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Pourquoi bien entendre est important pour votre bien être

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Pourquoi bien entendre est important pour votre bien être

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En France, environ 6 millions de personnes vivent avec des troubles de l’audition, c’est-à-dire des difficultés plus ou moins importantes à percevoir certains sons. Heureusement, il existe de nombreuses solutions pour remédier à ces soucis. Le problème est qu’en conséquence, bien trop d’individus encore ne prennent pas la santé de leurs oreilles assez au sérieux, et laissent leur ouïe se dégrader plus que de raison, au détriment de leur bien-être. Voici donc quelques explications sur l’importance de l’ouïe dans notre quotidien.




L’un de nos sens les plus fondamentaux

L’ouïe est l’un des tout premiers sens que nous mettons à contribution au début de notre vie. Effectivement, plusieurs études ont démontré qu’elle est davantage utilisée que la vue par les bébés lors des premiers mois de vie. Par exemple, si l’on utilise un stimulus visuel puis un stimulus auditif pour faire réagir un bébé, on pourra observer que le bébé sera plus réceptif au deuxième qu’au premier. Ce n’est qu’après 9 mois environ que cette tendance tend à s’inverser et que la vue prend l’avantage sur l’ouïe.

Par ailleurs, nos oreilles nous servent aussi à communiquer, puisque c’est en entendant des sons que l’enfant va finir par les reproduire par mimétisme, jusqu’à apprendre à bien parler. Mais pour pouvoir reproduire ces sons correctement, il faut également s’entendre soi-même. En effet, la capacité d’écoute d’un enfant influence directement sa faculté d’apprentissage, qu’il s’agisse de la lecture, de l’écriture, ou de la communication en général. 

Par conséquent, l’audition participe à la construction de chaque individu au sein de la société. C’est pourquoi il est fondamental de repérer les troubles de l’audition le plus tôt possible : pour prendre en charge les difficultés et aider à interagir avec les autres, afin de s’épanouir socialement. On remarque d’ailleurs que les personnes malentendantes sont souvent isolées socialement, ce qui peut mener à des dépressions.

Et saviez-vous qu’en plus, nos oreilles nous permettent aussi de nous déplacer spatialement ? Par exemple, si vous entendez un objet faire du bruit dans une pièce sans le voir, vous allez  le chercher avec vos oreilles, et non pas avec vos yeux. Vous allez écouter, et ainsi vous pourrez vous déplacer correctement en fonction de ce que vous entendrez, jusqu’à trouver la source du bruit.

Prendre soin de vos oreilles, c’est prendre soin de votre cerveau

Pour résumer le processus auditif, chaque bruit, chaque son est en fait une vibration de l’air que votre oreille perçoit puis qu’elle transforme en courant électrique jusqu’au cerveau, qui va ensuite les transcrire en sons compréhensibles. 

Comme nous sommes confrontés à des sons constamment, notre cerveau est sans arrêt stimulé. Or, lorsque l’on perd l’ouïe, cette stimulation prend fin ; le cerveau devient donc moins réactif, moins performant. Cependant, cet organe est tout de même bien fait : lorsqu’il sent qu’un sens ne fonctionne plus assez bien, il tente de compenser ce dysfonctionnement autrement. Seulement, cette réorganisation peut le fatiguer, voire le faire vieillir prématurément. 

Les signaux seront moins bien perçus et traités, et le cerveau s’habitue à cette activité moindre donc travaille moins, la réorganisation des connexions perturbe notre capacité à identifier les sons, et nous perdons même l’habitude de les reconnaître.

Certaines études montrent même que la perte de l’audition entraîne une perte de mémoire et des difficultés à raisonner. Il est donc essentiel de surveiller le bon fonctionnement de votre ouïe.

Comment déceler une perte auditive ?

dur d oreille

L’étape la plus difficile pour déceler une perte d’audition est tout simplement la prise de conscience de cette perte. En effet, certains changements liés à une perte d’audition, comme augmenter le son de la télévision ou bien de la radio par exemple, peuvent souvent passer inaperçus. Voici quelques signes qui devraient vous mettre la puce à l’oreille :

  • Vous augmentez souvent le son de la télévision ou bien celui de la radio
  • Vous avez du mal à comprendre vos interlocuteurs au téléphone
  • Vous faites répéter les personnes qui vous parlent, et/ou on vous l’a reproché
  • Vous avez du mal à suivre une conversation dans un environnement bruyant
  • Dans une voiture par exemple, vous ne percevez pas tous les bruits extérieurs ou intérieurs
  • Vous avez l’impression que les personnes qui vous parlent n’articulent pas assez, voire pas du tout
  • Il vous arrive de ne pas réussir à bien suivre une conversation de bout en bout
  • Vous craignez parfois de ne plus pouvoir parvenir à suivre une réunion

Même si les signes sont assez nombreux, il peut être parfois difficile de les déceler, et encore plus difficile de les remarquer à temps. Il faut donc vous fier à vos proches et/ou vos interlocuteurs : vous ont-ils fait des remarques sur votre audition, même pour plaisanter ? Si c’est le cas, prêtez-y attention et allez consulter un professionnel si nécessaire : plus le problème est pris tôt, plus il sera facile de l’endiguer, d’y remédier ou de le soulager. 

D’ailleurs, on estime qu’à partir de 50 ans environ, il faut aller se faire contrôler l’ouïe régulièrement, comme pour les yeux. Bien évidemment, chaque cas est différent : par exemple, les personnes dont certains membres de la famille souffrent de troubles auditifs peuvent aller se faire dépister plus tôt en cas de doute. 




S’accepter pour être heureux(se)

Quelles que soient nos activités, nous sommes tous constamment confronté(e)s à une multitude de sons et de bruits, qui engendrent forcément une fatigue mentale. C’est pourquoi il est important, pour le bien-être de vos oreilles et de votre moral, de vous accorder une pause silencieuse chaque jour. Ne cherchez pas à entendre chaque détail de chaque instant de votre journée. Au contraire, il est parfois bon de lâcher prise et de s’autoriser un moment de repos.

En outre, il faut bien garder en tête que la perte de l’audition, même si elle peut et doit être enrayée le plus tôt possible afin d’éviter de trop gros dommages, est une évolution normale de notre vie. Pour vivre paisiblement, il faut accepter de voir notre corps changer et ne pas hésiter à demander de l’aide le cas échéant.

Sources

https://www.lamutuellegenerale.fr/le-mag-sante/senior/mal-entendre-fait-vieillir-le-cerveau.html
https://www.interiale.fr/prevention/bien-entendre/

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Comment créer son propre spa à la maison ?

By chez soi, dans le corps, Relaxation

Comment créer son propre spa à la maison ?

Après une mauvaise journée, nous ne rêvons tou(te)s que d’une seule chose : prendre un moment rien que pour nous, afin de lâcher prise et de nous détendre. Et pour cela, rien de tel qu’une petite séance de spa. Problème : vous n’avez ni le temps, ni la possibilité de vous rendre dans un tel établissement ? Pas de panique : si vous ne pouvez pas aller au spa, faites venir le spa à vous ! 

Voici donc quelques astuces pour faire de votre salle de bains un véritable temple de la relaxation, sans pour autant transformer votre maison en chantier.




Astuce n°1 : l’ambiance 

Le bruit

Qui dit détente dit bien évidemment calme. Pour bien profiter de ce moment privilégié, veillez à oublier vos soucis, au moins pour quelques instants. Recentrez-vous sur vous-même, essayez d’isoler votre salle de bains au maximum, fermez la porte. 

Si malgré tout vous continuez à être dérangé(e) par le bruit, vous pouvez choisir de mettre une petite musique d’ambiance qui vous aide à lâcher prise.

L’éclairage

La lumière est l’un des composants les plus essentiels pour recréer une ambiance. Pour donner un effet spa et détente à votre salle de bains, jouez sur l’effet clair-obscur. Pour cela, évitez d’allumer vos plafonniers, car leur lumière est directe et bien trop agressive. Au contraire, privilégiez un éclairage doux, en utilisant par exemple des ampoules à leds, des lampes à intensité variable, des lampes de sel, des décorations lumineuses temporaires, des ampoules connectées…

Elément incontournable de détente, les bougies permettent aussi de recréer une ambiance chaleureuse. Vous pouvez en plus allumer des bougies parfumées pour profiter d’une odeur agréable et prendre soin de tous vos sens.

L’odeur

spa bougies

Pour votre séance bien-être, tous vos sens doivent être mis à contribution, y compris votre odorat. Ainsi, en plus des bougies parfumées, il est possible d’utiliser des diffuseurs d’huile essentielle, des sprays, de l’encens…

Les agrumes (orange, mandarine), la lavande, le patchouli et l’ylang-ylang sont particulièrement propices à la détente.

Pensez également à accrocher un bouquet d’eucalyptus à votre pommeau de douche. Grâce à la chaleur et l’humidité, le bouquet va libérer pleinement ses huiles essentielles. Connue pour ses vertus anti-stress, l’eucalyptus vous aidera à vous évader le temps d’une douche en pleine forêt exotique. En hiver, cette plante vous aidera également à décongestionner votre nez en cas de petit rhume ou au printemps, à vaincre les effets des allergies. Vous transformerez votre salle de bain en vrai spa aromathérapique à domicile.

Les matériaux

S’il est une chose à retenir, c’est que pour décompresser, vous devez miser sur des éléments naturels avant tout. Essayez donc d’utiliser du bois pour vos meubles ou vos accessoires (panières tressées, boîtes laquées, stores en bambou, etc.), de la céramique, du marbre, des tapis de bain en laine…

Les couleurs

Peut-être l’avez-vous déjà remarqué, mais dans les établissements de spa, toutes les couleurs sont choisies avec soin pour faciliter la relaxation.

Abandonnez donc le blanc, qui donne une ambiance bien trop glaciale, pour privilégier les couleurs pastel, douces. Le beige, le taupe, le gris, les couleurs crèmes par exemple sont propices à la détente. Le vert et le bleu quant à eux apportent une agréable ambiance marine ou végétale.

Le linge de toilette

Il faut y accorder une importance toute particulière, car c’est un élément indispensable d’un bon spa. Investissez dans des lots de serviettes, de tapis et de peignoirs unis et assortis, épais, doux et moelleux, si possible en coton de bonne qualité. 

Pour coller parfaitement à l’ambiance d’un spa, optez pour du linge blanc, ou bien choisissez une autre couleur pour créer votre propre ambiance. L’important est de donner un aspect uniforme au linge, pour contribuer à l’ambiance harmonieuse de la pièce.

Pour les conserver, ne les pliez pas, mais roulez-les. Vous pouvez aussi les parfumer avec quelques gouttes d’huiles essentielles, d’eau florale ou de brume d’oreiller.

Concernant les rangements, essayez de les stocker dans des étagères ouvertes, qui laissent voir leur harmonisation.

Les plantes

Tous les spa n’en possèdent pas, mais elles peuvent vous aider à insuffler une ambiance naturelle, voire tropicale, pour vous dépayser et vous faire voyager. Bien sûr, pour qu’elles puissent survivre, mettez-les dans un endroit lumineux et relativement humide.

Parmi les plantes les plus adaptées à la salle de bains, on retrouve : les orchidées, les fougères, les crotons, le ficus, le philodendron…




Astuce n°2 : le bain 

bain relaxant

L’idéal serait bien sûr d’avoir un jacuzzi ou une baignoire balnéo chez vous, mais vous pouvez tout aussi bien vous détendre parfaitement dans une baignoire normale. 

Pour un effet zen optimal, remplissez-la d’eau chaude et laissez la vapeur envahir la pièce. Vous pouvez aussi rajouter dans l’eau des sels parfumés, du savon moussant, des huiles essentielles, des granulés exfoliants… En bref, profitez-en pour vous chouchouter !

Certain(e)s aiment aussi rajouter des tranches d’agrume ou de petites fleurs à la surface de l’eau, pour en parfaire l’aspect esthétique. Pour votre confort, vous pouvez également investir dans un oreiller à ventouses, à placer sur le haut de votre baignoire pour y laisser votre tête se reposer.

Et si vraiment vous désirez des bulles dans votre bain, vous pouvez installer des hydromasseurs, sortes de matelas à bulles qui s’installent très facilement et s’adaptent à tout type de baignoire. Il en existe de nombreuses sortes, avec des intensités de massage différentes.

Astuce n°3 : les routines bien-être

Une fois que vous serez bien détendu(e) dans l’eau, vous pourrez commencer à prendre soin plus spécifiquement de vos muscles et de votre peau. Et pour cela, rien de tel que les produits naturels. 

Ainsi, privilégiez les éponges naturelles ainsi que les savons solides pour vous laver. Versés dans l’eau du bain, d’autres produits naturels insoupçonnés comme la farine d’avoine, le bicarbonate de soude ou encore le lait sont aussi un excellent moyen de vous faire du bien.

Pour dénouer vos muscles, utilisez une huile de massage bien relaxante à base d’huile essentielle (aneth, bois de rose, clémentine, lavande, romarin camphré, etc.). Enfin, si vous souhaitez aussi vous appliquer un masque sur le visage, privilégiez de petits mouvements circulaires, allant toujours du bas vers le haut.

Sources

https://www.marieclaire.fr/maison/8-astuces-simples-pour-transformer-votre-salle-de-bain-en-spa,200217,1163327.asp
https://www.guide-piscine.fr/spa-interieur/8-astuces-pour-transformer-salle-de-bain-en-salle-de-spa-1927_A
https://www.jacobdelafon.fr/carnet-elegance/comment-creer-une-ambiance-spa-dans-la-salle-de-bains/
https://www.santemagazine.fr/medecines-alternatives/approches-naturelles/huiles-essentielles/quelles-huiles-essentielles-appliquer-sur-la-peau-et-comment-174682

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découverte forêt

Shinrin yoku – Sylvothérapie. Tout comprendre

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Shinrin yoku – Sylvothérapie. Tout comprendre

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Avez-vous déjà entendu parler de la sylvothérapie, ou « médecine verte » ? Il est fort probable que oui, puisqu’il s’agit d’une thérapie alternative qui prend de plus en plus d’importance ces dernières années en France. 

Le principe est simple : la nature, et en particulier les arbres, vous aident à être au mieux de votre forme et à lutter contre le stress. Au Japon, cette philosophie de vie s’appelle le Shinrin yoku et est une pratique médicale à part entière, extrêmement populaire.

Vous souhaitez prendre soin de vous tout en vous connectant à la nature ? Le Shinrin yoku et fait pour vous, et nous allons dans ce cours vous donner les clefs pour débuter dans cette discipline et en faire une pratique efficace.




Qu’est-ce que le Shinrin yoku ?

Le Shinrin yoku en bref : 

En japonais, « shinrin » signifie « la forêt », et « yoku » désigne « le bain ». Le Shinrin yoku est donc littéralement un « bain de forêt », c’est-à-dire que l’on va essayer de se reconnecter avec la nature, de profiter de son harmonie en se promenant sous les arbres. 

En France, on reconnaît aussi les bienfaits des arbres, mais de manière un peu différente : la sylvothérapie ne consiste pas seulement à passer du temps avec nos amis à feuilles, mais carrément à les enlacer. 

En fait, il faut bien comprendre que pour les japonais, l’amour et le respect de la nature sont extrêmement importants : la forêt est notre mère à tous, et elle nous prodigue ses bienfaits, qu’il suffit de savoir reconnaître et accepter. C’est pourquoi un simple passage dans un endroit où vous serez entouré(e) d’arbres peut vous prodiguer de multiples bienfaits, pour peu que vous sachiez les saisir.

Comment ça marche

Même si cette thérapie peut sembler abstraite voire farfelue à première vue, plusieurs recherches scientifiques ont étudié le mode d’action du Shinrin yoku pour essayer de comprendre comment les arbres parviennent à apaiser certains de nos maux.

Les chercheurs ont fini par découvrir que ce sont des composés aromatiques présents dans les feuilles des arbres, les phytoncides et les terpènes, qui auraient cet effet bénéfique. Ce sont d’ailleurs des substances odorantes qui sont très utilisées en aromathérapie, et que l’on retrouve souvent dans les huiles essentielles pour leurs vertus curatives reconnues.

En outre, des études ont montré que l’inhalation de ces substances optimise l’action du système immunitaire, en augmentant le nombre de lymphocytes et de cellules tueuse naturelles (des globules blancs), ainsi que celui des protéines anti-cancer. La production de sérotonine (l’hormone du bonheur) est également stimulée, ce qui renforce les sentiments positifs et éloigne les sentiments négatifs, tout en ralentissant la production de l’hormone du stress (le cortisol).

Attention néanmoins : il s’agit d’une médecine préventive, qui en aucun cas ne peut se substituer à l’avis d’un médecin professionnel. Si vous souffrez de problèmes de santé, allez consulter un spécialiste avant d’entreprendre quoi que ce soit.

Bénéfices

  • La première motivation pour se mettre au Shinrin yoku est son effet anti-stress, justement parce que la production de cortisol (hormone du stress) est ralentie, au profit de celle de la sérotonine.
  • En outre, la fréquence cardiaque ralentit, ce qui indique aussi une baisse de stress, et contribue surtout à diminuer la tension artérielle.
  • On l’a vu, le système immunitaire est plus performant, ce qui permet de moins tomber malade, mais aussi de mieux récupérer après des opérations chirurgicales, et de mieux cicatriser, par exemple.
  • La digestion est favorisée par la marche, diminuant par exemple les problèmes de constipation.
  • Comme vous êtes plus détendu(e), vous dormez mieux, les divers troubles du sommeil disparaissent, les risques de démence diminuent, et votre système nerveux en est témoin : l’agressivité disparaît, ainsi que les sautes d’humeur intempestives. Votre moral est au plus haut grâce à la sérotonine.
  • Nos capacités de concentration, même chez les personnes souffrant d’hyperactivité ou de trouble de déficit de l’attention, s’améliorent.
  • La libido et l’énergie sexuelle seraient également développées par le Shinrin yoku.

Les fondamentaux pour une bonne pratique

cascade forêt

Etape n°1 : soyez à l’aise

Cela peut paraître évident, mais pour vous détendre, vous devez vous sentir bien. Et cette sérénité passe par une tenue vestimentaire adéquate. Vous n’êtes pas obligé(e) d’enfiler vos baskets et votre jogging, mais privilégiez des vêtements confortables, dans lesquels vous vous sentez bien.

Exit les talons aiguilles ou les cravates trop serrées, donc ! Sauf s’ils sont pour vous une source de confort, bien entendu.

Etape n° 2 : déconnectez ! 

Démunissez-vous de tout ce qui pourrait vous empêcher de profiter de votre bain de forêt et/ou vous perturber : téléphone, tablette, appareil photo, mp3, liseuse…

Nous éloigner de nos écrans et de toutes les technologies qui accaparent notre attention au quotidien est en fait la première phase du Shinrin yoku, voire de l’évolution vers un mode de vie plus sain.

En effet, selon plusieurs études, les français passent un peu moins de 2h par jour sur leur portable en moyenne, ce qui correspond à environ 26 jours sur un an ! Les plus touchés sont les 16-24 ans (plus de trois heures par jour), puis les 35-44 ans (78 minutes par jour en moyenne), et enfin les 55-64 ans (environ 30 minutes). Et c’est sans compter les autres écrans (télévision, ordinateur, etc.) ! 

Pour vous assurer de l’efficacité de ce moment, l’important est donc de vous éloigner de cette technologie perturbatrice. De même, si vous choisissez d’effectuer le Shinrin yoku à plusieurs, faites silence. Essayez de ne pas vous parler et de ne pas vous déconcentrer mutuellement. Dans l’idéal, éloignez-vous un peu les un(e)s des autres.




Etape n°3 : l’importance du lieu

Chaque personne étant différente, il n’existe pas de lieu parfaitement idéal pour tous. Vous devez vous laisser guider par votre instinct, par vos sens. La seule chose qui importe est de trouver un emplacement où vous êtes détendu(e), ou vous vous sentez bien. 

Il peut s’agir d’un endroit qui vous apaise parce que vous y sentez une odeur agréable, d’un lieu lié à des souvenirs d’enfance heureux… Cela peut effectivement être en forêt, ou tout aussi bien à la campagne, au milieu d’une plaine ou au bord d’un ruisseau. Vous pouvez choisir de mettre l’accent sur une odeur que vous appréciez, sur un bruit qui vous est agréable…

En fait, vous devez sentir une connexion avec cet endroit, vous devez ressentir de la joie et de l’apaisement lorsque vous vous y rendez et lorsque vous y pensez.

Evidemment, ce lieu doit être le plus possible éloigné du bruit incessant des villes, et contenir un maximum de végétation. Chaque fois qu’une pensée parasite vous viendra à l’esprit (travail, rendez-vous, emploi du temps chargé, etc.), le lieu que vous aurez choisi devra vous permettre de vous en éloigner et de retrouver la paix.

Une fois que vous vous serez éloigné(e) de votre stress quotidien, il s’agira d’ouvrir vos cinq sens au monde qui vous entoure. C

Ouvrez grand vos oreilles ! 

A première vue, le concept peut paraître simpliste : tout le monde sait comment se promener en forêt. Certes, mais cette fois-ci, il ne s’agit pas seulement d’entrer dans la forêt pour quelques instants : il s’agit de laisser la forêt entrer en vous. Et cela ne peut s’effectuer sans que vous choisissiez de vous ouvrir, et de mobiliser pour cela tous vos sens.

L’un de nos tout premiers sens

C’est prouvé, lors des premiers mois de vie, les bébés utilisent plus leur ouïe que leur vue. Si l’on stimule un bébé visuellement, puis auditivement, il réagira davantage à la première sollicitation. Vers 9 mois, ce comportement tend à disparaître puis à s’inverser : les bébés font plus appel à leurs yeux.

L’ouïe sert également à communiquer : par mimétisme, l’enfant va reproduire des sons jusqu’à apprendre à bien parler ; c’est donc un élément fondamental de construction de l’individu en société. 

En outre, saviez-vous que vos oreilles vous aident à vous repérer spatialement ? Par exemple, si jamais on cache un objet bruyant dans une pièce, vous allez le chercher non pas avec vos yeux, mais avec vos oreilles. C’est en entendant le bruit que vous serez à même de bien vous déplacer pour en trouver la source.

Le Shinrin yoku vous demande donc de faire appel à ce sens trop souvent oublié, afin de mieux vous connecter avec ce qui vous entoure.

Faire silence pour mieux entendre

Au Japon, terre d’origine de la discipline, il n’est pas bien vu de se promener en faisant du bruit dans la forêt. Il faut rester silencieux, même à plusieurs, à la fois pour ne pas déranger les autres promeneurs, mais aussi pour témoigner du respect aux êtres qui y vivent. 

Lors de vos séances de bain de forêt, respectez donc scrupuleusement ce besoin de silence. Il n’en sera que plus bénéfique, à la fois pour les autres et pour vous ; en effet, écouter s’apprend, et nécessite concentration et application.

Par conséquent, afin de développer votre ouïe, vous pouvez vous arrêter à un endroit, vous asseoir et vous concentrer. Inspirez puis expirez profondément, plusieurs fois. Détendez-vous, et laissez-vous envahir par les mille et un petits bruits de la nature qui vous entoure.

Concentrez-vous d’abord sur votre propre respiration, puis élargissez peu à peu votre champ d’écoute. Entendez l’eau couler, les insectes et les animaux s’affairer, éventuellement la pluie tomber autour de vous. Ecoutez la nature bruisser, le bois craquer, le vent souffler dans les feuilles. Peut-être que vous pourrez même entendre des animaux sauvages, en plus du chant des oiseaux ! 

Tous ces bruits de la nature sont bien différents de ceux des villes, qui eux sont générateurs de stress. Voilà pourquoi il est important que votre endroit fétiche soit éloigné des dérangements citadins : afin de ne pas tromper vos sens et de vous permettre de bien vous détendre, en oubliant, au moins pour un temps, vos préoccupations perturbatrices.

Dans un premier temps, vous pouvez fermer les yeux pour vous focaliser sur votre ouïe. Néanmoins, la vue est un sens également très important, qu’il faudra aussi travailler. 

Apprenez à voir

Nous utilisons nos yeux naturellement, sans même y penser, à chaque instant qui passe ; mais savons-nous pour autant réellement voir ?

