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Microkinesithérapie : la médecine manuelle qui guérit les traumas

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Microkinesithérapie : la médecine manuelle qui guérit les traumas

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L’organisme humain est une machine complexe. Au fil des siècles, il s’est construit afin de repousser les agressions extérieures. Encore aujourd’hui, il subit diverses invasions microbiennes, toxiques, chimiques, virales et allergologiques.

Chaque jour ces agressions sont vaillamment repoussées par notre corps. Elles peuvent provenir de l’extérieur dans le cas de virus, des microbes, des perturbateurs endocriniens, des produits chimiques, de la pollution… Mais, elles résultent également de menaces internes telles que la faiblesse d’un organe, une fatigue ou encore un état de vulnérabilité psychologique.

Il arrive ainsi que l’organisme se retrouve face à une perturbation trop importante, ou que la succession d’agressions épuise ses capacités d’auto-défense. Le corps emmagasine alors le choc dans sa mémoire traumatique, créant une « cicatrice ». Mémorisée par le corps, cette dernière peut à terme altérer les tissus organiques. Des symptômes apparaissent, freinant voire immobilisant certaines fonctions de l’organisme.

Les symptômes associés se manifestent localement, provoquant pathologies, infections, douleurs, et dysfonctionnements des organes. 




Origine de la microkinesithérapie 

Bien qu’encore méconnue, la microkinésithérapie compte de plus en plus d’adeptes. Elle consiste en une approche thérapeutique développée en 1980 par les kinésithérapeutes français Patrice Benini et Daniel Grosjean. Cette technique de soin a été pensée pour compléter la kinésitherapie. Ses créateurs, touchant du doigt les limites de la pratique kinésithérapeutique, ont cherché des méthodes de soins plus efficaces dans la durée. C’est après 14 années de travaux qu’aboutit la technique de la microkinésitherapie. 

Littéralement, « microkinésithérapie » signifie « soigner par des petits mouvements ». En constante évolution, cette approche prend de l’importance dans le milieu des thérapies complémentaires. Les récentes expérimentations et les divers témoignages démontrant son efficacité contribuent à sa validation scientifique. La pratique est par ailleurs très encadrée.

Cette thérapie est dispensée par des kinésithérapeutes, des ostéopathes et des médecins diplômés d’état. Ils reçoivent une formation proposée par le Centre de Formation de Microkinésithérapie (CFM) leur attribuant un certificat de compétences. Ils s’engagent à respecter un code d’exercice sans lequel ils ne peuvent être reconnus par l’Association des microkinésithérapeutes. 

Bienfaits de la microkinésithérapie

Le principe est simple, réparer la vitalité tissulaire et soigner ces traumatismes emmagasinés parfois sur plusieurs années grâce à des micropalpations manuelles. En effet, par ces manipulations, la microkinéthérapie traite les cicatrices grâce à une méthode aussi douce qu’efficace. Elle est capable de soigner les dérèglements métaboliques perturbant le système endocrinien, les circuits nerveux ou le rythme vital des tissus.

Elle peut également accompagner une rémission, booster le système immunitaire et atténuer les effets secondaires d’un traitement médicamenteux.

Les bienfaits de la science microkinésithérapeutique s’observent aussi bien en préventif qu’en curatif. Cette pratique soigne donc l’organisme mais, de manière plus surprenante encore, elle peut accompagner un choc psychologique tel qu’un deuil, un conflit, une situation de harcèlement ou de violences psychologiques. 

En pratique 

Les professionnels de santé estiment que deux à trois séances constitue la durée de traitement maximum. Dans le cas de pathologies évolutives, des séances annuelles peuvent cependant être envisagées sur le plus long terme. Cette thérapie s’adresse aux personnes de tout âge. Elle peut également être pratiquée sur des animaux par des vétérinaires formés à la pratique.

La séance dure 30 à 45mn et son prix varie entre 50 et 60€. La microkinésithérapie n’est pas remboursée par la sécurité sociale bien qu’elle soit pratiquée par des professionnels de santé. Elle peut cependant être prise en charge par certaines mutuelles. 

Concrètement, lors de sa visite, le patient s’allonge sur la table de consultation après avoir énoncé le motif de sa visite. Le thérapeute commence par rechercher les causes des douleurs, notamment les troubles ressentis par le patient.

Par de très discrètes palpations, le praticien va traquer la « cicatrice pathogène » révélatrice du traumatisme. Une fois débusquée, il va se mettre en quête des conséquences du trauma, donc de l’origine des symptômes.

En pratique, il garde une main sur la cicatrice et de l’autre main parcourt la ligne médiane du corps afin de trouver la zone impactée par ces symptômes. Cette lecture corporelle n’est pas aisée puisque cette zone n’est pas toujours celle où apparaissent les symptômes.

Ce contact manuel direct stimule la cicatrice et permet d’actionner les mécanismes d’auto-correction de notre organisme. 

Après la séance, le patient peut ressentir une légère fatigue durant un à deux jours durant lesquels le corps élimine les traumatismes traités. Il est vivement conseillé de bien s’hydrater afin d’accompagner l’évacuation de ces blessures.




Le patient doit éviter tout effort physique après la séance afin de laisser le temps à l’organisme d’actionner les mécanismes d’auto-défense stimulés. Soignant aussi bien le corps que l’esprit, la pratique complète les médecines douces et traditionnelles sans pour autant s’y substituer. Plus qu’un simple travail de cicatrisation, certains patients qualifient la microkinésithérapie d’« effaceuse » de traumatismes. Il est cependant important de nuancer, la thérapie accompagne et traite mais ne remplace en aucun cas un traitement médicamenteux prescrit par un médecin.

Les résultats sont variables selon les patients. Parfois, l’organisme n’a plus la capacité à s’auto-réparer. 

Néanmoins, si vous vous reconnaissez dans les affections et troubles cités, et dans la mesure où ils sont la manifestation d’une blessure, il est important de trouver la thérapie capable de la soigner. Dans ce cas il est fort probable que la microkinésithérapie se révèle adaptée à vos symptômes. 

Références 

http://www.microkinesitherapie.com/index.php?lang=fr 
https://www.consoglobe.com/microkinesitherapie-effaceur-traumatismes-cg 
http://www.carevox.fr/sante-naturelle-57/article/la-microkinesitherapie-une 
https://www.microkinefrance.org/la-microkinesitherapie/presentation/ 

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Brosses nettoyantes visage : bienfaits et précautions d’usage

By dans le corps, Soins

Brosses nettoyantes visage : bienfaits et précautions d’usage

Tous les jours, notre visage fait face à la pollution et à de nombreuses autres agressions extérieures qui, même si elles sont souvent invisibles, ont un réel impact sur lui. Si on ne les combat pas proprement, ces agresseurs peuvent vite rendre notre visage terne et le remplir d’imperfections dont on pourrait bien se passer.

La première étape du combat, c’est le nettoyage de la peau. Et c’est là que la brosse nettoyante visage entre en jeu. Ce petit outil, qui se déploie aussi bien en version manuelle qu’électrique, a pour rôle de nous aider à nettoyer notre visage en profondeur. Mais bien qu’elle regorge de bienfaits, la brosse nettoyante a aussi quelques inconvénients qu’il est possible d’éviter si elle est utilisée de la bonne manière. Nous faisons le tour de la question dans cet article.




Les bienfaits d’une brosse nettoyante visage

La raison d’être d’une brosse nettoyante visage, c’est de nettoyer et purifier la peau de notre visage en profondeur. Elle ouvre et désincruste nos pores et, grâce à son pouvoir légèrement exfoliant, elle élimine les cellules mortes et les impuretés. Le tout avec un niveau d’efficacité incomparable par rapport aux résultats que l’on pourrait obtenir à la main !

De ce décrassage en profondeur découlent de nombreux bienfaits pour notre peau.

Sous son action, notre peau devient plus nette. Les points noirs se font plus rares et moins voyants, nos pores se resserrent, notre grain de peau s’affine et, de manière générale, notre peau parait plus uniforme. Elle se dote également d’un teint plus éclatant et lumineux et devient plus douce au toucher.

En outre, lors de son passage, la brosse procure un léger massage qui a tendance à détendre les muscles de notre visage. Elle permet également de stimuler la circulation sanguine et le développement de collagène, ce qui aide à ralentir l’apparition des premiers signes de l’âge.

Enfin, son action nettoyante aide à mieux faire pénétrer les crèmes et autres soins qui font partie de votre routine beauté.

… Et ses inconvénients

Malgré tous ses avantages, la brosse nettoyante visage fait souvent débat dans le monde de la beauté en raison de deux points négatifs auxquels l’on peut faire face lors de son utilisation.

D’abord, la brosse nettoyante peut provoquer des rougeurs et des irritations cutanées, ou encore dessécher la peau à certains endroits. C’est notamment le cas sur les peaux sèches et sensibles.

En outre, la brosse peut provoquer ce qu’on appelle « l’effet rebond » : au lieu de purifier et d’embellir la peau comme elle le promet, la brosse pousse la peau à produire encore plus de sébum qu’avant, ce qui provoque un développement inattendu de boutons. Dans ce cas, ce sont les peaux mixtes à grasses qui sont plutôt à risque.

Mais alors, la brosse nettoyante visage est-elle réellement intéressante et bénéfique ? Oui, car les inconvénients que nous venons de citer peuvent généralement être évités ! Ils sont souvent causés par une utilisation trop brusque, trop fréquente ou inappropriée de la brosse. En effet, la brosse nettoyante doit être utilisée avec plus de précautions que ce que l’on a souvent tendance à croire…




Comment bien utiliser une brosse nettoyante visage ?

Avant tout, il est important de savoir que la brosse nettoyante visage n’est pas faite pour toutes les peaux. Si vous souffrez de problèmes cutanés tels que l’eczéma, la rosacée, le psoriasis, la couperose ou une forte acné, passez votre chemin : la brosse ne vous apportera rien de bon. Si votre peau est très fragile, très sensible ou très réactive, la brosse nettoyante ne sera pas non plus votre meilleure alliée. Elle est aussi généralement déconseillée sur les peaux matures.

Si votre peau ne tombe dans aucune de ces catégories, vous pouvez vous lancer. A condition, toutefois, d’adapter votre brosse et son utilisation au type de votre peau et à ses besoins ! Si les peaux mixtes à grasses supportent généralement bien la brosse au quotidien, ce n’est pas le cas des peaux sèches et sensibles. Sur elles, il est recommandé de n’utiliser la brosse qu’une à deux fois par semaine et de choisir une brosse spécialement adaptée aux peaux sensibles.

