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Coupe menstruelle – Tout ce qu’il faut savoir

By dans le corps

Coupe menstruelle – Tout ce qu’il faut savoir

tampon coupe menstruelle

La coupe menstruelle est une protection hygiénique pour les règles. Malgré une popularité récente, ce n’est pas une invention si nouvelle. Dès 1867, des inventeurs s’emploient à concevoir et développer ces appareils.

La cup telle que nous la connaissons aujourd’hui trouve son origine dans les années 1930. Un brevet datant de 1934 de Mr. Lester J Goddard dépose un outil périodique répondant au doux nom de “réceptacle vaginal”. 

L’actrice et inventrice Léona Chalmers est à l’origine de la “Daintette”, soit la première cup ayant été lancée sur le marché. Léona Chalmers défend la cup comme étant plus sûre et plus hygiéniques pour les femmes.

Des tentatives de commercialisation peu fructueuses s’ensuivent alors. Question de timing, de marketing ou bien de moeurs, toujours est-il que la cup ne fait pas sensation.

En parallèle, les tampons jetables avec applicateurs arrivent sur le marché, rencontrant un grand succès qui éclipsera petit à petit la cup, boudée par les femmes.

Par conséquent, la cup mettra plus de 80 ans à reconquérir les femmes. De nouvelles problématiques écologiques naissent, posant question sur la quantité de tampons et serviettes hygiéniques jetées.




Comment ça marche?

Insérer la cup

La coupe menstruelle est un outil assez simple. Le fonctionnement est globalement le même que pour un tampon. Il suffit de l’insérer dans le vagin. Mais le mieux c’est de montrer cela en dessin.

mise en place cup

Il existe plusieurs façon de plier la cup, en “s”, en “v” ou bien en “y”… L’essentiel est qu’elle soit bien placée. Et pour cela tous les moyens sont bons!

Retirer la cup

Pour la retirer, il suffit de pincer l’extrémité de la cup pour provoquer un appel d’air et ainsi ôter la cup comme sur le dessin ci-dessus:

Quelques positions sont plus optimales que d’autres pour retirer la coupe. Avant d’être une “cupeuse” aguerrie, elles pourront vous être utiles:

  • Accroupie

L’accroupissement raccourcit le canal vaginal et facilite donc cette étape en rapprochant la cup de l’entrée du vagin. Il est plus facile de pousser sur les muscles du vagin dans cette position.

  • Assise sur les toilettes

Cette position permet de retirer la cup en évitant d’éclabousser le sol. Elle permet, tout comme la position accroupie de replacer la cup à un endroit atteignable.

  • Un jambe sur le rebord de la baignoire

Un peu acrobatique, cette position permet néanmoins de contracter les muscles et pousser la cup.

Stériliser la cup

La stérilisation de la cup, permet comme pour les pots de confiture de détruire tous les micro-organismes qui ne manquent pas d’être présents sur la cup après utilisation.

La flore vaginale naturellement présente s’autorégule et permet même de protéger les parties intimes. Néanmoins, cette flore n’a rien à faire sur la cup lorsque vous aurez fini de l’utiliser.

Durant le cycle 

La cup doit être vidée toutes les 8h maximum. Pour cela, il suffit de la retirer, vider le sang menstruel puis la rincer à l’eau claire. Elle doit être nettoyée scrupuleusement sans oublier les petits trous permettant les appels d’air. 

Il est vivement recommandée de la nettoyer avec un savon neutre comme du savon de marseille ou d’alep, sans oublier de la rincer soigneusement.

Après ce nettoyage, la cup peut tranquillement être réutilisée. 

Pour la désinfecter

La cup doit être désinfectée/stérilisée dès que possible, au minimum à chaque début et fin de cycle.

Pour cela, il existe des pastilles désinfectantes également utilisées pour les biberons ou les tétines par exemple. Il suffit de les dissoudre dans de l’eau avant d’y laisser tremper la cup.

Il est également possible d’acheter un stérilisateur qu’on remplit d’eau et dans lequel on place la cup. Certains stérilisateur passent au micro-ondes (cette technique est discutable). 

Si non, la cup peut être placée dans une casserole d’eau bouillante et laissée 10 mn environ. Vous pouvez la caler dans un fouet en inox afin d’éviter qu’elle ne touche les bords de la casserole et éviter qu’elle ne s’abîme. Bien sûr, cette technique implique un matériel propre et nettoyé.

Si vous possédez deux cups, cela permet d’avoir un roulement et de toujours en avoir une de stérilisée sous la main.




Combien de temps la garder?

Beaucoup de fabricants recommandent de garder la cup 12h au maximum. Mais le principe de précaution quant au peu de recul et aux risques de SCT (Syndrome du Choc Toxique) dicte plutôt une durée maximale de 8-10h. 

La plupart des industriels reviennent d’ailleurs sur les 12h initialement préconisées. 

Ensuite, une cup a une durée de vie de 5 ans environ. Si vous constatez qu’elle brunit, ou commence à sentir entre temps, il existe une multitude de conseils sur internet (bain de vinaigre blanc…).

Conseils

coupe menstruelle

Pour bien appréhender l’insertion de sa coupe menstruelle voici quelques conseils:

  • Lisez les instructions et recommandations du fabricant,
  • Pas de panique si vous n’y arrivez pas du premier coup,
  • Faites confiance à vos muscles pelviens,
  • Gardez en tête que c’est comme un tampon,
  • Trouvez votre propre pliage de cup si celui du dessin ne fonctionne pas,
  • Vérifiez que la cup est bien ouverte (afin d’éviter les fuites),

Comment choisir sa coupe menstruelle?

Il existe des cups de plusieurs tailles, rigidité et couleur qui s’adaptent à toutes les femmes. L’étape du choix de la cup est particulièrement important, une foule de cups différentes étant proposée, il peut s’avérer difficile.

La plupart des sites d’achats de cup guident très bien l’achat en posant toutes une série de questions qui sont généralement :

  • Est-ce que le flux est abondant?
  • Est-ce que vous avez déjà accouché par voie basse?
  • Quel est votre âge? Poids? Taille?

Il existe des cups plus rigides garantissant une meilleure tenue lors de pratiques sportives, il est également possible de trouver des cups spécialement pour les jeunes filles n’ayant pas eu de rapport sexuels. 

Certains distributeurs proposent une très grandes variétés de choix allant au delà des tailles (S,M,L) et de la rigidité en proposant également de choisir la tige (qui est utile pour retirer la cup), la couleur…

Ces aspects ne sont pas essentiels, ce sont vraiment la taille est la souplesse de la cup qui importent. Sur ces deux paramètres, les sites vous guideront parfaitement.

Néanmoins, si lors des premiers essais, vous vous heurtez à des problèmes, ne baissez pas les bras tout de suite. 

Il est important de garder à l’esprit que la cup est une protection qui est conçu pour se décliner et s’adapter à tous types de femmes. Ce qui convient à l’une, peut gêner l’autre. De nombreux outils en ligne dispensent des conseils sur le type de cup adaptée.

Autres alternatives

Outre la cup menstruelle, il existe quelques autres alternatives qui ne seront pas détaillées dans cet article :

  • la culotte menstruelle,
  • la pratique du flux instinctif,
  • les serviettes réutilisables.

Comment parer les soucis éventuels?

Ce n’est pas parce que la cup convient à beaucoup de femmes que ce sera le cas pour vous. Il est possible que ce type de protection ne soit pas vraiment fait pour vous. Certaines problématiques peuvent cependant être évitées grâce à des astuces simples.

Flux épais

Certaines femmes témoignent d’un flux épais obstruant les trous et gênant ainsi l’appel d’air qui aide à retirer la cup. Pour pallier à cela, il existe des cups spéciales avec des trous plus larges. Sinon, il est toujours possible d’agrandir manuellement les trous avec des ciseaux ou un cutter. N’oubliez pas de désinfecter le matériel et stériliser la cup après coup. 

La tige dépasse

Une fois la cup insérée, certaines femmes peuvent être gênées par la tige qui dépasse du vagin. Il est possible que le vagin ne soit pas très profond. Dans ce cas il suffit de couper un peu la tige.

La cup part loin

La cup peut parfois remonter toute seule, surtout la nuit ou lors de pratiques sportives. Cela peut étonner mais ce n’est pas grave et elle ne sera dans tous les cas jamais perdue!

Le vagin fait généralement entre 6 à 8 cm de profondeur. Il peut cependant atteindre jusqu’à 15 cm de profondeur lors de stimulations sexuelles.

Si la cup n’est pas à l’entrée du vagin, elle est donc remontée plus loin. La meilleure solution est donc de se détendre et d’attendre un peu, afin de réessayer un peu plus tard. Afin d’éviter tout débordement durant ce laps de temps, pensez seulement à mettre une serviette.

Il pourra vous arriver de devoir solliciter vos muscles pelviens afin de pousser la cup vers la sortie. Une fois trouvée, n’oubliez pas de rompre l’aspiration en créant un appel d’air.

Si après plusieurs tentatives cela ne fonctionne toujours pas, il est toujours temps de demander à un médecin.  Ces situations extrêmes sont susceptibles d’arriver mais cela reste très rare.




Fuites

Si des fuites de sang menstruelles sont à déplorer lors de l’utilisation de la cup c’est qu’elle n’est pas adaptée au flux. Lorsqu’elle est trop petite, elle ne reste pas en position, n’assurant pas une protection hermétique. La cup aura alors tendance à remonter voire se retourner dans le vagin, la rendant difficile à retirer. Trop grosse, la cup aura du mal à se déplier totalement dans le vagin et pourra même causer une gêne ou des douleurs.  

Avantages/Inconvénients

Avantages

  • Économique : La cup coûte entre 15 et 35€, il est conseillé de la changer tous les 5 ans environ. Ce qui représente une belle économie de protections hygiéniques jetables!
  • Pratique: La cup s’utilise durant toute la durée des règles, il suffit de la vider, la rincer à l’eau chaude et de la réinsérer. 

Une fois bien positionnée, elle ne doit provoquer aucune gêne (même lors de pratiques sportives!) et limite les mauvaises odeurs.

Les cups sont moulées en un seul morceaux, sa structure lisse se retire facilement sans accrocher comme cela peut arriver avec les tampons.

Elle est discrète; légère et facilement transportable.

  • Écologique : La cup permet de réduire le nombre de déchets.
  • Saine : La cup n’empêche pas le choc toxique. Le matériau utilisé est néanmoins bactériostatique, imperméable et lisse. 

Inconvénients

  • Il faut être à l’aise avec son corps et ses menstruations. Lors des premières utilisations, il se peut que vous vous retrouviez avec un peu de sang sur les doigts voire que la cup ne déborde sur le carrelage de la salle-de bain.
  • Le silicone médical reste un plastique et pour le moment, il n’y a pas de recul quant à l’effet d’un contact prolongé de la muqueuse contre ces matériaux. Jusqu’à maintenant, les études ont conclu à une innocuité totale. 
  • Au niveau écologique, on évite des tonnes de déchets mais, le silicone reste un matériau issu du pétrole et donc polluant. 

Des articles relayant des dangers éventuelles?!

La cup ne prévient pas d’un éventuel choc toxique. Les SCT (syndrome du choc toxique) ne sont pas courants mais peuvent arriver. La vocation de la cup n’a jamais été de les prévenir. 

Le syndrome du choc toxique est une maladie infectieuse rare et aigüe causée par une bactérie libérant une toxine qui infecte le sang.

Il y a eu des cas de SCT imputables aux protections hygiéniques, mais cela peut également arriver après une blessure, un accouchement, une opération…

Le choc toxique provoqué par les protections hygiénique, cela serait essentiellement dû à un port intravaginal prolongé. 

De la même manière qu’un diaphragme gardé plus de 24h pourrait accroître le risque de choc toxique, c’est le cas pour les tampons et les cups également. Certains chercheurs recommandent ainsi de changer de protection hygiénique toutes les 4h et de ne jamais dépasser 8h de port.

De récents articles assènent ainsi que la cup serait autant, voire plus dangereuse que les tampons. 

Un petit point s’impose:

La prévention du choc toxique n’a jamais été un des arguments des défenseurs.euses de la cup qui se basent essentiellement sur les côtés écologiques et pratiques.

L’absence d’information sur les substances entrant dans la composition du tampon par contre elles sont pointées du doigt. La quantité de déchets générés par ces outils jetables est également décriée. 

Pour cause, les industriels restent très discrets sur la composition des protections hygiéniques intravaginales type “tampons” sur le marché. 

Bien qu’il s’agisse d’un produit en contact prolongé durant une bonne partie de la vie de nombreuses femmes, impossible de savoir à quoi elles sont exposées. 

Et c’est bien là que le bât blesse. Comment s’expliquer que malgré la grogne des femmes réclamant une transparence, aucune réglementation n’oblige les industriels à dévoiler la composition des tampons?

Cette article n’a pas pour vocation de persuader que la cup est la solution idéale. Le sujet des règles sort peu à peu du tabou qui l’entoure. 

Si la cup en convainc certaines, d’autres sont plus sceptiques. Peut-être que la protection hygiénique idéale n’a pas encore été inventée, peut-être qu’elle est en passe de l’être? Toujours est-il que la cup est une autre solution plus écologique, pratique et économique. 

À nous consommateurs.trices, de tendre l’oreille, réfléchir et continuer de nous informer sur les alternatives, et la composition des produits que l’on achète.

Sources

https://coupemenstruelle.net/nettoyage-entretien-cup-ne-le-negligez-pas/#sterilisation

Brevet du “réceptacle vaginal” de LESTER J. GODDARD

http://brevets-patents.ic.gc.ca/opic-cipo/cpd/fra/brevet/344707/sommaire.html#Details 

Photos de coupes menstruelles depuis 1937

http://www.mum.org/MenCups.htm#anchor619001

Outil en ligne pour choisir sa cup

https://outils.easycup.fr/choisir_coupe_menstruelle.php
https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/tampons-serviettes-cup-lesquels-choisir_2699266.html
https://patents.google.com/patent/US5827248A/en
https://www.quechoisir.org/actualite-tampons-periodiques-un-documentaire-qui-oublie-l-essentiel-n42844/
https://www.change.org/p/rendre-visible-la-composition-des-tampons-et-serviettes-hygi%C3%A8niques
https://www.economie.gouv.fr/dgccrf/securite-des-produits-dhygiene-feminine
https://www.60millions-mag.com/2016/03/07/tampons-et-serviettes-hygieniques-les-revelations-de-60-font-bouger-les-choses-10234

A propos de l’auteur

“Après des études de cuisine et en vertu de l’amour qu’elle porte pour la gastronomie, Léonne Thellier se prend de passion pour l’aspect bien-être et santé du secteur et entame une formation d’ingénieur “alimentation et santé” en apprentissage.
Persuadée de l’importance d’une cuisine saine pour le corps et l’esprit, elle essaye tant bien que mal de ne pas traumatiser son entourage par son côté food-maniac.

Toujours à l’affût de bons plans, elle aime voyager, faire des rencontres, et découvrir de nouvelles cultures culinaires. Léonne aime se fixer des objectifs et les atteindre. Déracinée de sa vallée de la Loire natale, elle poursuit son parcours professionnel entre la Picardie et la région Centre.”

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operation dent de sagesse

Opération des dents de sagesse : tout ce qu’il faut savoir.

By dans le corps, Soins

Opération des dents de sagesse : tout ce qu’il faut savoir.

operation dent de sagesse

L’extraction des dents de sagesse est un geste chirurgical fréquent lorsque celles-ci commencent à faire leur apparition chez les personnes de plus de 16 ans. 

On la réalise dans plusieurs cas :

  • Lorsque les dents sont enclavées,
  • si elles n’ont pas la place pour sortir normalement,
  • si elles sont mal positionnées. 

Ces cas de figure peuvent entraîner des douleurs et/ou des caries sur les dents d’à-côté justifiant ainsi l’opération. Il arrive parfois que les dents de sagesse entraînent un mauvais alignement des dents, faute de place. Cependant, certaines études ont montré que les dents de sagesse avaient au final un rôle mineur dans ce phénomène.

Autre cas de figure: la gencive autour de la dent de sagesse en partie sortie s’enflamme et s’infecte. 

On procède également à une opération dent de sagesse lorsque ces dernières sont cariées et ne peuvent plus bénéficier de soins traditionnels. 




Comment se déroule l’extraction des dents de sagesse ?

L’extraction dure en moyenne une demi-heure, rarement plus de trois-quarts d’heure.

Elle ne requiert qu’une simple anesthésie locale sauf cas particulier où les 4 dents de sagesse devraient être enlevées en même temps. Dans ce cas on procédera alors à une anesthésie générale. 

L’opération en elle-même ne provoque pas de douleurs contrairement à ce que l’on pourrait penser.

Après extraction et désinfection de la zone, le dentiste referme celle-ci avec des points de suture. La plupart se résorbent d’eux-mêmes, d’autres plus récalcitrants seront enlevés par le praticien lors de l’examen de suivi.

Extraction des dent de sagesse : quelques cas particuliers

Il arrive que le dentiste soit obligé de casser la dent afin de la retirer en plusieurs morceaux. En effet, les dents de sagesse, lorsqu’elles manquent de place, développent des racines tordues. Dans ce cas, leur arrachage est plus délicat. 

L’opération peut être rendue plus difficile également lorsque la dent n’est pas sortie en suivant le bon axe. 

L’extraction des dents de sagesse est réalisée par un chirurgien maxillo-facial. Le recours à l’anesthésie générale est rare mais peut se justifier si l’acte est compliqué ou si le patient est par exemple trop anxieux. Dans ce cas, l’opération a lieu le plus souvent en chirurgie ambulatoire, sans nécessiter d’hospitalisation nocturne.

Les suites de l’opération 

Plusieurs effets sont à attendre après l’opération : 

  1. Des douleurs. 

Celles-ci sont d’intensité variable et seront probablement plus importantes si l’opération a nécessité de fraiser l’os. Dans tous les cas, des antalgiques sont prescrits pour alléger au mieux la douleur ressentie. L’opération s’accompagne également de quelques saignements et d’un oedème.

  1. Gonflement (oedème)

L’opération va dans la quasi totalité des cas provoquer un gonflement des joues.

L’application d’une poche de glace aidera considérablement à faire dégonfler cet oedème.

Pendant les 48 heures qui vont suivre l’opération, il est fortement conseillé de prendre un soin tout particulier de sa bouche en ne se nourrissant que de nourriture mixée et froide.  Les bains de bouche ( seulement à partir du lendemain) feront partie de votre routine le temps de votre convalescence. Tabac, alcool, nourriture épicée et de manière générale tout ce qui est irritant est à proscrire.

Comptez 10 à 15 jours pour que la cicatrisation soit complète. Patience donc mais le plus dur est fait après les 2-3 premiers jours.

  1. Possibles complications

Tout acte médical peut entraîner des complications même si le chirurgien a parfaitement fait son travail. Ces complications sont en général très rares mais elles existent.

Elles vont de l’alvéolite (inflammation de l’alvéole dentaire) à l’infection. Quelques cas de figure ont montré une perte de sensibilité de la langue et de la lèvre inférieure. Encore une fois ce sont des cas rarissimes mais qui doivent quand même être évoqués 

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arreter le tabac

Comment arrêter de fumer ?

By Dans la tête, dans le corps

Comment arrêter de fumer? Le guide complet

arreter le tabac

En France, selon l’agence sanitaire Santé publique France, le tabagisme est la cause d’un décès sur huit, et constitue, comme dans nombre d’autres pays à travers le monde, la première cause de mortalité évitable. 

Vous souhaitez arrêter de fumer ? Vous avez déjà essayé sans avoir réussi ? Dans cet article, vous allez pouvoir apprendre à gérer votre sevrage, et découvrir quelques techniques de substitution à la cigarette pour une transition en douceur et réussie.

Et même si la première tentative peut ne pas être concluante, rappelez-vous que le jeu en vaut tout à fait la chandelle, puisque c’est votre santé et votre bien-être qui sont en jeu. 




Qu’est ce qui nous rend dépendant(e)s ?

Si vous êtes un ou une fumeur(se) invétéré(e), vous savez déjà à quel point arrêter peut être difficile. Et bien que certaines personnes prétendent que tout n’est qu’affaire de volonté, nous savons bien qu’en réalité c’est loin d’être le cas, et qu’une multitude d’autres facteurs entrent en jeu.

C’est pourquoi nous allons étudier d’abord les mécanismes en place, ainsi que les différentes substances qui sont à l’œuvre.

Tout commence dans le cerveau :

En fait, dans la cigarette, l’élément responsable de la dépendance est la nicotine. Comme pour l’alcool ou la drogue, il s’agit d’une molécule qui stimule ce que l’on appelle le « circuit de la récompense » dans le cerveau. Effectivement, la nicotine est une substance psychoactive ; c’est-à-dire qu’elle agit directement sur le cerveau, en se fixant sur certaines zones des neurones, ce qui a pour effet de les exciter. 

Or, à cause de la stimulation trop importante de ces zones, appelées « récepteurs nicotiniques », la production et/ou la libération de dopamine est modifiée. La dopamine, également nommée « hormone du plaisir », est un neurotransmetteur qui participe aux échanges au sein du système nerveux. Dans ce processus, elle est libérée en trop grande quantité, ce qui crée chez l’individu une sensation de bien-être, de plénitude, qui entraîne la dépendance. 

En effet, après un arrêt plus ou moins prolongé, le niveau de nicotine présent dans le corps baisse, ce qui provoque une sensation désagréable, du stress, de l’agitation. La personne est en manque et ressent le besoin de fumer à nouveau pour combler ce vide et retrouver cette sensation de satisfaction. La dépendance s’installe alors, et ne fait que s’aggraver dans le temps, au fur et à mesure que les récepteurs nicotiniques deviennent de moins en moins sensibles, et réclament de plus en plus de nicotine.