Trouvez votre équilibre visuel et spirituel

Depuis l’Antiquité et Aristote, nous partons du principe que nous possédons cinq sens : l’ouïe, la vue, l’odorat, le toucher et le goût. Cependant, cela fait environ une vingtaine d’années que les chercheurs remettent cette conception en question : Aristote aurait certes définit les sens qui nous permettent de percevoir notre environnement, mais il ne se serait focalisé que sur nos sens externes. Or, il existerait également quatre sens internes : 

  • La proprioception, pour nous aider à situer nos propres membres
  • L’équilibrioception, qui nous permet de maintenir notre équilibre
  • La thermoception, pour éprouver les températures
  • La nociception, l’indicateur de douleur

Le sens externe qui fait le plus appel à la vue est ici l’équilibrioception. Si vous avez déjà essayé de tenir en équilibre en fermant les yeux, vous avez sans doute pu constater par vous-même qu’il s’agissait là d’un exercice très compliqué.

Vos yeux sont par conséquent des organes indispensables pour votre équilibre de vie, et grâce au Shinrin yoku, vous allez devenir apte à utiliser votre vision pour rester en équilibre, mais également pour en trouver un nouveau, afin d’atteindre une harmonie extérieure mais aussi intérieure. 

Créer de bonnes conditions visuelles

Saviez-vous que les écrans fatiguent vos yeux ? Plusieurs études scientifiques l’ont prouvé : la fatigue et la sécheresse oculaires, qui se traduisent notamment par des picotements, des migraines, des troubles de la vision, une incapacité à bien voir de loin (etc.), sont accentuées par une utilisation trop longue et fréquente des écrans. 

Si vous n’étiez pas encore convaincu(e) de la nécessité de vous déconnecter de vos écrans, pensez donc à votre santé visuelle : moins vous les regarderez, et plus vos yeux seront préservés.

Par conséquent, choisissez de vous concentrer plutôt sur la nature qui vous entoure. Vous pouvez décider d’adopter un coin de forêt qui vous plaît particulièrement, ou bien de vous promener en flânant le long des sentiers. L’important est d’observer le plus possible votre environnement, qu’il s’agisse de minuscules détails ou d’un ensemble d’éléments plus imposants.




Vos yeux vous soignent

C’est prouvé, les couleurs que nous regardons ont un effet sur notre bien-être. Une discipline, la chromatothérapie (ou chromothérapie / chromathérapie), est même spécialement dédiée à l’exploitation des couleurs de façon thérapeutique.

Or, on trouve dans la forêt de nombreuses couleurs nécessaire au développement et à l’augmentation du bien-être :

  • Le vert calme l’impulsivité. Il permet de maîtriser ses émotions, de se détacher de la violence, de l’impétuosité des sentiments. On le retrouve bien évidemment en observant les feuilles des arbres, les buissons, la mousse, l’herbe…
  • Le marron rassure et détend. Couleur des troncs et de la terre, le marron est une couleur quasi maternelle, qui exprime avant tout le réconfort et la douceur.
  • Le bleu favorise la concentration. Il est propice pour réfléchir en toute sérénité et avec efficacité, pour développer l’intuition et les perceptions sensorielles. Il est surtout présent lorsque l’on regarde le ciel ou l’eau.
  • Le jaune apporte l’énergie. Symbole du soleil, le jaune (comme l’orange) nous stimule, sans nous surexciter. Il accroît la vitalité et permet de lutter contre la déprime. 

Par conséquent, vous pouvez dans un premier temps vous attarder sur les couleurs de la nature autour de vous, puis petit à petit vous intéresser aux détails de ce qui vous entoure : les différents jeux de lumière à travers les feuilles des arbres, les reflets sur l’eau, les fleurs qui se balancent au rythme de la brise, les insectes qui courent dans l’herbe, éventuellement les animaux que vous réussirez à surprendre…

Peu à peu, vous redécouvrirez votre vision ainsi que les pouvoirs insoupçonnés de l’observation, et vous sentirez à nouveau la nature autour de vous. C’est pourquoi nous allons prolonger notre apprentissage, en faisant appel à notre nez.

L’importance de l’odorat

En général, et particulièrement si l’on habite en ville, dans un endroit avec peu de végétation, l’odeur typique des forêts est l’une des premières choses qui nous saute au nez lorsque nous en franchissons l’orée. Mais dans la pratique du Shinrin yoku, il ne suffit pas de subir toutes ces odeurs passivement : il faut les percevoir, les utiliser pour renforcer notre bien-être.

Un sens trop souvent sous-estimé

Généralement, on considère que l’homme a un odorat assez sous-développé en comparaison d’autres animaux (chiens, rats, éléphants, et même le serpent). Pourtant, il n’en est rien, et nous prenons en fait nombre de décisions chaque jour en fonction de notre nez, même si nous ne nous en rendons pas toujours compte.

Vous avez certainement déjà vécu cette expérience troublante : un jour, en vous promenant, en enfilant un vieux vêtement, ou encore en cuisinant, vous avez senti une odeur qui vous a soudainement projeté(e) longtemps en arrière, vous rappelant des souvenirs parfois enfouis loin dans votre mémoire. 

Cet événement s’explique par le fait que notre nez est tapissé d’une multitude de récepteurs olfactifs et de millions de neurones, qui, après avoir fixé les substances odorantes, les transmettent au cerveau. Or, la zone du cerveau liée à la perception des odeurs est directement rattachée à la zone du cerveau qui, elle, gère les souvenirs et les émotions. 

Par conséquent, votre odorat influence directement votre bien-être, et plus encore, votre santé. Ce n’est pas pour rien qu’au Moyen Âge par exemple, les médecins tentaient de diagnostiquer certaines maladies en reniflant les humeurs de leurs patients. Cette technique est d’ailleurs toujours d’actualité, notamment en Tanzanie, où l’on utilise des rats géants pour détecter les patients tuberculeux, avec un taux de fiabilité de 75%.

Ainsi, même si la pratique du Shinrin yoku ne va malheureusement pas vous doter du pouvoir de détecter les microbes autour de vous, elle va néanmoins vous apprendre à refaire confiance à votre odorat pour vous faire du bien.

Les odeurs du bien-être 

foret ponts mousse

Il existe des disciplines, comme l’olfactothérapie et l’aromathérapie par exemple, qui utilisent les odeurs pour renforcer le bien-être, la paix et la sérénité de chacun, mais aussi pour lutter contre de vieux traumatismes ou se libérer d’une addiction.

Ces deux méthodes consistent toutes deux à utiliser des odeurs provenant d’huiles essentielles, ou bien des extraits directs de plantes afin de se soigner. Leurs vertus curatives sont multiples, mais on note surtout une amélioration du sommeil, une baisse de l’anxiété et une lutte contre la dépression. 

Prenez garde cependant à ne pas vous lancer dans ce genre de cure seul(e) en humant tout ce qui vous passe sous le nez : certaines odeurs sont déconseillées car elles provoquent des effets indésirables (irritations, allergies…). D’autres peuvent même être toxiques.

Par conséquent, lorsque vous vous promènerez en forêt pendant votre séance de Shinrin yoku, la première chose à faire pour mettre à contribution votre odorat de manière efficace est de vous arrêter pour respirer à plein poumons. 

1, 2, 3… Inspirez ! 

Sentez l’air frais vous envahir. Ne vous en privez pas : en forêt, il est nettement moins pollué qu’en ville, ce qui ne pourra que vous faire du bien. Votre nez sera moins agressé, et donc plus à même de vous faire profiter de toutes ces odeurs naturelles et saines. 

Peu à peu, vous pourrez vous concentrer sur l’odeur de la végétation : la mousse humide, des feuilles que vous aurez ramassées, des fleurs près de vous… Sentez aussi l’odeur de la terre, celle de l’eau qui court. Inspirez puis expirez calmement et longuement. Profitez de cet instant privilégié en communion avec la nature.

Pour vous aider, voici les vertus de certaines odeurs que vous pourrez retrouver en forêt : 

  • Le pin sylvestre augmente la concentration et diminue la fatigue (physique et mentale)
  • Le cèdre renforce les émotions positives
  • Le cyprès aide à combattre le stress 
  • La menthe est utilisée pour soulager les troubles digestifs
  • La lavande soulage les problèmes de peau et la tension musculaire



Sachez toucher

C’est peut être la partie du Shinrin yoku qui semble la plus abstraite, voire la plus farfelue. En effet, à priori, on peut difficilement comprendre en quoi froisser des feuilles et caresser un arbre peut contribuer à améliorer notre bien-être.

En fait, plus qu’un approfondissement de chaque sens, le Shinrin yoku est un état d’esprit. Voici donc comment atteindre cette sérénité à travers le toucher.

Une communication discrète mais fondamentale

Le toucher est le tout premier sens que développent les fœtus (à partir de 2 mois environ), et le dernier que nous perdons à la fin de notre vie. Par ailleurs, une grande partie de la communication non-verbale se fait à travers le toucher. Par exemple, on recommande aux parents de garder une aisance dans le contact physique avec leurs enfants, quel que soit leur âge, car il s’agit à travers ces gestes de leur montrer leur affection, leur amour, leur soutien, ce qui contribue à renforcer les liens entre eux.

C’est aussi en touchant nos interlocuteurs, dans un cadre plus professionnel, que nous définirions leur statut social. Par exemple, une personne qui se sent en position dominante par rapport à vous n’hésitera pas à poser sa main sur votre épaule afin de vous convaincre. 

En tant qu’êtres humains, nous sommes constamment en demande de contact physique tout au long de notre vie, car la proximité corporelle participe à un bon développement personnel. Notre peau devient alors un organe sensoriel à la fois émotionnel et social. 

Toucher et être touché(e) pour se soigner

Plus encore, plusieurs études ont montré que le toucher avait un pouvoir calmant, voire curatif, non négligeable. C’est pour cette raison que les massages sont utilisés pour soulager les douleurs corporelles, que l’on prend spontanément la main d’un proche qui souffre, ou bien que l’on apprécie un câlin lorsque l’on est triste.

Bien sûr, en fonction des cultures ou simplement des caractères, le contact est plus ou moins apprécié. Mais on explique en général ces réactions positives, entre autres, par la libération d’ocytocine (l’hormone de l’attachement), qui contribue développer l’empathie, et à apaiser le stress et l’anxiété.

Le toucher aurait même un effet dynamique sur le système immunitaire : voilà pourquoi, instinctivement, lorsque nous avons mal quelque part, nous posons la main sur la partie douloureuse du corps en question. 

Renforcer sa perception du monde

Par le toucher, nous sommes donc capables de nous calmer et d’accroître notre harmonie. Or, le Shinrin yoku vous entraîne encore plus loin, car il vous aide, à travers ce sens, à mieux percevoir et maîtriser votre corps, ce qui va vous permettre d’affirmer votre conscience d’exister et améliorer votre estime de vous-même. 

Lors de votre bain de forêt, prenez donc le temps de vous adosser à un arbre, de l’effleurer. Ramassez des feuilles, laissez vos doigts courir dans les fougères, cueillez quelques brins d’herbe, caressez la mousse sur les troncs, tapotez l’eau qui coule… Si le cœur vous en dit, vous pouvez aussi vous asseoir ou vous allonger à même le sol.

Peu à peu, par petites touches, vous pourrez profiter de ce lien privilégié que vous allez créer avec la nature autour de vous. Vous n’aurez qu’à accueillir ses bienfaits en toute quiétude.

Prudence néanmoins : tout n’est pas inoffensif dans une forêt. Certains plantes et insectes peuvent se révéler dangereux. Il ne faut donc pas toucher tout et n’importe quoi, mais se cantonner à ce que l’on connait.

Et si vous essayiez de goûter ?

Depuis la nuit des temps, nos ancêtres trouvent de quoi manger dans la nature, qu’il s’agisse de viande ou bien de plantes. Par conséquent, pour renouer avec notre harmonie intérieure et profiter des bienfaits apportés par mère nature, quoi de plus normal que de les imiter afin de sentir les bénéfices de la forêt jusqu’au plus profond de notre corps ?

Enrichissez vos connaissances

Avoir bon goût est une faculté qui s’apprend. Depuis une dizaine d’années, plusieurs études ont montré que le travail du goût est nécessaire au bon développement de l’enfant. En effet, donner à manger à un enfant des aliments de diverses formes, tailles et couleurs lui permet de s’ouvrir, et d’élargir ses connaissances sensibles. Par la suite, cet enseignement l’aidera à l’avenir à être plus réceptif à la nouveauté, à l’inconnu, aux expériences. 

Et cette capacité, au-delà du goût, pourra s’appliquer à tous les domaines de sa vie. 

Plus encore, à travers notre réceptivité gustative, c’est notre culture qui s’exprime. C’est d’elle que dépend notre appétit ou notre dégoût pour certains aliments, saveurs, modes de préparation, accompagnements, condiments, etc. Par exemple, en Occident la consommation d’insectes reste très marginale, alors qu’en Afrique on peut en trouver à la vente ; de même, la vache, animal sacré en Inde, n’est pas mangée, alors que les bovins sont l’une des viandes les plus consommées en France.

Notre culture instaure donc en quelque sorte un cadre, qui nous confine à la consommation de certaines denrées, en occultant un large éventail de possibilités. Le Shinrin yoku vise à vous aider à réapprendre à goûter votre nourriture. Non seulement en vous reconcentrant sur le goût en lui-même, dans votre bouche, mais aussi en élargissant vos habitudes alimentaires.

On est ce qu’on mange

Rassurez-vous, le Shinrin yoku ne vous incite pas à partir à la chasse aux écureuils lors de vos promenades. En fait, on peut distinguer deux manières différentes d’exercer votre goût en forêt.

La première est tout simplement de manger en forêt. Vous pouvez apporter un pique-nique, choisir un endroit qui vous plaît, et vous installer pour déjeuner. Seul(e) face à vous-même, sans appareil électronique pour vous perturber, vous pourrez mieux que jamais vous concentrer sur la saveur de vos aliments et les (re)découvrir.

La deuxième technique consiste à manger des aliments de la forêt. Encore une fois, vous pouvez le faire de deux façons diverses. D’abord, vous pouvez par exemple respirer la bouche ouverte,  humer la forêt, consciencieusement et lentement. Vous pourrez ainsi en sentir tous les riches arômes : la terre, l’humus…

De manière un peu plus concrète, vous pouvez aussi choisir de cueillir des plantes comestibles pour les manger. En fonction de la saison, vous pourrez trouver des baies, des châtaignes, des herbes aromatiques et/ou médicinales, des fraises des bois, des mûres… Bien sûr, vous n’êtes pas obligé(e) de faire un repas complet avec vos trouvailles ; l’important est que appréciiez ce que vous trouverez, donc de privilégier la qualité à la quantité.

Les maître-mots lors de cette expérience sont patience et calme. Ce qui compte, c’est avant tout de prendre votre temps. Dégustez, sentez les saveurs envahir vos papilles.

Qui sait, peut-être qu’un goût oublié vous rappellera soudainement un souvenir heureux ?

Faites très attention cependant : dans la forêt, certaines plantes sont dangereuses, toxiques, voire mortelles. Ne vous précipitez pas sur des aliments que vous croyez reconnaître, car beaucoup de plantes nocives paraissent à priori comestibles. Ne mangez donc rien de ce que vous aurez ramassé si vous n’êtes pas absolument certain(e) que vous pouvez les consommer sans risque. En cas de doute, n’hésitez surtout pas à consulter un spécialiste.




Les précautions à prendre

Précautions, santé et sécurité

Se promener en forêt apporte de nombreux bénéfices, mais le contact avec la forêt peut parfois s’avérer dangereux ; aussi faut-il respecter quelques règles pour pratiquer le Shinrin yoku en toute sérénité.

La plus évidente, d’abord, reste la mise en garde lorsque vous décidez de manger des produits de la forêt : n’ingurgitez rien que vous ne connaissez pas, même si le produit a l’air appétissant, et ne consommez rien non plus tant que vous n’êtes pas sûr(e), sans l’ombre d’un doute, que cet aliment est comestible et sans danger.

Ensuite, comme nous l’avons évoqué dans une leçon précédente, faites attention à ce que vous touchez. 

La forêt fourmille en effet d’êtres vivants minuscules. On les retrouve partout : sur chaque arbre, chaque plante, chaque parcelle de terre ou de mousse, et également dans l’eau. Certaines chenilles par exemple provoquent des allergies et des crises d’urticaire, qui peuvent durer jusqu’à plusieurs semaines, voire être dangereuses, notamment pour les yeux ou parce qu’elles provoquent des œdèmes. Les piqûres de frelons, guêpes et abeilles peuvent elles aussi être dangereuses, voire fatales en cas d’allergie. 

Enfin, pensez à vérifier après chaque promenade, sur tout votre corps, que vous n’avez pas de tique. Ce n’est pas systématique, mais elles peuvent transmettre la maladie de Lyme. Si vous avez été piqué(e) et que vous ne savez pas comment vous y prendre, surtout ne tentez pas de l’ôter seul(e), vous risqueriez d’aggraver la situation. Consultez un médecin. Si vous avez réussi à vous en débarrasser vous-mêmes mais que votre peau comporte toujours des marques après plusieurs semaines, l’avis d’un professionnel de santé est là aussi nécessaire.

Méfiez-vous également des mauvaises rencontres : en forêt vivent des animaux sauvages. Ne cherchez pas à les toucher, et tenez-vous éloigné(e) des petits, même s’ils vous paraissent être seuls : en général, la mère n’est pas loin et prête à éloigner les dangers inopportuns. 

Ensuite, le contact avec certaines espèces de plantes peut s’avérer périlleux, car des mousses et des lichens peuvent engendrer des allergies, des intolérances, des démangeaisons importantes et extrêmement désagréables. En outre, même si vous n’en mangez pas directement, vous devez toujours faire attention à un simple contact avec certaines substances éventuellement toxiques qui peuvent quand même vous contaminer. C’est le cas si vous touchez un champignon vénéneux et que vous vous passez ensuite la main sur le visage ou dans les cheveux par exemple, ou bien si vous marchez dessus et que vous enlevez vos chaussures par la suite. Pour ces raisons, pensez à bien vous laver les mains en rentrant de balade.

Pensez également à vous munir du matériel adéquat : de la citronnelle contre les piqûres, une bouteille d’eau et un couvre-chef en cas de forte chaleur, des vêtements longs et couvrants (manches, bas de pantalon, éventuellement gants si vous prévoyez de beaucoup toucher les végétaux…), des bottes en cas de pluie, etc.

Pour éviter de vous perdre, restez près des chemins déjà tracés, ou ne vous éloignez pas de ceux que vous connaissez.

Précautions de pratique

On le répète encore : le Shinrin yoku ne peut en aucun cas remplacer un traitement médical pour les maladies graves ou nécessitant un traitement. Ce n’est pas une thérapie curative, mais un moyen de soulager son stress et de retrouver l’équilibre et l’harmonie intérieurs. En outre, tous les médecins ne sont pas convaincus par l’efficacité de cette méthode, notamment pour la réduction du cortisol produit.

Pour que le Shinrin yoku soit efficace, il faut le pratiquer autant que possible, et régulièrement. Les effets bénéfiques se font ressentir dès 20 minutes de marche en forêt. En général, on recommande au moins deux heures de pratique par semaine. L’idéal serait d’effectuer ces deux heures en une seule fois. D’ailleurs, certains stages organisent même des escapades qui durent plusieurs jours ! Evidemment, nous ne sommes pas tous identiques, donc la fréquence et l’efficacité de la pratique dépendront surtout de votre propre réceptivité. 

A chacun(e) sa technique

Nous allons nous pencher sur les diverses activités que le Shinrin yoku permet, afin que chacun(e) puisse trouver celle qui lui correspond le mieux. 

Il nous arrive à tous d’avoir des semaines chargées, et de devoir courir dans tous les sens en ayant l’impression de ne pas avoir une seule minute pour nous. Dans ce contexte, il semble tout à fait impossible de pouvoir débloquer deux heures entières dans notre emploi du temps pour prendre des bains de forêt. Heureusement, il existe plusieurs exercices différents, plus ou moins courts, qui peuvent s’adapter à divers laps de temps.

Laissez-vous guider 

Il existe en France nombres de stages de sylvothérapie, organisés par des coachs, des guides, des sylvothérapeutes, des « thérapeutes énergétiques »… Très répandus aussi à l’étranger, ce sont la plupart du temps des sorties communes lors desquelles un(e) professionnel(le) vous aide à ralentir, à vous connecter à la nature en ouvrant tous vos sens, et vous montre comment vous détendre et laisser la forêt vous aider. 

Ces séances peuvent également être individuelles, et dans ce cas on vous aidera à trouver un lieu qui vous conviendra parfaitement. 

Parfois, des programmes de Shinrin yoku proposent de réaliser des bilans de santé, avant et après la séance de Shinrin yoku, et un test psychologique avant. Ils servent, d’une part, à établir le programme qui vous sera le plus adapté, et d’autre part à en mesurer les effets après, pour le réajuster le cas échéant.

Méfiance cependant : vérifiez le sérieux et l’efficacité des organismes ou des personnes auxquelles vous faites appel. Il existe malheureusement de nombreuses escroqueries proposant des stages sans qu’aucun intervenant ne soit qualifié ni adéquat.

Le yoga

Comme nous l’avons vu dans une leçon précédente, le Shinrin yoku peut aussi bien s’effectuer dans une forêt que dans un parc en ville ou un jardin, pourvu que des arbres soient à proximité. Et vous n’êtes pas systématiquement forcé(e) d’enlacer un arbre ; ce qui compte, c’est d’en être entouré(e) pour en sentir les bienfaits.

Par conséquent, vous pouvez simplement choisir d’effectuer une séance de yoga au pied d’un arbre ou bien au milieu de plusieurs. Pour commencer, vous pouvez juste vous asseoir en tailleur et ouvrir vos sens. Puis vous pouvez effectuer quelques postures simples (le chat, le chien qui regarde en bas, la montagne, le guerrier 1 & 2, l’enfant…). Nul besoin de trésors de souplesse : l’important est de respirer à fond et de vous détendre, aussi bien au niveau des muscles que de l’âme.

Les balades

C’est l’activité la plus répandue. Elle est très simple et consiste uniquement à marcher en profitant de la forêt, et à s’arrêter de temps à autre afin de vous laisser envahir par ses bienfaits et son ambiance. Les maître-mots lors de cette activité sont : prendre son temps. Vous ne faites pas de randonnée, vous n’êtes pas chronométré(e). Vous devez vous laisser aller, simplement, et mettre tous vos sens à contribution pour découvrir et profiter de la forêt sous un nouveau jour. 

Pour les débutants, il est conseillé de marcher particulièrement lentement. Mais vous pouvez adopter l’allure que vous souhaitez, tant qu’elle vous convient et qu’elle vous permet d’apprécier le moment.

 Et bien d’autres encore

A vrai dire, la base du Shinrin yoku est de profiter des bienfaits des arbres et de la forêt. A partir de là, tant que vous respectez cette notion de détente et de lâcher-prise tout en mobilisant tous vos sens à 100%, vous pouvez pratiquer n’importe quelle activité qui vous fait plaisir. Laissez libre cours à votre imagination ! 

Voici quelques exemples d’autres activités possibles en forêt : 

  • Les pique-nique
  • La méditation
  • La lecture
  • Le dessin
  • L’observation des plantes
  • Le tai-chi

Point important : n’oubliez pas de respecter la forêt. Elle vous accueille et vous offre moults bienfaits, donc soyez-vous aussi bienveillant(e) en retour : ne jetez rien dans la nature, en particulier vos mégots de cigarette, ne détériorez rien et ne cueillez pas à outrance les végétaux, ne détournez pas les petits cours d’eau, etc. 




Ces arbres qui vous veulent du bien

Bonjour, et bienvenue dans cette dernière leçon sur le Shinrin yoku ! 

Aujourd’hui, nous allons étudier l’action spécifique de plusieurs arbres sur notre organisme. En effet, chacun d’entre eux possède des vertus qui lui sont propres. Si vous cherchez à produire un effet particulier sur votre organisme, il serait probablement judicieux de choisir l’arbre correspondant lorsque vous pratiquez vos exercices de relaxation, que vous lisez, ou bien simplement pour faire la sieste sous son ombre. 