Outre cela, plusieurs précautions d’utilisation s’imposent, et ce quel que soit le type de votre peau. Ainsi, on conseille généralement d’utiliser la brosse le soir uniquement, car c’est à ce moment-là que la peau a réellement besoin d’un nettoyage en profondeur. Veillez aussi à l’utiliser avec une crème ou un gel nettoyant et non avec un soin gommant car ce dernier, combiné à l’action de la brosse, ne ferait qu’endommager la peau. Lors du passage de la brosse sur le visage, veillez également à ne pas appuyer trop fort et à ne pas vous concentrer sur une même zone pendant plus longtemps que nécessaire.

Enfin, pensez à bien entretenir votre brosse pour éviter que les bactéries ne s’y développent : lavez-la après chaque utilisation, gardez-la dans un endroit sec et remplacez-la tous les trois mois environ.

Et vous, avez-vous déjà testé une brosse nettoyante visage ? Quel est votre verdict ?

A propos de l’auteur

Leonor RogisterDiplômée de l’Ecole de Journalisme de Louvain, Léonor Rogister s’est détournée du monde de l’actualité quotidienne pour s’intéresser aux news lifestyle. Amoureuse de la nourriture et des bonheurs simples, elle aime s’informer et informer sur tout ce qui touche au bien-être, peu importe la forme qu’il prend.

Léonor est expatriée depuis 2015 et a fait de plusieurs pays sa maison. Quand elle n’est pas en train de voyager, elle aime profiter du confort de son chez soi. Elle tient également un blog depuis des années sur lequel elle partage sa passion pour les voyages.

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soin eau

Quand les eaux soulagent nos maux

By ailleurs, dans le corps, Thalasso

Quand les eaux soulagent nos maux

soin eau

Utiliser l’eau pour se soigner est une technique très ancienne, qui consiste à utiliser de différentes façons ses bienfaits dans le but de soulager divers troubles, douleurs ou affections. Les méthodes sont nombreuses et variées, et l’on peut facilement se perdre dans l’afflux d’informations préexistantes. Voici un petit récapitulatif pour pouvoir faire le tri.




L’hydrothérapie :

Tout d’abord, il faut savoir qu’ « hydrothérapie » (du grec « hydro », l’eau, et « therapia », le soin) est un terme général qui regroupe plusieurs sous-catégories de soins. Toutes ont en commun le fait d’utiliser les différentes températures, formes (liquide, gazeuse, solide) et compositions des eaux pour soulager, voire soigner les patients.

En fait, l’hydrothérapie part du principe que la peau humaine est composée d’un nombre considérable de terminaisons nerveuses. Ce sont elles, lors du processus d’hydrothérapie, qui transmettent au cerveau les informations concernant la température  de l’eau et de l’air, qui enveloppent le corps. A partir de là, le cerveau va déclencher toutes sortes de mécanismes, qui dépendent de la température plus ou moins froide ou plus ou moins chaude de l’environnement, pour maintenir le corps à 37°C, la température idéale et nécessaire au bon fonctionnement de l’organisme.

Lorsque l’on utilise de l’eau froide, les vaisseaux sanguins se contractent. La douleur et les inflammations ainsi se résorbent, voire disparaissent quasi-instantanément. C’est une technique que l’on utilise souvent spontanément à la suite de chocs, de contusions, et qui est également efficace pour traiter les hémorroïdes par exemple. La plupart du temps, les traitements à l’eau froide ne sont pratiqués que sur une courte durée, et en alternance avec des traitements à l’eau chaude.

Dans le cas d’un traitement à l’eau chaude, la chaleur de l’eau fait grimper la température du corps, ce qui permet de combattre les infections, d’une part, et de dilater les pores de la peau et les vaisseaux sanguins d’autre part, ce qui permet de diminuer la pression artérielle et d’y augmenter la circulation sanguine. Cette action a un effet relaxant, et aide à soulager les douleurs articulaires, menstruelles, et les spasmes musculaires par exemple.

D’une manière générale, l’hydrothérapie contribue à fortifier le corps, et à améliorer les performances du métabolisme et du système immunitaire. Egalement, le simple de fait de changer d’air, pour respirer en bord de mer ou à la montagne, où la pollution est peut-être moins présente, participe à l’apaisement des voies respiratoires.

Deux principaux types de traitements 

hydrothérapie

Deux modes d’administration principaux existent : le premier se borne aux limites du corps, à son aspect extérieur, tandis que le second agit une fois absorbé, à l’intérieur du corps.

L’hydrothérapie externe :

C’est la technique la plus utilisée, qui consiste à mettre la peau et les muqueuses en contact avec l’eau. On peut utiliser pour cela de l’eau chaude ou bien froide, sous forme de bains, de douches, de jets, d’exposition à la vapeur…

Il peut s’agir également de l’application de boue, d’argile, ou de minéraux sur le corps entier ou une partie seulement, par le biais de massages, d’enveloppements, de gommages… Ainsi, la peau est stimulée, elle absorbe les éléments naturellement présents dans l’eau, et réagi aux différentes pressions qui pevent être exercées sur elle (notamment par la puissance des jets ou des douches, qui varient en fonction des besoins de chacun).




L’hydrothérapie interne :

Cette fois-ci, il s’agit d’ingérer ou bien de se faire injecter les substances. Dans la majorité des cas, c’est l’ingestion qui est pratiquée : il s’agit dans la majeure partie des cas de boire des eaux possédant diverses vertus, d’effectuer des gargarismes ou bien de respirer des aérosols… L’injection d’eau reste une technique assez rare ; elle peut être réalisée juste sous la peau (sous-cutanée) ou bien dans un muscle (intramusculaire). Les injections de gaz se pratiquent seulement de manière sous-cutanée.

Il est également possible, en plus de ces deux modes de soin, de profiter de massages, dans l’eau ou juste à l’aide d’eau. On peut aussi choisir de combiner à l’hydrothérapie de l’aromathérapie : en ce cas, on va utiliser des huiles essentielles lors des massages par exemple. La chromothérapie ou luminothérapie, c’est-à-dire le traitement par la lumière, peut aussi être ajoutée simultanément à ces soins.

L’hydrothérapie se divise en trois secteurs thérapeutiques particuliers, qu’il importe de bien distinguer et de ne pas confondre, car chacune possède ses caractéristiques et ses avantages propres : le thermalisme, la thalassothérapie, et la balnéothérapie. Chacune de ces trois disciplines a recours à des pratiques et/ou des exercices qui peuvent être les mêmes, mais déclinés de façon différente, et que nous allons expliquer.

Les cures thermales 

Les cures thermales ont recours à de l’eau minérale, douce. En fait, chaque eau provient d’une source spécifique, souvent située près d’une montagne ou d’un volcan, ce qui lui confère des caractéristiques particulières, singulières (température, teneur en minéraux, en gaz, en oligoéléments et en boue …), qui sont exploitées pour leurs vertus thérapeutiques ; souvent, tous ces éléments conjugués créent des propriétés anti-inflammatoires et sédatives.

Les cures thermales sont donc prescrites non seulement pour traiter des maladies chroniques (troubles respiratoires ou ORL, problèmes dermatologiques ou cardiovasculaires, problèmes de poids, du colon, troubles du sommeil, anxiété…), mais aussi, pour une très large part, comme un soulagement, voire un remède, à de nombreux troubles articulaires (arthrite, arthrose, etc).

Les cures durent environ trois semaines, sont reconnues et prescrites par un médecin pour des raisons médicales. Toutefois, de plus en plus de centres thermaux proposent des séjours courts à visée préventive ou simplement relaxante.

Une différence majeure avec la thalassothérapie est la prise en charge du thermalisme. En effet, là où les cures de thalasso se sont popularisées en perdant de leur aspect purement médical, les cures thermales restent en majorité prescrites par des médecins, et sont prises en charge par l’Assurance Maladie.

Pour qu’elle soit remboursée complètement ou en partie, une cure (une seule par an) doit être absolument prescrite par un médecin, qu’il soit généraliste ou spécialiste. Elle doit être effectuée dans un établissement agréé pendant au moins dix-huit jours. La demande doit être réalisée avant le départ du curiste, et les papiers sont complétés à l’arrivée dans le centre. On peut ainsi être exonéré des frais de soins. Cependant, à moins que la complémentaire santé ne les prenne en charge, tous les suppléments associés au traitement restent à la charge du curiste.

Il est possible en outre, sous conditions de justifications de ressources, d’être remboursé d’environ 65% des frais de transport et d’hébergement : le prix du transport, quel qu’il soit, est remboursé d’après un billet de train de seconde classe, et de 150€ pour l’hébergement.

Il existe plusieurs forfaits de remboursement, avec des montants différents, qui dépendent du suivi, du type de soin, de la qualification du médecin… On peut également être remboursé de manière journalière pendant la cure, sous conditions de ressources.

Enfin, les personnes souffrant d’une affection de longue durée reconnue peuvent voir leurs frais être pris en charge à 100%.

La thalassothérapie 

thalasso

Bien qu’il s’agisse toute deux de deux types d’hydrothérapie, la thalassothérapie et le thermalisme n’apportent pas les mêmes bienfaits aux curistes. En effet, l’eau de mer est composée entre autres de sel, d’oligoéléments et d’algues, que l’eau de source ne possède pas.

Au départ, la thalassothérapie était elle aussi un traitement médical (pour la rééducation physique notamment), mais elle s’est peu à peu démédicalisée, ce qui a attiré une clientèle croissante. Aujourd’hui, l’attrait de ces cures repose surtout sur leurs effets relaxant, régénérant et revivifiant. Au contraire des cures thermales, qui cherchent à soulager un mal déjà présent, la thalasso est un soin qui est très souvent utilisé pour la prévention : on y va avant d’être malade ou de souffrir.

Il s’agit donc moins d’une structure strictement médicalisée ; évidemment, des professionnels de santé peuvent proposer leurs services, mais il s’agit aujourd’hui essentiellement d’un lieu de bien-être. On peut se passer de certificat médical pour effectuer une cure de thalasso, aussi longtemps qu’on le souhaite (de 1 à une dizaine de jours en général).

Dans de tels lieux, on met l’accent sur le bien-être donc (relaxation, massages, enveloppements, etc.), mais aussi sur la remise en forme (activités sportives, ateliers de diététique, détoxification) et l’esthétique (maquillage, épilation, remodelage et affinement de la silhouette…).

Un inconvénient relativement important des cures de thalasso reste sa sélection financière, puisqu’il ne s’agit pas d’un soin remboursé par la Sécurité Sociale ou l’Assurance Maladie.