Si la nicotine reste la principale molécule en cause, des études récentes tendent à prouver qu’il existe également d’autres molécules, notamment présentes dans la fumée des cigarettes, qui contribuent à conserver plus longtemps la dopamine dans le sang, et donc à prolonger le plaisir : l’harmane et le norharmane. Et les recherches révèlent toujours plus de substances addictives ajoutées au tabac.

Différentes formes de dépendance : 

Ce processus chimique et biologique qui crée le manque constitue ce que l’on appelle la dépendance physique. Mais il existe également d’autres formes de dépendance.

  • La dépendance psychologique, par exemple, est plus difficile à percevoir et à abandonner. Elle est directement liée à la sensation de plaisir, de détente et de relaxation que procure la dopamine. Elle entraîne très vite des habitudes, des moments précis où fumer devient un réflexe. Dans ce cas, les fumeurs allument une cigarette après un repas, pour réfléchir, au téléphone, pour décompresser…
  • La dépendance environnementale ou comportementale, ensuite, est davantage liée aux pressions sociales, au contexte, à des lieux, des personnes… Autant de facteurs différents et propres à chacun qui provoquent l’envie, voire le besoin de fumer.
  • Enfin, certaines études sont en train d’être menées, et tendent déjà à révéler qu’il existerait un facteur de prédisposition génétique, qui influencerait l’attirance plus ou moins marquée de certaines personnes pour le tabac.

Pour finir, il existe aujourd’hui des tests internationaux qui visent à évaluer le degré et le type de dépendance à la nicotine : Le test de Fagerström, ou bien celui de Horn. En effet, mieux comprendre les différentes causes et sortes de dépendance à la cigarette permet de mieux identifier ses habitudes de consommation, afin de mettre en place des procédés de sevrage adaptés.




Déterminer ses habitudes et son degré de consommation

Arrêter de fumer, un véritable apprentissage :

Comme on l’a vu précédemment, l’accoutumance au tabac est directement liée à un processus biologique situé dans le cerveau. Autrement dit, pour en finir avec la cigarette, il faut réapprendre au cerveau à se passer de nicotine.

Et avant toute chose, il faut savoir que les anciens fumeurs qui ont réussi à arrêter dès leur premier essai sont très rares. Comme à l’école, l’apprentissage de désaccoutumance peut prendre plusieurs années. Avant de pouvoir cesser complètement et définitivement de fumer, on considère que quatre essais sont nécessaires en moyenne.

Gardez donc bien à l’esprit qu’aucune rechute n’est un échec, car toutes ces tentatives vous rapprochent un peu plus de votre objectif, tout en amplifiant votre motivation. Ainsi, même si votre sevrage n’a duré que quelques jours, il s’agit tout de même d’un signe positif, car votre cerveau aura déjà pu connaître une période sans cigarette, et vous saurez qu’une vie sans tabac est possible. Le processus de « désapprentissage » sera en marche !

Evaluer son niveau de dépendance :

Pour mettre le plus de chances de réussite de votre côté avant de commencer à arrêter de fumer, il est intéressant d’effectuer une estimation de votre rapport au tabac.

Pour cela, vous pouvez effectuer différents tests. Les tests de Horn et ceux de Fagerstrom, sont les deux bases fondamentales pour évaluer votre dépendance. Chacun porte sur un type de dépendance différent ; ils sont donc complémentaires.

  • Le test de Fagerstrom est un questionnaire sur vos habitudes de fumeur(se), qui évalue votre niveau de dépendance de manière quantifiable. En fait, vous allez répondre à diverses questions (à quel moment vous fumez votre première cigarette, s’il y a une cigarette dont il serait trop difficile de vous passer, etc). En fonction du résultat, vous obtiendrez un score sur 10, qui qualifiera votre niveau de dépendance : dépendance considérée comme nulle de 0 à 2, faible de 3 à 4, moyenne de 5 à 6 et forte de 7 à 10.
    Normalement, le test complet de Fagestrom comporte 6 questions. Mais il existe une version raccourcie, où le score est compris entre 0 et 6.
    Ici, il s’agit surtout d’évaluer votre dépendance physique.
  • Le test de Horn, lui, se concentre plutôt sur votre dépendance psychologique, c’est-à-dire toutes les sensations que le tabac vous procure et auxquelles vous devenez dépendant(e). Ainsi, comme l’on parvient à identifier les raisons qui vous poussent à fumer, on peut commencer à créer une base de travail pour cerner les objectifs de manière plus précise.
    En fait, chaque question correspond à une raison possible de fumer. A l’issue du test, vous obtenez un score pour chacune d’entre elle. Si ce score est supérieur à 10, c’est qu’il s’agit bel et bien d’une des causes de votre dépendance au tabac.

En fonction de vos résultats, plusieurs alternatives et solutions s’offriront à vous. Vous pourrez choisir d’essayer d’arrêter brutalement ou progressivement, d’avoir recours à une aide thérapeutique, ou bien d’aller consulter un tabacologue, par exemple. 

De fait, il s’agira désormais de mettre en place un planning de votre sevrage. 




Organiser son sevrage

Comment organiser de manière simple et efficace votre sevrage du tabac ?

Choisir le bon moment :

Définir de manière claire et précise ses objectifs peut être l’une des clefs du succès. Et choisir une date de début est un excellent pré-requis. Evidemment, aucune date n’est idéale ; ce qui importe, c’est que c’est vous qui l’avez choisie, selon votre rythme de vie et votre personnalité. Plusieurs facteurs peuvent influencer votre choix : 

  • Pendant un weekend, un congé, des vacances… Bref, lors d’un moment de détente. En effet, lorsque vous n’êtes plus soumis(e) au stress et aux habitudes quotidiennes, vous devenez alors plus capable d’aborder sereinement votre sevrage. Ce choix conviendra particulièrement aux fumeurs qui voient dans le tabac une aide pour lutter contre le stress. Toutefois, préparez-vous : une fois de retour dans votre quotidien, vos vieilles habitudes vont revenir, et il faudra alors leur résister.
  • Pendant le travail : au contraire, d’autres fumeur(se)s ne souhaitent pas vivre tous les désagréments du sevrage pendant leur  repos, et choisissent donc de le faire lors de leur période de travail. Néanmoins, avec toutes les techniques et les aides existant aujourd’hui, arrêter de fumer n’entraîne pas nécessairement de gros inconvénients. 
  • A une date symbolique : il peut s’agir d’un événement personnel (comme un anniversaire) ou plus général (rentrée, début d’année…). Choisir une date qui signifie quelque chose pour vous témoigne d’un véritable engagement, et peut constituer une source de motivation. Veillez cependant à ne pas vous mettre trop la pression.

arreter la cigaretteHarmoniser son temps et son lieu de vie : 

 Selon votre degré de dépendance, la cigarette occupe une place plus ou moins importante dans votre quotidien. Ainsi, lorsque vous arrêtez de fumer, faites attention à ne pas laisser ce nouveau laps de temps libre vous déstabiliser et vous donner envie de fumer pour passer le temps.

Alors, anticipez ! Prévoyez des activités, pour vous occuper le corps et l’esprit et vous éviter de repenser à l’envie de fumer. Il peut s’agir d’occupations longues (cinéma, promenades en plein air, sortie entre ami(e)s…) ou courtes (mini-séances de relaxation, automassages divers, activités manuelles…). Un seul mot d’ordre : prenez soin de vous et faites-vous plaisir. Plus l’activité que vous choisirez vous plaira, moins vous penserez à fumer.

De même, les études montrent que les ex-fumeurs qui avaient bien pensé à tout préparer pour leur sevrage, que ce soit leur temps ou leur logement, ont multiplié leurs chances d’arrêter de fumer par quatre.

En conséquence, vous pouvez d’ores et déjà essayer de transformer votre habitation en un lieu non-fumeur. Cela vous permettra de lutter contre les tentations. Par exemple, si vous avez l’habitude de toujours ranger vos cigarettes ou placer vos cendriers dans des endroits précis, commencez par vous en défaire pour ne pas être tenté(e). En outre, les particules de tabac restent longtemps fixées sur les murs, les tissus, etc. En lavant tout méticuleusement, vous éviterez le tabagisme passif et vous pourrez purifier l’air de votre intérieur.

Veiller à être entouré(e) :

Il n’y a pas de règle définie lors de l’arrêt du tabac : vous pouvez décider d’entreprendre le sevrage seul(e) ou avec de l’aide. Dans les deux cas, il est toujours plus facile d’affronter ce changement en sachant pouvoir compter sur quelqu’un.

  • Le soutien des proches : vous les solliciter en leur rappelant par exemple la date du début de votre sevrage et en veillant à ce qu’ils soient près de vous durant les premiers temps ; en organisant des activités qui vous feront penser à autre chose ; en dressant une liste de lieux où vous pourrez aller sans être tenté(e) de refumer… Si vous avez un(e) conjoint(e), proposez-lui d’arrêter ensemble, pour vous soutenir mutuellement. S’il ou elle refuse, il est toujours possible d’aider en ne proposant pas de cigarette, en ne fumant pas dans votre logement et/ou loin de vous. Enfin, rencontrer des personnes qui sont également en train d’arrêter de fumer peut vous aider à partager et à gagner de l’expérience.
  • L’aide d’un tabacologue : c’est un médecin spécialiste du tabac, qui en connaît tous les risques et peut vous aiguiller vers les techniques pour arrêter. Ensemble, vous pourrez établir votre profil de fumeur(se) et établir un programme personnalisé. On en trouve dans des hôpitaux ou des cabinets privés, et les consultations sont remboursées par la sécurité sociale.

Une fois que vous avez planifié tous les aspects de votre sevrage, il est temps de commencer à arrêter. Et si certain(e)s peuvent le faire brutalement, d’autres ont besoin d’une transition en douceur pour ne pas rechuter. 




La cigarette électronique : une bonne solution ?

Une solution qui fait débat :

L’attrait pour la cigarette électronique, ou e-cigarette, est relativement récent. Pour cette raison, les études scientifiques tendent à manquer sur le sujet. Si plus d’un Français sur cinq l’a déjà testée, les avis sont partagés à long terme : certain(e)s choisissent d’y recourir comme transition en douceur lors de leur sevrage quand d’autres préfèrent s’en tenir aux cigarettes traditionnelles.

Mais depuis 2016, le HSCP (Haut Conseil de Santé Publique) explique que l’on peut envisager l’e-cigarette comme une bonne façon de réduire et/ou de permettre d’arrêter la consommation de tabac. L’Institut national du cancer et le Haut conseil de la santé publique, eux, la placent au même niveau que les patchs nicotiniques et autres procédés. Et elle exposerait les fumeurs –actifs et passifs- à nettement moins de substances dangereuses que le tabac.

Ce qu’il faut savoir :

A la différence de son homologue, la e-cigarette n’est pas composée de tabac et ne nécessite aucune combustion. En fait, elle est élaborée à partir d’un dispositif qui permet de créer de la vapeur en chauffant un liquide aromatisé composé principalement de glycérol et de propylène glycol, et qui peut comporter –ou pas- de la nicotine. 

L’inquiétude principale à propos des dangers de l’e-cigarette concerne surtout les liquides aromatisés : un bon nombre d’entre eux seraient à la fois créateurs et fabriqués avec des substances potentiellement toxiques et cancérigènes. Pour cette raison, il est strictement interdit de vapoter dans certains lieux publics. Néanmoins, leur quantité dépend beaucoup du type d’ « e-cig » et de la façon dont elle est utilisée. Dans certaines d’entre elles, le taux de ces substances est comparable, voire inférieur, à celui présent dans les cigarettes traditionnelles.

En revanche, les e-cig qui contiennent de la nicotine créent elles aussi une dépendance. De même, on effectue à peu près toujours le même geste qu’avec une cigarette, qui fait lui aussi partie intégrante du processus de dépendance. Enfin, prenez garde au matériel que vous choisissez : on rapporte des cas d’explosion, causant des brûlures et des blessures, dues aux batteries qui étaient de qualité médiocres, ou bien qui avaient été modifiées par leur possesseur.

vie sans tabac

Comment choisir son e-cigarette : 

Avant toute chose, vous devez tenir compte de la puissance de l’appareil. Pour optimiser votre transition en douceur, optez plutôt pour une e-cigarette de faible puissance, c’est-à-dire de 20 watts maximum. Les plus puissantes seront plutôt utilisées par les gros fumeurs. Il existe, si vous le désirez, des kits pour débutants, surtout pour les petits ou moyens fumeurs. Si vous ne trouvez pas immédiatement ce qui vous convient, ne vous stressez surtout pas et testez-en plusieurs. Il s’agit d’une étape très importante ; si vous la réalisez mal, vous pourrez être tenté(e) de retourner au tabac.

Ensuite, la forme : il existe des appareils en forme de rectangle ou bien de tube. Choisissez celle qui vous convient le mieux, avec laquelle vous êtes le (la) plus à l’aise. Concernant l’autonomie, il existe, pour plus de confort, des e-cigarettes avec des batteries performantes.

Enfin, le e-liquide dépend entièrement de vos préférences en matière de goût, et vous pourrez choisir entre les très nombreuses saveurs qui circulent sur le marché. Toutefois, pour une transition réussie, il est plutôt conseillé de commencer par vapoter avec un goût tabac puis d’évoluer vers d’autres parfums. De même, veillez à sélectionner un liquide avec suffisamment de nicotine pour pallier tout manque éventuel. Vous saurez que vous aurez trouvé le bon dosage quand vous ressentirez une légère accroche en gorge. Puis vous pourrez diminuer les doses de nicotine progressivement jusqu’à être entièrement sevré(e).




Les méthodes douces

L’acupuncture et l’auriculothérapie

La première est une technique de médecine chinoise. En fait, on stimule certains points d’énergie stratégiques de l’organisme grâce à des aiguilles, afin d’en rétablir la bonne circulation. L’auriculothérapie, elle, mise au point par un français, se concentre uniquement sur les points d’énergie situés sur le pavillon de l’oreille.  Rassurez-vous, la mise en place des aiguilles est indolore.

Aujourd’hui, il n’existe pas d’étude scientifique qui puise prouver la pertinence – ou pas – de ces deux techniques pour arrêter de fumer lorsqu’elles sont utilisées comme unique moyen de sevrage. En revanche, leur efficacité est avérée concernant la gestion du stress, du manque, de la nervosité et de tous les désagréments qui peuvent survenir lorsque l’on cesse de fumer.

Par conséquent, si elle n’est pas efficace pour les gros fumeurs très dépendants à la nicotine, elle est tout à fait conseillée en accompagnement d’une autre méthode plus classique.

Hypnose et sophrologie

Elles font toutes deux appel au mécanisme de suggestion pour arrêter de fumer. En hypnose, on cherche à stimuler la part de vous, parfois inconsciente, qui souhaite arrêter de fumer en se focalisant notamment sur les raisons qui vous ont amené(e) à ce choix. En sophrologie, les nombreux exercices (visualisation, respiration, relaxation…) aident à combattre le stress et l’envie de reprendre. Dans les deux cas, vous devrez effectuer un entretien approfondi avec votre praticien afin de cibler vos attentes et de personnaliser le processus.

Encore une fois, les avis quant à l’efficacité de ces deux méthodes sont partagés. Trop peu d’études scientifiques ont été menées sur le sujet, mais de nombreux spécialistes les recommandent comme accompagnement ou lorsque d’autres méthodes ont échoué.

Un gros avantage cependant : toutes deux ne se contentent pas de vous accompagner pendant le processus de sevrage ; si vous en ressentez le besoin, vous pouvez également y avoir recours avant ou après, afin de vous préparer ou bien de vous aider à ne pas rechuter.

L’homéopathie

Elle constitue une aide importante lors de la phase de sevrage, notamment en ce qui concerne la gestion des symptômes tels que le stress, les troubles du sommeil, la nervosité, les fringales insatiables…

Là aussi, l’entretien avec le médecin est très important, puisque la mise en place du traitement en dépend. Les résultats varient d’une personne à l’autre. Chaque traitement est prescrit pour 6 mois, et une deuxième visite doit être effectuée pour en contrôler les résultats. Puis vous serez libre de choisir de revenir, ou non.

S’il n’existe là non plus pas suffisamment d’études scientifiques pour pouvoir affirmer l’efficacité de cette méthode, elle est néanmoins souvent utilisée par les personnes qui ne souhaitent pas souffrir d’effets secondaires.

Enfin, pour majorer vos progrès, il est fortement conseillé d’accompagner le traitement par d’autres efforts : limiter sa consommation de café et d’alcool, faire des activités, ne pas grignoter…

Finalement, à propos des médecines douces, souvenez-vous que votre disposition psychologique joue beaucoup : vous devez croire en ce que vous entreprenez, et ne pas vous décourager. 




Les alternatives médicamenteuses

Elles sont utilisées pour amoindrir, voire supprimer les symptômes de manque. Il existe de nombreux traitements.

La phytothérapie :

Son but est surtout de contrer, ou tout au moins d’atténuer les sentiments de relaxation et d’apaisement créés par la nicotine. On utilise donc beaucoup de médicaments à base de racines de réglisse et de calamus. Les quantités et la fréquence sont à déterminer avec votre médecin.

La varénicline :

En France, elle est commercialisée sous le nom de Champix, et ne peut être acquise que sur ordonnance.

Elle agit sur l’envie de fumer et la sensation de manque : en fait, les molécules vont se fixer sur les récepteurs nicotiniques (appelés alpha4bêta2), ce qui va réduire les effets de la nicotine sur le circuit de la récompense. Le système nerveux devient moins sensible à la nicotine, et fumer perd alors de son intérêt.

Des études ont montré qu’avec un accompagnement régulier et sérieux, les chances de ne pas fumer dans les 12 mois à venir étaient de 14 à 22 % plus grande que sans traitement.

Ce médicament est particulièrement adapté aux gros fumeurs. Il est fortement déconseillé aux femmes enceintes ou allaitantes, et des effets secondaires plus ou moins graves peuvent survenir.

Le Bupropion :

Comme on l’a vu dans la première leçon, la nicotine agit sur le système nerveux en se fixant sur les récepteurs neuronaux, ce qui libère de la dopamine, l’hormone du plaisir. Au tout début, le Buproprion était utilisé comme antidépresseur aux Etats-Unis, mais on s’est aperçu qu’il diminuait également l’envie de fumer.

De fait, il agit lui aussi sur le système nerveux en empêchant la recapture de la dopamine. Par conséquent, le plaisir de fumer diminue, ainsi que les symptômes de manque. 

Il est indiqué pour les fumeurs très dépendants, mais contre-indiqué pour les femmes enceintes et allaitantes. En outre, on ne peut le prendre qu’avec une prescription médicale, car les effets secondaires et les contre-indications sont nombreux ; pour cette raison, il fait l’objet d’une vigilance pharmaceutique accrue.

En France, il est commercialisé sous la marque Zyban. Certaines études montrent  qu’il diminue les (mal)chances de rechute de 15% par rapport à un comprimé placebo.

Vers un vaccin contre la nicotine :

Les chercheurs sont actuellement en train de travailler à l’élaboration d’un vaccin qui empêcherait la nicotine d’arriver jusqu’au cerveau, et donc qui rendrait le fait de fumer insatisfaisant, en bloquant la libération de dopamine.

Pour l’instant, aucun d’entre eux n’a été homologué, mais plusieurs sont en phase de test.

Les résultats des alternatives médicamenteuses ne séduisent pas tous les fumeurs souhaitant arrêter le tabac. Il existe heureusement une autre solution : les substituts nicotiniques.




Les substituts nicotiniques

Ce sont des produits qui contiennent de la nicotine, pour arrêter de fumer. Ils sont souvent recommandés en première intention dans le processus de sevrage, car certaines études révèlent que les chances de réussir à arrêter de fumer sont augmentées de 50 à 70%. Sur prescription d’un médecin, ils sont remboursés par l’Assurance Maladie.

L’un des arguments principaux en faveur de cette méthode est qu’ils permettent de lutter contre les effets indésirables du sevrage, comme le stress ou l’irritabilité. Ils existent sous de multiples formes. 

Les systèmes transdermiques :

Aussi appelés les timbres ou patchs, ils contiennent de la nicotine qu’ils diffusent à travers la peau en continu, de 16 à 24 heures. Les doses de nicotine varient de 5 à 21 mg, et sont donc adaptables au degré de dépendance de (de la) fumeur(se) pour être plus efficaces.

Il existe des risques de réactions locales aux patchs : pour les éviter, il est conseillé de changer de zone d’application. Vous pouvez conserver le patch, ou non, la nuit, particulièrement s’il ne vous empêche pas de dormir et que sans lui, vous ressentez le besoin de fumer le matin.

Les comprimés à sucer ou sublinguaux :

Ils sont surtout utilisés pour contrer les envies subites de fumer, et peuvent être combinés aux patchs. Les sublinguaux sont à laisser fondre sous la langue et dosés à 2 mg ; ceux à sucer contiennent 1 à 2 mg. Dans les deux cas, la nicotine est absorbée par la muqueuse buccale.

Au début du sevrage, 8 à 12 comprimés par jour sont conseillés, puis vous pourrez progressivement diminuer la dose. Chaque comprimé dure de 20 à 30 minutes ; il ne faut pas les croquer ni boire de café ou de jus de fruit acide avant ou en même temps que la prise, car cela en diminuerait l’efficacité.

