situe entre 40 et 60. 

  • Renforcer l’émail des dents

L’’émail présent sur les dents est au fil de temps soumis à l’érosion. Cela se traduit souvent par une sensation de gêne au contact d’aliments chauds et froids.

  • Le Goût

Il existe des dentifrices naturels totalement neutres. La sensation de fraîcheur apportée par le dentifrice est séduisante mais ce n’est pas le goût de menthe qui donne bonne haleine. 

Aussi, les bases de dentifrices neutres permettent une hygiène bucco-dentaire tout aussi bonne. 

Si néanmoins vous êtes attachés aux saveurs mentholées des dentifrices il existe des gammes de produits adaptés.

Comment l’utiliser?

se laver les dents

L’utilisation du dentifrice dépend de sa texture.

  • Pour une pâte il s’emploie comme un dentifrice classique,
  • Pour une poudre, il faut saupoudrer sur la tête puis brosser normalement,
  • Concernant le dentifrice solide, il est conseillé de mouiller la brosse et de venir frotter la tête au pain de dentifrice.

Pour toutes ces alternatives, rincez et recrachez comme lors d’un brossage normal. 

Généralement, ces alternatives moussent moins bien qu’un dentifrice industriel. C’est une constante chez les cosmétiques plus éco-responsables, tous les additifs superflus sont enlevés de la recette. Les composants restants agissent seulement sur la partie concernée. 

La mousse est obtenu grâce aux additifs texturants (moussants), elle ne garantie pas une meilleure hygiène bucco-dentaire. 

Avantages/ Inconvénients des dentifrices naturels

Avantages

  • Écologique: plus besoin de jeter son tube de dentifrice ou de rejeter dans les canalisations des composants toxiques pour l’environnement ,
  • Sain: il ne contient pas d’ingrédients toxiques pour l’organisme,
  • Personnalisable: à l’aide de quelques gouttes d’huile essentielle ou d’hydrolats il est possible d’adapter le goût et l’odeur,
  • Possibilité de le fabriquer à la maison,
  • Il existe pour tous types de problèmes dentaires,
  • Plus de transparence quant à la composition,
  • Recettes épurées,
  • Il dure longtemps.

Inconvénients

  • Il coûte plus cher à l’achat,
  • Comme il ne mousse pas, cela peut surprendre,
  • N’est pas disponible partout. Sa vente se limite aujourd’hui aux supermarché bio, à certaines pharmacies et en ligne.

Fabriquer son dentifrice maison

dentifrice fabrication

En Poudre

C’est la recette la plus simple et la plus épurée. Il n’y a pas de tensioactif ni d’agent texturant comme la glycérine.

  • Argile Blanche 63%
  • Carbonate de Calcium 32%
  • Bicarbonate de Soude 5%

En pâte

  • Tensioactif (SCI) 5%
  • Argile verte 24%
  • Carbonate de calcium 45%
  • Bicarbonate de Soude 2%
  • Glycérine 24%

Solide

  • Tensioactif (SCI) 35%
  • Argile verte 15%
  • Carbonate de calcium 35%
  • Huile de Coco 15%

Toutes ces recettes sont des bases neutres personnalisables avec des huiles essentielles, des hydrolats, ou des poudres de fruits pour les enfants.

Les huiles essentielles sont à utiliser en très petites quantités. Ce sont des préparations concentrées en arôme, une goutte suffit généralement pour embaumer le dentifrice.

Les recettes sont inspirées des sites suivants:

https://biotenaturelle.fr/beaute/recette-dentifrice-en-poudre-maison/
https://le-labo-de-marie.com/dentifrice-solide-maison

Si vous n’avez pas le temps de fabriquer votre propre dentifrice, nous vous recommandons vivement le dentifrice de l’entreprise française “Comme avant“. Leurs produits sont irréprochables et de fabrication artisanale.

Sources

https://www.quechoisir.org/guide-d-achat-dentifrice-n6381/
http://tousvossoins.fr/quel-est-le-meilleur-dentifrice/#Comparatif_dentifrices_100naturel_bio
http://www.ufsbd.fr/wp-content/uploads/2013/08/fiche-fluor.pdf
http://www.danger-sante.org/dentifrice-dangereux/
https://www.consommerdurable.com/2018/03/faire-son-dentifrice-maison/
https://lespetiteschosesdefanny.com/avis-dentifrices-bio-naturels/
https://www.backtobasics.bio/pages/natural-miswak-powder-toothpaste
https://fr.wikipedia.org/wiki/Dentifrice
https://www.quechoisir.org/comparatif-ingredients-indesirables-n941/liste/dentifrices-sci201/
https://www.quechoisir.org/decryptage-produits-cosmetiques-les-fiches-des-molecules-toxiques-a-eviter-n2019/
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/15746894
https://www.little-idea.fr/dentifrice-en-poudre-soin-naturel/
https://croclavie.org/dentifrice-en-poudre-a-lortie/
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/27084861#
https://www.zonedentaire.com/dentifrice-maison-naturel/

A propos de l’auteur

“Après des études de cuisine et en vertu de l’amour qu’elle porte pour la gastronomie, Léonne Thellier se prend de passion pour l’aspect bien-être et santé du secteur et entame une formation d’ingénieur “alimentation et santé” en apprentissage.
Persuadée de l’importance d’une cuisine saine pour le corps et l’esprit, elle essaye tant bien que mal de ne pas traumatiser son entourage par son côté food-maniac.

Toujours à l’affût de bons plans, elle aime voyager, faire des rencontres, et découvrir de nouvelles cultures culinaires. Léonne aime se fixer des objectifs et les atteindre. Déracinée de sa vallée de la Loire natale, elle poursuit son parcours professionnel entre la Picardie et la région Centre.”

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savon naturel

Savon naturel, bio, vegan, fabrication, tout ce qu’il faut savoir

By dans le corps, Soins

Savon naturel, bio, vegan, fabrication, tout ce qu’il faut savoir

savon naturel

Le savon existe sous plusieurs formes et sous diverses natures : surgras, industriel, artisanal, bio, naturel…

On le sait, le savon sous forme liquide génère des déchets à cause des contenants en plastiques. Il contient par ailleurs des substances qui au mieux ne permettent pas de nettoyer la peau, au pire s’avèrent toxiques. 

Entre les savons à l’huile de palme et ceux contenants des ingrédients à base de pétrole, on vous dit tout sur ce cosmétique pas toujours propre.

Si vous n’avez pas le temps de fabriquer votre propre savon, nous vous recommandons vivement celui de l’entreprise française “Comme avant“. Leurs produits sont irréprochables et de fabrication artisanale.

Qu’est ce qu’on entend vraiment par “savon” ?

Le savon solide

À la base de tout savon solide, il y a ce qu’on appelle “la saponification” ou pour être plus précis, une hydrolyse basique dans un milieu alcalin. 

La saponification est une réaction chimique, mais néanmoins naturelle, obtenue par le mélange d’un réactif basique (matière grasse) et d’un réactif alcalin (soude ou potassium). 

À la suite de cette transformation, on obtient du savon et de la glycérine. 

La glycérine agit notamment sur l’hydratation de la peau. Étant hygroscopique (absorption de l’humidité de l’air) elle est appréciée dans les cosmétiques car ses propriétés occlusives protègent la peau des agressions extérieures (vent, froid, pollution,…). On la retrouve sous le nom de “glycérin” ou “glycerol”, c’est un alcool mais qui lui, possède des propriétés bénéfiques pour la peau. 

Là où le bât blesse, c’est l’origine de la glycérine. Elle peut être végétale (conseillée pour les cosmétiques), de synthèse (issue de l’industrie pétrochimique et donc polluante) ou d’origine animale.

Il n’y a aucun moyen de savoir rien qu’à la lecture des ingrédients d’où provient la glycérine. 




Il existe deux grands procédés de fabrication de savon:

  • La saponification à froid

La saponification à froid est une réaction chimique dite “totale”, c’est à dire qu’elle s’arrête lorsqu’un des deux réactifs est épuisé. Dans cette méthode, les deux composants sont: l’huile et la soude

Il faut pour ce processus un excès d’huile pour garantir une absence de soude dans le savon final. Il restera donc dans ce dernier de l’huile non saponifiée, c’est ce qu’on appelle un savon “surgras”. Le surgras peut également être obtenu par un ajout de matière grasse à la fin de la saponification, juste avant la solidification, lorsque toute la soude a été transformée.

  • La saponification à chaud 

La saponification ou “méthode au chaudron” comprend deux réactifs selon le même principe que la saponification à froid (un réactif basique et un alcalin) à savoir huile et potasse. Le mélange est chauffé à plus de 120° durant plusieurs heures. L’excédent de potasse est ensuite retiré en même temps que la glycérine à l’étape du relargage.

Les savons de Marseille et d’Alep sont fabriqués selon cette méthode traditionnelle.

Le gel douche

Un gel douche est un savon composé en majeure partie d’eau, il contient ensuite des tensioactifs et des gélifiants. Ce produit contient les mêmes ingrédients que son homologue solide mais avec un ajout de glycérine et d’eau. L’alternative naturelle au gel douche industriel existe, il suffit de mélanger un savon naturel avec de l’eau et de la glycérine végétale en faisant chauffer le tout. 

Cependant, dans les fabrications industrielles, l’ajout d’eau implique un recours plus important aux conservateurs afin d’éviter le développement des micro-organismes (bactéries et champignons).

Le syndet 

Le syndet quant à lui est un produit sans savon mais avec des tensioactifs anioniques qui sont considérés comme étant plus doux pour la peau. Aussi appelé pain dermatologique, ce type de savon est conseillé en cas de peau sensible, sujette aux démangeaisons (eczéma, psoriasis…).

Le pH du pain dermatologique se rapproche de celui de la peau. Il laisserait intacte la barrière hydrolipidique et l’équilibre naturel de la peau, sous réserve cependant du type de tensioactif utilisé dans la formulation. En effet, certains tensioactifs sont plus agressifs que d’autres (éviter le sodium lauryl sulfate par exemple).

Que dit la réglementation concernant les ingrédients dans les cosmétiques ?

Tous les ingrédients introduits de manière intentionnelle doivent figurer dans la composition du cosmétique. Cela exclut seulement les traces éventuelles de produits ayant servi durant le processus de fabrication. 

Les ingrédients sont obligatoirement indiqués par ordre décroissant d’importance dans le produit. Les substances présentes inférieures à 1% peuvent cependant figurer dans le désordre.

Les étiquettes peuvent être très difficiles à décrypter et c’est pourquoi outre l’allégation “moins il y en a, mieux c’est”, on ne peut aisément conseiller autre chose que d’être attentif aux substances décriées, s’informer sur les recherches scientifiques ainsi que sur les alternatives existantes. 

Pourquoi dit-on “non” au savon industriel ?

Huile de palme ou “Sodium palmate”

L’huile de palme est très fréquemment utilisée dans les savons industriels car elle est économique, facile à produire et possède de nombreux aspects fonctionnels (stabilité, oxydation lente…). Les productions de palme ont un très bon rendement mais participent activement aux déforestations massives à travers le monde. Ce sont souvent des monocultures intensives gourmandes en hectares. 

Pas moins de 24% de la production mondiale d’huile de palme est destinée à l’industrie cosmétique. 

Certaines marques clament que leur huile de palme vient de forêts durables, mais le fait est que les contrôles et vérifications sur les productions “durables” n’existent pas. Cela relève donc seulement de la bonne foi de l’entreprise.

Huiles minérales issues de l’industrie pétrochimique

Parmi les substances les plus vicieuses retrouvées dans les cosmétiques industriels, les huiles minérales à base de pétrole qui ne présentent aucuns bienfaits pour la peau.

Elles créent un film gras sur sa surface et confère une fausse sensation de douceur. Une fois ce film retiré, la peau n’est ni plus hydratée, ni mieux nourrie qu’avant le nettoyage. La peau respirant moins bien, il est même possible d’observer quelques éruptions cutanées en plus.  

Ces substances sont interdites dans les cosmétiques bio en raison de leur impact négatif sur l’environnement et sur la santé.

Ces appellations désignent quelques substances à éviter:

  • Paraffinum Liquidum
  • Petrolatum
  • Cera Microcristallina
  • Mots contenants methicone ou siloxane
  • Ozokerite
  • Mineral oil



Huiles hydrogénées

Le processus d’hydrogénation modifie en profondeur la structure des acides gras de l’huile. Dans l’industrie cosmétique, les huiles hydrogénées sont plus stables, se conservent mieux et sont plus simples à appliquer. Malheureusement l’hydrogénation prive l’huile de certains bienfaits nécessaire à l’hydratation.

Elles sont difficiles à identifier, certaines contiennent le mot “hydrogenated” et d’autres non.

En voici quelques exemples:

  • Hydrogenated,
  • Dihydrogenated,
  • Bis-hydrogenated,
  • Squalane,
  • Etc.

Huiles estérifiées

Les huiles estérifiées sont très souvent utilisées pour les huiles dites “sèches”. Ce processus permet d’obtenir un corps gras plus résistant au temps, qui rancit moins rapidement. Malheureusement, cette transformation chimique appauvrit les huiles en vitamines et acides gras, qui sont des substances bénéfiques pour la peau.

À l’instar des huiles hydrogénées, les huiles estérifiées sont assez difficiles à débusquer.

Il en existe cependant des récurrentes:

  • Caprylic ou Capric Triglyceride: ce composant est autorisé dans les cosmétiques biologiques et peut être dérivé de l’huile de palme ou de coco,
  • Cocoglyceride, coco-caprylate ou caprat: dérivé de l’huile de coco,

Pour identifier les huiles végétales naturelles, retrouver le nom de la plante suivie de “oil” dans la liste des ingrédients du produit.

Paraben

Les parabens (PARAoxyBENzoates) sont une famille de conservateurs utilisés pour éviter le développement de micro-organismes dans les produits. Mais ces additifs sont très controversés. Ils pourraient favoriser le développement du cancer du sein et auraient des effets négatifs sur le système endocrinien et reproducteur. 

À ce jour, les études de l’ASNM et l’EFSA chargées de réguler la mise sur le marché des substances n’ont pas officiellement conclu à un quelconque danger.

Ils sont identifiables par leurs noms sont composés de: “para” et/ou “benzoates”.

Sodium Lauryl Sulfate

Ce tensioactif est considéré comme fortement irritant pour la peau et est très fréquemment utilisé dans les cosmétiques industriels.

Les graisses animales

Les graisses animales sont utilisées comme acide gras dans certains savons. Moins coûteuse que l’huile végétale, la graisse animale est obtenue en faisant fondre les tissus de l’animal (généralement porc ou boeuf). Ce sont souvent des animaux d’élevage qui sont utilisés pour la fabrication de cet ingrédient.

Dans les cosmétiques, la graisse animal n’abîme pas la peau mais ne lui apporte pas non plus de bénéfice contrairement aux huiles végétales. Le consommateur paie donc pour un ingrédient “vide”. L’utilisation de graisses animales est donc plus un sujet d’éthique que de santé. En effet, il est impossible de savoir dans quels conditions l’animal a été élevé. Pour les végans, le cosmétique à base de graisse animale ne pourra bien sûr pas être utilisé.

La graisse de boeuf est identifiable sous le nom de “Sodium tallowate”. 

Le savons artisanaux excluent souvent les graisses animales de leur composition.

Les alternatives:

comme avant savon bio

Savons artisanaux

  • Savon noir

Le savon noir est un produit cosmétique traditionnel d’Essaouira au Maroc. Il est souvent appliqué en préparation du gommage dans les Hammams.

Ce savon est obtenu à partir d’huile et d’olives noires broyées. En soin cutané, il se présente systématiquement sous la forme d’une pâte sans grains. Il s’adapte à tous types de peaux et on lui associe des vertues régénératrices, purifiantes, apaisantes et hydratantes. 

Le savon noir sous sa forme liquide est quant à lui utilisé pour l’entretien de la maison. 

  • Alep

Le savon d’Alep vient de Syrie, il est fabriqué avec de l’huile d’olive et de baies de laurier. Il se présente traditionnellement sous la forme d’un pain de savon cubique marron à l’extérieur et vert à l’intérieur. 