La balnéothérapie 

Derrière ce terme sont regroupées toutes les catégories de soins qui impliquent de donner des bains aux patients, qu’ils soient localisés ou bien généraux. Il peut s’agir de bains d’eau douce ou d’eau de mer, mais aussi de bains de soleil, de lumière, de rayons ultraviolets ou infrarouges.

Concrètement, il s’agit de mettre le patient en contact avec de l’eau, sous plus ou moins forte pression, pour lui en apporter les bienfaits. Dans le cas de bains lumineux, il s’agit de laisser le patient exposé à la lumière ou aux rayons de manière contrôlée, pour qu’il puisse là aussi en retirer tous les avantages possibles.

Les bénéfices sont nombreux : ce traitement permet notamment de stimuler la circulation du sang, ce qui entraîne une détente générale (apaisement du système nerveux entre autres), musculaire particulièrement, et améliore le processus de digestion, réduit les tensions et inflammations, et peut même avoir une influence positive sur le système cardiovasculaire.




On peut donc y trouver une solution contre les maux de tête, maux musculaires (le dos en particulier) et articulaires (arthrite, arthrose, cervicales…), mais aussi contre l’asthme, les allergies et certaines maladies infectieuses (bronchite, sinusite), notamment gràace à l’inspiration des vapeurs d’eau chaude du bain.

Enfin, la balnéothérapie permet d’éliminer un certain nombre de toxines accumulées dans le corps au fil du temps.

Cette thérapie non plus n’est pas remboursée par la sécurité sociale ou l’assurance maladie. Les soins, le trajet et l’hébergement sont donc à la charge du curiste.

Focus sur quelques activités :

Ces trois types de thérapie possèdent toutes trois plusieurs pratiques identiques en commun. Evidemment, les vertus de l’eau, douce ou salée, sont propres à chaque thérapie, comme nous l’avons évoqué précédemment. Néanmoins, on note quelques généralités, que voici.

Le spa 

Un spa peut être un terme général pour désigner un établissement de bien-être et de beauté, mais il s’agit également d’un bain à remous, aussi appelé jacuzzi. Ce bain possède le matériel adéquat pour maintenir l’eau à une certaine température, et pour créer des jets d’eau plus ou moins puissants.

Il s’agit d’un équipement de balnéothérapie. Son bienfait principal est de procurer détente, bien-être et relaxation au curiste. Mais il peut également être un moyen de soulager certaines douleurs (arthrite, rhumatismes, douleurs lombaires…), de purifier l’organisme (élimination des toxines), de stimuler la circulation sanguine, de tonifier la peau, ou bien tout simplement de faire du sport, par exemple un nageant à contre-courant dans un spa équipé d’un tel système.

Il est aussi possible de coupler l’utilisation du spa à la luminothérapie ou bien/et à  l’aromathérapie, pour multiplier les bienfaits.

Les bains de vapeur

Les bains de vapeurs, qu’ils soient humides ou sec, ont pour principale caractéristique  leur chaleur. Ainsi, leurs bienfaits restent globalement identiques : d’abord, ils dilatent les pores de la peau, ce qui permet à l’organisme d’éliminer et expulser une partie de ses déchets, notamment les produits chimiques présents dans les aliments, l’air ou l’eau que nous avons accumulés au fil des mois par exemple. Résultat : on sent aussitôt notre bien-être croître, et certains problèmes de peau peuvent être amoindris, voire disparaître grâce à la dilatation des pores

Il s’agit souvent de hammams, de saunas. La différence entre les deux, c’est que là où un hammam diffuse de la chaleur humide, le sauna diffuse de la chaleur sèche.

Le hammam peut être composé d’une succession de plusieurs pièces : une première à température ambiante, puis un deuxième un peu plus chaude, et ainsi de suite : la chaleur augmente au fur et à mesure de l’avancée. On peut effectuer des allers-retours entre les pièces plus ou moins humides au gré de ses envies. En France toutefois, ils ne se composent généralement que d’une seule pièce. La température peut varier de 40 à 50°C.

Il est très bénéfique d’y aller après une activité musculaire intense, puisque les muscles sont détendus, ce qui évite ou soulage les futures courbatures. D’ailleurs, les sportifs de haut niveau y ont souvent recours. Ils permettent également de décongestionner les bronches, et d’améliorer le sommeil.

Le sauna s’effectue dans une seule pièce, et est sec, ce qui rend sa température beaucoup plus élevée que celle d’un hammam : elle varie en effet de 70 à 90°C en moyenne, et peut même s’élever jusqu’à 100°C. En fait, on chauffe des pierres à sauna (c’est-à-dire des pierres capables de résister aux chocs thermiques, souvent d’origine volcanique) à l’aide d’un poêle. Une fois que les pierres sont suffisamment chaudes, on verse de l’eau dessus, ce qui crée de la vapeur et contribue à faire augmenter la température encore davantage.

Là encore, la vasodilatation contribue à augmenter le bien-être et à favoriser l’activité cardiaque. Historiquement, le port de vêtements est interdit, car il n’est pas hygiénique : la chaleur et l’humidité en effet y favorisent la prolifération de certaines bactéries, alors qu’un air sec et chaud, sans vêtement, aide au contraire à détruire ces microbes. Cependant, cette règle tend à disparaître aujourd’hui en dépit des règles d’hygiène qu’elle véhicule, parce que la nudité déplaît à nombre d’utilisateurs. En France par exemple, comme beaucoup des saunas sont reliés à une piscine, un hôtel ou bien un spa par exemple, la nudité y est interdite.

Les enveloppements

Il s’agit d’un soin qui consiste à enduire le corps, à l’envelopper dans diverses substances thérapeutiques. En fonction du centre et des soins proposés, la composition de la mixture peut varier. En effet, s’il s’agit d’un centre de thalassothérapie, on utilisera un mélange fait d’algues, et de divers minéraux marins, tandis que dans une station thermale, on privilégiera la boue et l’eau minérale par exemple. Ensuite, chaque centre peut proposer ses spécificités : on peut notamment retrouver des enveloppements à base de cacao, de café, d’argile verte…

Il s’agit d’un soin à la fois de bien-être et de beauté. De manière générale, les enveloppements permettent une plus grande relaxation, ce qui libère des tensions accumulées et détend les muscles. Là aussi, les pores se dilatent, ce qui en facilite l‘hydratation et la purification, et contribue à favoriser l’assimilation  des vertus thérapeutiques des produits.

De plus, les enveloppements sont souvent utilisés lors des cures amincissantes, en stimulant le système lymphatique et drainant quelque peu la masse graisseuse. Enfin, la circulation sanguine est également améliorée par ce procédé.

En fait, il est difficile de dresser une liste exhaustive des bienfaits de l’enveloppement, car ils sont aussi nombreux que les produits utilisés pour les réaliser.




Contre-indications :

Si l’hydrothérapie est une pratique qui à priori n’exige pas de gros effort physique, il existe toutefois plusieurs contre-indications.

Tout d’abord, et bien évidemment, il faut bien choisir son centre. Les critères de sélection se basent avant tout sur son orientation thérapeutique, sur les propriétés reconnues de ses eaux, et sur les types de soins offerts. Il est également absolument primordial de choisir un centre à l’hygiène irréprochable, car si l’eau n’est pas suffisamment bien désinfectée ou les installations bien entretenues, les bactéries peuvent proliférer ainsi que les facteurs d’infection, notamment à cause de la chaleur et de l’humidité présentes dans ces endroits. Il faut par conséquent bien se renseigner sur les centres et les équipements, qu’ils soient privés ou bien publics.

Par ailleurs, nombre de traitements cités précédemment utilisent la chaleur pour améliorer la santé des curistes. Or, la chaleur provoque la dilatation des artères et des vaisseaux sanguins. Ainsi, les bains de vapeur et les bains chauds pris de manière prolongée sont contre-indiqués pour les personnes souffrant de migraines, d’hypertension, d’hypotension, de diabète, de problèmes cardiovasculaires, particulièrement quand ces troubles comprennent des hyperdilatations.

Il est également déconseillé de se rendre dans un sauna, hammam ou bain chaud après avoir consommé de l’alcool, ainsi que d’y ller lors de la phase de digestion : il est recommandé d’attendre quelques heures après un repas copieux.

Enfin, évitez de vous raser le jour même d’un soin, qu’il s’agisse d’une séance de bain de vapeur ou bien d’un enveloppement par exemple, car la peau peut être irritée et provoquer un sentiment d’inconfort, particulièrement lorsqu’elle est en contact avec les produits utilisés (huiles essentielles, boue, algues…)

Références :

A propos de l’hydrothérapie :

https://www.dossierfamilial.com/actu-sante/maladies/quoi-servent-les-cures-thermales-56945
https://www.passeportsante.net/fr/Therapies/Guide/Fiche.aspx?doc=hydrotherapie_th

A propos des spas, saunas, hammams et enveloppements :

https://spapeips95.fr/content/11-definition-difference-spa-et-jacuzzi
https://www.futura-sciences.com/maison/definitions/maison-sauna-10906/
https://www.futura-sciences.com/maison/definitions/thermique-hammam-8513/
https://www.guide-piscine.fr/guide-des-soins/rituels-et-soins-dans-les-spas/les-bienfaits-de-l-enveloppement-corporel-1240_A

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cure thermale

Cures thermales : Mettre un terme à vos douleurs chroniques

By ailleurs, dans le corps, Thalasso

Cures thermales : mettre un terme à vos douleurs chroniques

cure thermale

Une cure thermale est un traitement thérapeutique, généralement prescrit par un médecin, et qui consiste à utiliser l’eau pour soigner certaines affections. A la différence des thalassothérapies, qui ont recours à de l’eau de mer, les cures thermales utilisent du gaz, de la boue et de l’eau minérale, qui proviennent de sources naturelles, généralement souterraines et situées à proximité d’une montagne.

Ce traitement par les eaux minérales est appelé thermalisme ou crénothérapie. En fait, si ces eaux sont si prisées pour certains traitements, c’est parce que chaque eau minérale possède des composants différents, et en quantités dissemblables, ce qui leur confère à chacune des vertus thérapeutiques spécifiques.

Il peut s’agir par exemple de la température de l’eau : l’eau utilisée lors des cures est naturellement chaude, et peut grimper jusqu’à 45°C. Cette chaleur facilite la circulation du sang et diminue la tension dans les artères. Mais cela passe également par sa teneur en gaz, en boue (qui recèle plus ou moins de micro-organismes), ou bien par sa concentration en sels minéraux. Et toutes ces eaux seront utilisées différemment en fonction de leur composition, qui dépend de leur provenance.