Les inhalateurs :

Ils sont fabriqués avec un tube en plastique et une cartouche contenant de la nicotine. A chaque aspiration, 5 mg de nicotine environ sont libérés et passent à travers la muqueuse buccale dans le sang.

L’avantage est que vous gardez le geste de fumer, pour les plus dépendants, sans pour autant inhaler les substances toxiques de la cigarette. L’inconvénient est que justement, vous ne vous séparez pas de ce geste de dépendance. Ils conviennent à la fois aux fumeurs très ou peu dépendants, et aux arrêts brutaux comme progressifs.

Les gommes à mâcher :

Contenant entre 2 et 4 mg de nicotine et pouvant être parfumées, elles libèrent elles aussi la nicotine à travers la muqueuse buccale. Vous pouvez les utiliser soit lorsque l’envie de fumer vous reprend, soit régulièrement. Au début, 8 à 12 gommes sont utilisées, puis la dose diminue.

Attention : malgré son nom, il ne faut pas les utiliser comme des chewing-gums. Au contraire, le mieux est de les sucer quelques instants, puis mastiquer lentement, faire une pause, et recommencer. Chacune dure environ 30 minutes. Là aussi, évitez de boire du café et des jus de fruit acides avant de prendre la gomme pour une efficacité optimale.




Choisir la technique appropriée 

A chacun(e) sa solution :

Tout d’abord, gardez bien en tête que chaque personne, et donc chaque fumeur(se), est unique. Il n’y a par conséquent pas de méthode qui convienne à tous.

Afin de trouver la technique qui vous correspond, posez-vous d’abord plusieurs questions : 

  • Avez-vous déjà essayé d’arrêter, et comment ?
  • Cela a-t-il été efficace ? Etiez-vous satisfait(e) du résultat ? Si non, pourquoi ?
  • Voulez-vous recommencer avec la même méthode ?
  • Avez-vous déjà fait appel à un médecin ?
  • De quel type de dépendance faites-vous l’objet ?

Surtout, souvenez-vous que vous devez être motivé(e) avant d’entreprendre le sevrage. Il faut en croire en vous ! 

Des professionnels prêts à vous aider :

Si le choix s’avère vraiment difficile pour vous, ou bien si vous voulez entreprendre ce changement en étant accompagné(e) et soutenu(e), vous pouvez faire appel à un tabacologue, qui saura vous guider. 

Ce médecin spécialisé dans la connaissance du tabac pourra ainsi vous aider à caractériser votre dépendance, à déterminer ce qui vous donne envie de fumer (stress, colère, joie, ennui…) et la dose de nicotine dont vous avez besoin, puis à mettre en place un processus adapté.

Les séances s’inspirent des thérapies comportementales ; vous trouverez ensemble des comportements alternatifs à la cigarette et corrigerez vos mauvaises pensées (« j’ai absolument besoin de cette cigarette », par exemple), tout en (re)découvrant comment prendre soin de vous. Le tout premier entretien dure environ 45 minutes et est déterminant pour la suite.

Les séances sont remboursées par la Sécurité Sociale.

Peser le pour et le contre de chaque méthode :

Certes, il n’y a pas de solution-miracle qui convienne à tous, mais la combinaison de plusieurs méthodes peut s’avérer redoutable. Voici de quoi faire le point : 

1) La cigarette électronique :

  • Avantages : l’utiliser permet de réduire les risques liés au tabac (cancers, troubles cardiaques et respiratoires…), et le vapotage passif est à priori bien moins dangereux que le tabagisme passif.
  • Inconvénients : il s’agit d’un produit relativement récent, donc on ne peut pas affirmer avec certitude que son usage est sans aucun risque pour la santé. De plus, les utilisateurs continuent souvent de fumer des cigarettes en même temps, ce qui ne permet de réduire ni la dépendance, ni les risques liés au tabagisme.

2) Les méthodes douces

  • Avantages : ce sont des méthodes non-invasives, qui agissent sur la dépendance physique (auriculothérapie et acupuncture) ou bien psychologiques (hypnose), tout en évitant la prise de poids.
  • Inconvénients : elles ne conviennent pas à tous, et sont rarement utilisées seules. La motivation et la confiance jouent un grand rôle. 

3) Les alternatives médicamenteuses

  • Avantages : les études montrent que leur efficacité est meilleure que celle des substituts nicotiniques. Ils diminuent l’envie de fumer et les symptômes du sevrage.
  • Inconvénients : beaucoup d’effets secondaires peuvent apparaître, plus ou moins graves (insomnies, rêves anormaux, maux de tête, nausées…).

4) Les substituts nicotiniques

  • Avantages : la nicotine diffusée plus ou moins lentement (les gommes et comprimés sont rapides, les patchs moins) dans l’organisme permet de soulager plutôt rapidement les symptômes du manque. Excepté l’inhalateur, le geste de fumer n’est plus effectué, ce qui participe à vous rendre indépendant(e), et vous n’aspirez plus les substances toxiques (goudron, gaz irritants, monoxyde de carbone). Les différentes formes/saveurs/teneurs en nicotine permettent de s’adapter à vos besoins et à vos progrès. En outre, ils peuvent être utilisés de manière combinée.
  • Inconvénients : des symptômes désagréables peuvent apparaître en début d’utilisation (rougeurs et démangeaisons pour le patch ; irritation de la bouche, hoquet, brûlures d’estomac, troubles digestifs ou dentaires pour la gomme ; toux pour l’inhalateur ; troubles du sommeil pour tous), mais disparaissent après.

Une fois que vous aurez trouvé la bonne méthode et que vous aurez réussi à arrêter, le défi sera, au moins au début, de ne pas céder à la tentation de recommencer. 




Résister au désir de recommencer 

Ne soyez pas trop sévère avec vous-même :

La première chose à savoir, c’est que le sevrage prend du temps, et s’étend parfois sur plusieurs années. Comme nous l’avons vu précédemment, arrêter de fumer ne signifie pas nécessairement ne plus toucher à aucune cigarette du jour au lendemain. En outre, il faut différencier la rechute (la reprise constante de la cigarette, à la même fréquence, voire plus, qu’avant) d’un faux pas (une erreur occasionnelle qui ne rompt pas forcément le cours du sevrage). 

Quel que soit votre cas, ne vous flagellez pas. Vous pouvez arrêter pour un temps, et même si vous reprenez, votre cerveau aura pu voir qu’une vie sans tabac était possible, et votre corps aura commencé à se déshabituer. Tout arrêt, même temporaire, est une réussite.

Comme l’idéal est tout de même de parvenir à arrêter définitivement, nous allons donc ici nous concentrer sur les moyens de ne pas reprendre.

Analyser les raisons :

Est-ce à cause des symptômes du manque ? De la perte de motivation ? D’un drame personnel ou d’une situation de stress ? De sentiments de dépression ? De la pression de groupe ? De l’alcool ?

Depuis que vous fumez, vous avez été habitué(e) à sortir une cigarette dès qu’une des situations précitées survenait. Il est donc normal qu’elles vous tentent toujours. Le plus important est de cerner ce qui vous a fait retomber dans vos vieux travers, afin de l’éviter à l’avenir. Vous pourrez ainsi prendre les mesures qui s’imposent : éviter l’alcool, prendre un substitut nicotinique, dresser une liste des bénéfices du sevrage et des inconvénients du tabac, trouver une occupation pour vous détourner de la tentation, vous attaquer aux raisons de votre stress, vous détendre (yoga, musique, discussions…), etc.

Le plus important après est de songer le plus vite possible à arrêter de nouveau. Vous serez fort(e) d’une nouvelle expérience et aurez appris de vos erreurs, pour progresser dans votre processus de sevrage. Vous pouvez même dresser un tableau d’aide : 

Situation à risquesStratégie pour y résisterDegré de confiance en ma capacité à résister

Vous pourrez vous remémorer ce tableau pour ne pas rechuter. Parfois, organiser ses projets par écrit aide grandement à les accomplir.

Résister à la pression de groupe :

C’est l’une des causes de rechute les plus fréquentes. En effet, fumer peut aussi constituer une marque d’appartenance à un certain groupe, ou bien peut être une façon de socialiser avec d’autres personnes par exemple.

Par conséquent, en continuant à fréquenter des fumeurs lors d’un sevrage, vous multipliez vos risques de rechute ou d’accident. 

Dans un premier temps, il est donc conseillé d’éviter leur compagnie lorsqu’ils sont en train de fumer. De même, ne laissez pas ceux qui veulent absolument vous inciter à reprendre une cigarette gagner. Affirmez-vous, et affirmez vos bonnes résolutions. Expliquez que vous avez décidé de ne plus fumer, que vous vous êtes libéré(e) du tabac, que vous n’avez pas besoin de cigarette pour être heureux(se)… N’hésitez pas à revendiquer votre nouveau statut fermement et avec fierté. Qui sait, peut être allez-vous convaincre vos interlocuteurs d’arrêter également ! 

Si vous avez peur de renoncer face à la pression, vous pouvez aussi vous y préparer en répétant la scène à l’avance, par exemple. Réfléchissez à des arguments pour moucher celles et ceux qui douteraient de votre réussite, ou bien trouvez des réparties pleines d’humour pour désamorcer les tensions.

N’oubliez pas qu’il s’agit de votre décision. Personne n’a le droit de douter de vous. Il suffit d’y croire.




Arrêter de fumer sans prendre de poids

Quel lien entre tabac et prise de poids ?

Il y a plusieurs raisons, physiques et psychologiques, qui vous font perdre du poids lorsque vous fumez : 

  • A terme, le tabac endommage votre goût et votre odorat et coupe la faim en stabilisant votre glycémie (taux de sucre dans le sang) ; votre désir, votre plaisir et votre besoin de manger sont amoindris.
  • La nicotine stimule votre métabolisme de manière artificielle en augmentant les dépenses énergétiques, de 6% au repos et 12% lors d’un effort. Vous brûlez donc davantage de calories.
  • Comme on l’a vu, en augmentant la sécrétion d’hormone du plaisir, la nicotine agit comme anxiolytique. Ainsi, au lieu de manger du chocolat, on calme son stress avec une cigarette.
  • Vous tenez votre cigarette à la main et la portez à votre bouche ; or, ce sont les mêmes gestes que pour grignoter, ce qui contribue à moins manger.

Par conséquent, la plupart du temps, vous ne grossissez pas lorsque vous fumez ; vous reprenez simplement votre poids normal. Si vous n’êtes toujours pas convaincu(e), sachez également que les études démontrent que seul un tiers des ancien(ne)s fumeur(se)s prennent du poids, et qu’en moyenne, l’arrêt du tabac entraîne un gain de 2.8 kg pour les hommes et 3.8 pour les femmes. Cette prise se fait en général les trois premiers mois, et la plupart des ex-fumeur(se)s retournent à leur poids d’ « avant sevrage » dans les douze mois suivants.

Faire attention à son alimentation :

Attention : il ne s’agit certainement pas ici de faire un régime, mais simplement d’avoir une hygiène de vie saine. Le sevrage est déjà une étape un peu stressante pour votre corps, il est donc inutile forcer inutilement.

Evitez la surconsommation de produits trop gras ou sucrés. Ayez une alimentation variée et équilibrée, et ne lésinez pas sur les légumes et fruits frais. Souvent, les ex-fumeurs abusent des produits sucrés ; remplacez donc les tablettes de chocolats et barres de céréales par des fruits, et évitez de faire les courses le ventre vide.

Pendant votre sevrage, vous aurez davantage faim et serez sujet(te) à des fringales ; pour compenser, pensez bien à faire trois repas complets par jour, et n’en sautez aucun. Privilégiez les protéines maigres, mangez des féculents et fuyez les boissons qui donnent envie de fumer (alcool et café). Buvez beaucoup (eau, thé, tisanes…). Evitez de vous resservir, et sortez de table dès la fin du repas pour éviter les tentations. Enfin, appliquez-vous à prendre votre temps et à bien mastiquer.

Une autre astuce est de vous occuper la bouche sans manger, par exemple en utilisant des chewing-gums ou des bonbons sans sucre. Mais faites-le uniquement les premières semaines, si la tentation est trop dure ; si vous le faites trop longtemps, vous prendrez de mauvaises habitudes. Enfin, proscrivez absolument le grignotage, car plus vous grignoterez, plus les quantités augmenteront, et plus vous aurez de mal à arrêter. Si vraiment vous cédez, choisissez de manger des fruits.

Faire du sport :

Non seulement vous garderez la forme, mais en plus vous lutterez contre le stress. Le plus important n’est pas l’intensité de l’activité mais sa régularité. Nul besoin de vous faire souffrir : faites-vous plaisir ! 

Vous pouvez choisir un sport en club, seul(e) ou à plusieurs. Ou bien vous pouvez simplement effectuer quelques efforts au quotidien : choisissez les escaliers plutôt que l’ascenseur, si possible rendez-vous à votre travail à pieds ou à vélo, ou alors arrêtez vous un peu avant votre destination et finissez à pieds, marchez pour les petits trajets au lieu d’utiliser la voiture, choisissez des activités qui vous font bouger le weekend… L’idéal est de faire un effort de 30 minutes par jour, de manière continue ou fractionnée.

Si vraiment vous ne vous sentez pas confiant(e), vous pouvez toujours aller voir un nutritionniste qui saura vous conseiller, et vous ne serez pas obsédé(e) par votre poids.

Désormais, vous avez toutes les clefs en main pour un sevrage réussi. En espérant que vous avez apprécié cet article, nous vous souhaitons une agréable vie post-tabac !

Sources : 

https://www.futura-sciences.com/sante/definitions/medecine-nicotine-15746/
Doctissimo
Tabac-infoservice.fr

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Déodorant naturel, bio et efficace. Comment le choisir ou en fabriquer ?

By dans le corps, Soins

Déodorant naturel, bio et efficace. Comment le choisir ou en fabriquer ?

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Le déodorant naturel s’oppose par définition au déodorant industriel. Les déodorants classiques trouvés en grande surface peuvent contribuer à la pollution et être toxiques pour l’organisme.

Le déodorant est utilisé pour neutraliser les odeurs venant de la transpiration. Il n’a pas forcément comme fonction d’être anti-transpirant. 

La transpiration est un mécanisme physiologique très utile à notre organisme:

  • Elle thermorégule notre corps. La transpiration permet de maintenir la température du corps à une moyenne de 37°C,
  • Elle élimine les toxines et autres déchets du métabolisme,
  • Elle protège la peau par un film hydrolipidique qui hydrate et améliore l’efficacité du système immunitaire.

Le déodorant agit en neutralisant les bactéries qui, en se nourrissant de la sueur, produisent les mauvaises odeurs. 

La transpiration est une fonction inhérente à l’organisme et un signe de bonne santé. Elle ne doit pas être évitée. Cherchons plutôt comment lutter, sainement et naturellement, contre les mauvaises odeurs qui l’accompagnent.

Si vous n’avez pas le temps de fabriquer votre propre déodorant, nous vous recommandons vivement celui de l’entreprise française “Comme avant“. Leurs produits sont irréprochables et de fabrication artisanale.

Pourquoi éviter les déodorants industriels ?

Environnement

La pollution de l’air, nous le savons, représente un danger pour la santé humaine. Les rejets dans l’air de particules fines de produits ménagers et cosmétiques continuent d’augmenter.

En cause de cette pollution aux particules fines: les parfums, déodorants en spray, désodorisants pour la maison…

Les sprays sont particulièrement néfastes pour l’environnement puisqu’en plus des substances chimiques du produit en lui-même, des gaz propulseurs (hydrocarbure, propane, butane, isobutane…) sont libérés à chaque pression.

En plus de cette pollution de l’air, il faut ajouter les déchets générés par les emballages de ces produits cosmétiques. Ce sont autant de petits leviers d’actions vers une planète moins polluée. 

Santé

Certains composants des produits industriels ont un effet néfaste avéré ou suspecté sur nos organismes, en voici un aperçu:

  • Le Paraben: Propylparaben

Les parabens (PARAoxyBENzoates) sont des conservateurs utilisés pour éviter le développement de micro-organismes dans les produits. Mais cet additif est très controversé. Il pourrait favoriser le développement du cancer du sein et aurait des effets négatifs sur le système endocrinien et reproducteur. À ce jour les études de l’ASNM et l’EFSA chargées de réguler la mise sur le marché des substances n’ont pas officiellement conclu à un quelconque danger.

Ils sont identifiables car leurs noms sont composés de: “para” et/ou “benzoates”.

  • Le Cyclopentasiloxane

Ce dérivé du silicone est fortement suspecté d’être perturbateur endocrinien.

  • Le Phénoxyéthanol

Le phénoxyéthanol n’est pas considéré comme dangereux pour l’adulte. Il est utilisé comme conservateur pour ses propriétés antifongiques et antibactériennes. 

Son utilisation dans les produits destinés aux enfants de moins de 3 ans est cependant restreinte. Pour les autres populations, la teneur ne doit pas excéder 1%. Conformément au principe de précaution et au vue des incertitudes entourant encore le phénoxyéthanol, il est conseillé d’éviter cette substance.




  • Les Sels d’Aluminium

Les sels d’aluminium sont retrouvés dans les “anti-transpirants”, ils sont facilement repérables par des noms à rallonge contenant la mention “aluminium”.

Rappelons que la transpiration est importante pour le bon fonctionnement du corps et qu’il ne faut par conséquent pas chercher à la limiter.

Les données scientifiques concernant cette substances sont peu nombreuses. Le CSSC estime “qu’il n’existe pas de preuves que l’utilisation des anti-transpirants peut induire des niveaux de concentration sanguine en aluminium qui seraient dangereux pour la santé ». Autrement dit, c’est le niveau d’exposition qui est dangereux. 

Cela implique de savoir à quelle dose journalière nous sommes exposés, ce qui n’est pas le cas.

Des recommandations ont été émises à ce sujet. L’Affssaps conseille ainsi de limiter la teneur en sel d’aluminium à 0,6% dans les produits cosmétiques. 

Force est de constater qu’aucun de ces organismes n’a de pouvoir décisionnaire. Ainsi, les industriels ont libre choix de suivre ou non ces recommandations.

  • L’alcool

Tous les alcools ne sont pas néfastes pour la peau. Voici un tour d’horizon des alcools à éviter et ceux qui ne présentent pas de problèmes majeurs.

Les mentions: alcohol, alcohol denat ou isopropyl alcohol, indiquent des alcools ayant un impact négatif sur la peau. Ces molécules sont responsables de l’évaporation du film hydrolipidique protégeant naturellement la peau. En l’emportant, l’alcool contribue au dessèchement de la peau et peut engendrer des irritations. 

Certains alcools sont cependant neutres pour la peau. Comme l’alcool benzylique par exemple, qui est autorisé dans tous les cosmétiques (bio et conventionnels). Cette molécule ne reste pas moins  classée dans la liste des allergènes. Elle est donc soumise à indication obligatoire sur l’étiquetage. 

  • Allergènes divers

Au total, 26 substances parfumantes sont considérées comme allergènes dans les cosmétiques. La réglementation impose une information aux consommateurs par l’étiquetage. Malheureusement, la plupart des déodorants contiennent une ou plusieurs de ces substances limitant le choix pour les personnes allergiques.

Quelles alternatives aux déodorants industriels ?

deo naturel

Aussi, pour éviter ces produits suspects, il existe plusieurs alternatives:

Pour commencer, le terme “naturel” est un terme générique désignant les produits s’opposant à ceux de l’industrie.

Par ce terme, on entend désigner les alternatives plus saines et écologiques aux cosmétiques industriels.

Sur un packaging, ce n’est pas parce qu’il est écrit “naturel” que le cosmétique est systématiquement exempt des produits à éviter listés ci-dessus, ni qu’il ne contient aucune substance de synthèse.

Il n’y a pas de réglementation officielle concernant le terme “naturel”. Au mieux ce terme bénéficie d’un label privé avec un cahier des charges propre garantissant l’origine naturelle des produits utilisés. 

Lorsqu’un ingrédient dans un produit est indiqué comme “issu de l’agriculture biologique” cela signifie qu’il répond à la réglementation officielle de l’agriculture biologique.

Cela assure donc que les ingrédients sont issus d’un mode d’agriculture sans épandage de produits chimiques de synthèse, sans OGM…

Les cosmétiques naturels et biologiques ne permettent pas de lutter contre les ingrédients à outrance dans les produits, ni contre le gaspillage. Ils ont néanmoins le mérite de respecter des procédés de fabrication et des modes de productions plus respectueux de l’environnement et interdisent certaines substances de synthèses.

Encore faut-il avoir connaissance des cahiers des charges des différents labels pour faire son choix.
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  1. Tableau confrontant les mentions “biologiques” et “naturels” pour les cosmétiques
BiologiquesNaturels
Définitions légalesIl n’y a pas de réelle définition légale d’un cosmétique biologique ou naturel.
Une norme AFNOR publiée en 2017 vise à uniformiser les pratiques. Cette norme est cependant d’application volontaire.
Les mentions doivent donc être appuyés par un label émanant d’un organisme de certification.
Principes GénérauxContiennent un maximum d’ingrédient d’origine naturelle et issus de l’agriculture biologique.
Certaines substances jugées indésirables peuvent être interdites dans la composition (silicones et parfums de synthèse…).
Leurs processus de fabrication assurent le respect de l’environnement et des animaux.
Contiennent des substances d’origine naturelle (végétale, minérale, animale, qui ont été pas ou peu modifiés.
Les conservateurs peuvent être autorisés à condition de faire apparaître la mention “agent de conservation” sur le packaging.
LabelsDécernés par des organismes de certification privés répondant à leurs propres cahiers des charges :
– Parmi les labels français on retrouve : Ecocert, Qualité France, Nature et Progrès, Cosmébio…Les labels internationaux comptent: BDIH, Soil Association, Cosmos..
Même fonctionnement que pour les labels biologiques. Les labels répondent à un cahier des charges émanant d’organismes certificateurs privés.
Exemple de critères certifiantsLe label Ecocert impose 95% de produits d’origine naturelle pour ses deux labels “cosmétique biologique” et “cosmétique ecologique”.
Label “Cosmétique Biologique” :
– 95% minimum des ingrédients végétaux être issus de l’agriculture biologique
– 10% au moins du total des ingrédients issus de l’agriculture biologique.
Le label “Cosmétique Ecologique” :
– 50% d’ingrédients végétaux issus
– 5% du total des ingrédients issus de l’agriculture biologique.
La charte BDIH :
– Exclu les huiles minérales (paraffine) et le silicone
– Exclu les colorants et les parfums de synthèse.

