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Comment se débarrasser des pucerons ?

By chez soi, Maison, Plantes et Jardin

Comment se débarrasser des pucerons ?

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Les pucerons sont bien connus de tous les jardiniers, en herbe comme confirmés ! Chaque année, ces petits insectes envahissent nos plantations : potager, arbres fruitiers, rosiers, fleurs… Comme si cela ne suffisait pas, les pucerons s’attaquent à nos jardins à plusieurs espèces. Comment s’en débarrasser de manière naturelle, sans mauvais impact sur l’environnement ? Nous vous livrons toutes nos astuces ! 




Comment reconnaître les pucerons ?

Les pucerons, malgré leur très petite taille, sont facilement visibles à l’œil nu. En général, ils font environ 2 mm et peuvent être de diverses couleurs : verts, rouges, noirs, jaunes… Ils vivent en colonie et se cachent sous les feuilles des plantes ou le long de leur tige. 

À noter que certaines plantes (comme les haricots, melons, tomates, framboisiers, groseilliers et pommiers par exemple) peuvent abriter en même temps plusieurs sortes de pucerons.

Assez discrets, ce sont en général les dégâts qu’ils infligent aux plantes qui font qu’on les remarque ! 

Pourquoi faut-il se débarrasser des pucerons ?

Si le puceron est autant perçu comme un indésirable, c’est parce qu’il peut infliger de nombreux dégâts aux plantes : jaunissement, feuilles qui se recroquevillent ou qui chutent beaucoup trop tôt, déformations des plantes, dessèchement des pousses…

Les pucerons se nourrissent en effet de la sève des plantes, ce qui les assèche et a tendance à épuiser leurs ressources.  Comme ils sont particulièrement friands des jeunes pousses et des feuilles, ils les transpercent pour avoir accès au suc, ce qui affaiblit la plante de manière générale.

De plus, la salive des pucerons est toxique et irritante, ce qui abîme les végétaux. Enfin, les pucerons exècrent une substance, le miellat, qui non seulement attire les fourmis et les guêpes, mais est aussi particulièrement propice au développement de la fumagine, un champignon fort nuisible !  

Qu’est-ce qui attire les pucerons ?

Le principal facteur de développement des pucerons est l’excès d’azote. En d’autres termes, essayez d’éviter le plus possible les engrais industriels très azotés, ou bien, le cas échéant, veillez à ce que votre compost naturel soit bien équilibré.

À noter que les pucerons sont actifs au printemps et en été, non en hiver.

6 astuces naturelles pour se débarrasser des pucerons

Il existe de nombreuses façons de se débarrasser des pucerons, sans pour autant recourir à des produits et des insecticides nocifs pour la santé et pour l’environnement. Voici un petit tour d’horizon des solutions possibles !

Avant de commencer, veillez à bien vous assurer que les insectes dont vous souhaitez vous débarrasser sont bel et bien des pucerons et non d’autres insectes innocents ! 

  1. Miser sur les prédateurs naturels des pucerons

Il y a dans la nature de nombreux insectes qui seront ravis de vous aider à vous débarrasser de ces petites bêtes ! Les coccinelles, les chrysopes (que l’on appelle justement les « lions des pucerons »), les syrphes (qui ressemblent à de petites mouches rayées de jaune et de noir) ou encore les pince-oreilles sont les prédateurs naturels des pucerons. Ils vous aideront à vous en débarrasser de manière 100 % écologique. 

Pour les attirer, il vous suffit de favoriser la biodiversité en plantant des fleurs qu’ils aiment – ou en les laissant pousser : pâquerettes, pissenlit, tanaisie… 

Vous pouvez aussi construire de petits abris pour les aider à passer l’hiver dans votre jardin. Pour les coccinelles par exemple, il vous suffit de disposer des petits tas de feuilles et de branches mortes en divers endroits du jardin, de préférence isolés. 

Pour les pince-oreilles, vous pouvez prendre un pot en terre cuite, que vous percerez au fond et remplirez de paille en veillant à ce que les brins soient bien maintenus dans le pot. Ensuite, vous n’avez plus qu’à déposer cet abri dans une haie ou à même le sol pour que les pince-oreilles viennent s’y réfugier ! Au printemps, vous pourrez déplacer les pots près des endroits où les pucerons ont élu domicile : les pince-oreilles iront les chasser et retourneront ensuite dans leur pot-abri.

  1. Opter pour des plantes répulsives

pucerons plantesPour que cette technique soit efficace, il convient de bien adapter la plante répulsive au type de puceron : 

  • Le puceron noir est partculièrement friand du cerisier, de la fève et du sureau. Pour le faire fuir, vous pouvez vous en remettre à des décoctions à base de tanaisie, d’ail ou bien à du purin d’ortie, de tomate ou de fougère.
  • Le puceron vert, lui, raffole des rosiers et des arbres fruitiers. Le purin d’ortie est très efficace pour le faire fuir une fois que la colonie s’est installée ; si vous souhaitez prévenir l’apparition du puceron, vous pouvez planter de la lavande autour des plantations que vous tenez à protéger.

De manière générale, vous pouvez également miser sur des plantes aromatiques et/ou des fleurs à l’odeur puissante, car les pucerons n’aiment pas les fragrances fortes : aneth, thym, menthe, basilic, anthémis, oeillets d’Inde, soucis, sarriette, absinthe… La capucine aussi est souvent recommandée pour lutter contre les pucerons, mais pas pour les mêmes raisons : en effet, cette plante attire les insectes ; la planter à proximité du potager permettrait de détourner leur attention…

Bon à savoir : si vous choisissez de planter des espèces répulsives, veillez à respecter la compatibilité des différentes plantes. De plus, attention à ne pas les coller aux plantations que vous souhaitez préserver ! Si elles sont trop proches, votre technique risque de ne pas fonctionner.

  1. Utiliser la cendre de bois

Il existe plusieurs façons d’utiliser la cendre de bois contre les pucerons : 

  • En badigeon : récupérez plusieurs grosses poignées de cendres de bois (dans la cheminée ou le barbecue par exemple) et passez-les au tamis pour ne récupérer que les plus fines particules. Ajoutez très peu d’eau et mélangez vigoureusement, jusqu’à ce que le mélange prenne la consistance d’une pâte à crêpes. Utilisez ensuite un pinceau et badigeonnez-en les troncs et les branches des arbres fruitiers. Veillez à bien insister, de manière à ce que la pâte pénètre dans les replis de l’écorce. Ce badigeon, lorsqu’il est appliqué à la bonne période (début mars), permet d’étouffer les œufs de pucerons et de réduire les futures colonies.
  • En projection : récupérez de la cendre fraîche et saupoudrez-en sur les colonies de pucerons afin de les éliminer. Si besoin, n’hésitez pas à renouveler l’opération au bout de quelques jours. Enfin, n’oubliez pas de porter des gants pendant cette opération !

À noter que la projection est particulièrement efficace pour faire fuir les colonies de pucerons déjà installées, tandis que le badigeon est préféré pour prévenir leur apparition.

  1. Récupérer le marc de café

Le marc de café est un allié insoupçonné de nos maisons et jardins ; ses utilisations et bienfaits sont nombreux ! Pour ce qui concerne les pucerons, il vous suffit de récupérer le marc de café dans les capsules ou bien les cafetières. Faites-le sécher, puis répandez-le au pied des plantes à protéger. N’hésitez pas à renouveler régulièrement le marc de café pour qu’il reste efficace.

En plus de tenir à distance les pucerons, le marc de café sert également de répulsif pour les fourmis, les limaces et… Les renards ! Il constitue également un excellent compost et engrais naturel.

  1. Faire appel au vinaigre blanc

L’avantage du vinagre blanc, c’est qu’il est utile contre tous les types de pucerons : verts, noirs, rouges…

Pour l’utiliser, il vous suffit de diluer 2 ou 3 cuillères à soupe de vinaigre dans un litre d’eau, puis, à l’aide d’un pulvérisateur, d’en répandre sur les plantes à protéger matin et soir. 

Attention à bien respecter les doses recommandées et à ne pas abuser de cette solution, sous peine d’abîmer vos plantes ! Le vinaigre blanc est en effet un produit très acide. De même, ne pulvérisez pas votre produit lorsque vos plantes sont au soleil : vous les brûleriez.

  1. Faites confiance au savon noir

En dernier recours, vous pouvez fabriquer une solution avec du savon noir : s’il ne pollue pas l’environnement, il est très efficace pour lutter contre certains insectes car il permet de les asphyxier. 

Mélangez 3 cuillères à soupe de savon noir liquide dans un litre d’eau et mélangez. Pulvérisez ensuite le tout sur les plantes que vous désirez protéger, en insistant particulièrement sur le dessous des feuilles : les pucerons se cachent à cet endroit. Il est conseillé de réitérer l’opération plusieurs jours de suite pour venir à bout de la colonie.

Attention : il est recommandé d’utiliser cette solution en dernier recours, si toutes les autres n’ont pas fonctionné. Le savon noir asphyxie en effet toutes sortes d’insectes, y compris les plus utiles, comme les abeilles ! 

Et pour les plantes d’intérieur, alors ?

Les pucerons se repèrent sur les plantes d’intérieur de la même façon que dans le jardin : les feuilles de vos plantes jaunissent, elles se recroquevillent, sont toutes collantes à cause du miellat. 

Pour éviter l’arrivée des pucerons, veillez à ne pas utiliser trop d’engrais – en cas de besoin, privilégiez les engrais organiques. Évitez aussi de trop arroser et surtout, ne laissez pas d’eau stagner dans les pots. 

Malgré vos précautions, vos plantes d’intérieur sont elles aussi envahies de pucerons ? Pour vous en débarrasser, vous pouvez miser sur les infusions d’ail, le purin d’ortie, le purin de fougère ainsi que sur les solutions à base de savon noir.

Désormais, vous êtes paré(e) pour lutter contre les pucerons ! 

Sources

https://dujardindansmavie.com/conseils-idees/comment-se-debarrasser-des-pucerons/
https://www.mediaseine.fr/jardin/comment-arrivent-pucerons-sur-plantes/
https://monjardinmamaison.maison-travaux.fr/mon-jardin-ma-maison/conseils-jardinage/marc-de-cafe-produit-indispensable-lutter-efficacement-contre-pucerons-336254.html
https://monjardinmamaison.maison-travaux.fr/mon-jardin-ma-maison/conseils-jardinage/decouvrez-lefficacite-vinaigre-blanc-contre-pucerons-335723.html
https://www.ecoconso.be/fr/content/7-astuces-naturelles-pour-se-debarrasser-des-pucerons
https://www.linternaute.fr/bricolage/guide-maison-et-jardin/1411531-pucerons-comment-s-en-debarrasser/
https://www.gammvert.fr/conseils/conseils-de-jardinage/comment-se-debarrasser-des-pucerons

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moucherons plantes

Comment se débarrasser des moucherons?

By chez soi, Hygiène de vie, Plantes et Jardin

Comment se débarrasser des moucherons?

débarasser moucherons

Une maison infestée de moucherons, ce n’est vraiment pas agréable! Bien que la plupart de ces petits insectes volants ne risquent pas de vous faire mal, ils pourraient très bien jouer avec vos nerfs. Pire, certains types de moucherons s’amuseront à vous piquer.

Pouvant se reproduire à une vitesse folle, il vaut mieux lutter contre les moucherons dès que vous les voyez apparaitre. Si vous attendez un peu, vous aurez à faire face à un vrai bataillon dans quelques jours !

Il est nécessaire de bien connaître son ennemi afin de mieux le combattre. Il existe plus de 1700 espèces à travers le monde. Pas besoin d’élaborer 1700 stratégies différentes pour s’en débarrasser. 

Certains moucherons particulièrement embêtants peuvent mordre, ce sont ceux qui interrompent notre sortie pêche en été. Néanmoins, les espèces qui élisent domicile dans la panière à fruits à la maison sont en règle générale inoffensifs. 

La pleine saison des moucherons se déroule entre avril et août. C’est à cette période qu’ils s’installent et se multiplient.

Concernant les moucherons de nos cuisines, quelques règles de bases suffisent. 

Les moucherons sont surtout attirés par la nourriture et l’humidité. La première étape pour s’en débarrasser, c’est de faire en sorte que plus rien ne les attire. Ensuite, il faudra éliminer les moucherons qui restent en se concentrant sur les points de notre maison sur lesquels ils adorent se poser et en mettant des pièges à d’autres endroits stratégiques.

Dans cet article, nous vous expliquons comment faire étape par étape.




Etape 1 : Préparer le terrain avant tout nettoyage

Pour commencer, il faut leur rendre l’accès impossible à tout ce qu’ils aiment : la nourriture et l’humidité.

1) Enlever toute trace de nourriture

nourriture moucherons

Une cuisine sans moucheron est avant tout une cuisine qui ne laisse apparaitre aucune nourriture.

Si vous avez de la vaisselle sale, lavez-la. Fermez bien tous les paquets de nourriture que vous voyez et mettez-les au placard. Il est très important que tous les produits dans le placard soient placés dans des contenants fermés. En effet, l’inverse attirerait les moucherons, mais aussi d’autres insectes encore plus embêtants. Si vous avez des fruits, placez-les au frigo le temps du nettoyage. Lavez votre cuisine pour vous débarrasser de toutes les miettes qui pourraient rester. Et si vous avez des bouteilles ouvertes, bouchez-les.

Ensuite, passez aux poubelles. Elles attirent fortement les moucherons, qui viennent s’y nourrir et y pondre leurs œufs. Il est donc préférable d’avoir une poubelle à couvercle et de sortir les poubelles régulièrement, pour recommencer avec un sac vide et propre. Si vous avez un compost à l’intérieur, assurez-vous aussi qu’il soit aussi fermé par un couvercle et sortez-le encore plus régulièrement que vos poubelles, préférablement après chaque repas.

Si, après avoir jeté votre sac poubelle, il reste des moucherons sur la poubelle-même, il vous faudra la désinfecter. Pour cela, vous pouvez y verser une tasse d’ammoniaque. Laissez agir pendant environ une heure avant de rincer.

2) Eliminer l’humidité

Après la nourriture, l’humidité est votre ennemi n°2. Le temps du nettoyage, veillez donc à jeter tout fond d’eau que vous voyez, que ce soit dans des verres, dans les pots des plantes, dans l’évier ou dans les gamelles de vos animaux. En règle générale, à part pour les gamelles, évitez de laisser des fonds d’eau dans vos récipients. L’eau attire fortement les moucherons, qui viennent y pondre leurs œufs.

De plus, si vous venez de laver votre plan de travail, séchez-le bien.

3) Mettre dehors les plantes en mauvais état

plante mourrante

Jetez un œil aux racines des plantes que vous conservez dans votre maison. Si elles sont en train de pourrir, mettez-les à l’extérieur.

Après avoir fait tout cela, vous pouvez passer au nettoyage en tant que tel. Plusieurs étapes sont à suivre pour se débarrasser des moucherons. Si vous les suivez toutes, vous serez débarrassés complètement des moucherons en quelques jours maximum.

Etape 2 : Se débarrasser des moucherons autour des fruits

corbeille a fruits

Vos fruits devraient maintenant être au frigo, mais il faut préparer la corbeille à fruits pour qu’elle puisse les recevoir à leur sortie. Si la corbeille est sale, veillez d’abord à la laver.

Ensuite, pour s’assurer que les moucherons ne seront plus attirés par la corbeille quand les fruits seront revenus à leur place, vous pouvez y mettre l’un de ces trois éléments :

1) Des bouchons de liège

C’est le plus facile. Les moucherons détestent l’odeur du liège. Si vous en mettez dans votre corbeille de fruit, ils s’assureront donc d’y rester bien à l’écart.

2) Des clous de girofle

Mettez-en quelques-uns dans votre corbeille, ou piquez une dizaine d’entre eux dans un citron que vous placerez au milieu de vos fruits.

Vous pouvez aussi placer le citron piqué de clous de girofle à n’importe quel endroit stratégique de votre maison.

3) De l’ail

Si vous n’avez aucun des deux, vous pouvez encore vous jeter sur l’ail. Posez simplement des gousses d’ail non épluchées dans votre corbeille à fruits.

Etape 3 : Se débarrasser des moucherons dans les canalisations

Source d’humidité, les canalisations sont un des lieux privilégiés des moucherons pour y pondre leurs œufs à l’abri des regards. Là, ils y trouvent de l’eau stagnante et des dépôts de nourriture. Pour eux, c’est le paradis !

Le mieux est d’utiliser du bicarbonate de soude et du vinaigre pour bien nettoyer et désinfecter vos canalisations. Commencez par verser deux cuillères à soupe de bicarbonate de soude dans le trou d’évacuation de votre évier, et versez ensuite un verre de vinaigre. Ensuite, essayez de ne pas utiliser votre évier pour pouvoir laisser agir le produit pendant deux heures. Après cela, faites couler de l’eau chaude.

Si vous n’avez pas ces produits sous la main, vous pouvez aussi verser de l’eau bouillante dans votre évier, ou du marc de café. Répétez le processus régulièrement pour venir à bout de tous les moucherons. Continuez même quand il n’y en a plus, pour empêcher leur retour.

Ne versez surtout pas de l’huile. Bien que ça paraisse être une bonne idée pour les moucherons, ça ne l’est pas pour votre évier. En effet, l’huile risquerait de boucher le trou d’évacuation de votre évier. Et mieux vaut ne pas se séparer d’un problème en en créant un autre !

Etape 4 : Se débarrasser des moucherons sur les plantes

moucherons plantes

Ce qui attire les moucherons dans les plantes, c’est la terre humide. C’est un autre environnement très prisé par les moucherons pour y pondre leurs œufs.

