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Relation d’aide: explications sur cette approche thérapeutique

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Relation d’aide: explications sur cette approche thérapeutique

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La relation d’aide va désigner l’accompagnement d’une personne en souffrance réalisé à travers les fondements posés au départ par Carl Rogers. Ce dernier, psychologue américain du début du 20eme siècle s’est en effet beaucoup interrogé sur la relation humaine entre un soignant et un soigné et a proposé une approche basée sur la  volonté d’amener toute personne en difficultés à mobiliser ses propres ressources pour mieux vivre une situation.

Ainsi, plus de solution toute faite : on fait confiance à l’autre concernant sa capacité à se sortir de toute situation difficile et l’aide apportée est centrée uniquement sur comment l’accompagner au mieux vers cette capacité.

Pour cela, Carl Rogers a distingué des qualités nécessaires pour se positionner sur ce type d’accompagnement. La première est l’empathie : souvent confondue avec la sympathie qui vient de la même origine (pathos, c’est-à-dire souffrance), l’empathie est la capacité à comprendre la souffrance de l’autre tout en sachant rester à ma place.




En effet, si je partage les émotions de l’autre, je vais souffrir avec lui ce qui n’est pas aidant, ni pour lui ni pour moi : j’éprouve alors de la sympathie. Si je sais faire la distinction entre l’autre et moi, je peux bien sûr être touché par son histoire, sa personnalité, ses émotions mais je ne suis pas envahi et je peux me mettre complètement à son écoute sans avoir peur des conséquences émotionnelles sur moi. Ainsi,  Carl Rogers dans Devenir une personne se demande s’il a la force d’être distinct, ce qui est pour lui absolument nécessaire dans un accompagnement en relation d’aide.

empathie

La deuxième qualité mise en avant est  l’authenticité : c’est la vertu par laquelle un individu exprime avec sincérité et engagement ce qu’il est profondément. En effet, pour que la personne en souffrance puisse avoir envie de s’ouvrir à nous, de se livrer pour nous laisser cheminer avec elle vers ses ressources intérieures, il faut installer une relation de confiance. Et pour cela, l’authenticité est primordiale : ainsi, un décalage entre ce que l’on dit et ce que l’on pense peut être facilement perçu à travers le non verbal (tout ce qui est communication, au-delà des mots employés, c’est-à-dire la tonalité de la voix, l’expression du visage, la posture corporelle, les gestes…).

Ce non –verbal donne énormément d’informations sur ce que l’on pense vraiment sans avoir la capacité de le maitriser totalement (à part si vous êtes un très bon joueur de poker !). Il est géré la plupart du temps de manière inconsciente et compris aussi de manière inconsciente : vous ne pouvez pas dire pourquoi mais vous sentez si une personne ment ou pas ! Et, de cela, découle bien entendu votre capacité à lui faire confiance ou pas… Quand on parle d’authenticité, cela ne signifie pas que l’on doit dire tout ce que l’on pense ! Mais si l’on décide de dire quelque chose alors c’est que nous le pensons sincèrement.

Enfin, la troisième qualité mise en avant par Carl Rogers pour pratiquer la relation d’aide est le respect chaleureux : à travers cette notion, il exprime bien entendu la profonde envie de l’accompagnant d’aider la personne en souffrance mais cela va au-delà de ce désir. Il y exprime aussi cette nécessité de respecter l’autre dans son histoire, sa vision du monde, ses croyances, sa personnalité, ses valeurs…

En d’autres termes, cela signifie l’accepter exactement comme il est, sans vouloir le transformer,  penser qu’il se trompe ou qu’il ne voit pas les choses de la bonne façon. Cela parait simple sur le papier mais en réalité c’est parfois très difficile de mettre ses valeurs ou sa vision du monde de côté : il s’agit de vraiment se décentrer de soi et de se focaliser sur la personne ce qui nécessite un effort conscient. Si l’on revient à cette envie d’aider la personne en souffrance, là aussi parfois on peut se prendre les pieds dans le tapis : quelle est notre volonté pour l’autre ?




Est-ce que l’on souhaite qu’il trouve une solution à son problème ? Qu’il nous valorise pour  l’aide que l’on pourrait lui apporter? Ou simplement être là pour lui ? Car dans la relation d’aide, c’est uniquement cette dernière raison qui doit nous animer ! Cela nécessite parfois un vrai travail sur soi avant de pouvoir être dans cette énergie.

Ce respect chaleureux implique aussi que l’on a une confiance absolue dans l’autre et dans sa capacité à se sentir mieux, à trouver des solutions,… : cette foi ressentie se transmet et cela augmente sa propre capacité à se faire confiance.

Ces 3 qualités vont nous permettre de nous mettre complètement à l’écoute de la personne venue chercher de l’aide : nous ne sommes pas dans le jugement, nous n’avons pas peur de ce qu’elle va nous dire et nous ne cherchons pas à lui trouver de solution ou une direction à suivre au-delà de ce qu’elle a elle-même envie de mettre en place.

A travers cette écoute, la personne en souffrance va trouver une présence qui va la sortir de son sentiment d’isolement dans lequel on se retrouve souvent lorsque l’on ne se sent pas bien (même si l’on est bien entouré).

Cette présence  a pour principaux objectifs de lui permettre de se libérer des émotions qui l’envahissent, de suffisamment structurer sa pensée pour pouvoir l’exprimer à quelqu’un et d’avoir un effet miroir sur ce qu’il exprime : cela lui permet d’aller se connecter à des ressources, des réflexions, des solutions, une prise de recul qui lui étaient alors inaccessibles. La forte présence que l’on peut lui proposer est aussi extrêmement valorisante pour l’autre : cela lui permet de se sentir important pour quelqu’un !

La relation d’aide se retrouve dans de nombreux domaines : des associations d’aide aux personnes en souffrance sont par exemple basées sur ces travaux (SOS Amitiés, Astrée..). Les thérapies en relation d’aide, centrée sur la personne ou humaniste  vont proposer un accompagnement psychologique fondées sur ces principes. Enfin, les professionnels de la santé classique ou de thérapies complémentaires se forment aussi de plus en plus à ces concepts qui permettent au-delà des techniques proposées de soutenir moralement les patients.

A propos de l’auteur: Aurélie Ingrand

Après avoir travaillé 10 ans en entreprise comme ingénieure, Aurélie Ingrand a cherché à mettre plus de sens et de valeur dans sa vie professionnelle. Elle s’est alors formée  à l’institut Cassiopée (www.cassiopee-formation.com) et est devenue sophrologue et thérapeute en relation d’aide (forme de psychothérapie) : elle reçoit ainsi des personnes en difficulté pour les accompagner vers un mieux  être en utilisant ces deux types d’approches complémentaires. Son cabinet est situé sur Paris. Elle forme aussi à la relation d’aide d’autres thérapeutes et des personnes  en contact avec un public en souffrance.

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Sophro-Analyse: Explications sur cette forme de thérapie

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Sophro-Analyse: Explications sur cette forme de thérapie

sophro analyse

La sophro-analyse est une forme de thérapie mise en place par Claude Imbert. Cette médecin travaillait énormément sur elle mais avait la sensation de ne pas réussir à trouver un apaisement complet malgré les différentes thérapies entreprises. Formée entre autre à la sophrologie, elle a eu l’intuition qu’aller revisiter son vécu intra-utérin et sa naissance pouvait être porteur de sens.

Elle a donc expérimenté des protocoles pour tenter cette expérience et a découvert la richesse des voyages qu’elle réalisait : elle a pu ainsi se reconnecter à des sensations, des émotions, des informations sur les 9 mois passés dans le ventre de sa maman et a découvert entre autre qu’elle avait un jumeau à l’origine qui n’a pas survécu (comme cela arrive très fréquemment dans des grossesses classiques). Ainsi, elle a non seulement compris l’origine de son mal-être et pu ainsi l’apaiser mais elle a aussi  créé cette discipline : la sophro-analyse.

A travers des protocoles de sophrologie spécifiques, nous pouvons nous connecter à ce que nous avons vécu dans l’intra-utérin. En effet, notre inconscient a stocké toutes ces informations et nous pouvons les retrouver si la barrière du mental est suffisamment apaisée pour nous laisser y aller. Pour cela, la respiration,  la détente musculaire et la mise en place de symboles ressources que va proposer la sophrologie vont permettre de nous amener de manière sereine et apaisée dans un état de conscience modifiée, c’est-à-dire proche du sommeil sans pour autant sombrer.




Dans cette zone de travail, notre inconscient est à fleur de conscience et nous pouvons y accéder plus facilement. Nous avons alors l’opportunité de revivre toute la grossesse nous concernant ainsi que notre naissance : cela se traduit par des sensations, des images, des ressentis physiques et des émotions. Nous pouvons bien sûr nous baser sur des informations que nous aurions entendues concernant cette période mais même si nous ne connaissons absolument rien de ce qui a pu se dérouler pendant ces quelques mois, nous retrouvons tout le matériel nécessaire pour travailler ensuite à une meilleure compréhension de notre fonctionnement et donc à notre mieux être.

En effet, pour tous, cette phase intra-utérine représente la construction physiologique de l’être humain : nous partons d’une simple cellule et nous devenons un petit nourrisson, avec tous les organes nécessaires à notre survie. Mais de plus en plus de scientifiques et spécialistes de la question se mettent d’accord sur le fait que nous commençons notre construction psychologique aussi pendant cette phase : le nourrisson à la naissance a déjà des souvenirs (par exemple, il semble reconnaitre la chanson que ses parents lui ont fait écouter régulièrement pendant la grossesse), il a aussi déjà un caractère…

Finalement les événements de cette période très particulière vont marquer de manière pérenne la psychologie de ce nouvel être humain. En effet, il s’agit des premières expériences en la matière et comme une première empreinte de pas va être particulièrement visible sur un champ de neige fraiche, elles vont singulièrement  marquer la psyché et donc la manière de voir le monde. Par exemple, l’embryon qui se forme dans une trompe descend celle-ci pendant quelques jours puis se lance dans la cavité utérine : là, il doit réussir à s’accrocher rapidement et fortement à la paroi pour survivre.