Il existe plusieurs catégories d’eaux, selon leurs propriétés et leur composition :

  • Les eaux bicarbonatées d’abord, riches en bicarbonate donc, qui aident à soulager les troubles dermatologiques et gastro-intestinaux.
  • Les eaux sulfurées ou sulfatées, chargées en souffre, et que l’on emploie pour traiter les problèmes des voies respiratoires, rhumatismaux et ORL (oreille-nez-gorge-larynx), mais aussi dermatologiques (puisqu’elle est efficace contre les démangeaisons, les inflammations, et qu’elle aide la peau à se régénérer).
  • Les eaux chlorurées enfin, avec un fort taux de chlorure de sodium, qui favorise la croissance.

Chaque station thermale est caractérisée par un certain nombre de facteurs déterminés. En France, il existe environ 109 établissements actifs actuellement. C’est votre médecin, si vous en avez besoin, qui vous aidera à faire le tri parmi toutes ces possibilités pour trouver le centre adéquat. On peut notamment se baser sur :

  • La ou les spécialité(s), évidemment, qui varient en fonction des propriétés de l’eau, et donc de :
  • L’emplacement de la source (région, département)
  • L’altitude
  • La température de l’eau.
  • Les dates d’ouverture du centre, ainsi que de haute et de basse saison peuvent également orienter le choix de tel ou tel établissement.

Les cures thermales constituent une médecine à part entière, aussi bien préventive que curative. Et même si elle peut être parfois légèrement contestée, plusieurs études ont d’ores et déjà montré son efficacité dans le traitement de certaines affections.

Bienfaits des cures thermales :

bienfaits cure thermale

D’une manière générale, l’efficacité des cures thermales est reconnue dans le traitement de certains troubles, même s’il existe encore quelques dubitatifs. De fait, il s’agit d’une médecine complémentaire, qui ne remplace pas un traitement médicamenteux.

Aujourd’hui encore, il existe des maladies chroniques que la science médicale traditionnelle ne parvient pas à guérir totalement et/ou à expliquer, et qui peuvent être soulagées par les cures thermales. On désigne par « maladie chronique » des affections de longue durée, qui évoluent plus ou moins rapidement dans le temps, et qui sont plus ou moins graves et handicapantes. Il peut s’agir par exemple de diabète, d’asthme, de fibromyalgie, d’arthrose, d’hypertension artérielle… Nombre d’entre elles peuvent être prises en charge, apaisées – au moins pour un temps – de manière efficace par les cures thermales.

En effet, de plus en plus de malades souhaitent réduire, voire complètement stopper leur traitement médicamenteux ; parce qu’ils ne supportent pas ou plus les effets secondaires, parce que les produits ne sont pas ou plus assez efficaces, parce qu’il s’agit de quelque chose de trop contraignant, ou simplement par lassitude ou découragement. La cure thermale peut alors constituer une alternative pour tous ceux qui souffrent de l’un ou l’autre de ces symptômes.

Le premier bienfait de la cure thermale, c’est donc d’être un complément, voire une alternative (plus ou moins temporaire) aux médicaments : les douleurs sont soulagées, les symptômes sont amoindris, ce qui permet de prendre moins de médicaments, au moins temporairement.

Ainsi, ces maladies chroniques pouvant être atténuées sont :

  • Les problèmes liés au colon (colopathie) : coliques, maladie de Crohn, etc
  • Ceux liés à la phlébologie : phlébites, insuffisances veineuses
  • Les troubles respiratoires : asthme, bronchites chroniques
  • Les troubles ORL : otites, sinusites
  • Les troubles psychosomatiques : dépression, anxiété, stress, certains problèmes névrotiques
  • Les problèmes de poids : surpoids, obésité
  • Les hépatites : B, C, et D, lorsqu’elles sont chroniques
  • Les problèmes cardiovasculaires : artérites, infarctus
  • Les paralysies (neuropathies)
  • Les troubles dermatologiques (eczéma, brûlures et cicatrices, psoriasis, les marques qui font suite au traitement d’un cancer, etc)



Les cures peuvent également être effectuées dans le cadre de la prévention de l’apparition de certains troubles, ou bien de leur aggravation, ou encore de leur recrudescence.

Mais d’autres maladies peuvent aussi être traitées dans les centres de cure thermale :

  • Certaines maladies dégénératives : maladie de Parkinson, sclérose en plaque, maladie de Charcot…
  • Des troubles comportementaux ou bien qui relèvent du domaine de la psychiatrie : troubles du sommeil,  énurésie…
  • Problèmes urinaires : infections, calculs rénaux…
  • Troubles gynécologiques : dérèglements hormonaux, douleur au niveau du système génital…
  • Maladies digestives : colopathie, problèmes au niveau du foie, de l’estomac…

Enfin,  une très grosse partie des curistes effectue des séjours dans des stations thermales pour s’occuper de tous les problèmes qui relèvent de la rhumatologie. Il s’agit là de l’une des raisons pour lesquelles le plus de cures sont prescrites : les curistes qui viennent pour soulager des troubles rhumatologiques représentent deux tiers des malades chaque année en France. Ainsi, on peut profiter d’une cure thermale en cas :

  • D’arthrose
  • D’arthrite  
  • De toutes sortes de douleurs articulaires et osseuses (genoux, hanches, colonne vertébrale, mains et doigts…), mais aussi
  • De tendinites
  • De maux de dos en général

Les cures peuvent en outre être prescrites avant une opération chirurgicale, ou encore juste après, ou bien même lorsque la chirurgie est impossible.

On peut remarquer également que parfois, le simple fait de s’éloigner quelques temps d’un environnement stressant auquel on est confronté quotidiennement contribue à soulager un peu les malades.

Les cures thermales en pratique :

cure en pratique

Une cure thermale s’effectuera dans une station thermale. Différents types de soins sont proposés en fonction des besoins (et des possibilités/désirs) des curistes. On peut par exemple choisir entre :

  • De l’hydrothérapie externe : à ce moment-là, les traitements se font à l’aide de bains (d’eau ou de boue), de douches, de stimulations avec des jets d’eaux, de cataplasmes, d’enveloppements… Les produits utilisés restent en fait à l’extérieur du corps.
  • De l’hydrothérapie interne : ici, on bénéficie des bienfaits de l’eau minérale par le biais d’inhalations, d’injections de gaz thermal, de gargarismes, d’aérosols…
  • Des cures de boissons à base d’eau minérale.

Mais d’autres activités complémentaires sont également proposées dans ces centres, pour compléter les bienfaits de la cure et en prolonger au maximum les effets. De nombreux professionnels de la santé par exemple suivent de près les curistes tout au long de leur séjour, afin de leur donner des conseils adéquats sur leur hygiène de vie, et d’adapter au mieux leur traitement. On y compte par exemple :

  • Des médecins (généralistes ou spécialistes)
  • Des kinésithérapeutes
  • Des diététiciens

Ils peuvent organiser des conférences, des réunions sur des façons de mener sa vie de manière plus saine par exemple,  mais aussi des ateliers pratiques, de relaxation et de méditation, des séances d’activités physiques…

Une cure dure en moyenne deux à trois semaines. Elle est prescrite par un médecin, généraliste ou bien spécialiste, et est renouvelable autant de fois que nécessaire. Mais certains centres organisent également des séjours plus courts, accessibles à tous, afin que chacun puisse améliorer son bien-être, en particulier en se détendant et se relâchant.

Parfois, les effets de la cure sont immédiats, d’autres fois on doit attendre jusqu’à deux mois après la fin de la cure pour en observer les effets de manière concrète. Dans tous les cas, les bienfaits se poursuivent dans la durée. A propos de certaines maladies, comme des troubles liés à l’anxiété par exemple, des études ont pu observer et démontrer que les effets de la cure thermale se renforcent à distance après deux mois environ, voire jusqu’à 24 semaines.




Plusieurs modes d’administration des différents soins cités précédemment sont possibles. D’abord, ils peuvent être individuels ou collectifs. Ensuite, ils sont appliqués selon un processus précis, qui peut prendre plusieurs formes :

  • Par contact avec la peau, de manière plutôt douce donc : ce sont les oligo-éléments présents dans l’eau ou la boue qui raffermissent les défenses naturelles du corps
  • Par le biais de machines (jets d’eau, hydromassages…), traitement un peu plus énergique, qui stimule davantage les muscles, les tendons et les articulations, par exemple
  • Par la chaleur (notamment pour tout ce qui est relatif aux soins des veines et des artères), car une température plus ou moins élevée produit un effet  décrispant et analgésique.

Les cures thermales, en tant que médecine à part entières, sont prises en charge par l’Assurance Maladie et la Sécurité Sociale, après étude du dossier du patient. En revanche, l’hébergement, sauf cas particulier qui dépend surtout du revenu, est à la charge du patient.

En France, la sécurité sociale a défini 12 orientations thérapeutiques pour les cures thermales, qui peuvent donner lieu à une possible prise en charge financière :

  • Affections bucco-linguales
  • Trouble du développement de l’enfant
  • Neurologie
  • Maladies cardio-artérielles
  • Psychiatrie
  • Affections urinaires
  • Maladies digestives et troubles du métabolisme
  • Gynécologie
  • Dermatologie
  • Phlébologie
  • Voies respiratoires et ORL
  • Rhumatologie

Il existe néanmoins quelques contre-indications à la pratique des cures thermales : les cancers en évolution, ainsi que toutes sortes d’insuffisances graves (qu’elles soient hépatiques, rénales, cardiaques) en font partie. Egalement, les maladies auto-immunes, c’est-à-dire les maladies dues à un mauvais fonctionnement du système immunitaire, peuvent être un frein ou un obstacle à la bonne réception des cures thermales.

Origine :

Traditionnellement, il existe depuis fort longtemps des traitements thérapeutiques à l’aide de cures thermales en Europe : dès l’Antiquité, les Grecs et les Romains avaient découvert les vertus thérapeutiques du thermalisme, de la prise de bains chaud et froids.

Ces connaissances se sont un peu perdues au Moyen-Âge, lors duquel le fait de prendre des bains pour se soigner était moins répandu. Néanmoins, le thermalisme au cours des siècles est de plus en plus pratiqué, on reconnait son efficacité thérapeutique et on le régularise de plus en plus.

Peu à peu, les cures thermales prennent un aspect politique (on envoie des espions pour savoir quelles personnalités sont en cure par exemple), social (on y va pour faire des rencontres, pour réfléchir ou se tenir quelques temps en retrait sans afficher clairement cet éloignement), et même diplomatiques.