Plusieurs possibilités s’offrent à vous pour tuer les œufs et faire en sorte que les moucherons n’y viennent plus.

1) En arrêtant de les arroser

Pas indéfiniment, évidemment. Juste le temps que la couche supérieure de la terre soit asséchée, jusqu’à environ un centimètre de profondeur. Cela tuera les œufs et enlèvera aux moucherons toute envie d’y pondre. Ensuite, arrosez votre plante de nouveau, pour qu’elle ne finisse pas par s’assécher à son tour !

2) En y plaçant des allumettes

Le soufre présent dans la tête de certaines allumettes ennuie fortement les moucherons. Munissez-vous donc d’allumettes contenant du soufre et plantez-en quelques-unes dans la terre, la pointe vers le bas.

3) En vaporisant du citron et du savon liquide

Mélangez quelques cuillères de savon liquide dans de l’eau, et ajoutez-y un peu de jus de citron. Si votre savon a déjà une odeur de citron, le jus de citron n’est pas nécessaire. Vaporisez ensuite le mélange sur votre plante, aussi bien dans la terre et sur ses racines que sur ses feuilles.

Ces trois actions devraient débarrasser vos plantes des moucherons. Si vous en trouvez encore après quelques jours, même après avoir mis en pratique chacune d’entre elles sur vos plantes, vous devriez penser à rempoter vos plantes.




Etape 5 : Créer des pièges à moucherons

piège moucherons

Maintenant que vous vous êtes occupés des trois endroits préférés des moucherons, vous pouvez aussi vous assurer qu’ils ne reviennent pas en créant des pièges ou des répulsifs.

Voici plusieurs types de pièges.

1) Un piège au vinaigre

Le récipient idéal pour ce piège est un pot avec un couvercle dans lequel vous aurez percé quelques trous pour permettre aux moucherons d’y rentrer. Mais si vous n’en avez pas sous la main, vous pouvez aussi en fabriquer un avec une bouteille en plastique. Coupez le haut de la bouteille en plastique, aux alentours d’un tiers en partant du bouchon. Rentrez-le ensuite dans l’autre partie de la bouteille, la tête vers le bas. Collez les deux morceaux ensemble. De cette façon, les moucherons rentreront facilement dans la bouteille mais auront beaucoup de mal à trouver la sortie.

Une fois que votre récipient est prêt, remplissez-le de vinaigre et versez-y quelques gouttes de liquide vaisselle. Le meilleur vinaigre, dans ce cas, est le vinaigre de cidre. Mais si vous n’en avez pas, le vinaigre blanc fonctionne aussi très bien, tout comme le vin rouge. Quant au liquide vaisselle, si vous en avez un parfumé au citron, c’est encore mieux !

Remplacez le mélange tous les jours.

2) Un piège au vinaigre de cidre

Encore une fois, le vinaigre se révèle être un véritable produit miracle pour venir à bout des moucherons. Pour fabriquer ce deuxième piège, prenez un bocal en verre muni d’un couvercle. Percez le couvercle avec un tournevis ou bien un couteau. Versez un fond de vinaigre de cidre dans le bocal et revissez le couvercle troué.

Les moucherons seront attirés par l’odeur au point de rentrer dans le bocal, mais ils ne pourront pas en sortir.
Pour un maximum d’efficacité, vous pouvez mélanger au vinaigre de cidre quelques gouttes de citron, du sirop ou bien du vin rouge.

3) Des attrape-mouches

Les attrape-mouches, ces rubans colorés et collants, sont aussi très efficaces avec les moucherons. Leur couleur les attire et ils viennent s’y coller sans savoir en partir.

3) Le ventilateur

Les moucherons détestent les courants d’air. En plaçant un ventilateur dans votre cuisine, vous vous assurerez donc de tous les chasser.

Etape 6 : Prendre les bonnes habitudes

arrosage plantes

Maintenant que vous vous êtes débarrassés des moucherons, il faut penser à prendre les bonnes habitudes pour éviter qu’ils ne reviennent. En effet, une petite baisse de vigilance et ils pourraient revenir en nombre !

Pour éviter cela, il existe beaucoup de gestes très faciles à adopter au quotidien. Vous en aurez sûrement déjà compris certains en lisant cet article : ne pas laisser de la nourriture à l’air, fermer vos poubelles, éviter l’eau stagnante ou encore nettoyer le trou d’évacuation de votre évier régulièrement. Ces gestes ne valent pas seulement pour la durée du nettoyage, il faut les effectuer au quotidien !

En plus de ceux-ci, voici d’autres habitudes qui pourraient vous être utiles, et le tour sera joué !

1) Lors de l’arrosage des plantes

Pour éviter l’eau stagnante, le mieux est d’arroser vos plantes au-dessus de votre baignoire ou à l’extérieur. Le but est de faire couler l’excédent d’eau par les trous qui se trouvent en-dessous du pot, au lieu de le laisser couler dans le pot décoratif ou la soucoupe sur laquelle vous placez généralement votre pot. Ainsi, vos plantes sont suffisamment arrosées, et vous dites stop à l’eau stagnante.

Une autre astuce est de remplacer l’eau dans votre arrosoir par du thé noir, une fois sur deux.

2) Faites attention à vos fenêtres

Vérifiez que vos fenêtres se ferment bien et qu’il n’y ait aucun espace vide, ne serait-ce qu’un petit trou, suffisant pour que les moucherons rentrent dans votre maison.

3) Pensez à bien aérer

C’est prouvé : les moucherons raffolent des lieux chauds ; ils s’y sentent en sécurité pour pondre et prolifèrent. Pour vous en débarrasser, il est donc important d’aérer les diverses pièces de votre maison tous les jours. L’idéal est d’aérer vos pièces au minimum une demi-heure par jour – même en hiver !
Si vous craignez que les moucherons ne profitent de vos fenêtres ouvertes pour s’introduire chez vous, n’hésitez pas à installer des moustiquaires à vos fenêtres et ouvertures d’aération !

Etape 7 : Miser sur les répulsifs

Vous avez enfin réussi à vous débarrasser des moucherons, félicitations ! Mais pour être absolument certain(e) qu’ils ne reviendront pas, vous pouvez aussi utiliser des répulsifs naturels. En voici quelques exemples :

1) Répulsif à base d’eucalyptus

Cette astuce possède un double avantage : non seulement elle permet de faire fuir les moucherons, mais en plus elle apporte dans votre maison un agréable parfum de fraîcheur !
Pour en profiter, il vous suffit de faire bouillir pendant environ 15 minutes 150g de feuilles fraiches d’eucalyptus dans 5 litres d’eau.
Après avoir laissé le mélange refroidir, vous pouvez le filtrer et le verser dans un récipient pulvérisateur. Il ne vous reste plus qu’à pulvériser cette eau parfumée dans la maison, là où les moucherons sont le plus susceptibles de réapparaître !

2) Huiles essentielles

Les moucherons n’aiment pas trop les odeurs fortes, et sont particulièrement sensibles à certaines odeurs spécifiques. Voilà pourquoi l’utilisation d’huiles essentielles peut s’avérer plus qu’efficace pour lutter contre les moucherons ! Vous pouvez par exemple diluer quelques gouttes dans de l’eau pour pulvériser ensuite la solution aux endroits que vous jugerez nécessaires dans la maison, ou bien déposer quelques gouttes d’huile sur des tissus, des objets dans les pièces adéquates. Une autre solution consiste à déposer des gouttes d’huile essentielle sur des bouts d’éponge et à les déposer un peu partout dans la maison (en particulier dans la cuisine et/ou autour des poubelles).

Attention : avant d’utiliser les huiles essentielles, vérifiez qu’elles peuvent être inhalées sans problème et assurez-vous que personnes chez vous n’y est allergique ou ne présente de contre-indication. En cas de doute, demandez l’avis d’un professionnel de santé.
Voici quelques huiles essentielles particulièrement efficaces contre les moucherons :

  • L’huile essentielle de géranium (vous pouvez aussi décider de mettre des géraniums devant vos fenêtres pour décourager les moucherons d’entrer chez vous)
  • L’huile essentielle de menthe poivrée
  • L’huile essentielle de lavande, qui est aussi très efficace contre les moustiques
  • L’huile essentielle de citronnelle, elle aussi très efficace contre les moustiques
  • L’huile essentielle d’arbre à thé

3) Marc de café

Hélas trop mal connu, le marc de café est un véritable allié multifonctions de la maison ! Pour lutter contre les moucherons, vous pouvez l’utiliser de diverses façons :
Versez-en dans vos canalisations (vous pouvez le mélanger à du bicarbonate de soude et/ou du vinaigre blanc) puis faites couler de l’eau bien chaude par-dessus pour nettoyer et dégraisser vos canalisations
Versez-en dans un petit récipient et faites-le brûler. Attention, l’odeur peut surprendre au départ, mais la technique est redoutables : moucherons, moustiques et mouches détestent cette odeur, qui les fait partir très vite !

4) Savon noir

Pas de surprise : le savon noir, utilisé pour nettoyer la maison, dégage une odeur que les humains apprécient beaucoup, mais que les insectes détestent et fuient comme la peste !

Vous venez ainsi de transformer votre maison en un enfer pour les moucherons ! Vous devrez peut-être attendre quelques jours pour les voir disparaitre complètement, mais si vous gardez les bonnes habitudes, vous ne les reverrez plus de sitôt.

Dites-nous, quel endroit de votre maison attire-t-il le plus les moucherons ? Connaissez-vous d’autres astuces pour les faire fuir ?

Sources

https://extension.entm.purdue.edu/publichealth/insects/blackfly.html
http://www.blackfly.org.uk/
https://www.rhs.org.uk/Advice/profile?PID=797
https://www.wyevalegardencentres.co.uk/tips-and-advice_how-to-control-black-fly
https://archive.is/20121214204125/http://ohioline.osu.edu/hyg-fact/2000/2167.html
https://www.universalis.fr/encyclopedie/drosophile/

A propos de l’auteur

Leonor RogisterDiplômée de l’Ecole de Journalisme de Louvain, Léonor Rogister s’est détournée du monde de l’actualité quotidienne pour s’intéresser aux news lifestyle. Amoureuse de la nourriture et des bonheurs simples, elle aime s’informer et informer sur tout ce qui touche au bien-être, peu importe la forme qu’il prend.

Léonor est expatriée depuis 2015 et a fait de plusieurs pays sa maison. Quand elle n’est pas en train de voyager, elle aime profiter du confort de son chez soi. Elle tient également un blog depuis des années sur lequel elle partage sa passion pour les voyages.

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thym séché infusion

Thym: 5 bienfaits étonnants des infusions et tisanes

By chez soi, Plantes et Jardin, Relaxation, Soins

Bienfaits des infusions et tisanes de thym

thym séché infusion

Connu depuis la nuit des temps, le thym est une plante utilisée couramment dans la cuisine méditerranéenne. Mais connaissez-vous l’ensemble de ses propriétés? Véritable concentré de bienfaits pour la santé, le thym combat les infections respiratoires et la fatigue hivernale. Il aide également au confort digestif et possède des vertus extraordinaires pour la santé et la beauté. Découvrons ensemble les utilisations qu’il propose, et comment réaliser vos infusions à la maison.




Histoire du thym

Le thym est une plante médicinale aromatique bien connue, que l’on retrouve dans la plupart des jardins d’Europe occidentale et du Sud. Très courant à l’état sauvage et reconnaissable à son arôme puissant, il comporte de très petites fleurs de couleur blanche ou rose, regroupées en grappes denses pouvant atteindre 40 cm de hauteur. Particulièrement  renommé pour ses puissantes vertus protectrices de l’organisme, il est utilisé depuis l’Antiquité pour combattre les infections, revitaliser et renforcer l’immunité.

Il n’est pas vraiment possible de dater avec précision les premières utilisations du thym. En revanche, on sait déjà que les Égyptiens et les Étrusques utilisaient du thym dans leurs onguents (parmi d’autres ingrédients) pour embaumer leurs morts. D’ailleurs, le terme « thymus » signifiait à l’époque « parfumer » !

Les Grecs et les Romains, eux aussi, l’utilisaient beaucoup. Les Grecs faisaient brûler du thym sur les places publiques, devant les autels dédiés aux dieux et dans les maisons car ils pensaient que cette plante décuplait le courage. Il était donc très courant de faire brûler des bottes de thym pour purifier l’air intérieur, d’en manger et d’en mettre dans les bains avant de partir au combat. Galien, le célèbre médecin grec à l’origine de la médecine européenne, affirmait que “le thym est propre à nettoyer les parties nobles du corps et à jeter hors toutes les fluidités de la poitrine”.

Les Romains, de leur côté, ont contribué à la large diffusion du thym en Europe. Ils s’en servaient surtout pour créer des produits cosmétiques (baume de jeunesse, eau de toilette…), comme purificateur (en brûlant du thym dans les maisons), et comme exhausteur de goût. Il n’était en effet pas rare de rajouter du thym dans les fromages et les liqueurs pour en développer les arômes.  

Au Moyen-Age, le thym a conservé son aura d’amplificateur de courage. Ainsi, lors des Croisades, les femmes et les jeunes filles avaient coutume de broder des abeilles voletant près de branches de thym sur les pièces d’étoffes qu’elles offraient ensuite à leurs chevaliers. Les sorcières, elles, utilisaient le thym pour fabriquer des philtres d’amour. Par ailleurs, on pensait que pour  favoriser le sommeil et lutter contre les cauchemars et les mauvaises humeurs, il suffisait de placer du thym sous les oreillers. Enfin, il n’était pas rare de placer des branches de thym sur les cercueils, car cette plante était censée faciliter le passage de l’âme vers l’au-delà.

Encore aujourd’hui, le thym est réputé pour ses nombreuses vertus médicinales. Dans le langage des fleurs, cette plante est synonyme de courage, de créativité, d’énergie physique et d’amour durable.

Principes actifs du thym 

Le thym a la particularité d’être riche en huile essentielle, ce qui en fait une herbe aromatique très prisée. Les composants du thym sont assez nombreux, en particulier dans ses huiles essentielles :  il contient du thymol, un anti-infectieux puissant, du carvacrol, un tranquillisant naturel, ainsi que d’autres phénols (géraniol, linalol, carvacrol), mais également des flavonoïdes, conférant aux plantes leurs propriétés antioxydantes.

Il existe plus de 300 variétés de thym différentes, parmi lesquelles le thym commun, le thym alpestre ou encore le thym citron. Si leurs propriétés médicinales diffèrent légèrement d’une variété à l’autre, leur point commun reste leurs bienfaits pour la santé et la beauté, grâce à cinq grandes propriétés que nous allons voir ensemble.

Les 5 grandes propriétés médicinales de l’infusion de thym

1. Un stimulant puissant du système immunitaire

Le thym est la plante protectrice de l’immunité par excellence. Naturellement riche en phénols, il possède des vertus antiseptiques, antibiotiques et antibactériennes majeures. Il est particulièrement efficace contre les affections des voies respiratoires fréquentes en hiver, liées au refroidissement et aux infections, et son action contre la bronchite a été démontrée lors d’études cliniques.

Il est fréquemment utilisé en tisanes pour aider à combattre le rhume, et en gargarismes pour calmer les maux de gorge et les infections orales. Ses propriétés expectorantes en font également un allié de choix pour traiter la toux : il fluidifie et aide à évacuer le mucus des voies respiratoires, facilitant ainsi la respiration. Bénéficiez de ses atouts en cas de bronchite, d’asthme, de grippe, de laryngite, sinusite ou encore de maladies plus sévères telle que coqueluche.

Comme nous allons le voir par la suite, ses propriétés anti-infectieuses ne se cantonnent pas au système respiratoire : il stimule et renforce le système immunitaire de tout l’organisme.

2. Des propriétés antioxydantes

Le thym est une source intéressante de flavonoïdes, composés présents dans certaines plantes et reconnus pour leur pouvoir antioxydant. Il lutte ainsi contre les dommages causés par les radicaux libres, des molécules très réactives qui seraient impliquées dans l’apparition de certains cancers et de maladies liées au vieillissement. Il se situerait parmi les fines herbes les plus riches en antioxydants, d’où l’intérêt de le consommer régulièrement : pensez à lui dans la cuisine !

3. Un défenseur du système uro-digestif

Pour la digestion, le thym est une plante qui stimule l’appétit et soulage de nombreux maux. Ses propriétés carminatives aident à réduire les gaz, tandis que les phénols qu’il contient lui confèrent une action antispasmodique permettant de soulager les crampes intestinales. On recommande ainsi la tisane de thym en cas de digestion difficile, de ballonnements ou d’aérophagie. Ses actifs antiseptiques et antiparasitaires permettent par ailleurs de lutter contre les troubles digestifs tels que la diarrhée ou les vers intestinaux.

En ce qui concerne les infections urinaires, la tisane de thym aide à combattre les cystites, urétrites ou encore prostatites. Elle permettrait également de réguler le cycle menstruel.

4. Une source de minéraux essentiels

Le thym est habituellement consommé comme assaisonnement et donc en faibles quantités, alors que ses bienfaits pour la santé sont vastes et bien souvent sous-estimés. Le thym déshydraté est en effet une excellente source de fer, essentiel au transport de l’oxygène et à la formation des globules rouges dans le sang. Il joue aussi un rôle dans la fabrication de nouvelles cellules, d’hormones et de neurotransmetteurs. La quantité utilisée dans une tasse d’infusion de thym fournit environ 20% de la valeur recommandée.

La tisane de thym est également une excellente source de vitamine K, nécessaire pour la fabrication de protéines qui jouent un rôle dans la coagulation du sang et participant aussi à la formation des os. Deux cuillerées à café de thym séché fournissent ainsi 60% de la valeur quotidienne recommandée.