Ce premier saut dans le vide va pouvoir laisser une empreinte très forte sur la manière dont l’enfant puis l’adulte qu’il devient vit l’inconnu et les changements. De la même manière, la première cellule a un stock de nourriture qui lui permet de survivre jusqu’à ce qu’elle réussisse à s’accrocher à cette paroi utérine qui prendra ensuite le relai pour l’alimenter. Ce stock n’est pas inépuisable et elle a donc un temps donné pour effectuer toute la descente de la trompe et s’implanter dans l’utérus : nous avons ainsi notre première expérience de rapport au temps qui passe ! Bien entendu, notre connexion à notre maman va aussi nous permettre de ressentir toutes ses émotions et nous allons ainsi avoir une première expérience du monde à travers celles-ci.

Tous ces évènements vont être l’occasion pour nous de nous positionner, car  nous avons déjà notre libre arbitre qui nous permet de choisir la manière dont nous vivons l’expérience, avec cependant un biais : notre cerveau est complètement binaire, nous ne pouvons penser qu’en noir et blanc, pas de nuance, pas de compromis, pas d’analyse de la situation ou des ressentis ! Soit j’aime, soit je déteste, soit j’accepte, soit je refuse (cette caractéristique reste présente chez l’enfant jusque 12 ans environ, à partir de là, son cerveau est suffisamment mature pour réfléchir de manière plus analytique). Ainsi, une même expérience va pouvoir laisser une empreinte diamétralement opposée chez 2 individus différents.

Si l’on reprend l’exemple de la situation du docteur Imbert : à l’origine, il y avait 2 œufs fécondés mais l’un des deux n’a pas survécu, celui qui reste peut tirer comme conclusion de cette expérience qu’il doit vivre pleinement voire 2 fois plus ou alors déclencher un syndrome du survivant et se sentir coupable et vide.

Ainsi, vous pouvez imaginer que revivre cette période intra-utérine est une expérience excessivement riche, remplie d’émotions très fortes et pleine d’informations très significatives sur notre vécu, la manière dont nous l’avons perçu et ce que nous en avons fait qui a un impact encore aujourd’hui dans notre vie d’adulte.

Bien entendu, nous ne nous arrêtons pas à cette étape et nous avons besoin d’une phase d’analyse pour tirer tous les bénéfices de cette pratique. Claude Imbert a ainsi choisi de coupler ces expériences de réminiscence de ce vécu intra-utérin et l’analyse transactionnelle (d’où le terme sophro-analyse) : ce courant de la psychologie vient des Etats-Unis et a été créé par Eric Berne, un psychiatre américain du milieu du 20eme siècle.

Celui-ci a imaginé cette nouvelle grille de lecture du fonctionnement humain en souhaitant qu’elle soit la plus facile d’accès en opposition avec une certaine forme de jargon de spécialiste inaccessible aux non-sachants. Basée sur des concepts simples de communication et de développement de l’enfant, elle permet de comprendre les mécanismes que l’on met en place enfant pour s’adapter au monde qui nous entoure, la continuité de ces choix dans notre vie d’adulte et la transformation de ce qui ne nous convient plus : elle est donc tout à fait adaptée à la compréhension, l’analyse et la modification des empreintes de notre vécu intra-utérin.

Une sophro-analyse dure une bonne année voire 2 ans et alterne des visualisations, l’intégration des différents concepts d’analyse transactionnelle, la conscientisation et l’analyse des informations recueillies en visualisation  et leurs impacts dans notre vie de tous les jours et bien sûr des outils pour aider à changer si nécessaire.




Elle est particulièrement recommandée quand on a déjà beaucoup travaillé sur soi mais sans réussir à ressentir un mieux être, quand on sait que notre vécu intra-utérin et/ou notre naissance a pu être difficile à vivre à cause d’évènements particuliers ou quand on a l’intuition que cela pourrait nous permettre de nous sentir mieux, ici et maintenant.

\Quelque soit la raison qui nous pousse à nous lancer sur ce chemin, il nous permettra d’aller à la rencontre de nous même, dans notre version la plus originelle mais aussi de nos parents dans ce qu’ils ont de plus intimes : c’est une expérience magique, très douloureuse parfois mais avant tout extrêmement riche de sens et d’apaisement.

A propos de l’auteur: Aurélie Ingrand

Après avoir travaillé 10 ans en entreprise comme ingénieure, Aurélie Ingrand a cherché à mettre plus de sens et de valeur dans sa vie professionnelle. Elle s’est alors formée  à l’institut Cassiopée (www.cassiopee-formation.com) et est devenue sophrologue et thérapeute en relation d’aide (forme de psychothérapie) : elle reçoit ainsi des personnes en difficulté pour les accompagner vers un mieux  être en utilisant ces deux types d’approches complémentaires. Son cabinet est situé sur Paris. Elle forme aussi à la relation d’aide d’autres thérapeutes et des personnes  en contact avec un public en souffrance.

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aurelie ingrand

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herboristerie

Herboristerie: définition, état des lieux

By Dans la tête, dans le corps, index

Herboristerie: définition, état des lieux, perspectives

herboristerie

L’herboristerie consiste à préparer et vendre des plantes médicinales. On peut décrire cette discipline comme une médecine complémentaire, qui utilise ces plantes de différentes manières : par exemple sous forme de liquides, de tisanes, de capsules à avaler, d’onguents, de sirops, d’huiles essentielles, de cataplasmes… Celui ou celle qui pratique l’herboristerie, l’herboriste, peut également acheter des préparations pour les revendre, les cultiver, les transformer, les commercialiser, ou bien peut tout simplement conseiller les patients.

Il s’agit d’une tradition médicale qui existe dans toutes les cultures, et ce depuis que l’Homme a commencé à essayer de se soigner : on retrouve déjà des traces de l’utilisation des simples comme soin dès la Préhistoire, et les bienfaits de certaines plantes utilisées en herboristerie ont même été officiellement reconnus par les scientifiques.

Aujourd’hui pourtant, ce métier a presque disparu et est fortement contesté par les pharmaciens. Néanmoins, la récente croissance de la demande de remèdes naturels tend à faire réapparaître peu à peu et à réhabiliter cet art perdu.




L’herboristerie ne se contente pas de soigner les maladies déjà déclarées : elle peut également être utilisée en prévention de certains maux. En outre, la médecine n’est pas son seul champ d’application, puisque que les simples peuvent aussi être utilisées en cuisine, ou en cosmétiques par exemple.

C’est un domaine très vaste, qui regroupe différentes utilisations et perception des plantes. Par exemple, on retrouve en herboristerie l’aromathérapie, qui exploite le parfum des plantes (c’est notamment le cas avec la conception d’huiles essentielles par exemple, qui peuvent aussi bien avoir des effets de relaxation que d’antiseptique), ou encore la gemmothérapie, qui se concentre sur les bourgeons et les jeunes pousses de plantes, encore tout gorgés de sève, pour en extraire au maximum les vertus.

Bienfaits de l’herboristerie

armoire herboristerieRécolter avec respect et parcimonie les plantes permet d’en obtenir un concentré de principes actifs qui peut s’appliquer et s’adapter à chaque besoin ou souffrance. C’est une technique à la fois économique, écologique et saine.

L’efficacité des plantes a été maintes fois reconnue ; en fait, elles peuvent agir de plusieurs façons : soit directement sur l’organe ou la partie du corps ciblé(e), soit sur l’ensemble de l’organisme. Les effets et leur vitesse peuvent être variables : on peut observer un résultat quasi-immédiatement après utilisation du remède, ou bien au bout de quelque temps, après plusieurs prises.

Comme on l’a évoqué plus haut, l’avantage d’utiliser des plantes comme remède, c’est qu’elles ont conservé tous leurs principes actifs, et qu’elles provoquent peu d’effets secondaires. Les personnes à la santé fragile peuvent donc en user abondamment. En revanche, en conséquence, il faut être vraiment prudent avec leur utilisation, et éviter toute erreur qui pourrait s’avérer grave en se référant à un(e) expert(e).

Attention, l’herboristerie ne s’oppose pas à la médecine moderne actuelle, loin de là. En revanche, elle permet de traiter des symptômes et de soulager tout en douceur des petites souffrances ou troubles du quotidien, souvent délaissés par la médecine pharmaceutique, mais qui perturbent pourtant la vie de tous les jours. Son champ d’action est très vaste, et agit aussi bien sur les affections physiques que psychiques.

Au niveau physique, d’abord, l’herboristerie peut aider à soigner des problèmes de peau (eczéma, acné, etc), des allergies, des varices, des infections (rhumes, grippes, sinusites, bronchites…), des problèmes digestifs (constipation, diarrhée, problèmes liés au foie en particulier), diverses douleurs (osseuses, articulaires, inflammatoires, menstruelles, musculaires, ou bien suite à un traumatisme), plusieurs problèmes liés à la ménopause ou à la prostate…




En plus de constituer un traitement pour soigner des troubles, l’herboristerie peut aussi être utilisée pour fabriquer des produits cosmétiques ou des produits d’hygiène, en utilisant certaines vertus régénérantes, nettoyantes et revitalisantes de plantes précises. On peut donc fabriquer des décoctions pour se laver, pour prendre soin de sa peau, de ses cheveux… etc.

D’un point de vue psychique ensuite, un(e) herboriste pourra vous procurer des remèdes au stress, à l’angoisse, aux insomnies, à l’anxiété, et même aux problèmes de mémoire par exemple.

Par ailleurs, même si elle n’est plus reconnue en France, l’herboristerie est l’une des médecines traditionnelles les plus utilisées et répandues au monde. Il existe donc de nombreuses dérives, qui peuvent être dangereuses, et qu’il faut pouvoir éviter ; pour cela, chacun se doit d’être bien entouré et bien conseillé, afin de pouvoir se soigner dans les meilleures conditions

L’herboristerie en pratique

Les plantes médicinales peuvent se préparer en fabriquant des teinture-mères de plantes fraîches mélangées à de l’alcool, ou bien en fabriquant des teinture-officinales de plantes sèches ( elles aussi mélangées à de l’alcool), en infusion, en décoction, en macération, en baume…

Chaque préparation est utilisée en fonction de la pathologie observée, et de la personne qui souhaite y avoir recours (bébés, enfants, personnes âgées…).  L’intérêt d’utiliser des plantes médicinales réside dans sa facilité d’adaptation : tous les remèdes peuvent être préparés individuellement, réalisés pour répondre directement aux besoins personnels de chacun.