Certains pays, certaines communes deviennent réputés à l’international pour la qualité de leurs eaux et attirent un nombre croissant de curistes de tous pays. C’est particulièrement le cas au XIXème siècle, à l’époque du romantisme, qui provoque un essor exceptionnel de ces cures.

Aujourd’hui, malgré quelques débats encore présents, l’efficacité plus ou moins flagrante du thermalisme est reconnue. En France, ces soins sont pris en charge par la Sécurité Sociale depuis 1950, qui les soumet à une réglementation et un contrôle stricts. Chaque établissement doit être agréé et conventionné par la Sécurité Sociale.

Les pratiques thermales, les soins donnés et la façon de les procurer, ainsi que les types d’eaux sont globalement identiques en France, Allemagne, Italie, Espagne, et dans les pays de l’Est, bien que le prise en charge des malades et la considération et reconnaissance des vertus du thermalisme divergent d’un pays à l’autre.

L’utilisation des thermes est également extrêmement répandue au Japon : ce sont les Onsen, des bains chauds, souvent communs, intérieurs ou extérieurs, et qui possède une eau dont la source est souvent volcanique, ce qui peut lui procurer de fortes vertus thérapeutiques.

Références :

Site web spécialisé dans l’étude des cures d’hydrothérapie :

https://thalasso.ooreka.fr/comprendre/cure-thermale

Sites web de magasines sur la santé :

https://www.docteurclic.com/encyclopedie/stations-thermales.aspx

https://www.dossierfamilial.com/actu-sante/maladies/quoi-servent-les-cures-thermales-56945

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Acheter des médicaments en ligne, est-ce vraiment un bonne idée?

By Dans la tête, dans le corps, Soins

Acheter des médicaments en ligne, est-ce vraiment un bonne idée?

Depuis 2012, il est possible d’acheter des médicaments en ligne à condition que ces derniers ne soient pas sous ordonnance et que la pharmacie soit habilitée à vendre sur internet.

À première vue, on pourrait émettre quelques doutes ou réserves sur cette démarche, pourtant des avantages certains rendent cette dernière tout à fait valide. En effet, la discrétion peut parfois poser problème dans une petite officine, Les prix sont souvent moins chers sur internet. Enfin ceux qui habitent dans des endroits reculés se verront satisfaits de pouvoir obtenir des médicaments plus simplement.

Ceci étant dit, certaines précautions sont à prendre si l’on veut acheter des médicaments en ligne et ce en toute sérénité.




Premièrement, s’assurer qu’il y a bien une officine derrière le site en question. En effet il existe de nombreux sites illégaux qui vendent des contrefaçons. C’est à la fois illégal et dangereux.

Gardez à l’esprit que seuls les médicaments sans ordonnance peuvent être vendus sur internet. Impossible donc se procurer un moyen de contraception comme la pilule ou du viagra. Si une telle option existe sur un site que vous visitez alors c’est qu’il est illégal.

L’ordre national des pharmaciens a mis en place une liste qui répertorie les sites légitimes.

N’hésitez pas à la consulter avant de commander vos médicaments en ligne.

Deuxièmement, un pharmacien doit toujours être disponible pour pouvoir vous renseigner ou vous conseiller. Le site en question doit fournir un email ou un téléphone qui vous permettra d’obtenir des renseignements facilement.

Assurez vous que vos données sont bien confidentielles et sécurisées. Le site doit être hébergé par un organisme habilité à recevoir des données de santé.

Un autre conseil sera de vous limiter aux médicaments que vous connaissez déjà. L’idée n’est pas de tester de nouveaux médicaments!

Enfin n’hésitez pas à comparer les prix. Ces derniers peuvent considérablement fluctuer d’un site à l’autre. En effet certaines pharmacies achètent par lots ce qui permet d’abaisser les coûts.

Source:

https://www.consoglobe.com/acheter-medicaments-en-ligne-cg
https://www.marianne.net/societe/acheter-un-medicament-avec-ordonnance-en-ligne-fiable-des-sites-l-etranger-surfent-phenomene

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shiatsu

Shiatsu, ou quand la pression nous libère des tensions

By dans le corps, index

Shiatsu, ou quand la pression nous libère des tensions

shiatsu

On pourrait le considérer comme une discipline cousine de l’acupuncture. Le Shiatsu est une technique japonaise de massage énergétique, inspirée de la médecine chinoise. A la fois thérapeutique et préventif, il s’agit d’un remède aux pressions physiques aussi bien que psychiques.

Pour mieux comprendre son champ d’action, il faut d’abord concevoir qu’il s’agit d’une méthode foncièrement liée à la notion d’énergie (« ki » en japonais, « qi » ou « chi » en chinois). Son nom même se divise en deux notions : « shi » signifie « doigt » et « atsu » désigne la « pression » en japonais. Le Shiatsu, c’est donc une pression des doigts, et plus particulièrement du pouce (mais parfois les coudes, les paumes, les poings et même les pieds peuvent également être utilisés) sur des points d’acupuncture spécifiques choisis par le praticien.




En fait, la médecine chinoise considère que dans le corps humain tout entier circulent des canaux d’énergie vitale : les méridiens. Sur ces méridiens, on trouve des points, les tsubos, où toute cette énergie se concentre. Chaque tsubo est associé à un organe ou à une fonction de l’organisme en particulier, et en est l’expression à la surface de la peau. Or, parfois, il arrive que cette énergie soit présente en excès ou au contraire vienne à manquer, ce qui va créer des symptômes physiques et/ou psychiques désagréables. Et c’est précisément le rôle du Shiatsu de rééquilibrer l’énergie vitale, de la stimuler, pour faire disparaître toutes ces tensions douloureuses et contrariantes.

C’est à ce moment précis que l’art et l’habileté du thérapeute prennent tout leur sens, puisqu’avec ses doigts, non seulement il envoie des informations au corps pour rétablir l’harmonie de l’énergie, mais il  perçoit également en retour des informations qui vont lui permettre d’adapter le traitement au problème. Ainsi, le Shiatsu ne se contente pas de nous libérer uniquement des douleurs liées au stress et à l’accumulation de tensions, mais il va en plus en traiter certaines causes, en ramenant la sérénité dans notre organisme. Il peut aussi être un moyen de prévenir ces désagréments, en éliminant ces tensions avant qu’elles ne deviennent nuisibles et pénibles.

Bienfaits du shiatsu

shiatsu cou

Comme on a déjà pu l’évoquer, les bienfaits de cette discipline résident dans le soin et le soulagement des troubles de ces deux éléments, distincts mais pourtant complémentaires, que sont le corps et l’esprit.

D’un point de vue physique, d’abord, le Shiatsu peut soulager des maux divers et variés tels que des douleurs rhumatologiques et articulaires (arthrose, arthrite, torticolis, mal au dos…), gynécologiques (douleurs menstruelles, perturbations du cycle menstruel), les migraines, des problèmes digestifs et intestinaux, mais aussi des problèmes respiratoires (asthme), et certaines maladies infectieuses (rhumes, sinusites…).

Effectivement, le Shiatsu, grâce à l’effet de détente qu’il produit, apaise les tensions, détend les muscles, ce qui favorise l’alignement des vertèbres, amplifie la souplesse corporelle, et par conséquent augmente la mobilité articulaire. Une meilleure circulation de l’énergie permet en outre d’améliorer la circulation sanguine, la respiration, et la performance du système immunitaire. Enfin, le Shiatsu peut également agir sur la production d’hormones, et donc par exemple influencer la prise et la perte de poids.

En ce qui concerne les maladies graves (cancer, sida, ou bien maladies nécessitant d’être placé en soins palliatifs, par exemple), le Shiatsu ne guérit pas ; mais il peut en revanche soulager un peu les douleurs, en améliorant les conditions physiques et psychiques des malades, et en leur donnant accès à un état de relaxation plus intense. Ainsi, les médecins ont pu noter une atténuation des effets secondaires des chimiothérapies ou des trithérapies, par exemple (fatigue, vomissements, dépression).

D’un point de vue psychique, les bienfaits du Shiatsu découlent directement du soulagement des troubles physiques. On ressent en effet un grand bien-être, et une grande sérénité : on se déplace plus facilement, on respire bien mieux, on se sent infiniment plus détendu(e)… En bref, on retrouve une forme olympique.

Finalement, de nombreux adeptes expliquent qu’ils vont expérimenter le Shiatsu dans l’idée de se libérer d’une douleur physique, et en ressortent délivrés d’un mal psychique (stress, nervosité, insomnies répétitives, dépendance au tabac ou à l’alcool par exemple, fatigue, surmenage, difficultés sociales, légère dépression…).




Le shiatsu en pratique

Le Shiatsu se pratique sur des personnes habillées, de préférence avec des vêtements fins et légers (une tenue de sport par exemple), de manière à pouvoir être en contact avec la peau, et donc l’énergie, pour avoir la possibilité de l’influencer. C’est une technique de massage qui s’effectue généralement au sol, sur un futon, allongé ou parfois assis.

Avant d’en venir au massage en tant que tel, un entretien rapide s’effectue entre le thérapeute et le patient, notamment pour s’informer de ses habitudes de vie, de la perception que l’on a de sa situation familiale, sentimentale et professionnelle, des maladies que l’on a pu contracter auparavant, des douleurs que l’on ressent…

Ensuite vient l’étape de l’observation : on étudie de nombreux éléments tels que le teint, la respiration, le regard, l’attitude, le pouls, la voix, les yeux, ou encore les oreilles du patient par exemple, pour en déduire son état d’esprit et sa condition physique en général.

Puis c’est le moment du massage au sens propre du terme : à partir de là, la séance s’effectue dans le silence. On s’allonge, puis le massage débute, avec différentes techniques : effleurements léger avec les doigts, pressions avec les pouces, palpations avec les paumes… En réalité, ce n’est pas tant la pression en tant que telle qui importe, mais la position, à la fois physique et intérieure, du praticien, qui effectue le Shiatsu par le biais de l’utilisation et de la transmission de sa propre énergie.

Dans une seconde partie, on va mettre le corps en mouvement et pratiquer des étirements. Mais attention : vos membres doivent être totalement relâchés et détendus. De fait, c’est le thérapeute qui travaille, pas vous.

Finalement, la séance se termine par quelques conseils sur la façon de préserver sa santé et d’améliorer son mode de vie. D’ordinaire, une séance dure environ une heure.