Un véritable savon d’Alep ne doit contenir aucun additif, colorant, produit de synthèse, ni graisse animale. 

Ce produit a l’avantage d’être 100% biodégradable. Sa composition très pure en fait un produit sain qui s’adapte à toutes les peaux et à toutes les populations. Le savon d’Alep permet de lutter contre les démangeaisons et les problèmes de peaux (psoriasis, acné, eczéma…).

Il en existe de plusieurs niveaux de qualité selon la teneur en baies de Laurier. 

Le savon 5% de Laurier est le moins cher mais peut néanmoins être utilisé par toute la famille. La plus haute qualité est le pain de savon à 80% de laurier, il est très concentré et s’utilise généralement en cas d’épisodes aigües de problèmes de peaux.

  • Marseille

Le savon de Marseille est un produit à base d’huile et de soude. Il est élaboré selon une méthode de saponification à chaud.

Le procédé de fabrication de ce produit permet de réutiliser “les grignons”, soit les résidus de la première pression à froid de l’huile à usage alimentaire. 

La soude quant à elle est le résultat de l’électrolyse de l’eau salée (saumure), ce procédé est peu gourmand en énergie. Ce n’est pas le cas pour l’ensemble du processus de fabrication du savon de Marseille puisque les cuves maintiennent la pâte en ébullition durant plusieurs jours. 

Depuis plusieurs années, les recettes sont susceptibles de contenir de l’huile de palme dans leur compositions. Cette huile est souvent issue de plantations connues pour participer aux déforestations massives. Il est donc important d’éviter les savons contenant ces deux huiles.

Côté pratique, le savon de Marseille se conserve très longtemps et sans l’utilisation de conservateurs ou d’antioxydants.

Pour finir, le savon de Marseille est biodégradable et non polluant. 

Savons bio et naturels

Le terme “naturel” est un terme générique désignant les produits s’opposant à ceux de l’industrie. Par ce terme, on entend désigner les alternatives plus saines et écologiques aux cosmétiques industriels.

Sur un packaging, ce n’est pas parce qu’il est écrit “naturel” que le cosmétique est systématiquement exempt des produits à éviter listés ci-dessus, ni qu’il ne contient aucune substance de synthèse.

Il n’y a pas de réglementation officielle concernant le terme “naturel”. Au mieux ce terme bénéficie d’un label privé avec un cahier des charges propre garantissant l’origine naturelle des produits utilisés. 

Lorsqu’un ingrédient dans un produit est indiqué comme “issu de l’agriculture biologique”, cela signifie qu’il répond à la réglementation officielle de l’agriculture biologique.

Cela assure donc que les ingrédients mentionnés comme tel sont issus d’un mode d’agriculture biologique (sans épandage de produits chimiques de synthèse, sans OGM…).

Les cosmétiques naturels et biologiques ont néanmoins le mérite de respecter des procédés de fabrication et des modes de productions plus respectueux de l’environnement en interdisant certaines substances de synthèses.

Encore faut-il avoir connaissance des cahiers des charges des différents labels pour faire son choix.

Il existe de nombreuses chartes privées concernant les cosmétiques biologiques et naturels. Parmi elles:

  • Ecocert,
  • Cosmébio,
  • Cosmos Organic,
  • Natrue,
  • Demeter…

Certaines constantes sont observées parmi les labels biologiques:

  • Les OGM sont interdits,
  • Pas d’huiles minérales (silicone, paraffine…),
  • Pas de parfums, colorants, pigments de synthèse,
  • Pas de conservateurs artificiels (phénoxyéthanol, paraben…)
  • Une majorité des ingrédients doit être issue de l’agriculture biologique. 



Le “Fait maison”

L’alternative “fait maison” est intéressante car vous êtes alors complètement maître de la composition du produit élaboré. Néanmoins la fabrication de savon est connu comme étant un procédé relativement complexe.

Pour élaborer un savon maison, la saponification à froid est la plus simple. Elle demandera malgré tout un calcul précis des quantités d’ingrédients à utiliser dans la formulation. 

Il est également possible de réaliser un savon maison grâce à une base melt and pour. Cette méthode extrêmement simple permet d’ajouter seulement des actifs à ladite base de savon.

L’utilisation de cette base de savon évite la manipulation délicate de la soude qui est une substance toxique. Il est conseillé de prendre une base bio ou sans Sulfate Lauryl Sodium.

Comment élabore-t-on un savon solide maison ?

Comme évoqué précédemment, la méthode adéquate pour une fabrication de savon maison est la saponification à froid. Malgré les manipulations moins complexes de cette méthode, il est néanmoins nécessaire d’en respecter les règles d’hygiène et de sécurité.

Précautions

La soude est une substance chimique pouvant être toxique. Si elle disparaît durant la réaction de saponification, certaines règles strictes doivent tout de même être observées durant l’élaboration du savon. 

Il faut se munir au minimum d’une blouse, de gants, d’un masque, des bottes et de lunettes de protection.

La fabrication de savons est un art exercé par des “Maître savonnier”. Comme pour tout cosmétique, le développement de produits par les artisans ou les industriels prend plusieurs années. 

La commercialisation des produits cosmétiques est soumise aux réglementations européennes en la matière. Chaque produit mis sur le marché doit être certifié afin de garantir la santé et la sécurité des consommateurs.

La certification est coûteuse est comprend une analyse toxicologique en laboratoire. La liste des allergènes présents dans le cosmétique doit être connue et obligatoirement indiquée.

Matériel

Une fois paré de l’attirail du savonnier, il est nécessaire de réunir le matériel adéquat:

  • Une cuve en inox,
  • Un fouet inox,
  • Un batteur électrique,
  • Une balance de précision,
  • Des moules à savon,
  • Un couteau (pour une découpe plus nette, il est possible d’opter pour un fil à découper bien aiguisé).

Le matériel entrant en contact avec la préparation ne doit pas être le même matériel que celui utilisé en cuisine. 

Les ingrédients de base

  • Un corps gras

À chaque matière grasse, sa vertu. Selon le corps gras choisi, les propriétés du savon ne seront pas les mêmes. Aussi, référez-vous au tableau présent dans la partie sur les types de peaux pour en connaître les différents bienfaits. Il est conseillé de mélanger plusieurs matières grasses entre elles. Au mieux, utilisez deux ou trois huiles végétales et un beurre (également végétal).

Le choix des matières grasses conditionnera les applications du savon, ses bienfaits, son odeur mais également sa texture lors de l’utilisation (mousse, onctuosité,…).

  • La solution de soude

Ce mélange est obtenu en mélangeant la soude caustique avec l’eau.

La balance de précision est alors très utile car la soude est une substance délicate à manipuler. La température du mélange va alors monter jusqu’à 100°C, il est impératif d’attendre qu’il ait redescendu à une température ambiante avant de l’utiliser.

Pour garantir une texture adéquate et la salubrité du savon, le calcul de la teneur en solution de soude et son ratio eau/soude est une étape cruciale. Elle est détaillée ci-dessous dans l’étape 2 de la fabrication de savon maison.

Il est également possible de trouver des solutions prêtes à l’emploi. C’est probablement ce qui est le plus indiqué si vous débutez dans la fabrication de savon maison compte tenu de de la toxicité de la substance.




Ingrédients facultatifs

  • Les colorants

Naturellement, le savon aura une couleur allant du jaune pâle au vert clair selon les matières grasses utilisées. L’huile d’avocat aura ainsi tendance à colorer le savon en vert et les germes de blé donneront un jaune orangé.

Les colorants sont classés selon la norme INCI qui liste toutes les substances autorisées en cosmétique. On identifie les colorants grâce aux lettres CI (pour Colour Index) suivi de chiffres.

Les colorants sont pour la plupart issus de l’industrie pétrochimique (à l’exception des CI75 qui sont naturels et des CI77 qui sont des métaux oxydés). Ils sont d’une redoutable efficacité et confèrent des couleurs très vives aux savons. 

Les colorants de synthèse ne sont malheureusement pas connus pour être sains ni écologiques.

Il est cependant possible d’opter pour des alternatives naturelles:

  • Des épices (comme le curcuma par exemple),
  • Du cacao,
  • Des fleurs (garance, orcanette…),
  • Des infusions de thé, cafés,
  • Etc.

Ces colorants sont naturels et biodégradables mais il sera plus difficile voire impossible d’obtenir des teintes aussi vives et franches qu’avec les colorants de synthèse.

Toujours est-il que la couleur du savon ne conditionne pas le bon nettoyage du corps. La fonction des colorants, est seulement de rendre le produit plus attrayant.

  • Les parfums

L’ajout de parfum est complètement facultatif, sans cela les savons auront tout simplement une odeur de savon. L’ajout de fragrance ne conditionne pas la qualité fonctionnelle du produit. Autrement dit, l’odeur n’impacte aucunement sur le potentiel nettoyant du savon.

Si vous souhaitez tout de même ajouter du parfum aux savons, il est possible d’opter pour des parfums 100% naturels élaborés par des parfumeurs.

Pour personnaliser encore plus le cosmétique, un mélange maison d’huiles essentielles est également une possibilité. Cependant, elles sont peu utilisées pour les saponifications à froid car coûteuses et susceptibles d’être dégradées par la soude.

Un total de 2 à 5% de substances odorantes est en général suffisant pour parfumer les savons. 

Quelques précautions sont à observer concernant les huiles essentielles, il ne faut pas les utiliser pour des produits destinés aux femmes enceintes, allaitantes et aux enfants.

Il est nécessaire de vérifier avant l’achat de parfum ou d’huiles essentielles que ces fragrances sont stables avec la saponification. Ce n’est pas toujours le cas et il est conseillé de demander au fournisseur comment le produit est susceptible de réagir.

Les étapes de fabrication

  • Étape 1: Choisir les matières grasses

En plus de déterminer les propriétés et bienfaits du savon final, c’est le choix des matières grasses qui déterminera la teneur en solution de soude nécessaire à la saponification.

Se référer aux tableaux ci-dessous relatifs aux bienfaits des corps gras et au tableau sur les aspects fonctionnels des huiles.

  • Étape 2: Calculer la teneur en soude et élaborer la solution

La teneur en soude du mélange doit être très précisément calculée car en excès, toute la soude ne sera pas transformée par la saponification. Au contraire, si le mélange ne contient pas assez de soude, on risque d’obtenir un savon trop mou.

Il existe des calculateurs en ligne permettant, selon les matières grasses utilisées, de déterminer la concentration en soude nécessaire à la saponification.

Il suffit de sélectionner les matières grasses et les grammages utilisés dans la recette et ces outils calculent automatiquement les grammages en soude et en eau à employer. 

 

  • Étape 3: Mélanger les matières grasses et la solution de soude.

Une fois les matières grasses sélectionnées et la solution de soude est à température ambiante, les deux composants peuvent être mélangés avec précaution.

Il faut travailler petit-à-petit avec délicatesse. D’un mélange translucide, se formera une pâte opaque. Lorsqu’une trace reste visible à la surface de la pâte après avoir laissé écouler le mélange en filet, cela signifie que la préparation est prête pour l’étape facultative ou le moulage.

  • Étape Facultative: L’ajout de colorant ou d’huile pour le surgras

C’est après l’étape de mélange qu’il est possible d’ajouter les colorants, le(s) parfum(s) ou une matière grasse au choix.

Mélanger délicatement le tout avant de verser (assez rapidement pour éviter la solidification) dans les moules.

  • Étape 4: Le moulage
  • Étape 5: La saponification

C’est une étape durant laquelle seule la patience est requise puisqu’il faut au moins 24h pour que la saponification se fasse totalement.

Il est conseillé de couvrir les moules de film alimentaire et les placer dans une pièce à l’abri de la lumière et à température ambiante.

À cette étape, il est possible d’observer sur les savons une “phase de gel”. En fonction de la température de la pièce notamment, le savon peut se mettre à chauffer, voire devenir bouillant. C’est un phénomène connu des savonniers qui peuvent choisir de le mettre à profit pour accentuer ou bloquer certaines colorations. 

La phase de gel n’influe aucunement sur la qualité finale du savon.

  • Étape 6: Le séchage

Une fois la saponification terminée, il est temps de démouler les savons et de les placer dans une salle aérée, à l’abri de la lumière, de l’humidité et à température ambiante constante. Cette étape permet aux savons de sécher et durcir et dure entre 4 à 6 semaines.




Recettes

Recette de onefootprintontheworld

Ingrédients pour environ 1kg de savon

  • 450g d’huile d’olive
  • 250g  d’huile de coco
  • 100g d’huile de tournesol
  • 108g de soude
  • 302g d’eau
  • Facultatif : huiles essentielles (10-15ml)

Cette recette a été élaborée, testée et approuvée par onefootprintontheworl, il est très important de la suivre au gramme près lorsque vous débutez. (les ingrédients doivent être pesés grâce à une balance de précision)

Attention: la soude doit être manipulé avec l’équipement de protection listé plus haut dans le passage sur cet ingrédient.

Il ne faut pas mettre la soude en contact avec du zinc, de l’aluminium, ou de l’étain, favoriser le matériau poreux.

Il est conseillé de préparer un bac d’eau vinaigré qui pourra neutraliser la soude en cas de projections et une bassine d’eau froide dans laquelle il faudra placer la solution de soude pour abaisser la température.

 Verser la soude dans l’eau et jamais l’inverse!

 Verser la solution de soude dans l’huile et jamais l’inverse!

  1. Protégez le plan de travail (des journaux font très bien l’affaire),
  2. Faire fondre l’huile de coco dans un bain-marie,
  3. Munissez-vous de l’équipement de protection et placez-vous dans une pièce où l’air circule Préparez le mélange eau/soude, il faut un récipient résistant à la chaleur puisque la solution va monter en température! Verser la soude dans l’eau puis remuer très doucement avec une spatule (risque de projections!). Attendre jusqu’à dissolution complète de la soude en veillant à ne pas respirer les vapeurs.

Surveiller la température: elle doit descendre à 29°C.

  1. Pendant que la solution refroidi, ajouter les huiles végétales dans l’huile de coco fondue,
  2.   Hors du feu, Verser lentement la solution de soude dans l’huile,
  3. Le mélange ainsi fait, mélanger au mixer plongeant. L’arrêter régulièrement afin que le moteur ne chauffe pas.

Le mixage est fini à l’apparition d’une trace: une trace se forme lorsqu’on fait tomber une goutte à la surface de la pâte,

  1. Facultatif: ajouter les huiles essentielles, 
  2. Verser la pâte dans les moules choisis,
  3. Recouvrir d’un film plastique et laisser reposer 24h. Si au bout de 24h, le savon est encore mou, il est possible d’attendre 24h de plus, 
  4. Démouler les savons et les laisser sécher 4 semaines sur des grilles à l’abris de la lumière, dans une pièce aérée et tempérée,

Comment choisir son savon naturel ?

Types de peaux

Pour chaque type de peaux, certains corps gras sont plus indiqués que d’autres. Ci-dessous, un tableau reprenant des huiles végétales et beurres végétaux selon les types de peau.

Cette liste est non exhaustive, il existe une multitude de combinaison de matières grasses.

Privilégiez des huiles et beurres produits près de chez vous afin de limiter l’impact carbone du transport et soutenir le commerce local. Malheureusement, dans le cas des beurres végétaux, le choix en production locale, européenne et française semble restreint.

Corps Gras
Beurres Huiles
Types de peau
Peau Acnéique Kombo Jojoba, Baies de Laurier
Peau sèche Amande Douce,
Avocat, Cacao,
Mangue, Olive
Amande douce, argan, Avocat, Avoine, Baies de Lauriers, Bourrache, Camélia, Cerise, Chanvre, Coco, Germes de blé
Peau abîmée Amande Douce, Avocat Amande douce, Camélia, Coco, Framboise, Germes de blé
Peau mature Avocat, Cacao, Mangue, Olive Abricot, Argan, Avocat, Avoine, Bourrache, Camélia, Cerise, Chanvre, Framboise
Peau irritée Karité, Olive Bourrache,

Utilisation et Aspects fonctionnels

En plus des bienfaits sur la peau, les matières grasses choisies pour la recette auront des aspects fonctionnels. C’est à dire qu’ils conditionnent la texture du savon, son application, ses propriétés moussantes, sa dureté…

Voici un aperçu des huiles et beurres vu par ces aspects.