Ce qui caractérise l’herboristerie, ce sont ses méthodes : on cueille des plantes directement, et l’on en sélectionne uniquement les parties nécessaires. Ensuite, trois méthodes principales sont utilisées pour réaliser les préparations : l’infusion, la décoction, et la macération. Selon le problème ou le souhait du patient, il existe différentes manières d’administrer ou d’absorber le remède : par lavement ou injection, par cataplasme ou application directe sur la peau (notamment à l’aide de compresses ou de lotion), par ingestion (sous forme de tisane, de gélule ou bien de poudre mélangée aux aliments par exemple), par bains de bouche ou gargarisme, par fumigation, ou bien par le bain du corps ou bien d’une partie précise dans de l’eau mélangée à la solution médicinale.

Origine

En France, le diplôme d’herboriste a été supprimé sous le régime de Vichy en 1941, sous la pression exercée par les pharmaciens depuis plusieurs années, qui conteste les résultats et la pertinence de l’herboristerie

D’environ 4500 à l’époque, il n’y en a malheureusement aujourd’hui pas plus de 10 en France ; l’herboristerie la plus ancienne étant celle du Père Blaize fondée en 1815 à Marseille.

Au contraire de la France, en Belgique, en Allemagne ou en Italie par exemple, plusieurs milliers d’herboristes existent et peuvent exercer librement leurs pratiques.

Légalement, seuls les pharmaciens ont le droit de vendre des plantes médicinales, bien que leur formation dans ce domaine soit de plus en plus évasive (par exemple, ils n’étudient plus la botanique).

Cependant, situation paradoxale, depuis 2014 un décret autorise l’emploi de plantes médicinales sous forme de compléments alimentaires qui peuvent être vendus par d’autres personnes que les pharmaciens. 542 plantes sont concernées, et la liste augmente constamment.

Actuellement, Joël Labbé, sénateur du Morbihan, se bat pour réhabiliter ce métier dans notre pays.

Il y a aujourd’hui en France 6 écoles reconnues par les professionnels, et qui proposent des formations en plantes médicinales, en abordant plusieurs matières (la botanique, l’anatomie, la biochimie, la pharmacognosie…). Elles délivrent en fin de cursus un certificat non reconnu, dans l’espoir qu’il le soit un jour.

A propos de l’auteur: Marjorie Miquel

Marjorie MIQUEL, praticienne en naturopathie, iridologie et réflexologie, diplômée de l’Institut Français des Sciences de l’Homme (Nice): https://www.ifsh.fr/

Je pratique la naturopathie depuis 2013, faisant appel principalement à la phytothérapie, j’ai choisi de me perfectionner et de suivre un cursus d’herboriste (spécialisation à la connaissance et aux usages des plantes aromatiques et médicinales), j’ai donc obtenu ma certification auprès de l’École Bretonne d’Herboristerie à Plouneour Ménez: http://www.capsante.net/wordpress/?page_id=357

Je suis inscrite au Syndicat des Professionnels de la Naturopathie

Depuis début 2018 je suis formatrice auprès de la fédération Edelweiss https://formations-edelweiss.org 

et je peux désormais transmettre mes connaissances sur les Elixirs floraux (Bach et DEVA).

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Guérisseurs, qui sont-ils, que font-ils ?

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Guérisseurs, qui sont-ils, que font-ils?

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Guérisseur… ce terme riche de promesses dégage un parfum de mystère. Il intrigue, inspire le respect ou la moquerie, effraie parfois, mais que recouvre-t-il vraiment ?

Le guérisseur, la guérisseuse, sont-ils les rebouteux de nos campagnes, les coupeurs de feu aux dons hérités d’ancestrales lignées, les sorcières dansant sous la lune, les chamans couverts d’amulettes, ou encore les magiciennes et les druides cueillant les herbes bénéfiques au cœur de la forêt ? Que sont-ils, que font-ils ?

Si l’imaginaire populaire aime à parer les guérisseurs d’oripeaux étranges et de pouvoirs extraordinaires, il est vrai que certaines des particularités qui leur sont prêtées sont justifiées par le simple bon sens.




Guérisseurs et guérisseuses

Selon qu’ils sont homme ou femme, on n’attend généralement pas la même chose des guérisseurs. Aux femmes sont généralement dévolues la connaissance des plantes et des formules qui guérissent, celle des cycles de la nature, la prédiction de l’avenir personnel, ainsi que la protection des parturientes et des enfants. Le domaine de l’eau est le leur. Aux hommes sont plus souvent attribués les soins manuels aux hommes et aux bêtes, l’usage des sorts (malédictions mais aussi exorcismes), la prédiction de l’avenir collectif et la familiarité avec les esprits de la nature. Le feu est leur élément de prédilection. Notons bien, toutefois, que ceci est variable selon les cultures et les époques.

Néanmoins, les femmes étant traditionnellement maîtresses de la cuisine et du foyer, et naturellement soumises aux cycles menstruels, leur compétence dans le domaine intérieur au sens large est normalement reconnue. Aux hommes, maîtres de la terre et responsables des activités collectives, les compétences en relation avec l’extérieur. Nous retrouvons ici les aspects yin et yang de la philosophie chinoise, qui associe – entre autres – le froid, l’apaisement et l’influence lunaire au versant féminin, et la chaleur, l’activité ainsi que la force solaire au pôle masculin.

De nos jours en Occident, on remarque que la plupart des magnétiseurs et rebouteux sont des hommes, tandis que la plupart des voyantes et des phytothérapeutes sont des femmes. Cela dit, la publicité engendre un phénomène auto-entretenu d’adaptation aux stéréotypes.

Le guérisseur, l’homme au don

Le guérisseur peut avoir un don, c’est-à-dire une compétence qui lui a été donnée, par un ascendant de sa famille ou un autre guérisseur qui l’a choisi. Il s’agit généralement d’une compétence bien particulière (ex : aptitude à enlever la douleur, à activer la cicatrisation, à communiquer avec des esprits, à préparer un remède efficace). Le plus souvent, ce don s’accompagne d’une période de formation, qui peut être très longue (plusieurs années voire plusieurs décennies) et peut aussi dans certains cas aboutir à un reniement de la part du guérisseur formateur, si son élève ne suit pas ses principes ou son esprit de soin.

Le guérisseur peut s’être senti appelé, ou irrémédiablement porté, dès le plus jeune âge ou à un moment plus tardif de sa vie, vers le soin ou le secours aux autres, souvent dans un domaine défini et pour des êtres en particulier : animaux, plantes ou humains. L’expérience, la passion nourrie d’un apprentissage inlassable, l’écoute et la délicatesse viendront constituer son don – en ce sens que, dans le mouvement ininterrompu de la vie, le don est à la fois ce qui a été reçu et ce qui peut être donné…

Le guérisseur, celui qui prévient

Le mot guérir provient d’un verbe allemand qui signifie garantir, protéger. Initialement, le guérisseur est celui qui garantit la santé, qui protège les hommes, les animaux et les cultures.

Le guérisseur est celui qui pressent le mal et prévient par ses paroles ou ses actions. Intuitif, il ressent les déséquilibres ; observateur, il remarque les signes avant-coureurs de la maladie. Pour cela il doit être le plus lucide de sa communauté, le plus intimement connecté au monde interne et externe, visible et non-visible, physique et spirituel. Il s’applique à s’imprégner des relations existant entre les éléments de la nature, de manière à développer son intuition sur la base de connaissances approfondies et d’une vision englobante.

Son rôle préventif est celui d’un éducateur, d’un conseiller qui aide ses pairs à renforcer, réparer, rééquilibrer en permanence leurs relations avec l’environnement.




Le guérisseur, l’intercesseur

Le guérisseur se situe souvent un peu à l’écart de la communauté, soit de par sa position dans la pyramide des âges (aïeul, ancien) soit de par sa position dans la pyramide sociale (ermite, reclus, marginal). Ce mode de vie en retrait est un choix ; il est plus aisé de porter un regard lucide sur un mouvement dont on ne fait pas, ou plus, intimement partie. En outre, les forces de la nature qui nourrissent les activités du guérisseur sont plus puissantes à mesure qu’on s’éloigne de la civilisation.

Le guérisseur jour le rôle d’intercesseur entre les lois de la nature (cycles, esprits, énergies, tendances, etc.) et le consultant. Il veille à entretenir sa propre vitalité et la pureté de ses sens pour être un médiateur le plus sain possible dans sa perception et sa transmission des énergies vitales et des messages des esprits. Dans les communautés traditionnelles, le guérisseur porte souvent des attributs symboliques (fragments animaux, minéraux, végétaux) le reliant à certaines forces naturelles.

Le guérisseur, celui qui relie et délie

Le guérisseur intervient, non comme force agissante, mais comme un intermédiaire ou comme un interprète. En ce sens, c’est un médium. Par le geste, la parole et les rituels qui lui sont propres,

– il s’attache à relier les éléments qui s’opposent, nouer des liens nouveaux, réparer les relations profanées, rétablir les flux interrompus.

– il aide à délier les pensées, dénouer les muscles, désentraver les mouvements et dégager les chemins de vie.

Dans certaines cultures, le guérisseur est celui qui est capable d’annuler ou de contrer le mauvais sort jeté par un tiers malveillant, responsable de la maladie ou du trouble. Le guérisseur doit être capable d’identifier la personne malintentionnée, le type de sort utilisé et de se montrer plus puissant que le jeteur de sort. Il joue ainsi le rôle d’un protecteur.

Les rituels de guérison

De nos jours encore, les méthodes des guérisseurs sont très diverses, selon les pays et les régions. Ils peuvent utiliser leur seule pensée (intuition, intention), le souffle (chant, psalmodie, prière ou récitation de formules), les sons et vibrations (tambours, gongs, clochettes, etc.), l’imposition des mains, le massage, diverses manipulations, la danse, la transe, le don d’éléments consacrés ou magnétisés (pierres, tissus, amulettes, etc.), la communication avec les esprits, des préparations à base d’herbes médicinales, de minéraux (pierres, argile, cendres, etc.) ou de produits animaux (sang, lait, poils, etc.), ou encore différents rituels plus ou moins complexes et plus ou moins secrets.

Le guérisseur n’est généralement pas le seul actif lors du processus de soin. En particulier pour les soins incluant la méditation, les psalmodies, les chants et la danse, la pleine participation du consultant est nécessaire. Il ressentira ainsi profondément l’effet des ondes, des vibrations et des mouvements sur son organisme et son psychisme.