Il  constitue une bonne source de manganèse, agissant comme cofacteur de plusieurs enzymes qui facilitent une douzaine de différents processus métaboliques, et de calcium, qui contribue à la bonne formation des os, des dents et au maintien de leur santé. Le calcium a aussi un rôle essentiel dans la contraction des muscles, dont le coeur.

Enfin, le thym frais est également une source de vitamine C, qui protège contre les infections, favorise l’absorption du fer contenu dans les végétaux et accélère la cicatrisation.




5. Un allié beauté de choix

Grâce à ses propriétés antiseptiques et cicatrisantes, l’infusion de thym peut être utilisée par voie externe pour lutter contre les infections de la peau, soigner les plaies et calmer boutons et rougeurs. Appliquez une compresse imbibée d’infusion pour soulager les coups de soleil, les petites blessures, écorchures et ecchymoses. Son efficacité est par ailleurs reconnue pour le traitement des mycoses, de l’herpès, et plus largement pour tout un panel d’affections cutanées, allant jusqu’au zona.

Pour l’ensemble des soins buccaux et dentaires, l’infusion de thym peut être utilisée en bain de bouche ou en gargarisme : elle soigne et conserve la bonne santé des dents et des gencives, lutte contre la mauvaise haleine et les caries.

Après le démaquillage, remplacez votre tonique habituel par une infusion refroidie pour un effet purifiant et vivifiant.

Pour tonifier l’ensemble du corps, versez un litre d’infusion de thym dans votre bain. Cela permet de soulager les rhumatismes, l’arthrite ainsi que les douleurs musculaires. Enfin, pour soulager le pied d’athlète et les ongles incarnés, trempez les pieds dans une bassine remplie d’infusion.

Concrètement, quels sont les bienfaits du thym pour la santé ?

Certes, nous venons d’évoquer les grandes propriétés médicinales du thym. Mais voici de manière plus précise ses effets sur la santé : 

En tant qu’immunostimulant :

  • Il stimule les systèmes immunitaires qui ont tendance à se laisser souvent déborder par des bactéries et des virus
  • Il permet de lutter contre les infections respiratoires chroniques (pharyngite et laryngite, toux, bronchites…) ainsi que contre d’autres maladies plus sévères (coqueluche et mononucléose notamment)
  • Il aide à soigner et éviter les infections qui touchent la sphère ORL
  • Il permet de soulager les symptômes liés aux allergies respiratoires : rhume des foins, asthme, allergie au pollen ou au graminées…
  • Il aide l’organisme à se défendre contre les rhinites, les grippes, les sinusites…
  • Il contribue au renforcement du système immunitaire pour les personnes immuno-déprimées suite à des traitements lourds (cancers, tumeurs, etc.)
  • Il lutte contre les infections urinaires, les vaginites, les mycoses, les irritations vaginales
  • Il constitue un excellent désinfectant (à la fois pour les plaies et pour l’air des pièces de la maison par exemple)

En tant que combattant des indésirables :

Le thym aide à se débarrasser d’un certain nombre de nuisibles, comme les poux et la pédiculose ainsi que les moustiques. 

En tant qu’antidouleur :

  • Le thym aide à soulager les douleurs ostéopathiques ou bien celles liées à l’arthrose et aux rhumatismes
  • Il permet également de soulager les névralgies (les douleurs liées aux nerfs), en particuliers lorsqu’elles sont liées à des problèmes articulaires, musculaires ou dentaires

En tant que cosmétique :

  • Le thym est excellent pour lutter contre les peaux grasses
  • Il aide aussi à combattre diverses affections liées à la peau comme l’acné, l’eczéma, l’herpès, la varicelle, les zonas…

En tant que stimulant et énergisant : 

  • De manière générale, le thym est un bon remède à la fatigue chronique et au manque d‘énergie
  • Il aide aussi à soulager les effets de l’hypotension artérielle
  • C’est là une vertu moins connue, mais le thym est un excellent aphrodisiaque !

Focus sur la santé bucco-dentaire :

S’il est un domaine pour lequel le thym est particulièrement utilisé et apprécié, c’est bien l’hygiène de la bouche. Et pour cause : il s’agit d’une plante très efficace pour : 

  • Soigner les infections et les douleurs de la gorge (angines, etc.)
  • Soulager les extinctions de voix et enrouements
  • Désinfecter la bouche
  • Soulager les aphtes, soigner l’herpès labial
  • Lutter contre les gingivites, les saignements et les faiblesses des gencives

Quel thym choisir?

Le thym se déploie en un grand nombre de variétés : il existe plus de 300 espèces différentes ! Chacune présentant un goût légèrement différent que les autres. À moins que vous soyez un expert dans le domaine, il se peut donc que vous ayez du mal à faire votre choix. Pour vous aider, voici trois variétés de thym qui sont délicieuses en tisanes.

1) Le thym commun

Le thymus vulgaris, ou thym commun, est sûrement la plus connue et la plus utilisée des variétés de thym. Très utilisé dans la cuisine provençale, on le retrouve notamment dans le bouquet garni. On l’utilise généralement dans les plats salés mais il est aussi très bon en tisane.

2) Le thym citron

Comme son nom l’indique, c’est un thym à la saveur citronnée. Sans surprise, il est donc délicieux en tisane!

3) Le thym orange

Même principe, mais on change d’agrume ! Si vous préférez la douceur de l’orange à l’acidité du citron, tournez-vous vers ce type de thym. Il donnera à vos tisanes un délicieux parfum d’orange.

Comment préparer votre infusion au thym?

Le thym peut être consommé frais, séché ou encore directement sous la forme d’huiles essentielles, réservée aux affections plus sévères.

Pour réaliser votre tisane, mettez environ 10 g de thym frais à infuser dans 1 litre d’eau bouillante. Laissez reposer pendant 10 minutes, filtrez et ajoutez éventuellement le jus d’un citron biologique et deux cuillères à soupe de miel. Si vous préparez votre infusion à base de feuilles de thym séchées, cela correspond à peu près à une dose de 8 cuillères à café. Buvez votre infusion de thym bien chaude, car la vapeur est efficace contre les maux de l’hiver. Il est conseillé de boire 3 à 4 tasses d’infusion de thym par jour, mais pas davantage.

S’il est frais, le thym peut tout à fait remplacer le thé ou le café du matin. Si vous ne disposez que d’huile essentielle de thym, vous pouvez en diluer 3 gouttes dans une tasse remplie d’eau bien chaude.

Dans le cas où vous disposeriez d’une source de thym frais à proximité, n’hésitez pas à le récolter et à le faire sécher. L’idéal est de faire sécher les branches au soleil puis de les disposer à plat sur un papier ou un treillage fin, dans un endroit sec et aéré. Quand le thym sera sec, conservez-le au frais et au sec dans une boite en fer ou un bocal en verre se fermant bien. Pour les moins chanceux, nous vous conseillons d’utiliser du thym séché certifié bio pour éviter de faire infuser toutes sortes de pesticides et produits chimiques que l’on aurait vaporisé sur le thym avant de l’emmener en magasin. Si vous optez pour une huile essentielle, le thym linalol est tout particulièrement recommandé, car il est à la fois puissant et polyvalent, et moins agressif pour la peau que le thym à thymol.

À noter que si vous désirez utiliser le thym pour soigner une affection, quelle qu’elle soit, mieux vaut attendre que les premiers symptômes soient déjà apparus. En outre, pour démultiplier les effets du thym, vous pouvez l’associer à d’autres épices ou plantes : 

  • Les clous de girofle, l’origan et la cannelle pour leurs propriétés désinfectantes et antibactériennes, ce qui permet de lutter d’autant plus efficacement contre les maladies virales et bactériennes
  • Le curcuma et le gingembre, afin de renforcer l’efficacité de votre système immunitaire et votre vitalité

Comment utiliser le thym en cuisine ?

Il faut savoir que le thym frais a un goût plus fort que le thym séché. N’hésitez donc pas à partir en cueillette ! Une fois cueilli, le thym peut se conserver pendant plusieurs jours au réfrigérateur. De manière générale, pour conserver le thym tout au long de l’année, 3 solutions s’offrent à vous : 

  • Le faire sécher : il vous suffit de l’attacher avec une ficelle pour lier les branches, puis de le suspendre dans une pièce aussi peu humide que possible. Une fois qu’il est sec, vous pouvez conserver votre thym dans des récipients en verre
  • Le congeler : vous pouvez aussi placer les feuilles de thym dans un sac de congélation avant de les mettre au congélateur
  • Le conserver dans de l’huile : mettez les feuilles de thym dans un bocal en verre et remplissez-le d’huile

Une fois ceci en tête, sachez que plusieurs options sont possibles pour cuisiner avec du thym.

1) Le thym en assaisonnement

Pour parfumer vos plats, rien de tel que de découper en petits morceaux votre thym pour en saupoudrer ensuite vos viandes, poissons et légumes. Si vous êtes adepte des barbecues, vous pouvez également jeter sur les braises quelques branches de thym. Elles parfumeront agréablement vos aliments lors de leur cuisson !

2) Le thym sous forme de bouquet garni

C’est là la technique la plus couramment utilisée. Le plus souvent, il suffit de lier quelques branches de thym à d‘autres herbes aromatiques : du laurier, du persil, de l’origan, du basilic, du romarin… Vous pouvez varier les plaisirs à l’infini ! 

Il vous suffit ensuite d’utiliser ce bouquet comme un sachet de thé : laisser-le tremper et infuser dans vos marinades, courts-bouillons, soupes, ragoûts, fumets… Plaisir gustatif garanti !

3) Le thym dans les sauces

Le thym est l’ingrédient roi pour accompagner les sauces à base de tomate ! Le résultat obtenu est idéal pour accompagner vos pâtes, pizzas, potages… Vous pouvez également le mélanger à des sauces à base de champignons : le thym agit alors comme un subtil exhausteur de goût !

4) Le thym en dessert

C’est moins courant, mais le thym peut aussi être utilisé pour parfumer les desserts comme les glaces, les bonbons, les sorbets… Vous pouvez soit décider de le laisser infuser (pour les crèmes ou les sorbets par exemple) ou bien choisir d’en émietter quelques branches sur vos tartes ou confitures, entre autres.

Faut-il consommer le thym avec précaution?

Si vous ne souffrez d’aucune maladie et ne suivez aucun traitement médicamenteux, le thym n’a pas de contre-indications particulières pour vous. Il vous faudra seulement veiller à ne pas boire plus de 3 ou 4 tasses d’infusion de thym par jour pour éviter des effets indésirables dus à une surconsommation. Lorsqu’il est consommé en trop grandes quantités, le thym peut en effet devenir toxique et irriter les muqueuses.

En revanche, les infusions de thym sont déconseillées si vous prenez des médicaments anticoagulants, si vous souffrez de diabète ou d’hypoglycémie ou si vous suivez un traitement contre l’hypertension. Dans ce cas, demandez l’avis de votre médecin avant d’en consommer en quantités importantes

De plus, la consommation du thym est déconseillée aux personnes souffrant d’allergies aux plantes de la famille des labiées (menthe, sauge, romarin, etc.) ainsi qu’aux enfant de moins de 6 ans. Pendant la grossesse et l’allaitement, les femmes devraient également éviter la consommation de tisane de thym car ce dernier pourrait mettre leur grossesse en danger.

Enfin, ne consommez jamais d’huile essentielle de thym pure par voie orale, et ne l’utilisez que diluée sur la peau.

En conclusion

Ainsi, le thym est l’une des plantes les plus puissantes en phytothérapie pour soutenir le système immunitaire, et gagne à être utilisé au quotidien. Pensez aux infusions en cas de coup de froid, mais également à l’intégrer en tant qu’aromate dans la cuisine, votre corps vous dira merci ! Avez-vous trouvé ces conseils utiles? N’hésitez pas à partager cet article et à nous faire part de vos astuces.

Sources

http://www.doctissimo.fr/html/sante/phytotherapie/plante-medicinale/thym.htm
http://mr-ginseng.com/thym/
http://www.passeportsante.net/fr/Nutrition/EncyclopedieAliments/Fiche.aspx?doc=thym_nu
http://www.mr-plantes.com/2014/12/infusion-de-thym/
http://www.aujardin.info/fiches/thym-bienfaits.php
http://www.phytomania.com/thym.htm
https://lapetiteherboristerie.fr/blog/article/thym-commun
https://www.marciatack.fr/utiliser-thym-de-cuisine/

A propos de l’auteur

Emeline Fresnel – PhD en Ingénierie Biomédicale (Université de Rouen), R&D scientifique à KerNel Biomedical

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Ashwagandha

Ashwagandha : Bienfaits, utilisation et contre-indications

By Dans la tête, dans le corps, Plantes et Jardin, Produits, Relaxation, Sommeil, Sport

Ashwagandha : Bienfaits, Utilisation et Contre-Indications

Ashwagandha

L’ashwagandha est une plante médicinale ancienne. Classée comme adaptogène, elle aide principalement le corps à gérer le stress. Mais pas seulement

La liste de ses avantages pour le corps et la tête sont nombreux : Stimulation des fonctions cérébrales, réduction de la glycémie et du taux de cortisol, réduction des symptômes de l’anxiété et de la dépression, aide au sommeil etc ..

Y-a-t-il cependant des effets secondaires et des contre-indications ? Petit tour d’horizon de cette plante millénaire.




Ashwagandha : Une plante médicinale ancienne

L’ashwagandha est l’une des plantes les plus importantes de l’Ayurveda, une forme de médecine alternative basée sur les principes indiens de guérison naturelle.

Elle est utilisée depuis plus de 3 000 ans pour soulager le stress, augmenter les niveaux d’énergie et améliorer la concentration.

Ashwagandha signifie “odeur du cheval” en sanskrit, ce qui fait référence à la fois à son odeur unique et à sa capacité à augmenter la force.

Son nom botanique “Withania somnifera” est également connu sous plusieurs autres noms, notamment ginseng indien et cerise d’hiver.

L’ashwagandha est un petit arbuste aux fleurs jaunes, originaire d’Inde et d’Afrique du Nord. Son utilisation se fait à travers des extraits, de la poudre de racine ou de la poudre de feuille.

Ses nombreux bienfaits pour la santé sont attribués à sa forte concentration en withanolides, dont il a été démontré qu’ils combattent l’inflammation et la croissance des tumeurs.

Bienfaits de l’Ashwagandha

Elle réduit le taux de sucre dans le sang

Plusieurs études ont montré que l’ashwagandha pouvait réduire le taux de sucre dans le sang.

Une étude en éprouvette a révélé qu’elle augmentait la sécrétion d’insuline et améliorait la sensibilité à l’insuline dans les cellules musculaires.

En outre, plusieurs études sur l’homme ont suggéré qu’elle peut réduire les niveaux de sucre dans le sang chez les personnes en bonne santé et celles atteintes de diabète.

Lors d’une étude de 4 semaines sur des personnes atteintes de schizophrénie, les personnes traitées à l’ashwagandha ont vu leur taux de glycémie à jeun diminuer en moyenne de 13,5 mg/dL, contre 4,5 mg/dL pour les personnes ayant reçu un placebo .

Elle pourrait avoir des propriétés anticancéreuses

Des études menées sur des animaux et en éprouvette ont révélé que la withaferine – un composé de l’ashwagandha – contribue à induire l’apoptose, c’est-à-dire la mort programmée des cellules cancéreuses.

Des études sur les animaux suggèrent qu’elle peut aider à traiter plusieurs types de cancer, notamment le cancer du sein, du poumon, du côlon, du cerveau et de l’ovaire.

Dans une étude, des souris atteintes de tumeurs ovariennes et traitées avec de la withaferin seule ou en combinaison avec un médicament anticancéreux ont montré une réduction de 70 à 80 % de la croissance tumorale. Le traitement a également empêché la propagation du cancer à d’autres organes.

Bien qu’aucune preuve ne permette d’affirmer que l’ashwagandha exerce des effets similaires chez l’homme, les recherches actuelles sont encourageantes.

Elle réduit le taux de cortisol

Le cortisol est connu comme une hormone du stress. Les glandes surrénales le libèrent en réponse au stress, ainsi que lorsque le taux de sucre dans le sang devient trop faible.

Malheureusement, dans certains cas, le taux de cortisol peut devenir chroniquement élevé, ce qui peut conduire à une glycémie élevée et à un stockage accru des graisses dans l’abdomen.

Des études ont montré que l’ashwagandha peut aider à réduire les niveaux de cortisol.

Dans une étude menée sur des adultes souffrant de stress chronique, ceux qui ont pris un supplément d’ashwagandha ont vu leur taux de cortisol diminuer de manière significative par rapport au groupe témoin. Ceux qui ont pris la dose la plus élevée ont connu une réduction de 30 %, en moyenne..

L’ashwagandha combat le stress et l’anxiété

L’ashwagandha est peut-être surtout connue pour sa capacité à réduire le stress. Plusieurs études sur l’homme ont montré qu’elle en réduisait les symptômes et agissait également sur les troubles anxieux. 

Lors d’une étude de 60 jours menée auprès de 64 personnes souffrant de stress chronique, les personnes du groupe ayant pris un supplément d’ashwagandha ont signalé une réduction de 69 % en moyenne de l’anxiété et de l’insomnie, contre 11 % dans le groupe placebo 

Dans une autre étude de 6 semaines, 88 % des personnes ayant pris de l’ashwagandha ont signalé une réduction de l’anxiété, contre 50 % de celles ayant pris un placebo.