Il existe cependant quelques constantes parmi les labels biologiques:

  • Les OGM sont interdits,
  • Pas d’huiles minérales (silicone, paraffine…),
  • Pas de parfums, colorants, pigments de synthèses,
  • Pas de conservateurs artificiels (phénoxyéthanol, paraben…)
  • Une majorité des ingrédients doivent être issus de l’agriculture biologique. 

Voici d’autres exemples de mentions qui peuvent être retrouvées sur les produits et comment les interpréter.

Les slow cosmétiques

Cette mention se distingue des autres en récompensant gratuitement les marques qui respectent non pas un cahier des charges mais certains critères incontournables. 

Parmis ces derniers on retrouve:

  • L’absence d’ingrédients issus de l’industrie pétrochimique, 
  • En vertu du principe de précaution, aucun ingrédient suspect n’entre dans la recette,
  • La composition du produit ne contient QUE des substances bénéfiques pour la peau,
  • Pas de greenwashing, que des promesses réalisables.

Les mentions “sans”

Les mentions “sans” sont à la seule initiative de la marque. Généralement, ces mentions mettent en avant l’absence de produits décriés d’un point de vue sanitaire ou environnemental.

Il est intéressant de constater la réponse des marques aux inquiétudes des consommateurs. Attention cependant au pouvoir du marketing, il est important de chercher ce qui se cache derrière cette mention “sans”.

On peut néanmoins compter sur des contrôles ponctuels et aléatoires des autorités sanitaires françaises  ( principalement l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé ou la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraude). 




Les mentions “Non testé sur les animaux” 

Les tests de produits cosmétiques sur les animaux sont interdits depuis 2013 dans l’Union Européenne. Cette interdiction vise les cosmétiques mis sur le marché après 2013 et concerne notamment les produits importés. 

Cependant, selon cette réglementation, les ingrédients multi-usages qui composent les produits peuvent toujours être testés sur les animaux s’il sont utilisés dans d’autres secteurs que celui des cosmétiques (pharmacie, chimie, agroalimentaire…). Cela peut par exemple concerner les parfums, les conservateurs, les polymères (plastiques)…

Il existe bon nombre de labels privés visant à garantir des cosmétiques plus sains et/ou naturels:

  • Charte Cosmebio: NAT,
  • Cosmos Organic,
  • Natural cosmetic (ECOCERT),
  • Natrue

De quoi est composé le déodorant naturel ?

Un déodorant alternatif qui se respecte est composé au minimum de:

  • Poudre Minérale: presque systématiquement de l’argile. Elle absorbe l’humidité et adoucit la peau,
  • Bicarbonate de soude: antibactérien il neutralise ainsi les mauvaises odeurs,
  • Amidon: sert à faire tenir le déodorant sur la peau tout en l’adoucissant et l’assainissant.

Il est possible d’ajouter au gré des envies et des besoins des huiles essentielles, des hydrolats, des poudres végétales, des corps gras (souvent huile de coco ou beurre de karité) ou encore de la cire (végétale ou d’abeille). 

Comment choisir son déodorant naturel ?

Pour commencer, évitez les “anti-transpirants” et préférez les déodorants. 

Ensuite, un déodorant qui sent bon est un déodorant qui rassure. Mais ce n’est pas une garantie anti-odeur. La bonne odeur du déodorant couvrira (plus ou moins bien) les mauvaises odeurs sans pour autant les neutraliser. Un déodorant qui sent bon peut être un critère de choix mais ne permettra en aucun cas d’empêcher l’odeur de transpiration. 

Il est existe un très large éventail de recettes de déodorants naturels dans lesquelles chaque ingrédient confère les propriétés suivantes au produit: 

Les amidons

  • Amidon de maïs

L’amidon de maïs absorbe l’humidité tout en améliorant l’adhésion du déodorant à la peau. Il permet également d’adoucir la peau.

  • Arrow root

Cette racine permet de purifier la peau tout en absorbant l’humidité.

L’argile blanche

L’argile blanche est systématiquement utilisée plutôt que l’argile verte dans les déodorants, puisqu’elle est incolore et moins abrasive.

Les poudres végétales

  • Poudre d’iris de Florence

Cette poudre au délicat parfum floral absorbe la transpiration tout en adoucissant et en protégeant la peau. Ses propriétés antibactériennes en font un ingrédient très utile dans les déodorants pour lutter contre les mauvaises odeurs.

  • Poudre de sève de bambou

Le bambou absorbe la transpiration, il est tout indiqué dans la composition de déodorant grâce à son toucher doux. Sa granulométrie fine le rend non abrasif.

Hydrolats et huiles essentielles

  • Palmarosa

En hydrolat ou en huile essentielle, le palmarosa est assainissant et purifiant. Ses propriétés antibactériennes permettent de lutter contre les mauvaises odeurs tout en soignant les problèmes cutanés.

  • Citron

Le citron s’utilise en hydrolat ou en huile essentielle dans les déodorants comme assainissant et purifiant. 

  • Hydrolat d’Hamamélis

L’eau florale d’Hamamélis est particulièrement indiquée pour les peaux sensibles. Elle est tonifiante et apaisante pour la peau. 

  • Tea Tree

Le Tea tree est assainissant et protecteur autant en hydrolat qu’en huile essentielle. Il est apprécié pour son odeur fraîche et tonique.

Les huiles essentielles pouvant être allergènes il est conseillé de favoriser les hydrolats, surtout si le déodorant s’adresse aux femmes enceintes, allaitantes et/ou aux enfants.

Les corps Gras

Les corps gras ont des bienfaits sur la peau mais servent aussi de texturants pour obtenir un déodorant sous forme de cire ou en stick. Malgré le recours aux matières grasses, il n’y a pas à craindre que les déodorants tachent vos vêtements. 

  • Beurre de karité

Il est possible de le choisir neutre en odeur. Le beurre de karité s’adapte à toutes les peaux en les protégeant, les réparant et les adoucissant. Il joue également un rôle réparateur sur les peaux et les soulage en les hydratant.

  • Huile de coco

Huile au doux parfum exotique, elle ne manque pas d’hydrater la peau tout en l’apaisant.

  • Beurre de cacao

Le beurre de cacao texture les crèmes et soins. À l’application, il laisse un film protecteur hydrolipidique sur la peau, aidant ainsi naturellement à la protection et la régénération de la peau.




Les cires

Les cires ont pour double effets de permettre au déodorant une conservation plus longue et de texturer les déodorants solides. Il en existe plusieurs:

  • Abeilles
  • Soja
  • Riz…

Comme tout cosmétique naturel, le déodorant alternatif a pour vocation d’accompagner le corps, pas d’annihiler ses fonctions. 

Aussi, le passage au déodorant naturel peut être déroutant. Il se peut même que la transpiration soit plus abondante voire plus odorante durant une à deux semaine(s). Pas de panique, le corps doit se réhabituer et s’auto-réguler. Une fois cette phase passée, votre peau retrouvera un équilibre naturel.

Textures

Il existe pour les déodorants naturels un large panel de textures. Il est possible d’opter pour du déodorant, en poudre, en stick, en bille “roll-on”, en cire… Jamais en spray cependant puisque ce packaging va de pair avec l’ajout de gaz propulseurs et sont connus pour être polluants.

Les déodorants en poudre ou en crème sont pour la plupart du temps à appliquer avec les doigts, ce qui peut surprendre voire en rebuter certains. 

Les fausses bonnes idées

Certaines substances d’apparences naturelles peuvent néanmoins se révéler dangereuses pour la santé. 

  • Le Talc

Le talc est une espèce minérale composée de silicate de magnésium. 

On peut également retrouver dans le talc provenant de certains gisements, des fibres d’amiantes. C’est pourquoi il est classé comme potentiellement cancérigène par le Centre Internationale de la Recherche sur le cancer lorsqu’il est sous sa forme asbestiforme (amiantée). 

Plusieurs crises sanitaires sont survenues au sujet du talc contribuant à nourrir les polémiques à son sujet. Aujourd’hui, il est encore utilisé dans les cosmétiques pour ses propriétés purifiantes, adoucissantes et absorbantes. Mais, on estime que la composition du talc vendu sous forme de poudre libre est difficile à contrôler et peut contenir de l’amiante. 

Le secteur de la cosmétique assure cependant que les poudres de maquillage compactes (les blushes, les crèmes matifiantes et les déodorants) ne seraient pas concernées par la polémique. Les alertes sanitaires n’ont en effet touchées que les poudres de talc libres. 

Les poudres de talc libres sont celles utilisées pour les bébés et le corps. Elles s’opposent aux formulations de produits contenant du talc (qui serait “prisonnier” des autres composants).

Cependant, face à ces incertitudes et les crises récentes (la dernière étant survenue au Canada en 2018) la vigilance est de mise.

  • La pierre d’alun

La pierre d’alun est un minéral composé de sulfate double d’aluminium et de potassium. Cette pierre fait fonction d’anti-transpirant et d’antibactérien. Elle existe sous forme naturelle et de synthèse dont les deux contiennent de l’aluminium. Et c’est bien cette dernière substance qui pose problème. 

Le secteur du cosmétique assure qu’une fois mouillée, au moment de l’application sur la peau, la teneur en aluminium de la pierre est inférieure au seuil de 0,6% préconisé. 

Cependant, les mêmes interrogations se posent avec la pierre d’alun qu’avec les sels d’aluminium. Nous ne sommes sûrs de rien, par précaution, évitons-le.

Où acheter du déodorant naturel ?

Le déodorant naturel s’achète sur internet, en magasins bio, et parfois même en pharmacie. Il n’est pas encore disponible dans les grandes surfaces. Pour le moment cela reste un produit de niche dans lequel on privilégie les aspects sains et naturels.

Avantages/Inconvénients

Avantages

  • Il est plus doux pour la peau,
  • Il est plus sain,
  • Il est possible d’adapter l’odeur et les bienfaits,
  • Il est écologique: moins de rejet de substances néfastes pour l’environnement,
  • Il est zéro-déchet en utilisant le contenant.

Inconvénients

  • Il n’est pas vendu partout,
  • Attention au greenwashing, il est important de lire la composition des produits,
  • Il coûte plus cher à l’achat,
  • La période de transition durant laquelle le corps s’autorégule peut surprendre.

Est-il possible de le fabriquer soi-même ?

Il est tout à fait possible de fabriquer son propre déodorant naturel. Voici un exemple de recette toute simple à réaliser soi-même:

La recette de Zéro-déchet:

  • 50 g d’huile de coco
  • 50 g de bicarbonate de soude
  • 40 g de fécule de maïs
  • 5 gouttes d’huile essentielle de palmarosa

Préparation:

  1. Dans un bain-marie, faire fondre l’huile de coco,
  2. Ajouter le bicarbonate et la fécule
  3. Hors du feu, ajouter l’huile essentielle
  4. Verser la préparation dans un pot en verre (on évite le plastique!),
  5. Laisser refroidir, la texture se solidifiera.

Cette pâte à la texture de cire s’applique avec les doigts au creux des aisselles.

Ce type de préparation se conserve plusieurs mois.

Si vous n’avez pas le temps de fabriquer votre propre déodorant, nous vous recommandons vivement celui de l’entreprise française “Comme avant“. Leurs produits sont irréprochables et de fabrication artisanale.

Sources

https://www.quechoisir.org/decryptage-deodorants-et-antitranspirants-les-composants-a-eviter-n3641/
https://www.etiaxil.fr/transpiration-explication
https://science.sciencemag.org/content/359/6377/760.full
https://www.quechoisir.org/decryptage-deodorants-et-antitranspirants-les-sels-d-aluminium-en-question-n9683/
https://ansm.sante.fr/Activites/Surveillance-du-marche-des-produits-cosmetiques/Les-autorites-en-charge-des-produits-cosmetiques/(offset)/4
https://www.service-public.fr/particuliers/actualites/A13093
https://www.sciencesetavenir.fr/animaux/cosmetiques-ou-en-est-on-des-tests-sur-les-animaux_19849
https://www.quechoisir.org/conseils-ingredients-indesirables-dans-les-cosmetiques-vos-questions-nos-reponses-n43708/
http://alternativebeaute.com/leffet-de-lalcool-dans-nos-produits-cosmetiques/
https://www.economie.gouv.fr/dgccrf/Mention-BIO-dans-les-produits-cosmetiques
https://www.slow-cosmetique.com/le-mag/mention-slow-cosmetique/
https://cosmeticobs.com/fr/articles/apprendre-a-lire-les-etiquettes-4/la-mention-sans-en-cosmetique-365/
https://ansm.sante.fr/var/ansm_site/storage/original/application/ad548a50ee74cc320c788ce8d11ba373.pdf
https://cosmeticobs.com/fr/articles/lingredient-du-mois-10/talcnbsp-faut-il-leviternbsp-3331/
https://www.ouest-france.fr/sante/la-dangerosite-du-talc-confirmee-par-une-etude-au-canada-6125726
https://www.actusante.net/actu/cancer-ovaires-fabricant-de-talc-condamne-a-payer-55-millions-de-dollars-5284

A propos de l’auteur

“Après des études de cuisine et en vertu de l’amour qu’elle porte pour la gastronomie, Léonne Thellier se prend de passion pour l’aspect bien-être et santé du secteur et entame une formation d’ingénieur “alimentation et santé” en apprentissage.
Persuadée de l’importance d’une cuisine saine pour le corps et l’esprit, elle essaye tant bien que mal de ne pas traumatiser son entourage par son côté food-maniac.

Toujours à l’affût de bons plans, elle aime voyager, faire des rencontres, et découvrir de nouvelles cultures culinaires. Léonne aime se fixer des objectifs et les atteindre. Déracinée de sa vallée de la Loire natale, elle poursuit son parcours professionnel entre la Picardie et la région Centre.”

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Contenu correspondant

dentifrice naturel et bio

Dentifrice naturel et bio. Toutes les questions et toutes les réponses

By dans le corps, Soins

Dentifrice naturel et bio. Toutes les questions et toutes les réponses

dentifrice naturel et bio

Le dentifrice, produit bien connu du quotidien, accompagne le brossage de dent afin de garantir une bonne hygiène bucco-dentaire. Il existe sous diverses formes et sa composition peut grandement varier. Le dentifrice industriel contient des additifs suspectés toxiques. Par opposition le dentifrice naturel offre une alternative a priori plus saine.

Mais il n’est pas toujours facile de se retrouver dans la jungle des termes scientifiques ou dans la variété des solutions existantes. En quoi le dentifrice industriel est-il mauvais? Comment choisir un dentifrice naturel ? Avantages / inconvénients et enfin, comment fabriquer son propre dentifrice ? Petit tour d’horizon de la question.

Si vous n’avez pas le temps de fabriquer votre propre dentifrice, nous vous recommandons vivement le dentifrice de l’entreprise française “Comme avant“. Leurs produits sont irréprochables et de fabrication artisanale.

Quels sont les additifs contenus dans le dentifrice industriel ?

  • Le Triclosan:

Le triclosan est utilisé comme antibactérien mais c’est aussi un perturbateur endocrinien qui agit sur les fonctions thyroïdiennes. On le trouve encore dans les dentifrices, déodorants, bains de bouche et soins pour la peau…

En plus de sa toxicité pour l’organisme, il a tendance à rester longtemps présent dans les sols et eaux s’il est rejeté en trop grande quantité. On l’accuse de polluer durablement les plantes et organismes vivants. 

  • Les détergents:

Tout comme dans les shampoings, les tensioactifs sont utilisés dans les dentifrices pour leurs propriétés nettoyantes. Ils permettent la solubilisation des corps gras dans l’eau. 

Certains des détergents fréquemment utilisés dans la composition de cosmétiques industriels (Sodium Lauryl Sulfate,…) sont connus pour leurs effets irritants.  

  • Les parabens (Le Butylparaben, le Propylparaben (ou p-hydroxybenzoate de propyle), le Sodium propylparaben ou (p-hydroxybenzoate de propyle sodique):

Les parabens ne sont pas en reste puisque ces conservateurs sont considérés comme perturbateurs endocriniens. 

Plus d’informations sur les parabens sont disponibles dans l’article sur les shampoings solides.




  • Le dioxyde de titane:

Ce composant chimique est utilisé pour blanchir les produits.  Il a été très médiatisé dernièrement suscitant une controverse sur sa dangerosité. En effet, une étude de l’INRA publiée en 2017 a montré des lésions précancéreuses dues aux nanoparticules après consommation de cette substance par des rats. L’étude remet en cause les précédents résultats de l’EFSA de 2016 qui ne permettaient pas de conclure quant à une quelconque toxicité. 

Ces nouvelles découvertes ont conduit à une interdiction du dioxyde de titane dans les denrées alimentaires en mars 2019.

L’E171 est actuellement toujours autorisé dans les cosmétiques. Le danger vient des nanoparticules qui peuvent pénétrer dans l’organisme et s’y loger. 

Dans le cas du dentifrice, il est recommandé d’être prudent et d’éviter cet additif surtout dans les produits destinés aux enfants. Ils sont susceptibles d’avaler par mégarde des fractions du produit.

On retrouve également le dioxyde de titane dans des rouges à lèvres,  baumes à lèvres et crèmes solaires…

Il est nécessaire de rappeler que la réglementation sur les additifs est régulièrement réévaluée par le Parlement et la Commission Européenne. Les restrictions et autorisations sur certains produits évoluent en fonction des découvertes scientifiques sur les molécules.

Les différents choix de dentifrices naturels

En poudre

Le dentifrice en poudre est exempt d’additifs chimiques. C’est une option écologique puisque la poudre peut souvent être achetée en vrac ou par sachet de 250 à 500g. Elle est ensuite à conserver dans des boîtes réutilisables. 

Il existe plusieurs poudres avec chacune ses propriétés. Elles peuvent être utilisées seules ou mélangées entre elles. 

Généralement, les dentifrices en poudre sont composées de:

  • Poudre(s) minérale(s)
  • Poudre(s) végétale(s)
  • Huile(s) essentielle(s) et/ou hydrolats végétaux.
  • Huile(s) végétale(s) 

Cette solution apparaît comme la plus saine et la plus écologique. Les recettes sont épurées au maximum et se concentrent sur les seuls ingrédients ayant des bienfaits sur les dents et la bouche. On évite ainsi tous les agents de texture. 
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En pâte

Les préparations sous formes de pâtes contiennent les mêmes ingrédients que celles en poudre mais doivent être additionnées de glycérine végétale pour texturer le mélange. 

Un tensioactif doux (SCI) peut être ajouté pour permettre au dentifrice de mousser lors du lavage de dent.

Solide

Comme avec le dentifrice en pâte on ajoute un tensioactif mais généralement en plus faible quantité pour rendre possible une texture solide.

Pour les plus téméraires, il est également possible de se brosser les dents directement au savon de Marseille. Le véritable savon de Marseille sans additifs inutiles. Une très petite quantité suffit puisqu’un aller-retour de la brosse à dent humide sur le savon permet déjà un brossage efficace. Rincer normalement la bouche après le brossage et le petit goût de savon disparaîtra de lui-même en quelques minutes.

Pour ces trois alternatives, il existe une multitude de recettes comportant un seul ou plusieurs des composants cités. Elles s’adaptent aux besoins et aux problématiques bucco-dentaires rencontrées.

Les bienfaits des différents ingrédients retrouvés dans les dentifrices naturels

L’Huile de coco

Elle possède des propriétés anti-microbiennes et nettoyantes. Cette huile permet aussi de générer un peu de mousse lors du brossage. Cette fonction qui ne garantie pas à elle seule le nettoyage des dents est pourtant très appréciable lorsqu’on n’arrive pas à se déshabituer de la mousse des produits cosmétiques.

Une étude Irlandaise de 2016 a conclu sur l’efficacité de l’Huile de coco contre le Streptococcus mutans, une bactérie notamment responsable de l’érosion des dents.

Seul bémol pour cet ingrédient: il vient de loin et nécessite un transport polluant en avion.

Les poudres

  • Le charbon végétal actif

Le charbon végétal possède de nombreuses propriétés. Il est anti-microbien, absorbe les toxines et permet de blanchir les dents.

Cependant, un brossage au charbon trop régulier peut endommager les dents. Cet ingrédient est abrasif, son utilisation doit se limiter à une à deux fois par semaine. Il est également déconseillé aux femmes enceintes, allaitantes et aux enfants de moins de 6 ans.

  • L’argile verte

L’argile verte purifie et nettoie. Cependant, elle est abrasive et peut irriter certaines gencives sur le long terme. Elle est moins douce que l’Argile blanche. Il est donc nécessaire de favoriser une argile surfine afin de limiter l’abrasivité. Pour un soin dentaire à l’argile seul, il est conseillé de limiter l’utilisation à 2 fois par semaine.

  • L’argile Blanche

Cette poudre permet d’assainir la bouche et de reminéraliser les dents. C’est une bonne base de dentifrice car moins abrasive que l’Argile verte.