D’après le docteur Qing Li, expert mondial de Shinrin yoku, tous les végétaux agissent de manière bénéfique. Cependant, tous ne sont pas égaux. Par exemple, le cyprès est particulièrement puissant, car il diffuse davantage de phytoncides que les autres. Il ajoute que les bénéfices sont d’autant plus importants lorsque vous vous trouvez dans un endroit avec une forte concentration d’arbres.

Voici donc un aperçu des bienfaits des arbres les plus présents dans nos forêts françaises. Qui sait, peut-être vous découvrirez-vous même par la suite un arbre de prédilection ?

Chêne

Il passe pour être le roi de la forêt, et est l’arbre le plus répandu en France. Ses nombreuses vertus ont de tout temps été exploitées, à la fois dans le domaine de la santé, mais aussi de la construction navale, par exemple. 

Il procure force, énergie et confiance. Si vous vivez actuellement de grands changements qui vous stressent (déménagement, emploi, régime, arrêt du tabac…), il saura vous aider à les aborder en toute tranquillité.

Son écorce était auparavant très utilisée pour ses propriétés astingentes (assèchement des tissus, aidant à la cicatrisation), antiseptiques et anti-inflammatoires. Consommer ses bourgeons aide à améliorer le tonus général et sexuel. Ils sont cependant déconseillés aux femmes enceintes.

Sapin et pin

Arbre de Noël par excellence, le sapin vous permet de mieux respirer, et par là de vous détendre, de retrouver la paix intérieure et de mieux vous reposer. Ce n’est pas pour rien que les cercueils étaient faits de ce bois : afin d’assurer un paisible repos éternel aux morts…

Le pin, lui, éveillerait en nous des sentiments familiaux et amicaux, pour nous recentrer sur nos proches. 

Distillée, la sève de leurs bourgeons et aiguilles devient de la térébenthine, très efficace pour expectorer, soigner les brûlures, inflammations, blessures et infections, et soulager certaines douleurs articulaires (rhumatismes, arthrite). Ce sont de grands alliés pour lutter contre les maladies de l’hiver (rhumes, sinusites, etc.). 

Bouleau

Source de renouveau, cet arbre est particulièrement indiqué en cas de coup de fatigue ou de déprime. Il insuffle de l’énergie et de la combativité, aide à aller de l’avant et à progresser dans nos projets. Il insuffle motivation, douceur et enthousiasme.

Ses propriétés médicinales sont : antiseptique urinaire et rénal, diurétique, antispasmodique, hépatoprotection (pour le foie), antalgique, anti-inflammatoire et cicatrisation. Il peut aussi traiter la fièvre, les calculs, les crises de goutte et les œdèmes. 

Hêtre

Il est le symbole de l’énergie, de la mémoire et du savoir. Réputé pour aider à gagner plus de confiance en soi et de sérénité, c’est néanmoins un arbre très fragile, à l’écorce fine : la moindre entaille qui lui est faite constitue une voie d’accès privilégiée pour les bactéries. Il peut aussi vous aider à apprivoiser votre solitude et à en faire une force vectrice de liberté.

On recommande souvent de consommer ses faînes, qui sont antiseptiques, vermifuges, font baisser et combattent la fièvre. Avec, on soignait la malaria, le paludisme, la diarrhée, les parasites intestinaux. En compresse, ses feuilles soignent les démangeaisons cutanées. 

Attention : purgatif à haute dose, il peut devenir toxique s’il est surconsommé.

Châtaignier

Sa présence rassurante développe notre capacité d’adaptation, notre bonhommie et notre empathie, et engendre générosité, respect et attention envers tout ce qui nous entoure.

Il est particulièrement efficace pour détendre muscles et articulations, diminuer les douleurs dorsales, apaiser les troubles respiratoires (bronchite, toux, coqueluche, irritation de la gorge), lutter contre les diarrhées et apaiser les rougeurs cutanées en cataplasme.

Une fois cuits, ses fruits peuvent se déguster à volonté, pour le plus grand bonheur de tous. 

Tilleul

Autrefois, les amoureux venaient se jurer amour et fidélité sous ses feuilles, car il en est le garant. Il développe votre sensibilité, vous aide à vous débarrasser de vos idées noires et de vos sentiments négatifs (colère, rancune, jalousie, etc.), à sociabiliser, à vous ouvrir au monde qui vous entoure et à vous apaiser.

Connu pour ses effets tranquillisants, il aide à traiter les troubles nerveux (maux de tête, palpitations, crises d’angoisse, tension, anxiété, fatigue) ainsi que tous les troubles digestifs liés au stress. Il favorise le sommeil et facilite l’endormissement, tout en luttant contre le rhume, la fièvre et les démangeaisons de la peau.

Il est parfois recommandé dans le cadre d’un régime pour maigrir, et associé à d’autres traitements pour traiter l’hypertension, et les troubles de la thyroïde. Enfin, sa capacité à éliminer les toxines nocives est reconnue.

Sources : 

http://japanization.org/les-bains-de-foret-la-solution-sante-miracle-des-japonais/
https://www.franceculture.fr/sciences/de-cinq-sens-a-neuf-sens
https://nospensees.fr/laromatherapie-le-merveilleux-pouvoir-des-odeurs/
https://www.franceinter.fr/emissions/l-edito-carre/l-edito-carre-15-mars-2018
https://www.maxisciences.com/gout/l-importance-de-l-education-au-gout-pour-les-enfants_art1387.html
https://www.pourquoidocteur.fr/Articles/Question-d-actu/26254-Sylvotherapie-prudence-d-enlacer-arbre#targetText=Respirer%20l’air%20pur%2C%20marcher,qui%20peuvent%20provoquer%20des%20d%C3%A9mangeaisons.
https://www.psychologies.com/Therapies/Developpement-personnel/Methodes/Articles-et-Dossiers/Sylvotherapie-le-pouvoir-bienfaisant-des-arbres/Shinrin-yoku-comment-profiter-des-bienfaits-du-bain-de-foret

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gomme arabique

Gomme arabique – bienfaits, propriétés, où en trouver

By Alimentation, dans le corps

Gomme arabique – bienfaits, propriétés, où en trouver

gomme arabique

Qu’est-ce que c’est?

La gomme arabique aussi appelée gomme d’acacia est un exsudat de sève provenant d’arbres d’acacia. La sève liquide s’écoule à la suite d’une incision dans l’arbre et se solidifie par séchage au contact de l’air. 

La gomme arabique est principalement récoltée en Afrique saharienne.

Cette substance est comestible et est très répandue dans l’industrie agroalimentaire, où elle est utilisée comme gomme naturelle.

C’est sous le code européen E414 que se cache la gomme arabique en tant qu’émulsifiant et épaississant. On la retrouve en tant qu’additif dans de nombreux produits tels que les sodas, les sirops, les bonbons…

Elle est composée d’une chaîne de polysaccharides et est particulièrement riche en fibres.

La substance végétale peut également être utilisée dans d’autres secteurs que celui de l’industrie agroalimentaire. Elle sert dans des mélange de chaux ou pour imperméabiliser les toits en chaume. En Afrique de l’ouest elle est notamment employée pour certains textiles.

Outre l’usage industriel et alimentaire de la gomme arabique, elle peut également être mise en oeuvre à des fins artisanales ou médicinales.




Histoire

Déjà au temps des Egyptiens, la gomme était connue, et utilisée notamment pour les bandages des momies.

Il faudra attendre le XVème siècle pour que les européens la découvrent sur les côtes du Sénégal et de la Mauritanie actuelle. Cette découverte donne lieu à une “guerre de la gomme” au XVIIIème siècle permettant à la France d’obtenir le monopole du commerce de la gomme sur la côte ouest africaine.

À l’aube du XXème siècle, l’Angleterre et la France sont les deux grands puissances coloniales qui profitent de ce commerce.

Aujourd’hui largement utilisée dans l’industrie, elle n’est pas encore très répandue dans les foyers occidentaux. Malgré ses vertus, les usages de la gomme d’acacia sont encore méconnus.

Bienfaits et propriétés

gomme arabique bocal

La gomme arabique possède de nombreuses propriétés traditionnellement reconnues. La communauté scientifique quant à elle tend progressivement à se pencher sur les vertus de cette substance.

Propriétés nutritionnelles

Grâce à ses fibres naturellement présentes dans la gomme, ce produit améliore les fonctions du transit intestinal. L’ Avis de l’ANSES de 2001 met en avant l’activité prébiotique de la gomme ainsi que sa capacité à réguler certaines fonctions de l’organisme. Elle est soluble et de faible viscosité, permettant une dégradation complète par le microbiote intestinal.

Les fibres retrouvées dans la gomme ont un effet satiétogène. Sa consommation permet de limiter la prise alimentaire. Ainsi, la gomme arabique pourrait être indiquée pour aider à perdre du poids. 

Propriétés antimicrobiennes

Bien que les vertus antimicrobiennes ne soient pas bien comprises à ce jour, des études ont montré que la gomme arabique inhiberait les micro-organismes tout en permettant d’améliorer les chances de survie lors de maladies (Ballal, 2011). 

Diabète

En cas de diabète, des études sur des rats ont montré que combiner la gomme arabique et l’insuline était efficace pour réduire les effets du diabète (Babiker, 2018).  La gomme arabique apparaît comme une alternative sérieuse pour lutter contre le diabète de type II.




Améliore les fonctions rénales

Si les études sur cette hypothèse manquent encore, la gomme d’acacia pourrait aider à lutter contre les affections rénales (Al Za’abi M, 2018) dues au diabète.

Aide à la cicatrisation

La gomme arabique entre dans la composition de nombreux soins améliorant la cicatrisation en cas de blessures (Bhatnagar, 2013).

Soulage les maux de gorge

On confère à la gomme arabique des propriétés anti-inflammatoires. De par ses propriétés bactériostatiques et immunologiques, la gomme d’acacia permet de lutter contre les maux et affections hivernales. En sirop ou en étant mâchée, la gomme d’acacia est un remède de grand-mère contre les maux de gorge.

Soin pour la peau 

La gomme d’acacia prévient la déshydratation de la peau et est particulièrement efficace contre les sécheresses cutanées. Elle protège les peaux fatiguées et permettrait même de lutter contre les effets du vieillissement de la peau.

En gel, en crème ou sous forme liquide, la gomme arabique est un ingrédient de choix pour les produits de beauté naturels.

Absorbe l’humidité à la maison

Outre ses vertus pour la santé, la gomme arabique possède la capacité d’absorber l’humidité

Dans une pièce humide, il est ainsi possible de déposer quelques cristaux de gommes arabique parfumée ou non. Pour lutter contre les moisissures, elle peut également réduire l’humidité dans des armoires de vêtements par exemple.

La Gomme d’acacia et l’environnement

arbre gomme arabique

La production de gomme d’acacia a des effets positifs au niveau environnemental mais aussi sociétal. 

L’acacia est un arbre très résistant qui pousse parfaitement bien dans les régions arides du Sahel. Les racines de l’acacia sont vertueuses pour le sol, permettant de l’enrichir pour l’agriculture. 

Sa production permet notamment de lutter contre la désertifications de la région par ses bienfaits pour le sol et en retenant les populations qui vivent de cette agriculture.

La mise en place de production de gomme arabique permet en effet aux populations rurales de conserver leur travail non loin de leur habitat.

Contre-indications

Des cas d’allergies à la gomme arabique ont été observés. 

Sèche, la gomme est très dure et elle doit être humidifiée par la salive avant d’être avalée. Elle est interdite dans certaines confiseries à cause du risque d’étouffement pour les enfants ou les personnes âgées.

En cas de consommation excessive, la gomme arabique risque de donner des flatulences et des sensations de gênes (ballonnements…). 

Les vertus médicinales évoquées tout au long de l’article sont indicatives et encore en études dans beaucoup de cas. La gomme arabique ne se substitue aucunement à un mode de vie sain et une bonne hygiène de vie. Pour plus d’informations concernant la gomme arabique, il est nécessaire de se tourner vers un professionnel de santé (naturopathe, médecin…).

Comment l’utiliser?

La gomme arabique se présente généralement sous forme de poudre ou de cristaux. 

Elle est réputée de moins bonne qualité sous sa forme pulvérulente mais est plus facile à utiliser et doser.

Sous forme de cristaux, la gomme arabique est de meilleure qualité mais doit être diluée à chaud dans de l’eau ou broyée avant d’être utilisée en pâtisserie par exemple.

La gomme arabique est plutôt neutre en goût. Cela permet de pouvoir l’inclure tranquillement dans les préparations culinaires.

En pâtisserie

Grâce à ses propriétés émulsifiantes et épaississantes, la gomme arabique est un ingrédient incontournable pour toutes sortes de pâtisseries:

  • Guimauves, 
  • Loukoums,
  • Pâtes de fruits,
  • Cornes de gazelle.

Traditionnellement, la gomme arabique était mâchée pour en extraire tous les bienfaits pour la santé. 

Appliquée sur les gencives et les dents, la poudre de gomme pourrait améliorer l’hygiène dentaire.

Il est également possible de confectionner des décoctions naturelles à base de gomme arabique afin de calmer les maux de gorges. Consommée oralement, la gomme arabique pourrait également favoriser la digestion. Pour cela, il est possible de diluer quelques grammes de gomme dans de l’eau chaude (additionnés ou non de thé) ou simplement de la mâcher.

En cas d’inconfort intestinal, il ne faut pas hésiter à diminuer les doses par prises.




Où en trouver?

La gomme arabique est disponible à la vente sur internet ou dans les épiceries orientales.

Pour conclure…

Aussi appelée poudre d’or, la gomme arabique est aujourd’hui essentiellement utilisée dans l’industrie (agroalimentaire, bâtiment, textile…). Néanmoins, il ne faut pas en bouder les vertus médicinales et son utilisation maison puisqu’elle possède de nombreuses vertus.

Si sa vente se restreint aujourd’hui à des sites internet ou magasins spécialisés dans les produits orientaux, elle peut être utilisée par toute la famille dans la limite d’une consommation raisonnable. 

Sources

https://www.francetvinfo.fr/sante/alimentation/alimentation-les-secrets-de-la-gomme-arabique_2144086.html
https://www.aroma-zone.com/info/fiche-technique/gomme-acacia-ou-arabique-aroma-zone
https://www.youtube.com/watch?v=Uw-2yHASpF8
http://www.additifs-alimentaires.net/E414.php
https://www.mesepices.com/mes-condiments/aides-culinaires/gomme-arabique.html
https://www.quechoisir.org/comparatif-additifs-alimentaires-n56877/e414-gomme-d-acacia-gomme-arabique-p223633/
http://www.sossahel.org/wp-content/uploads/2018/05/Dossier-GommeBDVF.pdf
https://jardinage.lemonde.fr/dossier-1397-deshumidificateur-solutions-contre-humidite-maison.html
https://www.drugs.com/npp/acacia-gum.html#24022265

A propos de l’auteur

“Après des études de cuisine et en vertu de l’amour qu’elle porte pour la gastronomie, Léonne Thellier se prend de passion pour l’aspect bien-être et santé du secteur et entame une formation d’ingénieur “alimentation et santé” en apprentissage.
Persuadée de l’importance d’une cuisine saine pour le corps et l’esprit, elle essaye tant bien que mal de ne pas traumatiser son entourage par son côté food-maniac.

Toujours à l’affût de bons plans, elle aime voyager, faire des rencontres, et découvrir de nouvelles cultures culinaires. Léonne aime se fixer des objectifs et les atteindre. Déracinée de sa vallée de la Loire natale, elle poursuit son parcours professionnel entre la Picardie et la région Centre.”

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tampon coupe menstruelle

Coupe menstruelle – Tout ce qu’il faut savoir

By dans le corps

Coupe menstruelle – Tout ce qu’il faut savoir

tampon coupe menstruelle

La coupe menstruelle est une protection hygiénique pour les règles. Malgré une popularité récente, ce n’est pas une invention si nouvelle. Dès 1867, des inventeurs s’emploient à concevoir et développer ces appareils.

La cup telle que nous la connaissons aujourd’hui trouve son origine dans les années 1930. Un brevet datant de 1934 de Mr. Lester J Goddard dépose un outil périodique répondant au doux nom de “réceptacle vaginal”. 

L’actrice et inventrice Léona Chalmers est à l’origine de la “Daintette”, soit la première cup ayant été lancée sur le marché. Léona Chalmers défend la cup comme étant plus sûre et plus hygiéniques pour les femmes.

Des tentatives de commercialisation peu fructueuses s’ensuivent alors. Question de timing, de marketing ou bien de moeurs, toujours est-il que la cup ne fait pas sensation.

En parallèle, les tampons jetables avec applicateurs arrivent sur le marché, rencontrant un grand succès qui éclipsera petit à petit la cup, boudée par les femmes.

Par conséquent, la cup mettra plus de 80 ans à reconquérir les femmes. De nouvelles problématiques écologiques naissent, posant question sur la quantité de tampons et serviettes hygiéniques jetées.




Comment ça marche?

Insérer la cup

La coupe menstruelle est un outil assez simple. Le fonctionnement est globalement le même que pour un tampon. Il suffit de l’insérer dans le vagin. Mais le mieux c’est de montrer cela en dessin.

mise en place cup

Il existe plusieurs façon de plier la cup, en “s”, en “v” ou bien en “y”… L’essentiel est qu’elle soit bien placée. Et pour cela tous les moyens sont bons!

Retirer la cup

Pour la retirer, il suffit de pincer l’extrémité de la cup pour provoquer un appel d’air et ainsi ôter la cup comme sur le dessin ci-dessus:

Quelques positions sont plus optimales que d’autres pour retirer la coupe. Avant d’être une “cupeuse” aguerrie, elles pourront vous être utiles:

  • Accroupie

L’accroupissement raccourcit le canal vaginal et facilite donc cette étape en rapprochant la cup de l’entrée du vagin. Il est plus facile de pousser sur les muscles du vagin dans cette position.

  • Assise sur les toilettes

Cette position permet de retirer la cup en évitant d’éclabousser le sol. Elle permet, tout comme la position accroupie de replacer la cup à un endroit atteignable.

  • Un jambe sur le rebord de la baignoire

Un peu acrobatique, cette position permet néanmoins de contracter les muscles et pousser la cup.

Stériliser la cup

La stérilisation de la cup, permet comme pour les pots de confiture de détruire tous les micro-organismes qui ne manquent pas d’être présents sur la cup après utilisation.

La flore vaginale naturellement présente s’autorégule et permet même de protéger les parties intimes. Néanmoins, cette flore n’a rien à faire sur la cup lorsque vous aurez fini de l’utiliser.

Durant le cycle 

La cup doit être vidée toutes les 8h maximum. Pour cela, il suffit de la retirer, vider le sang menstruel puis la rincer à l’eau claire. Elle doit être nettoyée scrupuleusement sans oublier les petits trous permettant les appels d’air. 

Il est vivement recommandée de la nettoyer avec un savon neutre comme du savon de marseille ou d’alep, sans oublier de la rincer soigneusement.

Après ce nettoyage, la cup peut tranquillement être réutilisée. 

Pour la désinfecter

La cup doit être désinfectée/stérilisée dès que possible, au minimum à chaque début et fin de cycle.

Pour cela, il existe des pastilles désinfectantes également utilisées pour les biberons ou les tétines par exemple. Il suffit de les dissoudre dans de l’eau avant d’y laisser tremper la cup.

Il est également possible d’acheter un stérilisateur qu’on remplit d’eau et dans lequel on place la cup. Certains stérilisateur passent au micro-ondes (cette technique est discutable). 

Si non, la cup peut être placée dans une casserole d’eau bouillante et laissée 10 mn environ. Vous pouvez la caler dans un fouet en inox afin d’éviter qu’elle ne touche les bords de la casserole et éviter qu’elle ne s’abîme. Bien sûr, cette technique implique un matériel propre et nettoyé.

Si vous possédez deux cups, cela permet d’avoir un roulement et de toujours en avoir une de stérilisée sous la main.




Combien de temps la garder?

Beaucoup de fabricants recommandent de garder la cup 12h au maximum. Mais le principe de précaution quant au peu de recul et aux risques de SCT (Syndrome du Choc Toxique) dicte plutôt une durée maximale de 8-10h. 

La plupart des industriels reviennent d’ailleurs sur les 12h initialement préconisées. 

Ensuite, une cup a une durée de vie de 5 ans environ. Si vous constatez qu’elle brunit, ou commence à sentir entre temps, il existe une multitude de conseils sur internet (bain de vinaigre blanc…).

Conseils

coupe menstruelle

Pour bien appréhender l’insertion de sa coupe menstruelle voici quelques conseils:

  • Lisez les instructions et recommandations du fabricant,
  • Pas de panique si vous n’y arrivez pas du premier coup,
  • Faites confiance à vos muscles pelviens,
  • Gardez en tête que c’est comme un tampon,
  • Trouvez votre propre pliage de cup si celui du dessin ne fonctionne pas,
  • Vérifiez que la cup est bien ouverte (afin d’éviter les fuites),

Comment choisir sa coupe menstruelle?

Il existe des cups de plusieurs tailles, rigidité et couleur qui s’adaptent à toutes les femmes. L’étape du choix de la cup est particulièrement important, une foule de cups différentes étant proposée, il peut s’avérer difficile.

La plupart des sites d’achats de cup guident très bien l’achat en posant toutes une série de questions qui sont généralement :

  • Est-ce que le flux est abondant?
  • Est-ce que vous avez déjà accouché par voie basse?
  • Quel est votre âge? Poids? Taille?

Il existe des cups plus rigides garantissant une meilleure tenue lors de pratiques sportives, il est également possible de trouver des cups spécialement pour les jeunes filles n’ayant pas eu de rapport sexuels. 

Certains distributeurs proposent une très grandes variétés de choix allant au delà des tailles (S,M,L) et de la rigidité en proposant également de choisir la tige (qui est utile pour retirer la cup), la couleur…

Ces aspects ne sont pas essentiels, ce sont vraiment la taille est la souplesse de la cup qui importent. Sur ces deux paramètres, les sites vous guideront parfaitement.

Néanmoins, si lors des premiers essais, vous vous heurtez à des problèmes, ne baissez pas les bras tout de suite. 

Il est important de garder à l’esprit que la cup est une protection qui est conçu pour se décliner et s’adapter à tous types de femmes. Ce qui convient à l’une, peut gêner l’autre. De nombreux outils en ligne dispensent des conseils sur le type de cup adaptée.

Autres alternatives

Outre la cup menstruelle, il existe quelques autres alternatives qui ne seront pas détaillées dans cet article :

  • la culotte menstruelle,
  • la pratique du flux instinctif,
  • les serviettes réutilisables.

Comment parer les soucis éventuels?

Ce n’est pas parce que la cup convient à beaucoup de femmes que ce sera le cas pour vous. Il est possible que ce type de protection ne soit pas vraiment fait pour vous. Certaines problématiques peuvent cependant être évitées grâce à des astuces simples.

Flux épais

Certaines femmes témoignent d’un flux épais obstruant les trous et gênant ainsi l’appel d’air qui aide à retirer la cup. Pour pallier à cela, il existe des cups spéciales avec des trous plus larges. Sinon, il est toujours possible d’agrandir manuellement les trous avec des ciseaux ou un cutter. N’oubliez pas de désinfecter le matériel et stériliser la cup après coup. 

La tige dépasse

Une fois la cup insérée, certaines femmes peuvent être gênées par la tige qui dépasse du vagin. Il est possible que le vagin ne soit pas très profond. Dans ce cas il suffit de couper un peu la tige.

La cup part loin

La cup peut parfois remonter toute seule, surtout la nuit ou lors de pratiques sportives. Cela peut étonner mais ce n’est pas grave et elle ne sera dans tous les cas jamais perdue!

Le vagin fait généralement entre 6 à 8 cm de profondeur. Il peut cependant atteindre jusqu’à 15 cm de profondeur lors de stimulations sexuelles.

Si la cup n’est pas à l’entrée du vagin, elle est donc remontée plus loin. La meilleure solution est donc de se détendre et d’attendre un peu, afin de réessayer un peu plus tard. Afin d’éviter tout débordement durant ce laps de temps, pensez seulement à mettre une serviette.

Il pourra vous arriver de devoir solliciter vos muscles pelviens afin de pousser la cup vers la sortie. Une fois trouvée, n’oubliez pas de rompre l’aspiration en créant un appel d’air.

Si après plusieurs tentatives cela ne fonctionne toujours pas, il est toujours temps de demander à un médecin.  Ces situations extrêmes sont susceptibles d’arriver mais cela reste très rare.