Elle peut stimuler la testostérone et augmenter la fertilité chez les hommes

Les suppléments d’ashwagandha peuvent avoir des effets puissants sur les niveaux de testostérone et la santé reproductive

Dans une étude menée sur 75 hommes infertiles, le groupe traité à l’ashwagandha a montré une augmentation du nombre et de la mobilité des spermatozoïdes.

De plus, le traitement a entraîné une augmentation significative du taux de testostérone.

Les chercheurs ont également rapporté que le groupe ayant pris cette plante présentait une augmentation des niveaux d’antioxydants dans le sang.

Dans une autre étude, les hommes qui ont reçu de l’ashwagandha contre le stress ont connu des niveaux d’antioxydants plus élevés et une meilleure qualité de sperme. Après 3 mois de traitement, 14 % des partenaires de ces hommes étaient tombées enceintes.

Augmentation de la masse musculaire et de la force

Des recherches ont montré que l’ashwagandha peut améliorer la masse musculaire et augmenter la force.

Dans une étude visant à déterminer un dosage sûr et efficace de l’ashwagandha, les hommes en bonne santé qui ont pris 750-1 250 mg de racine d’ashwagandha pulvérisée par jour ont gagné en force musculaire après 30 jours.

Dans une autre étude, les personnes ayant pris de l’ashwagandha ont enregistré des gains significativement plus importants en termes de force et de masse musculaire. Ils ont également doublé leur réduction du pourcentage de graisse corporelle, par rapport au groupe placebo.

Réduction du cholestérol et des triglycérides

En plus de ses effets anti-inflammatoires, l’ashwagandha peut contribuer à améliorer la santé cardiaque en réduisant les taux de cholestérol et de triglycérides.

Des études sur les animaux ont montré qu’elle diminue de manière significative les niveaux de ces graisses dans le sang.

Une étude sur des rats a montré qu’elle réduisait les niveaux de cholestérol total et de triglycérides de 53 % et de près de 45 %, respectivement.

Bien que des études contrôlées sur des humains aient rapporté des résultats moins spectaculaires, elles ont observé des améliorations impressionnantes de ces marqueurs.

Au cours d’une étude de 60 jours menée sur des adultes souffrant de stress chronique, le groupe ayant pris la dose la plus élevée d’extrait standardisé d’ashwagandha a connu une diminution de 17 % du LDL (mauvais cholestérol) et de 11 % des triglycérides, en moyenne.

Mémoire et fonction cérébrale

Des études en éprouvette et sur des animaux suggèrent que l’ashwagandha peut atténuer les problèmes de mémoire et de fonction cérébrale causés par une blessure ou une maladie.

Des recherches ont montré qu’il favorise l’activité antioxydante qui protège les cellules nerveuses des radicaux libres nocifs.

Dans une étude, des rats épileptiques traités à l’ashwagandha ont vu leurs troubles de la mémoire spatiale s’inverser presque complètement. Cela était probablement dû à une réduction du stress oxydatif.

Bien que l’ashwagandha soit traditionnellement utilisé pour stimuler la mémoire en médecine ayurvédique, quelques recherches sur l’homme ont été menées dans ce domaine.

Dans une étude contrôlée, des hommes en bonne santé qui ont pris 500 mg d’extrait standardisé par jour ont signalé des améliorations significatives de leur temps de réaction et de leur performance dans les tâches, par rapport aux hommes qui ont reçu un placebo.

Une autre étude de 8 semaines menée auprès de 50 adultes a montré que la prise de 300 mg d’extrait de racine d’ashwagandha deux fois par jour améliorait de manière significative la mémoire générale, l’exécution des tâches et l’attention.

Effets secondaires et contre indications de l’ashwagandha

Il n’est pas recommandé à certaines personnes de prendre de l’Ashwagandha notamment les personnes enceintes et celles qui allaitent.

Les personnes souffrant de maladies auto-immunes doivent également éviter l’ashwagandha, sauf autorisation d’un professionnel de santé. Il s’agit notamment des personnes souffrant d’affections telles que la polyarthrite rhumatoïde, le lupus, la thyroïdite de Hashimoto et le diabète de type 1.

De plus, ceux et celles qui prennent des médicaments contre les maladies thyroïdiennes doivent être prudentes lorsqu’elles prennent de l’ashwagandha, car il peut augmenter les niveaux d’hormones thyroïdiennes chez certaines personnes.

L’ashwagandha peut également réduire les taux de glycémie et de pression artérielle, de sorte qu’il peut être nécessaire d’ajuster les doses de médicaments si vous en prenez.

Mode d’utilisation de l’ashwagandha :

La dose recommandée d’ashwagandha dépend du type de supplément. Les extraits sont plus efficaces que la poudre brute de racine ou de feuille d’ashwagandha. N’oubliez pas de suivre les instructions figurant sur les étiquettes.

L’extrait de racine standardisé est généralement pris en gélules de 450 à 500 mg une ou deux fois par jour.

Il est proposé par plusieurs fabricants de suppléments et disponible auprès de divers détaillants, notamment les magasins d’aliments naturels et les magasins de vitamines.

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vitamine D

Top 4 des ingrédients naturels pour booster votre système immunitaire

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Top 4 des ingrédients naturels pour booster votre système immunitaire

vitamine D

Ce que l’on appelle communément le système immunitaire correspond en fait à l’ensemble des mécanismes de défense mis en place par notre organisme. Il s’agit donc d’un élément absolument essentiel pour le maintien de notre bonne santé. Pourtant, il arrive parfois que la fatigue, le stress, la saison ou une maladie diminuent la performance et l’efficacité du système immunitaire. Voilà pourquoi nous vous présentons aujourd’hui tous nos conseils pour renforcer vos défenses naturelles !




Un remède naturel multimillénaire : les plantes

Il existe un certain nombre de plantes qui peuvent vous aider à booster votre système immunitaire. En voici une liste non exhaustive : 

Le ginseng

Le ginseng est bien connu pour son action plus qu’efficace sur le système immunitaire. Il est même plébiscité par l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) ! Plus précisément, il possède des propriétés immunostimulantes, ce qui lui permet de préparer l’organisme à lutter contre toute forme de stress et d’infection. Vous vous sentez fatigué(e) ? Rien de tel que le ginseng pour y remédier !

L’échinacée

Peu connue, l’échinacée est une racine qui possède de puissantes propriétés anti-infectieuses, anti-inflammatoires et immunomodulatrices. En d’autres termes, elle permet d’empêcher et de soigner les infections respiratoires, de stimuler votre système immunitaire et de soulager l’inflammation des muqueuses.

Le sureau

Connu pour être un antigrippal très efficace, le sureau permet de lutter contre tout un tas de maladies infectieuses, mais aussi de les prévenir en stimulant le système immunitaire. On peut aussi bien consommer sa sève que ses fleurs.

Le cyprès

Vous avez peur de tomber malade ? N’ayez crainte : le cyprès veille sur vous ! Cette plante agit en effet comme un véritable bouclier, qui empêche les virus de s’attaquer à vos cellules immunitaires puis les élimine. À utiliser aussi bien en traitement préventif que curatif !

Les orties

Les feuilles d’orties regorgent de fer, de silice, de magnésium et de nombreux autres oligoéléments. Une petite soupe ou une tisane d’ortie peut donc se révéler d’une grande aide pour booster votre système immunitaire à l’approche de l’hiver ! 

L’éleuthérocoque

C’est vrai, son nom ressemble à celui d’un virus. Pourtant, vous auriez tort de les confondre : l‘éleuthérocoque possède des molécules, les éleuthérosides, qui stimulent l’organisme et le rendent d’autant plus performant. 

Pour la petite histoire, sachez que les athlètes en URSS utilisaient souvent cette plante pour renforcer leurs capacités sportives…

L’andrographis

Plante originaire d’Asie, elle s’est illustrée au début du siècle dernier pendant l’épidémie de grippe “espagnole” où il semblerait qu’elle ait joué un rôle protecteur pour les populations locales. En 2004, des essais cliniques ont conclu que l’andrographis avait un effet bénéfique contre les infections respiratoires sans complications.

Les vitamines, boosters par excellence

vitamines

Ce n’est plus un secret : les vitamines sont les meilleures alliées du système immunitaire. Parmi la multitude de vitamines qui existent, 4 d’entre elles sont particulièrement importantes : 

  • La vitamine A, qui stimule la production d’anticorps par les lymphocytes et renforce la barrière naturelle de la muqueuse des intestins. Au naturel, on en trouve dans les épinards, les potirons, les carottes, l’huile de foie de poisson…
  • La vitamine C, antioxydant très efficace qui renforce l’activité des globules blancs. On en trouve dans les fruits et légumes, en particulier les agrumes (orange, pamplemousse, clémentine…).
  • La vitamine D, allié naturel de votre immunité puisqu’elle participe à accélérer la production d’anticorps et à détruire les microbes. Pour en fabriquer, optez pour les poissons gras (morue, harengs, maquereaux) et les bains de soleil !
  • La vitamine E, elle, est particulièrement efficace pour aider les personnes âgées (dont le système immunitaire vieillissant est un peu moins performant) à lutter contre les infections en stimulant la production de globules blancs. On peut en trouver dans les huiles végétales et les graines. 

Les oligoéléments, une aide précieuse trop souvent oubliée

Il existe deux oligoéléments extrêmement efficaces pour booster votre système immunitaire : 

  • Le zinc, qui protège les cellules de l’infection des microbes. On en trouve notamment dans les fruits de mer, le fromage, la volaille…
  • Le sélénium, qui stimule les globules blancs, ces soldats qui combattent les microbes dans votre organisme. On peut en trouver dans le jambon cuit et dans les champignons.

Des coups de pouce naturels pour aider dame nature à faire son œuvre

Certes, les plantes et les micronutriments sont très efficaces pour renforcer les défenses naturelles de l’organisme. Le gros avantage, c’est que l’on peut en consommer d’une multitude de façons différentes : en décoction, en inhalation, dans les repas de tous les jours, en pilules… 

Mais si vous avez vraiment besoin d’un coup de pouce plus important, vous pouvez aussi opter pour les compléments alimentaires naturels. Certaines entreprises se sont spécialisées dans la production de tels compléments. Si vous désirez tester cette option, vous pouvez miser sur les solutions LPEV pour une bonne circulation.

À noter que la prise de compléments pour booster votre système immunitaire s’inscrit dans une démarche globale et régulière, qui consiste à adopter une bonne hygiène de vie pour améliorer et préserver votre santé. 

Sources

https://www.santemagazine.fr/medecines-alternatives/approches-naturelles/phytotherapie/les-plantes-qui-renforcent-notre-immunite-173986
https://lejardindemagrandmere.com/le-systeme-immunitaire/
https://www.santemagazine.fr/alimentation/nutriments/vitamines/comment-booster-naturellement-ses-defenses-immunitaires-428308

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salon de jardin

Comment aménager un salon de jardin où l’on se sent bien ?

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Comment aménager un salon de jardin où l’on se sent bien ?

salon de jardin

Avec les beaux jours qui sont déjà là, c’est le moment de profiter d’une terrasse extérieure. Et quoi de mieux que d’aménager son salon de jardin pour se réunir entre amis et profiter du soleil ? Il est important de se sentir bien chez soi pour que vos invités se sentent bien à leur tour. Pour aménager un salon de jardin de façon optimale, il existe quelques astuces. Des critères sont à prendre en compte et nos quelques conseils vous seront très utiles.

Bien choisir son salon de jardin

Il y a tellement de salons de jardin différents que l’on ne sait plus où donner de la tête. Pour commencer, il est primordial de connaître les dimensions de l’espace qui accueillera votre salon extérieur. Si vous disposez d’un espace limité, un salon de jardin bas sera idéal. Une petite table basse élégante, quelques poufs et un canapé deux places s’adapteront parfaitement aux petits espaces. En plus, il existe des salons de jardin bas encastrables ou emboitables. Selon vos préférences, vous pouvez aussi opter pour un ensemble extérieur de meubles de jardin pliables. Glissez les fauteuils sous la table ou pliez le tout et le tour est joué ! Pour optimiser votre petit espace extérieur, c’est le top !

Si la place n’est pas un souci pour vous, le choix s’élargit. Pour un espace où dîner régulièrement à l’extérieur, choisissez un salon de jardin classique, avec une grande table, des chaises ou un banc extérieur. Tout le monde pourra se réunir autour de la table pour profiter d’un repas entre amis ou en famille. Si vous souhaitez plutôt papoter et vous relaxer lors des soirées d’été, alors un salon canapé sera l’idéal. Un canapé d’angle ou un canapé méridienne accompagné d’une jolie table basse feront de suite beaucoup d’effet. Votre canapé sera votre meilleur ami cet été pour lire un bon bouquin, prendre l’apéro entre amis ou faire la sieste au soleil.




Soignez l’apparence de votre extérieur

Pour vous sentir bien dans votre salon de jardin, choisissez des matériaux qui vous plaisent et qui vous ressemblent. Le bois apportera un côté authentique et brut tandis que la résine tressée viendra donner une touche d’élégance moderne. Si vous recherchez un style bohème chic, le rotin et l’osier sont les matériaux adéquats. Une chaise de jardin façon ancienne donnera une touche romantique tandis qu’un fauteuil en plastique fera très 70’s. En revanche, il ne vous suffira pas d’installer votre mobilier de jardin pour créer un coin de bien-être. Pour cela, soignez l’apparence de votre extérieur. Apportez votre touche personnelle en ajoutant de la décoration. Variation de lumières, jeux d’eau ou de couleur : vous avez diverses possibilités.

Pour une ambiance relaxante, optez pour des bougies d’extérieur, des lanternes ou des guirlandes lumineuses. Pour créer un véritable coin zen, décorez votre extérieur avec des pas japonais, des plantes et des mini fontaines. N’oubliez-pas à apporter de l’ombre avec une tonnelle, une pergola ou un voile d’ombrage. Grâce à l’art de la table, soignez votre décoration jusque dans les détails. Des couverts colorés pour apporter une touche de gaieté, un ensemble de verres dépareillés pour un style original et décalé. Pour un style plus classique, choisissez plutôt des couleurs neutres.

Dans tous les cas, choisissez une décoration qui vous ressemble et soignez les détails. Votre salon de jardin deviendra votre havre de paix !

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engrais naturels

Engrais naturels – Tour de la question

By Plantes et Jardin

Engrais naturels – Tour de la question

engrais naturels

Inutile de le nier : nous utilisons tous des substances pour fertiliser nos sols et embellir nos jardins. Mais cette préoccupation peut vite avoir un coût, à la fois économique et environnemental. Heureusement, il existe des alternatives à l’achat d’engrais chimiques : grâce à ces astuces 100 % naturelles, vous pourrez prendre soin de la nature et de votre porte-monnaie.




Avant de commencer, quelques rappels

Il existe deux sortes de matières fertilisantes : les engrais et les amendements. Souvent confondus, ils ont pourtant deux fonctions bien différentes :

  • D’un côté, l’engrais sert à apporter à la plante des éléments nutritifs pour lui assurer une bonne croissance. On peut le trouver sous forme liquide, solide ou bien gazeuse. Il n’agit que sur la plante, et n’a pas d’effet sur le sol. 
  • De l’autre côté, les amendements, eux, améliorent la structure et l’état physique et chimique du sol. Bien souvent, on les incorpore directement lors de la plantation et du travail au sol. 

Aujourd’hui, nous nous intéresserons aux engrais, qu’on peut diviser en deux catégories : les engrais organiques et les engrais minéraux.

  • Les engrais organiques sont des fertilisants issus de déchets organiques ; avant de pouvoir être assimilés par les plantes, ils doivent donc d’abord subir une décomposition et/ou une minéralisation. Autrement dit, les éléments nutritifs sont libérés progressivement. À noter : certains engrais (notamment les engrais verts) peuvent, tout comme les amendements, enrichir le sol en matière organique.
  • Les engrais minéraux, eux, sont des fertilisants d’origine minérale, très concentrés, produits chimiquement ou bien à la suite d’exploitation de gisements naturels. Leur action est très rapide, car une fois en contact avec les végétaux, ils peuvent directement libérer des minéraux assimilables.

Pour un jardin vraiment naturel, l’engrais organique semble donc être la solution idéale. Néanmoins, tout n’est pas tout blanc ou tout noir : certains engrais minéraux aujourd’hui sont étudiés pour respecter un maximum les sols et éviter le lessivage, tandis que l’abus d’engrais organique peut conduire à une pollution des eaux par exemple. Les maître-mots pour un beau jardin sont donc modération et parcimonie.

Les incontournables engrais naturels

Le compost

compost

On ne le présente plus ! Composé de tous vos déchets organiques (pelures de fruits et légumes, tas de feuilles mortes, pain rassis, déchets de tonte et de taille, etc.), il suffit de le mélanger à la terre pour booster la fertilité du sol. 

Vous pouvez l’arroser de temps en temps pour éviter qu’il ne se dessèche. Une astuce pour un bon compost est de mélanger les déchets verts et bruns, respectivement à hauteur de 40 et 60 % environ.

Le fumier

Issu des déjections d’animaux (urine, excréments) et mélangé à de la litière (des végétaux), ce fertilisant qui peut paraître peu ragoûtant n’en est pas moins redoutablement efficace. 

Très riche en potassium, en phosphore et en azote, il stimule la pousse et la résistance des végétaux. Prenez garde néanmoins : chaque sol a ses spécificités, et tous les types de fumier ne lui conviennent pas. En outre, essayez de privilégier les fumiers dont vous pouvez vérifier la qualité (alimentation et conditions d’élevage des animaux).

Un trésor dans votre cuisine

Lorsque l’on essaie d’associer le concept de cuisine avec celui d’engrais, on pense le plus souvent au compost. Mais saviez-vous que tout un tas d’ingrédients et d’aliments peuvent aussi se révéler des engrais très efficaces ?