  • Le sel de mer

Si cet ingrédient peut étonner, il possède de nombreuses propriétés. Riche en minéraux et en oligo-éléments, il renforce les gencives et est anti-odeur. Il permet de lutter contre l’acidité tout en étant antibactérien. 

Sur le long terme il peut aussi contribuer à blanchir les dents. Le sel de mer permet naturellement la création d’une barrière salivaire aidant à la lutte contre les bactéries.




  • Le carbonate de calcium (blanc de meudon)

C’est un abrasif très doux, il va nettoyer les dents sans les abîmer. Il est possible de remplacer une partie de l’argile par cet ingrédient.

  • La poudre d’Alma

La poudre d’Alma aide à apaiser les gencives tout en fortifiant les dents.

  • Le bicarbonate de soude

Il purifie, agit contre les aphtes, blanchit les dents (en s’attaquant aux taches présentes sur les dents (tabac, café, thé…) et est anti-bactérien. Étant naturellement alcalin, il régule l’acidité responsable de caries. 

  • La poudre d’ortie

Riches en minéraux (calcium, zinc…), elle fortifie les dents grâce à son action reminéralisante.

  • Poudre de clou de girofle

Les propriétés antibactériennes de cet ingrédient participent à l’équilibre de la flore bucco-dentaire.

  • Réglisse

La poudre de réglisse neutralise les odeurs et rafraîchit l’haleine.

  • La poudre de Siwak

Traditionnellement utilisée sous forme de bâton comme brosse à dents en Inde, cette plante purifie, blanchie, protège et apaise. Polyvalente, elle est également anti-odeur et permet de lutter contre les plaques dentaires.

C’est une poudre très complète grâce à sa douceur et ses multiples bienfaits.

  • La poudre d’iris de Florence

Cette poudre au doux parfum floral rappelant la lavande est antibactérienne. C’est un abrasif très doux qui sert d’agent blanchisseur pour lutter contre les taches sur les dents.

  • La poudre de sève de bambou

Elle neutralise l’acidité grâce à son pH alcalin tout en étant un abrasif très doux (Elle nettoie et blanchi les dents). Grâce à sa concentration en silice, elle permet de reminéraliser les dents.

Les huiles essentielles et Hydrolats

dentifrice huile essentielle

Ils ont pour principales fonctions de donner du goût à la préparation. Mais il est toujours appréciable de choisir des ingrédients qui ont en plus une fonction active sur le brossage de dents. Ainsi l’hydrolat ou l’huile essentielle de menthe purifie la bouche et rafraîchit l’haleine, le citron est antibactérien…

Les hydrolats sont de rigueur plutôt que les huiles essentielles si le dentifrice est destiné aux femmes enceintes et allaitantes et/ ou aux enfants.

Comment choisir son dentifrice naturel ?

Effets recherchés 

  • Anti-caries

Si vous êtes sujets aux caries il faut favoriser les dentifrices au fluor. Celui-ci renforce l’émail des dents tout en régulant l’acidité. Pour une efficacité optimale il doit contenir 1000 à 15000 ppm (parties par millions). 

Le fluor est un oligo-élément (c’est une matière minérale nécessaire à la vie) naturellement présent dans l’air, la terre, les plantes, l’eau… Il est nécessaire pour la solidité des os (d’où son action bénéfique contre les caries). 

Néanmoins, il n’est pas prévu que l’Homme en absorbe de trop grandes quantités. Ses bénéfices ne sont plus à prouver mais à haute dose il peut être toxique. C’est pourquoi une méfiance s’est cristallisée autours de ce composant. L’excès de fluor peut produire l’effet inverse de celui recherché. C’est à dire qu’il pourrait au contraire, rendre les dents sensibles à l’acide. 

Les dentifrices au fluor ne sont pas conseillés pour des enfants susceptibles d’avaler le mélange. L’UFSBD recommande à cet effet des doses et des fréquences de brossage au dentifrice fluor selon les différentes tranches d’âge.

  • Anti-odeurs

La mauvaise haleine est souvent due à des problèmes dentaires (gingivite, abcès, caries…), ou d’autres causes comme le tabac ou les problèmes digestifs. Dans ce cas, il faut consulter un médecin spécialisé. C’est le développement de bactéries qui est responsable de la mauvaise haleine. Une bonne hygiène bucco-dentaire par le respect du brossage de dents quotidien entre-autre permet ainsi de pallier à ce problème.

  • Anti-plaques

La plaque dentaire se forme par une accumulation de bactéries et de dépôts alimentaires sur les dents. Dans ce cas, il faut favoriser un dentifrice présentant un anti-bactérien comme par exemple le bicarbonate de soude. 




  • Blancheur

Attention aux dentifrices se proclamant “pour un sourire plus éclatant”, “pour des dents plus blanches en un seul brossage”…

Les véritables soins blanchisseurs existent mais l’action doit survenir sur le long terme. Un dentifrice vous promettant des dents plus blanches dès la première utilisation à de fortes chances d’être également trop abrasif pour la dent. L’abrasivité se mesure grâce à la RDA (Relative Dentine Abrasion) qui doit être la plus basse possible. La moyenne se situe entre 40 et 60. 

  • Renforcer l’émail des dents

L’’émail présent sur les dents est au fil de temps soumis à l’érosion. Cela se traduit souvent par une sensation de gêne au contact d’aliments chauds et froids.

  • Le Goût

Il existe des dentifrices naturels totalement neutres. La sensation de fraîcheur apportée par le dentifrice est séduisante mais ce n’est pas le goût de menthe qui donne bonne haleine. 

Aussi, les bases de dentifrices neutres permettent une hygiène bucco-dentaire tout aussi bonne. 

Si néanmoins vous êtes attachés aux saveurs mentholées des dentifrices il existe des gammes de produits adaptés.

Comment l’utiliser?

se laver les dents

L’utilisation du dentifrice dépend de sa texture.

  • Pour une pâte il s’emploie comme un dentifrice classique,
  • Pour une poudre, il faut saupoudrer sur la tête puis brosser normalement,
  • Concernant le dentifrice solide, il est conseillé de mouiller la brosse et de venir frotter la tête au pain de dentifrice.

Pour toutes ces alternatives, rincez et recrachez comme lors d’un brossage normal. 

Généralement, ces alternatives moussent moins bien qu’un dentifrice industriel. C’est une constante chez les cosmétiques plus éco-responsables, tous les additifs superflus sont enlevés de la recette. Les composants restants agissent seulement sur la partie concernée. 

La mousse est obtenu grâce aux additifs texturants (moussants), elle ne garantie pas une meilleure hygiène bucco-dentaire. 

Avantages/ Inconvénients des dentifrices naturels

Avantages

  • Écologique: plus besoin de jeter son tube de dentifrice ou de rejeter dans les canalisations des composants toxiques pour l’environnement ,
  • Sain: il ne contient pas d’ingrédients toxiques pour l’organisme,
  • Personnalisable: à l’aide de quelques gouttes d’huile essentielle ou d’hydrolats il est possible d’adapter le goût et l’odeur,
  • Possibilité de le fabriquer à la maison,
  • Il existe pour tous types de problèmes dentaires,
  • Plus de transparence quant à la composition,
  • Recettes épurées,
  • Il dure longtemps.

Inconvénients

  • Il coûte plus cher à l’achat,
  • Comme il ne mousse pas, cela peut surprendre,
  • N’est pas disponible partout. Sa vente se limite aujourd’hui aux supermarché bio, à certaines pharmacies et en ligne.

Fabriquer son dentifrice maison

dentifrice fabrication

En Poudre

C’est la recette la plus simple et la plus épurée. Il n’y a pas de tensioactif ni d’agent texturant comme la glycérine.

  • Argile Blanche 63%
  • Carbonate de Calcium 32%
  • Bicarbonate de Soude 5%

En pâte

  • Tensioactif (SCI) 5%
  • Argile verte 24%
  • Carbonate de calcium 45%
  • Bicarbonate de Soude 2%
  • Glycérine 24%

Solide

  • Tensioactif (SCI) 35%
  • Argile verte 15%
  • Carbonate de calcium 35%
  • Huile de Coco 15%

Toutes ces recettes sont des bases neutres personnalisables avec des huiles essentielles, des hydrolats, ou des poudres de fruits pour les enfants.

Les huiles essentielles sont à utiliser en très petites quantités. Ce sont des préparations concentrées en arôme, une goutte suffit généralement pour embaumer le dentifrice.

Les recettes sont inspirées des sites suivants:

https://biotenaturelle.fr/beaute/recette-dentifrice-en-poudre-maison/
https://le-labo-de-marie.com/dentifrice-solide-maison

Si vous n’avez pas le temps de fabriquer votre propre dentifrice, nous vous recommandons vivement le dentifrice de l’entreprise française “Comme avant“. Leurs produits sont irréprochables et de fabrication artisanale.

Sources

https://www.quechoisir.org/guide-d-achat-dentifrice-n6381/
http://tousvossoins.fr/quel-est-le-meilleur-dentifrice/#Comparatif_dentifrices_100naturel_bio
http://www.ufsbd.fr/wp-content/uploads/2013/08/fiche-fluor.pdf
http://www.danger-sante.org/dentifrice-dangereux/
https://www.consommerdurable.com/2018/03/faire-son-dentifrice-maison/
https://lespetiteschosesdefanny.com/avis-dentifrices-bio-naturels/
https://www.backtobasics.bio/pages/natural-miswak-powder-toothpaste
https://fr.wikipedia.org/wiki/Dentifrice
https://www.quechoisir.org/comparatif-ingredients-indesirables-n941/liste/dentifrices-sci201/
https://www.quechoisir.org/decryptage-produits-cosmetiques-les-fiches-des-molecules-toxiques-a-eviter-n2019/
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/15746894
https://www.little-idea.fr/dentifrice-en-poudre-soin-naturel/
https://croclavie.org/dentifrice-en-poudre-a-lortie/
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/27084861#
https://www.zonedentaire.com/dentifrice-maison-naturel/

A propos de l’auteur

“Après des études de cuisine et en vertu de l’amour qu’elle porte pour la gastronomie, Léonne Thellier se prend de passion pour l’aspect bien-être et santé du secteur et entame une formation d’ingénieur “alimentation et santé” en apprentissage.
Persuadée de l’importance d’une cuisine saine pour le corps et l’esprit, elle essaye tant bien que mal de ne pas traumatiser son entourage par son côté food-maniac.

Toujours à l’affût de bons plans, elle aime voyager, faire des rencontres, et découvrir de nouvelles cultures culinaires. Léonne aime se fixer des objectifs et les atteindre. Déracinée de sa vallée de la Loire natale, elle poursuit son parcours professionnel entre la Picardie et la région Centre.”

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savon naturel

Savon naturel, bio, vegan, fabrication, tout ce qu’il faut savoir

By dans le corps, Soins

Savon naturel, bio, vegan, fabrication, tout ce qu’il faut savoir

savon naturel

Le savon existe sous plusieurs formes et sous diverses natures : surgras, industriel, artisanal, bio, naturel…

On le sait, le savon sous forme liquide génère des déchets à cause des contenants en plastiques. Il contient par ailleurs des substances qui au mieux ne permettent pas de nettoyer la peau, au pire s’avèrent toxiques. 

Entre les savons à l’huile de palme et ceux contenants des ingrédients à base de pétrole, on vous dit tout sur ce cosmétique pas toujours propre.

Si vous n’avez pas le temps de fabriquer votre propre savon, nous vous recommandons vivement celui de l’entreprise française “Comme avant“. Leurs produits sont irréprochables et de fabrication artisanale.

Qu’est ce qu’on entend vraiment par “savon” ?

Le savon solide

À la base de tout savon solide, il y a ce qu’on appelle “la saponification” ou pour être plus précis, une hydrolyse basique dans un milieu alcalin. 

La saponification est une réaction chimique, mais néanmoins naturelle, obtenue par le mélange d’un réactif basique (matière grasse) et d’un réactif alcalin (soude ou potassium). 

À la suite de cette transformation, on obtient du savon et de la glycérine. 

La glycérine agit notamment sur l’hydratation de la peau. Étant hygroscopique (absorption de l’humidité de l’air) elle est appréciée dans les cosmétiques car ses propriétés occlusives protègent la peau des agressions extérieures (vent, froid, pollution,…). On la retrouve sous le nom de “glycérin” ou “glycerol”, c’est un alcool mais qui lui, possède des propriétés bénéfiques pour la peau. 

Là où le bât blesse, c’est l’origine de la glycérine. Elle peut être végétale (conseillée pour les cosmétiques), de synthèse (issue de l’industrie pétrochimique et donc polluante) ou d’origine animale.

Il n’y a aucun moyen de savoir rien qu’à la lecture des ingrédients d’où provient la glycérine. 




Il existe deux grands procédés de fabrication de savon:

  • La saponification à froid

La saponification à froid est une réaction chimique dite “totale”, c’est à dire qu’elle s’arrête lorsqu’un des deux réactifs est épuisé. Dans cette méthode, les deux composants sont: l’huile et la soude

Il faut pour ce processus un excès d’huile pour garantir une absence de soude dans le savon final. Il restera donc dans ce dernier de l’huile non saponifiée, c’est ce qu’on appelle un savon “surgras”. Le surgras peut également être obtenu par un ajout de matière grasse à la fin de la saponification, juste avant la solidification, lorsque toute la soude a été transformée.

  • La saponification à chaud 

La saponification ou “méthode au chaudron” comprend deux réactifs selon le même principe que la saponification à froid (un réactif basique et un alcalin) à savoir huile et potasse. Le mélange est chauffé à plus de 120° durant plusieurs heures. L’excédent de potasse est ensuite retiré en même temps que la glycérine à l’étape du relargage.

Les savons de Marseille et d’Alep sont fabriqués selon cette méthode traditionnelle.

Le gel douche

Un gel douche est un savon composé en majeure partie d’eau, il contient ensuite des tensioactifs et des gélifiants. Ce produit contient les mêmes ingrédients que son homologue solide mais avec un ajout de glycérine et d’eau. L’alternative naturelle au gel douche industriel existe, il suffit de mélanger un savon naturel avec de l’eau et de la glycérine végétale en faisant chauffer le tout. 

Cependant, dans les fabrications industrielles, l’ajout d’eau implique un recours plus important aux conservateurs afin d’éviter le développement des micro-organismes (bactéries et champignons).

Le syndet 

Le syndet quant à lui est un produit sans savon mais avec des tensioactifs anioniques qui sont considérés comme étant plus doux pour la peau. Aussi appelé pain dermatologique, ce type de savon est conseillé en cas de peau sensible, sujette aux démangeaisons (eczéma, psoriasis…).

Le pH du pain dermatologique se rapproche de celui de la peau. Il laisserait intacte la barrière hydrolipidique et l’équilibre naturel de la peau, sous réserve cependant du type de tensioactif utilisé dans la formulation. En effet, certains tensioactifs sont plus agressifs que d’autres (éviter le sodium lauryl sulfate par exemple).

Que dit la réglementation concernant les ingrédients dans les cosmétiques ?

Tous les ingrédients introduits de manière intentionnelle doivent figurer dans la composition du cosmétique. Cela exclut seulement les traces éventuelles de produits ayant servi durant le processus de fabrication. 

Les ingrédients sont obligatoirement indiqués par ordre décroissant d’importance dans le produit. Les substances présentes inférieures à 1% peuvent cependant figurer dans le désordre.

Les étiquettes peuvent être très difficiles à décrypter et c’est pourquoi outre l’allégation “moins il y en a, mieux c’est”, on ne peut aisément conseiller autre chose que d’être attentif aux substances décriées, s’informer sur les recherches scientifiques ainsi que sur les alternatives existantes. 

Pourquoi dit-on “non” au savon industriel ?

Huile de palme ou “Sodium palmate”

L’huile de palme est très fréquemment utilisée dans les savons industriels car elle est économique, facile à produire et possède de nombreux aspects fonctionnels (stabilité, oxydation lente…). Les productions de palme ont un très bon rendement mais participent activement aux déforestations massives à travers le monde. Ce sont souvent des monocultures intensives gourmandes en hectares. 

Pas moins de 24% de la production mondiale d’huile de palme est destinée à l’industrie cosmétique. 

Certaines marques clament que leur huile de palme vient de forêts durables, mais le fait est que les contrôles et vérifications sur les productions “durables” n’existent pas. Cela relève donc seulement de la bonne foi de l’entreprise.

Huiles minérales issues de l’industrie pétrochimique

Parmi les substances les plus vicieuses retrouvées dans les cosmétiques industriels, les huiles minérales à base de pétrole qui ne présentent aucuns bienfaits pour la peau.

Elles créent un film gras sur sa surface et confère une fausse sensation de douceur. Une fois ce film retiré, la peau n’est ni plus hydratée, ni mieux nourrie qu’avant le nettoyage. La peau respirant moins bien, il est même possible d’observer quelques éruptions cutanées en plus.  

Ces substances sont interdites dans les cosmétiques bio en raison de leur impact négatif sur l’environnement et sur la santé.

Ces appellations désignent quelques substances à éviter:

  • Paraffinum Liquidum
  • Petrolatum
  • Cera Microcristallina
  • Mots contenants methicone ou siloxane
  • Ozokerite
  • Mineral oil



Huiles hydrogénées

Le processus d’hydrogénation modifie en profondeur la structure des acides gras de l’huile. Dans l’industrie cosmétique, les huiles hydrogénées sont plus stables, se conservent mieux et sont plus simples à appliquer. Malheureusement l’hydrogénation prive l’huile de certains bienfaits nécessaire à l’hydratation.

Elles sont difficiles à identifier, certaines contiennent le mot “hydrogenated” et d’autres non.

En voici quelques exemples:

  • Hydrogenated,
  • Dihydrogenated,
  • Bis-hydrogenated,
  • Squalane,
  • Etc.

Huiles estérifiées

Les huiles estérifiées sont très souvent utilisées pour les huiles dites “sèches”. Ce processus permet d’obtenir un corps gras plus résistant au temps, qui rancit moins rapidement. Malheureusement, cette transformation chimique appauvrit les huiles en vitamines et acides gras, qui sont des substances bénéfiques pour la peau.

À l’instar des huiles hydrogénées, les huiles estérifiées sont assez difficiles à débusquer.

Il en existe cependant des récurrentes:

  • Caprylic ou Capric Triglyceride: ce composant est autorisé dans les cosmétiques biologiques et peut être dérivé de l’huile de palme ou de coco,
  • Cocoglyceride, coco-caprylate ou caprat: dérivé de l’huile de coco,

Pour identifier les huiles végétales naturelles, retrouver le nom de la plante suivie de “oil” dans la liste des ingrédients du produit.

Paraben

Les parabens (PARAoxyBENzoates) sont une famille de conservateurs utilisés pour éviter le développement de micro-organismes dans les produits. Mais ces additifs sont très controversés. Ils pourraient favoriser le développement du cancer du sein et auraient des effets négatifs sur le système endocrinien et reproducteur. 

À ce jour, les études de l’ASNM et l’EFSA chargées de réguler la mise sur le marché des substances n’ont pas officiellement conclu à un quelconque danger.

Ils sont identifiables par leurs noms sont composés de: “para” et/ou “benzoates”.

Sodium Lauryl Sulfate

Ce tensioactif est considéré comme fortement irritant pour la peau et est très fréquemment utilisé dans les cosmétiques industriels.

Les graisses animales

Les graisses animales sont utilisées comme acide gras dans certains savons. Moins coûteuse que l’huile végétale, la graisse animale est obtenue en faisant fondre les tissus de l’animal (généralement porc ou boeuf). Ce sont souvent des animaux d’élevage qui sont utilisés pour la fabrication de cet ingrédient.

Dans les cosmétiques, la graisse animal n’abîme pas la peau mais ne lui apporte pas non plus de bénéfice contrairement aux huiles végétales. Le consommateur paie donc pour un ingrédient “vide”. L’utilisation de graisses animales est donc plus un sujet d’éthique que de santé. En effet, il est impossible de savoir dans quels conditions l’animal a été élevé. Pour les végans, le cosmétique à base de graisse animale ne pourra bien sûr pas être utilisé.

La graisse de boeuf est identifiable sous le nom de “Sodium tallowate”. 

Le savons artisanaux excluent souvent les graisses animales de leur composition.

Les alternatives:

comme avant savon bio

Savons artisanaux

  • Savon noir

Le savon noir est un produit cosmétique traditionnel d’Essaouira au Maroc. Il est souvent appliqué en préparation du gommage dans les Hammams.

Ce savon est obtenu à partir d’huile et d’olives noires broyées. En soin cutané, il se présente systématiquement sous la forme d’une pâte sans grains. Il s’adapte à tous types de peaux et on lui associe des vertues régénératrices, purifiantes, apaisantes et hydratantes. 

Le savon noir sous sa forme liquide est quant à lui utilisé pour l’entretien de la maison. 

  • Alep

Le savon d’Alep vient de Syrie, il est fabriqué avec de l’huile d’olive et de baies de laurier. Il se présente traditionnellement sous la forme d’un pain de savon cubique marron à l’extérieur et vert à l’intérieur. 

Un véritable savon d’Alep ne doit contenir aucun additif, colorant, produit de synthèse, ni graisse animale. 

Ce produit a l’avantage d’être 100% biodégradable. Sa composition très pure en fait un produit sain qui s’adapte à toutes les peaux et à toutes les populations. Le savon d’Alep permet de lutter contre les démangeaisons et les problèmes de peaux (psoriasis, acné, eczéma…).

Il en existe de plusieurs niveaux de qualité selon la teneur en baies de Laurier. 