En France, les guérisseurs adaptent généralement leurs pratiques à la législation, au mode de vie et à l’ouverture d’esprit des consultants. N’hésitez pas à échanger avec le guérisseur que vous consultez, à lui poser des questions et à lui faire part de vos ressentis après la séance ; de même, si l’effet n’est pas immédiat ou différent de celui que vous attendiez, dites-le lui. Le soin n’est pas un consommable, il repose sur une relation dont la qualité dépendra de l’attention qu’on lui porte.

A propos de l’auteur: Emma DUBOS

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Emma Dubos

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ayurveda

Ayurveda: Définition, histoire, principes, bienfaits, références

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Ayurveda: Définition, histoire, principes, bienfaits, références

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Définition/ Qu’est-ce que l’Ayurveda ?

L’Ayurveda est un ensemble de pratiques permettant à chacun de nous de demeurer dans un état de santé idéal selon ses besoins. C’est une thérapie intégrale et complète qui vise la longévité sans souffrances ni maladies.

Cet ensemble de pratiques est un mélange de science et de philosophie, qui trouve ses racines dans l’Inde védique, il y a plus de 4500 ans. Ayurveda est composé de 2 mots sanskrit : Ayus qui signifie vie, force vitale, et Vid qui veut dire connaissance, science. L’Ayurveda est tout à la fois connaissance de la Vie, Art du Vivant et Science de la Longévité.

L’Ayurveda s’attache à maintenir l’homéostasie entre le physique, le mental, l’émotionnel et le spirituel. Pour ceci, le corpus ayurvédique propose une multitude de pratiques et de soins qui vont permettre de maintenir ou de retrouver l’équilibre nécessaire à la bonne santé des 4 entités précédemment citées, afin d’éviter la maladie.




Cette approche rejoint certaines autres médecines traditionnelles anciennes comme la médecine chinoise ou la médecine tibétaine. Elle est par contre très éloignée de l’approche occidentale, qui privilégie l’aspect curatif à l’aspect préventif, l’une des forces majeures de l’Ayurveda. Pour autant, l’Ayurveda se veut complémentaire de la médecine allopathique moderne, notamment dans le traitement de certaines pathologies pour lesquelles l’Ayurveda accompagne le processus thérapeutique en prenant en compte les dimensions spirituelles et émotionnelles ignorées par la médecine moderne.

L’Ayurveda est reconnue par l’OMS depuis 1982 comme système de santé traditionnel.

Histoire et origine

ayurveda inde

Les origines de l’Ayurveda remontent à plus de 5000 ans. Ce sont les Rishis, les Sages de l’Inde ancienne, qui ont d’abord transmis ce savoir oralement. Il a ensuite été retranscrit dans les Vedas (ensemble de 4 traités enseignant la Vie sous ses différents aspects philosophiques et spirituels, et dont l’Atharva Veda est le traité dans lequel on trouve le plus de références à l’Ayurveda) puis dans des traités purement ayurvédiques, comme Charaka Samhita, Sushruta Samhita et Ashtanga Samgraha. Ces traités ayurvédiques sont toujours utilisés aujourd’hui pour transmettre et enseigner l’Ayurveda.

L’Ayurveda se compose de 8 branches (Ashtanga Ayurveda) qui vont permettre d’explorer tous les domaines de la Vie, que ce soit la médecine interne (Kaya-Chikitsa), la psychologie (Bhoot-Vidya) ou encore la pédiatrie (Kaumarbhruta).

Jusqu’au 16ème siècle, l’Ayurveda va continuer à être transmis et enseigné, d’autres traités vont être écrits permettant de toujours mieux comprendre les fondements de cette médecine millénaire.

Mis de côté pendant les diverses périodes d’occupation du pays (par les Moghols puis par les Anglais), l’Ayurveda vit depuis quelques décennies un véritable renouveau en Inde, mais aussi dans les pays occidentaux.

Grands principes

Ayus qui signifie Vie en sanskrit est la combinaison de 4 entités :

  • Sharir : le corps physique, par essence voué à disparaître
  • Indriya : les organes des sens
  • Satva : l’Esprit
  • Aatman : l’Âme, indestructiible

L’Ayurveda est fondé sur la théorie des 5 éléments (Panchamahabuta en sanskrit), qui sont Akash (l’éther, le cosmos), Vayu (l’air), Agni (le feu), Apas (l’eau) et Prithivi (la terre). Ces 5 Grands Eléments se retrouvent dans les 3 Doshas, qui sont les 3 énergies vitales qui nous constituent (ou Tri Doshas) :

  • Vata : combinaison de Akash et Vayu (Air et Ether)
  • Pitta : combinaison de Agni et Apas (Feu et Eau)
  • Kapha : Apas et Prithivi (Terre et Eau)

Chacun d’entre nous naît avec une constitution doshique individuelle appelée Prakriti. Cette constitution est déterminée par différents facteurs. La plupart du temps, on retrouve un Dosha dominant, et un dosha secondaire. La majorité d’entre nous a une constitution composée d’un dosha dominant et d’un autre dosha secondaire (ou mineur). Le dosha dominant va déterminer notre apparence physique, le fonctionnement de notre corps (métabolisme, stockage …), nos capacités intellectuelles et notre caractère. C’est aussi notre dosha dominant qui sera déterminant dans la prédisposition à certains déséquilibres et maladies.

On peut facilement trouver des tests simples permettant de déterminer son Dosha dominant. Ces tests ne remplacent cependant pas une consultation avec un thérapeute ayurvédique (appelé Vaidya quand il est médecin, ou consultant/praticien en fonction de son cursus de formation) qui utilisera d’autres moyens (comme la prise du pouls appelée Nadi Pariksha, l’examen des yeux et de la langue etc…) afin de déterminer au plus près votre Prakriti et les éventuels déséquilibres associés ainsi que les moyens à mettre en œuvre pour y remédier.

L’objectif principal de l’Ayurveda va donc être de maintenir l’énergie des Doshas en équilibre afin de permettre le fonctionnement physiologique du corps en adéquation avec notre Prakriti.




Pour cela, l’Ayurveda dispose de différents moyens qui seront adaptés à chacun en fonction de sa constitution doshique : le Panchakarma (ensemble de thérapies visant à nettoyer et désintoxiquer le corps, incluant notamment les différents massages ayurvédiques), les médicaments (à base de plantes et d’épices principalement), le régime alimentaire et la régulation du mode de vie.

Parmi les exercices physiques et mentaux recommandés par l’Ayurveda, citons le Yoga, le Pranayama (exercices de respiration yogique), la récitation de Mantras, la méditation.

L’Ayurveda recommande une routine quotidienne (Dinacharya) composée de différents exercices et thérapies. Cette routine prend en compte l’heure et la saison, toutes 2 étant aussi régies par les Doshas, c’est à dire l’Energie cosmique ou Energie vitale.

Bienfaits de l’Ayurveda

L’Ayurveda est particulièrement indiqué pour traiter des pathologies chroniques, mais pourra aussi intervenir en soin de support dans des pathologies plus aiguës.

Parmi les indications on retrouve :

  • Les troubles digestifs : constipation, flatulences, acidité, hémorroïdes…
  • Les troubles du système nerveux : insomnie et troubles du sommeil, anxiété, dépression, migraines…
  • Douleurs articulaires et musculaires
  • Diabète
  • Allergies : eczéma, psoriasis, asthme…
  • Maladies inflammatoires
  • Certains troubles du système cardio-vasculaire
  • Addictions (tabac, alcool…)

Outre ces indications thérapeutiques, l’Ayurveda vise en 1er lieu à maintenir chacun de nous en bonne santé, et donc à vivre notre vie le plus sereinement et paisiblement possible.

En pratique

Les 2 objectifs principaux de l’Ayurveda vont être le maintien de la santé et la guérison des maladies causées par un déséquilibre interne et/ou externe. Pour ceci, l’Ayurveda va s’appuyer principalement sur l’alimentation (Ahara), sur nos habitudes de vie (Vihara) ainsi que sur notre état d’esprit (Manovyapara).

L’alimentation est le pilier clé de l’Ayurveda. En comprenant quels aliments nous sont bénéfiques et quels autres nous sont contre indiqués selon notre Prakriti, en adaptant notre alimentation aux différents moments de la journée et aux saisons, nous pouvons retrouver et maintenir l’équilibre nécessaire à notre Santé.  

L’Ayurveda est avant tout un mode de vie et une philosophie. Il est évident qu’il est impossible de tout changer du jour au lendemain, car nos habitudes de vies sont intimement liées à notre éducation, à notre culture, à tout ce qui nous a été transmis depuis l’enfance. Il est donc nécessaire d’être accompagné par un thérapeute formé à l’Ayurveda, qui saura vous guider et vous conseiller.

La mise en place de la routine quotidienne, appelée Dinacharya, est un 1er pas, car elle va permettre de poser les bases d’une vie plus saine, plus connectée à soi et à l’Energie de la Nature (ou Energie Cosmique). Apprendre les gestes simples de l’auto-massage, des exercices simples de Yoga et de Pranayama, quels aliments privilégier et quels épices utiliser vont permettre de retrouver petit à petit des sensations oubliées, de corriger les déséquilibres qui nous gênent au quotidien, et d’éviter des troubles plus sérieux.

Le thérapeute ayurvédique, qu’il soit praticien/consultant ou médecin, pourra vous proposer un programme de soins adapté à votre constitution et à vos éventuels troubles actuels. Ce programme de soins comprendra en général des massages à base d’huiles thérapeutiques (Abhyanga), des exercices de yoga et de respiration, la prise éventuelle de plantes et d’épices, et un régime alimentaire adapté.

Références

A propos de l’auteur: France Corroyez

Infirmière à l’hôpital pendant 25 ans, j’ai choisi de me former à l’Ayurveda en France et en Inde. Je suis installée à Paris dans le 11ème arrondissement, où je reçois les personnes souhaitant une prise en charge holistique de leur santé, en mettant l’accent sur la prévention des déséquilibres conduisant aux maladies. Je propose des consultations ainsi que différents soins et massages. J’organise régulièrement des sessions de formation à l’Ayurveda en collaboration avec des praticiens et médecins ayurvédiques indiens.