Fuites

Si des fuites de sang menstruelles sont à déplorer lors de l’utilisation de la cup c’est qu’elle n’est pas adaptée au flux. Lorsqu’elle est trop petite, elle ne reste pas en position, n’assurant pas une protection hermétique. La cup aura alors tendance à remonter voire se retourner dans le vagin, la rendant difficile à retirer. Trop grosse, la cup aura du mal à se déplier totalement dans le vagin et pourra même causer une gêne ou des douleurs.  

Avantages/Inconvénients

Avantages

  • Économique : La cup coûte entre 15 et 35€, il est conseillé de la changer tous les 5 ans environ. Ce qui représente une belle économie de protections hygiéniques jetables!
  • Pratique: La cup s’utilise durant toute la durée des règles, il suffit de la vider, la rincer à l’eau chaude et de la réinsérer. 

Une fois bien positionnée, elle ne doit provoquer aucune gêne (même lors de pratiques sportives!) et limite les mauvaises odeurs.

Les cups sont moulées en un seul morceaux, sa structure lisse se retire facilement sans accrocher comme cela peut arriver avec les tampons.

Elle est discrète; légère et facilement transportable.

  • Écologique : La cup permet de réduire le nombre de déchets.
  • Saine : La cup n’empêche pas le choc toxique. Le matériau utilisé est néanmoins bactériostatique, imperméable et lisse. 

Inconvénients

  • Il faut être à l’aise avec son corps et ses menstruations. Lors des premières utilisations, il se peut que vous vous retrouviez avec un peu de sang sur les doigts voire que la cup ne déborde sur le carrelage de la salle-de bain.
  • Le silicone médical reste un plastique et pour le moment, il n’y a pas de recul quant à l’effet d’un contact prolongé de la muqueuse contre ces matériaux. Jusqu’à maintenant, les études ont conclu à une innocuité totale. 
  • Au niveau écologique, on évite des tonnes de déchets mais, le silicone reste un matériau issu du pétrole et donc polluant. 

Des articles relayant des dangers éventuelles?!

La cup ne prévient pas d’un éventuel choc toxique. Les SCT (syndrome du choc toxique) ne sont pas courants mais peuvent arriver. La vocation de la cup n’a jamais été de les prévenir. 

Le syndrome du choc toxique est une maladie infectieuse rare et aigüe causée par une bactérie libérant une toxine qui infecte le sang.

Il y a eu des cas de SCT imputables aux protections hygiéniques, mais cela peut également arriver après une blessure, un accouchement, une opération…

Le choc toxique provoqué par les protections hygiénique, cela serait essentiellement dû à un port intravaginal prolongé. 

De la même manière qu’un diaphragme gardé plus de 24h pourrait accroître le risque de choc toxique, c’est le cas pour les tampons et les cups également. Certains chercheurs recommandent ainsi de changer de protection hygiénique toutes les 4h et de ne jamais dépasser 8h de port.

De récents articles assènent ainsi que la cup serait autant, voire plus dangereuse que les tampons. 

Un petit point s’impose:

La prévention du choc toxique n’a jamais été un des arguments des défenseurs.euses de la cup qui se basent essentiellement sur les côtés écologiques et pratiques.

L’absence d’information sur les substances entrant dans la composition du tampon par contre elles sont pointées du doigt. La quantité de déchets générés par ces outils jetables est également décriée. 

Pour cause, les industriels restent très discrets sur la composition des protections hygiéniques intravaginales type “tampons” sur le marché. 

Bien qu’il s’agisse d’un produit en contact prolongé durant une bonne partie de la vie de nombreuses femmes, impossible de savoir à quoi elles sont exposées. 

Et c’est bien là que le bât blesse. Comment s’expliquer que malgré la grogne des femmes réclamant une transparence, aucune réglementation n’oblige les industriels à dévoiler la composition des tampons?

Cette article n’a pas pour vocation de persuader que la cup est la solution idéale. Le sujet des règles sort peu à peu du tabou qui l’entoure. 

Si la cup en convainc certaines, d’autres sont plus sceptiques. Peut-être que la protection hygiénique idéale n’a pas encore été inventée, peut-être qu’elle est en passe de l’être? Toujours est-il que la cup est une autre solution plus écologique, pratique et économique. 

À nous consommateurs.trices, de tendre l’oreille, réfléchir et continuer de nous informer sur les alternatives, et la composition des produits que l’on achète.

Sources

https://coupemenstruelle.net/nettoyage-entretien-cup-ne-le-negligez-pas/#sterilisation

Brevet du “réceptacle vaginal” de LESTER J. GODDARD

http://brevets-patents.ic.gc.ca/opic-cipo/cpd/fra/brevet/344707/sommaire.html#Details 

Photos de coupes menstruelles depuis 1937

http://www.mum.org/MenCups.htm#anchor619001

Outil en ligne pour choisir sa cup

https://outils.easycup.fr/choisir_coupe_menstruelle.php
https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/tampons-serviettes-cup-lesquels-choisir_2699266.html
https://patents.google.com/patent/US5827248A/en
https://www.quechoisir.org/actualite-tampons-periodiques-un-documentaire-qui-oublie-l-essentiel-n42844/
https://www.change.org/p/rendre-visible-la-composition-des-tampons-et-serviettes-hygi%C3%A8niques
https://www.economie.gouv.fr/dgccrf/securite-des-produits-dhygiene-feminine
https://www.60millions-mag.com/2016/03/07/tampons-et-serviettes-hygieniques-les-revelations-de-60-font-bouger-les-choses-10234

A propos de l’auteur

“Après des études de cuisine et en vertu de l’amour qu’elle porte pour la gastronomie, Léonne Thellier se prend de passion pour l’aspect bien-être et santé du secteur et entame une formation d’ingénieur “alimentation et santé” en apprentissage.
Persuadée de l’importance d’une cuisine saine pour le corps et l’esprit, elle essaye tant bien que mal de ne pas traumatiser son entourage par son côté food-maniac.

Toujours à l’affût de bons plans, elle aime voyager, faire des rencontres, et découvrir de nouvelles cultures culinaires. Léonne aime se fixer des objectifs et les atteindre. Déracinée de sa vallée de la Loire natale, elle poursuit son parcours professionnel entre la Picardie et la région Centre.”

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operation dent de sagesse

Opération des dents de sagesse : tout ce qu’il faut savoir.

By dans le corps, Soins

Opération des dents de sagesse : tout ce qu’il faut savoir.

operation dent de sagesse

L’extraction des dents de sagesse est un geste chirurgical fréquent lorsque celles-ci commencent à faire leur apparition chez les personnes de plus de 16 ans. 

On la réalise dans plusieurs cas :

  • Lorsque les dents sont enclavées,
  • si elles n’ont pas la place pour sortir normalement,
  • si elles sont mal positionnées. 

Ces cas de figure peuvent entraîner des douleurs et/ou des caries sur les dents d’à-côté justifiant ainsi l’opération. Il arrive parfois que les dents de sagesse entraînent un mauvais alignement des dents, faute de place. Cependant, certaines études ont montré que les dents de sagesse avaient au final un rôle mineur dans ce phénomène.

Autre cas de figure: la gencive autour de la dent de sagesse en partie sortie s’enflamme et s’infecte. 

On procède également à une opération dent de sagesse lorsque ces dernières sont cariées et ne peuvent plus bénéficier de soins traditionnels. 




Comment se déroule l’extraction des dents de sagesse ?

L’extraction dure en moyenne une demi-heure, rarement plus de trois-quarts d’heure.

Elle ne requiert qu’une simple anesthésie locale sauf cas particulier où les 4 dents de sagesse devraient être enlevées en même temps. Dans ce cas on procédera alors à une anesthésie générale. 

L’opération en elle-même ne provoque pas de douleurs contrairement à ce que l’on pourrait penser.

Après extraction et désinfection de la zone, le dentiste referme celle-ci avec des points de suture. La plupart se résorbent d’eux-mêmes, d’autres plus récalcitrants seront enlevés par le praticien lors de l’examen de suivi.

Extraction des dent de sagesse : quelques cas particuliers

Il arrive que le dentiste soit obligé de casser la dent afin de la retirer en plusieurs morceaux. En effet, les dents de sagesse, lorsqu’elles manquent de place, développent des racines tordues. Dans ce cas, leur arrachage est plus délicat. 

L’opération peut être rendue plus difficile également lorsque la dent n’est pas sortie en suivant le bon axe. 

L’extraction des dents de sagesse est réalisée par un chirurgien maxillo-facial. Le recours à l’anesthésie générale est rare mais peut se justifier si l’acte est compliqué ou si le patient est par exemple trop anxieux. Dans ce cas, l’opération a lieu le plus souvent en chirurgie ambulatoire, sans nécessiter d’hospitalisation nocturne.

Les suites de l’opération 

Plusieurs effets sont à attendre après l’opération : 

  1. Des douleurs. 

Celles-ci sont d’intensité variable et seront probablement plus importantes si l’opération a nécessité de fraiser l’os. Dans tous les cas, des antalgiques sont prescrits pour alléger au mieux la douleur ressentie. L’opération s’accompagne également de quelques saignements et d’un oedème.

  1. Gonflement (oedème)

L’opération va dans la quasi totalité des cas provoquer un gonflement des joues.

L’application d’une poche de glace aidera considérablement à faire dégonfler cet oedème.

Pendant les 48 heures qui vont suivre l’opération, il est fortement conseillé de prendre un soin tout particulier de sa bouche en ne se nourrissant que de nourriture mixée et froide.  Les bains de bouche ( seulement à partir du lendemain) feront partie de votre routine le temps de votre convalescence. Tabac, alcool, nourriture épicée et de manière générale tout ce qui est irritant est à proscrire.

Comptez 10 à 15 jours pour que la cicatrisation soit complète. Patience donc mais le plus dur est fait après les 2-3 premiers jours.

  1. Possibles complications

Tout acte médical peut entraîner des complications même si le chirurgien a parfaitement fait son travail. Ces complications sont en général très rares mais elles existent.

Elles vont de l’alvéolite (inflammation de l’alvéole dentaire) à l’infection. Quelques cas de figure ont montré une perte de sensibilité de la langue et de la lèvre inférieure. Encore une fois ce sont des cas rarissimes mais qui doivent quand même être évoqués 

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arreter le tabac

Comment arrêter de fumer ?

By Dans la tête, dans le corps

Comment arrêter de fumer? Le guide complet

arreter le tabac

En France, selon l’agence sanitaire Santé publique France, le tabagisme est la cause d’un décès sur huit, et constitue, comme dans nombre d’autres pays à travers le monde, la première cause de mortalité évitable. 

Vous souhaitez arrêter de fumer ? Vous avez déjà essayé sans avoir réussi ? Dans cet article, vous allez pouvoir apprendre à gérer votre sevrage, et découvrir quelques techniques de substitution à la cigarette pour une transition en douceur et réussie.

Et même si la première tentative peut ne pas être concluante, rappelez-vous que le jeu en vaut tout à fait la chandelle, puisque c’est votre santé et votre bien-être qui sont en jeu. 




Qu’est ce qui nous rend dépendant(e)s ?

Si vous êtes un ou une fumeur(se) invétéré(e), vous savez déjà à quel point arrêter peut être difficile. Et bien que certaines personnes prétendent que tout n’est qu’affaire de volonté, nous savons bien qu’en réalité c’est loin d’être le cas, et qu’une multitude d’autres facteurs entrent en jeu.

C’est pourquoi nous allons étudier d’abord les mécanismes en place, ainsi que les différentes substances qui sont à l’œuvre.

Tout commence dans le cerveau :

En fait, dans la cigarette, l’élément responsable de la dépendance est la nicotine. Comme pour l’alcool ou la drogue, il s’agit d’une molécule qui stimule ce que l’on appelle le « circuit de la récompense » dans le cerveau. Effectivement, la nicotine est une substance psychoactive ; c’est-à-dire qu’elle agit directement sur le cerveau, en se fixant sur certaines zones des neurones, ce qui a pour effet de les exciter. 

Or, à cause de la stimulation trop importante de ces zones, appelées « récepteurs nicotiniques », la production et/ou la libération de dopamine est modifiée. La dopamine, également nommée « hormone du plaisir », est un neurotransmetteur qui participe aux échanges au sein du système nerveux. Dans ce processus, elle est libérée en trop grande quantité, ce qui crée chez l’individu une sensation de bien-être, de plénitude, qui entraîne la dépendance. 

En effet, après un arrêt plus ou moins prolongé, le niveau de nicotine présent dans le corps baisse, ce qui provoque une sensation désagréable, du stress, de l’agitation. La personne est en manque et ressent le besoin de fumer à nouveau pour combler ce vide et retrouver cette sensation de satisfaction. La dépendance s’installe alors, et ne fait que s’aggraver dans le temps, au fur et à mesure que les récepteurs nicotiniques deviennent de moins en moins sensibles, et réclament de plus en plus de nicotine.

Si la nicotine reste la principale molécule en cause, des études récentes tendent à prouver qu’il existe également d’autres molécules, notamment présentes dans la fumée des cigarettes, qui contribuent à conserver plus longtemps la dopamine dans le sang, et donc à prolonger le plaisir : l’harmane et le norharmane. Et les recherches révèlent toujours plus de substances addictives ajoutées au tabac.

Différentes formes de dépendance : 

Ce processus chimique et biologique qui crée le manque constitue ce que l’on appelle la dépendance physique. Mais il existe également d’autres formes de dépendance.

  • La dépendance psychologique, par exemple, est plus difficile à percevoir et à abandonner. Elle est directement liée à la sensation de plaisir, de détente et de relaxation que procure la dopamine. Elle entraîne très vite des habitudes, des moments précis où fumer devient un réflexe. Dans ce cas, les fumeurs allument une cigarette après un repas, pour réfléchir, au téléphone, pour décompresser…
  • La dépendance environnementale ou comportementale, ensuite, est davantage liée aux pressions sociales, au contexte, à des lieux, des personnes… Autant de facteurs différents et propres à chacun qui provoquent l’envie, voire le besoin de fumer.
  • Enfin, certaines études sont en train d’être menées, et tendent déjà à révéler qu’il existerait un facteur de prédisposition génétique, qui influencerait l’attirance plus ou moins marquée de certaines personnes pour le tabac.

Pour finir, il existe aujourd’hui des tests internationaux qui visent à évaluer le degré et le type de dépendance à la nicotine : Le test de Fagerström, ou bien celui de Horn. En effet, mieux comprendre les différentes causes et sortes de dépendance à la cigarette permet de mieux identifier ses habitudes de consommation, afin de mettre en place des procédés de sevrage adaptés.




Déterminer ses habitudes et son degré de consommation

Arrêter de fumer, un véritable apprentissage :

Comme on l’a vu précédemment, l’accoutumance au tabac est directement liée à un processus biologique situé dans le cerveau. Autrement dit, pour en finir avec la cigarette, il faut réapprendre au cerveau à se passer de nicotine.

Et avant toute chose, il faut savoir que les anciens fumeurs qui ont réussi à arrêter dès leur premier essai sont très rares. Comme à l’école, l’apprentissage de désaccoutumance peut prendre plusieurs années. Avant de pouvoir cesser complètement et définitivement de fumer, on considère que quatre essais sont nécessaires en moyenne.

Gardez donc bien à l’esprit qu’aucune rechute n’est un échec, car toutes ces tentatives vous rapprochent un peu plus de votre objectif, tout en amplifiant votre motivation. Ainsi, même si votre sevrage n’a duré que quelques jours, il s’agit tout de même d’un signe positif, car votre cerveau aura déjà pu connaître une période sans cigarette, et vous saurez qu’une vie sans tabac est possible. Le processus de « désapprentissage » sera en marche !

Evaluer son niveau de dépendance :

Pour mettre le plus de chances de réussite de votre côté avant de commencer à arrêter de fumer, il est intéressant d’effectuer une estimation de votre rapport au tabac.

Pour cela, vous pouvez effectuer différents tests. Les tests de Horn et ceux de Fagerstrom, sont les deux bases fondamentales pour évaluer votre dépendance. Chacun porte sur un type de dépendance différent ; ils sont donc complémentaires.

  • Le test de Fagerstrom est un questionnaire sur vos habitudes de fumeur(se), qui évalue votre niveau de dépendance de manière quantifiable. En fait, vous allez répondre à diverses questions (à quel moment vous fumez votre première cigarette, s’il y a une cigarette dont il serait trop difficile de vous passer, etc). En fonction du résultat, vous obtiendrez un score sur 10, qui qualifiera votre niveau de dépendance : dépendance considérée comme nulle de 0 à 2, faible de 3 à 4, moyenne de 5 à 6 et forte de 7 à 10.
    Normalement, le test complet de Fagestrom comporte 6 questions. Mais il existe une version raccourcie, où le score est compris entre 0 et 6.
    Ici, il s’agit surtout d’évaluer votre dépendance physique.
  • Le test de Horn, lui, se concentre plutôt sur votre dépendance psychologique, c’est-à-dire toutes les sensations que le tabac vous procure et auxquelles vous devenez dépendant(e). Ainsi, comme l’on parvient à identifier les raisons qui vous poussent à fumer, on peut commencer à créer une base de travail pour cerner les objectifs de manière plus précise.
    En fait, chaque question correspond à une raison possible de fumer. A l’issue du test, vous obtenez un score pour chacune d’entre elle. Si ce score est supérieur à 10, c’est qu’il s’agit bel et bien d’une des causes de votre dépendance au tabac.

En fonction de vos résultats, plusieurs alternatives et solutions s’offriront à vous. Vous pourrez choisir d’essayer d’arrêter brutalement ou progressivement, d’avoir recours à une aide thérapeutique, ou bien d’aller consulter un tabacologue, par exemple. 

De fait, il s’agira désormais de mettre en place un planning de votre sevrage. 




Organiser son sevrage

Comment organiser de manière simple et efficace votre sevrage du tabac ?

Choisir le bon moment :

Définir de manière claire et précise ses objectifs peut être l’une des clefs du succès. Et choisir une date de début est un excellent pré-requis. Evidemment, aucune date n’est idéale ; ce qui importe, c’est que c’est vous qui l’avez choisie, selon votre rythme de vie et votre personnalité. Plusieurs facteurs peuvent influencer votre choix : 

  • Pendant un weekend, un congé, des vacances… Bref, lors d’un moment de détente. En effet, lorsque vous n’êtes plus soumis(e) au stress et aux habitudes quotidiennes, vous devenez alors plus capable d’aborder sereinement votre sevrage. Ce choix conviendra particulièrement aux fumeurs qui voient dans le tabac une aide pour lutter contre le stress. Toutefois, préparez-vous : une fois de retour dans votre quotidien, vos vieilles habitudes vont revenir, et il faudra alors leur résister.
  • Pendant le travail : au contraire, d’autres fumeur(se)s ne souhaitent pas vivre tous les désagréments du sevrage pendant leur  repos, et choisissent donc de le faire lors de leur période de travail. Néanmoins, avec toutes les techniques et les aides existant aujourd’hui, arrêter de fumer n’entraîne pas nécessairement de gros inconvénients. 
  • A une date symbolique : il peut s’agir d’un événement personnel (comme un anniversaire) ou plus général (rentrée, début d’année…). Choisir une date qui signifie quelque chose pour vous témoigne d’un véritable engagement, et peut constituer une source de motivation. Veillez cependant à ne pas vous mettre trop la pression.

arreter la cigaretteHarmoniser son temps et son lieu de vie : 

 Selon votre degré de dépendance, la cigarette occupe une place plus ou moins importante dans votre quotidien. Ainsi, lorsque vous arrêtez de fumer, faites attention à ne pas laisser ce nouveau laps de temps libre vous déstabiliser et vous donner envie de fumer pour passer le temps.

Alors, anticipez ! Prévoyez des activités, pour vous occuper le corps et l’esprit et vous éviter de repenser à l’envie de fumer. Il peut s’agir d’occupations longues (cinéma, promenades en plein air, sortie entre ami(e)s…) ou courtes (mini-séances de relaxation, automassages divers, activités manuelles…). Un seul mot d’ordre : prenez soin de vous et faites-vous plaisir. Plus l’activité que vous choisirez vous plaira, moins vous penserez à fumer.

De même, les études montrent que les ex-fumeurs qui avaient bien pensé à tout préparer pour leur sevrage, que ce soit leur temps ou leur logement, ont multiplié leurs chances d’arrêter de fumer par quatre.

En conséquence, vous pouvez d’ores et déjà essayer de transformer votre habitation en un lieu non-fumeur. Cela vous permettra de lutter contre les tentations. Par exemple, si vous avez l’habitude de toujours ranger vos cigarettes ou placer vos cendriers dans des endroits précis, commencez par vous en défaire pour ne pas être tenté(e). En outre, les particules de tabac restent longtemps fixées sur les murs, les tissus, etc. En lavant tout méticuleusement, vous éviterez le tabagisme passif et vous pourrez purifier l’air de votre intérieur.

Veiller à être entouré(e) :

Il n’y a pas de règle définie lors de l’arrêt du tabac : vous pouvez décider d’entreprendre le sevrage seul(e) ou avec de l’aide. Dans les deux cas, il est toujours plus facile d’affronter ce changement en sachant pouvoir compter sur quelqu’un.

  • Le soutien des proches : vous les solliciter en leur rappelant par exemple la date du début de votre sevrage et en veillant à ce qu’ils soient près de vous durant les premiers temps ; en organisant des activités qui vous feront penser à autre chose ; en dressant une liste de lieux où vous pourrez aller sans être tenté(e) de refumer… Si vous avez un(e) conjoint(e), proposez-lui d’arrêter ensemble, pour vous soutenir mutuellement. S’il ou elle refuse, il est toujours possible d’aider en ne proposant pas de cigarette, en ne fumant pas dans votre logement et/ou loin de vous. Enfin, rencontrer des personnes qui sont également en train d’arrêter de fumer peut vous aider à partager et à gagner de l’expérience.
  • L’aide d’un tabacologue : c’est un médecin spécialiste du tabac, qui en connaît tous les risques et peut vous aiguiller vers les techniques pour arrêter. Ensemble, vous pourrez établir votre profil de fumeur(se) et établir un programme personnalisé. On en trouve dans des hôpitaux ou des cabinets privés, et les consultations sont remboursées par la sécurité sociale.

Une fois que vous avez planifié tous les aspects de votre sevrage, il est temps de commencer à arrêter. Et si certain(e)s peuvent le faire brutalement, d’autres ont besoin d’une transition en douceur pour ne pas rechuter. 




La cigarette électronique : une bonne solution ?

Une solution qui fait débat :

L’attrait pour la cigarette électronique, ou e-cigarette, est relativement récent. Pour cette raison, les études scientifiques tendent à manquer sur le sujet. Si plus d’un Français sur cinq l’a déjà testée, les avis sont partagés à long terme : certain(e)s choisissent d’y recourir comme transition en douceur lors de leur sevrage quand d’autres préfèrent s’en tenir aux cigarettes traditionnelles.

Mais depuis 2016, le HSCP (Haut Conseil de Santé Publique) explique que l’on peut envisager l’e-cigarette comme une bonne façon de réduire et/ou de permettre d’arrêter la consommation de tabac. L’Institut national du cancer et le Haut conseil de la santé publique, eux, la placent au même niveau que les patchs nicotiniques et autres procédés. Et elle exposerait les fumeurs –actifs et passifs- à nettement moins de substances dangereuses que le tabac.

Ce qu’il faut savoir :

A la différence de son homologue, la e-cigarette n’est pas composée de tabac et ne nécessite aucune combustion. En fait, elle est élaborée à partir d’un dispositif qui permet de créer de la vapeur en chauffant un liquide aromatisé composé principalement de glycérol et de propylène glycol, et qui peut comporter –ou pas- de la nicotine. 

L’inquiétude principale à propos des dangers de l’e-cigarette concerne surtout les liquides aromatisés : un bon nombre d’entre eux seraient à la fois créateurs et fabriqués avec des substances potentiellement toxiques et cancérigènes. Pour cette raison, il est strictement interdit de vapoter dans certains lieux publics. Néanmoins, leur quantité dépend beaucoup du type d’ « e-cig » et de la façon dont elle est utilisée. Dans certaines d’entre elles, le taux de ces substances est comparable, voire inférieur, à celui présent dans les cigarettes traditionnelles.