Le savon 5% de Laurier est le moins cher mais peut néanmoins être utilisé par toute la famille. La plus haute qualité est le pain de savon à 80% de laurier, il est très concentré et s’utilise généralement en cas d’épisodes aigües de problèmes de peaux.

  • Marseille

Le savon de Marseille est un produit à base d’huile et de soude. Il est élaboré selon une méthode de saponification à chaud.

Le procédé de fabrication de ce produit permet de réutiliser “les grignons”, soit les résidus de la première pression à froid de l’huile à usage alimentaire. 

La soude quant à elle est le résultat de l’électrolyse de l’eau salée (saumure), ce procédé est peu gourmand en énergie. Ce n’est pas le cas pour l’ensemble du processus de fabrication du savon de Marseille puisque les cuves maintiennent la pâte en ébullition durant plusieurs jours. 

Depuis plusieurs années, les recettes sont susceptibles de contenir de l’huile de palme dans leur compositions. Cette huile est souvent issue de plantations connues pour participer aux déforestations massives. Il est donc important d’éviter les savons contenant ces deux huiles.

Côté pratique, le savon de Marseille se conserve très longtemps et sans l’utilisation de conservateurs ou d’antioxydants.

Pour finir, le savon de Marseille est biodégradable et non polluant. 

Savons bio et naturels

Le terme “naturel” est un terme générique désignant les produits s’opposant à ceux de l’industrie. Par ce terme, on entend désigner les alternatives plus saines et écologiques aux cosmétiques industriels.

Sur un packaging, ce n’est pas parce qu’il est écrit “naturel” que le cosmétique est systématiquement exempt des produits à éviter listés ci-dessus, ni qu’il ne contient aucune substance de synthèse.

Il n’y a pas de réglementation officielle concernant le terme “naturel”. Au mieux ce terme bénéficie d’un label privé avec un cahier des charges propre garantissant l’origine naturelle des produits utilisés. 

Lorsqu’un ingrédient dans un produit est indiqué comme “issu de l’agriculture biologique”, cela signifie qu’il répond à la réglementation officielle de l’agriculture biologique.

Cela assure donc que les ingrédients mentionnés comme tel sont issus d’un mode d’agriculture biologique (sans épandage de produits chimiques de synthèse, sans OGM…).

Les cosmétiques naturels et biologiques ont néanmoins le mérite de respecter des procédés de fabrication et des modes de productions plus respectueux de l’environnement en interdisant certaines substances de synthèses.

Encore faut-il avoir connaissance des cahiers des charges des différents labels pour faire son choix.

Il existe de nombreuses chartes privées concernant les cosmétiques biologiques et naturels. Parmi elles:

  • Ecocert,
  • Cosmébio,
  • Cosmos Organic,
  • Natrue,
  • Demeter…

Certaines constantes sont observées parmi les labels biologiques:

  • Les OGM sont interdits,
  • Pas d’huiles minérales (silicone, paraffine…),
  • Pas de parfums, colorants, pigments de synthèse,
  • Pas de conservateurs artificiels (phénoxyéthanol, paraben…)
  • Une majorité des ingrédients doit être issue de l’agriculture biologique. 



Le “Fait maison”

L’alternative “fait maison” est intéressante car vous êtes alors complètement maître de la composition du produit élaboré. Néanmoins la fabrication de savon est connu comme étant un procédé relativement complexe.

Pour élaborer un savon maison, la saponification à froid est la plus simple. Elle demandera malgré tout un calcul précis des quantités d’ingrédients à utiliser dans la formulation. 

Il est également possible de réaliser un savon maison grâce à une base melt and pour. Cette méthode extrêmement simple permet d’ajouter seulement des actifs à ladite base de savon.

L’utilisation de cette base de savon évite la manipulation délicate de la soude qui est une substance toxique. Il est conseillé de prendre une base bio ou sans Sulfate Lauryl Sodium.

Comment élabore-t-on un savon solide maison ?

Comme évoqué précédemment, la méthode adéquate pour une fabrication de savon maison est la saponification à froid. Malgré les manipulations moins complexes de cette méthode, il est néanmoins nécessaire d’en respecter les règles d’hygiène et de sécurité.

Précautions

La soude est une substance chimique pouvant être toxique. Si elle disparaît durant la réaction de saponification, certaines règles strictes doivent tout de même être observées durant l’élaboration du savon. 

Il faut se munir au minimum d’une blouse, de gants, d’un masque, des bottes et de lunettes de protection.

La fabrication de savons est un art exercé par des “Maître savonnier”. Comme pour tout cosmétique, le développement de produits par les artisans ou les industriels prend plusieurs années. 

La commercialisation des produits cosmétiques est soumise aux réglementations européennes en la matière. Chaque produit mis sur le marché doit être certifié afin de garantir la santé et la sécurité des consommateurs.

La certification est coûteuse est comprend une analyse toxicologique en laboratoire. La liste des allergènes présents dans le cosmétique doit être connue et obligatoirement indiquée.

Matériel

Une fois paré de l’attirail du savonnier, il est nécessaire de réunir le matériel adéquat:

  • Une cuve en inox,
  • Un fouet inox,
  • Un batteur électrique,
  • Une balance de précision,
  • Des moules à savon,
  • Un couteau (pour une découpe plus nette, il est possible d’opter pour un fil à découper bien aiguisé).

Le matériel entrant en contact avec la préparation ne doit pas être le même matériel que celui utilisé en cuisine. 

Les ingrédients de base

  • Un corps gras

À chaque matière grasse, sa vertu. Selon le corps gras choisi, les propriétés du savon ne seront pas les mêmes. Aussi, référez-vous au tableau présent dans la partie sur les types de peaux pour en connaître les différents bienfaits. Il est conseillé de mélanger plusieurs matières grasses entre elles. Au mieux, utilisez deux ou trois huiles végétales et un beurre (également végétal).

Le choix des matières grasses conditionnera les applications du savon, ses bienfaits, son odeur mais également sa texture lors de l’utilisation (mousse, onctuosité,…).

  • La solution de soude

Ce mélange est obtenu en mélangeant la soude caustique avec l’eau.

La balance de précision est alors très utile car la soude est une substance délicate à manipuler. La température du mélange va alors monter jusqu’à 100°C, il est impératif d’attendre qu’il ait redescendu à une température ambiante avant de l’utiliser.

Pour garantir une texture adéquate et la salubrité du savon, le calcul de la teneur en solution de soude et son ratio eau/soude est une étape cruciale. Elle est détaillée ci-dessous dans l’étape 2 de la fabrication de savon maison.

Il est également possible de trouver des solutions prêtes à l’emploi. C’est probablement ce qui est le plus indiqué si vous débutez dans la fabrication de savon maison compte tenu de de la toxicité de la substance.




Ingrédients facultatifs

  • Les colorants

Naturellement, le savon aura une couleur allant du jaune pâle au vert clair selon les matières grasses utilisées. L’huile d’avocat aura ainsi tendance à colorer le savon en vert et les germes de blé donneront un jaune orangé.

Les colorants sont classés selon la norme INCI qui liste toutes les substances autorisées en cosmétique. On identifie les colorants grâce aux lettres CI (pour Colour Index) suivi de chiffres.

Les colorants sont pour la plupart issus de l’industrie pétrochimique (à l’exception des CI75 qui sont naturels et des CI77 qui sont des métaux oxydés). Ils sont d’une redoutable efficacité et confèrent des couleurs très vives aux savons. 

Les colorants de synthèse ne sont malheureusement pas connus pour être sains ni écologiques.

Il est cependant possible d’opter pour des alternatives naturelles:

  • Des épices (comme le curcuma par exemple),
  • Du cacao,
  • Des fleurs (garance, orcanette…),
  • Des infusions de thé, cafés,
  • Etc.

Ces colorants sont naturels et biodégradables mais il sera plus difficile voire impossible d’obtenir des teintes aussi vives et franches qu’avec les colorants de synthèse.

Toujours est-il que la couleur du savon ne conditionne pas le bon nettoyage du corps. La fonction des colorants, est seulement de rendre le produit plus attrayant.

  • Les parfums

L’ajout de parfum est complètement facultatif, sans cela les savons auront tout simplement une odeur de savon. L’ajout de fragrance ne conditionne pas la qualité fonctionnelle du produit. Autrement dit, l’odeur n’impacte aucunement sur le potentiel nettoyant du savon.

Si vous souhaitez tout de même ajouter du parfum aux savons, il est possible d’opter pour des parfums 100% naturels élaborés par des parfumeurs.

Pour personnaliser encore plus le cosmétique, un mélange maison d’huiles essentielles est également une possibilité. Cependant, elles sont peu utilisées pour les saponifications à froid car coûteuses et susceptibles d’être dégradées par la soude.

Un total de 2 à 5% de substances odorantes est en général suffisant pour parfumer les savons. 

Quelques précautions sont à observer concernant les huiles essentielles, il ne faut pas les utiliser pour des produits destinés aux femmes enceintes, allaitantes et aux enfants.

Il est nécessaire de vérifier avant l’achat de parfum ou d’huiles essentielles que ces fragrances sont stables avec la saponification. Ce n’est pas toujours le cas et il est conseillé de demander au fournisseur comment le produit est susceptible de réagir.

Les étapes de fabrication

  • Étape 1: Choisir les matières grasses

En plus de déterminer les propriétés et bienfaits du savon final, c’est le choix des matières grasses qui déterminera la teneur en solution de soude nécessaire à la saponification.

Se référer aux tableaux ci-dessous relatifs aux bienfaits des corps gras et au tableau sur les aspects fonctionnels des huiles.

  • Étape 2: Calculer la teneur en soude et élaborer la solution

La teneur en soude du mélange doit être très précisément calculée car en excès, toute la soude ne sera pas transformée par la saponification. Au contraire, si le mélange ne contient pas assez de soude, on risque d’obtenir un savon trop mou.

Il existe des calculateurs en ligne permettant, selon les matières grasses utilisées, de déterminer la concentration en soude nécessaire à la saponification.

Il suffit de sélectionner les matières grasses et les grammages utilisés dans la recette et ces outils calculent automatiquement les grammages en soude et en eau à employer. 

 

  • Étape 3: Mélanger les matières grasses et la solution de soude.

Une fois les matières grasses sélectionnées et la solution de soude est à température ambiante, les deux composants peuvent être mélangés avec précaution.

Il faut travailler petit-à-petit avec délicatesse. D’un mélange translucide, se formera une pâte opaque. Lorsqu’une trace reste visible à la surface de la pâte après avoir laissé écouler le mélange en filet, cela signifie que la préparation est prête pour l’étape facultative ou le moulage.

  • Étape Facultative: L’ajout de colorant ou d’huile pour le surgras

C’est après l’étape de mélange qu’il est possible d’ajouter les colorants, le(s) parfum(s) ou une matière grasse au choix.

Mélanger délicatement le tout avant de verser (assez rapidement pour éviter la solidification) dans les moules.

  • Étape 4: Le moulage
  • Étape 5: La saponification

C’est une étape durant laquelle seule la patience est requise puisqu’il faut au moins 24h pour que la saponification se fasse totalement.

Il est conseillé de couvrir les moules de film alimentaire et les placer dans une pièce à l’abri de la lumière et à température ambiante.

À cette étape, il est possible d’observer sur les savons une “phase de gel”. En fonction de la température de la pièce notamment, le savon peut se mettre à chauffer, voire devenir bouillant. C’est un phénomène connu des savonniers qui peuvent choisir de le mettre à profit pour accentuer ou bloquer certaines colorations. 

La phase de gel n’influe aucunement sur la qualité finale du savon.

  • Étape 6: Le séchage

Une fois la saponification terminée, il est temps de démouler les savons et de les placer dans une salle aérée, à l’abri de la lumière, de l’humidité et à température ambiante constante. Cette étape permet aux savons de sécher et durcir et dure entre 4 à 6 semaines.




Recettes

Recette de onefootprintontheworld

Ingrédients pour environ 1kg de savon

  • 450g d’huile d’olive
  • 250g  d’huile de coco
  • 100g d’huile de tournesol
  • 108g de soude
  • 302g d’eau
  • Facultatif : huiles essentielles (10-15ml)

Cette recette a été élaborée, testée et approuvée par onefootprintontheworl, il est très important de la suivre au gramme près lorsque vous débutez. (les ingrédients doivent être pesés grâce à une balance de précision)

Attention: la soude doit être manipulé avec l’équipement de protection listé plus haut dans le passage sur cet ingrédient.

Il ne faut pas mettre la soude en contact avec du zinc, de l’aluminium, ou de l’étain, favoriser le matériau poreux.

Il est conseillé de préparer un bac d’eau vinaigré qui pourra neutraliser la soude en cas de projections et une bassine d’eau froide dans laquelle il faudra placer la solution de soude pour abaisser la température.

 Verser la soude dans l’eau et jamais l’inverse!

 Verser la solution de soude dans l’huile et jamais l’inverse!

  1. Protégez le plan de travail (des journaux font très bien l’affaire),
  2. Faire fondre l’huile de coco dans un bain-marie,
  3. Munissez-vous de l’équipement de protection et placez-vous dans une pièce où l’air circule Préparez le mélange eau/soude, il faut un récipient résistant à la chaleur puisque la solution va monter en température! Verser la soude dans l’eau puis remuer très doucement avec une spatule (risque de projections!). Attendre jusqu’à dissolution complète de la soude en veillant à ne pas respirer les vapeurs.

Surveiller la température: elle doit descendre à 29°C.

  1. Pendant que la solution refroidi, ajouter les huiles végétales dans l’huile de coco fondue,
  2.   Hors du feu, Verser lentement la solution de soude dans l’huile,
  3. Le mélange ainsi fait, mélanger au mixer plongeant. L’arrêter régulièrement afin que le moteur ne chauffe pas.

Le mixage est fini à l’apparition d’une trace: une trace se forme lorsqu’on fait tomber une goutte à la surface de la pâte,

  1. Facultatif: ajouter les huiles essentielles, 
  2. Verser la pâte dans les moules choisis,
  3. Recouvrir d’un film plastique et laisser reposer 24h. Si au bout de 24h, le savon est encore mou, il est possible d’attendre 24h de plus, 
  4. Démouler les savons et les laisser sécher 4 semaines sur des grilles à l’abris de la lumière, dans une pièce aérée et tempérée,

Comment choisir son savon naturel ?

Types de peaux

Pour chaque type de peaux, certains corps gras sont plus indiqués que d’autres. Ci-dessous, un tableau reprenant des huiles végétales et beurres végétaux selon les types de peau.

Cette liste est non exhaustive, il existe une multitude de combinaison de matières grasses.

Privilégiez des huiles et beurres produits près de chez vous afin de limiter l’impact carbone du transport et soutenir le commerce local. Malheureusement, dans le cas des beurres végétaux, le choix en production locale, européenne et française semble restreint.

Corps Gras
BeurresHuiles
Types de peau
Peau AcnéiqueKomboJojoba, Baies de Laurier
Peau sècheAmande Douce,
Avocat, Cacao,
Mangue, Olive
Amande douce, argan, Avocat, Avoine, Baies de Lauriers, Bourrache, Camélia, Cerise, Chanvre, Coco, Germes de blé
Peau abîméeAmande Douce, AvocatAmande douce, Camélia, Coco, Framboise, Germes de blé
Peau matureAvocat, Cacao, Mangue, OliveAbricot, Argan, Avocat, Avoine, Bourrache, Camélia, Cerise, Chanvre, Framboise
Peau irritéeKarité, OliveBourrache,

Utilisation et Aspects fonctionnels

En plus des bienfaits sur la peau, les matières grasses choisies pour la recette auront des aspects fonctionnels. C’est à dire qu’ils conditionnent la texture du savon, son application, ses propriétés moussantes, sa dureté…

Voici un aperçu des huiles et beurres vu par ces aspects.

Aspects fonctionnels
OnctueuxMoussantDouceurRésistance à l’oxydation
Abricot********
Amande Douce**********
Argan********
Avocat**********
Cacao******
Coco**********
Karité*********
Noisette***********
Olive**********
Pépins de Raisins********
Ricin********
Sésame*******
Tournesol******

Les échelles de valeurs sont disponibles ci-dessous:

OnctuositéPeu onctueuxMoyenneImportante
******
MousseTrès peu de mousseMousse fineAbondante
******
DouceurDurDouxTrès doux
******
Résistance à l’oxydationPeu résistantMoyennement résistantRésistant
******

Le potentiel oxydatif désigne la sensibilité de la matière grasse au rancissement. Certaines huiles et beurre s’oxydent plus rapidement que d’autres. Ainsi, “Peu résistant” désigne un corps gras qui aura tendance à s’oxyder rapidement tandis que “résistant” démontre d’une résistance au temps (un produit qui rancit moins vite).

Dans tous les cas, les savons peuvent être conservés durant toutes la durée de leur utilisation.

Petit bonus: il est possible fabriquer son beurre végétal maison. Pour cela il vous suffit de mixer 300 gr de la denrée choisie (amandes par exemple). Le mixage peut durer jusqu’à 15 mn et doit faire apparaître une pâte assez homogène. Il est possible d’agrémenter d’eau ou d’une autre huile végétale pour adapter la texture.

Cependant, pour une confection maison, on ne peut donner de notion de temps de conservation puisque dans le commerce, les produits sont soumis à des tests afin d’en déterminer les dates ainsi que les ambiances de conservations nécessaires au cosmétique.




Labels de qualités

  • Saf

Le logo “saf” permet d’identifier les savons élaborés selon la méthode de la saponification à froid. Il n’est cependant pas obligatoirement apposé sur l’emballage. S’il est de plus en plus répandu, certains produits comportent tout simplement une mention “savon à froid” ou “saponification à froid”.  

Dans tous les cas, cette méthode est indiquée sur l’emballage puisque c’est un critère de savoir-faire et de qualité.

  • ASSAF

L’ “Association des savonniers par saponification à froid” regroupe des professionnels ayant pour vocation de valoriser le savoir-faire de la saponification à froid. Un code couleur du logo classe le produit selon plusieurs niveaux:

  • Logo bleu et noir: atteste du respect de la charte officielle de la saponification à froid,
  • Logo vert: En plus de la charte du savon à froid, le produit suit le cahier des charges “Nature et Progrès”

 

  • Slow cosmétique

Cette mention récompense gratuitement les marques qui respectent non pas un cahier des charges mais certains critères incontournables. 

Parmi ces derniers on retrouve:

  • L’absence d’ingrédients issus de l’industrie pétrochimique, 
  • En vertu du principe de précaution, aucun ingrédient suspect n’entre dans la recette,
  • La composition du produit ne contient QUE des substances bénéfiques pour la peau,
  • Pas de greenwashing, que des promesses réalisables.

En cas d’interrogations sur un savon, il est possible de prendre contact avec une association de savonniers telle que l’ADNS (Association Des Nouveaux Savonniers).

Avantages/Inconvénients des savons naturels

Avantages

  • Meilleure transparence,
  • Moins d’ingrédients dans la recette,
  • La plupart des composants polluants et toxiques sont évités,
  • Possibilité d’opter pour une alternative zéro-déchet grâce au savon solide,
  • Nombreuses alternatives de savons naturels,
  • Plus respectueux pour la peau,
  • Ils durent plus longtemps,
  • Zéro-déchets car peu d’emballages,
  • S’adaptent aux types de peaux.

Inconvénients

  • Il faut garder un minimum de vigilance sur la composition,
  • Risque de greenwashing,
  • Plus coûteux à l’achat,
  • Fabrication maison plus technique que les autres cosmétiques.
Si vous n’avez pas le temps de fabriquer votre propre savon, nous vous recommandons vivement celui de l’entreprise française “Comme avant“. Leurs produits sont irréprochables et de fabrication artisanale.

Sources

https://www.toutvert.fr/comment-fabriquer-du-savon/
http://www.ecoconso.be/fr/content/quel-savon-choisir-pour-se-laver-au-naturel
https://saponification.org/
https://www.aufeminin.com/soins-corps/savon-noir-s692096.html
https://www.consoglobe.com/savon-alep-purete-fait-merveille-3133-cg/2
https://www.oolution.com/bloog/blog/2014/04/30/comparatif-labels-bio-en-cosmetiques/
https://box-evidence.com/beaute-bio/labels/
https://www.lecurionaute.fr/enquete-guide-achat-trouver-vrai-veritable-savon-de-marseille-test-conseils/
http://www.lecurionaute.fr/savon-de-marseille-huile-olive-palme-coprah-label-arnaque/
http://hygiene-et-savon2.e-monsite.com/pages/ii-la-composition-et-le-fonctionnement-du-savon/la-saponification-et-fabrication.html
https://www.lasavonneriedemilie.fr/la-fabrication/
https://cosmeticobs.com/fr/ingredient-cosmetique/glycerin-1/
https://www.zenzishop.com/saf/
https://biosportsante.com/quest-ce-quun-savon/
https://leslitseescitronnees.com/2011/02/07/faire-un-savon-a-froid-etape-par-etape/
https://salysavons.fr/la-saponification-a-froid/
https://laveritesurlescosmetiques.com/recherche-inci.php
http://www.soapacadabra.fr/archives/2011/08/10/21768903.html
https://www.slow-cosmetique.com/le-mag/la-verite-sur-les-huiles-seches/
https://laboratoires-plantaurel.com/fr/savon-sans-savon-syndet
https://www.consoglobe.com/cosmetiques-sans-huile-de-palme-cg
https://www.laboratoires-roig.com/blog/huiles-vegetales-minerales-esterifiees-en-cosmetique-quelles-sont-celles-a-eviter-et-comment-sy-retrouver–n25
https://www.consoglobe.com/cosmetiques-sans-huile-de-palme-cg
http://onefootprintontheworld.com/savons-maison-saponifies-a-froid-recette-facile/

A propos de l’auteur

“Après des études de cuisine et en vertu de l’amour qu’elle porte pour la gastronomie, Léonne Thellier se prend de passion pour l’aspect bien-être et santé du secteur et entame une formation d’ingénieur “alimentation et santé” en apprentissage.
Persuadée de l’importance d’une cuisine saine pour le corps et l’esprit, elle essaye tant bien que mal de ne pas traumatiser son entourage par son côté food-maniac.