Evidemment, il est important de bien choisir son thérapeute. Il faut pour cela être vigilant, car de nombreuses dérives sectaires ont découlé de cette pratique. Un praticien reconnu devra ainsi être diplômé d’une école officielle, et appliquer un code de déontologie précis.

Origine

shiatsu enfant

On ne sait malheureusement pas déterminer avec précision l’origine de la discipline : le terme « Shiatsu » n’est apparu qu’au début du XXème siècle.

On peut seulement assurer avec certitude que la discipline est un dérivé de la « teate », une pratique japonaise vieille de plus de 2000 ans, qui s’est enrichie au fil du temps des connaissances de la médecine chinoise.

Le Shiatsu a été reconnu officiellement comme médecine à part entière par le Japon il y a une soixantaine d’année seulement, et est également reconnu en France comme une « discipline complémentaire » inscrite au Registre National des Certifications Professionnelles. Autrement dit : les diplômes des praticiens sont validés par l’Etat français.

Références

Site web de la fédération nationale française du Shiatsu : http://www.france-shiatsu.fr/shiatsu/
Témoignage sur une séance : https://www.femmeactuelle.fr/bien-etre/soins-bien-etre/test-shiatsu-massage-bien-etre-sante-38638
Magasine de santé : https://www.santemagazine.fr/medecines-alternatives/pratiques-orientales/shiatsu-177021

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coherence cardiaque

Cohérence cardiaque : bienfaits, pratique et origine

By Dans la tête, dans le corps, index

Cohérence cardiaque : bienfaits, pratique et origine

coherence cardiaque

La cohérence cardiaque est une technique simple et rapide dont l’objectif premier est de réduire notre niveau de stress et d’anxiété. Inventée aux Etats-Unis il y a un peu plus de 20 ans et introduite en France quelques années plus tard, cette pratique fait appel à la respiration. L’idée est simple: il s’agit de contrôler notre respiration et, ainsi, notre rythme cardiaque, pendant quelques minutes plusieurs fois par jour. Les résultats, quant à eux, sont considérables: cela nous apporte un certain nombre de bienfaits psychologiques et physiologiques.

Pour comprendre la cohérence cardiaque plus en profondeur, il faut d’abord savoir qu’elle se base sur le postulat qu’il existe un lien très étroit entre notre cerveau et notre cœur.

Nous savons déjà que le cerveau a une influence sur notre cœur. En effet, lorsque nous ressentons une émotion forte telle que la peur ou le stress, cela se ressent directement dans notre cœur: notre rythme cardiaque s’emballe instantanément. Mais ce que la cohérence cardiaque nous apprend, c’est que cette influence est réciproque.




En effet, le cœur renferme plusieurs dizaines de milliers de neurones et neurotransmetteurs qui ont un effet direct sur notre activité cérébrale. Or, le rythme cardiaque et les signaux envoyés par le cœur au cerveau influencent non seulement nos émotions, mais aussi nos facultés cognitives.

En d’autres mots, en apprivoisant notre respiration, nous pouvons changer ce qui se passe dans notre cerveau. Mais comment faire? Avant de savoir comment s’y prendre, il est important de connaître un concept essentiel dans la théorie de la cohérence cardiaque: la variabilité cardiaque.

La variabilité cardiaque désigne la capacité du cœur à adapter son rythme à son environnement. En effet, notre rythme cardiaque est loin d’être régulier. Il accélère et ralentit au rythme de nos sentiments et émotions, tant et si bien que si vous pouviez le voir sur un écran, vous verriez une ligne faite de pics extrêmement irréguliers. La fréquence de notre pouls, elle non plus, n’est pas constante. C’est ce qu’on appelle le chaos cardiaque. Il ne faut pas s’en inquiéter car cette irrégularité est tout à fait naturelle.

Cependant, comme le montre la cohérence cardiaque, se débarrasser de ce chaos pour faire place à l’harmonie pendant quelques minutes tous les jours peut nous faire extrêmement de bien. Cette harmonie est obtenue en ralentissant notre rythme cardiaque et en s’efforçant à inspirer et expirer de manière régulière. Jusqu’ici complètement désordonnée, la ligne retraçant notre rythme cardiaque prend alors la forme de vagues identiques aux sommets arrondis.

Ce rythme cardiaque lent et ordonné a un effet extrêmement positif sur notre cerveau car il améliore notre bien-être, tant au niveau psychologique que physique. Plus particulièrement, les effets bénéfiques sont maximisés lorsque nous atteignons un état appelé “résonance cardiaque”. Celui-ci consiste à faire 6 respirations par minute, ni plus ni moins.

Cet exercice est l’exercice principal de la technique de la cohérence cardiaque. Ses effets sont tels que certains thérapeutes y font aujourd’hui appel durant leur séance en complément à leur propre technique thérapeutique.

Bienfaits de la cohérence cardiaque

Nous l’avons dit, l’objectif premier de la cohérence cardiaque est de lutter contre le stress et l’anxiété. Elle permet de rapidement trouver calme et apaisement quand nous faisons face à des situations stressantes desquelles il nous parait parfois impossible de sortir. Tous les niveaux de stress peuvent être combattus par la cohérence cardiaque, qu’il s’agisse par exemple d’un stress pré-examen, d’un stress lié à une overdose de travail ou d’un stress post-traumatique.

Mais c’est loin d’être son seul bienfait. Ainsi, sur le plan psychologique, la cohérence cardiaque peut également aider à lutter contre les troubles du sommeil, du comportement et de l’humeur, ou encore pour combattre la dépression. Elle peut aussi être utilisée pour améliorer les fonctions cognitives, telles que la mémoire et l’attention.

Sur le plan physique, elle participe à la lutte contre l’obésité et les troubles du comportement alimentaire. Elle permet également d’améliorer notre tolérance à la douleur, de lutter contre les migraines ou encore de ralentir le vieillissement de nos cellules.

Enfin, elle aide à lutter contre des maladies plus sérieuses. Elle a, ainsi, un rôle préventif contre l’hypertension et les maladies cardiovasculaires. Elle aide également à diminuer le taux de cholestérol et à combattre le diabète. De plus, elle favorise le renforcement de notre défense immunitaire.

Outre tous ces bienfaits, la cohérence cardiaque présente le double avantage d’être accessible à tous et de bénéficier à tous. En effet, elle ne présente aucune contre-indication et peut donc être utilisée par les personnes de tout âge et toute condition. Grâce à tout ce qu’elle peut nous apporter, tout le monde peut trouver du positif dans la pratique de la cohérence cardiaque , qu’il s’agisse d’un employé surchargé, d’un sportif ou d’un parent devant jongler entre le travail et les enfants. Chacun peut aussi l’utiliser dans le simple objectif de se sentir mieux et d’atteindre une meilleure qualité de vie.




La cohérence cardiaque en pratique

La cohérence cardiaque se pratique seul. Contrairement à de nombreuses autres techniques thérapeutiques, il n’est donc pas nécessaire de faire appel à un thérapeute. En effet, en plus de devoir être réalisée directement par l’individu qui en bénéficie, c’est une méthode qui peut s’apprendre plutôt facilement.

L’exercice de base est simple: il s’agit de réaliser 6 respirations longues et régulières par minute. Pour cela, il vous suffit d’inspirer pendant 5 secondes et d’expirer pendant 5 autres secondes. La manière dont vous respirez est importante: l’inspiration doit être abdominale et effectuée par le nez, et l’expiration doit se faire par la bouche. Si vous avez besoin d’aide, il existe plusieurs guides, en vidéo ou en audio, qui vous aideront à calculer le temps. Notez que, dans la plupart des cas, il faut plusieurs semaines de pratique pour arriver à respecter cette fréquence respiratoire.

Cet exercice doit être réalisé sur une durée totale de seulement 3 à 5 minutes, le tout dans un endroit calme. Il est généralement recommandé de l’effectuer assis avec le dos bien droit, surtout si vous débutez, mais vous pouvez aussi le faire debout. Notez que l’exercice ne fonctionne pas bien lorsqu’il est réalisé couché.

Enfin, l’exercice doit être effectué trois fois par jour. Généralement, les séances se font au réveil, avant le déjeuner et en fin d’après-midi ou avant d’aller dormir. C’est ce qu’on appelle la “méthode 365”: 3 fois par jour, 6 respirations, 5 secondes.

Il existe des variantes à cet exercice. Par exemple, lors de chaque respiration, vous pouvez visualiser une situation idéale que vous voudriez atteindre. Dans ce cas, vous alliez la technique de la visualisation à celle de la cohérence cardiaque.

Quoiqu’il en soit, les résultats de la cohérence cardiaque ne sont pas visibles après seulement trois minutes. Si l’apaisement peut être atteint après une seule séance, ce n’est pas le cas des autres bienfaits. Pour ressentir réellement l’entièreté de ses bienfaits, il est important de respecter une pratique régulière. Dans l’idéal, les séances de cohérence cardiaque doivent être réalisées tous les jours. Il s’agit d’une véritable routine à mettre en place dans notre quotidien.

Notez que l’on compte en général deux semaines de pratique minimum pour pouvoir en ressentir tous les bienfaits.

Origines de la cohérence cardiaque

Le concept de cohérence cardiaque est apparu aux Etats-Unis dans le milieu des années 90. Il est issu de travaux de l’institut HeartMath, une association américaine à but non lucratif qui se dédie à aider les gens à combattre le stress dans tous les domaines de leur vie. Après avoir découvert l’influence du cœur sur nos émotions, les chercheurs de cet institut, qui font notamment des recherches en neuro-cardiologie, ont analysé la manière dont le cœur et le rythme cardiaque pouvaient être mis à profit pour lutter contre le stress et apporter calme et tranquillité. C’est suite à ces recherches qu’est née la cohérence cardiaque.

Cette technique a ensuite été introduite en France par le docteur David Servan-Schreiber au début des années 2000.

A propos de l’auteur

Leonor RogisterDiplômée de l’Ecole de Journalisme de Louvain, Léonor Rogister s’est détournée du monde de l’actualité quotidienne pour s’intéresser aux news lifestyle. Amoureuse de la nourriture et des bonheurs simples, elle aime s’informer et informer sur tout ce qui touche au bien-être, peu importe la forme qu’il prend.

Léonor est expatriée depuis 2015 et a fait de plusieurs pays sa maison. Quand elle n’est pas en train de voyager, elle aime profiter du confort de son chez soi. Elle tient également un blog depuis des années sur lequel elle partage sa passion pour les voyages.