Aspects fonctionnels
Onctueux Moussant Douceur Résistance à l’oxydation
Abricot ** ** ** **
Amande Douce ** ** *** ***
Argan ** ** ** **
Avocat *** ** ** ***
Cacao * * * ***
Coco ** *** ** ***
Karité ** ** ** ***
Noisette *** ** *** ***
Olive *** * *** ***
Pépins de Raisins ** *** ** *
Ricin * ** ** ***
Sésame ** * ** **
Tournesol ** * ** *

Les échelles de valeurs sont disponibles ci-dessous:

Onctuosité Peu onctueux Moyenne Importante
* ** ***
Mousse Très peu de mousse Mousse fine Abondante
* ** ***
Douceur Dur Doux Très doux
* ** ***
Résistance à l’oxydation Peu résistant Moyennement résistant Résistant
* ** ***

Le potentiel oxydatif désigne la sensibilité de la matière grasse au rancissement. Certaines huiles et beurre s’oxydent plus rapidement que d’autres. Ainsi, “Peu résistant” désigne un corps gras qui aura tendance à s’oxyder rapidement tandis que “résistant” démontre d’une résistance au temps (un produit qui rancit moins vite).

Dans tous les cas, les savons peuvent être conservés durant toutes la durée de leur utilisation.

Petit bonus: il est possible fabriquer son beurre végétal maison. Pour cela il vous suffit de mixer 300 gr de la denrée choisie (amandes par exemple). Le mixage peut durer jusqu’à 15 mn et doit faire apparaître une pâte assez homogène. Il est possible d’agrémenter d’eau ou d’une autre huile végétale pour adapter la texture.

Cependant, pour une confection maison, on ne peut donner de notion de temps de conservation puisque dans le commerce, les produits sont soumis à des tests afin d’en déterminer les dates ainsi que les ambiances de conservations nécessaires au cosmétique.




Labels de qualités

  • Saf

Le logo “saf” permet d’identifier les savons élaborés selon la méthode de la saponification à froid. Il n’est cependant pas obligatoirement apposé sur l’emballage. S’il est de plus en plus répandu, certains produits comportent tout simplement une mention “savon à froid” ou “saponification à froid”.  

Dans tous les cas, cette méthode est indiquée sur l’emballage puisque c’est un critère de savoir-faire et de qualité.

  • ASSAF

L’ “Association des savonniers par saponification à froid” regroupe des professionnels ayant pour vocation de valoriser le savoir-faire de la saponification à froid. Un code couleur du logo classe le produit selon plusieurs niveaux:

  • Logo bleu et noir: atteste du respect de la charte officielle de la saponification à froid,
  • Logo vert: En plus de la charte du savon à froid, le produit suit le cahier des charges “Nature et Progrès”

 

  • Slow cosmétique

Cette mention récompense gratuitement les marques qui respectent non pas un cahier des charges mais certains critères incontournables. 

Parmi ces derniers on retrouve:

  • L’absence d’ingrédients issus de l’industrie pétrochimique, 
  • En vertu du principe de précaution, aucun ingrédient suspect n’entre dans la recette,
  • La composition du produit ne contient QUE des substances bénéfiques pour la peau,
  • Pas de greenwashing, que des promesses réalisables.

En cas d’interrogations sur un savon, il est possible de prendre contact avec une association de savonniers telle que l’ADNS (Association Des Nouveaux Savonniers).

Avantages/Inconvénients des savons naturels

Avantages

  • Meilleure transparence,
  • Moins d’ingrédients dans la recette,
  • La plupart des composants polluants et toxiques sont évités,
  • Possibilité d’opter pour une alternative zéro-déchet grâce au savon solide,
  • Nombreuses alternatives de savons naturels,
  • Plus respectueux pour la peau,
  • Ils durent plus longtemps,
  • Zéro-déchets car peu d’emballages,
  • S’adaptent aux types de peaux.

Inconvénients

  • Il faut garder un minimum de vigilance sur la composition,
  • Risque de greenwashing,
  • Plus coûteux à l’achat,
  • Fabrication maison plus technique que les autres cosmétiques.
Si vous n’avez pas le temps de fabriquer votre propre savon, nous vous recommandons vivement celui de l’entreprise française “Comme avant“. Leurs produits sont irréprochables et de fabrication artisanale.

Sources

https://www.toutvert.fr/comment-fabriquer-du-savon/
http://www.ecoconso.be/fr/content/quel-savon-choisir-pour-se-laver-au-naturel
https://saponification.org/
https://www.aufeminin.com/soins-corps/savon-noir-s692096.html
https://www.consoglobe.com/savon-alep-purete-fait-merveille-3133-cg/2
https://www.oolution.com/bloog/blog/2014/04/30/comparatif-labels-bio-en-cosmetiques/
https://box-evidence.com/beaute-bio/labels/
https://www.lecurionaute.fr/enquete-guide-achat-trouver-vrai-veritable-savon-de-marseille-test-conseils/
http://www.lecurionaute.fr/savon-de-marseille-huile-olive-palme-coprah-label-arnaque/
http://hygiene-et-savon2.e-monsite.com/pages/ii-la-composition-et-le-fonctionnement-du-savon/la-saponification-et-fabrication.html
https://www.lasavonneriedemilie.fr/la-fabrication/
https://cosmeticobs.com/fr/ingredient-cosmetique/glycerin-1/
https://www.zenzishop.com/saf/
https://biosportsante.com/quest-ce-quun-savon/
https://leslitseescitronnees.com/2011/02/07/faire-un-savon-a-froid-etape-par-etape/
https://salysavons.fr/la-saponification-a-froid/
https://laveritesurlescosmetiques.com/recherche-inci.php
http://www.soapacadabra.fr/archives/2011/08/10/21768903.html
https://www.slow-cosmetique.com/le-mag/la-verite-sur-les-huiles-seches/
https://laboratoires-plantaurel.com/fr/savon-sans-savon-syndet
https://www.consoglobe.com/cosmetiques-sans-huile-de-palme-cg
https://www.laboratoires-roig.com/blog/huiles-vegetales-minerales-esterifiees-en-cosmetique-quelles-sont-celles-a-eviter-et-comment-sy-retrouver–n25
https://www.consoglobe.com/cosmetiques-sans-huile-de-palme-cg
http://onefootprintontheworld.com/savons-maison-saponifies-a-froid-recette-facile/

A propos de l’auteur

“Après des études de cuisine et en vertu de l’amour qu’elle porte pour la gastronomie, Léonne Thellier se prend de passion pour l’aspect bien-être et santé du secteur et entame une formation d’ingénieur “alimentation et santé” en apprentissage.
Persuadée de l’importance d’une cuisine saine pour le corps et l’esprit, elle essaye tant bien que mal de ne pas traumatiser son entourage par son côté food-maniac.

Toujours à l’affût de bons plans, elle aime voyager, faire des rencontres, et découvrir de nouvelles cultures culinaires. Léonne aime se fixer des objectifs et les atteindre. Déracinée de sa vallée de la Loire natale, elle poursuit son parcours professionnel entre la Picardie et la région Centre.”

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voix

Thérapie par la Voix et le Chant

By dans le corps, index

Thérapie par la Voix et le Chant

voix

Le terme « voix » est un mot assez polysémique et complexe, qui renvoie à plusieurs conceptions différentes. D’un point de vue le plus basique possible d’abord, la voix désigne les sons produits par les vibrations des cordes vocales (c’est l’émission vocale). Mais elle peut aussi définir une force incantatoire (dans le chant et la musique par exemple), ou bien un style vocal (c’est-à-dire les mots, la parole, ainsi que la personne qui parle).

La voix est donc un élément fondamental de notre vie. En effet, bien avant de pouvoir mettre nos pensées en paroles, nous avons exprimé nos sentiments par des cris, des grognements, des sanglots, des rires, des chants. Quand les mots nous manquent, nous recourons au langage universel des sons.

En outre, notre voix est notre carte d’identité vocale : elle est unique (c’est par notre « allô » que l’on nous reconnait au téléphone par exemple) et personnelle (le timbre et la couleur de la voix sont propres à chacun). Elle traduit et exprime notre vécu, nos ressentis, nos intentions, notre qualité de présence ou d’absence, et l’on se fait souvent une idée préconsciente de son interlocuteur en percevant le ton, le rythme, ou l’énergie de sa voix. Cela en dit long sur l’impact qu’a et que peut avoir une voix.




Notre voix est donc un élément capital, qui nous suit, pour la plus grande majorité d’entre nous, depuis notre naissance jusqu’à notre mort, et dont nous pouvons disposer à notre guise. Notre « instrument voix » est disponible à tout moment et transportable à merci puisque nous nous déplaçons avec lui constamment. 

Cependant, il ne faut pas pour autant oublier de s’en soucier, d’en prendre soin et de l’entretenir. En effet, une parole, un ton de bonne qualité s’appuient sur l’équilibre entre la soufflerie pulmonaire, le vibrateur-larynx et les résonateurs (pharynx, cavité buccale, naso-pharynx et fosses nasales). C’est ce que l’on nomme « l’accord phono-résonantiel », qui peut être soumis à des contraintes, des résistances et des tensions diverses. Il s’agit donc d’un véritable mécanisme, complexe, auquel il faut être très attentif.

Mais au-delà de cela, la voix est un facteur incontournable de la communication. Dès lors que l’on utilise notre voix pour nous exprimer, on entre en relation avec une autre personne, en lui faisant part de nos intentions, de nos sentiments à travers divers sons et vibrations. D’ailleurs, certains instruments comme le tambour, le bol tibétain, la Shruti Box, ou la double flûte amérindienne par exemple, favorisent cette expression et cette mise en relation avec les autres.

L’Expression vocale, un chemin vers le bien-être ?

microphones

Dans les croyances asiatiques, le centre de l’expression et de la communication se trouve au niveau du chakra de la gorge (le cinquième chakra) et est un lieu de passage qui nous aide à extérioriser tout ce qui existe en nous. 

L’expression vocale permet ainsi de dénouer les tensions, et aide à renforcer l’ancrage et la verticalité. Quand l’expression vocale s’effectue devant un groupe de personnes (et même en individuel), il s’agit d’oser prendre sa place sans se juger soi-même et sans être dans la peur du jugement de l’autre. C’est effectivement un acte de mise à nu sans pareil, et un véritable tremplin pour accéder à ses émotions. Il s’agit simplement d’oser se lancer et de laisser faire les choses. Peu importe le résultat : ce qui va émerger ouvrira un passage, celui du renouveau.

S’exprimer vocalement peut donc aider à accéder à une certaine forme de bien-être, mais aussi à libérer de la souffrance qui ne sait comment se dire. 

En effet, le corps est engagé dans la parole. Parfois, on peut facilement percevoir une voix qui nous paraît très désagréable, qui nous agresse les oreilles ou bien qui crée en nous une impression de vide. Il existe donc un lien entre expression vocale et résonance corporelle, comme il existe un autre lien entre tensions musculaires et tensions psychiques. 

Essayer de parler ou de chanter juste reviendrait donc à essayer de prêter une oreille attentive à nos résonances corporelles, pour tenter de s’exprimer de la manière la plus juste possible. Finalement, il s’agit de s’accorder à soi-même, de mieux se connaître, mieux se comporter et mieux s’écouter, se sentir, pour s’accorder ensuite avec les autres.

En fait, la voix est composée de six paramètres : la hauteur, l’intensité, le timbre, le souffle, la durée, la fluidité, et, bien entendu, les émotions. Tous peuvent altérer la qualité de notre voix. Mais que serait la voix sans les émotions ? Les émotions donnent vie et relief à la voix, qui se colore au gré de nos joies et de nos tourments. Effectivement, le chant contient tout ce que nous sommes (notre passé, notre présent, notre à-venir, notre vécu et notre désir), et entre en résonance avec tout ce qui nous entoure, c’est-à-dire notre origine et notre vision de l’avenir. 

Il est donc essentiel de prendre le temps d’accueillir et d’accepter ce qui est déjà là, de laisser émerger nos émotions sans se censurer, de s’autoriser à dire, à résonner, à chanter, à vibrer, à apprivoiser sa voix pour la laisser s’harmoniser avec l’instant présent. Cela procure un sentiment de confiance si l’on se donne le temps d’être sa voix : une sensation d’être vivant, d’entrer en relation avec ce qui nous entoure, et d’être en harmonie avec soi-même, apaisé(e). 

Trouver sa place : espace et relation à l’autre 

L’acte vocal est, fondamentalement, une mise en relation, car à travers l’acte vocal on s’adresse à l’autre, aux autres. S’exprimer, ce n’est donc pas seulement communiquer par des sons, c’est aussi prendre sa place dans l’espace pour entrer en relation avec les autres, c’est avoir le désir de s’épanouir.

Or, la respiration, ainsi que la pensée, jouent un rôle fondamental dans cette capacité à pouvoir prendre sa place. Une pensée envoie des informations au corps et va précéder l’expression qui s’adresse à l’autre, et qui passe donc par l’envie ou non de communiquer. La manière dont on va s’exprimer jouera un rôle essentiel dans la façon dont on va toucher l’autre, qui reçoit nos états émotionnels. 

Par exemple, une voix médium est signe de stabilité ; mais lorsque notre pensée n’est pas en accord avec notre parole, par exemple lorsque l’on ne dit pas la vérité, elle va se déplacer vers le grave ou l’aigu. On peut alors parler de dissonance.

C’est donc par la voix, bien plus que par nos paroles, que s’expriment nos intentions, nos pensées véritables. Par conséquent, il est absolument nécessaire de développer une relation de conscience entre soi-même et les autres, afin de retrouver une communication vocale équilibrée, et qui s’effectue dans le respect de chacun. En fait, il s’agit d’être présent pour l’autre et pour soi.

Or, être présent pour soi et pour l’autre, dans un contexte de communication, c’est écouter le silence qui précède l’acte vocal. En effet, il n’y a pas de production vocale ni de son sans silence. Ainsi, l’autre, par sa présence et son écoute disponible, aide celui ou celle qui parle à prendre corps, pour devenir dans l’instant une personne réellement capable de partage et de communication. 




La magie de la voix et la question de son évolution : 

Parfois, il arrive qu’à travers notre expression vocale, qu’elle soit chantée ou bien mise en mots, on ressente une facilité exacerbée, comme si nous avions tout partagé, transmis aux autres, grâce à une communication parfaite, sans pour autant avoir fait quelque chose de particulier pour cela. C’est ce que l’on peut appeler la « voix vraie », celle qui traverse le corps et ne fabrique pas, la voix sans artifice, un mélange de simplicité et d’authenticité, émise dans un espace où tout peut circuler.

Il existe différentes méthodes pour appréhender le travail vocal, mais il est capital de toujours garder à l’esprit que le chant est une extension de la parole. Ainsi, un accompagnement vocal de qualité devrait prendre en compte à la fois les trois étapes de la phonation (soufflerie, larynx, résonateurs), les six composantes de la voix, et la posture, c’est-à-dire l’attitude, ainsi que l’écoute liée à l’affect.

Travailler la voix et enseigner le chant revient donc à effectuer un parcours de découverte, comme un jeu de piste dont on ne connaîtrait pas nécessairement la solution des énigmes. Un voyage qui, en définitive, touche à l’intériorité, à travers le ressenti et l’accueil dans l’instant présent.

Les méthodes, qu’elles fassent appel aux cours de chant, au coaching vocal, à la psychopédagogie vocale, à la thérapie vocale, ou bien aux techniques de guérison par la voix, doivent, dans l’idéal, toutes offrir au participant un certain plaisir de faire et un cadre sécurisant. 

Et celui ou celle qui accompagne devrait également être à l’écoute des différents besoins et des attentes diverses de l’élève, et proposer une mise en perspective. Effectuer un lien entre la dimension émotionnelle, corporelle et pédagogique de la voix doit être au cœur de la préoccupation d’un formateur en expression vocale tourné vers la relation d’aide, puisque c’est par lui que passent toutes les informations pour tous ceux qui se questionnent à propos de la voix.

