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engrais naturels

Engrais naturels – Tour de la question

By Plantes et Jardin

Engrais naturels – Tour de la question

engrais naturels

Inutile de le nier : nous utilisons tous des substances pour fertiliser nos sols et embellir nos jardins. Mais cette préoccupation peut vite avoir un coût, à la fois économique et environnemental. Heureusement, il existe des alternatives à l’achat d’engrais chimiques : grâce à ces astuces 100 % naturelles, vous pourrez prendre soin de la nature et de votre porte-monnaie.




Avant de commencer, quelques rappels

Il existe deux sortes de matières fertilisantes : les engrais et les amendements. Souvent confondus, ils ont pourtant deux fonctions bien différentes :

  • D’un côté, l’engrais sert à apporter à la plante des éléments nutritifs pour lui assurer une bonne croissance. On peut le trouver sous forme liquide, solide ou bien gazeuse. Il n’agit que sur la plante, et n’a pas d’effet sur le sol. 
  • De l’autre côté, les amendements, eux, améliorent la structure et l’état physique et chimique du sol. Bien souvent, on les incorpore directement lors de la plantation et du travail au sol. 

Aujourd’hui, nous nous intéresserons aux engrais, qu’on peut diviser en deux catégories : les engrais organiques et les engrais minéraux.

  • Les engrais organiques sont des fertilisants issus de déchets organiques ; avant de pouvoir être assimilés par les plantes, ils doivent donc d’abord subir une décomposition et/ou une minéralisation. Autrement dit, les éléments nutritifs sont libérés progressivement. À noter : certains engrais (notamment les engrais verts) peuvent, tout comme les amendements, enrichir le sol en matière organique.
  • Les engrais minéraux, eux, sont des fertilisants d’origine minérale, très concentrés, produits chimiquement ou bien à la suite d’exploitation de gisements naturels. Leur action est très rapide, car une fois en contact avec les végétaux, ils peuvent directement libérer des minéraux assimilables.

Pour un jardin vraiment naturel, l’engrais organique semble donc être la solution idéale. Néanmoins, tout n’est pas tout blanc ou tout noir : certains engrais minéraux aujourd’hui sont étudiés pour respecter un maximum les sols et éviter le lessivage, tandis que l’abus d’engrais organique peut conduire à une pollution des eaux par exemple. Les maître-mots pour un beau jardin sont donc modération et parcimonie.

Les incontournables engrais naturels

Le compost

compost

On ne le présente plus ! Composé de tous vos déchets organiques (pelures de fruits et légumes, tas de feuilles mortes, pain rassis, déchets de tonte et de taille, etc.), il suffit de le mélanger à la terre pour booster la fertilité du sol. 

Vous pouvez l’arroser de temps en temps pour éviter qu’il ne se dessèche. Une astuce pour un bon compost est de mélanger les déchets verts et bruns, respectivement à hauteur de 40 et 60 % environ.

Le fumier

Issu des déjections d’animaux (urine, excréments) et mélangé à de la litière (des végétaux), ce fertilisant qui peut paraître peu ragoûtant n’en est pas moins redoutablement efficace. 

Très riche en potassium, en phosphore et en azote, il stimule la pousse et la résistance des végétaux. Prenez garde néanmoins : chaque sol a ses spécificités, et tous les types de fumier ne lui conviennent pas. En outre, essayez de privilégier les fumiers dont vous pouvez vérifier la qualité (alimentation et conditions d’élevage des animaux).

Un trésor dans votre cuisine

Lorsque l’on essaie d’associer le concept de cuisine avec celui d’engrais, on pense le plus souvent au compost. Mais saviez-vous que tout un tas d’ingrédients et d’aliments peuvent aussi se révéler des engrais très efficaces ?

Le marc de café

Le marc de café est connu pour être un excellent engrais naturel. Riche en azote, en phosphore et en potassium, il est particulièrement efficace pour nourrir la terre et faire pousser de jeunes plants, ainsi que pour stimuler la croissance lors des rempotages. Les roses, les hortensias, les rhododendrons et les magnolias en sont particulièrement friands.

Il suffit d’en répandre une petite quantité au pied de vos plantes, ou bien de le mélanger à la terre en binant légèrement. Pour les semis, vous pouvez disposer une fine couche, qui aidera à la pousse. En outre, les vers et les mouches détestent l’odeur du marc de café, ce qui permettra de les tenir à distance.