Les 2 centres indiens avec lesquels je travaille sont le centre Chakrapani à Jaipur, dont l’antenne en France est le Centre Ayurveda d’Aquitaine:
https://www.chakrapaniayurveda.com/
http://www.massages-ayurvedique.com/
Et le centre Uvas Ayurveda à Bangalore: www.ayurslim.in/

Site internet de France Corroyez

France corroyez

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Écoute du Corps Poyet: Définition, Bienfaits, Principes, Pratique, histoire

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Écoute du Corps Poyet: Définition, Bienfaits, Principes, Pratique, histoire

Définition

La méthode douce Poyet a été développé par Maurice-raymond POYET (1928-1996) tout au long de sa vie au gré de ses formations, rencontres et découvertes. Cette méthode basée sur les lois originelles de l’ostéopathie crânienne et enrichie de l’énergétique chinoise, propose de ré-harmoniser l’homme sur ses trois plans : physique, énergétique et psychique. La méthode consiste à rechercher les déséquilibres, principalement osseux, via le MRP (Mécanisme Respiratoire Primaire), qui nous donnent une information précise et clair pour proposer une correction. La correction, une invitation digitale aussi légère que le poids du papillon (comme aimait le dire M-R Poyet) sur la zone a traiter, permet de rétablir l’équilibre de la zone. Ainsi, zone après zone, le corps en son entier est ré-équilibré. C’est vraiment une méthode globale.




Bienfaits

Du fait de la légèreté des corrections sur le corps, la méthode convient autant aux nouveaux nés de quelques heures, aux grands sportifs, aux actifs quelques soient leur métier qu’aux personnes âgées. Tout le monde peut recevoir un soin Poyet !

Les bienfaits sont très large : du classique problème articulaire (sciatique, cruralgie, lombalgie, torticoli, luxation, entorse, tendinite), au déséquilibre hormonal (troubles des règles, ménopause, bouffées de chaleur…), aux désordres intestinaux et viscéraux, aux problématiques ORL, migraines, accompagnement de la femme enceinte, suivi du bébé,  accompagnement pré et post-opératoire, stress, troubles des dys, autisme…

Souvent, lorsque le patient fait ses premiers pas après la séance, il ressent une grande légèreté, une souplesse retrouvé et un alignement global de son corps.

Femmes enceintes = Cette méthode étant très douce, aucune contre-indication au suivi de grossesse. Cela peu même aider à débloquer la non-arrivée d’un enfant… Nausées, sciatique, douleurs lombaires, difficultés à respirer, bébé en siège, placenta previa, préparation du bassin et des lombaires à l’accouchement sont autant d’indications pour venir faire une ou plusieurs séances tout au long de la grossesse. Juste après l’accouchement, rééquilibrage du bassin après la passage du bébé par voie basse, aide à la lactation…

Suivis de bébés = Une séance quelques jours après l’accouchement est très fortement conseillé. Effectivement, que l’accouchement se soit bien passé ou qu’il y ait eu des forceps, ventouses ou autres mais aussi une césarienne, le corps du bébé a pu se mettre en tension et perdre son équilibre qu’il avait bien au chaud dans le ventre de sa maman. Une séance rapidement vient rétablir cet équilibre très sensibles aux perturbations environnantes. Nous conseillons aussi une séance vers 3 ans et une autre vers 7 ans, âges d’ossification de certains cartilages du crâne et du squelette.

Grands Principes

poyet manipulation

Le MRP (Mécanisme Respiratoire Primaire) est la base de la méthode. L’énorme travail de Maurice-Raymond Poyet a été de cartographier les micro-mouvements de chaque os du corps. Ainsi, tous déséquilibres par rapport à cette normalité impliquent une ou plusieurs corrections. En suivant cette cartographie, le thérapeute sait exactement la correction à apporter. Pas de superflu, juste le stricte nécessaire par rapport à où en est le patient à ce moment là. Les points fusibles, au nombre de 4, sont des indicateurs pour thérapeute afin de savoir si ce qui a été fait est suffisant et s’il n’y a pas eu de « mauvaises manipulations ». « Les fameuses chaînes de Poyet » sont autant de techniques facilitant le travail du thérapeute pour déconstruire les adaptations mises en place par le patient pour gérer ses traumatismes douloureux. Une libération de ses chaînes au niveau du sacrum permet de « balayer » simplement et rapidement les déséquilibres secondaires.




En Pratique

Une séance dure de 40 minutes à 1h.

Il y a une phase d’écoute de la problématique du patient. Ensuite le patient s’allonge sur le dos sur une table de massage. Le thérapeute Poyet va toujours commencer son travail au niveau du crâne. Ensuite il fera une série de corrections sur le sacrum selon les « chaînes de Poyet ». En fonction de la problématique abordé, le rachis sera traité (quasiment à chaque fois) puis les jambes, les pieds, les bras et les mains selon la demande.

Enfin, une vérification au niveau du crâne, notamment des points fusibles, permet de voir le travail effectué pendant la séance et de s’assurer que le patient est prêt à se lever, allégé de ses douleurs.

Les effets de la séance peuvent arriver généralement selon deux étapes. La première peut être une nette amélioration dès la fin de la séance, s’améliorant encore les jours suivant malgré une phase de fatigue, généralement de 2/3 jours. La deuxième peut être une phase d’amélioration seulement au bout de 2/3j voir plus, en fonction de la ténacité des problèmes. Généralement 2 à 4 séances maximum sont prodiguées pour une même problématique. 10 à 20 jours d’intervalles entre chaque séance sont nécessaire au corps pour intégrer le travail mis en place.

Histoire et Références

Aux origines, A.T. STILL et W.G. SUTHERLAND, ont posé les bases de ce que l’on appelle l’ostéopathie, en 1892. A ce moment là, une autre façon de soigner voit le jour. Une célèbre phrase de Still dit « L’ostéopathie se fonde sur la perfection de l’ouvrage de la Nature. Lorsque toutes les parties du corps humain sont en ligne, nous avons la santé. Lorsque ce n’est pas le cas, l’effet résultant est la maladie. Lorsque les pièces sont réajustées, la maladie fait place à la santé. Le travail de l’ostéopathe consiste à ajuster le corps de l’anormal vers le normal ; alors, la condition anormale fait place à la normale, la santé résultant de la condition normale ». La méthode Poyet est vraiment dans la même optique, seule les techniques de corrections ont évolué vers une douceur très appréciable ! Adieu les techniques brutales ou le cracking !

D’autres branches ont vu le jour : étiopathie, chiropraxie, crânio-sacré, fasciathérapie, etc. Mais vraisemblablement la méthode Poyet a de l’avenir devant elle et fera partie des méthodes alternatives en perpétuelles croissance.

N’oublions pas non plus que « Le mouvement, c’est la vie » disait encore A.T. STILL.

Le MRP permet vraiment de rétablir ce mouvement en profondeur afin que celui-ci répande la bonne information aux autres organes, nerfs, fascia et muscles associés.

M-R Poyet a donc enseigné sa méthode jusqu’à sa mort. Après ça, plusieurs de ses élèves ont à leur tour pratiqué beaucoup et créé leurs écoles. Vous pouvez retrouvez les principales grandes écoles sur le site de la Fédération Internationale des Enseignants en Méthode Poyet (fiemp.org).

Mais aussi sur le site du Syndicat National des Etudiants et Praticiens de la méthode  Poyet (snepp.fr).

Aujourd’hui la méthode Poyet n’est pas reconnu comme l’ostéopathie commence à l’être. Néanmoins certaines mutuelles prennent en charge tout ou partie du tarif de la séance.

A propos de l’auteur: Richard Larmenier

Je suis né le premier avril 1982 à Cavaillon dans le Vaucluse. Après des études dans l’électronique et mes premiers emploies dans les travaux en hauteur, c’est en 2008 que ma vie bascule après avoir reçu un soin de la méthode Poyet. Ce soin change le cours de ma vie puisqu’en avril 2009 je quitte mon travail et en octobre 2009 je commence la formation Poyet à Grenoble avec Claude Rossat. Durant près de 5 ans je me forme avec un enthousiasme très fort pour cette technique, son histoire et ses origines. Je commence à pratiquer à mi-temps sur Grenoble avant de déménager dans le Lot à Le Vigan. C’est à partir de là que je consacre tout mon temps à aider et accompagner les patients uniquement avec cette méthode de thérapie manuelle douce, originale et surprenante !

Depuis un an, j’ai repris la route des formations avec les 2 ans de spécialisation en somatopathie délivré par Odile Baudonnel. Pierre-Camille Vernet, inventeur de cette approche, aidé d’Odile, mettent au point la suite de la méthode Poyet qui vient enrichir et approfondir les déjà nombreux bénéfices de cette technique. En plus de travailler les traumatismes et déséquilibres articulaires, la somatopathie aide à comprendre et déchiffrer les origines, les causes de ces pathologies souvent inscrites dans le corps dans les premières années de la vie (de la conception à 3/4/5 ans).

Ces deux méthodes réunies permettent de vraiment travailler le corps dans sa globalité. Rien n’est laissé au hasard, seuls la lecture du corps et les propositions de corrections manuelles douces nous guident sur le chemin de la santé.

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Richard Larmenier

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Aromatologie: bienfaits, utilisation, fonctionnement, pratique

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Aromatologie: bienfaits, utilisation, fonctionnement, pratique

aromatologie

L’aromatologie est l’étude et la connaissance des huiles essentielles. Elle s’intéresse à leurs arômes et à leurs effets sur notre bien-être et dans le domaine de la beauté.

Elle est souvent confondue à tort avec l’aromathérapie qui, bien que centrée sur les huiles essentielles également, n’en fait pas le même usage. En effet, l’aromathérapie s’intéresse aux bienfaits des huiles essentielles sur notre santé. Son objectif est donc distinct : elle utilise les huiles essentielles pour lutter contre de nombreux maux du quotidien, soulager des troubles et soigner des maladies.




Les bienfaits de l’aromatologie

Les huiles essentielles affichent un large éventail de propriétés qui leur procurent d’innombrables bienfaits. Ainsi, elles peuvent notamment être cicatrisantes, anti-infectieuses, bactéricides (c’est-à-dire destructrices de bactéries), antalgiques (qui diminuent la douleur), anti-hématomes, détoxifiantes, drainantes, stimulantes, anti- inflammatoires, calmantes ou anxiolytiques.