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danse therapie

La Danse, première thérapie

By dans le corps, index, Sport

La Danse, première thérapie

danse therapie

Dans cet article, nous aborderons les multiples bienfaits de la danse, envisagée comme un moyen de développement personnel et d’épanouissement. Plus ou moins formalisée, qu’elle soit pratiquée seul ou accompagné, en couple ou en groupe, en musique ou en silence, la danse sollicite le corps et l’esprit dans leur dimension la plus vaste. Elle peut être un outil d’analyse et de soin, un moyen de développement et d’harmonisation, un vecteur de communication. Elle est avant tout une expression spontanée universellement répandue d’émotions non moins universellement partagées par les humains.




La danse, première thérapie

Il n’est pas commun de parler de danse-thérapie en dehors du champ de la danse libre, d’inspiration contemporaine, pratiquée sous la houlette d’un “thérapeute”. La danse-thérapie formalisée – et parfois brevetée ! – est d’inspiration occidentale, émaillée de notions de psychanalyse sur fond de rythmes tribaux.

En cas de désorientation intellectuelle et émotionnelle, prenons garde de ne pas exploiter un primitivisme mal connu et mal compris au profit d’une envie de défoulement sans règles ni mesure, dénué de véritable dimension spirituelle. C’est l’esprit de recherche qui fait la thérapie, ce n’est pas le thérapeute ou la thérapie qui crée l’esprit de recherche. La présence d’un thérapeute n’est pas systématiquement nécessaire. La recherche nécessite un effort personnel, quelle que soit la pratique.

N’importe quelle danse peut être un moyen de se développer et de s’affranchir de troubles d’ordre psychologique ou physique. Dès les origines, la danse a été un moyen d’extérioriser des émotions, d’harmoniser et de souder un groupe d’individus, de se relier à des forces occultes ou d’éliminer un mal.

Danses tribales festives et guerrières, danses rituelles, religieuses et chamaniques, danses de désenvoûtement, danses de joie, de désespoir, de changement de saison, de mariage, toutes les danses ont un rôle dans la vie de la communauté humaine, et toutes participent au bon équilibre physique, psychique et social des participants.

Danser seul

La danse pratiquée en solo permet de prendre conscience de son corps. Pratiquée en silence, sans miroir (comme avec le Qi Gong par exemple) elle favorise la concentration sur son propre souffle, sur la circulation de l’énergie, l’équilibre, le poids du corps et des membres. Elle peut être pratiquée dans un but préventif (apprendre à éviter les chutes en renforçant les muscles, la souplesse ou les réflexes, renforcer la confiance en soi par un travail du souffle et de la posture, soulager les tensions et éviter des fractures, etc.) thérapeutique (soigner un burn-out, rééquilibrer une dysharmonie du corps, rééduquer un membre malade, etc.) ou en entretien de la santé.

Pratiquée devant un miroir, la danse favorise l’harmonisation de la perception de son corps et de son apparence, peut permettre de détecter et d’améliorer un défaut d’usage d’un de ses membres ou d’un côté de son corps, de travailler sa grâce et la fluidité de ses mouvements.

L’analyse, autonome ou accompagnée, des corrélations entre les attitudes du corps (souplesse, amplitude, variété des mouvements) et les habitudes de pensée (raideur, timidité, velléités, etc.) ou encore les situations vécues (frustration, trop grandes responsabilités, craintes, etc.) permet d’influer volontairement sur certaines limitations par une approche physique.

La musique ou plus généralement le son suscite, accompagne et soutient la danse. Le rythme d’un tambour, le son d’une flûte ou la vibration d’une voix sont eux aussi porteurs d’informations et d’émotions. Toute musique, naturelle ou synthétique, modifie l’activité du cerveau. Du simple entrain à l’état de transe, les effets de la musique sont variés, variables selon les individus et le contexte, et utilisables dans un but thérapeutique, combinés à la pratique de la danse.

Le lieu où est pratiquée la danse a bien sûr une importance, la terre battue, de l’herbe mouillée de rosée, un parquet vernis ou le béton d’une cave n’ont pas le même impact sur le psychisme du danseur… ni sur ses talons ! A noter que les danses aquatiques et aériennes, bien que moins connues, peuvent apporter un bénéfice thérapeutique probant dans certains cas (phobies, traumatismes, liens karmiques particuliers avec un élément)




La tenue ou le costume ont également un rôle à jouer.

En Inde, le danseur devant figurer un dieu lors de la représentation était chargé de confectionner lui-même son costume. Le temps passé à réunir les divers éléments de sa tenue, la durée de la couture et de l’assemblage des ornements, le temps de maquillage sophistiqué devaient lui permettre de se préparer intérieurement et de se purifier jusqu’à se transformer réellement en dieu. Lors de la représentation, il ne figurait pas un dieu mais devait en être devenu un.

Le costume habille, maquille, cache et révèle en même temps. Il facilite le mouvement ou l’entrave, induit des modifications de la démarche ou du geste, ennoblit ou épure les formes, accompagne la danse de son mouvement, de ses scintillements ou de ses cliquetis. Il fait partie de la danse et fait partie de la thérapie. Il en va de même pour le maquillage, les ornements et les accessoires, dont le pouvoir évocateur et symbolique est puissant.

Danser en groupe

La danse de groupe est un autre moyen de développement, personnel et collectif.

La danse peut avoir un but ou non, être libre, guidée ou chorégraphiée, spontanée ou organisée. Remarquons au passage que la pratique de la danse dans un but de spectacle de loisir a peu à peu dévoyé les objectifs initiaux de la plupart des danses, qu’elles soient solitaires ou de groupe. Le plaisir de danser et l’importance de chacun au sein du groupe sont souvent négligés au profit de la perfection de la chorégraphie et du rendu final.

Danser en groupe est un moyen de développer son attention aux autres ainsi que la conscience de son corps dans un champ tridimensionnel limité, peut favoriser un travail bénéfique de mimétisme (observation, cohésion, précision) ou au contraire d’individualisation (création, compensation, affirmation). Certaines danses de groupe, en particulier tribales, induisent un puissant sentiment d’unité, de partage de l’énergie et d’acceptation par les autres qui peut être très favorable.

Danser en duo

Les danses en duo, formelles ou non, reposent sur la connexion et la complicité entre deux êtres. Leur pratique développe la concentration, l’attention, l’adaptabilité et l’intuition. Envisagées comme un dialogue, elles obligent à clarifier son intention, à épurer son expression, et à entretenir la vivacité de ses réflexes.

A propos de l’auteur: Emma DUBOS

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Equilibre énergétique ou comment équilibrer son énergie?

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Equilibre énergétique ou comment équilibrer son énergie?

equilibre energetique

Qu’est-ce que l’équilibre énergétique ? Est-il inné, acquis ? De quoi dépend-il ? Quelles sont les méthodes pour le favoriser ? Dans cet article, quelques clés pour comprendre l’esprit qui sous-tend cette approche de la santé.




Un monde d’énergie

Notre Univers est baigné d’énergie. Pendant longtemps, on pensait qu’il était constitué en majorité de vide, aujourd’hui l’on sait que ce “vide” est parcouru de flux énergétiques divers et puissants, que nous ne connaissons pas tous.

Notre corps, comme celui de tout être vivant, émet une grande variété d’ondes. Notre cerveau émet des ondes en permanence, lorsque nous réfléchissons, méditons ou nous reposons. Nos cellules communiquent entre autres par le biais d’ondes de différentes natures. Nous vivons actuellement dans un bain d’ondes quotidien, smartphones, compteurs EDF, montres et autres objets connectés, micro-ondes, cartes à puces, jeux vidéos, radios…

Ces ondes interfèrent les unes avec les autres, sans que leur effet principal recherché (radio, TV, pensée…) n’en semble sensiblement affecté : pour autant, ces interférences qui augmentent exponentiellement ces dernières décennies ont des effets sur les ondes dont notre santé physique et mentale dépend, et nous n’avons pas beaucoup d’études scientifiques dans ce domaine. Le recul à ce sujet est encore très faible, si l’on considère que les smartphones et autres objets connectés ont commencé à se répandre il y a tout au plus une dizaine d’années.

Note : la notion d’onde est une modélisation tridimensionnelle d’un flux, elle ne suffit pas pour recouvrir la notion d’énergie. Dans la suite de l’article, nous parlerons plutôt d’énergie et de flux énergétiques pour désigner l’aspect le plus large et multi-dimensionnel de cette notion.

L’équilibre énergétique

Dans toutes les traditions, l’équilibre énergétique est considéré comme fondamental pour la santé de l’individu, c’est-à-dire sa capacité optimale d’adaptation à l’environnement. L’Homme devait être en harmonie avec les flux énergétiques qui l’entouraient, être conscient de leur influence et capable de s’adapter à leurs variations : changements de saisons, mouvements des astres, magnétisme terrestre, végétal et animal, etc.

La recherche de l’équilibre énergétique est par conséquent envisagée comme un état dynamique et non fixe, c’est-à-dire un état devant en permanence être légèrement modifié, adapté, pour permettre le plein épanouissement des potentialités de l’être vivant.

Les Soins énergétiques

Divers types de soins visent à équilibrer les énergies qui parcourent un être vivant et son environnement. Ces soins s’adressent aux humains, aussi bien qu’aux animaux ou aux plantes, en milieu naturel et artificiel.

Il est possible d’apprendre à réaliser un équilibrage énergétique seul, il est aussi possible de recourir à un praticien : énergéticien, magnétiseur, biogéologue, chaman… Certaines personnes ont une sensiblité naturelle plus développée aux flux énergétiques qui nous entourent, et certaines ont une capacité particulière à mobiliser ces flux d’énergie.

Les deux capacités ne sont pas forcément réunies chez tout le monde, mais tout un chacun peut développer sa sensibilité et sa puissance d’action, pour son propre bénéfice comme pour celui des autres.

Les méthodes énergétiques sont extrêmement diverses. Elles font intervenir des ressentis, des croyances, des moyens plus ou moins objectifs ou rationnels de mesure, des ajustements et, toujours, une observation attentive et individuelle de son propre état et de celui des autres. L’énergie ne fait pas tout : inutile de redouter les individus “pompeurs d’énergie” ou “porteurs d’énergies négatives” ! La santé est la capacité à s’adapter à tout élément perturbateur, et la force suprême est d’être capable d’harmoniser les éléments qui nous entourent, sans rien exclure. La santé holistique est fondamentalement inclusive. Corriger, non éliminer. Adapter, non détruire. Epurer, et non tuer.