Attention néanmoins à ne pas trop mettre de marc pour ne pas tuer les plantes. Également, veillez à ce que le marc soit bien sec lorsque vous l’utilisez.

Les résidus de thé

sachet de thé usager

C’est une vieille astuce de grand-mère : pour avoir de belles plantes, arrosez-les avec des restes de thé froid. Pour cela, récupérez vos sachets de thé usagés, faites-les infuser dans un arrosoir en ajoutant régulièrement de l’eau pour qu’ils infusent peu à peu, puis arrosez vos plantes avec cette eau.

Les hydrates de carbone présents dans les sachets sont très appréciés des plantes vertes, en particulier des orchidées.

Les peaux de bananes

Ne jetez plus vos peaux de bananes ! Très riches en potassium, en phosphore et en calcium, elles contribuent à la floraison et à la reproduction des plantes. Il vous suffit pour cela de récupérer les peaux, de les découper en petits morceaux et de les enterrer au pied de vos plantes. Les rosiers y sont très sensibles, mais de manière générale cette technique est utile pour toutes les plantes fleuries, qui en tireront des couleurs éclatantes.

Certain(e)s choisissent aussi de laisser infuser dans de l’eau des morceaux de peau de banane pendant au moins trois jours, puis pulvérisent cette eau sur les plantes ou les semis. 

Bien sûr, l’idéal serait d’utiliser des peaux de bananes issues de l’agriculture biologique, qui  contiennent moins de produits néfastes pour votre santé et pour vos sols.




Les coquilles d’œuf

Les coquilles d’œufs sont très utiles au jardin : non seulement elles permettent de lutter contre certains indésirables (fourmis, vers de poireaux), mais elles constituent aussi un engrais très efficace, car elles sont très riches en calcium.

Or, le calcium est fondamental pour une bonne croissance végétale. Par exemple, s’il vous est déjà arrivé de voir vos fleurs de tomate pourrir sur leurs plants, c’est un signe que votre sol manque de calcium.

Ainsi, pour bien utiliser les coquilles d’œufs, laissez-les sécher au soleil puis écrasez-les avec un rouleau à pâtisserie ou un moulin à moudre. Ensuite, répandez la poudre ainsi obtenue au pied de vos plantes, en mélangeant bien la terre. 

Bonus : réduites en petits morceaux, les coquilles d’œufs éloignent les limaces et les escargots.

Les engrais d’origine végétale

Dans cette catégorie, il faut distinguer les engrais d’origine végétale de l’engrais vert. Le premier correspond à l’utilisation de plantes décomposées que l’on répand sur les cultures, comme un engrais « traditionnel ». Le second en revanche désigne plutôt le fait d’utiliser les propriétés de plantes spécifiques.

L’engrais vert

Il s’agit de plantations qui ne sont pas censées être cueillies, mais plutôt utilisées pour enrichir le sol de matières organiques. Selon le cycle de la nature, ces plantes croissent, fleurissent, puis meurent et se décomposent dans le sol. Leur décomposition va ainsi apporter les éléments nécessaires à la bonne santé de votre terre. 

La moutarde, la vesce, les phacélies, la luzerne, le trèfle violet, le sarrazin et le navet sont autant de plantes très utilisées en tant qu’engrais vert.

Le purin d’ortie

orties

Avec cette technique, il faut être très précautionneux(se), puisque le purin d’ortie est à la fois un excellent engrais et un désherbant redoutable. La recette est la même, seul le temps de fermentation varie.

Pour fabriquer votre engrais, il suffit de ramasser des orties, de les hacher grossièrement puis de les faire macérer dans beaucoup d’eau (10 litres environ pour 1 kg de feuilles) et au soleil pendant 10 jours au moins. Ce qui différencie l’engrais du désherbant, c’est la fermentation : elle doit absolument être terminée pour que votre fertilisant soit efficace. Pour savoir si c’est le cas, il suffit de remuer avec un bâton la préparation : s’il n’y a pas de bulle, c’est bon, sinon il faut laisser reposer encore.

Une fois que la fermentation est terminée, filtrez la préparation pour garder uniquement la partie liquide, le purin, et arrosez vos plantes avec.