Toujours à l’affût de bons plans, elle aime voyager, faire des rencontres, et découvrir de nouvelles cultures culinaires. Léonne aime se fixer des objectifs et les atteindre. Déracinée de sa vallée de la Loire natale, elle poursuit son parcours professionnel entre la Picardie et la région Centre.”

Linkedin

 

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voix

Thérapie par la Voix et le Chant

By dans le corps, index

Thérapie par la Voix et le Chant

voix

Le terme « voix » est un mot assez polysémique et complexe, qui renvoie à plusieurs conceptions différentes. D’un point de vue le plus basique possible d’abord, la voix désigne les sons produits par les vibrations des cordes vocales (c’est l’émission vocale). Mais elle peut aussi définir une force incantatoire (dans le chant et la musique par exemple), ou bien un style vocal (c’est-à-dire les mots, la parole, ainsi que la personne qui parle).

La voix est donc un élément fondamental de notre vie. En effet, bien avant de pouvoir mettre nos pensées en paroles, nous avons exprimé nos sentiments par des cris, des grognements, des sanglots, des rires, des chants. Quand les mots nous manquent, nous recourons au langage universel des sons.

En outre, notre voix est notre carte d’identité vocale : elle est unique (c’est par notre « allô » que l’on nous reconnait au téléphone par exemple) et personnelle (le timbre et la couleur de la voix sont propres à chacun). Elle traduit et exprime notre vécu, nos ressentis, nos intentions, notre qualité de présence ou d’absence, et l’on se fait souvent une idée préconsciente de son interlocuteur en percevant le ton, le rythme, ou l’énergie de sa voix. Cela en dit long sur l’impact qu’a et que peut avoir une voix.




Notre voix est donc un élément capital, qui nous suit, pour la plus grande majorité d’entre nous, depuis notre naissance jusqu’à notre mort, et dont nous pouvons disposer à notre guise. Notre « instrument voix » est disponible à tout moment et transportable à merci puisque nous nous déplaçons avec lui constamment. 

Cependant, il ne faut pas pour autant oublier de s’en soucier, d’en prendre soin et de l’entretenir. En effet, une parole, un ton de bonne qualité s’appuient sur l’équilibre entre la soufflerie pulmonaire, le vibrateur-larynx et les résonateurs (pharynx, cavité buccale, naso-pharynx et fosses nasales). C’est ce que l’on nomme « l’accord phono-résonantiel », qui peut être soumis à des contraintes, des résistances et des tensions diverses. Il s’agit donc d’un véritable mécanisme, complexe, auquel il faut être très attentif.

Mais au-delà de cela, la voix est un facteur incontournable de la communication. Dès lors que l’on utilise notre voix pour nous exprimer, on entre en relation avec une autre personne, en lui faisant part de nos intentions, de nos sentiments à travers divers sons et vibrations. D’ailleurs, certains instruments comme le tambour, le bol tibétain, la Shruti Box, ou la double flûte amérindienne par exemple, favorisent cette expression et cette mise en relation avec les autres.

L’Expression vocale, un chemin vers le bien-être ?

microphones

Dans les croyances asiatiques, le centre de l’expression et de la communication se trouve au niveau du chakra de la gorge (le cinquième chakra) et est un lieu de passage qui nous aide à extérioriser tout ce qui existe en nous. 

L’expression vocale permet ainsi de dénouer les tensions, et aide à renforcer l’ancrage et la verticalité. Quand l’expression vocale s’effectue devant un groupe de personnes (et même en individuel), il s’agit d’oser prendre sa place sans se juger soi-même et sans être dans la peur du jugement de l’autre. C’est effectivement un acte de mise à nu sans pareil, et un véritable tremplin pour accéder à ses émotions. Il s’agit simplement d’oser se lancer et de laisser faire les choses. Peu importe le résultat : ce qui va émerger ouvrira un passage, celui du renouveau.

S’exprimer vocalement peut donc aider à accéder à une certaine forme de bien-être, mais aussi à libérer de la souffrance qui ne sait comment se dire. 

En effet, le corps est engagé dans la parole. Parfois, on peut facilement percevoir une voix qui nous paraît très désagréable, qui nous agresse les oreilles ou bien qui crée en nous une impression de vide. Il existe donc un lien entre expression vocale et résonance corporelle, comme il existe un autre lien entre tensions musculaires et tensions psychiques. 

Essayer de parler ou de chanter juste reviendrait donc à essayer de prêter une oreille attentive à nos résonances corporelles, pour tenter de s’exprimer de la manière la plus juste possible. Finalement, il s’agit de s’accorder à soi-même, de mieux se connaître, mieux se comporter et mieux s’écouter, se sentir, pour s’accorder ensuite avec les autres.

En fait, la voix est composée de six paramètres : la hauteur, l’intensité, le timbre, le souffle, la durée, la fluidité, et, bien entendu, les émotions. Tous peuvent altérer la qualité de notre voix. Mais que serait la voix sans les émotions ? Les émotions donnent vie et relief à la voix, qui se colore au gré de nos joies et de nos tourments. Effectivement, le chant contient tout ce que nous sommes (notre passé, notre présent, notre à-venir, notre vécu et notre désir), et entre en résonance avec tout ce qui nous entoure, c’est-à-dire notre origine et notre vision de l’avenir. 

Il est donc essentiel de prendre le temps d’accueillir et d’accepter ce qui est déjà là, de laisser émerger nos émotions sans se censurer, de s’autoriser à dire, à résonner, à chanter, à vibrer, à apprivoiser sa voix pour la laisser s’harmoniser avec l’instant présent. Cela procure un sentiment de confiance si l’on se donne le temps d’être sa voix : une sensation d’être vivant, d’entrer en relation avec ce qui nous entoure, et d’être en harmonie avec soi-même, apaisé(e). 

Trouver sa place : espace et relation à l’autre 

L’acte vocal est, fondamentalement, une mise en relation, car à travers l’acte vocal on s’adresse à l’autre, aux autres. S’exprimer, ce n’est donc pas seulement communiquer par des sons, c’est aussi prendre sa place dans l’espace pour entrer en relation avec les autres, c’est avoir le désir de s’épanouir.

Or, la respiration, ainsi que la pensée, jouent un rôle fondamental dans cette capacité à pouvoir prendre sa place. Une pensée envoie des informations au corps et va précéder l’expression qui s’adresse à l’autre, et qui passe donc par l’envie ou non de communiquer. La manière dont on va s’exprimer jouera un rôle essentiel dans la façon dont on va toucher l’autre, qui reçoit nos états émotionnels. 

Par exemple, une voix médium est signe de stabilité ; mais lorsque notre pensée n’est pas en accord avec notre parole, par exemple lorsque l’on ne dit pas la vérité, elle va se déplacer vers le grave ou l’aigu. On peut alors parler de dissonance.

C’est donc par la voix, bien plus que par nos paroles, que s’expriment nos intentions, nos pensées véritables. Par conséquent, il est absolument nécessaire de développer une relation de conscience entre soi-même et les autres, afin de retrouver une communication vocale équilibrée, et qui s’effectue dans le respect de chacun. En fait, il s’agit d’être présent pour l’autre et pour soi.

Or, être présent pour soi et pour l’autre, dans un contexte de communication, c’est écouter le silence qui précède l’acte vocal. En effet, il n’y a pas de production vocale ni de son sans silence. Ainsi, l’autre, par sa présence et son écoute disponible, aide celui ou celle qui parle à prendre corps, pour devenir dans l’instant une personne réellement capable de partage et de communication. 




La magie de la voix et la question de son évolution : 

Parfois, il arrive qu’à travers notre expression vocale, qu’elle soit chantée ou bien mise en mots, on ressente une facilité exacerbée, comme si nous avions tout partagé, transmis aux autres, grâce à une communication parfaite, sans pour autant avoir fait quelque chose de particulier pour cela. C’est ce que l’on peut appeler la « voix vraie », celle qui traverse le corps et ne fabrique pas, la voix sans artifice, un mélange de simplicité et d’authenticité, émise dans un espace où tout peut circuler.

Il existe différentes méthodes pour appréhender le travail vocal, mais il est capital de toujours garder à l’esprit que le chant est une extension de la parole. Ainsi, un accompagnement vocal de qualité devrait prendre en compte à la fois les trois étapes de la phonation (soufflerie, larynx, résonateurs), les six composantes de la voix, et la posture, c’est-à-dire l’attitude, ainsi que l’écoute liée à l’affect.

Travailler la voix et enseigner le chant revient donc à effectuer un parcours de découverte, comme un jeu de piste dont on ne connaîtrait pas nécessairement la solution des énigmes. Un voyage qui, en définitive, touche à l’intériorité, à travers le ressenti et l’accueil dans l’instant présent.

Les méthodes, qu’elles fassent appel aux cours de chant, au coaching vocal, à la psychopédagogie vocale, à la thérapie vocale, ou bien aux techniques de guérison par la voix, doivent, dans l’idéal, toutes offrir au participant un certain plaisir de faire et un cadre sécurisant. 

Et celui ou celle qui accompagne devrait également être à l’écoute des différents besoins et des attentes diverses de l’élève, et proposer une mise en perspective. Effectuer un lien entre la dimension émotionnelle, corporelle et pédagogique de la voix doit être au cœur de la préoccupation d’un formateur en expression vocale tourné vers la relation d’aide, puisque c’est par lui que passent toutes les informations pour tous ceux qui se questionnent à propos de la voix.

Article écrit par Devi Arnold

Références :

Ivan Fonagy, Voix et psyché

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rebirth

Le rebirth : renaître en respirant

By dans le corps, index

Le rebirth : renaître en respirant

rebirth

Guérir et se régénérer à travers la respiration en revenant aux sources mêmes de notre vie, voilà ce que propose le rebirth, ou « respiration consciente ». Il s’agit d’une technique respiratoire, qui, comme son nom l’indique (« rebirth » = « renaissance » en anglais), a pour objectif de faire (re)vivre à son pratiquant une nouvelle expérience à chaque fois.

Cette méthode part du principe que nous sommes tous influencés par notre passé, et que nous agissons et organisons bien souvent notre vie en fonction de ce que nous avons vécu auparavant. Or, grâce à la respiration, le rebirth se propose de nous faire revivre certaines expériences antérieures, en particulier des expériences très anciennes, qui remontent aux premières années de notre vie, voire à ses premiers instants. En effet, le rebirth prétend pouvoir nous ramener en arrière, et nous faire revivre des souvenirs que notre corps, à défaut de notre mémoire consciente, a gardés en mémoire. Ainsi, il devient possible d’explorer notre mémoire inconsciente pour observer le déroulement de notre naissance et de nos premières années de vie, afin d’en analyser les éventuels blocages pour pouvoir ensuite les surpasser.

En fait, la respiration consciente consiste à se détendre et à se relaxer de manière absolue et intense, pour faire émerger des souvenirs refoulés inconsciemment. Il est possible de remonter ainsi très loin dans ses souvenirs, puisqu’il a par exemple été prouvé que les fœtus effectuent des mouvements respiratoires dès la fin du troisième mois de grossesse. 




Pratiquer le rebirth, pour le dire autrement, c’est accepter de s’abandonner, de se relâcher et de laisser s’écouler nos tensions actuelles pour se concentrer sur les traumatismes anciens. C’est s’en remettre au pouvoir du souffle, qui permet d’annihiler les tensions refoulées et accumulées qui se sont inscrites dans nos cellules. Effectivement, parfois, le fait de simplement prendre conscience de ces traumatismes anciens ne suffit pas ; l’alternative proposée par le rebirth permet donc non seulement de réaliser l’existence de ces obstacles, mais aussi de les revivre pleinement, pour ressentir à nouveau les sentiments, émotions et perceptions qui étaient en œuvre à ce moment-là.

Dans les faits, l’apport d’oxygène réalisé par cette technique de respiration dirigée et contrôlée permettrait d’agir sur notre fonctionnement émotionnel. Il s’agit à la fois d’une thérapie et d’une technique de développement personnel, c’est-à-dire qu’elle peut être pratiquée aussi bien par des personnes souffrantes souhaitant être soulagées que par des individus désirant acquérir une maîtrise de leur vie plus importante et plus pertinente.

Bienfaits du rebirth

En tant que technique de bien-être, les effets du rebirth sont essentiellement psychologiques. Il s’agit en effet de se libérer des peurs, des tensions, de l’anxiété, des troubles du sommeil (insomnies, apnée du sommeil), des maux de tête, de périodes de dépression, ainsi que de toutes sortes de stress (après une agression, une opération chirurgicale, un accident, un burn-out, une phobie)… Avoir la possibilité de se confronter à nouveau à des traumatismes et des blocages enfouis inconsciemment afin de les dépasser et de les résoudre améliore la confiance en soi, et permet également de reprendre en main sa vie, de repartir de zéro, dans le but de la mener avec davantage de sérénité et de joie. Pour résumer, cette nouvelle perception de soi et de ses projets renouvelle notre optimisme et notre vigueur, afin de transformer et d’adapter nos projets à cette renaissance.

Cependant, on peut également observer des améliorations qui concernent davantage le plan physique : travailler ainsi son souffle permet de bien mieux respirer. En conséquence, les personnes souffrant d’asthme par exemple pourront remarquer une diminution –voire une disparition- de cette gêne. De même, on pourra constater une meilleure circulation de l’énergie dans le corps, et donc une plus grande forme. Enfin, l’état de relaxation intense provoqué par cette sorte de transe respiratoire permet de relâcher et de détendre les muscles, ce qui contribue à faire disparaître certaines douleurs légères.

ATTENTION toutefois, plusieurs précautions sont à prendre avec cette technique. D’abord, il s’agit d’un procédé qui fait appel à l’hyperventilation, ce qui bouleverse le rythme respiratoire, et peut donc provoquer des crises de spasmophilie. A éviter pour les personnes qui en souffrent déjà, donc. Des crampes plus ou moins douloureuses peuvent aussi survenir, mais elles font partie intégrante du processus.

Ensuite, la confrontation aux souvenirs refoulés peut être intense et provoquer des chocs émotionnels importants (peur, colère, cris, larmes, besoin de se reposer…). Il semble que cela fasse partie de la démarche; néanmoins le rebirth est contre-indiqué pour les personnes hypersensibles ou bien fragiles émotionnellement, ainsi que pour les personnes sous l’influence de drogues ou ayant vécu des expériences hallucinatoires. De même, il est fortement déconseillé aux femmes enceintes de plus de 6 mois d’avoir recours à cette méthode, car elle pourrait déclencher un accouchement prématuré.

Egalement, il faut faire très attention au praticien que l’on choisit. En effet, même s’il s’agit d’une pratique couramment utilisée, le rebirth n’est pas reconnu médicalement ou scientifiquement. Très peu d’études ont été menées sur le sujet, ce qui laisse la porte ouverte à de nombreuses dérives et à des abus importants. Les sectes notamment s’approprient souvent cet exercice. Ainsi, par exemple, il faut s’assurer que les souvenirs que l’on revit soient véritablement les nôtres, et qu’ils ressurgissent vraiment pendant la transe. Quelques praticiens malhonnêtes peuvent en effet être tentés de « guider » le patient de manière douteuse, d’abuser de sa confiance, ce qui débouche sur le « rappel » -ou plutôt la création- de faux souvenirs. En outre, il faut s’assurer que le « rebirther » soit capable, le cas échéant, de prendre en charge de manière correcte, complète et personnalisée un patient qui aura été troublé, déstabilisé ou désorienté par cette expérience.




Le rebirth en pratique

Nul besoin d’apporter du matériel ou une tenue spécifique, le rebirth s’effectue allongé. En principe, il faut respirer sans arrêt pendant environ 1 heure, sans aucune pause entre les inspirations et les expirations. La respiration peut être réalisée par le nez ou par la bouche, en fonction des préférences du praticien. C’est un exercice qui peut également se pratiquer individuellement ou en groupe ; l’avantage de le faire en collectivité est de pouvoir avoir un retour sur les autres expériences, et de pouvoir s’exprimer pour partager ses ressentis. Le patient devient alors à la fois celui qui est accompagné et celui accompagne.

La séance commence par un entretien oral, au cours duquel le patient peut exprimer précisément ses attentes. Ensuite, le praticien explique légèrement le fonctionnement du souffle et va préciser les sensations et effets, agréables ou désagréables, du rebirth. Puis on passe à l’exercice de respiration en tant que tel. Dans un premier temps, il va s’agir d’une respiration forcée, peu naturelle. C’est le praticien qui guide son patient en lui indiquant certaines actions à réaliser (accélérer, ralentir…), jusqu’à briser le rythme naturel de sa respiration, afin de le faire entrer, à terme, dans une sorte de transe respiratoire. Et c’est au moment où ce rythme a été totalement bouleversé que les souvenirs et émotions apparaissent. Une fois que l’expérience a été jugée concluante, le praticien aide son patient à retourner peu à peu à une respiration normale, à lui faire reprendre contact avec la réalité. Enfin, la séance se termine sur un deuxième entretien, afin de parler de l’expérience et d’aider le patient à intégrer ces nouvelles connaissances, ainsi qu’à en tirer les conclusions nécessaires pour améliorer sa manière de vivre et de surmonter les traumatismes.

Le rebirth peut également parfois se pratiquer dans une piscine, dont la température correspond à peu près à celle du corps humain. La séance s’effectue alors en groupe, et les patients se soutiennent mutuellement.

En général, un traitement complet se poursuit pendant 9 séances, ce qui correspond symboliquement à la durée d’une grossesse. Une séance dure entre 1h30 et 2 heures environ, dont au moins la moitié est consacrée aux exercices respiratoires en tant que tels.

Origines du rebirth

Le rebirth a été découvert par Léonard Orr dans les années 60-70 en Amérique. Originellement, c’était une technique basée sur l’hyper-oxygénation, et qui s’inspire également de plusieurs traditions anciennes, comme le taoïsme ou le yoga par exemple. Elle a par la suite suscité un engouement important lors du mouvement New Age à la même époque, et s’est donc largement diffusée en Occident.

En France, elle est apparue au cours des années 70, et on lui a rajouté d’autres éléments thérapeutiques, tels que la psychanalyse par exemple. 

C’est une discipline assez peu prise au sérieux par les scientifiques, qui n’est pas non plus reconnue par l’Etat. En revanche, il existe une Association Française de Rebirthing, qui délivre des diplômes à l’issue d’une formation de deux ans environ. Ces praticiens s’engagent à suivre un code de déontologie précis et une éthique stricte, ainsi qu’à respecter la confidentialité des séances.

Ils peuvent être des « rebirther » de profession, des psychologues, des psychothérapeutes, ou bien plus rarement des sage-femmes, des médecins ou des infirmiers qui se sont spécialisés dans cette discipline, ou alors qui l’exercent en plus de leurs fonctions préalables.

Références

Site web spécialisé dans le rebirth, de l’Association Française du Rebirthing :  http://www.afr-rebirthing.com/trouver-un-praticien/

Témoignage sur une expérience de rebirthing : http://www.psychologies.com/Therapies/Developpement-personnel/Methodes/Articles-et-Dossiers/Le-rebirth-respirer-pour-renaitre/7Temoignage

Site web consacré à la santé : https://www.passeportsante.net/fr/Therapies/Guide/Fiche.aspx?doc=rebirth_th

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brosse à dents bambou

Brosse à dents bambou – Tout ce qu’il faut savoir

By dans le corps, Soins

Brosse à dents bambou – Tout ce qu’il faut savoir

brosse à dents bambou

Le plastique représente aujourd’hui 95% des déchets. Face à ce constat, la voie de la “déconsommation” apparaît comme une évidence pour beaucoup. 

Comment consommer moins et mieux? Véritable mode de vie, la consommation responsable a de plus en plus d’adeptes. Partir à la traque du plastique de notre maison est un acte militant. 

Commençons par un outil du quotidien: La brosse à dents. 

On estime la quantité de brosse à dents jetées à 1400 tonnes par an rien qu’en France! 

Selon le type de plastique qui les compose, leur dégradation peut prendre plusieurs centaines d’années. La plupart des brosses à dents sont composées de plusieurs plastiques différents, ce qui les rend impossibles à recycler.  Ainsi, les 294,3 tonnes de brosses à dents vendues chaque année en France ne sont pour la plupart ni biodégradables, ni recyclables, ni compostables. De quoi polluer les mers pour un petit moment…

Rappelons que la biodégradation désigne la propension d’un produit (en matière organique) à se décomposer dans un environnement favorable et sous l’action de micro-organismes (de type pseudomonas sp.). 

Cette dégradation doit survenir sur un temps court à échelle de vie humaine. Une bouteille en plastique n’est pas considérée comme biodégradable car sa décomposition dure environ 400 ans. 

La compostabilité se définie par des critères normés de décomposition. (La norme européenne qui détermine ces critères est la NF EN 13432.)

Généralement le procédé de compostage qui dégrade la matière en humus est réalisé selon des conditions et des températures précises à échelle industrielle et nécessite des manipulations (adjonction d’eau, température contrôlée…).

Le compostage peut également être réalisé à la maison, il prendra seulement un peu plus de temps. 