Le marc de café

Le marc de café est connu pour être un excellent engrais naturel. Riche en azote, en phosphore et en potassium, il est particulièrement efficace pour nourrir la terre et faire pousser de jeunes plants, ainsi que pour stimuler la croissance lors des rempotages. Les roses, les hortensias, les rhododendrons et les magnolias en sont particulièrement friands.

Il suffit d’en répandre une petite quantité au pied de vos plantes, ou bien de le mélanger à la terre en binant légèrement. Pour les semis, vous pouvez disposer une fine couche, qui aidera à la pousse. En outre, les vers et les mouches détestent l’odeur du marc de café, ce qui permettra de les tenir à distance.

Attention néanmoins à ne pas trop mettre de marc pour ne pas tuer les plantes. Également, veillez à ce que le marc soit bien sec lorsque vous l’utilisez.

Les résidus de thé

sachet de thé usager

C’est une vieille astuce de grand-mère : pour avoir de belles plantes, arrosez-les avec des restes de thé froid. Pour cela, récupérez vos sachets de thé usagés, faites-les infuser dans un arrosoir en ajoutant régulièrement de l’eau pour qu’ils infusent peu à peu, puis arrosez vos plantes avec cette eau.

Les hydrates de carbone présents dans les sachets sont très appréciés des plantes vertes, en particulier des orchidées.

Les peaux de bananes

Ne jetez plus vos peaux de bananes ! Très riches en potassium, en phosphore et en calcium, elles contribuent à la floraison et à la reproduction des plantes. Il vous suffit pour cela de récupérer les peaux, de les découper en petits morceaux et de les enterrer au pied de vos plantes. Les rosiers y sont très sensibles, mais de manière générale cette technique est utile pour toutes les plantes fleuries, qui en tireront des couleurs éclatantes.

Certain(e)s choisissent aussi de laisser infuser dans de l’eau des morceaux de peau de banane pendant au moins trois jours, puis pulvérisent cette eau sur les plantes ou les semis. 

Bien sûr, l’idéal serait d’utiliser des peaux de bananes issues de l’agriculture biologique, qui  contiennent moins de produits néfastes pour votre santé et pour vos sols.




Les coquilles d’œuf

Les coquilles d’œufs sont très utiles au jardin : non seulement elles permettent de lutter contre certains indésirables (fourmis, vers de poireaux), mais elles constituent aussi un engrais très efficace, car elles sont très riches en calcium.

Or, le calcium est fondamental pour une bonne croissance végétale. Par exemple, s’il vous est déjà arrivé de voir vos fleurs de tomate pourrir sur leurs plants, c’est un signe que votre sol manque de calcium.

Ainsi, pour bien utiliser les coquilles d’œufs, laissez-les sécher au soleil puis écrasez-les avec un rouleau à pâtisserie ou un moulin à moudre. Ensuite, répandez la poudre ainsi obtenue au pied de vos plantes, en mélangeant bien la terre. 

Bonus : réduites en petits morceaux, les coquilles d’œufs éloignent les limaces et les escargots.

Les engrais d’origine végétale

Dans cette catégorie, il faut distinguer les engrais d’origine végétale de l’engrais vert. Le premier correspond à l’utilisation de plantes décomposées que l’on répand sur les cultures, comme un engrais « traditionnel ». Le second en revanche désigne plutôt le fait d’utiliser les propriétés de plantes spécifiques.

L’engrais vert

Il s’agit de plantations qui ne sont pas censées être cueillies, mais plutôt utilisées pour enrichir le sol de matières organiques. Selon le cycle de la nature, ces plantes croissent, fleurissent, puis meurent et se décomposent dans le sol. Leur décomposition va ainsi apporter les éléments nécessaires à la bonne santé de votre terre. 

La moutarde, la vesce, les phacélies, la luzerne, le trèfle violet, le sarrazin et le navet sont autant de plantes très utilisées en tant qu’engrais vert.

Le purin d’ortie

orties

Avec cette technique, il faut être très précautionneux(se), puisque le purin d’ortie est à la fois un excellent engrais et un désherbant redoutable. La recette est la même, seul le temps de fermentation varie.

Pour fabriquer votre engrais, il suffit de ramasser des orties, de les hacher grossièrement puis de les faire macérer dans beaucoup d’eau (10 litres environ pour 1 kg de feuilles) et au soleil pendant 10 jours au moins. Ce qui différencie l’engrais du désherbant, c’est la fermentation : elle doit absolument être terminée pour que votre fertilisant soit efficace. Pour savoir si c’est le cas, il suffit de remuer avec un bâton la préparation : s’il n’y a pas de bulle, c’est bon, sinon il faut laisser reposer encore.

Une fois que la fermentation est terminée, filtrez la préparation pour garder uniquement la partie liquide, le purin, et arrosez vos plantes avec.

Attention, les orties sont extrêmement riches en azote, ce qui est très bon pour les plantes, mais peut finir par devenir toxique si vous en abusez, car elles gorgent le sol de nitrates. Il faut donc en utiliser en petites quantités. En outre, la préparation pouvant sentir extrêmement mauvais, il est conseillé de l’effectuer à l’écart de la maison et des endroits du jardin où vous vous trouvez souvent. 

D’autres plantes pour un purin fertilisant

Même si le purin d’orties est le plus connu, d’autres plantes peuvent être utilisées selon le même procédé pour un engrais naturel efficace :

  • La consoude, souvent utilisée en relais des orties, très riche en magnésium, cuivre, zinc, potassium, bore, fer et manganèse. Elle convient parfaitement aux plantes qui ont besoin d’un sol riche et favorise la floraison.
  • Le tourteau de ricin est à la fois un engrais et un répulsif anti-rongeurs (rats, campagnols, taupes, mulots…). Riche en azote, potassium et phosphore, il nourrit les plantes et fertilise le sol. On l’utilise comme fumure sur les pelouses et dans les potagers. Mais attention : le ricin produit une substance très toxique pour vous et vos animaux, et sa préparation doit être soumise à des normes très strictes. Renseignez-vous bien au préalable auprès de votre fournisseur et n’en abusez pas.

Les algues vertes séchées

Cette technique est certes réservée aux personnes habitant en bord de mer, mais elle n’en reste pas moins diablement efficace. Effectivement, les algues regorgent de bonne choses : oligo-éléments (manganèse, fer, bore, soufre), magnésium, calcium, potasse, azote, vitamines, hormones de croissance, etc.

Particulièrement recommandées pour les jeunes plants, elles protègent également les légumes des insectes et stimulent les résistances aux maladies.

Vous pouvez en acheter ou bien, lors de votre prochaine promenade en bord de mer,  ramasser les algues échouées sur le rivage. Dessalez-les ensuite en les rinçant au jet d’eau ou dans un bac, ou alors en laissant la pluie s’en charger en les étalant sur une zone vierge de votre jardin.

Puis faites-les macérer pendant 10 jours (environ 2 kg d’algues dessalées pour 10 litres d’eau) en les remuant souvent. Filtrez-les puis pulvérisez-en (en les diluant à 5%) ou utilisez-les pour arroser (dilution à 10%) vos plantes.

Attention, pour ne pas stériliser le sol, évitez les algues riches en iode (laminaires), et n’utilisez cette technique qu’une fois par an.




L’infusion d’herbe coupée

Riche en azote, l’herbe tondue est aussi un très bon engrais. Il suffit de remplir un seau de 25 litres avec de l’herbe coupée, de la couvrir avec de l’eau et de laisser reposer 3 à 5 jours. Diluez ensuite l’infusion (1 mesure d’infusion pour 9 mesures d’eau), et arrosez vos plantes avec.

Les engrais d’origine animale

Le guano

C’est une substance qui résulte de l’accumulation et du vieillissement de fientes d’oiseaux. En fonction des oiseaux, les types de guano sont différents, mais ils sont tous riches en azote, oligo-éléments et phosphore, ce qui permet de stimuler la croissance des plantes et d’enrichir le sol. L’effet du guano est très rapide.

Pour l’utiliser, il faut l’épandre sur le sol puis bien bêcher pour le faire pénétrer dans la terre, et arroser abondamment. On utilise environ 50 grammes pour 1 mètre carré.

La corne broyée

Engrais à l’action plutôt lente, riche en azote et en protéines, cet engrais s’utilise sur le long cours ; la plante peut donc puiser ce dont elle a besoin toute l’année. Elle est particulièrement efficace pour faire s’enraciner toutes sortes de végétaux (fleurs, légumes, pelouse, etc.). 

Après avoir humidifié la terre, répandez la corne broyée puis bêchez pour bien la mélanger au sol. Attention à ne pas en abuser à cause de sa forte teneur en azote.

Le sang séché

Utilisé plutôt au printemps en raison de la rapidité de son action, cet engrais est très riche en azote et ne brûle pas les racines des végétaux. Il aide les plantes fleuries à avoir des couleurs éclatantes et stimule la croissance des feuilles des légumes.

Les rosiers, les plantes vivaces et les arbustes en sont aussi très friands. Trouvable sous forme de poudre, il suffit de le mélanger à la terre pour une action très rapide. Comme pour toutes les plantes riches en azote, veillez à ne pas en abuser.

 Les farines d’arêtes de poisson

Regorgeant de phosphores, elles agissent surtout sur la croissance des racines, et favorisent la floraison ainsi que la résistance aux maladies, aux insectes et au froid.

Il n’y a aucun risque de brûlure et son action couvre le long terme. On peut l’utiliser sur tous types de sols, même calcaire : il suffit d’en répandre autour des plantes et de biner ensuite pour que la terre puisse l’assimiler.

Source

https://www.jardiniers-professionnels.fr/les-engrais-mineraux-ou-organiques/
https://blog.logic-immo.com/2014/03/decoration/j-amenage/compost-terreau-ou-fumier-lequel-choisir/
https://www.comment-economiser.fr/7-meilleurs-engrais-a-faire-soi-meme-pour-fertiliser-jardin.html
https://www.comment-economiser.fr/engrais-naturels-gratuits-plante-en-forme.html
https://astucesdegrandmere.net/5-engrais-naturels-gratuits-redoutablement-efficace/
https://jardinage.lemonde.fr/dossier-1092-engrais-naturels-organiques-mineraux.html
https://www.jardiner-autrement.fr/les-engrais/
https://www.consoglobe.com/engrais-naturels-jardin-bio-3906-cg/2

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Les désherbants naturels, pour nettoyer son jardin tout en respectant la nature

By Plantes et Jardin

Les désherbants naturels, pour nettoyer son jardin tout en respectant la nature

Vous en avez assez de ces mauvaises herbes qui envahissent vos jardins et étouffent vos plantes ? Vous n’avez plus le temps d’arracher chacun de ces indésirables à la main ? Vous voudriez un produit qui vous aide, mais vous ne voulez plus vous ruiner et avez des scrupules écologiques ? Ne cherchez plus : le désherbant naturel est fait pour vous.




Pourquoi passer au naturel ?

 Les désherbants chimiques incarnent la facilité. Certes, ils sont efficaces, mais voilà justement leur gros inconvénient : ils détruisent tout. Car ces « mauvaises » herbes, comme on les appelle, ou « adventices », sont avant tout des plantes sauvages qui contribuent à la biodiversité de nos jardins. Vous pouvez donc vous débarrasser de certaines herbes indésirables mais pas de toutes, car elles sont nécessaires, notamment pour les insectes qui s’en nourrissent, voire y vivent. 

En outre, ils contaminent les nappes phréatiques, tuent les insectes et micro-organismes, polluent l’environnement et les sols, et sont toxiques pour vous et vos animaux de compagnie. En bref, ils sont affreusement nocifs. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que l’OMS a classé la plupart comme « cancérogènes probables », et que la loi Labbé de 2019 interdit aux établissements publics et à l’Etat de vendre des produits à base de pesticides chimiques de synthèse. 

Si malgré tout vous souhaitez vous débarrasser de ces herbes, il existe des solutions qui coûtent moins cher, à la fois pour votre porte-monnaie et pour l’environnement. 

Le vinaigre blanc comme désherbant naturel

vinaigre blanc

Le vinaigre blanc contient de l’acide acétique, qui agit comme un herbicide, c’est-à-dire qu’il brûle les parties émergées des mauvaises herbes. Une fois quelles auront jauni, vous n’aurez plus qu’à les arracher. Même les plus résistantes ne perdureront pas.

Néanmoins, le vinaigre blanc reste un produit industriel, même s’il est utilisé dans de nombreuses recettes de grand-mère. Autrement dit, il ne faut pas en abuser : une quantité de vinaigre blanc trop importante peut acidifier le sol et la vie microbiologique, et donc modifier la fertilité du milieu. Voilà pourquoi il est absolument essentiel de le diluer et de l’utiliser uniquement avec un pulvérisateur.

De même, évitez de l’utiliser dans vos potagers et vos massifs. En fait, il convient mieux aux terrasses, allées, murs, et d’une manière générale aux sols où vous ne prévoyez pas de faire de culture.

Les recettes de désherbants à base de vinaigre blanc divergent, notamment au niveau de la quantité utilisée. Voici plusieurs propositions : 

  • Mélangez à proportions égales du vinaigre et de l’eau (1 dose de vinaigre = une dose d’eau), et pulvérisez le mélange sur les plantes que vous voulez arracher.
  • Ajoutez à 5 litres d’eau 1 kilo de sel iodé et 200 ml de vinaigre blanc puis pulvérisez. 
  • Incorporez 2 cuillères à café de savon noir à 1 litre de vinaigre, diluez dans un pulvérisateur et utilisez-le.

De préférence, pulvérisez ces mélanges par une matinée ensoleillée ; l’effet du vinaigre sera accentué, et vous éviterez que la pluie ne disperse le vinaigre et le sel, qui peuvent stériliser les sols. En outre, la chaleur du soleil aide le vinaigre à s’évaporer, pour éviter de trop endommager la terre. 

Le bicarbonate de soude comme désherbant naturel

De même, le bicarbonate  de soude est à utiliser plutôt sur des sols sans culture, car il peut facilement tuer vos légumes et/ou vos fleurs. L’avantage est qu’en plus de désherber, il freine également la repousse des adventices.  

Vous pouvez saupoudrer directement le bicarbonate sur l’endroit que vous souhaitez désherber, et laisser ensuite la rosée se charger d’en dissoudre les grains. D’autres préfèrent le mélanger à de l’eau, chaude de préférence, et pulvériser le mélange ensuite.

Une seule limite fondamentale : qu’importe la méthode, vous devez absolument respecter la dose maximale prescrite, soit 20 grammes de bicarbonate pour 1m². Il est dangereux d’en mettre davantage.

Deux à trois fois par an, de préférence en été et en automne, sont largement suffisantes.

Le purin d’ortie

Le purin d’ortie, s’il peut être très efficace, est à utiliser avec beaucoup de précautions, car il peut également s’avérer redoutable, puisqu’il constitue aussi un excellent engrais ; il ne faut donc pas se tromper sur les doses, sous peine de voir se produire l’effet exactement inverse de celui que vous désiriez. De plus, il est extrêmement riche en azote, et peut finir par devenir toxique pour les plantes et par gorger les sols de nitrates, ce qui est très néfaste. Il faut donc en utiliser de petites quantités, surtout lorsqu’il est pur.

Pour fabriquer votre purin, prenez entre 1 et 2 kg de feuilles d’ortie, coupez-les en morceaux et mélangez-les à 10 litres d’eau (de pluie, de préférence) dans un récipient couvert, mais pas totalement fermé. Laissez-le fermenter pendant 15 jours environ. La fermentation se traduira par la formation de petites bulles dans le liquide. Mélangez votre préparation une fois tous les jours. Passées les deux semaines, filtrez le liquide et versez-le sur les herbes que vous voulez détruire. N’en versez pas sur vos légumes.

La préparation de ce mélange dégage de très mauvaises odeurs, d’où son nom de « purin ». Essayez donc au maximum de vous éloigner de votre maison pour le concocter, afin de ne pas être incommodé(e) par l’odeur. 

Petite astuce : après avoir filtré votre préparation, vous pouvez récupérer les feuilles d’orties pour les ajouter à votre compost, pour accélérer la décomposition de la matière organique.




Le purin d’angélique

Voilà un désherbant que vous pouvez enfin utiliser sur vos parterres de fleurs et potagers. Comme le vinaigre blanc, le purin d’angélique va brûler la partie aérienne des mauvaises herbes, que vous n’aurez plus qu’à arracher pour en extraire les racines.

Le processus est le même, avec les quantités suivantes : 1kg d’angélique fraîche (feuilles et fleurs) pour 10 litres d’eau. Laissez ensuite fermenter pendant 2 à 3 semaines.

Une précision supplémentaire : pour plus d’efficacité, et de même que pour les préparations naturelles à base de plantes, le purin d’angélique s’utilise frais. Mais vous pouvez le stocker quelques temps dans un récipient opaque pour une meilleure conservation.

A noter : comme pour le purin d’ortie, il est préférable d’utiliser de l’eau de pluie. Si néanmoins l’eau que vous utilisez vient du robinet, le mieux est de la laisser reposer 48h à l’air libre afin de laisser le chlore s’évaporer, pour qu’il n’empêche pas le processus de fermentation.

L’eau de cuisson des pommes de terre ou des pâtes

eau de cuisson des pates

Cette technique est très utilisée pour se débarrasser des mauvaises herbes entre les dalles des allées, dans les cours, sur une terrasse… Et particulièrement efficace pour se débarrasser des mousses. 