Références :

Ivan Fonagy, Voix et psyché

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rebirth

Le rebirth : renaître en respirant

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Le rebirth : renaître en respirant

rebirth

Guérir et se régénérer à travers la respiration en revenant aux sources mêmes de notre vie, voilà ce que propose le rebirth, ou « respiration consciente ». Il s’agit d’une technique respiratoire, qui, comme son nom l’indique (« rebirth » = « renaissance » en anglais), a pour objectif de faire (re)vivre à son pratiquant une nouvelle expérience à chaque fois.

Cette méthode part du principe que nous sommes tous influencés par notre passé, et que nous agissons et organisons bien souvent notre vie en fonction de ce que nous avons vécu auparavant. Or, grâce à la respiration, le rebirth se propose de nous faire revivre certaines expériences antérieures, en particulier des expériences très anciennes, qui remontent aux premières années de notre vie, voire à ses premiers instants. En effet, le rebirth prétend pouvoir nous ramener en arrière, et nous faire revivre des souvenirs que notre corps, à défaut de notre mémoire consciente, a gardés en mémoire. Ainsi, il devient possible d’explorer notre mémoire inconsciente pour observer le déroulement de notre naissance et de nos premières années de vie, afin d’en analyser les éventuels blocages pour pouvoir ensuite les surpasser.

En fait, la respiration consciente consiste à se détendre et à se relaxer de manière absolue et intense, pour faire émerger des souvenirs refoulés inconsciemment. Il est possible de remonter ainsi très loin dans ses souvenirs, puisqu’il a par exemple été prouvé que les fœtus effectuent des mouvements respiratoires dès la fin du troisième mois de grossesse. 




Pratiquer le rebirth, pour le dire autrement, c’est accepter de s’abandonner, de se relâcher et de laisser s’écouler nos tensions actuelles pour se concentrer sur les traumatismes anciens. C’est s’en remettre au pouvoir du souffle, qui permet d’annihiler les tensions refoulées et accumulées qui se sont inscrites dans nos cellules. Effectivement, parfois, le fait de simplement prendre conscience de ces traumatismes anciens ne suffit pas ; l’alternative proposée par le rebirth permet donc non seulement de réaliser l’existence de ces obstacles, mais aussi de les revivre pleinement, pour ressentir à nouveau les sentiments, émotions et perceptions qui étaient en œuvre à ce moment-là.

Dans les faits, l’apport d’oxygène réalisé par cette technique de respiration dirigée et contrôlée permettrait d’agir sur notre fonctionnement émotionnel. Il s’agit à la fois d’une thérapie et d’une technique de développement personnel, c’est-à-dire qu’elle peut être pratiquée aussi bien par des personnes souffrantes souhaitant être soulagées que par des individus désirant acquérir une maîtrise de leur vie plus importante et plus pertinente.

Bienfaits du rebirth

En tant que technique de bien-être, les effets du rebirth sont essentiellement psychologiques. Il s’agit en effet de se libérer des peurs, des tensions, de l’anxiété, des troubles du sommeil (insomnies, apnée du sommeil), des maux de tête, de périodes de dépression, ainsi que de toutes sortes de stress (après une agression, une opération chirurgicale, un accident, un burn-out, une phobie)… Avoir la possibilité de se confronter à nouveau à des traumatismes et des blocages enfouis inconsciemment afin de les dépasser et de les résoudre améliore la confiance en soi, et permet également de reprendre en main sa vie, de repartir de zéro, dans le but de la mener avec davantage de sérénité et de joie. Pour résumer, cette nouvelle perception de soi et de ses projets renouvelle notre optimisme et notre vigueur, afin de transformer et d’adapter nos projets à cette renaissance.

Cependant, on peut également observer des améliorations qui concernent davantage le plan physique : travailler ainsi son souffle permet de bien mieux respirer. En conséquence, les personnes souffrant d’asthme par exemple pourront remarquer une diminution –voire une disparition- de cette gêne. De même, on pourra constater une meilleure circulation de l’énergie dans le corps, et donc une plus grande forme. Enfin, l’état de relaxation intense provoqué par cette sorte de transe respiratoire permet de relâcher et de détendre les muscles, ce qui contribue à faire disparaître certaines douleurs légères.

ATTENTION toutefois, plusieurs précautions sont à prendre avec cette technique. D’abord, il s’agit d’un procédé qui fait appel à l’hyperventilation, ce qui bouleverse le rythme respiratoire, et peut donc provoquer des crises de spasmophilie. A éviter pour les personnes qui en souffrent déjà, donc. Des crampes plus ou moins douloureuses peuvent aussi survenir, mais elles font partie intégrante du processus.

Ensuite, la confrontation aux souvenirs refoulés peut être intense et provoquer des chocs émotionnels importants (peur, colère, cris, larmes, besoin de se reposer…). Il semble que cela fasse partie de la démarche; néanmoins le rebirth est contre-indiqué pour les personnes hypersensibles ou bien fragiles émotionnellement, ainsi que pour les personnes sous l’influence de drogues ou ayant vécu des expériences hallucinatoires. De même, il est fortement déconseillé aux femmes enceintes de plus de 6 mois d’avoir recours à cette méthode, car elle pourrait déclencher un accouchement prématuré.

Egalement, il faut faire très attention au praticien que l’on choisit. En effet, même s’il s’agit d’une pratique couramment utilisée, le rebirth n’est pas reconnu médicalement ou scientifiquement. Très peu d’études ont été menées sur le sujet, ce qui laisse la porte ouverte à de nombreuses dérives et à des abus importants. Les sectes notamment s’approprient souvent cet exercice. Ainsi, par exemple, il faut s’assurer que les souvenirs que l’on revit soient véritablement les nôtres, et qu’ils ressurgissent vraiment pendant la transe. Quelques praticiens malhonnêtes peuvent en effet être tentés de « guider » le patient de manière douteuse, d’abuser de sa confiance, ce qui débouche sur le « rappel » -ou plutôt la création- de faux souvenirs. En outre, il faut s’assurer que le « rebirther » soit capable, le cas échéant, de prendre en charge de manière correcte, complète et personnalisée un patient qui aura été troublé, déstabilisé ou désorienté par cette expérience.




Le rebirth en pratique

Nul besoin d’apporter du matériel ou une tenue spécifique, le rebirth s’effectue allongé. En principe, il faut respirer sans arrêt pendant environ 1 heure, sans aucune pause entre les inspirations et les expirations. La respiration peut être réalisée par le nez ou par la bouche, en fonction des préférences du praticien. C’est un exercice qui peut également se pratiquer individuellement ou en groupe ; l’avantage de le faire en collectivité est de pouvoir avoir un retour sur les autres expériences, et de pouvoir s’exprimer pour partager ses ressentis. Le patient devient alors à la fois celui qui est accompagné et celui accompagne.

La séance commence par un entretien oral, au cours duquel le patient peut exprimer précisément ses attentes. Ensuite, le praticien explique légèrement le fonctionnement du souffle et va préciser les sensations et effets, agréables ou désagréables, du rebirth. Puis on passe à l’exercice de respiration en tant que tel. Dans un premier temps, il va s’agir d’une respiration forcée, peu naturelle. C’est le praticien qui guide son patient en lui indiquant certaines actions à réaliser (accélérer, ralentir…), jusqu’à briser le rythme naturel de sa respiration, afin de le faire entrer, à terme, dans une sorte de transe respiratoire. Et c’est au moment où ce rythme a été totalement bouleversé que les souvenirs et émotions apparaissent. Une fois que l’expérience a été jugée concluante, le praticien aide son patient à retourner peu à peu à une respiration normale, à lui faire reprendre contact avec la réalité. Enfin, la séance se termine sur un deuxième entretien, afin de parler de l’expérience et d’aider le patient à intégrer ces nouvelles connaissances, ainsi qu’à en tirer les conclusions nécessaires pour améliorer sa manière de vivre et de surmonter les traumatismes.

Le rebirth peut également parfois se pratiquer dans une piscine, dont la température correspond à peu près à celle du corps humain. La séance s’effectue alors en groupe, et les patients se soutiennent mutuellement.

En général, un traitement complet se poursuit pendant 9 séances, ce qui correspond symboliquement à la durée d’une grossesse. Une séance dure entre 1h30 et 2 heures environ, dont au moins la moitié est consacrée aux exercices respiratoires en tant que tels.

Origines du rebirth

Le rebirth a été découvert par Léonard Orr dans les années 60-70 en Amérique. Originellement, c’était une technique basée sur l’hyper-oxygénation, et qui s’inspire également de plusieurs traditions anciennes, comme le taoïsme ou le yoga par exemple. Elle a par la suite suscité un engouement important lors du mouvement New Age à la même époque, et s’est donc largement diffusée en Occident.

En France, elle est apparue au cours des années 70, et on lui a rajouté d’autres éléments thérapeutiques, tels que la psychanalyse par exemple. 

C’est une discipline assez peu prise au sérieux par les scientifiques, qui n’est pas non plus reconnue par l’Etat. En revanche, il existe une Association Française de Rebirthing, qui délivre des diplômes à l’issue d’une formation de deux ans environ. Ces praticiens s’engagent à suivre un code de déontologie précis et une éthique stricte, ainsi qu’à respecter la confidentialité des séances.

Ils peuvent être des « rebirther » de profession, des psychologues, des psychothérapeutes, ou bien plus rarement des sage-femmes, des médecins ou des infirmiers qui se sont spécialisés dans cette discipline, ou alors qui l’exercent en plus de leurs fonctions préalables.

Références

Site web spécialisé dans le rebirth, de l’Association Française du Rebirthing :  http://www.afr-rebirthing.com/trouver-un-praticien/

Témoignage sur une expérience de rebirthing : http://www.psychologies.com/Therapies/Developpement-personnel/Methodes/Articles-et-Dossiers/Le-rebirth-respirer-pour-renaitre/7Temoignage

Site web consacré à la santé : https://www.passeportsante.net/fr/Therapies/Guide/Fiche.aspx?doc=rebirth_th

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brosse à dents bambou

Brosse à dents bambou – Tout ce qu’il faut savoir

By dans le corps, Soins

Brosse à dents bambou – Tout ce qu’il faut savoir

brosse à dents bambou

Le plastique représente aujourd’hui 95% des déchets. Face à ce constat, la voie de la “déconsommation” apparaît comme une évidence pour beaucoup. 

Comment consommer moins et mieux? Véritable mode de vie, la consommation responsable a de plus en plus d’adeptes. Partir à la traque du plastique de notre maison est un acte militant. 

Commençons par un outil du quotidien: La brosse à dents. 

On estime la quantité de brosse à dents jetées à 1400 tonnes par an rien qu’en France! 

Selon le type de plastique qui les compose, leur dégradation peut prendre plusieurs centaines d’années. La plupart des brosses à dents sont composées de plusieurs plastiques différents, ce qui les rend impossibles à recycler.  Ainsi, les 294,3 tonnes de brosses à dents vendues chaque année en France ne sont pour la plupart ni biodégradables, ni recyclables, ni compostables. De quoi polluer les mers pour un petit moment…

Rappelons que la biodégradation désigne la propension d’un produit (en matière organique) à se décomposer dans un environnement favorable et sous l’action de micro-organismes (de type pseudomonas sp.). 

Cette dégradation doit survenir sur un temps court à échelle de vie humaine. Une bouteille en plastique n’est pas considérée comme biodégradable car sa décomposition dure environ 400 ans. 

La compostabilité se définie par des critères normés de décomposition. (La norme européenne qui détermine ces critères est la NF EN 13432.)

Généralement le procédé de compostage qui dégrade la matière en humus est réalisé selon des conditions et des températures précises à échelle industrielle et nécessite des manipulations (adjonction d’eau, température contrôlée…).

Le compostage peut également être réalisé à la maison, il prendra seulement un peu plus de temps. 

Le recyclage quant à lui est le principe selon lequel le matériau est retraité pour fabriquer un autre produit entièrement ou en partie.

Fort heureusement, il existe des alternatives à ce consommable plastique. La brosse à dents en bambou en est une. 

Quelles en sont les bénéfices? Comment la choisir et où la trouver? 

Nous vous recommandons vivement les brosses à dents de l’entreprise française “Comme avant“. Leurs produits sont irréprochables et de fabrication artisanale.

Pourquoi le bambou ?

forêt bambou

Une production facile 

Cette plante étonnante a la réputation d’être écologique et durable. Elle pousse facilement et est naturellement présente sur presque tous les continents, exception faite de l’Europe et de l’Antarctique. 

Sa vélocité en fait une plante ayant un excellent rendement sans grand besoin en eau. Ce qui contribue à limiter son empreinte écologique. 

Elle rejette environ 30% d’oxygène de plus que les autres plantes et ses racines tentaculaires contribuent à prévenir l’érosion des sols. La production de bambou ne nécessite aucuns pesticides ni aucun engrais tant cette plante est résistante.

C’est aussi une espèce invasive, sa surproduction peut engendrer des déforestations massives. Le label FSC (Forest Stewardship Council ou “Conseil des gestions de forêts”) garantit en ce sens une exploitation forestière responsable. Bien que le bambou ne soit pas un arbre mais une graminée au même titre que le maïs et le riz, il peut bénéficier de ce label.

Existe-t-il du bambou français ?

Bien que traditionnellement non présent en Europe, le bambou peut y pousser puisqu’il a la capacité de s’adapter à de nombreux climats. Aujourd’hui la filière française bambou s’organise autour de quelques entreprises telle que OnlyMOSO.

À Lyon, un agriculteur a ainsi planté 1 hectar en mai 2019 et en produira 16 autres pour l’été de la même année. 

Malheureusement, aujourd’hui aucune brosse à dents n’est fabriquée à partir de bambou français. La filière est actuellement trop peu importante et se concentre sur le secteur du bâtiment et de la construction. 

À défaut, on peut toujours se rabattre sur les productions responsables de bambou et surveiller de près l’émergence de la filière française.

Le bambou est utilisé comme plante alimentaire, ornementale ou encore comme matériau.

Il existe près de 1300 espèces de bambou et toutes ne se valent pas pour la production de matériaux. Privilégiez par exemple le bambou MOSO si le matériau est produit en Asie. Il n’est pas consommé par les pandas. Pas de risque donc, de leur voler leur repas. 




2.3 Les propriétés du bois de bambou

En plus du faible impact de sa production sur l’environnement, le bois de bambou a de nombreuses vertus et propriétés.

Le bois de bambou est bactériostatique ce qui en fait un matériau de choix pour une bonne hygiène bucco-dentaire. Le manche de la brosse à dents en bambou limitant naturellement la croissance de bactéries.

On peut également louer la légèreté et la résistance du bois de bambou. Le manche pourra se garder ad vitam aeternam pour peu que la tête de la brosse à dents soit interchangeable. Cela évitera quelques tonnes de déchets supplémentaires déversés sur notre belle planète. La résistance du bambou est telle qu’il est également utilisé pour la construction de maisons, d’immeubles et même de ponts. 

Le bambou est compostable, c’est un déchet organique que les vers du compost se feront un plaisir de dévorer. Il est également biodégradable et biosourcé. Un matériau biosourcé contient des composants issus de ressources renouvelables, ce qui est sans aucun doute le cas pour le bambou

Le bambou remplace parfaitement le plastique pour la fabrication de brosse à dent. Elle est garantie sans BPA (Bisphénol A) si une mention du fournisseur l’indique. Ce composé chimique est souvent utilisé dans la fabrication de plastique. Reconnu perturbateur endocrinien, il est interdit en Europe dans la fabrication de biberon depuis 2011 et dans les emballages alimentaires depuis 2014 du fait de sa toxicité.

Comment choisir sa brosse à dents en bambou ?

Quitte à sauter le pas vers une consommation de brosses à dents plus responsables, autant surveiller tous les aspects de l’achat.

Après avoir creusé l’impact environnemental du bambou, il est temps d’observer de plus près les autres parties de la brosse à dents.

Les dentistes conseillent de changer de brosse à dents tous les 3 mois afin de conserver une bonne efficacité. En effet, les poils de la brosse, lorsqu’ils s’usent, ne sont plus efficaces.