En revanche, les e-cig qui contiennent de la nicotine créent elles aussi une dépendance. De même, on effectue à peu près toujours le même geste qu’avec une cigarette, qui fait lui aussi partie intégrante du processus de dépendance. Enfin, prenez garde au matériel que vous choisissez : on rapporte des cas d’explosion, causant des brûlures et des blessures, dues aux batteries qui étaient de qualité médiocres, ou bien qui avaient été modifiées par leur possesseur.

vie sans tabac

Comment choisir son e-cigarette : 

Avant toute chose, vous devez tenir compte de la puissance de l’appareil. Pour optimiser votre transition en douceur, optez plutôt pour une e-cigarette de faible puissance, c’est-à-dire de 20 watts maximum. Les plus puissantes seront plutôt utilisées par les gros fumeurs. Il existe, si vous le désirez, des kits pour débutants, surtout pour les petits ou moyens fumeurs. Si vous ne trouvez pas immédiatement ce qui vous convient, ne vous stressez surtout pas et testez-en plusieurs. Il s’agit d’une étape très importante ; si vous la réalisez mal, vous pourrez être tenté(e) de retourner au tabac.

Ensuite, la forme : il existe des appareils en forme de rectangle ou bien de tube. Choisissez celle qui vous convient le mieux, avec laquelle vous êtes le (la) plus à l’aise. Concernant l’autonomie, il existe, pour plus de confort, des e-cigarettes avec des batteries performantes.

Enfin, le e-liquide dépend entièrement de vos préférences en matière de goût, et vous pourrez choisir entre les très nombreuses saveurs qui circulent sur le marché. Toutefois, pour une transition réussie, il est plutôt conseillé de commencer par vapoter avec un goût tabac puis d’évoluer vers d’autres parfums. De même, veillez à sélectionner un liquide avec suffisamment de nicotine pour pallier tout manque éventuel. Vous saurez que vous aurez trouvé le bon dosage quand vous ressentirez une légère accroche en gorge. Puis vous pourrez diminuer les doses de nicotine progressivement jusqu’à être entièrement sevré(e).




Les méthodes douces

L’acupuncture et l’auriculothérapie

La première est une technique de médecine chinoise. En fait, on stimule certains points d’énergie stratégiques de l’organisme grâce à des aiguilles, afin d’en rétablir la bonne circulation. L’auriculothérapie, elle, mise au point par un français, se concentre uniquement sur les points d’énergie situés sur le pavillon de l’oreille.  Rassurez-vous, la mise en place des aiguilles est indolore.

Aujourd’hui, il n’existe pas d’étude scientifique qui puise prouver la pertinence – ou pas – de ces deux techniques pour arrêter de fumer lorsqu’elles sont utilisées comme unique moyen de sevrage. En revanche, leur efficacité est avérée concernant la gestion du stress, du manque, de la nervosité et de tous les désagréments qui peuvent survenir lorsque l’on cesse de fumer.

Par conséquent, si elle n’est pas efficace pour les gros fumeurs très dépendants à la nicotine, elle est tout à fait conseillée en accompagnement d’une autre méthode plus classique.

Hypnose et sophrologie

Elles font toutes deux appel au mécanisme de suggestion pour arrêter de fumer. En hypnose, on cherche à stimuler la part de vous, parfois inconsciente, qui souhaite arrêter de fumer en se focalisant notamment sur les raisons qui vous ont amené(e) à ce choix. En sophrologie, les nombreux exercices (visualisation, respiration, relaxation…) aident à combattre le stress et l’envie de reprendre. Dans les deux cas, vous devrez effectuer un entretien approfondi avec votre praticien afin de cibler vos attentes et de personnaliser le processus.

Encore une fois, les avis quant à l’efficacité de ces deux méthodes sont partagés. Trop peu d’études scientifiques ont été menées sur le sujet, mais de nombreux spécialistes les recommandent comme accompagnement ou lorsque d’autres méthodes ont échoué.

Un gros avantage cependant : toutes deux ne se contentent pas de vous accompagner pendant le processus de sevrage ; si vous en ressentez le besoin, vous pouvez également y avoir recours avant ou après, afin de vous préparer ou bien de vous aider à ne pas rechuter.

L’homéopathie

Elle constitue une aide importante lors de la phase de sevrage, notamment en ce qui concerne la gestion des symptômes tels que le stress, les troubles du sommeil, la nervosité, les fringales insatiables…

Là aussi, l’entretien avec le médecin est très important, puisque la mise en place du traitement en dépend. Les résultats varient d’une personne à l’autre. Chaque traitement est prescrit pour 6 mois, et une deuxième visite doit être effectuée pour en contrôler les résultats. Puis vous serez libre de choisir de revenir, ou non.

S’il n’existe là non plus pas suffisamment d’études scientifiques pour pouvoir affirmer l’efficacité de cette méthode, elle est néanmoins souvent utilisée par les personnes qui ne souhaitent pas souffrir d’effets secondaires.

Enfin, pour majorer vos progrès, il est fortement conseillé d’accompagner le traitement par d’autres efforts : limiter sa consommation de café et d’alcool, faire des activités, ne pas grignoter…

Finalement, à propos des médecines douces, souvenez-vous que votre disposition psychologique joue beaucoup : vous devez croire en ce que vous entreprenez, et ne pas vous décourager. 




Les alternatives médicamenteuses

Elles sont utilisées pour amoindrir, voire supprimer les symptômes de manque. Il existe de nombreux traitements.

La phytothérapie :

Son but est surtout de contrer, ou tout au moins d’atténuer les sentiments de relaxation et d’apaisement créés par la nicotine. On utilise donc beaucoup de médicaments à base de racines de réglisse et de calamus. Les quantités et la fréquence sont à déterminer avec votre médecin.

La varénicline :

En France, elle est commercialisée sous le nom de Champix, et ne peut être acquise que sur ordonnance.

Elle agit sur l’envie de fumer et la sensation de manque : en fait, les molécules vont se fixer sur les récepteurs nicotiniques (appelés alpha4bêta2), ce qui va réduire les effets de la nicotine sur le circuit de la récompense. Le système nerveux devient moins sensible à la nicotine, et fumer perd alors de son intérêt.

Des études ont montré qu’avec un accompagnement régulier et sérieux, les chances de ne pas fumer dans les 12 mois à venir étaient de 14 à 22 % plus grande que sans traitement.

Ce médicament est particulièrement adapté aux gros fumeurs. Il est fortement déconseillé aux femmes enceintes ou allaitantes, et des effets secondaires plus ou moins graves peuvent survenir.

Le Bupropion :

Comme on l’a vu dans la première leçon, la nicotine agit sur le système nerveux en se fixant sur les récepteurs neuronaux, ce qui libère de la dopamine, l’hormone du plaisir. Au tout début, le Buproprion était utilisé comme antidépresseur aux Etats-Unis, mais on s’est aperçu qu’il diminuait également l’envie de fumer.

De fait, il agit lui aussi sur le système nerveux en empêchant la recapture de la dopamine. Par conséquent, le plaisir de fumer diminue, ainsi que les symptômes de manque. 

Il est indiqué pour les fumeurs très dépendants, mais contre-indiqué pour les femmes enceintes et allaitantes. En outre, on ne peut le prendre qu’avec une prescription médicale, car les effets secondaires et les contre-indications sont nombreux ; pour cette raison, il fait l’objet d’une vigilance pharmaceutique accrue.

En France, il est commercialisé sous la marque Zyban. Certaines études montrent  qu’il diminue les (mal)chances de rechute de 15% par rapport à un comprimé placebo.

Vers un vaccin contre la nicotine :

Les chercheurs sont actuellement en train de travailler à l’élaboration d’un vaccin qui empêcherait la nicotine d’arriver jusqu’au cerveau, et donc qui rendrait le fait de fumer insatisfaisant, en bloquant la libération de dopamine.

Pour l’instant, aucun d’entre eux n’a été homologué, mais plusieurs sont en phase de test.

Les résultats des alternatives médicamenteuses ne séduisent pas tous les fumeurs souhaitant arrêter le tabac. Il existe heureusement une autre solution : les substituts nicotiniques.




Les substituts nicotiniques

Ce sont des produits qui contiennent de la nicotine, pour arrêter de fumer. Ils sont souvent recommandés en première intention dans le processus de sevrage, car certaines études révèlent que les chances de réussir à arrêter de fumer sont augmentées de 50 à 70%. Sur prescription d’un médecin, ils sont remboursés par l’Assurance Maladie.

L’un des arguments principaux en faveur de cette méthode est qu’ils permettent de lutter contre les effets indésirables du sevrage, comme le stress ou l’irritabilité. Ils existent sous de multiples formes. 

Les systèmes transdermiques :

Aussi appelés les timbres ou patchs, ils contiennent de la nicotine qu’ils diffusent à travers la peau en continu, de 16 à 24 heures. Les doses de nicotine varient de 5 à 21 mg, et sont donc adaptables au degré de dépendance de (de la) fumeur(se) pour être plus efficaces.

Il existe des risques de réactions locales aux patchs : pour les éviter, il est conseillé de changer de zone d’application. Vous pouvez conserver le patch, ou non, la nuit, particulièrement s’il ne vous empêche pas de dormir et que sans lui, vous ressentez le besoin de fumer le matin.

Les comprimés à sucer ou sublinguaux :

Ils sont surtout utilisés pour contrer les envies subites de fumer, et peuvent être combinés aux patchs. Les sublinguaux sont à laisser fondre sous la langue et dosés à 2 mg ; ceux à sucer contiennent 1 à 2 mg. Dans les deux cas, la nicotine est absorbée par la muqueuse buccale.

Au début du sevrage, 8 à 12 comprimés par jour sont conseillés, puis vous pourrez progressivement diminuer la dose. Chaque comprimé dure de 20 à 30 minutes ; il ne faut pas les croquer ni boire de café ou de jus de fruit acide avant ou en même temps que la prise, car cela en diminuerait l’efficacité.

Les inhalateurs :

Ils sont fabriqués avec un tube en plastique et une cartouche contenant de la nicotine. A chaque aspiration, 5 mg de nicotine environ sont libérés et passent à travers la muqueuse buccale dans le sang.

L’avantage est que vous gardez le geste de fumer, pour les plus dépendants, sans pour autant inhaler les substances toxiques de la cigarette. L’inconvénient est que justement, vous ne vous séparez pas de ce geste de dépendance. Ils conviennent à la fois aux fumeurs très ou peu dépendants, et aux arrêts brutaux comme progressifs.

Les gommes à mâcher :

Contenant entre 2 et 4 mg de nicotine et pouvant être parfumées, elles libèrent elles aussi la nicotine à travers la muqueuse buccale. Vous pouvez les utiliser soit lorsque l’envie de fumer vous reprend, soit régulièrement. Au début, 8 à 12 gommes sont utilisées, puis la dose diminue.

Attention : malgré son nom, il ne faut pas les utiliser comme des chewing-gums. Au contraire, le mieux est de les sucer quelques instants, puis mastiquer lentement, faire une pause, et recommencer. Chacune dure environ 30 minutes. Là aussi, évitez de boire du café et des jus de fruit acides avant de prendre la gomme pour une efficacité optimale.




Choisir la technique appropriée 

A chacun(e) sa solution :

Tout d’abord, gardez bien en tête que chaque personne, et donc chaque fumeur(se), est unique. Il n’y a par conséquent pas de méthode qui convienne à tous.

Afin de trouver la technique qui vous correspond, posez-vous d’abord plusieurs questions : 

  • Avez-vous déjà essayé d’arrêter, et comment ?
  • Cela a-t-il été efficace ? Etiez-vous satisfait(e) du résultat ? Si non, pourquoi ?
  • Voulez-vous recommencer avec la même méthode ?
  • Avez-vous déjà fait appel à un médecin ?
  • De quel type de dépendance faites-vous l’objet ?

Surtout, souvenez-vous que vous devez être motivé(e) avant d’entreprendre le sevrage. Il faut en croire en vous ! 

Des professionnels prêts à vous aider :

Si le choix s’avère vraiment difficile pour vous, ou bien si vous voulez entreprendre ce changement en étant accompagné(e) et soutenu(e), vous pouvez faire appel à un tabacologue, qui saura vous guider. 

Ce médecin spécialisé dans la connaissance du tabac pourra ainsi vous aider à caractériser votre dépendance, à déterminer ce qui vous donne envie de fumer (stress, colère, joie, ennui…) et la dose de nicotine dont vous avez besoin, puis à mettre en place un processus adapté.

Les séances s’inspirent des thérapies comportementales ; vous trouverez ensemble des comportements alternatifs à la cigarette et corrigerez vos mauvaises pensées (« j’ai absolument besoin de cette cigarette », par exemple), tout en (re)découvrant comment prendre soin de vous. Le tout premier entretien dure environ 45 minutes et est déterminant pour la suite.

Les séances sont remboursées par la Sécurité Sociale.

Peser le pour et le contre de chaque méthode :

Certes, il n’y a pas de solution-miracle qui convienne à tous, mais la combinaison de plusieurs méthodes peut s’avérer redoutable. Voici de quoi faire le point : 

1) La cigarette électronique :

  • Avantages : l’utiliser permet de réduire les risques liés au tabac (cancers, troubles cardiaques et respiratoires…), et le vapotage passif est à priori bien moins dangereux que le tabagisme passif.
  • Inconvénients : il s’agit d’un produit relativement récent, donc on ne peut pas affirmer avec certitude que son usage est sans aucun risque pour la santé. De plus, les utilisateurs continuent souvent de fumer des cigarettes en même temps, ce qui ne permet de réduire ni la dépendance, ni les risques liés au tabagisme.

2) Les méthodes douces

  • Avantages : ce sont des méthodes non-invasives, qui agissent sur la dépendance physique (auriculothérapie et acupuncture) ou bien psychologiques (hypnose), tout en évitant la prise de poids.
  • Inconvénients : elles ne conviennent pas à tous, et sont rarement utilisées seules. La motivation et la confiance jouent un grand rôle. 

3) Les alternatives médicamenteuses

  • Avantages : les études montrent que leur efficacité est meilleure que celle des substituts nicotiniques. Ils diminuent l’envie de fumer et les symptômes du sevrage.
  • Inconvénients : beaucoup d’effets secondaires peuvent apparaître, plus ou moins graves (insomnies, rêves anormaux, maux de tête, nausées…).

4) Les substituts nicotiniques

  • Avantages : la nicotine diffusée plus ou moins lentement (les gommes et comprimés sont rapides, les patchs moins) dans l’organisme permet de soulager plutôt rapidement les symptômes du manque. Excepté l’inhalateur, le geste de fumer n’est plus effectué, ce qui participe à vous rendre indépendant(e), et vous n’aspirez plus les substances toxiques (goudron, gaz irritants, monoxyde de carbone). Les différentes formes/saveurs/teneurs en nicotine permettent de s’adapter à vos besoins et à vos progrès. En outre, ils peuvent être utilisés de manière combinée.
  • Inconvénients : des symptômes désagréables peuvent apparaître en début d’utilisation (rougeurs et démangeaisons pour le patch ; irritation de la bouche, hoquet, brûlures d’estomac, troubles digestifs ou dentaires pour la gomme ; toux pour l’inhalateur ; troubles du sommeil pour tous), mais disparaissent après.

Une fois que vous aurez trouvé la bonne méthode et que vous aurez réussi à arrêter, le défi sera, au moins au début, de ne pas céder à la tentation de recommencer. 




Résister au désir de recommencer 

Ne soyez pas trop sévère avec vous-même :

La première chose à savoir, c’est que le sevrage prend du temps, et s’étend parfois sur plusieurs années. Comme nous l’avons vu précédemment, arrêter de fumer ne signifie pas nécessairement ne plus toucher à aucune cigarette du jour au lendemain. En outre, il faut différencier la rechute (la reprise constante de la cigarette, à la même fréquence, voire plus, qu’avant) d’un faux pas (une erreur occasionnelle qui ne rompt pas forcément le cours du sevrage). 

Quel que soit votre cas, ne vous flagellez pas. Vous pouvez arrêter pour un temps, et même si vous reprenez, votre cerveau aura pu voir qu’une vie sans tabac était possible, et votre corps aura commencé à se déshabituer. Tout arrêt, même temporaire, est une réussite.

Comme l’idéal est tout de même de parvenir à arrêter définitivement, nous allons donc ici nous concentrer sur les moyens de ne pas reprendre.

Analyser les raisons :

Est-ce à cause des symptômes du manque ? De la perte de motivation ? D’un drame personnel ou d’une situation de stress ? De sentiments de dépression ? De la pression de groupe ? De l’alcool ?

Depuis que vous fumez, vous avez été habitué(e) à sortir une cigarette dès qu’une des situations précitées survenait. Il est donc normal qu’elles vous tentent toujours. Le plus important est de cerner ce qui vous a fait retomber dans vos vieux travers, afin de l’éviter à l’avenir. Vous pourrez ainsi prendre les mesures qui s’imposent : éviter l’alcool, prendre un substitut nicotinique, dresser une liste des bénéfices du sevrage et des inconvénients du tabac, trouver une occupation pour vous détourner de la tentation, vous attaquer aux raisons de votre stress, vous détendre (yoga, musique, discussions…), etc.

Le plus important après est de songer le plus vite possible à arrêter de nouveau. Vous serez fort(e) d’une nouvelle expérience et aurez appris de vos erreurs, pour progresser dans votre processus de sevrage. Vous pouvez même dresser un tableau d’aide : 

Situation à risques Stratégie pour y résister Degré de confiance en ma capacité à résister

Vous pourrez vous remémorer ce tableau pour ne pas rechuter. Parfois, organiser ses projets par écrit aide grandement à les accomplir.

Résister à la pression de groupe :

C’est l’une des causes de rechute les plus fréquentes. En effet, fumer peut aussi constituer une marque d’appartenance à un certain groupe, ou bien peut être une façon de socialiser avec d’autres personnes par exemple.

Par conséquent, en continuant à fréquenter des fumeurs lors d’un sevrage, vous multipliez vos risques de rechute ou d’accident. 

Dans un premier temps, il est donc conseillé d’éviter leur compagnie lorsqu’ils sont en train de fumer. De même, ne laissez pas ceux qui veulent absolument vous inciter à reprendre une cigarette gagner. Affirmez-vous, et affirmez vos bonnes résolutions. Expliquez que vous avez décidé de ne plus fumer, que vous vous êtes libéré(e) du tabac, que vous n’avez pas besoin de cigarette pour être heureux(se)… N’hésitez pas à revendiquer votre nouveau statut fermement et avec fierté. Qui sait, peut être allez-vous convaincre vos interlocuteurs d’arrêter également ! 

Si vous avez peur de renoncer face à la pression, vous pouvez aussi vous y préparer en répétant la scène à l’avance, par exemple. Réfléchissez à des arguments pour moucher celles et ceux qui douteraient de votre réussite, ou bien trouvez des réparties pleines d’humour pour désamorcer les tensions.

N’oubliez pas qu’il s’agit de votre décision. Personne n’a le droit de douter de vous. Il suffit d’y croire.




Arrêter de fumer sans prendre de poids

Quel lien entre tabac et prise de poids ?

Il y a plusieurs raisons, physiques et psychologiques, qui vous font perdre du poids lorsque vous fumez : 

  • A terme, le tabac endommage votre goût et votre odorat et coupe la faim en stabilisant votre glycémie (taux de sucre dans le sang) ; votre désir, votre plaisir et votre besoin de manger sont amoindris.
  • La nicotine stimule votre métabolisme de manière artificielle en augmentant les dépenses énergétiques, de 6% au repos et 12% lors d’un effort. Vous brûlez donc davantage de calories.
  • Comme on l’a vu, en augmentant la sécrétion d’hormone du plaisir, la nicotine agit comme anxiolytique. Ainsi, au lieu de manger du chocolat, on calme son stress avec une cigarette.
  • Vous tenez votre cigarette à la main et la portez à votre bouche ; or, ce sont les mêmes gestes que pour grignoter, ce qui contribue à moins manger.

Par conséquent, la plupart du temps, vous ne grossissez pas lorsque vous fumez ; vous reprenez simplement votre poids normal. Si vous n’êtes toujours pas convaincu(e), sachez également que les études démontrent que seul un tiers des ancien(ne)s fumeur(se)s prennent du poids, et qu’en moyenne, l’arrêt du tabac entraîne un gain de 2.8 kg pour les hommes et 3.8 pour les femmes. Cette prise se fait en général les trois premiers mois, et la plupart des ex-fumeur(se)s retournent à leur poids d’ « avant sevrage » dans les douze mois suivants.

Faire attention à son alimentation :

Attention : il ne s’agit certainement pas ici de faire un régime, mais simplement d’avoir une hygiène de vie saine. Le sevrage est déjà une étape un peu stressante pour votre corps, il est donc inutile forcer inutilement.

Evitez la surconsommation de produits trop gras ou sucrés. Ayez une alimentation variée et équilibrée, et ne lésinez pas sur les légumes et fruits frais. Souvent, les ex-fumeurs abusent des produits sucrés ; remplacez donc les tablettes de chocolats et barres de céréales par des fruits, et évitez de faire les courses le ventre vide.

Pendant votre sevrage, vous aurez davantage faim et serez sujet(te) à des fringales ; pour compenser, pensez bien à faire trois repas complets par jour, et n’en sautez aucun. Privilégiez les protéines maigres, mangez des féculents et fuyez les boissons qui donnent envie de fumer (alcool et café). Buvez beaucoup (eau, thé, tisanes…). Evitez de vous resservir, et sortez de table dès la fin du repas pour éviter les tentations. Enfin, appliquez-vous à prendre votre temps et à bien mastiquer.

Une autre astuce est de vous occuper la bouche sans manger, par exemple en utilisant des chewing-gums ou des bonbons sans sucre. Mais faites-le uniquement les premières semaines, si la tentation est trop dure ; si vous le faites trop longtemps, vous prendrez de mauvaises habitudes. Enfin, proscrivez absolument le grignotage, car plus vous grignoterez, plus les quantités augmenteront, et plus vous aurez de mal à arrêter. Si vraiment vous cédez, choisissez de manger des fruits.

Faire du sport :

Non seulement vous garderez la forme, mais en plus vous lutterez contre le stress. Le plus important n’est pas l’intensité de l’activité mais sa régularité. Nul besoin de vous faire souffrir : faites-vous plaisir ! 

Vous pouvez choisir un sport en club, seul(e) ou à plusieurs. Ou bien vous pouvez simplement effectuer quelques efforts au quotidien : choisissez les escaliers plutôt que l’ascenseur, si possible rendez-vous à votre travail à pieds ou à vélo, ou alors arrêtez vous un peu avant votre destination et finissez à pieds, marchez pour les petits trajets au lieu d’utiliser la voiture, choisissez des activités qui vous font bouger le weekend… L’idéal est de faire un effort de 30 minutes par jour, de manière continue ou fractionnée.

Si vraiment vous ne vous sentez pas confiant(e), vous pouvez toujours aller voir un nutritionniste qui saura vous conseiller, et vous ne serez pas obsédé(e) par votre poids.

Désormais, vous avez toutes les clefs en main pour un sevrage réussi. En espérant que vous avez apprécié cet article, nous vous souhaitons une agréable vie post-tabac !

Sources : 

https://www.futura-sciences.com/sante/definitions/medecine-nicotine-15746/
Doctissimo
Tabac-infoservice.fr

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deodorant naturel

Déodorant naturel, bio et efficace. Comment le choisir ou en fabriquer ?

By dans le corps, Soins

Déodorant naturel, bio et efficace. Comment le choisir ou en fabriquer ?

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Le déodorant naturel s’oppose par définition au déodorant industriel. Les déodorants classiques trouvés en grande surface peuvent contribuer à la pollution et être toxiques pour l’organisme.

Le déodorant est utilisé pour neutraliser les odeurs venant de la transpiration. Il n’a pas forcément comme fonction d’être anti-transpirant. 

La transpiration est un mécanisme physiologique très utile à notre organisme:

  • Elle thermorégule notre corps. La transpiration permet de maintenir la température du corps à une moyenne de 37°C,
  • Elle élimine les toxines et autres déchets du métabolisme,
  • Elle protège la peau par un film hydrolipidique qui hydrate et améliore l’efficacité du système immunitaire.

Le déodorant agit en neutralisant les bactéries qui, en se nourrissant de la sueur, produisent les mauvaises odeurs. 