Grâce à toutes ces propriétés, les huiles essentielles peuvent être utilisées dans de nombreux domaines. On peut ainsi profiter de leurs vertus dans les maux quotidiens ainsi que pour soutenir des problématiques plus compliquées en complément à une approche médicale.

Mode d’utilisation des huiles essentielles

Les huiles essentielles s’utilisent de différentes manières selon l’objectif recherché. En cas de poumons encombrés, par exemple, on peut utiliser une huile essentielle sous forme d’inhalation par le nez. Pour soigner un trouble cutané, il sera plus utile d’en appliquer localement sur la zone concernée, après l’avoir diluée dans de l’huile végétale ou en avoir fait une pommade ou un baume.

Ce sont les deux modes d’utilisation les plus sécuritaires mais il en existe d’autres. Ainsi, certaines huiles essentielles peuvent être ingérées ou conditionnées dans des ovules, notamment pour soigner des problématiques gynécologiques.

Fonctionnement des huiles essentielles

aromato

Quoiqu’il en soit, pour avoir un effet, les huiles essentielles doivent pénétrer dans le corps d’une façon ou d’une autre.

Si on en ajoute quelques gouttes dans un diffuseur ou qu’on les utilise lors d’inhalations de vapeurs d’eau chaude, les molécules actives passeront par les poumons pour rejoindre le sang et le cerveau limbique. Ce dernier interprétera les messages olfactifs diffusés par l’huile essentielle, qui pourra alors influer nos émotions ou stimuler notre système immunitaire.

Utilisée en frictions ou en massages, l’huile pénétrera les couches de la peau. Elle s’immiscera alors dans notre circulation sanguine afin d’agir directement sur la problématique à traiter. C’est aussi le cas lors de l’ingestion d’une huile essentielle.

L’Aromatologie en pratique

L’utilisation des plantes est une ressource considérable qui est aujourd’hui en plein essor.

Cependant, trop négligée ou employée sans connaissances, cette ressource thérapeutique extraordinaire peut vite se transformer en arme toxique. En effet, les huiles essentielles sont délicates à utiliser, et ce pour plusieurs raisons.

Tout d’abord, vu que les huiles essentielles sont obtenues par distillation ou pression, elles renferment des concentrations très élevées de molécules actives. Par exemple, pour obtenir 1 litre d’huile essentielle de rose, il faut environ 1000 kg de roses. Une seule goutte représente donc une concentration considérable de roses !  Or, bien qu’étant la raison de l’efficacité des huiles essentielles, cette concentration peut également les rendre dangereuses si les règles de prudence sont oubliées.




De plus, les huiles essentielles peuvent contenir entre 100 et 300 molécules par flacon, ce qui en fait des produits extrêmement concentrés. À titre de comparaison, imaginez une recette contenant entre 100 et 300 ingrédients ! C’est cet assemblage de molécules qui confère toute sa puissance à l’huile essentielle et dont il faut tenir compte lors de chaque utilisation. Cependant, les associations de ces molécules sont complexes. Dans certains cas, elles peuvent donc être toxiques.

En outre, la synergie des molécules est parfois encore mystérieuse et il existe des zones d’ombre qui doivent encore être étudiées. Nous ne connaissons donc pas tout.

Pour toutes ces raison, l’utilisation des huiles essentielles est soumise à de nombreuses recommandations. Il est, d’abord, recommandé de toujours utiliser les huiles essentielles avec parcimonie et sur des périodes courtes. De plus, lorsqu’elles sont utilisées sans l’avis d’un professionnel, il est toujours vivement conseillé de le faire dans la plus grande prudence pour éviter l’apparition d’effets secondaires potentiellement dangereux liés à une utilisation inadéquate. La plupart des huiles essentielles sont aussi interdites aux femmes enceintes et aux enfants de moins de 6 ans.

Enfin, pour profiter pleinement de leur vertus, il est recommandé d’utiliser exclusivement des huiles essentielles chémotypées (CT), 100% pures et naturelles, botaniquement et biochimiquement définies (H.E.B.B.D.). Préférez également les huiles essentielles issues de l’un de ces trois types de cultures :

  • l’Agriculture Biologique ;
  • une culture sauvage dans des régions qui se trouvent à l’écart des zones polluées ;
  • des cultures traditionnelles contrôlées dans des zones rurales non polluées.

Histoire de l’aromatologie

Les huiles essentielles en Egypte

L’Egypte est considérée comme la créatrice des huiles essentielles. Les premiers documents égyptiens y faisant référence datent de 4500 avant J-C. À l’époque, elles étaient appelées « plante de vie » et leur utilisation était sacrée et reliée à des croyances magiques. Elles étaient utilisées en médecine, en parfumerie, dans les cosmétiques et pour les embaumements lors des momifications.

Les huiles essentielles au Moyen-Orient

Des tablettes mésopotamiennes datant de 4000 avant J-C indiquent déjà l’utilisation des huiles essentielles en parfumerie au Moyen-Orient. Leur usage s’est ensuite élargi à la médecine sous l’influence égyptienne.

Les huiles essentielles en Chine

Les Chinois ont apporté un certains nombre de connaissances dans le cadre de l’utilisation des huiles essentielles pour le grand public. En effet, le premier ouvrage sur les recettes à base d’huiles essentielles a été écrit en Chine. Plus de cent plantes sont également répertoriées dans le “Pen Ts’ao”, un ouvrage écrit par Chen Nong. De son côté, Confusius a rédigé le “Traité de la chambre à coucher”, dans lequel il présente les huiles essentielles bénéfiques pour l’harmonie sexuelle.

Les huiles essentielles en Grèce

Sous Alexandre le Grand, les huiles essentielles sont importées massivement en Grèce. Le développement de l’aromatologie et de l’aromathérapie y est alors fleurissant à partir de 300 avant J-C. Ici, deux noms sont à retenir : Hippocrate et Aristote. Hippocrate rédigera le livre “Des aphorismes” listant environ 230 plantes accompagnées de leurs utilisations et de ses observations médicales.

Grâce à son influence sur l’Empire Romain, les Romains utiliseront aussi énormément les huiles essentielles pour la médecine, la parfumerie et les rituels.

Les huiles essentielles lors de l’Âge moderne

L’aromathérapie moderne est redécouverte de nombreux siècles plus tard, au début du 20ème siècle. Elle doit cela à René-Maurice Gattefossé. Celui-ci, qui s’intéressait principalement au parfum des plantes, a changé sa vision des huiles essentielles en 1910, à la suite d’une explosion dans son laboratoire.

Brûlé à la tête et sur les bras, il plonge ses mains dans un seau d’huile essentielle de lavande vraie. Il se sent alors vite apaisé et voit avec plaisir que ses blessures cicatrisent bien. Jusqu’alors intéressé par les huiles essentielles pour leurs vertus dans le domaine de la parfumerie, cette mésaventure le pousse à étudier leurs bienfaits de manière générale.

Son premier ouvrage sur la question, intitulé “Aromathérapie”, paraît en 1931. C’est la première fois que ce terme est utilisé, ce qui pousse Gattefossé à être considéré comme le père de l’aromathérapie.

Par la suite, Jean Vlanet démocratisera l’utilisation des huiles essentielles par son travail avec les blessés de la guerre d’Indochine et son analyse scientifique des effets anti microbiens de ces dernières.




Fabrication des huiles essentielles

Le procédé le plus utilisé pour créer les huiles essentielles est la distillation à la vapeur d’eau.

Le principe est simple : de la vapeur d’eau est insérée dans une cuve (ou alambic) remplie de la plante dont on souhaite extraire l’huile essentielle. En chauffant, la vapeur d’eau se charge des principes actifs de la plante. Une fois enrichie, la vapeur est ensuite réfrigérée dans un conduit. Ce contact avec du froid permet de former des gouttelettes qui sont recueillies dans un récipient. Le liquide recueilli est alors composé de deux parties : la première, à sa surface, sera l’huile essentielle, et la seconde est utilisée pour créer de l’eau florale (aussi appelée hydrolat).

Une autre technique est utilisée pour les agrumes, tels que l’orange et le citron. Elle consiste à presser leur zeste mécaniquement et à froid, ce qui permet d’extraire l’huile essentielle.

 

RÉFÉRENCES:

Ecole de naturopathie Isupnat
https://www.compagnie-des-sens.fr/histoire-des-huiles-essentielles/

A propos de l’auteur: Justine Noizet

J’ai débuté la thérapie manuelle à l’âge de 15 ans puis je suis partie me former à l’institut supérieur des Biotechnologies, SUP’BIOTECH. Après un parcours dans l’industrie pharmaceutique, je suis retournée vers ce que j’aime faire: offrir aux autres des solutions pour être en meilleure santé. J’ai donc suivi la formation à l’institut supérieur de naturopathie ISUPNAT et celle de Biosynergie Médicale. Je me suis aussi formée en thérapie manuelle avant de mettre en place ma propre méthode de soin.

Aujourd’hui, j’ai un cabinet dans lequel je propose des consultations alliant thérapie manuelle et naturopathie. A côté, je suis formatrice dans des écoles de naturopathie, et je propose des ateliers, cours et conférences en entreprise et pour le grand public.

En terme d’école, j’ai suivi les cursus à ISUPNAT (école de naturopathie -> certificat de praticien naturopathe) et à SUP’BIOTECH (école d’ingénieur en biotechnologies -> diplôme d’expert en ingénierie des biotechnologies). j’ai aussi suivi d’autres formations dont celle de Biosynergie médicale faite par Bernard Lambert.

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iridologie

Iridologie – Tout savoir sur cette forme de thérapie

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Iridologie: bienfaits, principes, pratique, histoire

iridologie

L’iridologie est une méthode de bilan qui se base sur l’observation approfondie de vos iris. Ceux-ci contiennent de nombreuses informations. En effet, l’iris d’un individu renferme près de 200 signes codifiables qui le différencient des autres. Sa fiabilité d’identification est donc 10 fois supérieure à celles de vos empreintes digitales !

Mais si l’iris est aussi intéressant en médecine, c’est surtout parce qu’il renferme des centaines de milliers de veines et filaments nerveux qui connectent l’œil au reste de notre organisme. Nos yeux sont donc étroitement liés à notre corps et à tout ce qui s’y passe.