Afin d’observer au mieux ces recommandations en limitant la production de déchet, l’option brosse à dents en bambou à tête interchangeable apparaît comme étant la plus appropriée. Ainsi, le manche est conservé en attendant d’être composté lorsqu’il sera usé et la brosse peut-être traitée séparément avec les déchets adéquats.

Or, certains poils sont plus valables que d’autres d’un point de vu sanitaire et écologique. Petit aperçu des différents poils de brosse à dents retrouvés sur le marché.

Les poils en nylon

Bon nombre de poils de brosse à dents sont en nylon. Ce polymère peut être obtenu à partir de pétrole et/ou d’huile végétale, souvent de ricin. Moins polluants que les nylons entièrement issus de la pétrochimie, les “bionylons” en fibres végétales ne sont pas encore 100% écolos. Ce sont souvent des mélanges de polymères chimiques et biosourcés (huile de ricin). 

Selon le type de bionylon, la part de ricin peut représenter entre 50 et 70% environ du matériau.

Outre l’aspect écologique, le nylon possède des avantages sanitaires dus à un faible pouvoir absorbant et un séchage rapide. Cela limite la multiplication de micro-organismes puisque l’humidité favorable au développement microbien ne sera pas retenue sur la brosse. 




Il existe plusieurs sortes de nylons:

  • Le Nylon 4: 

Une étude a montré que ce nylon serait biodégradable dans le sol en quelques mois. Cependant cette même étude pointe du doigt la nécessité de mener d’autres tests complémentaires afin de comprendre le mécanisme de décomposition des polyamides. En d’autres termes, quelques réserves sont émises quant à la biodégradabilité complète du Nylon 4.

Le nylon 4 peut également être compostable, c’est à dire qu’il répond à des critères normés de dégradations.

  • Le Nylon 6 ou nylon 6-10

Cette fibre n’est pas biodégradable. Pour pouvoir composter le manche en bambou correctement, il faudra retirer les poils à l’aide d’une pince à épiler avant de les jeter dans la poubelle ménagère. 

Les brosses en poils animals

Les brosses à dents en poil de sanglier étaient déjà utilisées sous Napoléon. Ces fibres sont cependant plus dures et peuvent agresser la gencive sur le long terme. 

Quel que soit l’animal, ses poils forment une sorte de mini tuyau qui peut absorber l’humidité. Cela laisse la place libre aux bactéries pour se développer à l’intérieur. Ce type de brosse n’est pas vraiment plébiscité par les dentistes qui considèrent le nylon comme plus sain et moins agressif. 

Le gros avantage de ce type de poils est qu’ils sont complètement biodégradables et compostables.

Petit bonus:  les brosses infusées au charbon végétal actif.

Le charbon permet d’éliminer les bactéries tout en blanchissant les dents. Ce dernier peut être utilisé pour purifier l’eau et l’air. Les traces de son utilisation comme détoxifiant remontent à l’Antiquité. Il a la particularité d’absorber les toxines et les micro-organismes. Des propriétés parfaites pour une bonne hygiène buccodentaire!

Le critère du recyclage n’est pas à prendre en compte dans le cas des poils de brosse à dents. En France, les centrales de traitement des déchets ne prennent pas en charge les éléments de moins de 3 cm. Aucune chance donc de pouvoir les recycler.




La fixation des poils

Les poils des brosses à dents traditionnelles sont souvent fixées à partir de colles chimiques sur lesquelles nous n’avons pas trouvé d’informations quant à leur nature ou leur toxicité.

Cependant, les poils de la plupart des brosses à dents en bambou sont fixés grâce à de petites attaches métalliques qui ne sont ni biodégradables, ni compostables. Elles sont par conséquent à traiter comme un déchet ménager.

Enfin, au-delà des critères de la brosse à dents en bambou, un brossage de dents doit s’effectuer au minimum 2 fois par jour pendant 2 mn (il est cependant conseillé de se les laver 3 fois par jour). Les poils souples sont vivement conseillés pour des personnes ne présentant aucun problème buccal particulier. Les brosses dures ont un effet abrasif sur les dents et les gencives pouvant conduire à des problèmes dentaires sur le long terme.

Dans la gamme de brosse à dents en bambou disponibles sur le marché il y en a pour tout le monde. La dureté des poils varie entre souple, médium et dure tout comme les brosses à dents classiques.

Où les trouver

Les brosses à dents en bambou sont principalement vendues en supermarché bio et en ligne

Pour les consommateurs avertis que nous sommes, il faudra surveiller à l’achat:

  • Les matériaux utilisés,
  • Les éventuels labels de qualités,
  • Le lieu de fabrication,
  • La possibilité de changer les têtes,
  • L’emballage du produit (stop aux emballages plastiques!). 

Engagées socialement et écologiquement, beaucoup de marques choisissent de reverser une partie de leurs bénéfices ou mener des actions en faveur d’ONG. Si cela ne concerne pas la brosse à dent directement, cela reste un point important à souligner. 

Avantages/ Inconvénients de la brosse à dents en bambou

Avantages

  • Le mode de production du bambou est écologique,
  • Le bois de bambou est léger, résistant et bactériostatique,
  • Petit point bonus pour l’élégance du matériau,
  • Le manche peut se garder plusieurs années,
  • Possibilité d’opter pour une brosse à dents à têtes interchangeables,
  • Le manche est biodégradable, compostable et biosourcé,
  • Il est 100% naturel,
  • La brosse à dents est garantie sans BPA.

Inconvénients

  • La filière bambou française est à ce jour peu développée,
  • Les manches sont fabriqués à l’étranger,
  • Le coût à l’achat est plus important qu’une brosse à dents classique,
  • Toutes les parties ne sont pas compostables ou biodégradables.
Nous vous recommandons vivement les brosses à dents de l’entreprise française “Comme avant“. Leurs produits sont irréprochables et de fabrication artisanale.

Sources

https://simplyseube.blogspot.com/2017/08/test-les-brosses-dents-zero-dechet.html
https://www.boutiquezerodechet.com/salle-de-bain-zero-dechet/32-brosse-a-dents-bambou.html
https://ecotoothbrush.wordpress.com/2014/12/22/nylon4-and-nylon-6-bristles-ok-they-are-biodegradable-what-does-that-mean/
https://myboocompany.fr/constat-du-plastique/
https://bambouscoopic.org/la-cooperative/
https://onlymoso.fr/la-societe/
https://orinko.org/brosse-a-dent-bambou/#Une-production-ecologique
https://www.paysan-breton.fr/2019/06/tous-les-atouts-du-bambou/
https://www.planetoscope.com/hygiene-beaute/932-nombre-de-brosses-a-dentss-vendues-en-france.html
https://dentaire-soin.com/en-2019-jutilise-une-brosse-a-dents-en-bambou/
https://www.dentaly.org/charbon-vegetal-dent/
https://www.pharmaciengiphar.com/maman/sante-au-quotidien/hygiene-bucco-dentaire/histoire-brosse-dents
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC2769161/
https://www.futura-sciences.com/planete/questions-reponses/environnement-biodegradable-compostable-recyclable-differences-7553/
https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0141391013001420

A propos de l’auteur

“Après des études de cuisine et en vertu de l’amour qu’elle porte pour la gastronomie, Léonne Thellier se prend de passion pour l’aspect bien-être et santé du secteur et entame une formation d’ingénieur “alimentation et santé” en apprentissage.
Persuadée de l’importance d’une cuisine saine pour le corps et l’esprit, elle essaye tant bien que mal de ne pas traumatiser son entourage par son côté food-maniac.

Toujours à l’affût de bons plans, elle aime voyager, faire des rencontres, et découvrir de nouvelles cultures culinaires. Léonne aime se fixer des objectifs et les atteindre. Déracinée de sa vallée de la Loire natale, elle poursuit son parcours professionnel entre la Picardie et la région Centre.”

Linkedin

 

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drainage lympathique

Drainage lymphatique manuel : Définition, bienfaits, pratique

By dans le corps, index

Drainage lymphatique manuel : Définition, bienfaits, pratique

drainage lympathique

Il s’agit d’un massage qui a pour but de faciliter et stimuler la circulation de la lymphe dans l’organisme. La lymphe, c’est le liquide incolore qui circule dans tout notre corps entre les tissus et les cellules. Elle est essentielle au bon fonctionnement du système immunitaire : elle permet en effet de transporter les déchets (toxines, excès de protéines ou de nutriments, déchets cellulaires…) que doit éliminer l’organisme, et en même temps apporte aux tissus les substances (comme l’oxygène et les aliments par exemple) nécessaires à leur bon fonctionnement. Egalement, c’est la lymphe qui assure la défense de l’organisme et la destruction des éléments infectieux.

C’est une technique assez peu répandue, pratiquée par un petit nombre de praticiens qualifiés. Et pour cause : c’est le seul mass age qui a la capacité d’influencer les échanges de liquides à l’intérieur et à l’extérieur des cellules. Elle est aussi très souvent utilisée en naturopathie pour détoxifier les liquides de l’organisme.

En fait, la lymphe circule dans le réseau lymphatique, en parallèle au système sanguin. Il y a donc une différence essentielle : alors que le sang circule grâce au cœur, qui fonctionne comme une pompe, ce sont les contractions des muscles et la pulsation dans le réseau sanguin qui font que la lymphe se déplace dans tout le corps. Le problème est que parfois, pour diverses raisons, la lymphe circule peu ou mal, et s’accumule dans une partie du corps (le bas par exemple). En ce cas, le drainage lymphatique manuel permet de rétablir une circulation adéquate.




Concrètement, il s’agit de réaliser des pressions lentes et douces sur le corps du patient grâce aux paumes des mains et aux doigts. Le massage s’effectue sur l’ensemble du corps, en suivant les canaux et le sens de circulation de la lymphe. On peut varier les mouvements (effleurements, cercles…) et leur pression.

Il existe deux méthodes différentes de drainage lymphatique manuel. La méthode Vodder d’abord, qui consiste à réaliser des mouvements circulaires, manuellement, en accentuant ou diminuant la pression, pour faire circuler la lymphe. La méthode Leduc ensuite, qui s’inspire de la première, mais qui utilise en plus des techniques manuelles des appareils de pressothérapie. Par exemple, on peut envelopper une partie du corps du patient dans un appareil relié à un appareil de compression, ce qui permet d’appliquer des pressions précises sur des endroits déterminés.

Même si ces deux méthodes sont les plus courantes, il en existe de nombreuses autres, adaptées aux préférences du patient et du praticien. On peut notamment penser à la technique dite de « lympho-énergie », qui utilise en association avec les mains des huiles et des exercices inspirés de l’énergétique chinoise.

Bienfaits du drainage lymphatique manuel

Les bienfaits de ce massage sont nombreux, et multiples : à la fois psychologiques et surtout physiques, ils permettent d’améliorer non seulement la santé mais possèdent aussi un fort attrait esthétique. 

D’un point de vue physiologique d’abord, ce drainage permet d’améliorer la circulation sanguine, et de nettoyer, grâce à la lymphe, les cellules. L’organisme est donc assaini, le processus de cicatrisation s’accélère, et les risques d’infection diminuent. Il permettrait également d’alléger, voire de faire disparaître, les problèmes liés à une mauvaise circulation, comme les varices, ou l’insuffisance veineuse par exemple.

Très réputé pour son action anti-inflammatoire, le drainage lymphatique manuel contribue en outre à traiter les lymphœdèmes, qu’ils soient d’origines infectieuse, traumatique ou bien suite à un cancer ou une phlébite par exemple : non seulement l’enflure diminue, mais la douleur tend également à régresser. Egalement, les œdèmes et les ulcères peuvent être soulagés et réduits, de même que la fibromyalgie (un syndrome qui provoque des douleurs osseuses et musculaires, et qui raidit les membres du corps).

Par ailleurs, il peut contribuer à tonifier le système intestinal, ce qui fait disparaître de nombreux problèmes, notamment la constipation par exemple. Il a aussi un effet calmant sur le système nerveux, ce qui aide les patients à se détendre, aussi bien musculairement que psychologiquement. Les sensations de jambes lourdes par exemple peuvent disparaître à la suite de ce traitement. Il arrive souvent que les sportifs aient recours à cette technique, car elle permet de préparer les muscles à l’effort, et favorise ensuite la récupération : par exemple, elle est efficace pour soulager ou réduire les entorses et les foulures, et permet d’accélérer le processus de convalescence.

En fait, on peu avoir recours à ce traitement dès que l’on doit faire face à un problème de congestion ou d’obstruction des tissus, d’intoxication ou d’infection, et/ou de mauvaise irrigation. Le manque de tonicité des tissus, la surmédication, la sensation de jambes lourdes, le surpoids ou l’intoxication par certains type de métaux par exemple peuvent en faire partie. Il est également possible de consulter lors de la grossesse, sous réserve de l’accord du gynécologue.

Au niveau esthétique, le drainage lymphatique manuel est très souvent utilisé dans un but amincissant. Il permet en effet d’empêcher la rétention d’eau, donc l’enflure des membres, et d’atténuer la cellulite et les vergetures, tout en empêchant le vieillissement prématuré des cellules. On peut perdre du poids, et la peau se raffermit. 

Le drainage lymphatique manuel en pratique

Le plus souvent, le drainage lymphatique manuel, lorsqu’il a une visée thérapeutique, se fait sur ordonnance (généralement prescrite par un généraliste, un gynécologue ou un cancérologue). Il se pratique dans des centres hospitaliers, des cabinets privés, des cliniques, ou bien des centres de soins esthétiques, et est effectué par des professionnels spécialement qualifiés. Lorsqu’il s’agit d’un traitement esthétique, il est réalisé dans des instituts esthétiques, par des professionnels dûment formés à ces méthodes.

Il s’agit d’une technique douce, non intrusive, mais qui comporte tout de même plusieurs contre-indications. Par exemple, ne peuvent pas utiliser cette méthode les personnes qui souffrent de maladies graves infectieuses ou virales (sida, septicémie, tuberculose…) ou  bien de cancer en phase d’évolution, d’hyperthyroïdie, d’hypotension artérielle, d’insuffisance rénale ou cardiaque, d’œdème cardiaque, et dans une moindre mesure (c’est-à-dire en fonction de l’état d’avancée du trouble et après consultation d’un spécialiste) d’asthme.

Il n’existe pas de séance-type de drainage lymphatique manuel, puisque tout le processus dépend des symptômes du patient, de la localisation de la gêne, de la douleur, de l’œdème. Evidemment, le massage s’effectue sur la partie qui présente l’œdème ou qui est douloureuse. Néanmoins, on peut noter quelques éléments généraux.

Qu’il soit effectué d’après la méthode Vodder (tout se fait rigoureusement manuellement) ou selon celle de Leduc (en combinant le massage manuel avec des appareils de pressothérapie), le drainage lymphatique manuel repose sur deux principes. D’abord, il faut créer un mouvement relativement énergique, pour faire remonter la lymphe vers le haut du corps. Pour cela, on applique des pressions plus ou moins appuyées et puissantes le long du corps et du réseau lymphatique. Ensuite, on effectue des massages réguliers, lents et constamment doux dans le sens de circulation de la lymphe, afin de stimuler et d’améliorer cette nouvelle circulation dans le système lymphatique en entier.

La durée d’une séance varie de 1h à 1h30.  A son issue, on ressent un intense sentiment de détente et de bien-être. En général, pour les traitements thérapeutiques surtout, il faut prévoir plusieurs séances (parfois à partir d’une dizaine) avant de pouvoir observer véritablement des effets flagrants. Il faut les faire de manière rapprochée, en un laps de temps relativement court ; les effets s’étendent ensuite sur plusieurs mois.




Origines

Le drainage lymphatique manuel est une technique connue depuis des siècles. Elle n’était bien sûr pas désignée en tant que telle, mais on sait que dès l’Antiquité, les Egyptiens connaissaient l’existence de la circulation lymphatique, et son influence sur le bon fonctionnement du corps et du métabolisme.

C’est le docteur danois Emil Vodder, qui à l’aide de son épouse le docteur Estrid Vodder, a été un des pionniers de la lymphologie. Dans un premier temps, il a mis au point la technique qui sera appelée plus tard « drainage lymphatique » pour traiter les sinusites chroniques, puis l’a étendue peu à peu pour remédier à de nombreux autres troubles, aussi bien physiologiques qu’hygiéniques ou encore esthétiques.