Qu’elle soit salée ou non, l’eau de cuisson en général est très efficace pour désherber.  Mais l’eau de cuisson des pommes de terre et des pâtes est particulièrement puissante, car l’amidon qu’elle contient est néfaste pour les plantes. Le sel, quant à lui, brûle la racine des herbes indésirables.

Prenez garde cependant à ne pas en verser sur les plantes que vous souhaitez conserver. En outre, le sel, désherbant très efficace, est néfaste en trop grande quantité, car il attaque la micro biodiversité.

Son emploi est très facile : dès que vous avez fini de faire cuire vos aliments, précipitez-vous dans votre jardin pour verser l’eau encore bouillante sur les adventices.

Mais faites attention à ne pas vous blesser en vous brûlant la main ou les pieds, par exemple. Manipuler des ustensiles et de l’eau très chauds pouvant en effet s’avérer risqué, cette astuce est à éviter pour les maladroits !

La cendre et la chaux

Cet engrais naturel-ci va faire le bonheur de votre gazon ou de votre pelouse. En effet, s’ils sont infestés de mousse, vous n’avez qu’à saupoudrer de la cendre de bois sur les zones concernées pour désherber. La terre devient plus acide, et la mousse disparaît. Voilà pourquoi il ne faut pas non plus en répandre trop, trop souvent, au risque de déséquilibrer complètement l’équilibre naturel.

Par ailleurs, vous ne pouvez pas utiliser n’importe quelles cendres. En effet, si vous avez fait brûler des cagettes, veillez bien à ôter les agrafes des cendres. Faites attention aussi à enlever les gros morceaux de charbons qui n’ont pas été consumés. De plus, n’utilisez pas les cendres si le bois que vous avez fait brûler était traité, peint, vernis, contreplaqué, ou bien si vous avez utilisé un allume-feu chimique. 

Lorsque vous utilisez cette technique, veillez à bien rester sur la zone concernée. Vous pouvez aussi mélanger de la chaux à la cendre pour plus d’efficacité et pour des zones plus étendues. Petit plus : la chaux peut aussi empêcher la repousse, et peut être utilisée dans les allées et autour des terrasses.

Dans les deux cas, il ne faut pas utiliser cette méthode plus de deux fois par an et par zone. 




L’engrais vert

Certaines plantes sont connues parce qu’elles poussent rapidement et libèrent des substances qui sont nocives pour les plantes indésirables. On les appelle « engrais vert », ou « plantes tapissantes » pour certaines. C’est le cas par exemple des suivantes : 

  • Les œillets d’Inde, les roses d’Inde et les soucis, efficaces contre le chiendent.
  • Le sarrasin, dont les racines dégagent des substances empêchant les graines des mauvaises herbes de pousser. 
  • Le genévrier ou le santolin, qui cachent la lumière et gênent la pousse des herbes indésirables
  • La phacélie, le trèfle, la moutarde, qui produisent un feuillage et des racines si fournis et épais qu’ils contrarient le développement des adventices. 
  • Les cistes, dont les feuilles mortes tapissent le sol et empêchent toute mauvaise pousse. 

Le paillage

Le paillage n’est pas un désherbant à proprement parler, mais il permet d’empêcher la pousse et la croissance des mauvaises herbes. Et vous pouvez lui aussi l’utiliser dans votre potager et autour de vos plantes et de vos fleurs.

Le principe de cette méthode est de recouvrir le sol d’une couche de matière biodégradable. Ainsi, les mauvaises herbes, privées d’eau et de lumière, ne peuvent pas se développer. En outre, le paillis empêche l’évaporation de la rosée.

D’abord, vous devez bien biner la terre que vous prévoyez de recouvrir, et arracher soigneusement les herbes indésirables. Ensuite, déposez-y au moins 5cm (vous pouvez aller jusqu’à 10cm) de paillis.

Le paillis peut être fait en récoltant l’herbe de tonte, des écorces,  du compost, des copeaux de bois, de la paille, du lin, des fibres de chanvre, des ardoises… etc.

Le printemps est la meilleure saison pour l’utiliser, car la terre a bien commencé à se réchauffer. Si vous le faites en plein été, n’oubliez pas d’arroser la terre avant de la recouvrir de paillis.

Les désherbeurs thermiques

Ce sont des appareils qui vont libérer une chaleur très intense, que vous pourrez diriger vers les herbes que vous voulez faire disparaître. Les cellules de la plante, agressées, vont se dessécher et la plante va faner en quelques jours, y compris sa racine. Plus les adventices seront jeunes, plus il sera efficace.

Néanmoins, certaines plantes très résistantes (chiendent, plantes rampantes, plantes à racines pivot comme le pissenlit) nécessiteront un deuxième passage une dizaine de jours après le premier.

Cette technique ne pollue pas les sols, et peut être utilisée par n’importe quel temps. Mais elle est surtout prévue pour les allées, bordures ou terrasses. La zone de diffusion n’étant pas parfaitement précise, il est plutôt risqué de l’utiliser près de vos fleurs ou dans votre potager. Il peut aussi y avoir des restrictions en été dans les zones à fort risque d’incendie, donc renseignez-vous au préalable. 

A noter : les machines qui existent actuellement consomment de l’électricité, ou bien fonctionnent au gaz et rejettent du CO2. Ce n’est donc pas écologique à 100%… 

Les faux semis

Voilà une astuce assez retorse : elle consiste à stimuler la pousse des mauvaises herbes au printemps et à la fin de l’été, pour les arracher une fois qu’elles seront bien visibles. Ainsi, vos plantes pourront pousser en étant moins gênées.

Une quinzaine de jour avant le véritable semis, préparez la terre comme si vous vous apprêtiez à semer vos plantes en décompactant et émiettant. Si besoin, rajoutez du compost un mois avant le faux semis. Avec les premières pluies apparaîtront les premières herbes. Creusez quelques centimètres, et vous verrez les germes déjà bien développés des plantes qui ne sont pas encore visibles en surface. Ratissez en surface pour les enlever en veillant à ne pas faire remonter de nouvelles graines. 

Votre terre peut ensuite accueillir vos vrais semis, sans autre manipulation.

L’huile essentielle de basilic

A la fois désherbant et insecticide, il vous suffit d’en verser quelques gouttes dans votre arrosoir avant d’asperger les indésirables. 

Pour conclure : le sel, un vrai faux-ami

Le sel et le gros sel sont souvent utilisés pour lutter contre les mauvaises herbes, mais ils sont dangereux car ils stérilisent les sols et déstabilisent l’équilibre de la micro biodiversité. En outre, ils ne brûlent parfois pas la racine, donc leur efficacité est limitée.

Cette méthode est par conséquent à privilégier pour les interstices sols/murs ou pour des cours et allées pavées. Evitez au maximum de l’utiliser sur des sols fertiles.

Sources

https://jardinage.lemonde.fr/dossier-636-fabriquer-desherbant-100-naturel-eau-vinaigre-sel.html
https://positivr.fr/desherbant-naturel-recettes/
https://www.je-desherbe.com/desherbant-naturel/
https://monjardinmamaison.maison-travaux.fr/dossiers/conseils-jardinage/best-of-2019-idees-et-conseils-pour-le-jardin/8-idees-de-desherbants-naturels-116523.html#item=7
https://www.consoglobe.com/fabriquer-desherbant-ecolo-3168-cg/2
https://jardinage.lemonde.fr/dossier-842-desherbeur-thermique-desherbage-sans-polluer.html
https://www.gerbeaud.com/jardin/jardinage_naturel/faux-semis.php

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Shinrin yoku – Sylvothérapie. Tout comprendre

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Shinrin yoku – Sylvothérapie. Tout comprendre

découverte forêt

Avez-vous déjà entendu parler de la sylvothérapie, ou « médecine verte » ? Il est fort probable que oui, puisqu’il s’agit d’une thérapie alternative qui prend de plus en plus d’importance ces dernières années en France. 

Le principe est simple : la nature, et en particulier les arbres, vous aident à être au mieux de votre forme et à lutter contre le stress. Au Japon, cette philosophie de vie s’appelle le Shinrin yoku et est une pratique médicale à part entière, extrêmement populaire.

Vous souhaitez prendre soin de vous tout en vous connectant à la nature ? Le Shinrin yoku et fait pour vous, et nous allons dans ce cours vous donner les clefs pour débuter dans cette discipline et en faire une pratique efficace.




Qu’est-ce que le Shinrin yoku ?

Le Shinrin yoku en bref : 

En japonais, « shinrin » signifie « la forêt », et « yoku » désigne « le bain ». Le Shinrin yoku est donc littéralement un « bain de forêt », c’est-à-dire que l’on va essayer de se reconnecter avec la nature, de profiter de son harmonie en se promenant sous les arbres. 

En France, on reconnaît aussi les bienfaits des arbres, mais de manière un peu différente : la sylvothérapie ne consiste pas seulement à passer du temps avec nos amis à feuilles, mais carrément à les enlacer. 

En fait, il faut bien comprendre que pour les japonais, l’amour et le respect de la nature sont extrêmement importants : la forêt est notre mère à tous, et elle nous prodigue ses bienfaits, qu’il suffit de savoir reconnaître et accepter. C’est pourquoi un simple passage dans un endroit où vous serez entouré(e) d’arbres peut vous prodiguer de multiples bienfaits, pour peu que vous sachiez les saisir.

Comment ça marche

Même si cette thérapie peut sembler abstraite voire farfelue à première vue, plusieurs recherches scientifiques ont étudié le mode d’action du Shinrin yoku pour essayer de comprendre comment les arbres parviennent à apaiser certains de nos maux.

Les chercheurs ont fini par découvrir que ce sont des composés aromatiques présents dans les feuilles des arbres, les phytoncides et les terpènes, qui auraient cet effet bénéfique. Ce sont d’ailleurs des substances odorantes qui sont très utilisées en aromathérapie, et que l’on retrouve souvent dans les huiles essentielles pour leurs vertus curatives reconnues.

En outre, des études ont montré que l’inhalation de ces substances optimise l’action du système immunitaire, en augmentant le nombre de lymphocytes et de cellules tueuse naturelles (des globules blancs), ainsi que celui des protéines anti-cancer. La production de sérotonine (l’hormone du bonheur) est également stimulée, ce qui renforce les sentiments positifs et éloigne les sentiments négatifs, tout en ralentissant la production de l’hormone du stress (le cortisol).

Attention néanmoins : il s’agit d’une médecine préventive, qui en aucun cas ne peut se substituer à l’avis d’un médecin professionnel. Si vous souffrez de problèmes de santé, allez consulter un spécialiste avant d’entreprendre quoi que ce soit.

Bénéfices

  • La première motivation pour se mettre au Shinrin yoku est son effet anti-stress, justement parce que la production de cortisol (hormone du stress) est ralentie, au profit de celle de la sérotonine.
  • En outre, la fréquence cardiaque ralentit, ce qui indique aussi une baisse de stress, et contribue surtout à diminuer la tension artérielle.
  • On l’a vu, le système immunitaire est plus performant, ce qui permet de moins tomber malade, mais aussi de mieux récupérer après des opérations chirurgicales, et de mieux cicatriser, par exemple.
  • La digestion est favorisée par la marche, diminuant par exemple les problèmes de constipation.
  • Comme vous êtes plus détendu(e), vous dormez mieux, les divers troubles du sommeil disparaissent, les risques de démence diminuent, et votre système nerveux en est témoin : l’agressivité disparaît, ainsi que les sautes d’humeur intempestives. Votre moral est au plus haut grâce à la sérotonine.
  • Nos capacités de concentration, même chez les personnes souffrant d’hyperactivité ou de trouble de déficit de l’attention, s’améliorent.
  • La libido et l’énergie sexuelle seraient également développées par le Shinrin yoku.

Les fondamentaux pour une bonne pratique

cascade forêt

Etape n°1 : soyez à l’aise

Cela peut paraître évident, mais pour vous détendre, vous devez vous sentir bien. Et cette sérénité passe par une tenue vestimentaire adéquate. Vous n’êtes pas obligé(e) d’enfiler vos baskets et votre jogging, mais privilégiez des vêtements confortables, dans lesquels vous vous sentez bien.

Exit les talons aiguilles ou les cravates trop serrées, donc ! Sauf s’ils sont pour vous une source de confort, bien entendu.

Etape n° 2 : déconnectez ! 

Démunissez-vous de tout ce qui pourrait vous empêcher de profiter de votre bain de forêt et/ou vous perturber : téléphone, tablette, appareil photo, mp3, liseuse…

Nous éloigner de nos écrans et de toutes les technologies qui accaparent notre attention au quotidien est en fait la première phase du Shinrin yoku, voire de l’évolution vers un mode de vie plus sain.

En effet, selon plusieurs études, les français passent un peu moins de 2h par jour sur leur portable en moyenne, ce qui correspond à environ 26 jours sur un an ! Les plus touchés sont les 16-24 ans (plus de trois heures par jour), puis les 35-44 ans (78 minutes par jour en moyenne), et enfin les 55-64 ans (environ 30 minutes). Et c’est sans compter les autres écrans (télévision, ordinateur, etc.) ! 

Pour vous assurer de l’efficacité de ce moment, l’important est donc de vous éloigner de cette technologie perturbatrice. De même, si vous choisissez d’effectuer le Shinrin yoku à plusieurs, faites silence. Essayez de ne pas vous parler et de ne pas vous déconcentrer mutuellement. Dans l’idéal, éloignez-vous un peu les un(e)s des autres.




Etape n°3 : l’importance du lieu

Chaque personne étant différente, il n’existe pas de lieu parfaitement idéal pour tous. Vous devez vous laisser guider par votre instinct, par vos sens. La seule chose qui importe est de trouver un emplacement où vous êtes détendu(e), ou vous vous sentez bien. 

Il peut s’agir d’un endroit qui vous apaise parce que vous y sentez une odeur agréable, d’un lieu lié à des souvenirs d’enfance heureux… Cela peut effectivement être en forêt, ou tout aussi bien à la campagne, au milieu d’une plaine ou au bord d’un ruisseau. Vous pouvez choisir de mettre l’accent sur une odeur que vous appréciez, sur un bruit qui vous est agréable…

En fait, vous devez sentir une connexion avec cet endroit, vous devez ressentir de la joie et de l’apaisement lorsque vous vous y rendez et lorsque vous y pensez.

Evidemment, ce lieu doit être le plus possible éloigné du bruit incessant des villes, et contenir un maximum de végétation. Chaque fois qu’une pensée parasite vous viendra à l’esprit (travail, rendez-vous, emploi du temps chargé, etc.), le lieu que vous aurez choisi devra vous permettre de vous en éloigner et de retrouver la paix.

Une fois que vous vous serez éloigné(e) de votre stress quotidien, il s’agira d’ouvrir vos cinq sens au monde qui vous entoure. C

Ouvrez grand vos oreilles ! 

A première vue, le concept peut paraître simpliste : tout le monde sait comment se promener en forêt. Certes, mais cette fois-ci, il ne s’agit pas seulement d’entrer dans la forêt pour quelques instants : il s’agit de laisser la forêt entrer en vous. Et cela ne peut s’effectuer sans que vous choisissiez de vous ouvrir, et de mobiliser pour cela tous vos sens.

L’un de nos tout premiers sens

C’est prouvé, lors des premiers mois de vie, les bébés utilisent plus leur ouïe que leur vue. Si l’on stimule un bébé visuellement, puis auditivement, il réagira davantage à la première sollicitation. Vers 9 mois, ce comportement tend à disparaître puis à s’inverser : les bébés font plus appel à leurs yeux.

L’ouïe sert également à communiquer : par mimétisme, l’enfant va reproduire des sons jusqu’à apprendre à bien parler ; c’est donc un élément fondamental de construction de l’individu en société. 

En outre, saviez-vous que vos oreilles vous aident à vous repérer spatialement ? Par exemple, si jamais on cache un objet bruyant dans une pièce, vous allez le chercher non pas avec vos yeux, mais avec vos oreilles. C’est en entendant le bruit que vous serez à même de bien vous déplacer pour en trouver la source.

Le Shinrin yoku vous demande donc de faire appel à ce sens trop souvent oublié, afin de mieux vous connecter avec ce qui vous entoure.

Faire silence pour mieux entendre

Au Japon, terre d’origine de la discipline, il n’est pas bien vu de se promener en faisant du bruit dans la forêt. Il faut rester silencieux, même à plusieurs, à la fois pour ne pas déranger les autres promeneurs, mais aussi pour témoigner du respect aux êtres qui y vivent. 

Lors de vos séances de bain de forêt, respectez donc scrupuleusement ce besoin de silence. Il n’en sera que plus bénéfique, à la fois pour les autres et pour vous ; en effet, écouter s’apprend, et nécessite concentration et application.

Par conséquent, afin de développer votre ouïe, vous pouvez vous arrêter à un endroit, vous asseoir et vous concentrer. Inspirez puis expirez profondément, plusieurs fois. Détendez-vous, et laissez-vous envahir par les mille et un petits bruits de la nature qui vous entoure.

Concentrez-vous d’abord sur votre propre respiration, puis élargissez peu à peu votre champ d’écoute. Entendez l’eau couler, les insectes et les animaux s’affairer, éventuellement la pluie tomber autour de vous. Ecoutez la nature bruisser, le bois craquer, le vent souffler dans les feuilles. Peut-être que vous pourrez même entendre des animaux sauvages, en plus du chant des oiseaux ! 

Tous ces bruits de la nature sont bien différents de ceux des villes, qui eux sont générateurs de stress. Voilà pourquoi il est important que votre endroit fétiche soit éloigné des dérangements citadins : afin de ne pas tromper vos sens et de vous permettre de bien vous détendre, en oubliant, au moins pour un temps, vos préoccupations perturbatrices.