L’examen des yeux peut être effectué à l’aide d’une simple loupe ou d’autres appareils plus élaborés, qui permettent de distinguer de nombreux signes et variantes de couleurs. Cependant, il est important de noter que l’iridologie ne permet pas de soigner en elle-même, contrairement à d’autres méthodes comme la réflexologie.




Quand on choisit d’aller voir un iridologue, il est donc important que celui-ci pratique une méthode de soin qui viendra agir comme complément à l’iridologie, telle que l’homéopathie et la naturopathie. Les praticiens lieront ainsi les résultats obtenus grâce à l’iridologie à leurs propres connaissances pour proposer un diagnostic.

Parmi ceux-ci, les plus grands utilisateurs de l’iridologie sont peut-être les naturopathes, qui sont souvent formés à cette méthode de bilan lors de leur formation. Dans ce cas, elle intervient en début de consultation et donne le « fil rouge » de la thérapie à suivre pour le consultant.

Bienfaits de l’Iridologie?

Mais à quoi sert l’iridologie si elle ne permet pas de soigner ? D’une part, elle agit de manière préventive car elle donne une cartographie des tendances pathologiques du patient. Elle aide donc à déceler les prédispositions du patient à développer certaines pathologies et permet de savoir si ces tendances ont commencé à se manifester. D’autre part, en aidant à comprendre l’origine des symptômes du patient, elle aide à débuter le processus de guérison.

Plus spécifiquement, l’iridologie :

  • donne un aperçu de l’état du système digestif, nerveux et endocrinien ;
  • aide à voir s’il y a des organes fragilisés ;
  • permet de déterminer s’il y a une toxémie –et, si oui, de quels types de toxines il s’agit, car le nettoyage diffère selon le type de toxémie ;
  • dépiste les potentielles acidifications ;
  • montre quel est l’état de la peau.

En naturopathie, tout cela est appelé « terrain du consultant ». Celui-ci permet au spécialiste de proposer une approche globale de la santé du patient et du soin et de ne pas être juste « symptomatique ».

Les grands principes de l’iridologie

Afin de pouvoir analyser l’iris, l’iridologie l’a divisé en plusieurs zones, chacune étant liée à une partie du corps ou un organe spécifique, de manière à créer une cartographie de l’iris.

Grâce à cette cartographie irienne, l’iridologue peut décomposer l’analyse de l’iris selon plusieurs niveaux :

  • La couleur de l’iris : elle permet de connaître la nature ou tendance pathologique du consultant.
  • La zone digestive, ou intestinale : elle se trouve autour de l’iris sous forme de cercles crénelés (l’estomac et, plus éloigné de la pupille, les intestions). Différents signes, ainsi que leurs couleurs, donnent des indications sur leur état.
  • Le système nerveux et endocrinien : ils apparaissent en périphérie des intestions.
  • La zone glandulaire et énergétique
  • La zone organique : celle-ci se trouve après la zone digestive. On peut y apercevoir différents signes, comme des traits, des cercles, des trous ou des tâches. Chacun indique différentes problématiques : tendances pathologiques, dévitalisation, toxines, stress, orthosympathicotonie, …
  • La zone circulatoire
  • La peau : c’est la toute dernière périphérie de l’iris. C’est là que se trouvent les données propres à la peau.



Vous l’aurez compris : de nombreuses informations apparaissent sur votre iris. D’autres informations sont aussi importantes à analyser, comme la réactivité de votre pupille à la lumière par exemple. De plus, l’iridologue analyse aussi la sclérotique, c’est-à-dire la partie blanche de l’œil, car celle-ci permet de donner des indications supplémentaires si certains signes y apparaissent.

En pratique:

schema iridologie

L’iridologie permet de faire un bilan des tendances pathologiques et de leurs manifestations. En plus de réaliser la cartographie de l’iris, le praticien sera aussi à la recherche de taches et signes anormaux qui pourraient permettre de déceler une pathologie. À partir de ces observations et d’autres recoupements, nous pouvons proposer un soin global à la personne.

Par exemple, sur cet iris, toute la zone digestive apparaît orange, ce qui indique de l’acide pyruvique (déchets de la cellule nerveuse). Le stress se manifeste donc ici, et cette couleur et son emplacement montrent que celui-ci peut également avoir des conséquences sur le système hormonal. Dans ce cas, si le patient a réellement des problèmes hormonaux, le praticien conseillera des soins ou des plantes (selon la pratique du médecin) pour soigner le problème endocrinien. En outre, il apaisera le système nerveux afin de soigner la cause du problème.

En naturopathie-iridologie, le praticien fait un bilan iridologique, qu’il recoupe avec d’autres informations. Il s’intéressera ainsi aux motifs de visite du consultant, à son hygiène de vie (alimentation, sommeil, activités sportives, …) et à son environnement de vie (famille, travail, …). Il propose également un conseillancier. L’iridologie donne la trame !

Histoire de l’iridologie:

Il est difficile de dire quand à démarrer l’irdologie, seuls deux textes apparaissent au XVIIème et XVIIIème siècles : « Chiromatica medica », publié en 1670 par philippus Meyens qui mentionne les sites réflexes de l’iris, et « De oculo et signo » (« l’oeil et ses signes ») publié en 1786 par Christian Haertels. Mais aucune discipline ne s’est créée à partir de ces écrits. Néanmoins au XIXème siècle, l’iridologie moderne apparaît grâce à deux personnes :

-Ignatz Von Pezely (Hongrois, 1826-1911).

Enfant il sauve une chouette , qui a une patte cassée, il observe une tâche sur son iris, celle-ci continue de venir le voir et il peut observer que la tâche devient de plus en plus claire. Devenu adulte il sauve la vie de sa mère grâce à des remèdes homéopathiques, on commence alors à faire appel à lui comme médecin. Il en profite pour établir des corrélations entre les pathologies de ses malades et des signes iriens. Il devient renommé, mais est attaqué pour pratique frauduleuse, il démarre donc des études pour devenir médecin et  se protéger. Il fera de nombreuses études sur la corrélation entre les yeux des malades ou des cadavres et leurs maladies. A la fin de sa vie, il se demande pourquoi il a le signe d’une pathologie dans l’oeil mais aucun signe de maladie corrélée sur son patient. Ce questionnement augurera de l’iridologie moderne, qui constate que certains signes iriens ne sont que les indices de tendances pathologiques non installées, cela donne donc le « terrain » de la personne, et permet de faire de la prévention individualisée.

-Nils Liljequist (suédois, 1851-1936)

A 14 ans Nils se fait vacciner et commence à tomber souvent malade, on lui administre alors de nombreux médicaments. A 20 ans il publie « la quinine et l’iode modifient la couleur de l’iris ; auparavant j’avais les yeux bleus mais maintenant, ils sont verdâtres et présentent des tâches rougeâtres ». Il pense que la modification de la couleur de son iris est dûe à la prise de médicaments. Cette hypothèse marquera l’iridologie moderne, montrant les tâches et modifications de couleurs comme pouvant être des « tâches médicamenteuses ». Il publie en 1893 « om oegendiagnosen » (« diagnostic basé sur l’examen de l’oeil »).

À ce jour, les effets de l’iridologie n’ont pas encore été prouvés scientifiquement. Cependant, cette technique est utilisée depuis plusieurs siècles et a déjà montré de nombreux résultats.

Références :

Iridologie, manuel pratique de Peter Jackson-main
Introduction à l’iridologie d’André roux

A propos de l’auteur: Nathalie Bleuzen

  • Certificat de Naturopathie délivré par ANINDRA (Association Naturopathie Iridologie Nouvelle Dynamique de Responsabilisation et d’Autonomie), école reconnue par la FENA.
  • Certificat de Praticienne Ayurvédique délivré par la Gujarat Ayurved University of Jamnagar-India.
  • Reconnue par la Fena en 2012.

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Nathalie Bleuzen

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Clarification: ce que c’est, son origine, le processus, les séances

By Dans la tête, index

Clarification: ce que c’est, son origine, le processus, les séances

clarification

«La seule solution dans la vie réside dans une amélioration des relations.»  Charles Berner, créateur de la Clarification

La Clarification est une approche relationnelle qui rétablit votre connexion au monde en vous apprenant à vous exprimer de façon complète, directe et vraie.

Le processus agit à tous les niveaux de l’être : mental, émotionnel, corps, esprit.

La méthode de la Clarification se base sur le constat que de nombreux problèmes et souffrances au sein de nos relations ont pour origine les manques de communication et les incompréhensions.




Quelles sont les visées de la Clarification?

  • VOUS RAMENER À VOUS

Le processus vous sort de la confusion mentale et vous ramène à Vous, un Individu conscient et libre de choix (et non une personne perdue dans ses difficultés).

Depuis ce vrai « Vous », vous êtes en pleine capacité pour :

  • CRÉER UNE MEILLEURE RELATION AVEC LES AUTRES

  1. Agrandissez votre capacité à faire passer vos messages avec clarté, vérité et responsabilité, dans toutes vos relations, et à comprendre les autres.
  2. Transformez votre mode relationnel en apprenant à vous connaître et à connaître les autres, à vous respecter et à les respecter. Ainsi, vous prenez soin de vos relations. Dans cette nouvelle forme d’interaction, problèmes et conflits se dénouent peu à peu. Votre vie se met en ordre et trouve du sens.
  • SE LIBÉRER

Le processus vous libère de ce qui entrave votre existence : les tensions et les charges dues aux incompréhensions, à la culpabilité, à l’impact des traumas.

Une fois que vous avez amélioré votre relationnel et que vos problèmes courants ne captent plus toute votre attention, la visée essentielle de la Clarification devient de vous libérer des croyances mentales figées : comportements répétitifs qui modèlent et conditionnement votre avenir.

C’est la pièce maitresse de la Clarification, car on agit là sur l’origine des problèmes actuels et chroniques.

  • CHOISIR SA VIE

Vos choix deviennent conscients et responsables et vous construisez votre vie sur des fondations stables, saines, qui vous correspondent. Vous transformez vos obstacles en occasions de croissance personnelle, et poursuivez les buts qui vous tiennent à cœur.