Il existe en France une Association Française du Drainage Lymphatique Manuel, qui est la seule à pouvoir décerner les diplômes « internationaux thérapeutiques et esthétiques » de l’école du docteur Vodder à Walchsee, fondée en coopération avec Emil Vodder lui-même.

Aujourd’hui, le drainage lymphatique manuel est reconnu en tant que thérapie. Lorsqu’il est prescrit par un médecin dans des buts thérapeutiques, il est remboursé complètement ou en partie. Pour les Affections de Longues Durées reconnues, il est intégralement pris en charge. Le nombre de séances varie en fonction du problème traité et de la réaction du patient à la technique. Parfois, il faut avoir recours à des séances quotidiennes, quand d’autres fois, quelques séances suivies d’un entretien sérieux et régulier suffisent.

Références

https://www.passeportsante.net/fr/Therapies/Guide/Fiche.aspx?doc=drainage_lymphatique_th
https://www.kine-services.com/kine-services/methodes/drainage.htm
http://www.pressotherapie.com/historique-du-drainage-lymphatique/

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Chi Nei Tsang : une détente viscérale

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Chi Nei Tsang : une détente viscérale

chi nei tsang

Dérivé du Qi-Qong, le Chi Nei Tsang est une technique taoïste de massage énergétique, focalisée sur le ventre. Mélange de techniques de massage et de méditation, il s’agit d’une méthode thérapeutique très efficace, qui permet de soulager les maux physiques aussi bien que psychologiques.

Pour mieux comprendre son fonctionnement, il faut d’abord savoir que dans la médecine chinoise, on considère que le ventre est un élément fondamental de notre corps, une sorte de deuxième cerveau. 

En effet, dans le mode de pensée taoïste, le ventre est le cœur de nos émotions. C’est une conception que l’on retrouve d’ailleurs aujourd’hui encore à travers les multiples expressions de la langue : on peut avoir « la boule au ventre », « des papillons dans le ventre », « l’estomac noué », « la peur au ventre », on peut « se faire de la bile »… 

Or, les émotions ont tendance à s’accumuler dans notre abdomen et peuvent ainsi créer des sensations inconfortables ou douloureuses, particulièrement lorsqu’elles sont négatives (peur, stress, anxiété, colère…).

Le Chi (« l’énergie vitale » en chinois) Nei Tsang (« organes internes ») va donc littéralement consister à retravailler ou rééquilibrer l’énergie des organes internes et des viscères. 




De fait, selon le Tao, chaque organe est lié à un type d’émotion en particulier : par exemple, la tristesse et la joie se situent dans les poumons, tandis que le foie recèle le calme ou la colère, et que les reins renferment la peur et le courage… Ainsi, des reins qui ne fonctionnent pas bien peuvent entraîner un sentiment d’irritation exacerbé, ou bien une soudaine crise de rage peut altérer le foie. 

Nos maladies et nos émotions négatives à répétitions seraient donc dues à des blocages, des nœuds, qui empêchent l’énergie de circuler correctement. Si rien n’est fait, toute cette énergie bloquée, incapable de se déverser ailleurs, s’accumule dans les organes et dans le ventre, et les « coupe » en quelque sorte du reste du corps, en empêchant les échanges. 

Et le rôle du Chi Nei Tsang est justement, en s’inspirant de principes du kung-fu par exemple, de débloquer ces tensions au moyen de différentes techniques de massage, plus ou moins appuyées, et qui vont permettre de faire à nouveau circuler l’énergie, ou bien d’améliorer la circulation préexistante dans le corps.

Le praticien doit donc à la fois être capable de percevoir les informations que lui envoient l’abdomen, les viscères et les organes, de localiser avec précision les tensions et les blocages, et enfin de pouvoir agir de manière appropriée, pour pouvoir les délier, mais aussi pour évacuer toutes ces énergies négatives et ces toxines condensées. 

Il va pratiquer son art soit directement sur les organes concernés à travers l’abdomen, soit sur des points d’énergie précis, reliés à ces organes. Ainsi, le Chi Nei Tsang ne se contente pas de supprimer des douleurs ou des gênes, mais il va en traiter les causes, en tentant de réguler ce qui était déréglé et bloqué. 

En fait, on isole ces monceaux négatifs pour les détruire avant qu’ils n’atteignent et n’influencent totalement le cerveau. Pour cela, la discipline s’appuie sur les quatre systèmes majeurs du corps : les systèmes vasculaire, nerveux, énergétique, lymphatique et musculaire.

Bienfaits du Chi Nei Tsang

Le Chi Nei Tsang constitue un remède à la fois aux troubles du corps et de l’âme. Ainsi, ses bénéfices sont multiples.

Au niveau physique d’abord, l’effet le plus évident de cette technique est le soulagement des douleurs au niveau du ventre (maux de ventre, ballonnements, intestins noués, troubles de la digestion, crampes abdominales, constipation, mais aussi troubles et douleurs menstruelles…). 

Mais les effets du rétablissement de l’harmonie énergétique dans le ventre rejaillissent sur tout le corps. Ainsi, le surpoids, les douleurs dorsales, le manque d’énergie, la fatigue chronique, les maux de tête, l’infertilité, l’impuissance, les problèmes respiratoires (asthme par exemple) sont autant de troubles quotidiens que le Chi Nei Tsang peut soulager, voire faire disparaître.

De plus, grâce à l’effet de détente produit, le Chi Nei Tsang apaise les tensions, détend les muscles, améliore la souplesse, et permet un meilleur alignement des vertèbres et de certains os. 

En effet, il est assez peu connu que quelques soucis de postures peuvent être corrigés en travaillant d’abord sur les organes internes. Ainsi, on peut consulter pour des douleurs au cou, aux épaules, aux pieds, au bassin, aux jambes… 

En outre, une meilleure circulation de l’énergie permet d’améliorer les circulations sanguine et lymphatique ainsi que la respiration, les performances du système immunitaire, et le fonctionnement du métabolisme (qui régule la perte ou la prise de poids par exemple). Pour cela, la discipline est recommandée durant une convalescence pour se remettre d’une maladie (physique ou psychique), d’une opération, d’un choc ou d’un traumatisme par exemple.

Au niveau psychique, les bienfaits du Chi Nei Tsang découlent directement du soulagement des douleurs ou gênes physiques. Ainsi, le stress, les troubles du sommeil (insomnies, apnées du sommeil par exemple), et toute les émotions négatives récurrentes telles que l’anxiété, la peur, la colère, l’irritabilité, la tristesse, l’angoisse (etc.) peuvent être apaisés ou, mieux, éliminés après une séance.

De même, le Chi Nei Tsang permet une redécouverte et une meilleure connaissance de soi, car il tente d’éliminer des tensions qui parfois prennent leur source très loin en arrière, et sont profondément enracinées en nous. Il contribue également à faire prendre conscience de l’importance de l’aspect émotionnel dans notre façon de vivre et d’envisager nos relations avec les autres et avec notre environnement.

Mais surtout, il s’agit d’une technique très réputée pour améliorer nos capacités d’auto-guérison. Le fait de verbaliser ses émotions, de les exprimer de manière consciente et consentie permet de libérer des toxines et tensions que l’on accumulait inconsciemment. Il paraîtrait même que le Chi Nei Tsang permettrait d’allonger la longévité. 

Finalement, non seulement on (re)gagne une grande énergie, une grande vitalité, mais on devient aussi davantage conscient de son corps et de ses besoins. Cette nouvelle harmonie intérieure et organique s’étend donc à notre environnement et à notre façon d’envisager et de percevoir notre vie entière.

Cependant, le Chi Nei Tsang peut aussi être effectué en tant que thérapie préventive,  c’est-à-dire avant de tomber malade ou de constater l’émergence de symptômes désagréables, du fait notamment de son effet d’optimisation du système immunitaire et de l’auto-guérison. Il faut alors se faire masser régulièrement, particulièrement au moment des changements de saisons.




Le Chi Nei Tsang en pratique

Comme il faut impérativement que le praticien soit en contact direct avec la peau, et à travers elle avec les organes et les canaux d’énergie pour pouvoir les corriger, une séance de Chi Nei Tsang s’effectue le ventre dénudé, voire torse-nu. Le patient est allongé, en général sur une table de massage, sur le dos.

Avant d’en venir au massage à proprement parler, la séance débute par un court entretien sur la santé physique du patient en général, sur les éventuelles douleurs chroniques vécues, ainsi que sur les possibles émotions négatives ressenties, les habitudes de vie, etc. Ensuite, le praticien aide le patient à se détendre en lui faisant réaliser des exercices de respiration, de relaxation et de méditation. 

Puis le massage en tant que tel débute. Il s’agit d’un exercice très progressif, d’abord extrêmement doux, à peine quelques effleurements, puis qui s’intensifie progressivement, pour devenir de plus en plus profond et précis au fur et à mesure. Petit à petit, le thérapeute s’enfonce de plus en plus, afin d’atteindre les organes les plus reculés de l’abdomen, et faire ainsi disparaître les blocages et les tensions. Les différents organes sont tous traités chacun à leur tour.

Après cette entrée en matière, le massage peut soit s’effectuer exclusivement naturellement, avec les mains uniquement, soit en utilisant des huiles essentielles ou bien des ventouses, par exemple. Dans ce dernier cas, rassurez-vous, tout a été étudié pour que la technique soit parfaitement indolore.

Tout au long de la séance, le masseur invite le patient à être acteur de son mieux-être, à participer à l’amélioration de sa santé physique et psychique. Pour cela, il lui fait pratiquer différents exercices de respiration, parfois avec des bruits (c’est notamment ce que l’on appelle la technique des « six sons de guérison » : ils font vibrer l’abdomen, ce qui participe à son nettoyage).

En outre, un véritable dialogue s’instaure entre le masseur et le massé, qui fait partie intégrante du traitement. En effet, il s’agit de discuter, d’expliquer la pratique et la méthode, d’exprimer son ressenti, afin d’adapter correctement le traitement. En outre, la verbalisation des émotions permet de stimuler le processus d’auto-guérison du patient.

Enfin, au terme de la séance, le praticien conseille et montre quelques exercices respiratoires à réaliser chez soi, pour pouvoir conserver les effets bénéfiques du massage. Il est également recommandé de se reposer, de boire de l’eau (pour éliminer les toxines qui ont été libérés par le massage), et de ne pas manger trop copieusement dans la journée qui suit la séance.

Une séance dure environ 1 heure.

Origine

Le Chi Nei Tsang provient de la Chine Ancienne Taoïste. A l’origine, cette technique était pratiquée par les moines qui cherchaient à atteindre un état de paix et de relaxation, à la fois spirituel et corporel, intense. C’est le maître spirituel taoïste Mantak Chia qui a contribué en particulier à développer et répandre cet exercice.

Il ne s’agit pas d’une pratique reconnue en France en tant que médecine, mais plutôt utilisée en complément de médecines traditionnelles. Il est possible, relativement aisément, de choisir de se former plus ou moins à l’exercice en assistant à des stages, des exercices, etc. Il convient donc de faire attention aux dérives et aux excès qui peuvent exister. Souvent, ce sont des personnes exerçant d’autres professions dans le domaine médical qui diversifient leur activité avec le Chi Nei Tsang : kinésithérapeute, infirmier(e), naturopathe…

Il faut donc veiller non seulement à ce que votre praticien soit apte à vous manipuler l’abdomen, mais également qu’il soit capable de vous prendre en charge psychologiquement afin de vous conseiller et de vous aider au mieux, car le Chi Nei Tsang peut faire remonter des émotions profondément enfouies qui peuvent parfois créer des chocs et perturber les patients. 

Références

Témoignage sur une séance : http://www.psychologies.com/Bien-etre/Relaxation/Massage/Articles-et-Dossiers/Harmoniser-ses-emotions-avec-le-Chi-Nei-Tsang
Site web spécialisé : http://www.espaceyinyang.com/le-chi-nei-tsang-fiche-detaillee.html
Magasine de santé : https://www.alternativesante.fr/massage/chi-nei-tsang-l-art-du-massage-visceral

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shampoing solide

Shampoing solide et écologique – Toutes les réponses

By dans le corps, Soins

Shampoing solide et écologique – Toutes les réponses

shampoing solide

Les shampoings liquides que nous connaissons tous contiennent une foule d’additifs censés lustrer, réparer ou adoucir nos cheveux. Malheureusement ces substances ne sont pas toujours adéquates pour revitaliser nos cheveux sur le long terme. 

L’idée derrière les shampoings solides est d’éviter au maximum ces additifs.

Le shampoing est un produit du quotidien, il est donc important de surveiller sa composition. Bien que le recul scientifique concernant certains composants soit  faible, de plus en plus d’études se penchent sur leurs effets. 

Par ailleurs, les préoccupations écologiques nous incitent de plus en plus à utiliser des produits éthiques sans emballage plastique.

Que ce soit par soucis esthétique, écologique, économique ou encore pratique, le shampoing solide représente une très bonne alternative au shampoing solide. Explications.

Nous vous recommandons vivement les shampoings solides de l’entreprise française “Comme avant“. Leurs produits sont irréprochables et de fabrication artisanale.

Le problème avec les shampoings liquides

bouteilles plastiques

Les cocktails d’ingrédients des shampoings liquides permettent de proposer une large gamme de “produits miracles”. Mais regardons plus attentivement la composition de ces produits cosmétiques que nous utilisons au quotidien. 

Le shampoing sous forme liquide contient divers additifs tels que:

  • agents moussants, 
  • conservateurs, 
  • texturants, 
  • détergents, 
  • adoucisseurs…

L’absence de ces substances dans les shampoings solides permet de concentrer les ingrédients présents dans la recette sur une poignée de principes actifs. 

Globalement les ingrédients utilisés dans un shampoing solide pourraient tout aussi bien être les mêmes que ceux utilisés dans un shampoing liquide industriel. Néanmoins les contraintes de coûts et de volumes poussent souvent les industriels vers des solutions moins coûteuses et donc moins qualitatives. 

Le shampoing solide contient moins d’ingrédients et ces derniers sont plus respectueux de vos cheveux voire de l’environnement (à condition de favoriser des ingrédients à base de produits locaux, biologiques…). 

Dans ce type de produit on élimine les additifs qui ont souvent pour seul but de donner au shampoing un meilleur aspect physique (texture onctueuse, aspect nacré…).




Quelle est la composition d’un shampoing solide?

Un shampoing solide doit comporter 4 éléments de base:

  • Un tensioactif
  • Une poudre végétale ou minérale
  • Une matière grasse végétale
  • Une solution aqueuse

Les tensioactifs

L’effet moussant est assuré par les tensioactifs qui sont des agents lavants. il en existe de très irritants qui assèchent votre cuir chevelu et vos cheveux sur le long terme.

Voici une liste de tensioactifs fréquemment utilisés par l’industrie cosmétique (appelés SLS et ALS):

  • Sodium Lauryl Sulfate, 
  • Sodium laureth sulfate, 
  • Ammonium Lauryl Sulfate, 
  • Sodium Lauryl Sulfoacetate…

Favorisez les tensioactifs doux qui ne présentent aucune toxicité: 

  • Decyl glucoside, 
  • Coco glycoside, 
  • Lauryl glucoside,
  • Sodium cocoyl isethionate,
  • Sodium cocoyl glutamate… 

Ces tensioactifs doux présentent également l’avantage d’être complétement biodégradables.

Le constat concernant les shampoings solides est le suivant : A priori ces produits ne contiennent pas dans leur composition un des  tensioactifs irritants cités plus haut. Le développement de ce type de produit est pour le moment basé sur l’éthique, la transparence (peu d’ingrédients donc plus lisible pour le consommateur) et le côté sain.

Poudre végétale ou minérale

Les poudres végétales ou minérales vont remplacer les additifs et permettre de répondre aux différentes problématiques de vos cheveux : cassants, secs, abîmés, gras…

Voici une liste non exhaustive de poudres utilisées dans la fabrication de shampoing:

  • Hibiscus : Idéal pour protéger les cheveux colorés,
  • Moringa : Stimule la pousse de cheveux ,
  • Pivoine : Soulage le cuir chevelu,
  • Orange : Apporte brillance et souplesse,
  • Bardane : antipelliculaire,
  • Guimauve : démêle et lisse,
  • Fenugrec : Apporte du volume,
  • Ortie : contre la chute des cheveux,
  • Argile verte : Contre les cheveux gras,
  • Argile blanche: pour des cheveux doux.