Les méthodes d’équilibrage énergétique peuvent faire intervenir le magnétisme personnel (du soignant et/ou du soigné), la connection à des éléments naturels (par exemple : minéraux, métaux, terre, eaux vives ou mortes, arbres, feux…), la réflexologie, des pratiques physiques (yoga, qi gong…), des technologies modernes ou des pratiques plus complexes et anciennes telles que le chamanisme. Nous ne donnerons pas ici de définition de ces “énergies” mises en jeu et en relation, disons simplement qu’elles ne peuvent en aucun cas être réduites à une notion unique (ondes cérébrales, électro-magnétisme, méridiens…).




Comment se déroule une séance ?

Difficile de répondre à cette question, bien légitime néanmoins. La variété des praticiens et des méthodes permet d’imaginer la diversité des soins adaptés aux démarches particulières.

Une séance de magnétisme peut être rapide, elle comprend un temps de “découverte” du niveau d’énergie de la personne ou de l’animal et de l’état de la circulation de l’énergie dans et autour de son corps. Elle se poursuit par des soins d’équilibrage (imposition des mains, massage énergétique, port de pierres ou d’aimants, utilisation de dispositifs générateurs d’ondes particulières, etc.) utillisés seuls ou en association, de manière ponctuelle ou prolongée.

Une séance d’équilibrage énergétique pour un lieu comprend elle aussi un temps d’exploration du lieu, suivi d’une concertation avec les occupants dudit lieu (proposition d’aménagements, de déplacements de meubles, de cloisons, ajout de dispositifs naturels ou artificiels permettant de dévier ou de compenser les flux énergétiques jugés d’influence néfaste pour la santé…)

Il est important que chaque personne apprenne à développer sa propre sensibilité aux phénomènes énergétiques, afin d’être moins tributaire des allégations d’autrui.

A propos de l’auteur: Emma DUBOS

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Réflexologie: explications, bienfaits, séances et origine

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Réflexologie: explications, bienfaits, séances et origine

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Depuis des milliers d’années, la réflexologie tourne autour d’un objectif: atteindre le bien-être. Plus particulièrement, cette discipline entend favoriser les facultés d’autoguérison du corps afin de soulager, traiter et prévenir les maux de la vie quotidienne.

Venue d’Asie, la réflexologie, comme l’acupuncture et beaucoup d’autres méthodes de soin dans sa région d’origine, considère que le corps renferme des flux énergétiques. Ceux-ci circulent en continu dans notre organisme et ont une influence directe sur notre santé. En effet, c’est seulement lorsqu’ils peuvent se déplacer sans encombres que nous nous sentons bien et en bonne santé. Au contraire, dès qu’ils font face à un blocage qui entrave leur circulation, l’équilibre de notre corps s’en trouve chamboulé. Cela provoque alors des maux en tous genres, aussi bien physiques que psychologiques.

Pour remédier à ces problèmes, il suffirait de concentrer notre action sur certaines parties du corps. En effet, selon la réflexologie, chaque organe, glande ou fonction physiologique est lié à une zone spécifique de notre corps. Celles-ci, appelées « zones réflexes », renferment en elles la clé aux problèmes physiques et émotionnels que nous ressentons lorsque les flux énergétiques ne peuvent plus circuler librement dans notre organisme.




Mais où se trouvent ces zones réflexes? Elles sont parsemées sur les mains, les pieds et le visage. À elles seules, ces trois parties corporelles reflètent et représentent l’entièreté de notre corps. Les nombreuses zones réflexes que l’on peut y trouver agissent comme autant de points d’action qui, tous ensemble, ont une influence sur tout le corps.

Pour exercer cette influence, il suffit d’effectuer des pressions manuelles sur l’un de ces points. Cela permettra d’agir directement sur l’endroit de notre corps qui nous fait défaut et, ainsi, d’éliminer les blocages et tensions qui s’y trouvent pour rééquilibrer la circulation des flux énergétiques.

En conclusion, si l’on devait l’expliquer brièvement à quelqu’un qui ne la connait pas, on pourrait dire que la réflexologie est une discipline qui se situe à mi-chemin entre l’acupuncture et le massage. En effet, si le principe de la pression sur un point du corps est similaire à l’implantation d’aiguilles effectuée par l’acupuncture, les gestes en tant que tels rappellent, quant à eux, les techniques du massage.

Les différents types de réflexologie

On divise généralement la réflexologie en plusieurs grands types selon la partie du corps sur laquelle on décide d’effectuer les pressions.

Le type le plus répandu est sûrement la réflexologie plantaire, qui se concentre sur les pieds. Ceux-ci renferment plus de 7000 terminaisons nerveuses, chacune d’entre elles étant liée à une partie du corps.

Après elle vient la réflexologie palmaire, qui agit sur les mains, et la réflexologie faciale.  Enfin, il est aussi possible de se concentrer uniquement sur certaines parties du visage. C’est le cas de la sympathicothérapie, qui stimule le nez, et de l’auriculothérapie, qui s’effectue uniquement sur les oreilles.

Bienfaits de la réflexologie

La réflexologie vise principalement à améliorer notre bien-être de façon globale. Ainsi, elle est beaucoup utilisée pour lutter contre le stress et l’anxiété et nous recharger en énergie. Elle aide à lâcher prise et prendre du recul par rapport aux soucis et obligations du quotidien, ce qui permet également de combattre les troubles du sommeil.

Toujours dans sa quête de bien-être, elle peut aussi accompagner les patients suivant des traitements longs et lourds. Elle les aide ainsi à mieux supporter le traitement en tant que tel et les potentiels effets secondaires qu’ils peuvent provoquer.

De plus, grâce à son action ciblée sur les organes et autres parties de notre organisme, la réflexologie permet d’améliorer le fonctionnement de notre corps de manière générale. Elle agit notamment sur nos systèmes sanguin, respiratoire et digestif, ce qui permet de combattre certains problèmes plus spécifiques, tels que les jambes lourdes, l’asthme et la constipation.




Certaines douleurs peuvent aussi être soulagées grâce à la réflexologie. C’est le cas des maux de tête et de dos, mais aussi de troubles liés aux articulations tels que les rhumatismes.

Enfin, son action sur les organes et autres composantes de notre corps permet de le détoxifier en profondeur et de stimuler ses défenses immunitaires, ce qui aide à le maintenir en bonne santé. Elle peut ainsi être utilisée pour prévenir l’apparition de maladies.

Cependant, dans tous les cas, il est important de noter que la réflexologie se positionne en complément à la médecine classique. Elle ne prétend donc pas prendre sa place.

En pratique

Un traitement de réflexologie se divise généralement en plusieurs séances d’une durée comprise entre  45 minutes et 1 heure.

Lors de la première séance, le réflexologue commencera par s’intéresser à votre santé en général. Il vous posera plusieurs questions qui lui permettront de dresser un bilan de santé et de mieux comprendre votre corps ainsi que les problèmes physiques, émotionnels et psychologiques auxquels vous faites face. C’est seulement ensuite qu’il commencera ses manipulations.

Le traitement en tant que tel débute généralement par un massage de la partie du corps sur laquelle le réflexologue se concentrera, que ça soit le pied, la main ou le visage. C’est une étape préparatoire dont l’objectif est double: il s’agit, d’une part, de vous détendre et, d’autre part, de permettre au réflexologue de détecter les tensions.

Ensuite, il effectuera des pressions plus fortes et ciblées sur les tensions repérées et les zones réflexes. L’objectif est de dénouer les nœuds et blocages qui empêchent l’énergie de circuler librement.

La séance se finit sur une discussion autour des ressentis du patient. Cela permet au réflexologue de noter l’évolution des sensations du patient.

Contre-indications et précautions

La réflexologie est déconseillée dans certaines situations. Tout d’abord, il est généralement recommandé aux femmes enceintes de ne pas y faire appel, particulièrement lorsqu’elles se trouvent dans le premier trimestre de grossesse. Elle est aussi déconseillée aux personnes souffrant de maladies cardiovasculaires ou de troubles du système circulatoire, tels que l’artérite et la thrombose, ainsi qu’à ceux qui souffrent d’entorses ou d’autres traumatismes au niveau des pieds.

Enfin, notez qu’au vu du manque de régulation à son sujet en France, vous pourriez tomber sur un réflexologue qui n’a suivi aucune formation et ressemble plus à un charlatan qu’à un réel praticien. Pour éviter ce piège, il est généralement recommandé de choisir un réflexologue qui a été formé dans une école affiliée à la Fédération française des réflexologues.

Origine de la réflexologie

La réflexologie est une discipline si ancienne que ses origines sont aujourd’hui floues. À ce jour, les traces les plus anciennes qu’on en a trouvées remontent à plus de 4000 ans, en Chine et en Egypte. À cette époque, elle était pratiquée sur les pieds, ce qui permet de penser que la réflexologie plantaire est la première forme de réflexologie.

En Europe, il faut attendre le 16ème siècle pour en voir les premières traces. En 1582, deux docteurs européens, Adamus et Atalis, publient un ouvrage sur la réflexologie plantaire et les zones réflexes qui se trouvent dans nos pieds. Plusieurs docteurs et scientifiques ont ensuite étudié la question au cours des siècles suivants.

La réflexologie telle que nous la connaissons aujourd’hui est née au 20ème siècle grâce à Eunice Ingham, une physiothérapeute américaine. Elle s’est basée sur les travaux du docteur Fitzgerald qui, dans les années 1910, a établi une thérapie des zones après avoir découvert les bienfaits de la réflexologie en cherchant une méthode d’anesthésie pour ses opérations de chirurgie mineure.

Eunice Ingham a rassemblé ses recherches et ses découvertes dans un ouvrage qui est considéré par beaucoup comme le premier traité de la réflexologie moderne. Celui-ci contient une cartographie des pieds et des mains. En outre, elle a également créé la première école de réflexologie, située aux Etats-Unis.

Aujourd’hui, la réflexologie est une discipline qui reste en constante évolution. Il existe d’ailleurs plusieurs chartes de réflexologie, qui diffèrent légèrement les unes des autres.

A propos de l’auteur

Leonor RogisterDiplômée de l’Ecole de Journalisme de Louvain, Léonor Rogister s’est détournée du monde de l’actualité quotidienne pour s’intéresser aux news lifestyle. Amoureuse de la nourriture et des bonheurs simples, elle aime s’informer et informer sur tout ce qui touche au bien-être, peu importe la forme qu’il prend.

Léonor est expatriée depuis 2015 et a fait de plusieurs pays sa maison. Quand elle n’est pas en train de voyager, elle aime profiter du confort de son chez soi. Elle tient également un blog depuis des années sur lequel elle partage sa passion pour les voyages.

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