La transpiration est une fonction inhérente à l’organisme et un signe de bonne santé. Elle ne doit pas être évitée. Cherchons plutôt comment lutter, sainement et naturellement, contre les mauvaises odeurs qui l’accompagnent.

Si vous n’avez pas le temps de fabriquer votre propre déodorant, nous vous recommandons vivement celui de l’entreprise française “Comme avant“. Leurs produits sont irréprochables et de fabrication artisanale.

Pourquoi éviter les déodorants industriels ?

Environnement

La pollution de l’air, nous le savons, représente un danger pour la santé humaine. Les rejets dans l’air de particules fines de produits ménagers et cosmétiques continuent d’augmenter.

En cause de cette pollution aux particules fines: les parfums, déodorants en spray, désodorisants pour la maison…

Les sprays sont particulièrement néfastes pour l’environnement puisqu’en plus des substances chimiques du produit en lui-même, des gaz propulseurs (hydrocarbure, propane, butane, isobutane…) sont libérés à chaque pression.

En plus de cette pollution de l’air, il faut ajouter les déchets générés par les emballages de ces produits cosmétiques. Ce sont autant de petits leviers d’actions vers une planète moins polluée. 

Santé

Certains composants des produits industriels ont un effet néfaste avéré ou suspecté sur nos organismes, en voici un aperçu:

  • Le Paraben: Propylparaben

Les parabens (PARAoxyBENzoates) sont des conservateurs utilisés pour éviter le développement de micro-organismes dans les produits. Mais cet additif est très controversé. Il pourrait favoriser le développement du cancer du sein et aurait des effets négatifs sur le système endocrinien et reproducteur. À ce jour les études de l’ASNM et l’EFSA chargées de réguler la mise sur le marché des substances n’ont pas officiellement conclu à un quelconque danger.

Ils sont identifiables car leurs noms sont composés de: “para” et/ou “benzoates”.

  • Le Cyclopentasiloxane

Ce dérivé du silicone est fortement suspecté d’être perturbateur endocrinien.

  • Le Phénoxyéthanol

Le phénoxyéthanol n’est pas considéré comme dangereux pour l’adulte. Il est utilisé comme conservateur pour ses propriétés antifongiques et antibactériennes. 

Son utilisation dans les produits destinés aux enfants de moins de 3 ans est cependant restreinte. Pour les autres populations, la teneur ne doit pas excéder 1%. Conformément au principe de précaution et au vue des incertitudes entourant encore le phénoxyéthanol, il est conseillé d’éviter cette substance.




  • Les Sels d’Aluminium

Les sels d’aluminium sont retrouvés dans les “anti-transpirants”, ils sont facilement repérables par des noms à rallonge contenant la mention “aluminium”.

Rappelons que la transpiration est importante pour le bon fonctionnement du corps et qu’il ne faut par conséquent pas chercher à la limiter.

Les données scientifiques concernant cette substances sont peu nombreuses. Le CSSC estime “qu’il n’existe pas de preuves que l’utilisation des anti-transpirants peut induire des niveaux de concentration sanguine en aluminium qui seraient dangereux pour la santé ». Autrement dit, c’est le niveau d’exposition qui est dangereux. 

Cela implique de savoir à quelle dose journalière nous sommes exposés, ce qui n’est pas le cas.

Des recommandations ont été émises à ce sujet. L’Affssaps conseille ainsi de limiter la teneur en sel d’aluminium à 0,6% dans les produits cosmétiques. 

Force est de constater qu’aucun de ces organismes n’a de pouvoir décisionnaire. Ainsi, les industriels ont libre choix de suivre ou non ces recommandations.

  • L’alcool

Tous les alcools ne sont pas néfastes pour la peau. Voici un tour d’horizon des alcools à éviter et ceux qui ne présentent pas de problèmes majeurs.

Les mentions: alcohol, alcohol denat ou isopropyl alcohol, indiquent des alcools ayant un impact négatif sur la peau. Ces molécules sont responsables de l’évaporation du film hydrolipidique protégeant naturellement la peau. En l’emportant, l’alcool contribue au dessèchement de la peau et peut engendrer des irritations. 

Certains alcools sont cependant neutres pour la peau. Comme l’alcool benzylique par exemple, qui est autorisé dans tous les cosmétiques (bio et conventionnels). Cette molécule ne reste pas moins  classée dans la liste des allergènes. Elle est donc soumise à indication obligatoire sur l’étiquetage. 

  • Allergènes divers

Au total, 26 substances parfumantes sont considérées comme allergènes dans les cosmétiques. La réglementation impose une information aux consommateurs par l’étiquetage. Malheureusement, la plupart des déodorants contiennent une ou plusieurs de ces substances limitant le choix pour les personnes allergiques.

Quelles alternatives aux déodorants industriels ?

deo naturel

Aussi, pour éviter ces produits suspects, il existe plusieurs alternatives:

Pour commencer, le terme “naturel” est un terme générique désignant les produits s’opposant à ceux de l’industrie.

Par ce terme, on entend désigner les alternatives plus saines et écologiques aux cosmétiques industriels.

Sur un packaging, ce n’est pas parce qu’il est écrit “naturel” que le cosmétique est systématiquement exempt des produits à éviter listés ci-dessus, ni qu’il ne contient aucune substance de synthèse.

Il n’y a pas de réglementation officielle concernant le terme “naturel”. Au mieux ce terme bénéficie d’un label privé avec un cahier des charges propre garantissant l’origine naturelle des produits utilisés. 

Lorsqu’un ingrédient dans un produit est indiqué comme “issu de l’agriculture biologique” cela signifie qu’il répond à la réglementation officielle de l’agriculture biologique.

Cela assure donc que les ingrédients sont issus d’un mode d’agriculture sans épandage de produits chimiques de synthèse, sans OGM…

Les cosmétiques naturels et biologiques ne permettent pas de lutter contre les ingrédients à outrance dans les produits, ni contre le gaspillage. Ils ont néanmoins le mérite de respecter des procédés de fabrication et des modes de productions plus respectueux de l’environnement et interdisent certaines substances de synthèses.

Encore faut-il avoir connaissance des cahiers des charges des différents labels pour faire son choix.
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  1. Tableau confrontant les mentions “biologiques” et “naturels” pour les cosmétiques
Biologiques Naturels
Définitions légales Il n’y a pas de réelle définition légale d’un cosmétique biologique ou naturel.
Une norme AFNOR publiée en 2017 vise à uniformiser les pratiques. Cette norme est cependant d’application volontaire.
Les mentions doivent donc être appuyés par un label émanant d’un organisme de certification.
Principes Généraux Contiennent un maximum d’ingrédient d’origine naturelle et issus de l’agriculture biologique.
Certaines substances jugées indésirables peuvent être interdites dans la composition (silicones et parfums de synthèse…).
Leurs processus de fabrication assurent le respect de l’environnement et des animaux.
Contiennent des substances d’origine naturelle (végétale, minérale, animale, qui ont été pas ou peu modifiés.
Les conservateurs peuvent être autorisés à condition de faire apparaître la mention “agent de conservation” sur le packaging.
Labels Décernés par des organismes de certification privés répondant à leurs propres cahiers des charges :
– Parmi les labels français on retrouve : Ecocert, Qualité France, Nature et Progrès, Cosmébio…Les labels internationaux comptent: BDIH, Soil Association, Cosmos..
Même fonctionnement que pour les labels biologiques. Les labels répondent à un cahier des charges émanant d’organismes certificateurs privés.
Exemple de critères certifiants Le label Ecocert impose 95% de produits d’origine naturelle pour ses deux labels “cosmétique biologique” et “cosmétique ecologique”.
Label “Cosmétique Biologique” :
– 95% minimum des ingrédients végétaux être issus de l’agriculture biologique
– 10% au moins du total des ingrédients issus de l’agriculture biologique.
Le label “Cosmétique Ecologique” :
– 50% d’ingrédients végétaux issus
– 5% du total des ingrédients issus de l’agriculture biologique.
La charte BDIH :
– Exclu les huiles minérales (paraffine) et le silicone
– Exclu les colorants et les parfums de synthèse.

Il existe cependant quelques constantes parmi les labels biologiques:

  • Les OGM sont interdits,
  • Pas d’huiles minérales (silicone, paraffine…),
  • Pas de parfums, colorants, pigments de synthèses,
  • Pas de conservateurs artificiels (phénoxyéthanol, paraben…)
  • Une majorité des ingrédients doivent être issus de l’agriculture biologique. 

Voici d’autres exemples de mentions qui peuvent être retrouvées sur les produits et comment les interpréter.

Les slow cosmétiques

Cette mention se distingue des autres en récompensant gratuitement les marques qui respectent non pas un cahier des charges mais certains critères incontournables. 

Parmis ces derniers on retrouve:

  • L’absence d’ingrédients issus de l’industrie pétrochimique, 
  • En vertu du principe de précaution, aucun ingrédient suspect n’entre dans la recette,
  • La composition du produit ne contient QUE des substances bénéfiques pour la peau,
  • Pas de greenwashing, que des promesses réalisables.

Les mentions “sans”

Les mentions “sans” sont à la seule initiative de la marque. Généralement, ces mentions mettent en avant l’absence de produits décriés d’un point de vue sanitaire ou environnemental.

Il est intéressant de constater la réponse des marques aux inquiétudes des consommateurs. Attention cependant au pouvoir du marketing, il est important de chercher ce qui se cache derrière cette mention “sans”.

On peut néanmoins compter sur des contrôles ponctuels et aléatoires des autorités sanitaires françaises  ( principalement l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé ou la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraude). 




Les mentions “Non testé sur les animaux” 

Les tests de produits cosmétiques sur les animaux sont interdits depuis 2013 dans l’Union Européenne. Cette interdiction vise les cosmétiques mis sur le marché après 2013 et concerne notamment les produits importés. 

Cependant, selon cette réglementation, les ingrédients multi-usages qui composent les produits peuvent toujours être testés sur les animaux s’il sont utilisés dans d’autres secteurs que celui des cosmétiques (pharmacie, chimie, agroalimentaire…). Cela peut par exemple concerner les parfums, les conservateurs, les polymères (plastiques)…

Il existe bon nombre de labels privés visant à garantir des cosmétiques plus sains et/ou naturels:

  • Charte Cosmebio: NAT,
  • Cosmos Organic,
  • Natural cosmetic (ECOCERT),
  • Natrue

De quoi est composé le déodorant naturel ?

Un déodorant alternatif qui se respecte est composé au minimum de:

  • Poudre Minérale: presque systématiquement de l’argile. Elle absorbe l’humidité et adoucit la peau,
  • Bicarbonate de soude: antibactérien il neutralise ainsi les mauvaises odeurs,
  • Amidon: sert à faire tenir le déodorant sur la peau tout en l’adoucissant et l’assainissant.

Il est possible d’ajouter au gré des envies et des besoins des huiles essentielles, des hydrolats, des poudres végétales, des corps gras (souvent huile de coco ou beurre de karité) ou encore de la cire (végétale ou d’abeille). 

Comment choisir son déodorant naturel ?

Pour commencer, évitez les “anti-transpirants” et préférez les déodorants. 

Ensuite, un déodorant qui sent bon est un déodorant qui rassure. Mais ce n’est pas une garantie anti-odeur. La bonne odeur du déodorant couvrira (plus ou moins bien) les mauvaises odeurs sans pour autant les neutraliser. Un déodorant qui sent bon peut être un critère de choix mais ne permettra en aucun cas d’empêcher l’odeur de transpiration. 

Il est existe un très large éventail de recettes de déodorants naturels dans lesquelles chaque ingrédient confère les propriétés suivantes au produit: 

Les amidons

  • Amidon de maïs

L’amidon de maïs absorbe l’humidité tout en améliorant l’adhésion du déodorant à la peau. Il permet également d’adoucir la peau.

  • Arrow root

Cette racine permet de purifier la peau tout en absorbant l’humidité.

L’argile blanche

L’argile blanche est systématiquement utilisée plutôt que l’argile verte dans les déodorants, puisqu’elle est incolore et moins abrasive.

Les poudres végétales

  • Poudre d’iris de Florence

Cette poudre au délicat parfum floral absorbe la transpiration tout en adoucissant et en protégeant la peau. Ses propriétés antibactériennes en font un ingrédient très utile dans les déodorants pour lutter contre les mauvaises odeurs.

  • Poudre de sève de bambou

Le bambou absorbe la transpiration, il est tout indiqué dans la composition de déodorant grâce à son toucher doux. Sa granulométrie fine le rend non abrasif.

Hydrolats et huiles essentielles

  • Palmarosa

En hydrolat ou en huile essentielle, le palmarosa est assainissant et purifiant. Ses propriétés antibactériennes permettent de lutter contre les mauvaises odeurs tout en soignant les problèmes cutanés.

  • Citron

Le citron s’utilise en hydrolat ou en huile essentielle dans les déodorants comme assainissant et purifiant. 

  • Hydrolat d’Hamamélis

L’eau florale d’Hamamélis est particulièrement indiquée pour les peaux sensibles. Elle est tonifiante et apaisante pour la peau. 

  • Tea Tree

Le Tea tree est assainissant et protecteur autant en hydrolat qu’en huile essentielle. Il est apprécié pour son odeur fraîche et tonique.

Les huiles essentielles pouvant être allergènes il est conseillé de favoriser les hydrolats, surtout si le déodorant s’adresse aux femmes enceintes, allaitantes et/ou aux enfants.

Les corps Gras

Les corps gras ont des bienfaits sur la peau mais servent aussi de texturants pour obtenir un déodorant sous forme de cire ou en stick. Malgré le recours aux matières grasses, il n’y a pas à craindre que les déodorants tachent vos vêtements. 

  • Beurre de karité

Il est possible de le choisir neutre en odeur. Le beurre de karité s’adapte à toutes les peaux en les protégeant, les réparant et les adoucissant. Il joue également un rôle réparateur sur les peaux et les soulage en les hydratant.

  • Huile de coco

Huile au doux parfum exotique, elle ne manque pas d’hydrater la peau tout en l’apaisant.

  • Beurre de cacao

Le beurre de cacao texture les crèmes et soins. À l’application, il laisse un film protecteur hydrolipidique sur la peau, aidant ainsi naturellement à la protection et la régénération de la peau.




Les cires

Les cires ont pour double effets de permettre au déodorant une conservation plus longue et de texturer les déodorants solides. Il en existe plusieurs:

  • Abeilles
  • Soja
  • Riz…

Comme tout cosmétique naturel, le déodorant alternatif a pour vocation d’accompagner le corps, pas d’annihiler ses fonctions. 

Aussi, le passage au déodorant naturel peut être déroutant. Il se peut même que la transpiration soit plus abondante voire plus odorante durant une à deux semaine(s). Pas de panique, le corps doit se réhabituer et s’auto-réguler. Une fois cette phase passée, votre peau retrouvera un équilibre naturel.

Textures

Il existe pour les déodorants naturels un large panel de textures. Il est possible d’opter pour du déodorant, en poudre, en stick, en bille “roll-on”, en cire… Jamais en spray cependant puisque ce packaging va de pair avec l’ajout de gaz propulseurs et sont connus pour être polluants.

Les déodorants en poudre ou en crème sont pour la plupart du temps à appliquer avec les doigts, ce qui peut surprendre voire en rebuter certains. 

Les fausses bonnes idées

Certaines substances d’apparences naturelles peuvent néanmoins se révéler dangereuses pour la santé. 

  • Le Talc

Le talc est une espèce minérale composée de silicate de magnésium. 

On peut également retrouver dans le talc provenant de certains gisements, des fibres d’amiantes. C’est pourquoi il est classé comme potentiellement cancérigène par le Centre Internationale de la Recherche sur le cancer lorsqu’il est sous sa forme asbestiforme (amiantée). 

Plusieurs crises sanitaires sont survenues au sujet du talc contribuant à nourrir les polémiques à son sujet. Aujourd’hui, il est encore utilisé dans les cosmétiques pour ses propriétés purifiantes, adoucissantes et absorbantes. Mais, on estime que la composition du talc vendu sous forme de poudre libre est difficile à contrôler et peut contenir de l’amiante. 

Le secteur de la cosmétique assure cependant que les poudres de maquillage compactes (les blushes, les crèmes matifiantes et les déodorants) ne seraient pas concernées par la polémique. Les alertes sanitaires n’ont en effet touchées que les poudres de talc libres. 

Les poudres de talc libres sont celles utilisées pour les bébés et le corps. Elles s’opposent aux formulations de produits contenant du talc (qui serait “prisonnier” des autres composants).

Cependant, face à ces incertitudes et les crises récentes (la dernière étant survenue au Canada en 2018) la vigilance est de mise.

  • La pierre d’alun

La pierre d’alun est un minéral composé de sulfate double d’aluminium et de potassium. Cette pierre fait fonction d’anti-transpirant et d’antibactérien. Elle existe sous forme naturelle et de synthèse dont les deux contiennent de l’aluminium. Et c’est bien cette dernière substance qui pose problème. 

Le secteur du cosmétique assure qu’une fois mouillée, au moment de l’application sur la peau, la teneur en aluminium de la pierre est inférieure au seuil de 0,6% préconisé. 

Cependant, les mêmes interrogations se posent avec la pierre d’alun qu’avec les sels d’aluminium. Nous ne sommes sûrs de rien, par précaution, évitons-le.

Où acheter du déodorant naturel ?

Le déodorant naturel s’achète sur internet, en magasins bio, et parfois même en pharmacie. Il n’est pas encore disponible dans les grandes surfaces. Pour le moment cela reste un produit de niche dans lequel on privilégie les aspects sains et naturels.

Avantages/Inconvénients

Avantages

  • Il est plus doux pour la peau,
  • Il est plus sain,
  • Il est possible d’adapter l’odeur et les bienfaits,
  • Il est écologique: moins de rejet de substances néfastes pour l’environnement,
  • Il est zéro-déchet en utilisant le contenant.

Inconvénients

  • Il n’est pas vendu partout,
  • Attention au greenwashing, il est important de lire la composition des produits,
  • Il coûte plus cher à l’achat,
  • La période de transition durant laquelle le corps s’autorégule peut surprendre.

Est-il possible de le fabriquer soi-même ?

Il est tout à fait possible de fabriquer son propre déodorant naturel. Voici un exemple de recette toute simple à réaliser soi-même:

La recette de Zéro-déchet:

  • 50 g d’huile de coco
  • 50 g de bicarbonate de soude
  • 40 g de fécule de maïs
  • 5 gouttes d’huile essentielle de palmarosa

Préparation:

  1. Dans un bain-marie, faire fondre l’huile de coco,
  2. Ajouter le bicarbonate et la fécule
  3. Hors du feu, ajouter l’huile essentielle
  4. Verser la préparation dans un pot en verre (on évite le plastique!),
  5. Laisser refroidir, la texture se solidifiera.

Cette pâte à la texture de cire s’applique avec les doigts au creux des aisselles.

Ce type de préparation se conserve plusieurs mois.

Si vous n’avez pas le temps de fabriquer votre propre déodorant, nous vous recommandons vivement celui de l’entreprise française “Comme avant“. Leurs produits sont irréprochables et de fabrication artisanale.

Sources

https://www.quechoisir.org/decryptage-deodorants-et-antitranspirants-les-composants-a-eviter-n3641/
https://www.etiaxil.fr/transpiration-explication
https://science.sciencemag.org/content/359/6377/760.full
https://www.quechoisir.org/decryptage-deodorants-et-antitranspirants-les-sels-d-aluminium-en-question-n9683/
https://ansm.sante.fr/Activites/Surveillance-du-marche-des-produits-cosmetiques/Les-autorites-en-charge-des-produits-cosmetiques/(offset)/4
https://www.service-public.fr/particuliers/actualites/A13093
https://www.sciencesetavenir.fr/animaux/cosmetiques-ou-en-est-on-des-tests-sur-les-animaux_19849
https://www.quechoisir.org/conseils-ingredients-indesirables-dans-les-cosmetiques-vos-questions-nos-reponses-n43708/
http://alternativebeaute.com/leffet-de-lalcool-dans-nos-produits-cosmetiques/
https://www.economie.gouv.fr/dgccrf/Mention-BIO-dans-les-produits-cosmetiques
https://www.slow-cosmetique.com/le-mag/mention-slow-cosmetique/
https://cosmeticobs.com/fr/articles/apprendre-a-lire-les-etiquettes-4/la-mention-sans-en-cosmetique-365/
https://ansm.sante.fr/var/ansm_site/storage/original/application/ad548a50ee74cc320c788ce8d11ba373.pdf
https://cosmeticobs.com/fr/articles/lingredient-du-mois-10/talcnbsp-faut-il-leviternbsp-3331/
https://www.ouest-france.fr/sante/la-dangerosite-du-talc-confirmee-par-une-etude-au-canada-6125726
https://www.actusante.net/actu/cancer-ovaires-fabricant-de-talc-condamne-a-payer-55-millions-de-dollars-5284

A propos de l’auteur

“Après des études de cuisine et en vertu de l’amour qu’elle porte pour la gastronomie, Léonne Thellier se prend de passion pour l’aspect bien-être et santé du secteur et entame une formation d’ingénieur “alimentation et santé” en apprentissage.
Persuadée de l’importance d’une cuisine saine pour le corps et l’esprit, elle essaye tant bien que mal de ne pas traumatiser son entourage par son côté food-maniac.

Toujours à l’affût de bons plans, elle aime voyager, faire des rencontres, et découvrir de nouvelles cultures culinaires. Léonne aime se fixer des objectifs et les atteindre. Déracinée de sa vallée de la Loire natale, elle poursuit son parcours professionnel entre la Picardie et la région Centre.”

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Contenu correspondant

dentifrice naturel et bio

Dentifrice naturel et bio. Toutes les questions et toutes les réponses

By dans le corps, Soins

Dentifrice naturel et bio. Toutes les questions et toutes les réponses

dentifrice naturel et bio

Le dentifrice, produit bien connu du quotidien, accompagne le brossage de dent afin de garantir une bonne hygiène bucco-dentaire. Il existe sous diverses formes et sa composition peut grandement varier. Le dentifrice industriel contient des additifs suspectés toxiques. Par opposition le dentifrice naturel offre une alternative a priori plus saine.

Mais il n’est pas toujours facile de se retrouver dans la jungle des termes scientifiques ou dans la variété des solutions existantes. En quoi le dentifrice industriel est-il mauvais? Comment choisir un dentifrice naturel ? Avantages / inconvénients et enfin, comment fabriquer son propre dentifrice ? Petit tour d’horizon de la question.

Si vous n’avez pas le temps de fabriquer votre propre dentifrice, nous vous recommandons vivement le dentifrice de l’entreprise française “Comme avant“. Leurs produits sont irréprochables et de fabrication artisanale.

Quels sont les additifs contenus dans le dentifrice industriel ?

  • Le Triclosan:

Le triclosan est utilisé comme antibactérien mais c’est aussi un perturbateur endocrinien qui agit sur les fonctions thyroïdiennes. On le trouve encore dans les dentifrices, déodorants, bains de bouche et soins pour la peau…

En plus de sa toxicité pour l’organisme, il a tendance à rester longtemps présent dans les sols et eaux s’il est rejeté en trop grande quantité. On l’accuse de polluer durablement les plantes et organismes vivants. 

  • Les détergents:

Tout comme dans les shampoings, les tensioactifs sont utilisés dans les dentifrices pour leurs propriétés nettoyantes. Ils permettent la solubilisation des corps gras dans l’eau. 

Certains des détergents fréquemment utilisés dans la composition de cosmétiques industriels (Sodium Lauryl Sulfate,…) sont connus pour leurs effets irritants.  

  • Les parabens (Le Butylparaben, le Propylparaben (ou p-hydroxybenzoate de propyle), le Sodium propylparaben ou (p-hydroxybenzoate de propyle sodique):

Les parabens ne sont pas en reste puisque ces conservateurs sont considérés comme perturbateurs endocriniens. 

Plus d’informations sur les parabens sont disponibles dans l’article sur les shampoings solides.




  • Le dioxyde de titane:

Ce composant chimique est utilisé pour blanchir les produits.  Il a été très médiatisé dernièrement suscitant une controverse sur sa dangerosité. En effet, une étude de l’INRA publiée en 2017 a montré des lésions précancéreuses dues aux nanoparticules après consommation de cette substance par des rats. L’étude remet en cause les précédents résultats de l’EFSA de 2016 qui ne permettaient pas de conclure quant à une quelconque toxicité. 