Dans un premier temps, vous pouvez fermer les yeux pour vous focaliser sur votre ouïe. Néanmoins, la vue est un sens également très important, qu’il faudra aussi travailler. 

Apprenez à voir

Nous utilisons nos yeux naturellement, sans même y penser, à chaque instant qui passe ; mais savons-nous pour autant réellement voir ?

Trouvez votre équilibre visuel et spirituel

Depuis l’Antiquité et Aristote, nous partons du principe que nous possédons cinq sens : l’ouïe, la vue, l’odorat, le toucher et le goût. Cependant, cela fait environ une vingtaine d’années que les chercheurs remettent cette conception en question : Aristote aurait certes définit les sens qui nous permettent de percevoir notre environnement, mais il ne se serait focalisé que sur nos sens externes. Or, il existerait également quatre sens internes : 

  • La proprioception, pour nous aider à situer nos propres membres
  • L’équilibrioception, qui nous permet de maintenir notre équilibre
  • La thermoception, pour éprouver les températures
  • La nociception, l’indicateur de douleur

Le sens externe qui fait le plus appel à la vue est ici l’équilibrioception. Si vous avez déjà essayé de tenir en équilibre en fermant les yeux, vous avez sans doute pu constater par vous-même qu’il s’agissait là d’un exercice très compliqué.

Vos yeux sont par conséquent des organes indispensables pour votre équilibre de vie, et grâce au Shinrin yoku, vous allez devenir apte à utiliser votre vision pour rester en équilibre, mais également pour en trouver un nouveau, afin d’atteindre une harmonie extérieure mais aussi intérieure. 

Créer de bonnes conditions visuelles

Saviez-vous que les écrans fatiguent vos yeux ? Plusieurs études scientifiques l’ont prouvé : la fatigue et la sécheresse oculaires, qui se traduisent notamment par des picotements, des migraines, des troubles de la vision, une incapacité à bien voir de loin (etc.), sont accentuées par une utilisation trop longue et fréquente des écrans. 

Si vous n’étiez pas encore convaincu(e) de la nécessité de vous déconnecter de vos écrans, pensez donc à votre santé visuelle : moins vous les regarderez, et plus vos yeux seront préservés.

Par conséquent, choisissez de vous concentrer plutôt sur la nature qui vous entoure. Vous pouvez décider d’adopter un coin de forêt qui vous plaît particulièrement, ou bien de vous promener en flânant le long des sentiers. L’important est d’observer le plus possible votre environnement, qu’il s’agisse de minuscules détails ou d’un ensemble d’éléments plus imposants.




Vos yeux vous soignent

C’est prouvé, les couleurs que nous regardons ont un effet sur notre bien-être. Une discipline, la chromatothérapie (ou chromothérapie / chromathérapie), est même spécialement dédiée à l’exploitation des couleurs de façon thérapeutique.

Or, on trouve dans la forêt de nombreuses couleurs nécessaire au développement et à l’augmentation du bien-être :

  • Le vert calme l’impulsivité. Il permet de maîtriser ses émotions, de se détacher de la violence, de l’impétuosité des sentiments. On le retrouve bien évidemment en observant les feuilles des arbres, les buissons, la mousse, l’herbe…
  • Le marron rassure et détend. Couleur des troncs et de la terre, le marron est une couleur quasi maternelle, qui exprime avant tout le réconfort et la douceur.
  • Le bleu favorise la concentration. Il est propice pour réfléchir en toute sérénité et avec efficacité, pour développer l’intuition et les perceptions sensorielles. Il est surtout présent lorsque l’on regarde le ciel ou l’eau.
  • Le jaune apporte l’énergie. Symbole du soleil, le jaune (comme l’orange) nous stimule, sans nous surexciter. Il accroît la vitalité et permet de lutter contre la déprime. 

Par conséquent, vous pouvez dans un premier temps vous attarder sur les couleurs de la nature autour de vous, puis petit à petit vous intéresser aux détails de ce qui vous entoure : les différents jeux de lumière à travers les feuilles des arbres, les reflets sur l’eau, les fleurs qui se balancent au rythme de la brise, les insectes qui courent dans l’herbe, éventuellement les animaux que vous réussirez à surprendre…

Peu à peu, vous redécouvrirez votre vision ainsi que les pouvoirs insoupçonnés de l’observation, et vous sentirez à nouveau la nature autour de vous. C’est pourquoi nous allons prolonger notre apprentissage, en faisant appel à notre nez.

L’importance de l’odorat

En général, et particulièrement si l’on habite en ville, dans un endroit avec peu de végétation, l’odeur typique des forêts est l’une des premières choses qui nous saute au nez lorsque nous en franchissons l’orée. Mais dans la pratique du Shinrin yoku, il ne suffit pas de subir toutes ces odeurs passivement : il faut les percevoir, les utiliser pour renforcer notre bien-être.

Un sens trop souvent sous-estimé

Généralement, on considère que l’homme a un odorat assez sous-développé en comparaison d’autres animaux (chiens, rats, éléphants, et même le serpent). Pourtant, il n’en est rien, et nous prenons en fait nombre de décisions chaque jour en fonction de notre nez, même si nous ne nous en rendons pas toujours compte.

Vous avez certainement déjà vécu cette expérience troublante : un jour, en vous promenant, en enfilant un vieux vêtement, ou encore en cuisinant, vous avez senti une odeur qui vous a soudainement projeté(e) longtemps en arrière, vous rappelant des souvenirs parfois enfouis loin dans votre mémoire. 

Cet événement s’explique par le fait que notre nez est tapissé d’une multitude de récepteurs olfactifs et de millions de neurones, qui, après avoir fixé les substances odorantes, les transmettent au cerveau. Or, la zone du cerveau liée à la perception des odeurs est directement rattachée à la zone du cerveau qui, elle, gère les souvenirs et les émotions. 

Par conséquent, votre odorat influence directement votre bien-être, et plus encore, votre santé. Ce n’est pas pour rien qu’au Moyen Âge par exemple, les médecins tentaient de diagnostiquer certaines maladies en reniflant les humeurs de leurs patients. Cette technique est d’ailleurs toujours d’actualité, notamment en Tanzanie, où l’on utilise des rats géants pour détecter les patients tuberculeux, avec un taux de fiabilité de 75%.

Ainsi, même si la pratique du Shinrin yoku ne va malheureusement pas vous doter du pouvoir de détecter les microbes autour de vous, elle va néanmoins vous apprendre à refaire confiance à votre odorat pour vous faire du bien.

Les odeurs du bien-être 

foret ponts mousse

Il existe des disciplines, comme l’olfactothérapie et l’aromathérapie par exemple, qui utilisent les odeurs pour renforcer le bien-être, la paix et la sérénité de chacun, mais aussi pour lutter contre de vieux traumatismes ou se libérer d’une addiction.

Ces deux méthodes consistent toutes deux à utiliser des odeurs provenant d’huiles essentielles, ou bien des extraits directs de plantes afin de se soigner. Leurs vertus curatives sont multiples, mais on note surtout une amélioration du sommeil, une baisse de l’anxiété et une lutte contre la dépression. 

Prenez garde cependant à ne pas vous lancer dans ce genre de cure seul(e) en humant tout ce qui vous passe sous le nez : certaines odeurs sont déconseillées car elles provoquent des effets indésirables (irritations, allergies…). D’autres peuvent même être toxiques.

Par conséquent, lorsque vous vous promènerez en forêt pendant votre séance de Shinrin yoku, la première chose à faire pour mettre à contribution votre odorat de manière efficace est de vous arrêter pour respirer à plein poumons. 

1, 2, 3… Inspirez ! 

Sentez l’air frais vous envahir. Ne vous en privez pas : en forêt, il est nettement moins pollué qu’en ville, ce qui ne pourra que vous faire du bien. Votre nez sera moins agressé, et donc plus à même de vous faire profiter de toutes ces odeurs naturelles et saines. 

Peu à peu, vous pourrez vous concentrer sur l’odeur de la végétation : la mousse humide, des feuilles que vous aurez ramassées, des fleurs près de vous… Sentez aussi l’odeur de la terre, celle de l’eau qui court. Inspirez puis expirez calmement et longuement. Profitez de cet instant privilégié en communion avec la nature.

Pour vous aider, voici les vertus de certaines odeurs que vous pourrez retrouver en forêt : 

  • Le pin sylvestre augmente la concentration et diminue la fatigue (physique et mentale)
  • Le cèdre renforce les émotions positives
  • Le cyprès aide à combattre le stress 
  • La menthe est utilisée pour soulager les troubles digestifs
  • La lavande soulage les problèmes de peau et la tension musculaire



Sachez toucher

C’est peut être la partie du Shinrin yoku qui semble la plus abstraite, voire la plus farfelue. En effet, à priori, on peut difficilement comprendre en quoi froisser des feuilles et caresser un arbre peut contribuer à améliorer notre bien-être.

En fait, plus qu’un approfondissement de chaque sens, le Shinrin yoku est un état d’esprit. Voici donc comment atteindre cette sérénité à travers le toucher.

Une communication discrète mais fondamentale

Le toucher est le tout premier sens que développent les fœtus (à partir de 2 mois environ), et le dernier que nous perdons à la fin de notre vie. Par ailleurs, une grande partie de la communication non-verbale se fait à travers le toucher. Par exemple, on recommande aux parents de garder une aisance dans le contact physique avec leurs enfants, quel que soit leur âge, car il s’agit à travers ces gestes de leur montrer leur affection, leur amour, leur soutien, ce qui contribue à renforcer les liens entre eux.

C’est aussi en touchant nos interlocuteurs, dans un cadre plus professionnel, que nous définirions leur statut social. Par exemple, une personne qui se sent en position dominante par rapport à vous n’hésitera pas à poser sa main sur votre épaule afin de vous convaincre. 

En tant qu’êtres humains, nous sommes constamment en demande de contact physique tout au long de notre vie, car la proximité corporelle participe à un bon développement personnel. Notre peau devient alors un organe sensoriel à la fois émotionnel et social. 

Toucher et être touché(e) pour se soigner

Plus encore, plusieurs études ont montré que le toucher avait un pouvoir calmant, voire curatif, non négligeable. C’est pour cette raison que les massages sont utilisés pour soulager les douleurs corporelles, que l’on prend spontanément la main d’un proche qui souffre, ou bien que l’on apprécie un câlin lorsque l’on est triste.

Bien sûr, en fonction des cultures ou simplement des caractères, le contact est plus ou moins apprécié. Mais on explique en général ces réactions positives, entre autres, par la libération d’ocytocine (l’hormone de l’attachement), qui contribue développer l’empathie, et à apaiser le stress et l’anxiété.

Le toucher aurait même un effet dynamique sur le système immunitaire : voilà pourquoi, instinctivement, lorsque nous avons mal quelque part, nous posons la main sur la partie douloureuse du corps en question. 

Renforcer sa perception du monde

Par le toucher, nous sommes donc capables de nous calmer et d’accroître notre harmonie. Or, le Shinrin yoku vous entraîne encore plus loin, car il vous aide, à travers ce sens, à mieux percevoir et maîtriser votre corps, ce qui va vous permettre d’affirmer votre conscience d’exister et améliorer votre estime de vous-même. 

Lors de votre bain de forêt, prenez donc le temps de vous adosser à un arbre, de l’effleurer. Ramassez des feuilles, laissez vos doigts courir dans les fougères, cueillez quelques brins d’herbe, caressez la mousse sur les troncs, tapotez l’eau qui coule… Si le cœur vous en dit, vous pouvez aussi vous asseoir ou vous allonger à même le sol.

Peu à peu, par petites touches, vous pourrez profiter de ce lien privilégié que vous allez créer avec la nature autour de vous. Vous n’aurez qu’à accueillir ses bienfaits en toute quiétude.

Prudence néanmoins : tout n’est pas inoffensif dans une forêt. Certains plantes et insectes peuvent se révéler dangereux. Il ne faut donc pas toucher tout et n’importe quoi, mais se cantonner à ce que l’on connait.

Et si vous essayiez de goûter ?

Depuis la nuit des temps, nos ancêtres trouvent de quoi manger dans la nature, qu’il s’agisse de viande ou bien de plantes. Par conséquent, pour renouer avec notre harmonie intérieure et profiter des bienfaits apportés par mère nature, quoi de plus normal que de les imiter afin de sentir les bénéfices de la forêt jusqu’au plus profond de notre corps ?

Enrichissez vos connaissances

Avoir bon goût est une faculté qui s’apprend. Depuis une dizaine d’années, plusieurs études ont montré que le travail du goût est nécessaire au bon développement de l’enfant. En effet, donner à manger à un enfant des aliments de diverses formes, tailles et couleurs lui permet de s’ouvrir, et d’élargir ses connaissances sensibles. Par la suite, cet enseignement l’aidera à l’avenir à être plus réceptif à la nouveauté, à l’inconnu, aux expériences. 

Et cette capacité, au-delà du goût, pourra s’appliquer à tous les domaines de sa vie. 

Plus encore, à travers notre réceptivité gustative, c’est notre culture qui s’exprime. C’est d’elle que dépend notre appétit ou notre dégoût pour certains aliments, saveurs, modes de préparation, accompagnements, condiments, etc. Par exemple, en Occident la consommation d’insectes reste très marginale, alors qu’en Afrique on peut en trouver à la vente ; de même, la vache, animal sacré en Inde, n’est pas mangée, alors que les bovins sont l’une des viandes les plus consommées en France.

Notre culture instaure donc en quelque sorte un cadre, qui nous confine à la consommation de certaines denrées, en occultant un large éventail de possibilités. Le Shinrin yoku vise à vous aider à réapprendre à goûter votre nourriture. Non seulement en vous reconcentrant sur le goût en lui-même, dans votre bouche, mais aussi en élargissant vos habitudes alimentaires.

On est ce qu’on mange

Rassurez-vous, le Shinrin yoku ne vous incite pas à partir à la chasse aux écureuils lors de vos promenades. En fait, on peut distinguer deux manières différentes d’exercer votre goût en forêt.

La première est tout simplement de manger en forêt. Vous pouvez apporter un pique-nique, choisir un endroit qui vous plaît, et vous installer pour déjeuner. Seul(e) face à vous-même, sans appareil électronique pour vous perturber, vous pourrez mieux que jamais vous concentrer sur la saveur de vos aliments et les (re)découvrir.

La deuxième technique consiste à manger des aliments de la forêt. Encore une fois, vous pouvez le faire de deux façons diverses. D’abord, vous pouvez par exemple respirer la bouche ouverte,  humer la forêt, consciencieusement et lentement. Vous pourrez ainsi en sentir tous les riches arômes : la terre, l’humus…

De manière un peu plus concrète, vous pouvez aussi choisir de cueillir des plantes comestibles pour les manger. En fonction de la saison, vous pourrez trouver des baies, des châtaignes, des herbes aromatiques et/ou médicinales, des fraises des bois, des mûres… Bien sûr, vous n’êtes pas obligé(e) de faire un repas complet avec vos trouvailles ; l’important est que appréciiez ce que vous trouverez, donc de privilégier la qualité à la quantité.

Les maître-mots lors de cette expérience sont patience et calme. Ce qui compte, c’est avant tout de prendre votre temps. Dégustez, sentez les saveurs envahir vos papilles.

Qui sait, peut-être qu’un goût oublié vous rappellera soudainement un souvenir heureux ?

Faites très attention cependant : dans la forêt, certaines plantes sont dangereuses, toxiques, voire mortelles. Ne vous précipitez pas sur des aliments que vous croyez reconnaître, car beaucoup de plantes nocives paraissent à priori comestibles. Ne mangez donc rien de ce que vous aurez ramassé si vous n’êtes pas absolument certain(e) que vous pouvez les consommer sans risque. En cas de doute, n’hésitez surtout pas à consulter un spécialiste.




Les précautions à prendre

Précautions, santé et sécurité

Se promener en forêt apporte de nombreux bénéfices, mais le contact avec la forêt peut parfois s’avérer dangereux ; aussi faut-il respecter quelques règles pour pratiquer le Shinrin yoku en toute sérénité.

La plus évidente, d’abord, reste la mise en garde lorsque vous décidez de manger des produits de la forêt : n’ingurgitez rien que vous ne connaissez pas, même si le produit a l’air appétissant, et ne consommez rien non plus tant que vous n’êtes pas sûr(e), sans l’ombre d’un doute, que cet aliment est comestible et sans danger.

Ensuite, comme nous l’avons évoqué dans une leçon précédente, faites attention à ce que vous touchez. 

La forêt fourmille en effet d’êtres vivants minuscules. On les retrouve partout : sur chaque arbre, chaque plante, chaque parcelle de terre ou de mousse, et également dans l’eau. Certaines chenilles par exemple provoquent des allergies et des crises d’urticaire, qui peuvent durer jusqu’à plusieurs semaines, voire être dangereuses, notamment pour les yeux ou parce qu’elles provoquent des œdèmes. Les piqûres de frelons, guêpes et abeilles peuvent elles aussi être dangereuses, voire fatales en cas d’allergie. 

Enfin, pensez à vérifier après chaque promenade, sur tout votre corps, que vous n’avez pas de tique. Ce n’est pas systématique, mais elles peuvent transmettre la maladie de Lyme. Si vous avez été piqué(e) et que vous ne savez pas comment vous y prendre, surtout ne tentez pas de l’ôter seul(e), vous risqueriez d’aggraver la situation. Consultez un médecin. Si vous avez réussi à vous en débarrasser vous-mêmes mais que votre peau comporte toujours des marques après plusieurs semaines, l’avis d’un professionnel de santé est là aussi nécessaire.