Résultats du processus

seance clarification

Vous devenez capable d’assumer pleinement votre propre vie, de prendre vos décisions avec responsabilité, en conscience des conséquences de vos actes sur les autres. Vous êtes libre d’acquérir les ressources nécessaires à la réalisation de vos projets, en différenciant ce qui vous est possible et ce qui vous est impossible. Votre conduite n’est plus dictée par votre environnement passé ou présent. Vous n’êtes plus sous l’influence des conditionnements sociaux intériorisés. En bref, vous êtes sorti d’un état « victime » et vous agissez au lieu de réagir.

Déroulement d’une séance

Dans un environnement aménagé de manière à ce que rien ne vienne déranger le bon déroulement de la séance, « clarificateur » et « clarifiant » s’assoient face à face.

Le clarificateur demande au clarifiant s’il est d’accord pour commencer la séance. Puis il l’invite à exprimer, aussi complètement que possible, ce qui s’est passé pour lui/elle depuis la dernière séance et qu’il/elle pense devoir dire au praticien, de sorte qu’une réelle compréhension s’établisse entre les deux individus.

Le praticien lui demande ensuite de définir le sujet sur lequel il/elle veut que porte la séance. Il utilise alors le processus le plus approprié, pour l’aider à résoudre par lui/elle-même ses difficultés et à développer ses capacités à communiquer.

Lorsque le temps de la séance est écoulé, le praticien invite la personne à formuler ses commentaires concernant la séance et à poser toutes les questions qu’elle souhaite poser.

La Clarification utilise un ensemble de techniques qui s’adaptent à chaque instant à la personne et à ses motivations.

Tout au long du processus l’accent est mis sur la qualité du contact entre les deux individus, car c’est de cette relation que dépend en grande partie l’efficacité de la méthode.




En pratique

Les RDV sont individuels, d’une durée d’1h – 1h30 – 2h

Entretien initial gratuit : La première rencontre a lieu dans un entretien d’environ une heure, sur RDV.

  • Les séances en présence

Elles ont lieu en face à face dans un cabinet.

  • Les séances via SKYPE.

appel skype clarification

La Clarification est une méthode dont les bénéfices s’obtiennent tout autant à distance qu’en présence.

  • En suivi régulier pour clarifier les problèmes courants en transformant le mode relationnel.
  • En suivi ponctuel pour faire face à une situation difficile.

Histoire et Références

Créée aux États-Unis par Charles Berner des années 60 à 80, cette méthode trouve ses origines dans les grands courants de sagesse occidentales et orientales et est dotée d’une base éthique profonde. Elle est aussi issue de recherches pointues sur les fondements de la communication.

A propos de l’auteur: Cathy Pascal

Praticienne certifiée en Somatothérapie, Rebirth, en Clarification du Mental et en Clarification Émotionnelle.
Formatrice de thérapeutes pendant 20 ans dans l’école Elementerre-Formations. Formatrice auprès d’équipes d’accompagnants en Soins Palliatifs : « Le Toucher au Cœur des Soins »
Ma propre démarche, mon expérience et mes recherches dans le champ du développement humain et de son plein déploiement constituent un apport constant pour mon accompagnement.
J’ai été formée à la Clarification par Lawrence NOYES, élève direct de Charles Berner

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medecine traditionnelle chinoise

Médecine Traditionnelle Chinoise: Définition, Principes, Fonctionnement

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Médecine Traditionnelle Chinoise: Définition, Principes, Fonctionnement

medecine traditionnelle chinoise

Définition

La Médecine Traditionnelle Chinoise est une technique de soin naturelle qui vise à libérer les blocages physiques, émotionnels et énergétiques pour rétablir l’équilibre et améliorer la santé.

Origine

La Médecine Traditionnelle Chinoise existe depuis ≈ 4000 ans. Elle est née de l’observation de la nature et de son fonctionnement. Ses principes et ses méthodes seront mis par écrit vers 2500 av J-C par l’Empereur Jaune. Lao Tseu, philosophe du début de notre ère apporte sa compréhension de la MTC avec le Taoïsme et décrit cette philosophie dans le Tao Te King ou le Livre de la Voie et de la Vertu.




Principes : le Tao, le Yin & le Yang

De la source créatrice le Tao naissent deux énergies le Yin et le Yang qui engendrent la neutralité pour faire le lien entre elles, c’est le pôle équilibrant. La neutralité produit alors « les dix mille êtres », c’est-à-dire la totalité de l’Univers. Le Yin et le Yang représentent la dualité en toute chose, nécessaire à la vie.

Voici quelques exemples :

tao

Ces énergies imagées par les 2 poissons dans le symbole du Tao :

  • sont interdépendantes : l’une ne peut exister sans l’autre, le féminin ne peut être sans le masculin et vice-versa
  • se transforment l’une dans l’autre : au fur et mesure que le soleil décroit, la nuit arrive et l’inverse se produit à l’aube
  • évoluent dans un cycle permanent de croissance et de décroissance, tout comme les saisons c’est un éternel recommencement.

Ces lois s’appliquent à tout système qui compose l’Univers et donc à l’Etre humain.

Fonctionnement de la Médecine Traditionnelle Chinoise

Les acteurs de transformation : les organes et les entrailles

Selon les principes du Tao, nous évoluons dans un cycle de plusieurs phases. Par analogie et observation de la nature elles sont en lien avec 5 éléments, acteurs de transformation : le Bois, le Feu, la Terre, le Métal et l’Eau.

Chacun a son rôle dans le cycle. Le Bois alimente le Feu qui nourrit la Terre de ses cendres. Elle-même produit le Métal c’est-à-dire les minéraux que l’on va retrouver dans l’Eau. A son tour l’Eau va permettre au Bois de pousser c’est-à-dire les végétaux et ainsi de suite.

De la même manière, chaque élément étant associé à un organe et un viscère de notre corps et à une saison, nous allons retrouver ses relations dans le cycle.

 

Par exemple le Foie par son rôle de détoxification va apporter un sang pur au Cœur qui va nourrir les tissus en lien avec l’énergie de la Rate, responsable de la digestion.

Cet ensemble s’auto-régule quand notre santé est optimum !

Il peut être perturbé par nos émotions, notre hygiène de vie et notre alimentation, l’environnement dans lequel nous vivons …

Le réseau de communication : les méridiens et les points d’acupuncture

  • Les méridiens : 12 au total, sont les voies de circulation du Qi c’est-à-dire de l’énergie de la même manière que le système vasculaire pour le sang, lymphatique pour la lymphe … ils vont permettre à nos organes et entrailles de fonctionner. Quand l’organisme manifeste des troubles physiques, émotionnels et/ou psychologiques, cela traduit un blocage dans la circulation du Qi, un trop plein d’énergie ou une faiblesse d’énergie.
  • Le thérapeute rétablit le flux normal pour un équilibre entre le Yin et le Yang en intervenant sur les points d’acupuncture qui sont les émetteurs/récepteurs d’un méridien.

Les substances : le Qi, le Xue, les Jin Ye, le Jing, le Shen

  • Le Qi est l’énergie dynamise l’ensemble de notre organisme. Il alimente chaque organe et entraille par phase de 2 h. C’est ainsi que le Qi est à son maximum dans le Foie entre 1h et 3h et dans le côlon entre 13h et 15h. Il y a différents Qi, celui apporté par notre alimentation, celui de l’air que l’on respire ou encore celui de nos ancêtres…
  • Le Xue correspond au sang.
  • Les Jin Ye sont les liquides organiques comme la sueur, l’urine, le liquide synovial ou céphalo-rachidien …
  • Le Jing est l’essence vitale stockée dans les Reins, elle nous apporte toute notre force vitale à la naissance pour toute notre vie.
  • Le Shen est notre conscience, elle est stockée dans notre Cœur. Quand notre cœur ne va pas bien notre mental est affecté.

Les autres organes ont aussi une conscience qui leur est propre.




Déroulement d’une séance

Le bilan énergétique

C’est un ensemble de questionnement et d’observation :

  • Quels sont les symptômes et comment ils se manifestent, quels sont les antécédents ?
  • Comment est le teint et la langue ?
  • Prise du pouls sur chaque poignet avec 3 doigts pour identifier le pouls de chaque organe et entraille

Ces informations donnent des indications sur les déséquilibres à réajuster aussi bien au niveau physique, émotionnel et psychologique selon les principes de la MTC.

Action

Le Praticien intervient de différentes manières :

  • travail sur les points d’acupuncture avec des aiguilles, de la moxibustion, des pressions (digitopuncture), un cristal de roche …
  • conseils en hygiène de vie, proposition de compléments alimentaires naturels, de plantes, exercices de Qi Gong, des massages (Tuina) …

Pour Qui, pour Quoi ?

  • Enfants, adultes, seniors
  • Pour des troubles physiques et/ou émotionnels. Quelques exemples : arthrose, fibromyalgie, insomnie, asthme, allergies, surpoids, digestion difficile, insuffisance veineuse, tension nerveuse, cystites, troubles de la fécondité, troubles menstruels, endométriose, stress, angoisse, colère, phobie, deuil, …
  • Et aussi en prévention !

En apportant l’équilibre et en suivant les conseils de votre Praticien en Médecine Chinoise, vous éviterez d’être malade.

Pour info!

En 2016, un centre de MTC s’est ouvert à l’hôpital de la Salpêtrière à Paris.

En Septembre 2017, un service de MTC s’ouvre à Alès avec des consultations dédiées tant le nombre de patients intéressés augmentent !

A propos de l’auteur: Christèle Fournier – Praticienne en Energétique

Depuis toujours je m’intéresse aux médecines naturelles et je les utilise au besoin. Lors d’un problème de santé survenu il y a quelques années, j’ai rencontré une Energéticienne et c’est à ce moment-là que j’ai eu la conviction profonde que j’exercerai ce métier un jour. Où, quand, comment ? Je ne le savais pas encore mais quand votre intuition est bonne et juste avec vous-même, l’Univers met tout en place pour que votre mission se réalise ! Ce qui m’a tout de suite plu dans cette pratique c’est l’attention portée sur la personne dans sa globalité et dans ses différents aspects physiques, énergétiques, émotionnels et psychologiques. En soignant le tout et en allant à la source du problème, les troubles gênants et/ou douloureux diminuent, voire disparaissent pour certains d’entre eux.

Quelque temps plus tard, j’ai eu l’opportunité de quitter mon emploi aux Ressources Humaines. Je me suis formée pendant 2 ans à l’Institut Cassiopée à Paris et je suis maintenant Praticienne en Energétique.

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Christèle Fournier

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