Un corps gras végétal (huile ou beurre)

Les huiles et beurres dans les shampoings ne graissent absolument pas les cheveux. Ils vont seulement apporter un soin supplémentaire aux cheveux en les nourrissant. Il n’y a pas de différence de propriétés entre les huiles végétales ou les beurres. Les effets sur les cheveux seront conditionnés par la denrée de base (certains ingrédients fortifient, d’autres structurent le cheveu).

Liste d’huiles végétales 

  • Amande : Action structurante
  • Avocat : Action revitalisante
  • Brocoli : idéal pour les cheveux frisés
  • Camélia : Fortifiant

Liste des beurres végétaux 

  • Karité : Action régénérante
  • Mangue : Prévient la formation de fourches
  • Sal : idéal contre les cheveux secs et cassants

Solution aqueuse

Elle peut être à base d’eau minérale, d’hydrolat ou d’infusion végétal(e). Cet ingrédient sert tout simplement à dissoudre le tensioactif mais confère également des bienfaits au produit tels que :

  • Hamamélis : Idéal pour les cheveux secs et abîmés,
  • Citron : Contre les cheveux gras, 
  • Menthe poivrée : Antipelliculaire,
  • Romarin: Antipelliculaire et démangeaisons.

 Huiles essentielles (facultatif)

Les huiles essentielles sont facultatives dans les cosmétiques, elles ont bien sur une fonctionnalité odorante mais peuvent également répondre à diverses problématiques liées à vos cheveux: 

  • Ylang-Ylang: Idéal pour les cheveux secs,
  • Palmarosa: Convient aux cheveux gras,
  • Patchouli: Antipelliculaire,
  • Géranium: Contre la chute de cheveux,
  • Sauge: Répare les cheveux abîmés.

Comment choisir son shampoing solide ? Les substances à éviter

Shampoing solide comme avant et éponge naturelle

Tout dépend de votre approche en la matière. En effet, les shampoings solides s’adaptent à la chevelure. Si vous avez le cuir chevelu sensible par exemple, privilégiez un shampoing à base de poudre de pivoine qui soulagera votre cuir chevelu. 

Afin de connaître les produits adaptés pour vos cheveux vous pouvez vous référer à la liste précédente. Ensuite, bien évidemment si l’écologie fait partie de vos motivations, choisissez un shampoing solide qui ne sera pas emballé dans du plastique.

Enfin, privilégiez les shampoings sans sulfate, sans paraben et sans silicone

Le sulfate est un agent lavant ou détergent agressif pour le cuir chevelu. Ce sont les SLS (Sodium lauryl Sulfate, Sodium Laureth Sulfate) incriminés plus haut. 

Les parabens (PARAoxyBENzoates) sont une famille de conservateurs utilisés pour éviter le développement de micro-organismes dans les produits. Ces additifs sont très controversés. Ils pourraient favoriser le développement du cancer du sein et aurait des effets négatifs sur le système endocrinien et reproducteur. À ce jour les études de l’ASNM et l’EFSA chargées de réguler la mise sur le marché des substances n’ont pas officiellement conclu à un quelconque danger. Ils sont identifiables car leurs noms sont composés de: “para” et/ou “benzoates”.

Le silicon est un adoucissant, démêlant pour les cheveux. Il se fixe sur les cheveux pour créer une gaine et un film protecteur. Si les cheveux paraissent dans un premier temps plus doux et plus brillants ils sont également asphyxiés par la substance. Les soins capillaires ne rentrent plus et l’accumulation de produits conduira à une perte de volume, un excès de sébum… Il faudra finalement laver plus fréquemment les cheveux!

Leurs noms finissent souvent en “cone” ou “siloxane” (comme cyclomethicone, cyclopentasiloxane…).

En fait, un shampoing solide c’est un peu comme une recette de cuisine, on va choisir selon nos goûts et ce qui nous fait du bien.




Où acheter du shampoing solide ?

Il existe plusieurs marques de shampoings solides. On en trouve certains en magasins bio ou spécialisés « en vrac ». D’autres sont à commander sur internet… 

On vous conseille de tester plusieurs produits avant de jeter votre dévolu. Certains moussent plus, d’autres se gardent plus longtemps…

On ne le dira jamais assez mais si une des motivation principale concerne vos engagements éco-responsable éviter les emballages plastiques et privilégiez dans la limite du possible des substances produites localement.

Nous conseillons fortement la marque française “Comme avant“. Leurs produits sont irréprochables. Plus de détails ici.

shampoing solide comme avant

Comment utiliser un shampoing solide ?

Son utilisation est fort simple, vous avez seulement à:

  1. Mouiller vos cheveux,
  2. Passer le pain de shampoing directement sur toute la longueur ou entre vos mains puis sur les cheveux,
  3. Masser le cuir chevelu,
  4. Rincer abondamment (plus que le shampoing liquide selon les marques : l’absence de certains auxiliaires technologiques en modifie l’utilisation). 

C’est en somme exactement comme un shampoing liquide avec un peu plus d’action mécanique (à comprendre huile de coude) pour une bonne application. 

Le shampoing en barre mousse moins facilement voire pas du tout selon les marques. Mais rappelons que la mousse soyeuse et dense est due aux auxiliaires moussants. 

En résumé moins ça mousse, moins la formulation du produit inclut d’additifs potentiellement irritants. 

Cela peut surprendre la première fois mais la mousse n’est pas un gage de propreté de manière générale.

Le shampoing solide doit être posé sur un porte-savon ou dans une boîte ouverte afin de sécher entre deux lavages. Dans ces conditions, il se conserve durant toute la durée de son utilisation sans aucune restriction.

Petite astuce: lorsque le shampoing en barre arrive à sa fin et devient trop petit et se casse. Pour ne pas en perdre une miette vous pouvez le réduire en poudre lorsqu’il est sec pour ensuite le reformer à l’aide d’eau chaude. Vous pouvez également au fur et à mesure faire dissoudre les petits morceaux.

Globalement, les retours des personnes ayant testé le shampoing solide sont positifs. On apprécie le retour à des odeurs moins “chimiques”. L’aspect zéro-déchet et respectueux de l’environnement participe à l’engouement autour de ce produit.

Si les cheveux regraissent plus vite ce n’est pas une caractéristique du shampoing solide mais bien de la marque. Tout comme pour un shampoing liquide, il ne faut pas hésiter à tester plusieurs produits différents afin d’en trouver un adapté au type de cheveux.

Les ingrédients principalement alimentaires peuvent rebuter, néanmoins cela ne paraît pas influencer la durée de conservation d’un pain qui peut aller jusqu’à 6 mois.

Y a t-il des précautions d’emploi

comme avant

Les shampoings solides conviennent parfaitement aux populations sensibles (enfants, femmes enceintes…) à condition de privilégier des ingrédients doux. En effet, certaines huiles essentielles peuvent être allergènes pour toutes les populations. Mais les règles de précaution sont d’autant plus applicables chez les enfants. 

Dans un premier temps il est important de lire attentivement la notice et les précautions d’emploi du produit. 

Si vous faites vos propres cosmétiques, il est vivement conseillé de consulter les listes d’huiles essentielles à bannir pour les enfants ou les femmes enceintes et celles soumises à avis médical. 

Dans le cas où votre shampoing est fait maison, il est recommandé de faire un test allergique en appliquant le produit au creux du coude.

La cosmétologie est une science à part entière et le développement de cosmétiques par les artisans ou les industriels prend plusieurs années. 

La commercialisation de produits cosmétiques est soumise aux réglementations européennes en la matière. Chaque produit doit être certifié afin de garantir la santé et la sécurité du consommateurs. 

Enfin, selon certaines pathologies (cancer hormonodépendant) , il est conseillé de consulter un aromathérapeute. Certaines huiles essentielles sont en effet à éviter (Entre autre: la Sauge Sclarée, le Niaouli, la Myrte Verte…).




Quels sont les avantages d’un shampoing solide?

Les shampoings solides présentent des avantages indéniables :

  • Écologiques : Un pain de shampoing de 55g vous fera en moyenne une quarantaine de lavage selon la longueur de vos cheveux. Tout cela sans avoir à jeter votre bouteille de shampoing en plastique à chaque fois ! Les shampoings solides se trouvent généralement en vrac, en emballage carton ou plastique (ce type d’emballage est bien sûr à éviter) 
  • Ethique : Privilégiez les marques locales et non testées sur les animaux ;
  • Économiques : Ce type de cosmétique représente actuellement une niche et le marché n’offre qu’une petite gamme de produits. Il reste donc plus cher à l’achat mais dure plus longtemps qu’un shampoing liquide.
  • Sanitaires : La composition des shampoings est actuellement très saine, l’offre propose des produits avec un gage de qualité sur sa formulation.
  • Pratiques : Premièrement, si vous voyagez souvent, un shampoing solide évite l’horreur de découvrir son sac rempli de shampoing liquide renversé. Ensuite, plus besoin de rechercher la contenance liquide autorisée à chaque fois qu’on prend l’avion.
  • Cosmétique : Par expérience, le shampoing solide entretient mieux les cheveux sur le long terme. Exempte de certains produits (silicone, paraben ou sulfate par exemple) le cheveu se casse et s’assèche moins. 

Il est connu que le passage d’un shampoing liquide à un shampoing solide implique une transition où le cheveu devra s’adapter. Aucune inquiétude donc si les cheveux paraissent plus ternes dans un premier temps. Une fois la phase d’élimination des résidus terminée vos cheveux deviendront naturellement plus forts. 

Inconvénients d’un shampoing solide

  • Le coût à l’achat est toujours plus cher pour un shampoing solide même si bien souvent il vous dure plus longtemps que son homologue liquide,
  • Il est encore difficile de trouver ce produit dans les commerces même si on peut compter sur une démocratisation des cosmétiques zéro-déchets,
  • Le shampoing solide, c’est un coup à prendre ! Il mousse moins bien et cela peut surprendre,
  • On y pense peu mais l’utilisation de poudre végétale ou minérale peut entraîner un dépôt dans votre douche et votre siphon. Il conviendra peut-être de le nettoyer plus régulièrement (du vinaigre blanc suffit pour cela).

Comment faire son shampoing solide ?

fabrication shampoing solide

Pour être 100% sûr de la composition de son produit il est possible de faire son shampoing solide soi-même.

Comptez une vingtaine de minutes de préparation, un peu de minutie et un assortiment d’ingrédient de base

Comme expliqué précédemment, la base d’un shampoing solide restera globalement la même qu’un shampoing liquide. Le shampoing solide se distingue souvent par une meilleure qualité de produit et une composition plus épurée.

Pour un shampoing solide il vous faut des ustensiles:

  • Un bain-marie,
  • Un petit cul de poule,
  • Un petit fouet,
  • Une balance.

Préférez les ustensils en bois pour mélanger l’argile, l’inox risque l’oxydation au contact de cette matière

Voici les étapes pour faire son shampoing solide maison:

  1. Faire fondre le tensioactif au bain-marie avec le beurre et/ou les huiles. Précaution d’emploi: même si vous utilisez un tensioactif doux cela reste un produit volatil à manipuler avec précaution (avec des gants et un masque),
  2. Ajouter les poudres, 
  3. Mélanger,
  4. Hors du feu, ajouter les hydrolats et les huiles essentielles (facultatives),
  5. En mélangeant une pâte doit se former,
  6. Transvaser le mélange dans un moule à savon,
  7. Bien tasser! Cette étape est très importante puisqu’elle conditionnera la tenue du savon démoulé,
  8. Laisser durcir le shampoing quelques heures avant de démouler,
  9. Une fois démoulé, laisser sécher le savon à l’air libre sur une grille durant 1 journée minimum.

Et pour se mettre en appétit, voici quelques idées de recettes adaptées à tous types de cheveux:

  Ingrédients
Types de cheveux Tensioactif

35%

Poudre végétale ou minérale

35%

Solution aqueuse

15%

Corps gras

15%

Facultatif Huile(s) essentielle(s)

Environ 0,5g/50g ou 1%

Cheveux gras Un des tensioactifs doux cité plus haut (Sodium Cocoyl Isiethonate,…) Argile verte, Extrait de Bardane, Rhassoul Eau, cèdre, ortie, thym Huile de jojoba, Noisette, Olive, Pépins de raisin Citron vert, Sauge, Pamplemousse, Lemongrass
Cheveux secs Aloe vera, Guimauve, Argile Blanche Eau minérale, Hydrolat d’Hamamélis,  Beurre de karité, Huile de coco, Huile de chanvre, Beurre de mangue, Beurre de cacao, huile d’abricot Géranium, Ylang-Ylang, Camomille, Lavande
Cheveux frisés Aloe vera, Shikakai, Gingembre sauvage Eau minérale Beurre de karité, Huile de coco, Huile de Piqui Ylang-Ylang
Cheveux cassants Poudre végétale de Guimauve, Orange, Kachur Sughandi Eau minérale, Hydrolat de laurier Huile d’avoine, brocoli, fenugrec, hibiscus Bois de rose, Santal Alba
Pellicules Poudre végétale de Guimauve,  Rose de Damas, Orties piquantes, Neem, Bardane Eau minérale Monoï, Amandes douces, Argan, Noisette Géranium, Tea Tree, Cèdre d’Atlas
Redonner du volume Spiruline, Kashur Sughandi, Rasshoul, Hibiscus Eau minérale Huile de Fenugrec Bois de rose, Lemongrass, Romarin cinéole

 

Les ingrédients cités à titre indicatif sont connus pour leurs bienfaits sur chaque type de cheveux, vous pouvez les mélanger entre eux ou les utiliser un à un selon vos préférences. 

Concernant l’argile, il est conseillé de la mélanger avec une poudre végétale plus douce. En effet l’argile verte peut à la longue dessécher les cheveux.

Il est conseillé de diminuer la teneur en tensioactif si des beurres végétaux sont utilisés (plus solides, ils texturent mieux que les huiles) ou au contraire de l’augmenter un peu lorsque la recette contient des poudres compactes (argiles, orties…).
boutique bio juste bien

D’autres alternatives

Outre le shampoing solide il existe d’autres alternatives plus écologiques et plus saines pour les cheveux.

 Les cosmétiques biologiques et naturels

Il est difficile de s’y retrouver entre les différentes mentions commerciales. Et pour cause, aucune réglementation officielle ne vient appuyer les termes de “biologique” ou “naturel” concernant les cosmétiques. Les produits contenant ces inscriptions sont certifiés par des organismes privés qui délivrent les labels selon un cahier des charges qu’ils ont eux-mêmes défini.

Cependant, lorsqu’un ingrédient dans un produit est indiqué comme “issu de l’agriculture biologique” cela signifie qu’il répond à la réglementation officielle de l’agriculture biologique.

Cela assure donc que les ingrédients sont issus d’un mode d’agriculture sans épandage de produits chimiques de synthèse, sans OGM…

Les cosmétiques naturels et biologiques peuvent contenir des substances de synthèse et ne permettent pas de lutter contre le gaspillage. Ils ont néanmoins le mérite de respecter des procédés de fabrication et des modes de productions plus respectueux de l’environnement et interdisent certaines substances de synthèses.

Encore faut-il avoir connaissance des cahiers des charges des différents labels pour faire son choix.

  1. Tableau confrontant les mentions “biologiques” et “naturels” pour les cosmétiques
Biologiques Naturels
Définitions légales Il n’y a pas de réelle définition légale d’un cosmétique biologique ou naturel.
Une norme AFNOR publiée en 2017 vise à uniformiser les pratiques. Cette norme est cependant d’application volontaire.
Les mentions doivent donc être appuyées par un label émanant d’un organisme de certification.
Principes Généraux Contient un maximum d’ingrédients d’origine naturelle et issus de l’agriculture biologique.
Certaines substances jugées indésirables peuvent être interdites dans la composition (silicones et parfums de synthèse…).
Leurs processus de fabrication assurent le respect de l’environnement et des animaux.
Contiennent des substances d’origine naturelle (végétale, minérale, animale, qui ont été pas ou peu modifiés.
Les conservateurs peuvent être autorisés à condition de faire apparaître la mention “agent de conservation” sur le packaging.
Labels Décernés par des organismes de certification privés répondant à leurs propres cahiers des charges :
– Parmi les labels français on retrouve : Ecocert, Qualité France, Nature et Progrès, Cosmébio…Les labels internationaux comptent: BDIH, Soil Association, Cosmos..
Même fonctionnement que pour les labels biologiques. Les labels répondent à un cahier des charges émanant d’organismes certificateurs privés.