Le recyclage quant à lui est le principe selon lequel le matériau est retraité pour fabriquer un autre produit entièrement ou en partie.

Fort heureusement, il existe des alternatives à ce consommable plastique. La brosse à dents en bambou en est une. 

Quelles en sont les bénéfices? Comment la choisir et où la trouver? 

Nous vous recommandons vivement les brosses à dents de l’entreprise française “Comme avant“. Leurs produits sont irréprochables et de fabrication artisanale.

Pourquoi le bambou ?

forêt bambou

Une production facile 

Cette plante étonnante a la réputation d’être écologique et durable. Elle pousse facilement et est naturellement présente sur presque tous les continents, exception faite de l’Europe et de l’Antarctique. 

Sa vélocité en fait une plante ayant un excellent rendement sans grand besoin en eau. Ce qui contribue à limiter son empreinte écologique. 

Elle rejette environ 30% d’oxygène de plus que les autres plantes et ses racines tentaculaires contribuent à prévenir l’érosion des sols. La production de bambou ne nécessite aucuns pesticides ni aucun engrais tant cette plante est résistante.

C’est aussi une espèce invasive, sa surproduction peut engendrer des déforestations massives. Le label FSC (Forest Stewardship Council ou “Conseil des gestions de forêts”) garantit en ce sens une exploitation forestière responsable. Bien que le bambou ne soit pas un arbre mais une graminée au même titre que le maïs et le riz, il peut bénéficier de ce label.

Existe-t-il du bambou français ?

Bien que traditionnellement non présent en Europe, le bambou peut y pousser puisqu’il a la capacité de s’adapter à de nombreux climats. Aujourd’hui la filière française bambou s’organise autour de quelques entreprises telle que OnlyMOSO.

À Lyon, un agriculteur a ainsi planté 1 hectar en mai 2019 et en produira 16 autres pour l’été de la même année. 

Malheureusement, aujourd’hui aucune brosse à dents n’est fabriquée à partir de bambou français. La filière est actuellement trop peu importante et se concentre sur le secteur du bâtiment et de la construction. 

À défaut, on peut toujours se rabattre sur les productions responsables de bambou et surveiller de près l’émergence de la filière française.

Le bambou est utilisé comme plante alimentaire, ornementale ou encore comme matériau.

Il existe près de 1300 espèces de bambou et toutes ne se valent pas pour la production de matériaux. Privilégiez par exemple le bambou MOSO si le matériau est produit en Asie. Il n’est pas consommé par les pandas. Pas de risque donc, de leur voler leur repas. 




2.3 Les propriétés du bois de bambou

En plus du faible impact de sa production sur l’environnement, le bois de bambou a de nombreuses vertus et propriétés.

Le bois de bambou est bactériostatique ce qui en fait un matériau de choix pour une bonne hygiène bucco-dentaire. Le manche de la brosse à dents en bambou limitant naturellement la croissance de bactéries.

On peut également louer la légèreté et la résistance du bois de bambou. Le manche pourra se garder ad vitam aeternam pour peu que la tête de la brosse à dents soit interchangeable. Cela évitera quelques tonnes de déchets supplémentaires déversés sur notre belle planète. La résistance du bambou est telle qu’il est également utilisé pour la construction de maisons, d’immeubles et même de ponts. 

Le bambou est compostable, c’est un déchet organique que les vers du compost se feront un plaisir de dévorer. Il est également biodégradable et biosourcé. Un matériau biosourcé contient des composants issus de ressources renouvelables, ce qui est sans aucun doute le cas pour le bambou

Le bambou remplace parfaitement le plastique pour la fabrication de brosse à dent. Elle est garantie sans BPA (Bisphénol A) si une mention du fournisseur l’indique. Ce composé chimique est souvent utilisé dans la fabrication de plastique. Reconnu perturbateur endocrinien, il est interdit en Europe dans la fabrication de biberon depuis 2011 et dans les emballages alimentaires depuis 2014 du fait de sa toxicité.

Comment choisir sa brosse à dents en bambou ?

Quitte à sauter le pas vers une consommation de brosses à dents plus responsables, autant surveiller tous les aspects de l’achat.

Après avoir creusé l’impact environnemental du bambou, il est temps d’observer de plus près les autres parties de la brosse à dents.

Les dentistes conseillent de changer de brosse à dents tous les 3 mois afin de conserver une bonne efficacité. En effet, les poils de la brosse, lorsqu’ils s’usent, ne sont plus efficaces.

Afin d’observer au mieux ces recommandations en limitant la production de déchet, l’option brosse à dents en bambou à tête interchangeable apparaît comme étant la plus appropriée. Ainsi, le manche est conservé en attendant d’être composté lorsqu’il sera usé et la brosse peut-être traitée séparément avec les déchets adéquats.

Or, certains poils sont plus valables que d’autres d’un point de vu sanitaire et écologique. Petit aperçu des différents poils de brosse à dents retrouvés sur le marché.

Les poils en nylon

Bon nombre de poils de brosse à dents sont en nylon. Ce polymère peut être obtenu à partir de pétrole et/ou d’huile végétale, souvent de ricin. Moins polluants que les nylons entièrement issus de la pétrochimie, les “bionylons” en fibres végétales ne sont pas encore 100% écolos. Ce sont souvent des mélanges de polymères chimiques et biosourcés (huile de ricin). 

Selon le type de bionylon, la part de ricin peut représenter entre 50 et 70% environ du matériau.

Outre l’aspect écologique, le nylon possède des avantages sanitaires dus à un faible pouvoir absorbant et un séchage rapide. Cela limite la multiplication de micro-organismes puisque l’humidité favorable au développement microbien ne sera pas retenue sur la brosse. 




Il existe plusieurs sortes de nylons:

  • Le Nylon 4: 

Une étude a montré que ce nylon serait biodégradable dans le sol en quelques mois. Cependant cette même étude pointe du doigt la nécessité de mener d’autres tests complémentaires afin de comprendre le mécanisme de décomposition des polyamides. En d’autres termes, quelques réserves sont émises quant à la biodégradabilité complète du Nylon 4.

Le nylon 4 peut également être compostable, c’est à dire qu’il répond à des critères normés de dégradations.

  • Le Nylon 6 ou nylon 6-10

Cette fibre n’est pas biodégradable. Pour pouvoir composter le manche en bambou correctement, il faudra retirer les poils à l’aide d’une pince à épiler avant de les jeter dans la poubelle ménagère. 

Les brosses en poils animals

Les brosses à dents en poil de sanglier étaient déjà utilisées sous Napoléon. Ces fibres sont cependant plus dures et peuvent agresser la gencive sur le long terme. 

Quel que soit l’animal, ses poils forment une sorte de mini tuyau qui peut absorber l’humidité. Cela laisse la place libre aux bactéries pour se développer à l’intérieur. Ce type de brosse n’est pas vraiment plébiscité par les dentistes qui considèrent le nylon comme plus sain et moins agressif. 

Le gros avantage de ce type de poils est qu’ils sont complètement biodégradables et compostables.

Petit bonus:  les brosses infusées au charbon végétal actif.

Le charbon permet d’éliminer les bactéries tout en blanchissant les dents. Ce dernier peut être utilisé pour purifier l’eau et l’air. Les traces de son utilisation comme détoxifiant remontent à l’Antiquité. Il a la particularité d’absorber les toxines et les micro-organismes. Des propriétés parfaites pour une bonne hygiène buccodentaire!

Le critère du recyclage n’est pas à prendre en compte dans le cas des poils de brosse à dents. En France, les centrales de traitement des déchets ne prennent pas en charge les éléments de moins de 3 cm. Aucune chance donc de pouvoir les recycler.




La fixation des poils

Les poils des brosses à dents traditionnelles sont souvent fixées à partir de colles chimiques sur lesquelles nous n’avons pas trouvé d’informations quant à leur nature ou leur toxicité.

Cependant, les poils de la plupart des brosses à dents en bambou sont fixés grâce à de petites attaches métalliques qui ne sont ni biodégradables, ni compostables. Elles sont par conséquent à traiter comme un déchet ménager.

Enfin, au-delà des critères de la brosse à dents en bambou, un brossage de dents doit s’effectuer au minimum 2 fois par jour pendant 2 mn (il est cependant conseillé de se les laver 3 fois par jour). Les poils souples sont vivement conseillés pour des personnes ne présentant aucun problème buccal particulier. Les brosses dures ont un effet abrasif sur les dents et les gencives pouvant conduire à des problèmes dentaires sur le long terme.

Dans la gamme de brosse à dents en bambou disponibles sur le marché il y en a pour tout le monde. La dureté des poils varie entre souple, médium et dure tout comme les brosses à dents classiques.

Où les trouver

Les brosses à dents en bambou sont principalement vendues en supermarché bio et en ligne

Pour les consommateurs avertis que nous sommes, il faudra surveiller à l’achat:

  • Les matériaux utilisés,
  • Les éventuels labels de qualités,
  • Le lieu de fabrication,
  • La possibilité de changer les têtes,
  • L’emballage du produit (stop aux emballages plastiques!). 

Engagées socialement et écologiquement, beaucoup de marques choisissent de reverser une partie de leurs bénéfices ou mener des actions en faveur d’ONG. Si cela ne concerne pas la brosse à dent directement, cela reste un point important à souligner. 

Avantages/ Inconvénients de la brosse à dents en bambou

Avantages

  • Le mode de production du bambou est écologique,
  • Le bois de bambou est léger, résistant et bactériostatique,
  • Petit point bonus pour l’élégance du matériau,
  • Le manche peut se garder plusieurs années,
  • Possibilité d’opter pour une brosse à dents à têtes interchangeables,
  • Le manche est biodégradable, compostable et biosourcé,
  • Il est 100% naturel,
  • La brosse à dents est garantie sans BPA.

Inconvénients

  • La filière bambou française est à ce jour peu développée,
  • Les manches sont fabriqués à l’étranger,
  • Le coût à l’achat est plus important qu’une brosse à dents classique,
  • Toutes les parties ne sont pas compostables ou biodégradables.
Nous vous recommandons vivement les brosses à dents de l’entreprise française “Comme avant“. Leurs produits sont irréprochables et de fabrication artisanale.

Sources

https://simplyseube.blogspot.com/2017/08/test-les-brosses-dents-zero-dechet.html
https://www.boutiquezerodechet.com/salle-de-bain-zero-dechet/32-brosse-a-dents-bambou.html
https://ecotoothbrush.wordpress.com/2014/12/22/nylon4-and-nylon-6-bristles-ok-they-are-biodegradable-what-does-that-mean/
https://myboocompany.fr/constat-du-plastique/
https://bambouscoopic.org/la-cooperative/
https://onlymoso.fr/la-societe/
https://orinko.org/brosse-a-dent-bambou/#Une-production-ecologique
https://www.paysan-breton.fr/2019/06/tous-les-atouts-du-bambou/
https://www.planetoscope.com/hygiene-beaute/932-nombre-de-brosses-a-dentss-vendues-en-france.html
https://dentaire-soin.com/en-2019-jutilise-une-brosse-a-dents-en-bambou/
https://www.dentaly.org/charbon-vegetal-dent/
https://www.pharmaciengiphar.com/maman/sante-au-quotidien/hygiene-bucco-dentaire/histoire-brosse-dents
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC2769161/
https://www.futura-sciences.com/planete/questions-reponses/environnement-biodegradable-compostable-recyclable-differences-7553/
https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0141391013001420

A propos de l’auteur

“Après des études de cuisine et en vertu de l’amour qu’elle porte pour la gastronomie, Léonne Thellier se prend de passion pour l’aspect bien-être et santé du secteur et entame une formation d’ingénieur “alimentation et santé” en apprentissage.
Persuadée de l’importance d’une cuisine saine pour le corps et l’esprit, elle essaye tant bien que mal de ne pas traumatiser son entourage par son côté food-maniac.

Toujours à l’affût de bons plans, elle aime voyager, faire des rencontres, et découvrir de nouvelles cultures culinaires. Léonne aime se fixer des objectifs et les atteindre. Déracinée de sa vallée de la Loire natale, elle poursuit son parcours professionnel entre la Picardie et la région Centre.”

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drainage lympathique

Drainage lymphatique manuel : Définition, bienfaits, pratique

By dans le corps, index

Drainage lymphatique manuel : Définition, bienfaits, pratique

drainage lympathique

Il s’agit d’un massage qui a pour but de faciliter et stimuler la circulation de la lymphe dans l’organisme. La lymphe, c’est le liquide incolore qui circule dans tout notre corps entre les tissus et les cellules. Elle est essentielle au bon fonctionnement du système immunitaire : elle permet en effet de transporter les déchets (toxines, excès de protéines ou de nutriments, déchets cellulaires…) que doit éliminer l’organisme, et en même temps apporte aux tissus les substances (comme l’oxygène et les aliments par exemple) nécessaires à leur bon fonctionnement. Egalement, c’est la lymphe qui assure la défense de l’organisme et la destruction des éléments infectieux.

C’est une technique assez peu répandue, pratiquée par un petit nombre de praticiens qualifiés. Et pour cause : c’est le seul mass age qui a la capacité d’influencer les échanges de liquides à l’intérieur et à l’extérieur des cellules. Elle est aussi très souvent utilisée en naturopathie pour détoxifier les liquides de l’organisme.

En fait, la lymphe circule dans le réseau lymphatique, en parallèle au système sanguin. Il y a donc une différence essentielle : alors que le sang circule grâce au cœur, qui fonctionne comme une pompe, ce sont les contractions des muscles et la pulsation dans le réseau sanguin qui font que la lymphe se déplace dans tout le corps. Le problème est que parfois, pour diverses raisons, la lymphe circule peu ou mal, et s’accumule dans une partie du corps (le bas par exemple). En ce cas, le drainage lymphatique manuel permet de rétablir une circulation adéquate.




Concrètement, il s’agit de réaliser des pressions lentes et douces sur le corps du patient grâce aux paumes des mains et aux doigts. Le massage s’effectue sur l’ensemble du corps, en suivant les canaux et le sens de circulation de la lymphe. On peut varier les mouvements (effleurements, cercles…) et leur pression.

Il existe deux méthodes différentes de drainage lymphatique manuel. La méthode Vodder d’abord, qui consiste à réaliser des mouvements circulaires, manuellement, en accentuant ou diminuant la pression, pour faire circuler la lymphe. La méthode Leduc ensuite, qui s’inspire de la première, mais qui utilise en plus des techniques manuelles des appareils de pressothérapie. Par exemple, on peut envelopper une partie du corps du patient dans un appareil relié à un appareil de compression, ce qui permet d’appliquer des pressions précises sur des endroits déterminés.

Même si ces deux méthodes sont les plus courantes, il en existe de nombreuses autres, adaptées aux préférences du patient et du praticien. On peut notamment penser à la technique dite de « lympho-énergie », qui utilise en association avec les mains des huiles et des exercices inspirés de l’énergétique chinoise.

Bienfaits du drainage lymphatique manuel

Les bienfaits de ce massage sont nombreux, et multiples : à la fois psychologiques et surtout physiques, ils permettent d’améliorer non seulement la santé mais possèdent aussi un fort attrait esthétique. 

D’un point de vue physiologique d’abord, ce drainage permet d’améliorer la circulation sanguine, et de nettoyer, grâce à la lymphe, les cellules. L’organisme est donc assaini, le processus de cicatrisation s’accélère, et les risques d’infection diminuent. Il permettrait également d’alléger, voire de faire disparaître, les problèmes liés à une mauvaise circulation, comme les varices, ou l’insuffisance veineuse par exemple.

Très réputé pour son action anti-inflammatoire, le drainage lymphatique manuel contribue en outre à traiter les lymphœdèmes, qu’ils soient d’origines infectieuse, traumatique ou bien suite à un cancer ou une phlébite par exemple : non seulement l’enflure diminue, mais la douleur tend également à régresser. Egalement, les œdèmes et les ulcères peuvent être soulagés et réduits, de même que la fibromyalgie (un syndrome qui provoque des douleurs osseuses et musculaires, et qui raidit les membres du corps).

Par ailleurs, il peut contribuer à tonifier le système intestinal, ce qui fait disparaître de nombreux problèmes, notamment la constipation par exemple. Il a aussi un effet calmant sur le système nerveux, ce qui aide les patients à se détendre, aussi bien musculairement que psychologiquement. Les sensations de jambes lourdes par exemple peuvent disparaître à la suite de ce traitement. Il arrive souvent que les sportifs aient recours à cette technique, car elle permet de préparer les muscles à l’effort, et favorise ensuite la récupération : par exemple, elle est efficace pour soulager ou réduire les entorses et les foulures, et permet d’accélérer le processus de convalescence.

En fait, on peu avoir recours à ce traitement dès que l’on doit faire face à un problème de congestion ou d’obstruction des tissus, d’intoxication ou d’infection, et/ou de mauvaise irrigation. Le manque de tonicité des tissus, la surmédication, la sensation de jambes lourdes, le surpoids ou l’intoxication par certains type de métaux par exemple peuvent en faire partie. Il est également possible de consulter lors de la grossesse, sous réserve de l’accord du gynécologue.

Au niveau esthétique, le drainage lymphatique manuel est très souvent utilisé dans un but amincissant. Il permet en effet d’empêcher la rétention d’eau, donc l’enflure des membres, et d’atténuer la cellulite et les vergetures, tout en empêchant le vieillissement prématuré des cellules. On peut perdre du poids, et la peau se raffermit. 

Le drainage lymphatique manuel en pratique

Le plus souvent, le drainage lymphatique manuel, lorsqu’il a une visée thérapeutique, se fait sur ordonnance (généralement prescrite par un généraliste, un gynécologue ou un cancérologue). Il se pratique dans des centres hospitaliers, des cabinets privés, des cliniques, ou bien des centres de soins esthétiques, et est effectué par des professionnels spécialement qualifiés. Lorsqu’il s’agit d’un traitement esthétique, il est réalisé dans des instituts esthétiques, par des professionnels dûment formés à ces méthodes.

Il s’agit d’une technique douce, non intrusive, mais qui comporte tout de même plusieurs contre-indications. Par exemple, ne peuvent pas utiliser cette méthode les personnes qui souffrent de maladies graves infectieuses ou virales (sida, septicémie, tuberculose…) ou  bien de cancer en phase d’évolution, d’hyperthyroïdie, d’hypotension artérielle, d’insuffisance rénale ou cardiaque, d’œdème cardiaque, et dans une moindre mesure (c’est-à-dire en fonction de l’état d’avancée du trouble et après consultation d’un spécialiste) d’asthme.

Il n’existe pas de séance-type de drainage lymphatique manuel, puisque tout le processus dépend des symptômes du patient, de la localisation de la gêne, de la douleur, de l’œdème. Evidemment, le massage s’effectue sur la partie qui présente l’œdème ou qui est douloureuse. Néanmoins, on peut noter quelques éléments généraux.

Qu’il soit effectué d’après la méthode Vodder (tout se fait rigoureusement manuellement) ou selon celle de Leduc (en combinant le massage manuel avec des appareils de pressothérapie), le drainage lymphatique manuel repose sur deux principes. D’abord, il faut créer un mouvement relativement énergique, pour faire remonter la lymphe vers le haut du corps. Pour cela, on applique des pressions plus ou moins appuyées et puissantes le long du corps et du réseau lymphatique. Ensuite, on effectue des massages réguliers, lents et constamment doux dans le sens de circulation de la lymphe, afin de stimuler et d’améliorer cette nouvelle circulation dans le système lymphatique en entier.

La durée d’une séance varie de 1h à 1h30.  A son issue, on ressent un intense sentiment de détente et de bien-être. En général, pour les traitements thérapeutiques surtout, il faut prévoir plusieurs séances (parfois à partir d’une dizaine) avant de pouvoir observer véritablement des effets flagrants. Il faut les faire de manière rapprochée, en un laps de temps relativement court ; les effets s’étendent ensuite sur plusieurs mois.




Origines

Le drainage lymphatique manuel est une technique connue depuis des siècles. Elle n’était bien sûr pas désignée en tant que telle, mais on sait que dès l’Antiquité, les Egyptiens connaissaient l’existence de la circulation lymphatique, et son influence sur le bon fonctionnement du corps et du métabolisme.

C’est le docteur danois Emil Vodder, qui à l’aide de son épouse le docteur Estrid Vodder, a été un des pionniers de la lymphologie. Dans un premier temps, il a mis au point la technique qui sera appelée plus tard « drainage lymphatique » pour traiter les sinusites chroniques, puis l’a étendue peu à peu pour remédier à de nombreux autres troubles, aussi bien physiologiques qu’hygiéniques ou encore esthétiques.

Il existe en France une Association Française du Drainage Lymphatique Manuel, qui est la seule à pouvoir décerner les diplômes « internationaux thérapeutiques et esthétiques » de l’école du docteur Vodder à Walchsee, fondée en coopération avec Emil Vodder lui-même.

Aujourd’hui, le drainage lymphatique manuel est reconnu en tant que thérapie. Lorsqu’il est prescrit par un médecin dans des buts thérapeutiques, il est remboursé complètement ou en partie. Pour les Affections de Longues Durées reconnues, il est intégralement pris en charge. Le nombre de séances varie en fonction du problème traité et de la réaction du patient à la technique. Parfois, il faut avoir recours à des séances quotidiennes, quand d’autres fois, quelques séances suivies d’un entretien sérieux et régulier suffisent.

Références

https://www.passeportsante.net/fr/Therapies/Guide/Fiche.aspx?doc=drainage_lymphatique_th
https://www.kine-services.com/kine-services/methodes/drainage.htm
http://www.pressotherapie.com/historique-du-drainage-lymphatique/

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