Attention, les orties sont extrêmement riches en azote, ce qui est très bon pour les plantes, mais peut finir par devenir toxique si vous en abusez, car elles gorgent le sol de nitrates. Il faut donc en utiliser en petites quantités. En outre, la préparation pouvant sentir extrêmement mauvais, il est conseillé de l’effectuer à l’écart de la maison et des endroits du jardin où vous vous trouvez souvent. 

D’autres plantes pour un purin fertilisant

Même si le purin d’orties est le plus connu, d’autres plantes peuvent être utilisées selon le même procédé pour un engrais naturel efficace :

  • La consoude, souvent utilisée en relais des orties, très riche en magnésium, cuivre, zinc, potassium, bore, fer et manganèse. Elle convient parfaitement aux plantes qui ont besoin d’un sol riche et favorise la floraison.
  • Le tourteau de ricin est à la fois un engrais et un répulsif anti-rongeurs (rats, campagnols, taupes, mulots…). Riche en azote, potassium et phosphore, il nourrit les plantes et fertilise le sol. On l’utilise comme fumure sur les pelouses et dans les potagers. Mais attention : le ricin produit une substance très toxique pour vous et vos animaux, et sa préparation doit être soumise à des normes très strictes. Renseignez-vous bien au préalable auprès de votre fournisseur et n’en abusez pas.

Les algues vertes séchées

Cette technique est certes réservée aux personnes habitant en bord de mer, mais elle n’en reste pas moins diablement efficace. Effectivement, les algues regorgent de bonne choses : oligo-éléments (manganèse, fer, bore, soufre), magnésium, calcium, potasse, azote, vitamines, hormones de croissance, etc.

Particulièrement recommandées pour les jeunes plants, elles protègent également les légumes des insectes et stimulent les résistances aux maladies.

Vous pouvez en acheter ou bien, lors de votre prochaine promenade en bord de mer,  ramasser les algues échouées sur le rivage. Dessalez-les ensuite en les rinçant au jet d’eau ou dans un bac, ou alors en laissant la pluie s’en charger en les étalant sur une zone vierge de votre jardin.

Puis faites-les macérer pendant 10 jours (environ 2 kg d’algues dessalées pour 10 litres d’eau) en les remuant souvent. Filtrez-les puis pulvérisez-en (en les diluant à 5%) ou utilisez-les pour arroser (dilution à 10%) vos plantes.

Attention, pour ne pas stériliser le sol, évitez les algues riches en iode (laminaires), et n’utilisez cette technique qu’une fois par an.




L’infusion d’herbe coupée

Riche en azote, l’herbe tondue est aussi un très bon engrais. Il suffit de remplir un seau de 25 litres avec de l’herbe coupée, de la couvrir avec de l’eau et de laisser reposer 3 à 5 jours. Diluez ensuite l’infusion (1 mesure d’infusion pour 9 mesures d’eau), et arrosez vos plantes avec.

Les engrais d’origine animale

Le guano

C’est une substance qui résulte de l’accumulation et du vieillissement de fientes d’oiseaux. En fonction des oiseaux, les types de guano sont différents, mais ils sont tous riches en azote, oligo-éléments et phosphore, ce qui permet de stimuler la croissance des plantes et d’enrichir le sol. L’effet du guano est très rapide.

Pour l’utiliser, il faut l’épandre sur le sol puis bien bêcher pour le faire pénétrer dans la terre, et arroser abondamment. On utilise environ 50 grammes pour 1 mètre carré.

La corne broyée

Engrais à l’action plutôt lente, riche en azote et en protéines, cet engrais s’utilise sur le long cours ; la plante peut donc puiser ce dont elle a besoin toute l’année. Elle est particulièrement efficace pour faire s’enraciner toutes sortes de végétaux (fleurs, légumes, pelouse, etc.). 

Après avoir humidifié la terre, répandez la corne broyée puis bêchez pour bien la mélanger au sol. Attention à ne pas en abuser à cause de sa forte teneur en azote.

Le sang séché

Utilisé plutôt au printemps en raison de la rapidité de son action, cet engrais est très riche en azote et ne brûle pas les racines des végétaux. Il aide les plantes fleuries à avoir des couleurs éclatantes et stimule la croissance des feuilles des légumes.

Les rosiers, les plantes vivaces et les arbustes en sont aussi très friands. Trouvable sous forme de poudre, il suffit de le mélanger à la terre pour une action très rapide. Comme pour toutes les plantes riches en azote, veillez à ne pas en abuser.