Méfiez-vous également des mauvaises rencontres : en forêt vivent des animaux sauvages. Ne cherchez pas à les toucher, et tenez-vous éloigné(e) des petits, même s’ils vous paraissent être seuls : en général, la mère n’est pas loin et prête à éloigner les dangers inopportuns. 

Ensuite, le contact avec certaines espèces de plantes peut s’avérer périlleux, car des mousses et des lichens peuvent engendrer des allergies, des intolérances, des démangeaisons importantes et extrêmement désagréables. En outre, même si vous n’en mangez pas directement, vous devez toujours faire attention à un simple contact avec certaines substances éventuellement toxiques qui peuvent quand même vous contaminer. C’est le cas si vous touchez un champignon vénéneux et que vous vous passez ensuite la main sur le visage ou dans les cheveux par exemple, ou bien si vous marchez dessus et que vous enlevez vos chaussures par la suite. Pour ces raisons, pensez à bien vous laver les mains en rentrant de balade.

Pensez également à vous munir du matériel adéquat : de la citronnelle contre les piqûres, une bouteille d’eau et un couvre-chef en cas de forte chaleur, des vêtements longs et couvrants (manches, bas de pantalon, éventuellement gants si vous prévoyez de beaucoup toucher les végétaux…), des bottes en cas de pluie, etc.

Pour éviter de vous perdre, restez près des chemins déjà tracés, ou ne vous éloignez pas de ceux que vous connaissez.

Précautions de pratique

On le répète encore : le Shinrin yoku ne peut en aucun cas remplacer un traitement médical pour les maladies graves ou nécessitant un traitement. Ce n’est pas une thérapie curative, mais un moyen de soulager son stress et de retrouver l’équilibre et l’harmonie intérieurs. En outre, tous les médecins ne sont pas convaincus par l’efficacité de cette méthode, notamment pour la réduction du cortisol produit.

Pour que le Shinrin yoku soit efficace, il faut le pratiquer autant que possible, et régulièrement. Les effets bénéfiques se font ressentir dès 20 minutes de marche en forêt. En général, on recommande au moins deux heures de pratique par semaine. L’idéal serait d’effectuer ces deux heures en une seule fois. D’ailleurs, certains stages organisent même des escapades qui durent plusieurs jours ! Evidemment, nous ne sommes pas tous identiques, donc la fréquence et l’efficacité de la pratique dépendront surtout de votre propre réceptivité. 

A chacun(e) sa technique

Nous allons nous pencher sur les diverses activités que le Shinrin yoku permet, afin que chacun(e) puisse trouver celle qui lui correspond le mieux. 

Il nous arrive à tous d’avoir des semaines chargées, et de devoir courir dans tous les sens en ayant l’impression de ne pas avoir une seule minute pour nous. Dans ce contexte, il semble tout à fait impossible de pouvoir débloquer deux heures entières dans notre emploi du temps pour prendre des bains de forêt. Heureusement, il existe plusieurs exercices différents, plus ou moins courts, qui peuvent s’adapter à divers laps de temps.

Laissez-vous guider 

Il existe en France nombres de stages de sylvothérapie, organisés par des coachs, des guides, des sylvothérapeutes, des « thérapeutes énergétiques »… Très répandus aussi à l’étranger, ce sont la plupart du temps des sorties communes lors desquelles un(e) professionnel(le) vous aide à ralentir, à vous connecter à la nature en ouvrant tous vos sens, et vous montre comment vous détendre et laisser la forêt vous aider. 

Ces séances peuvent également être individuelles, et dans ce cas on vous aidera à trouver un lieu qui vous conviendra parfaitement. 

Parfois, des programmes de Shinrin yoku proposent de réaliser des bilans de santé, avant et après la séance de Shinrin yoku, et un test psychologique avant. Ils servent, d’une part, à établir le programme qui vous sera le plus adapté, et d’autre part à en mesurer les effets après, pour le réajuster le cas échéant.

Méfiance cependant : vérifiez le sérieux et l’efficacité des organismes ou des personnes auxquelles vous faites appel. Il existe malheureusement de nombreuses escroqueries proposant des stages sans qu’aucun intervenant ne soit qualifié ni adéquat.

Le yoga

Comme nous l’avons vu dans une leçon précédente, le Shinrin yoku peut aussi bien s’effectuer dans une forêt que dans un parc en ville ou un jardin, pourvu que des arbres soient à proximité. Et vous n’êtes pas systématiquement forcé(e) d’enlacer un arbre ; ce qui compte, c’est d’en être entouré(e) pour en sentir les bienfaits.

Par conséquent, vous pouvez simplement choisir d’effectuer une séance de yoga au pied d’un arbre ou bien au milieu de plusieurs. Pour commencer, vous pouvez juste vous asseoir en tailleur et ouvrir vos sens. Puis vous pouvez effectuer quelques postures simples (le chat, le chien qui regarde en bas, la montagne, le guerrier 1 & 2, l’enfant…). Nul besoin de trésors de souplesse : l’important est de respirer à fond et de vous détendre, aussi bien au niveau des muscles que de l’âme.

Les balades

C’est l’activité la plus répandue. Elle est très simple et consiste uniquement à marcher en profitant de la forêt, et à s’arrêter de temps à autre afin de vous laisser envahir par ses bienfaits et son ambiance. Les maître-mots lors de cette activité sont : prendre son temps. Vous ne faites pas de randonnée, vous n’êtes pas chronométré(e). Vous devez vous laisser aller, simplement, et mettre tous vos sens à contribution pour découvrir et profiter de la forêt sous un nouveau jour. 

Pour les débutants, il est conseillé de marcher particulièrement lentement. Mais vous pouvez adopter l’allure que vous souhaitez, tant qu’elle vous convient et qu’elle vous permet d’apprécier le moment.

 Et bien d’autres encore

A vrai dire, la base du Shinrin yoku est de profiter des bienfaits des arbres et de la forêt. A partir de là, tant que vous respectez cette notion de détente et de lâcher-prise tout en mobilisant tous vos sens à 100%, vous pouvez pratiquer n’importe quelle activité qui vous fait plaisir. Laissez libre cours à votre imagination ! 

Voici quelques exemples d’autres activités possibles en forêt : 

  • Les pique-nique
  • La méditation
  • La lecture
  • Le dessin
  • L’observation des plantes
  • Le tai-chi

Point important : n’oubliez pas de respecter la forêt. Elle vous accueille et vous offre moults bienfaits, donc soyez-vous aussi bienveillant(e) en retour : ne jetez rien dans la nature, en particulier vos mégots de cigarette, ne détériorez rien et ne cueillez pas à outrance les végétaux, ne détournez pas les petits cours d’eau, etc. 




Ces arbres qui vous veulent du bien

Bonjour, et bienvenue dans cette dernière leçon sur le Shinrin yoku ! 

Aujourd’hui, nous allons étudier l’action spécifique de plusieurs arbres sur notre organisme. En effet, chacun d’entre eux possède des vertus qui lui sont propres. Si vous cherchez à produire un effet particulier sur votre organisme, il serait probablement judicieux de choisir l’arbre correspondant lorsque vous pratiquez vos exercices de relaxation, que vous lisez, ou bien simplement pour faire la sieste sous son ombre. 

D’après le docteur Qing Li, expert mondial de Shinrin yoku, tous les végétaux agissent de manière bénéfique. Cependant, tous ne sont pas égaux. Par exemple, le cyprès est particulièrement puissant, car il diffuse davantage de phytoncides que les autres. Il ajoute que les bénéfices sont d’autant plus importants lorsque vous vous trouvez dans un endroit avec une forte concentration d’arbres.

Voici donc un aperçu des bienfaits des arbres les plus présents dans nos forêts françaises. Qui sait, peut-être vous découvrirez-vous même par la suite un arbre de prédilection ?

Chêne

Il passe pour être le roi de la forêt, et est l’arbre le plus répandu en France. Ses nombreuses vertus ont de tout temps été exploitées, à la fois dans le domaine de la santé, mais aussi de la construction navale, par exemple. 

Il procure force, énergie et confiance. Si vous vivez actuellement de grands changements qui vous stressent (déménagement, emploi, régime, arrêt du tabac…), il saura vous aider à les aborder en toute tranquillité.

Son écorce était auparavant très utilisée pour ses propriétés astingentes (assèchement des tissus, aidant à la cicatrisation), antiseptiques et anti-inflammatoires. Consommer ses bourgeons aide à améliorer le tonus général et sexuel. Ils sont cependant déconseillés aux femmes enceintes.

Sapin et pin

Arbre de Noël par excellence, le sapin vous permet de mieux respirer, et par là de vous détendre, de retrouver la paix intérieure et de mieux vous reposer. Ce n’est pas pour rien que les cercueils étaient faits de ce bois : afin d’assurer un paisible repos éternel aux morts…

Le pin, lui, éveillerait en nous des sentiments familiaux et amicaux, pour nous recentrer sur nos proches. 

Distillée, la sève de leurs bourgeons et aiguilles devient de la térébenthine, très efficace pour expectorer, soigner les brûlures, inflammations, blessures et infections, et soulager certaines douleurs articulaires (rhumatismes, arthrite). Ce sont de grands alliés pour lutter contre les maladies de l’hiver (rhumes, sinusites, etc.). 

Bouleau

Source de renouveau, cet arbre est particulièrement indiqué en cas de coup de fatigue ou de déprime. Il insuffle de l’énergie et de la combativité, aide à aller de l’avant et à progresser dans nos projets. Il insuffle motivation, douceur et enthousiasme.

Ses propriétés médicinales sont : antiseptique urinaire et rénal, diurétique, antispasmodique, hépatoprotection (pour le foie), antalgique, anti-inflammatoire et cicatrisation. Il peut aussi traiter la fièvre, les calculs, les crises de goutte et les œdèmes. 

Hêtre

Il est le symbole de l’énergie, de la mémoire et du savoir. Réputé pour aider à gagner plus de confiance en soi et de sérénité, c’est néanmoins un arbre très fragile, à l’écorce fine : la moindre entaille qui lui est faite constitue une voie d’accès privilégiée pour les bactéries. Il peut aussi vous aider à apprivoiser votre solitude et à en faire une force vectrice de liberté.

On recommande souvent de consommer ses faînes, qui sont antiseptiques, vermifuges, font baisser et combattent la fièvre. Avec, on soignait la malaria, le paludisme, la diarrhée, les parasites intestinaux. En compresse, ses feuilles soignent les démangeaisons cutanées. 

Attention : purgatif à haute dose, il peut devenir toxique s’il est surconsommé.

Châtaignier

Sa présence rassurante développe notre capacité d’adaptation, notre bonhommie et notre empathie, et engendre générosité, respect et attention envers tout ce qui nous entoure.

Il est particulièrement efficace pour détendre muscles et articulations, diminuer les douleurs dorsales, apaiser les troubles respiratoires (bronchite, toux, coqueluche, irritation de la gorge), lutter contre les diarrhées et apaiser les rougeurs cutanées en cataplasme.

Une fois cuits, ses fruits peuvent se déguster à volonté, pour le plus grand bonheur de tous. 

Tilleul

Autrefois, les amoureux venaient se jurer amour et fidélité sous ses feuilles, car il en est le garant. Il développe votre sensibilité, vous aide à vous débarrasser de vos idées noires et de vos sentiments négatifs (colère, rancune, jalousie, etc.), à sociabiliser, à vous ouvrir au monde qui vous entoure et à vous apaiser.

Connu pour ses effets tranquillisants, il aide à traiter les troubles nerveux (maux de tête, palpitations, crises d’angoisse, tension, anxiété, fatigue) ainsi que tous les troubles digestifs liés au stress. Il favorise le sommeil et facilite l’endormissement, tout en luttant contre le rhume, la fièvre et les démangeaisons de la peau.

Il est parfois recommandé dans le cadre d’un régime pour maigrir, et associé à d’autres traitements pour traiter l’hypertension, et les troubles de la thyroïde. Enfin, sa capacité à éliminer les toxines nocives est reconnue.

Sources : 

http://japanization.org/les-bains-de-foret-la-solution-sante-miracle-des-japonais/
https://www.franceculture.fr/sciences/de-cinq-sens-a-neuf-sens
https://nospensees.fr/laromatherapie-le-merveilleux-pouvoir-des-odeurs/
https://www.franceinter.fr/emissions/l-edito-carre/l-edito-carre-15-mars-2018
https://www.maxisciences.com/gout/l-importance-de-l-education-au-gout-pour-les-enfants_art1387.html
https://www.pourquoidocteur.fr/Articles/Question-d-actu/26254-Sylvotherapie-prudence-d-enlacer-arbre#targetText=Respirer%20l’air%20pur%2C%20marcher,qui%20peuvent%20provoquer%20des%20d%C3%A9mangeaisons.
https://www.psychologies.com/Therapies/Developpement-personnel/Methodes/Articles-et-Dossiers/Sylvotherapie-le-pouvoir-bienfaisant-des-arbres/Shinrin-yoku-comment-profiter-des-bienfaits-du-bain-de-foret

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spirale herbe

Spirales d’herbes dans la tendance

By chez soi, Plantes et Jardin

Spirales d’herbes dans la tendance

spirale herbe

Peut-être l’avez-vous déjà aperçue dans le jardin de vos voisins sans vraiment savoir ce qu’elle était : avec sa forme en colimaçon, il faut dire que la spriale d’herbes a de quoi attirer le regard. D’autant plus qu’elle s’élève généralement sur au moins un mètre de hauteur !

Aussi appelée spirale d’aromatiques, ce parterre en relief représente une façon ingénieuse de cultiver vos herbes aromatiques. Vous voulez en savoir plus sur cette nouvelle tendance qui prend nos jardins d’assaut ? Voici ses bienfaits et plusieurs conseils à suivre si vous aussi, vous voulez en avoir une chez vous.




Pourquoi avoir une spirale d’herbes chez soi ?

Bien que la spirale d’herbes représente une jolie façon de décorer notre jardin, son design n’est ni son rôle premier, ni son avantage principal. Au départ, elle a été créée dans un objectif pratique.

En plus de générer une accumulation de chaleur bien plus importante que sur une surface normale, son format permet en effet de créer plusieurs microclimats qui favorisent la culture d’un grand nombre de plantes aux besoins différents, le tout dans un espace restreint.

Le sommet de la spirale profite d’un grand ensoleillement et de très peu d’humidité car l’eau de pluie s’écoule directement vers les niveaux plus bas. Les plantes qui s’y trouvent bénéficient donc d’un climat chaud et sec. En bas de la spirale, la terre, qui a récupéré l’eau des niveaux supérieurs, est très humide. Tout comme le sommet, la queue de la spirale profite aussi d’un bel ensoleillement, offrant ainsi aux plantes un climat chaud mais humide.

Dans les parties intermédiaires, on trouve un climat tempéré. Les plantes y bénéficient d’un ensoleillement partiel grâce à l’ombre apportée par les hauteurs de la spirale. Quant à l’humidité, elle est de plus en plus importante à mesure que l’on s’éloigne du cœur de la spirale, sans jamais tomber dans l’excès par rapport à ce dont les plantes ont besoin.

Mais ce n’est pas tout. En plus d’être idéale pour les plantes, la spirale d’herbes est aussi très pratique pour vous. Non seulement vous pouvez avoir de nombreuses herbes aromatiques à portée de main, mais elle demande aussi peu d’entretien.

Enfin, la spirale d’herbes sert d’abri à la faune de votre jardin. De nombreux insectes profitent des interstices entre les briques ou les rondins de bois qui forment la spirale pour y installer leur nid. Et, comme la nature fait bien les choses, la plupart d’entre eux font beaucoup de bien aux plantes, en participant à leur pollinisation ou en se débarrassant des autres insectes qui les attaquent.

3 conseils à suivre avant d’installer une spirale d’herbes

La construction d’une spirale d’herbes est accessible à tous. Il existe de nombreux guides sur internet qui vous expliqueront comment vous y prendre pas à pas. Pour plus de facilité, vous pouvez trouver des kits de construction de spirale d’herbes dans plusieurs magasins, tels que BENZ24.

Quoiqu’il en soit, avant d’installer votre spirale, quelques points importants sont à noter.

D’abord, vous ne pouvez pas la placer n’importe où. Pour réussir à former les climats recherchés, le centre de la spirale doit être orienté vers le nord. Dans l’idéal, votre spirale doit aussi se trouver dans un endroit qui soit à la fois ensoleillé et à l’abri du vent.

Ensuite, toujours pour recréer au mieux les différents climats, il est préférable de varier les types de sol. Ainsi, vous mettrez du sable et des cailloux au sommet de la spirale et des matériaux plus humides, tels que du compost ou du fumier, dans la partie la plus basse.

Enfin, vous devez évidemment veiller à mettre chaque plante à l’endroit qui bénéficie du climat qu’elle préfère. Au sommet, vous pouvez par exemple mettre de la lavande, du thym, du romarin, de la sauge, de la sarriette ou du fenouil. En bas, vous avez notamment le choix entre du basilic, de la menthe et du persil. Les plantes telles que l’origan et la pimprenelle trouveront, quant à elles, leur place sur la pente.

Alors, ça vous tente ?

A propos de l’auteur

Leonor RogisterDiplômée de l’Ecole de Journalisme de Louvain, Léonor Rogister s’est détournée du monde de l’actualité quotidienne pour s’intéresser aux news lifestyle. Amoureuse de la nourriture et des bonheurs simples, elle aime s’informer et informer sur tout ce qui touche au bien-être, peu importe la forme qu’il prend.

Léonor est expatriée depuis 2015 et a fait de plusieurs pays sa maison. Quand elle n’est pas en train de voyager, elle aime profiter du confort de son chez soi. Elle tient également un blog depuis des années sur lequel elle partage sa passion pour les voyages.

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