Ces nouvelles découvertes ont conduit à une interdiction du dioxyde de titane dans les denrées alimentaires en mars 2019.

L’E171 est actuellement toujours autorisé dans les cosmétiques. Le danger vient des nanoparticules qui peuvent pénétrer dans l’organisme et s’y loger. 

Dans le cas du dentifrice, il est recommandé d’être prudent et d’éviter cet additif surtout dans les produits destinés aux enfants. Ils sont susceptibles d’avaler par mégarde des fractions du produit.

On retrouve également le dioxyde de titane dans des rouges à lèvres,  baumes à lèvres et crèmes solaires…

Il est nécessaire de rappeler que la réglementation sur les additifs est régulièrement réévaluée par le Parlement et la Commission Européenne. Les restrictions et autorisations sur certains produits évoluent en fonction des découvertes scientifiques sur les molécules.

Les différents choix de dentifrices naturels

En poudre

Le dentifrice en poudre est exempt d’additifs chimiques. C’est une option écologique puisque la poudre peut souvent être achetée en vrac ou par sachet de 250 à 500g. Elle est ensuite à conserver dans des boîtes réutilisables. 

Il existe plusieurs poudres avec chacune ses propriétés. Elles peuvent être utilisées seules ou mélangées entre elles. 

Généralement, les dentifrices en poudre sont composées de:

  • Poudre(s) minérale(s)
  • Poudre(s) végétale(s)
  • Huile(s) essentielle(s) et/ou hydrolats végétaux.
  • Huile(s) végétale(s) 

Cette solution apparaît comme la plus saine et la plus écologique. Les recettes sont épurées au maximum et se concentrent sur les seuls ingrédients ayant des bienfaits sur les dents et la bouche. On évite ainsi tous les agents de texture. 
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En pâte

Les préparations sous formes de pâtes contiennent les mêmes ingrédients que celles en poudre mais doivent être additionnées de glycérine végétale pour texturer le mélange. 

Un tensioactif doux (SCI) peut être ajouté pour permettre au dentifrice de mousser lors du lavage de dent.

Solide

Comme avec le dentifrice en pâte on ajoute un tensioactif mais généralement en plus faible quantité pour rendre possible une texture solide.

Pour les plus téméraires, il est également possible de se brosser les dents directement au savon de Marseille. Le véritable savon de Marseille sans additifs inutiles. Une très petite quantité suffit puisqu’un aller-retour de la brosse à dent humide sur le savon permet déjà un brossage efficace. Rincer normalement la bouche après le brossage et le petit goût de savon disparaîtra de lui-même en quelques minutes.

Pour ces trois alternatives, il existe une multitude de recettes comportant un seul ou plusieurs des composants cités. Elles s’adaptent aux besoins et aux problématiques bucco-dentaires rencontrées.

Les bienfaits des différents ingrédients retrouvés dans les dentifrices naturels

L’Huile de coco

Elle possède des propriétés anti-microbiennes et nettoyantes. Cette huile permet aussi de générer un peu de mousse lors du brossage. Cette fonction qui ne garantie pas à elle seule le nettoyage des dents est pourtant très appréciable lorsqu’on n’arrive pas à se déshabituer de la mousse des produits cosmétiques.

Une étude Irlandaise de 2016 a conclu sur l’efficacité de l’Huile de coco contre le Streptococcus mutans, une bactérie notamment responsable de l’érosion des dents.

Seul bémol pour cet ingrédient: il vient de loin et nécessite un transport polluant en avion.

Les poudres

  • Le charbon végétal actif

Le charbon végétal possède de nombreuses propriétés. Il est anti-microbien, absorbe les toxines et permet de blanchir les dents.

Cependant, un brossage au charbon trop régulier peut endommager les dents. Cet ingrédient est abrasif, son utilisation doit se limiter à une à deux fois par semaine. Il est également déconseillé aux femmes enceintes, allaitantes et aux enfants de moins de 6 ans.

  • L’argile verte

L’argile verte purifie et nettoie. Cependant, elle est abrasive et peut irriter certaines gencives sur le long terme. Elle est moins douce que l’Argile blanche. Il est donc nécessaire de favoriser une argile surfine afin de limiter l’abrasivité. Pour un soin dentaire à l’argile seul, il est conseillé de limiter l’utilisation à 2 fois par semaine.

  • L’argile Blanche

Cette poudre permet d’assainir la bouche et de reminéraliser les dents. C’est une bonne base de dentifrice car moins abrasive que l’Argile verte.

  • Le sel de mer

Si cet ingrédient peut étonner, il possède de nombreuses propriétés. Riche en minéraux et en oligo-éléments, il renforce les gencives et est anti-odeur. Il permet de lutter contre l’acidité tout en étant antibactérien. 

Sur le long terme il peut aussi contribuer à blanchir les dents. Le sel de mer permet naturellement la création d’une barrière salivaire aidant à la lutte contre les bactéries.




  • Le carbonate de calcium (blanc de meudon)

C’est un abrasif très doux, il va nettoyer les dents sans les abîmer. Il est possible de remplacer une partie de l’argile par cet ingrédient.

  • La poudre d’Alma

La poudre d’Alma aide à apaiser les gencives tout en fortifiant les dents.

  • Le bicarbonate de soude

Il purifie, agit contre les aphtes, blanchit les dents (en s’attaquant aux taches présentes sur les dents (tabac, café, thé…) et est anti-bactérien. Étant naturellement alcalin, il régule l’acidité responsable de caries. 

  • La poudre d’ortie

Riches en minéraux (calcium, zinc…), elle fortifie les dents grâce à son action reminéralisante.

  • Poudre de clou de girofle

Les propriétés antibactériennes de cet ingrédient participent à l’équilibre de la flore bucco-dentaire.

  • Réglisse

La poudre de réglisse neutralise les odeurs et rafraîchit l’haleine.

  • La poudre de Siwak

Traditionnellement utilisée sous forme de bâton comme brosse à dents en Inde, cette plante purifie, blanchie, protège et apaise. Polyvalente, elle est également anti-odeur et permet de lutter contre les plaques dentaires.

C’est une poudre très complète grâce à sa douceur et ses multiples bienfaits.

  • La poudre d’iris de Florence

Cette poudre au doux parfum floral rappelant la lavande est antibactérienne. C’est un abrasif très doux qui sert d’agent blanchisseur pour lutter contre les taches sur les dents.

  • La poudre de sève de bambou

Elle neutralise l’acidité grâce à son pH alcalin tout en étant un abrasif très doux (Elle nettoie et blanchi les dents). Grâce à sa concentration en silice, elle permet de reminéraliser les dents.

Les huiles essentielles et Hydrolats

dentifrice huile essentielle

Ils ont pour principales fonctions de donner du goût à la préparation. Mais il est toujours appréciable de choisir des ingrédients qui ont en plus une fonction active sur le brossage de dents. Ainsi l’hydrolat ou l’huile essentielle de menthe purifie la bouche et rafraîchit l’haleine, le citron est antibactérien…

Les hydrolats sont de rigueur plutôt que les huiles essentielles si le dentifrice est destiné aux femmes enceintes et allaitantes et/ ou aux enfants.

Comment choisir son dentifrice naturel ?

Effets recherchés 

  • Anti-caries

Si vous êtes sujets aux caries il faut favoriser les dentifrices au fluor. Celui-ci renforce l’émail des dents tout en régulant l’acidité. Pour une efficacité optimale il doit contenir 1000 à 15000 ppm (parties par millions). 

Le fluor est un oligo-élément (c’est une matière minérale nécessaire à la vie) naturellement présent dans l’air, la terre, les plantes, l’eau… Il est nécessaire pour la solidité des os (d’où son action bénéfique contre les caries). 

Néanmoins, il n’est pas prévu que l’Homme en absorbe de trop grandes quantités. Ses bénéfices ne sont plus à prouver mais à haute dose il peut être toxique. C’est pourquoi une méfiance s’est cristallisée autours de ce composant. L’excès de fluor peut produire l’effet inverse de celui recherché. C’est à dire qu’il pourrait au contraire, rendre les dents sensibles à l’acide. 

Les dentifrices au fluor ne sont pas conseillés pour des enfants susceptibles d’avaler le mélange. L’UFSBD recommande à cet effet des doses et des fréquences de brossage au dentifrice fluor selon les différentes tranches d’âge.

  • Anti-odeurs

La mauvaise haleine est souvent due à des problèmes dentaires (gingivite, abcès, caries…), ou d’autres causes comme le tabac ou les problèmes digestifs. Dans ce cas, il faut consulter un médecin spécialisé. C’est le développement de bactéries qui est responsable de la mauvaise haleine. Une bonne hygiène bucco-dentaire par le respect du brossage de dents quotidien entre-autre permet ainsi de pallier à ce problème.

  • Anti-plaques

La plaque dentaire se forme par une accumulation de bactéries et de dépôts alimentaires sur les dents. Dans ce cas, il faut favoriser un dentifrice présentant un anti-bactérien comme par exemple le bicarbonate de soude. 




  • Blancheur

Attention aux dentifrices se proclamant “pour un sourire plus éclatant”, “pour des dents plus blanches en un seul brossage”…

Les véritables soins blanchisseurs existent mais l’action doit survenir sur le long terme. Un dentifrice vous promettant des dents plus blanches dès la première utilisation à de fortes chances d’être également trop abrasif pour la dent. L’abrasivité se mesure grâce à la RDA (Relative Dentine Abrasion) qui doit être la plus basse possible. La moyenne se situe entre 40 et 60. 

  • Renforcer l’émail des dents

L’’émail présent sur les dents est au fil de temps soumis à l’érosion. Cela se traduit souvent par une sensation de gêne au contact d’aliments chauds et froids.

  • Le Goût

Il existe des dentifrices naturels totalement neutres. La sensation de fraîcheur apportée par le dentifrice est séduisante mais ce n’est pas le goût de menthe qui donne bonne haleine. 

Aussi, les bases de dentifrices neutres permettent une hygiène bucco-dentaire tout aussi bonne. 

Si néanmoins vous êtes attachés aux saveurs mentholées des dentifrices il existe des gammes de produits adaptés.

Comment l’utiliser?

se laver les dents

L’utilisation du dentifrice dépend de sa texture.

  • Pour une pâte il s’emploie comme un dentifrice classique,
  • Pour une poudre, il faut saupoudrer sur la tête puis brosser normalement,
  • Concernant le dentifrice solide, il est conseillé de mouiller la brosse et de venir frotter la tête au pain de dentifrice.

Pour toutes ces alternatives, rincez et recrachez comme lors d’un brossage normal. 

Généralement, ces alternatives moussent moins bien qu’un dentifrice industriel. C’est une constante chez les cosmétiques plus éco-responsables, tous les additifs superflus sont enlevés de la recette. Les composants restants agissent seulement sur la partie concernée. 

La mousse est obtenu grâce aux additifs texturants (moussants), elle ne garantie pas une meilleure hygiène bucco-dentaire. 

Avantages/ Inconvénients des dentifrices naturels

Avantages

  • Écologique: plus besoin de jeter son tube de dentifrice ou de rejeter dans les canalisations des composants toxiques pour l’environnement ,
  • Sain: il ne contient pas d’ingrédients toxiques pour l’organisme,
  • Personnalisable: à l’aide de quelques gouttes d’huile essentielle ou d’hydrolats il est possible d’adapter le goût et l’odeur,
  • Possibilité de le fabriquer à la maison,
  • Il existe pour tous types de problèmes dentaires,
  • Plus de transparence quant à la composition,
  • Recettes épurées,
  • Il dure longtemps.

Inconvénients

  • Il coûte plus cher à l’achat,
  • Comme il ne mousse pas, cela peut surprendre,
  • N’est pas disponible partout. Sa vente se limite aujourd’hui aux supermarché bio, à certaines pharmacies et en ligne.

Fabriquer son dentifrice maison

dentifrice fabrication

En Poudre

C’est la recette la plus simple et la plus épurée. Il n’y a pas de tensioactif ni d’agent texturant comme la glycérine.

  • Argile Blanche 63%
  • Carbonate de Calcium 32%
  • Bicarbonate de Soude 5%

En pâte

  • Tensioactif (SCI) 5%
  • Argile verte 24%
  • Carbonate de calcium 45%
  • Bicarbonate de Soude 2%
  • Glycérine 24%

Solide

  • Tensioactif (SCI) 35%
  • Argile verte 15%
  • Carbonate de calcium 35%
  • Huile de Coco 15%

Toutes ces recettes sont des bases neutres personnalisables avec des huiles essentielles, des hydrolats, ou des poudres de fruits pour les enfants.

Les huiles essentielles sont à utiliser en très petites quantités. Ce sont des préparations concentrées en arôme, une goutte suffit généralement pour embaumer le dentifrice.

Les recettes sont inspirées des sites suivants:

https://biotenaturelle.fr/beaute/recette-dentifrice-en-poudre-maison/
https://le-labo-de-marie.com/dentifrice-solide-maison

Si vous n’avez pas le temps de fabriquer votre propre dentifrice, nous vous recommandons vivement le dentifrice de l’entreprise française “Comme avant“. Leurs produits sont irréprochables et de fabrication artisanale.

Sources

https://www.quechoisir.org/guide-d-achat-dentifrice-n6381/
http://tousvossoins.fr/quel-est-le-meilleur-dentifrice/#Comparatif_dentifrices_100naturel_bio
http://www.ufsbd.fr/wp-content/uploads/2013/08/fiche-fluor.pdf
http://www.danger-sante.org/dentifrice-dangereux/
https://www.consommerdurable.com/2018/03/faire-son-dentifrice-maison/
https://lespetiteschosesdefanny.com/avis-dentifrices-bio-naturels/
https://www.backtobasics.bio/pages/natural-miswak-powder-toothpaste
https://fr.wikipedia.org/wiki/Dentifrice
https://www.quechoisir.org/comparatif-ingredients-indesirables-n941/liste/dentifrices-sci201/
https://www.quechoisir.org/decryptage-produits-cosmetiques-les-fiches-des-molecules-toxiques-a-eviter-n2019/
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/15746894
https://www.little-idea.fr/dentifrice-en-poudre-soin-naturel/
https://croclavie.org/dentifrice-en-poudre-a-lortie/
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/27084861#
https://www.zonedentaire.com/dentifrice-maison-naturel/

A propos de l’auteur

“Après des études de cuisine et en vertu de l’amour qu’elle porte pour la gastronomie, Léonne Thellier se prend de passion pour l’aspect bien-être et santé du secteur et entame une formation d’ingénieur “alimentation et santé” en apprentissage.
Persuadée de l’importance d’une cuisine saine pour le corps et l’esprit, elle essaye tant bien que mal de ne pas traumatiser son entourage par son côté food-maniac.

Toujours à l’affût de bons plans, elle aime voyager, faire des rencontres, et découvrir de nouvelles cultures culinaires. Léonne aime se fixer des objectifs et les atteindre. Déracinée de sa vallée de la Loire natale, elle poursuit son parcours professionnel entre la Picardie et la région Centre.”

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savon naturel

Savon naturel, bio, vegan, fabrication, tout ce qu’il faut savoir

By dans le corps, Soins

Savon naturel, bio, vegan, fabrication, tout ce qu’il faut savoir

savon naturel

Le savon existe sous plusieurs formes et sous diverses natures : surgras, industriel, artisanal, bio, naturel…

On le sait, le savon sous forme liquide génère des déchets à cause des contenants en plastiques. Il contient par ailleurs des substances qui au mieux ne permettent pas de nettoyer la peau, au pire s’avèrent toxiques. 

Entre les savons à l’huile de palme et ceux contenants des ingrédients à base de pétrole, on vous dit tout sur ce cosmétique pas toujours propre.

Si vous n’avez pas le temps de fabriquer votre propre savon, nous vous recommandons vivement celui de l’entreprise française “Comme avant“. Leurs produits sont irréprochables et de fabrication artisanale.

Qu’est ce qu’on entend vraiment par “savon” ?

Le savon solide

À la base de tout savon solide, il y a ce qu’on appelle “la saponification” ou pour être plus précis, une hydrolyse basique dans un milieu alcalin. 

La saponification est une réaction chimique, mais néanmoins naturelle, obtenue par le mélange d’un réactif basique (matière grasse) et d’un réactif alcalin (soude ou potassium). 

À la suite de cette transformation, on obtient du savon et de la glycérine. 

La glycérine agit notamment sur l’hydratation de la peau. Étant hygroscopique (absorption de l’humidité de l’air) elle est appréciée dans les cosmétiques car ses propriétés occlusives protègent la peau des agressions extérieures (vent, froid, pollution,…). On la retrouve sous le nom de “glycérin” ou “glycerol”, c’est un alcool mais qui lui, possède des propriétés bénéfiques pour la peau. 

Là où le bât blesse, c’est l’origine de la glycérine. Elle peut être végétale (conseillée pour les cosmétiques), de synthèse (issue de l’industrie pétrochimique et donc polluante) ou d’origine animale.

Il n’y a aucun moyen de savoir rien qu’à la lecture des ingrédients d’où provient la glycérine. 




Il existe deux grands procédés de fabrication de savon:

  • La saponification à froid

La saponification à froid est une réaction chimique dite “totale”, c’est à dire qu’elle s’arrête lorsqu’un des deux réactifs est épuisé. Dans cette méthode, les deux composants sont: l’huile et la soude

Il faut pour ce processus un excès d’huile pour garantir une absence de soude dans le savon final. Il restera donc dans ce dernier de l’huile non saponifiée, c’est ce qu’on appelle un savon “surgras”. Le surgras peut également être obtenu par un ajout de matière grasse à la fin de la saponification, juste avant la solidification, lorsque toute la soude a été transformée.

  • La saponification à chaud 

La saponification ou “méthode au chaudron” comprend deux réactifs selon le même principe que la saponification à froid (un réactif basique et un alcalin) à savoir huile et potasse. Le mélange est chauffé à plus de 120° durant plusieurs heures. L’excédent de potasse est ensuite retiré en même temps que la glycérine à l’étape du relargage.

Les savons de Marseille et d’Alep sont fabriqués selon cette méthode traditionnelle.

Le gel douche

Un gel douche est un savon composé en majeure partie d’eau, il contient ensuite des tensioactifs et des gélifiants. Ce produit contient les mêmes ingrédients que son homologue solide mais avec un ajout de glycérine et d’eau. L’alternative naturelle au gel douche industriel existe, il suffit de mélanger un savon naturel avec de l’eau et de la glycérine végétale en faisant chauffer le tout. 

Cependant, dans les fabrications industrielles, l’ajout d’eau implique un recours plus important aux conservateurs afin d’éviter le développement des micro-organismes (bactéries et champignons).

Le syndet 

Le syndet quant à lui est un produit sans savon mais avec des tensioactifs anioniques qui sont considérés comme étant plus doux pour la peau. Aussi appelé pain dermatologique, ce type de savon est conseillé en cas de peau sensible, sujette aux démangeaisons (eczéma, psoriasis…).

Le pH du pain dermatologique se rapproche de celui de la peau. Il laisserait intacte la barrière hydrolipidique et l’équilibre naturel de la peau, sous réserve cependant du type de tensioactif utilisé dans la formulation. En effet, certains tensioactifs sont plus agressifs que d’autres (éviter le sodium lauryl sulfate par exemple).

Que dit la réglementation concernant les ingrédients dans les cosmétiques ?

Tous les ingrédients introduits de manière intentionnelle doivent figurer dans la composition du cosmétique. Cela exclut seulement les traces éventuelles de produits ayant servi durant le processus de fabrication. 

Les ingrédients sont obligatoirement indiqués par ordre décroissant d’importance dans le produit. Les substances présentes inférieures à 1% peuvent cependant figurer dans le désordre.

Les étiquettes peuvent être très difficiles à décrypter et c’est pourquoi outre l’allégation “moins il y en a, mieux c’est”, on ne peut aisément conseiller autre chose que d’être attentif aux substances décriées, s’informer sur les recherches scientifiques ainsi que sur les alternatives existantes. 

Pourquoi dit-on “non” au savon industriel ?

Huile de palme ou “Sodium palmate”

L’huile de palme est très fréquemment utilisée dans les savons industriels car elle est économique, facile à produire et possède de nombreux aspects fonctionnels (stabilité, oxydation lente…). Les productions de palme ont un très bon rendement mais participent activement aux déforestations massives à travers le monde. Ce sont souvent des monocultures intensives gourmandes en hectares. 

Pas moins de 24% de la production mondiale d’huile de palme est destinée à l’industrie cosmétique. 

Certaines marques clament que leur huile de palme vient de forêts durables, mais le fait est que les contrôles et vérifications sur les productions “durables” n’existent pas. Cela relève donc seulement de la bonne foi de l’entreprise.

Huiles minérales issues de l’industrie pétrochimique

Parmi les substances les plus vicieuses retrouvées dans les cosmétiques industriels, les huiles minérales à base de pétrole qui ne présentent aucuns bienfaits pour la peau.

Elles créent un film gras sur sa surface et confère une fausse sensation de douceur. Une fois ce film retiré, la peau n’est ni plus hydratée, ni mieux nourrie qu’avant le nettoyage. La peau respirant moins bien, il est même possible d’observer quelques éruptions cutanées en plus.  

Ces substances sont interdites dans les cosmétiques bio en raison de leur impact négatif sur l’environnement et sur la santé.

Ces appellations désignent quelques substances à éviter:

  • Paraffinum Liquidum
  • Petrolatum
  • Cera Microcristallina
  • Mots contenants methicone ou siloxane
  • Ozokerite
  • Mineral oil



Huiles hydrogénées

Le processus d’hydrogénation modifie en profondeur la structure des acides gras de l’huile. Dans l’industrie cosmétique, les huiles hydrogénées sont plus stables, se conservent mieux et sont plus simples à appliquer. Malheureusement l’hydrogénation prive l’huile de certains bienfaits nécessaire à l’hydratation.

Elles sont difficiles à identifier, certaines contiennent le mot “hydrogenated” et d’autres non.

En voici quelques exemples:

  • Hydrogenated,
  • Dihydrogenated,
  • Bis-hydrogenated,
  • Squalane,
  • Etc.

Huiles estérifiées

Les huiles estérifiées sont très souvent utilisées pour les huiles dites “sèches”. Ce processus permet d’obtenir un corps gras plus résistant au temps, qui rancit moins rapidement. Malheureusement, cette transformation chimique appauvrit les huiles en vitamines et acides gras, qui sont des substances bénéfiques pour la peau.

À l’instar des huiles hydrogénées, les huiles estérifiées sont assez difficiles à débusquer.

Il en existe cependant des récurrentes:

  • Caprylic ou Capric Triglyceride: ce composant est autorisé dans les cosmétiques biologiques et peut être dérivé de l’huile de palme ou de coco,
  • Cocoglyceride, coco-caprylate ou caprat: dérivé de l’huile de coco,

Pour identifier les huiles végétales naturelles, retrouver le nom de la plante suivie de “oil” dans la liste des ingrédients du produit.

Paraben

Les parabens (PARAoxyBENzoates) sont une famille de conservateurs utilisés pour éviter le développement de micro-organismes dans les produits. Mais ces additifs sont très controversés. Ils pourraient favoriser le développement du cancer du sein et auraient des effets négatifs sur le système endocrinien et reproducteur. 

À ce jour, les études de l’ASNM et l’EFSA chargées de réguler la mise sur le marché des substances n’ont pas officiellement conclu à un quelconque danger.

Ils sont identifiables par leurs noms sont composés de: “para” et/ou “benzoates”.

Sodium Lauryl Sulfate

Ce tensioactif est considéré comme fortement irritant pour la peau et est très fréquemment utilisé dans les cosmétiques industriels.

Les graisses animales

Les graisses animales sont utilisées comme acide gras dans certains savons. Moins coûteuse que l’huile végétale, la graisse animale est obtenue en faisant fondre les tissus de l’animal (généralement porc ou boeuf). Ce sont souvent des animaux d’élevage qui sont utilisés pour la fabrication de cet ingrédient.

Dans les cosmétiques, la graisse animal n’abîme pas la peau mais ne lui apporte pas non plus de bénéfice contrairement aux huiles végétales. Le consommateur paie donc pour un ingrédient “vide”. L’utilisation de graisses animales est donc plus un sujet d’éthique que de santé. En effet, il est impossible de savoir dans quels conditions l’animal a été élevé. Pour les végans, le cosmétique à base de graisse animale ne pourra bien sûr pas être utilisé.