Il existe cependant quelques constantes parmi les labels biologiques:

  • Les OGM sont interdits,
  • Pas d’huiles minérales (silicone, paraffine…),
  • Pas de parfums, colorants, pigments de synthèses,
  • Pas de conservateurs artificiels (phénoxyéthanol, paraben…)
  • Une majorité des ingrédients doivent être issus de l’agriculture biologique. 

Le shampoing en poudre

Le shampoing en poudre reprend globalement le principe d’un shampoing solide mais sans composant liquide. 

Ces poudres sont disponibles en magasins spécialisés bio ou en vente en ligne. 

Selon les produits commercialisés, la composition change. Certains produits sont sans sulfates, sans paraben, sans silicone, sans parfum, tandis que d’autres en contiennent.

Certains sont composés de cinq ingrédients facilement identifiables, d’autres au contraire n’en dénombre pas moins de 16 dont du paraben.

La poudre est à verser en très petite quantité (environ 2g) au creux de votre main puis à appliquer sur les cheveux mouillés. Une couche fine de mousse se forme alors. Rincer ensuite comme un lavage classique.

Là encore, il est possible de confectionner sa propre recette à base de poudres ayurvédiques. Le shikakai par exemple est une plante indienne contenant des saponines végétales qui ne sont ni plus ni moins que des tensioactifs naturels. Une fois réhydratée avec un peu d’eau tiède ce mélange s’applique sur les cheveux mouillés (cuir chevelu et longueur). 

Ce mélange ne mousse absolument pas, il faut donc respecter un temps de pose de 3 à 5 min avant de rincer.

Avantages:

  • On peut trouver des compositions de produits encore plus épurées que les shampoings solides
  • Possibilité de choisir des bases neutres personnalisables et déclinables selon vos envies (avec des huiles essentielles, du sirop d’agave, du miel, de l’huile de coco)
  • Les quantités à utiliser pour un shampoing sont très petites

Inconvénients:

  • Très peu de choix de produit sur le marché actuellement
  • Peu de recul sur ces produits
  • Coûteux à l’achat



Et après le shampoing?

Après avoir lavé les cheveux, place aux soins capillaires. Il existe plusieurs types de soins solides (après-shampoings solides, masques…).

Les après-shampoings solides sont simples d’utilisation. Il suffit d’appliquer la barre d’après-shampoing sur les cheveux humides, de bien les démêler, d’attendre quelques minutes puis de rincer abondamment. 

Le masque quant à lui est souvent présenté sous forme solide mais doit bien souvent être réduit à l’état de pâte par un ajout d’eau chaude. Il doit ensuite être appliqué sur les cheveux mouillés. Un temps de pose de 20 mn environ doit être observé avant le rinçage.

Pour toute la gamme de soins pour cheveux solides on retrouve globalement les mêmes avantages que pour les shampoings solides à savoir: 

  • Pas de déchets 
  • Moins d’ingrédients,
  • Ingrédients de meilleures qualités. 

Les inconvénients pour toutes ces familles de produits solides sont

  • Moins de choix existant dans le commerce,
  • Le prix à l’achat qui peut en freiner certain(e)s.

Attention à la confusion entre les shampoings solides et les shampoings secs. 

Là où le shampoing sec représente une solution de dépannage pour un lavage rapide sans eau, le shampoing solide est utilisé pour un lavage classique avec de l’eau. 

Le shampoing sec peut également être vu comme une solution pour espacer les shampoings. Un shampoing sec ne lave que partiellement les cheveux puisqu’il neutralise les impuretés sans pour autant les éliminer.

Le shampoing solide lui, nettoie vos cheveux en profondeur, comme un shampoing traditionnel mais il se présente en pain ou en barre solide.

Nous vous recommandons vivement les shampoings solides de l’entreprise française “Comme avant“. Leurs produits sont irréprochables et de fabrication artisanale.

Sources

Aroma-zone.net
https://dimensionflo.com/la-recette-de-base-pour-un-shampoing-solide-sans-tensioactifs-agressifs/
https://peppermint-beauty.com/listes/tensioactifs-shampoings-cheveux/
https://zerodechet.cecilebonnet.com/comparatif-shampoings-solides/
https://adjocom.com/content/176-shampoing-structure-composition
http://www.cndp.fr/portails-disciplinaires/fileadmin/user_upload/physique-chimie/PDF/Manuel_formulation_V_Antzoulatos_2017_v2.pdf
https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S2352007817302342
https://www.compagnie-des-sens.fr/huiles-essentielles-enfants/
https://www.consoglobe.com/parabens-faut-eviter-2848-cg
https://www.ca-se-saurait.fr/2013/12/05/les-sulfates-ingredient-n1-a-eviter-dans-vos-shampoings/
https://www.quechoisir.org/decryptage-produits-cosmetiques-les-fiches-des-molecules-toxiques-a-eviter-n2019/
https://cheveux.ooreka.fr/astuce/voir/557769/silicone-dans-les-shampoings
https://ansm.sante.fr/var/ansm_site/storage/original/application/6733575728ba78af0829d41102651e82.pdf
https://www.reglementationcosmetique.fr/les-cosmetiques-bio/
http://www.ecocert.com/cosmetique-ecologique-et-biologique/
https://www.bioalaune.com/fr/actualite-bio/34029/grand-guide-des-labels-bio-en-france

A propos de l’auteur

“Après des études de cuisine et en vertu de l’amour qu’elle porte pour la gastronomie, Léonne Thellier se prend de passion pour l’aspect bien-être et santé du secteur et entame une formation d’ingénieur “alimentation et santé” en apprentissage.
Persuadée de l’importance d’une cuisine saine pour le corps et l’esprit, elle essaye tant bien que mal de ne pas traumatiser son entourage par son côté food-maniac.

Toujours à l’affût de bons plans, elle aime voyager, faire des rencontres, et découvrir de nouvelles cultures culinaires. Léonne aime se fixer des objectifs et les atteindre. Déracinée de sa vallée de la Loire natale, elle poursuit son parcours professionnel entre la Picardie et la région Centre.”

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somatopathie

Somatopathie: définition, bienfaits, pratique

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Somatopathie: définition, bienfaits, pratique

somatopathie

Issue de l’ostéopathie, la somatopathie est une thérapie manuelle douce dont le but est de soigner les maux de la mémoire et des sensations qui se sont incarnés physiquement. Du grec « soma », « le corps » et « pathos », qui désigne « ce qui affecte le corps », la somatopathie consiste à rétablir notre équilibre, à la fois psychologique, physiologique,  énergétique et émotionnel. 

En fait, la somatopathie part du principe que chacune de nos cellules constitue un réceptacle de souvenirs plus ou moins anciens. Il peut s’agir de nos propres souvenirs, ou bien même de ceux de personnes de notre famille, qui partagent des gènes avec nous et nous les ont transmis par cette voie. Or, certains de ces souvenirs, et/ou bien les sentiments et émotions liés à ces souvenirs, sont traumatisants et peuvent provoquer en nous un choc, un stress, un trouble. Et comme chaque événement de notre vie a une influence plus ou moins grande sur notre existence et nos perceptions, ces souvenirs à l’origine de déstabilisations psychologiques peuvent devenir somatiques, c’est-à-dire physiques (on parle alors de blessure psychosomatique). Et l’objectif de la somatopathie est justement de rétablir l’harmonie du corps et celle de l’esprit en agissant sur cette mémoire, qui la plupart du temps est inconsciente, par le biais de gestes manuels de correction spécifiques, très légers.




De nombreuses blessures physiques et psychologiques récurrentes et inexpliquées jusqu’alors deviennent, sous l’angle de l’explication somatopathique, compréhensibles. En effet, il existe plusieurs niveaux de mémoire sur lesquels la somatopathie peut et doit agir. C’est ici qu’intervient la notion d’épigénétique : pour faire simple, il s’agit de l’ensemble des modifications qu’ont subis les génomes, et qui ne sont pas codés par l’ADN, mais qui peuvent être expliqués par l’influence de l’environnement, l’histoire personnelle et individuelle, et qui peuvent aussi éventuellement être transmis sur plusieurs générations. Ainsi, la somatopathie traite de l’épigénétique et tente d’en localiser les foyers pour les soigner, les corriger, ou tout du moins pour les soulager. 

La qualité et l’habileté du praticien sont alors fondamentales : dans les faits, la somatopathie est avant tout un travail de ressentis. En effet, dans ce domaine, on se fonde sur l’idée selon laquelle tous les éléments de notre corps (os, tendons, muscles, tissus, cellules…) sont en perpétuels mouvements, depuis notre conception jusqu’à notre mort. Le praticien doit alors ressentir ces mouvements très subtils pour pouvoir, le cas échéant, agir sur eux, les remanier, afin de rétablir l’équilibre et l’harmonie. Il s’agit par conséquent d’une discipline essentielle, capable de faire le lien entre le corps et l’esprit, entre la conscience du corps et l’inconscience de la mémoire.

Bienfaits de la somatopathie

Comme on a déjà pu l’évoquer, la somatopathie agit à la fois sur les troubles physiques, psychiques et émotionnels du patient. Nombre d’entre eux expliquent qu’ils sont allés à une séance dans l’idée de soigner ou de soulager des douleurs physiques, mais qu’ils repartent avec une nouvelle compréhension de  leur environnement, de leur passé, et donc avec la guérison d’un choc psychologique.

De fait, le stockage de traumatismes inconscients qui s’effectuerait dans nos cellules va créer, forcément, des gênes, des disfonctionnements, particulièrement lorsque les tensions s’accumulent. Pour faire face à cela, le corps va mettre en place des « mécanismes compensatoires », c’est-à-dire qu’il va lutter contre ces maux, mais que cela va malheureusement en conséquence créer des symptômes physiques, psychosomatiques. Les bienfaits de la somatopathie, d’un point de vue psychologique,  résident dans son action qui s’inscrit dans la durée : il ne s’agit pas seulement de remonter quelques temps en arrière pour soulager les symptômes visibles, mais de retourner bien plus loin pour aider le patient à découvrir, accepter et faire le lien entre traumatismes physiques et psychologiques. Ainsi, plusieurs troubles récurrents tels que les insomnies, les problèmes ORL, le stress, l’anxiété, les malaises (etc) vont pouvoir être soulagés, voire supprimés. Les troubles comportementaux, lorsqu’ils sont d’origine émotionnelle (dépression, troubles post-traumatiques, hyperémotivité, phobies, troubles alimentaires…) peuvent également être soignés ou atténués.

Au niveau purement physique, la somatopathie soulage diverses douleurs et pathologies : articulaires et musculaires (entorse, tendinite, arthrose, lumbago, scoliose…), fonctionnelles (troubles respiratoires, problèmes digestifs, hépatiques, maux de tête, problèmes gynécologiques, déséquilibres hormonaux…). Elle contribue également à renforcer les capacités d’auto-guérison et le système immunitaire. En ce qui concerne les maladies graves, la somatopathie ne peut pas soigner, mais elle peut soulager les patients, leur permettre de mieux appréhender leur situation, leur existence, et de leur procurer une plus grande sérénité.

Il existe également certains événements spécifiques dans la vie qui peuvent se voir grandement aidés par la somatopathie. C’est le cas par exemple du processus de grossesse. Lorsque la femme est enceinte, des exercices peuvent l’aider à préparer et équilibrer son bassin en vue de l’accouchement, à assouplir son périnée, ainsi qu’à soulager les troubles émotionnels et physiologiques de la grossesse qui peuvent survenir et à résoudre ses éventuels problèmes d’allaitement. L’accompagnement s’effectue également pour le nourrisson (problèmes digestifs, problèmes de sommeil, aide à l’équilibre du crâne…). En outre, les jeunes enfants peuvent bénéficier de l’aide de la somatopathie comme remède aux troubles du comportement et au déficit de l’attention, aux faiblesses immunitaires, aux troubles ORL répétés…

Attention toutefois : la somatopathie ne peut pas se substituer à une consultation ou des traitements médicaux conventionnels. En revanche, elle peut être un complément très efficace aux traitements prescrits préalablement.




La somatopathie en pratique

osteo

Une séance dure environ 1 heure, une heure et demie. Aucune tenue particulière n’est exigée, faites juste en sorte de porter des vêtements dans lesquels vous êtes à l’aise, afin de pouvoir profiter de l’exercice pleinement détendus et relâchés.

La séance commence par un entretien entre le praticien et le patient, afin d’identifier les raisons du recours à la somatopathie, et d’exposer les attentes et demandes du patient. Sont également évoqués les antécédents médicaux et les conditions de vie du patient (allergies éventuelles, qualité du sommeil, malaises, fréquence des blessures, etc).

Puis c’est au tour du soin en tant que tel d’être effectué. Le praticien commence avant tout par écouter les fameux mouvements imperceptibles et constitutifs du crâne, puis ceux des organes. Il en retire les informations nécessaires, puis effectue éventuellement des corrections au niveau du dos et des pieds, pour rétablir l’harmonie et l’équilibre dans le corps. Ensuite, la séance se déroule en fonction, dans la mesure du possible, des souhaits des patients (traitement d’une douleur localisée en particulier par exemple). Tout au long de l’exercice, le thérapeute peut garder un contact verbal et s’exprimer, afin de faire le lien entre le physique et le psychique. 

Après la séance à proprement parler, une fatigue plus ou moins importante peut se faire ressentir, à la fois physique, mais aussi psychologique et émotionnelle. Il s’agit d’un contrecoup tout à fait normal : le corps doit s’habituer à ce nouvel équilibre et cherche ses repères. D’ordinaire, exception faite de maladies graves, 2 à 3 séances sont suffisantes pour que les symptômes et douleurs physiques disparaissent.

Attention cependant : un véritable somatopathe n’effectue et n’a recours à aucune manipulation ni aucun massage : ces pratiques sont réservées à d’autres spécialistes, comme les kinésithérapeutes, les médecins ou les ostéopathes agréés par exemple. Au contraire, la somatopathie, ce sont de très légers effleurements (comparés à ceux d’un papillon). Aucun ligament, aucune articulation, aucun muscle ou aucun os ne doit être sollicité ou ne doit craquer. De même, le rachis ne doit certainement pas être mobilisé.

Origine

C’est Maurice Raymond Poyet, un ostéopathe, qui est à l’origine de la création de la somatopathie. La technique qu’il a mise au point s’inspire de l’ostéopathie, bien évidemment, mais aussi des relations énergétiques entre le crâne et le sacrum (os situé au bas de la colonne vertébrale, constitué de plusieurs vertèbres). Il s’est inspiré pour cela de la médecine chinoise. Sa pratique s’appuie également beaucoup sur la technique du MRP (Mécanisme Respiratoire Primaire), qui est à la base de la conception de l’ostéopathie.

En France, elle peut être pratiquée en complément par des kinésithérapeutes, des ostéopathes, des chiropraticiens, des médecins, ou encore des infirmiers diplômés et reconnus, par exemple. Mais on peut également choisir de se former à sa pratique. Dans ce cas, l’apprentissage est ouvert à tous, avec ou sans formation médicale, pour peu que l’on soit motivés et intéressé. Il existe pour cela une école reconnue par la « fédération des enseignants de la méthode M.R. Poyet ».

En ce qui concerne la reconnaissance de la discipline : si effectivement l’ostéopathie est reconnue par l’Etat Français depuis 2002 comme profession médicale à part entière, ce n’est pas le cas de la somatopathie. Il n’existe donc pas de diplôme ni de praticien de la somatopathie reconnus en tant que tels.

Références

http://somatopathie-prigent.fr/ 
https://www.somatopathie.com/somatopathie/

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