La graisse de boeuf est identifiable sous le nom de “Sodium tallowate”. 

Le savons artisanaux excluent souvent les graisses animales de leur composition.

Les alternatives:

comme avant savon bio

Savons artisanaux

  • Savon noir

Le savon noir est un produit cosmétique traditionnel d’Essaouira au Maroc. Il est souvent appliqué en préparation du gommage dans les Hammams.

Ce savon est obtenu à partir d’huile et d’olives noires broyées. En soin cutané, il se présente systématiquement sous la forme d’une pâte sans grains. Il s’adapte à tous types de peaux et on lui associe des vertues régénératrices, purifiantes, apaisantes et hydratantes. 

Le savon noir sous sa forme liquide est quant à lui utilisé pour l’entretien de la maison. 

  • Alep

Le savon d’Alep vient de Syrie, il est fabriqué avec de l’huile d’olive et de baies de laurier. Il se présente traditionnellement sous la forme d’un pain de savon cubique marron à l’extérieur et vert à l’intérieur. 

Un véritable savon d’Alep ne doit contenir aucun additif, colorant, produit de synthèse, ni graisse animale. 

Ce produit a l’avantage d’être 100% biodégradable. Sa composition très pure en fait un produit sain qui s’adapte à toutes les peaux et à toutes les populations. Le savon d’Alep permet de lutter contre les démangeaisons et les problèmes de peaux (psoriasis, acné, eczéma…).

Il en existe de plusieurs niveaux de qualité selon la teneur en baies de Laurier. 

Le savon 5% de Laurier est le moins cher mais peut néanmoins être utilisé par toute la famille. La plus haute qualité est le pain de savon à 80% de laurier, il est très concentré et s’utilise généralement en cas d’épisodes aigües de problèmes de peaux.

  • Marseille

Le savon de Marseille est un produit à base d’huile et de soude. Il est élaboré selon une méthode de saponification à chaud.

Le procédé de fabrication de ce produit permet de réutiliser “les grignons”, soit les résidus de la première pression à froid de l’huile à usage alimentaire. 

La soude quant à elle est le résultat de l’électrolyse de l’eau salée (saumure), ce procédé est peu gourmand en énergie. Ce n’est pas le cas pour l’ensemble du processus de fabrication du savon de Marseille puisque les cuves maintiennent la pâte en ébullition durant plusieurs jours. 

Depuis plusieurs années, les recettes sont susceptibles de contenir de l’huile de palme dans leur compositions. Cette huile est souvent issue de plantations connues pour participer aux déforestations massives. Il est donc important d’éviter les savons contenant ces deux huiles.

Côté pratique, le savon de Marseille se conserve très longtemps et sans l’utilisation de conservateurs ou d’antioxydants.

Pour finir, le savon de Marseille est biodégradable et non polluant. 

Savons bio et naturels

Le terme “naturel” est un terme générique désignant les produits s’opposant à ceux de l’industrie. Par ce terme, on entend désigner les alternatives plus saines et écologiques aux cosmétiques industriels.

Sur un packaging, ce n’est pas parce qu’il est écrit “naturel” que le cosmétique est systématiquement exempt des produits à éviter listés ci-dessus, ni qu’il ne contient aucune substance de synthèse.

Il n’y a pas de réglementation officielle concernant le terme “naturel”. Au mieux ce terme bénéficie d’un label privé avec un cahier des charges propre garantissant l’origine naturelle des produits utilisés. 

Lorsqu’un ingrédient dans un produit est indiqué comme “issu de l’agriculture biologique”, cela signifie qu’il répond à la réglementation officielle de l’agriculture biologique.

Cela assure donc que les ingrédients mentionnés comme tel sont issus d’un mode d’agriculture biologique (sans épandage de produits chimiques de synthèse, sans OGM…).

Les cosmétiques naturels et biologiques ont néanmoins le mérite de respecter des procédés de fabrication et des modes de productions plus respectueux de l’environnement en interdisant certaines substances de synthèses.

Encore faut-il avoir connaissance des cahiers des charges des différents labels pour faire son choix.

Il existe de nombreuses chartes privées concernant les cosmétiques biologiques et naturels. Parmi elles:

  • Ecocert,
  • Cosmébio,
  • Cosmos Organic,
  • Natrue,
  • Demeter…

Certaines constantes sont observées parmi les labels biologiques:

  • Les OGM sont interdits,
  • Pas d’huiles minérales (silicone, paraffine…),
  • Pas de parfums, colorants, pigments de synthèse,
  • Pas de conservateurs artificiels (phénoxyéthanol, paraben…)
  • Une majorité des ingrédients doit être issue de l’agriculture biologique. 



Le “Fait maison”

L’alternative “fait maison” est intéressante car vous êtes alors complètement maître de la composition du produit élaboré. Néanmoins la fabrication de savon est connu comme étant un procédé relativement complexe.

Pour élaborer un savon maison, la saponification à froid est la plus simple. Elle demandera malgré tout un calcul précis des quantités d’ingrédients à utiliser dans la formulation. 

Il est également possible de réaliser un savon maison grâce à une base melt and pour. Cette méthode extrêmement simple permet d’ajouter seulement des actifs à ladite base de savon.

L’utilisation de cette base de savon évite la manipulation délicate de la soude qui est une substance toxique. Il est conseillé de prendre une base bio ou sans Sulfate Lauryl Sodium.

Comment élabore-t-on un savon solide maison ?

Comme évoqué précédemment, la méthode adéquate pour une fabrication de savon maison est la saponification à froid. Malgré les manipulations moins complexes de cette méthode, il est néanmoins nécessaire d’en respecter les règles d’hygiène et de sécurité.

Précautions

La soude est une substance chimique pouvant être toxique. Si elle disparaît durant la réaction de saponification, certaines règles strictes doivent tout de même être observées durant l’élaboration du savon. 

Il faut se munir au minimum d’une blouse, de gants, d’un masque, des bottes et de lunettes de protection.

La fabrication de savons est un art exercé par des “Maître savonnier”. Comme pour tout cosmétique, le développement de produits par les artisans ou les industriels prend plusieurs années. 

La commercialisation des produits cosmétiques est soumise aux réglementations européennes en la matière. Chaque produit mis sur le marché doit être certifié afin de garantir la santé et la sécurité des consommateurs.

La certification est coûteuse est comprend une analyse toxicologique en laboratoire. La liste des allergènes présents dans le cosmétique doit être connue et obligatoirement indiquée.

Matériel

Une fois paré de l’attirail du savonnier, il est nécessaire de réunir le matériel adéquat:

  • Une cuve en inox,
  • Un fouet inox,
  • Un batteur électrique,
  • Une balance de précision,
  • Des moules à savon,
  • Un couteau (pour une découpe plus nette, il est possible d’opter pour un fil à découper bien aiguisé).

Le matériel entrant en contact avec la préparation ne doit pas être le même matériel que celui utilisé en cuisine. 

Les ingrédients de base

  • Un corps gras

À chaque matière grasse, sa vertu. Selon le corps gras choisi, les propriétés du savon ne seront pas les mêmes. Aussi, référez-vous au tableau présent dans la partie sur les types de peaux pour en connaître les différents bienfaits. Il est conseillé de mélanger plusieurs matières grasses entre elles. Au mieux, utilisez deux ou trois huiles végétales et un beurre (également végétal).

Le choix des matières grasses conditionnera les applications du savon, ses bienfaits, son odeur mais également sa texture lors de l’utilisation (mousse, onctuosité,…).

  • La solution de soude

Ce mélange est obtenu en mélangeant la soude caustique avec l’eau.

La balance de précision est alors très utile car la soude est une substance délicate à manipuler. La température du mélange va alors monter jusqu’à 100°C, il est impératif d’attendre qu’il ait redescendu à une température ambiante avant de l’utiliser.

Pour garantir une texture adéquate et la salubrité du savon, le calcul de la teneur en solution de soude et son ratio eau/soude est une étape cruciale. Elle est détaillée ci-dessous dans l’étape 2 de la fabrication de savon maison.

Il est également possible de trouver des solutions prêtes à l’emploi. C’est probablement ce qui est le plus indiqué si vous débutez dans la fabrication de savon maison compte tenu de de la toxicité de la substance.




Ingrédients facultatifs

  • Les colorants

Naturellement, le savon aura une couleur allant du jaune pâle au vert clair selon les matières grasses utilisées. L’huile d’avocat aura ainsi tendance à colorer le savon en vert et les germes de blé donneront un jaune orangé.

Les colorants sont classés selon la norme INCI qui liste toutes les substances autorisées en cosmétique. On identifie les colorants grâce aux lettres CI (pour Colour Index) suivi de chiffres.

Les colorants sont pour la plupart issus de l’industrie pétrochimique (à l’exception des CI75 qui sont naturels et des CI77 qui sont des métaux oxydés). Ils sont d’une redoutable efficacité et confèrent des couleurs très vives aux savons. 

Les colorants de synthèse ne sont malheureusement pas connus pour être sains ni écologiques.

Il est cependant possible d’opter pour des alternatives naturelles:

  • Des épices (comme le curcuma par exemple),
  • Du cacao,
  • Des fleurs (garance, orcanette…),
  • Des infusions de thé, cafés,
  • Etc.

Ces colorants sont naturels et biodégradables mais il sera plus difficile voire impossible d’obtenir des teintes aussi vives et franches qu’avec les colorants de synthèse.

Toujours est-il que la couleur du savon ne conditionne pas le bon nettoyage du corps. La fonction des colorants, est seulement de rendre le produit plus attrayant.

  • Les parfums

L’ajout de parfum est complètement facultatif, sans cela les savons auront tout simplement une odeur de savon. L’ajout de fragrance ne conditionne pas la qualité fonctionnelle du produit. Autrement dit, l’odeur n’impacte aucunement sur le potentiel nettoyant du savon.

Si vous souhaitez tout de même ajouter du parfum aux savons, il est possible d’opter pour des parfums 100% naturels élaborés par des parfumeurs.

Pour personnaliser encore plus le cosmétique, un mélange maison d’huiles essentielles est également une possibilité. Cependant, elles sont peu utilisées pour les saponifications à froid car coûteuses et susceptibles d’être dégradées par la soude.

Un total de 2 à 5% de substances odorantes est en général suffisant pour parfumer les savons. 

Quelques précautions sont à observer concernant les huiles essentielles, il ne faut pas les utiliser pour des produits destinés aux femmes enceintes, allaitantes et aux enfants.

Il est nécessaire de vérifier avant l’achat de parfum ou d’huiles essentielles que ces fragrances sont stables avec la saponification. Ce n’est pas toujours le cas et il est conseillé de demander au fournisseur comment le produit est susceptible de réagir.

Les étapes de fabrication

  • Étape 1: Choisir les matières grasses

En plus de déterminer les propriétés et bienfaits du savon final, c’est le choix des matières grasses qui déterminera la teneur en solution de soude nécessaire à la saponification.

Se référer aux tableaux ci-dessous relatifs aux bienfaits des corps gras et au tableau sur les aspects fonctionnels des huiles.

  • Étape 2: Calculer la teneur en soude et élaborer la solution

La teneur en soude du mélange doit être très précisément calculée car en excès, toute la soude ne sera pas transformée par la saponification. Au contraire, si le mélange ne contient pas assez de soude, on risque d’obtenir un savon trop mou.

Il existe des calculateurs en ligne permettant, selon les matières grasses utilisées, de déterminer la concentration en soude nécessaire à la saponification.

Il suffit de sélectionner les matières grasses et les grammages utilisés dans la recette et ces outils calculent automatiquement les grammages en soude et en eau à employer. 

 

  • Étape 3: Mélanger les matières grasses et la solution de soude.

Une fois les matières grasses sélectionnées et la solution de soude est à température ambiante, les deux composants peuvent être mélangés avec précaution.

Il faut travailler petit-à-petit avec délicatesse. D’un mélange translucide, se formera une pâte opaque. Lorsqu’une trace reste visible à la surface de la pâte après avoir laissé écouler le mélange en filet, cela signifie que la préparation est prête pour l’étape facultative ou le moulage.

  • Étape Facultative: L’ajout de colorant ou d’huile pour le surgras

C’est après l’étape de mélange qu’il est possible d’ajouter les colorants, le(s) parfum(s) ou une matière grasse au choix.

Mélanger délicatement le tout avant de verser (assez rapidement pour éviter la solidification) dans les moules.

  • Étape 4: Le moulage
  • Étape 5: La saponification

C’est une étape durant laquelle seule la patience est requise puisqu’il faut au moins 24h pour que la saponification se fasse totalement.

Il est conseillé de couvrir les moules de film alimentaire et les placer dans une pièce à l’abri de la lumière et à température ambiante.

À cette étape, il est possible d’observer sur les savons une “phase de gel”. En fonction de la température de la pièce notamment, le savon peut se mettre à chauffer, voire devenir bouillant. C’est un phénomène connu des savonniers qui peuvent choisir de le mettre à profit pour accentuer ou bloquer certaines colorations. 

La phase de gel n’influe aucunement sur la qualité finale du savon.

  • Étape 6: Le séchage

Une fois la saponification terminée, il est temps de démouler les savons et de les placer dans une salle aérée, à l’abri de la lumière, de l’humidité et à température ambiante constante. Cette étape permet aux savons de sécher et durcir et dure entre 4 à 6 semaines.




Recettes

Recette de onefootprintontheworld

Ingrédients pour environ 1kg de savon

  • 450g d’huile d’olive
  • 250g  d’huile de coco
  • 100g d’huile de tournesol
  • 108g de soude
  • 302g d’eau
  • Facultatif : huiles essentielles (10-15ml)

Cette recette a été élaborée, testée et approuvée par onefootprintontheworl, il est très important de la suivre au gramme près lorsque vous débutez. (les ingrédients doivent être pesés grâce à une balance de précision)

Attention: la soude doit être manipulé avec l’équipement de protection listé plus haut dans le passage sur cet ingrédient.

Il ne faut pas mettre la soude en contact avec du zinc, de l’aluminium, ou de l’étain, favoriser le matériau poreux.

Il est conseillé de préparer un bac d’eau vinaigré qui pourra neutraliser la soude en cas de projections et une bassine d’eau froide dans laquelle il faudra placer la solution de soude pour abaisser la température.

 Verser la soude dans l’eau et jamais l’inverse!

 Verser la solution de soude dans l’huile et jamais l’inverse!

  1. Protégez le plan de travail (des journaux font très bien l’affaire),
  2. Faire fondre l’huile de coco dans un bain-marie,
  3. Munissez-vous de l’équipement de protection et placez-vous dans une pièce où l’air circule Préparez le mélange eau/soude, il faut un récipient résistant à la chaleur puisque la solution va monter en température! Verser la soude dans l’eau puis remuer très doucement avec une spatule (risque de projections!). Attendre jusqu’à dissolution complète de la soude en veillant à ne pas respirer les vapeurs.

Surveiller la température: elle doit descendre à 29°C.

  1. Pendant que la solution refroidi, ajouter les huiles végétales dans l’huile de coco fondue,
  2.   Hors du feu, Verser lentement la solution de soude dans l’huile,
  3. Le mélange ainsi fait, mélanger au mixer plongeant. L’arrêter régulièrement afin que le moteur ne chauffe pas.

Le mixage est fini à l’apparition d’une trace: une trace se forme lorsqu’on fait tomber une goutte à la surface de la pâte,

  1. Facultatif: ajouter les huiles essentielles, 
  2. Verser la pâte dans les moules choisis,
  3. Recouvrir d’un film plastique et laisser reposer 24h. Si au bout de 24h, le savon est encore mou, il est possible d’attendre 24h de plus, 
  4. Démouler les savons et les laisser sécher 4 semaines sur des grilles à l’abris de la lumière, dans une pièce aérée et tempérée,

Comment choisir son savon naturel ?

Types de peaux

Pour chaque type de peaux, certains corps gras sont plus indiqués que d’autres. Ci-dessous, un tableau reprenant des huiles végétales et beurres végétaux selon les types de peau.

Cette liste est non exhaustive, il existe une multitude de combinaison de matières grasses.

Privilégiez des huiles et beurres produits près de chez vous afin de limiter l’impact carbone du transport et soutenir le commerce local. Malheureusement, dans le cas des beurres végétaux, le choix en production locale, européenne et française semble restreint.

Corps Gras
Beurres Huiles
Types de peau
Peau Acnéique Kombo Jojoba, Baies de Laurier
Peau sèche Amande Douce,
Avocat, Cacao,
Mangue, Olive
Amande douce, argan, Avocat, Avoine, Baies de Lauriers, Bourrache, Camélia, Cerise, Chanvre, Coco, Germes de blé
Peau abîmée Amande Douce, Avocat Amande douce, Camélia, Coco, Framboise, Germes de blé
Peau mature Avocat, Cacao, Mangue, Olive Abricot, Argan, Avocat, Avoine, Bourrache, Camélia, Cerise, Chanvre, Framboise
Peau irritée Karité, Olive Bourrache,

Utilisation et Aspects fonctionnels

En plus des bienfaits sur la peau, les matières grasses choisies pour la recette auront des aspects fonctionnels. C’est à dire qu’ils conditionnent la texture du savon, son application, ses propriétés moussantes, sa dureté…

Voici un aperçu des huiles et beurres vu par ces aspects.

Aspects fonctionnels
Onctueux Moussant Douceur Résistance à l’oxydation
Abricot ** ** ** **
Amande Douce ** ** *** ***
Argan ** ** ** **
Avocat *** ** ** ***
Cacao * * * ***
Coco ** *** ** ***
Karité ** ** ** ***
Noisette *** ** *** ***
Olive *** * *** ***
Pépins de Raisins ** *** ** *
Ricin * ** ** ***
Sésame ** * ** **
Tournesol ** * ** *

Les échelles de valeurs sont disponibles ci-dessous:

Onctuosité Peu onctueux Moyenne Importante
* ** ***
Mousse Très peu de mousse Mousse fine Abondante
* ** ***
Douceur Dur Doux Très doux
* ** ***
Résistance à l’oxydation Peu résistant Moyennement résistant Résistant
* ** ***

Le potentiel oxydatif désigne la sensibilité de la matière grasse au rancissement. Certaines huiles et beurre s’oxydent plus rapidement que d’autres. Ainsi, “Peu résistant” désigne un corps gras qui aura tendance à s’oxyder rapidement tandis que “résistant” démontre d’une résistance au temps (un produit qui rancit moins vite).

Dans tous les cas, les savons peuvent être conservés durant toutes la durée de leur utilisation.

Petit bonus: il est possible fabriquer son beurre végétal maison. Pour cela il vous suffit de mixer 300 gr de la denrée choisie (amandes par exemple). Le mixage peut durer jusqu’à 15 mn et doit faire apparaître une pâte assez homogène. Il est possible d’agrémenter d’eau ou d’une autre huile végétale pour adapter la texture.

Cependant, pour une confection maison, on ne peut donner de notion de temps de conservation puisque dans le commerce, les produits sont soumis à des tests afin d’en déterminer les dates ainsi que les ambiances de conservations nécessaires au cosmétique.




Labels de qualités

  • Saf

Le logo “saf” permet d’identifier les savons élaborés selon la méthode de la saponification à froid. Il n’est cependant pas obligatoirement apposé sur l’emballage. S’il est de plus en plus répandu, certains produits comportent tout simplement une mention “savon à froid” ou “saponification à froid”.  

Dans tous les cas, cette méthode est indiquée sur l’emballage puisque c’est un critère de savoir-faire et de qualité.

  • ASSAF

L’ “Association des savonniers par saponification à froid” regroupe des professionnels ayant pour vocation de valoriser le savoir-faire de la saponification à froid. Un code couleur du logo classe le produit selon plusieurs niveaux:

  • Logo bleu et noir: atteste du respect de la charte officielle de la saponification à froid,
  • Logo vert: En plus de la charte du savon à froid, le produit suit le cahier des charges “Nature et Progrès”

 

  • Slow cosmétique

Cette mention récompense gratuitement les marques qui respectent non pas un cahier des charges mais certains critères incontournables. 

Parmi ces derniers on retrouve:

  • L’absence d’ingrédients issus de l’industrie pétrochimique, 
  • En vertu du principe de précaution, aucun ingrédient suspect n’entre dans la recette,
  • La composition du produit ne contient QUE des substances bénéfiques pour la peau,
  • Pas de greenwashing, que des promesses réalisables.

En cas d’interrogations sur un savon, il est possible de prendre contact avec une association de savonniers telle que l’ADNS (Association Des Nouveaux Savonniers).

Avantages/Inconvénients des savons naturels

Avantages

  • Meilleure transparence,
  • Moins d’ingrédients dans la recette,
  • La plupart des composants polluants et toxiques sont évités,
  • Possibilité d’opter pour une alternative zéro-déchet grâce au savon solide,
  • Nombreuses alternatives de savons naturels,
  • Plus respectueux pour la peau,
  • Ils durent plus longtemps,
  • Zéro-déchets car peu d’emballages,
  • S’adaptent aux types de peaux.

Inconvénients

  • Il faut garder un minimum de vigilance sur la composition,
  • Risque de greenwashing,
  • Plus coûteux à l’achat,
  • Fabrication maison plus technique que les autres cosmétiques.
Si vous n’avez pas le temps de fabriquer votre propre savon, nous vous recommandons vivement celui de l’entreprise française “Comme avant“. Leurs produits sont irréprochables et de fabrication artisanale.

Sources

https://www.toutvert.fr/comment-fabriquer-du-savon/
http://www.ecoconso.be/fr/content/quel-savon-choisir-pour-se-laver-au-naturel
https://saponification.org/
https://www.aufeminin.com/soins-corps/savon-noir-s692096.html
https://www.consoglobe.com/savon-alep-purete-fait-merveille-3133-cg/2
https://www.oolution.com/bloog/blog/2014/04/30/comparatif-labels-bio-en-cosmetiques/
https://box-evidence.com/beaute-bio/labels/
https://www.lecurionaute.fr/enquete-guide-achat-trouver-vrai-veritable-savon-de-marseille-test-conseils/
http://www.lecurionaute.fr/savon-de-marseille-huile-olive-palme-coprah-label-arnaque/
http://hygiene-et-savon2.e-monsite.com/pages/ii-la-composition-et-le-fonctionnement-du-savon/la-saponification-et-fabrication.html
https://www.lasavonneriedemilie.fr/la-fabrication/
https://cosmeticobs.com/fr/ingredient-cosmetique/glycerin-1/
https://www.zenzishop.com/saf/
https://biosportsante.com/quest-ce-quun-savon/
https://leslitseescitronnees.com/2011/02/07/faire-un-savon-a-froid-etape-par-etape/
https://salysavons.fr/la-saponification-a-froid/
https://laveritesurlescosmetiques.com/recherche-inci.php
http://www.soapacadabra.fr/archives/2011/08/10/21768903.html
https://www.slow-cosmetique.com/le-mag/la-verite-sur-les-huiles-seches/
https://laboratoires-plantaurel.com/fr/savon-sans-savon-syndet
https://www.consoglobe.com/cosmetiques-sans-huile-de-palme-cg
https://www.laboratoires-roig.com/blog/huiles-vegetales-minerales-esterifiees-en-cosmetique-quelles-sont-celles-a-eviter-et-comment-sy-retrouver–n25
https://www.consoglobe.com/cosmetiques-sans-huile-de-palme-cg
http://onefootprintontheworld.com/savons-maison-saponifies-a-froid-recette-facile/

A propos de l’auteur

“Après des études de cuisine et en vertu de l’amour qu’elle porte pour la gastronomie, Léonne Thellier se prend de passion pour l’aspect bien-être et santé du secteur et entame une formation d’ingénieur “alimentation et santé” en apprentissage.
Persuadée de l’importance d’une cuisine saine pour le corps et l’esprit, elle essaye tant bien que mal de ne pas traumatiser son entourage par son côté food-maniac.

Toujours à l’affût de bons plans, elle aime voyager, faire des rencontres, et découvrir de nouvelles cultures culinaires. Léonne aime se fixer des objectifs et les atteindre. Déracinée de sa vallée de la Loire natale, elle poursuit son parcours professionnel entre la Picardie et la région Centre.”

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