 Les farines d’arêtes de poisson

Regorgeant de phosphores, elles agissent surtout sur la croissance des racines, et favorisent la floraison ainsi que la résistance aux maladies, aux insectes et au froid.

Il n’y a aucun risque de brûlure et son action couvre le long terme. On peut l’utiliser sur tous types de sols, même calcaire : il suffit d’en répandre autour des plantes et de biner ensuite pour que la terre puisse l’assimiler.

Source

https://www.jardiniers-professionnels.fr/les-engrais-mineraux-ou-organiques/
https://blog.logic-immo.com/2014/03/decoration/j-amenage/compost-terreau-ou-fumier-lequel-choisir/
https://www.comment-economiser.fr/7-meilleurs-engrais-a-faire-soi-meme-pour-fertiliser-jardin.html
https://www.comment-economiser.fr/engrais-naturels-gratuits-plante-en-forme.html
https://astucesdegrandmere.net/5-engrais-naturels-gratuits-redoutablement-efficace/
https://jardinage.lemonde.fr/dossier-1092-engrais-naturels-organiques-mineraux.html
https://www.jardiner-autrement.fr/les-engrais/
https://www.consoglobe.com/engrais-naturels-jardin-bio-3906-cg/2

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Les désherbants naturels, pour nettoyer son jardin tout en respectant la nature

By Plantes et Jardin

Les désherbants naturels, pour nettoyer son jardin tout en respectant la nature

Vous en avez assez de ces mauvaises herbes qui envahissent vos jardins et étouffent vos plantes ? Vous n’avez plus le temps d’arracher chacun de ces indésirables à la main ? Vous voudriez un produit qui vous aide, mais vous ne voulez plus vous ruiner et avez des scrupules écologiques ? Ne cherchez plus : le désherbant naturel est fait pour vous.




Pourquoi passer au naturel ?

 Les désherbants chimiques incarnent la facilité. Certes, ils sont efficaces, mais voilà justement leur gros inconvénient : ils détruisent tout. Car ces « mauvaises » herbes, comme on les appelle, ou « adventices », sont avant tout des plantes sauvages qui contribuent à la biodiversité de nos jardins. Vous pouvez donc vous débarrasser de certaines herbes indésirables mais pas de toutes, car elles sont nécessaires, notamment pour les insectes qui s’en nourrissent, voire y vivent. 

En outre, ils contaminent les nappes phréatiques, tuent les insectes et micro-organismes, polluent l’environnement et les sols, et sont toxiques pour vous et vos animaux de compagnie. En bref, ils sont affreusement nocifs. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que l’OMS a classé la plupart comme « cancérogènes probables », et que la loi Labbé de 2019 interdit aux établissements publics et à l’Etat de vendre des produits à base de pesticides chimiques de synthèse. 

Si malgré tout vous souhaitez vous débarrasser de ces herbes, il existe des solutions qui coûtent moins cher, à la fois pour votre porte-monnaie et pour l’environnement. 

Le vinaigre blanc comme désherbant naturel

vinaigre blanc

Le vinaigre blanc contient de l’acide acétique, qui agit comme un herbicide, c’est-à-dire qu’il brûle les parties émergées des mauvaises herbes. Une fois quelles auront jauni, vous n’aurez plus qu’à les arracher. Même les plus résistantes ne perdureront pas.

Néanmoins, le vinaigre blanc reste un produit industriel, même s’il est utilisé dans de nombreuses recettes de grand-mère. Autrement dit, il ne faut pas en abuser : une quantité de vinaigre blanc trop importante peut acidifier le sol et la vie microbiologique, et donc modifier la fertilité du milieu. Voilà pourquoi il est absolument essentiel de le diluer et de l’utiliser uniquement avec un pulvérisateur.

De même, évitez de l’utiliser dans vos potagers et vos massifs. En fait, il convient mieux aux terrasses, allées, murs, et d’une manière générale aux sols où vous ne prévoyez pas de faire de culture.

Les recettes de désherbants à base de vinaigre blanc divergent, notamment au niveau de la quantité utilisée. Voici plusieurs propositions : 

  • Mélangez à proportions égales du vinaigre et de l’eau (1 dose de vinaigre = une dose d’eau), et pulvérisez le mélange sur les plantes que vous voulez arracher.
  • Ajoutez à 5 litres d’eau 1 kilo de sel iodé et 200 ml de vinaigre blanc puis pulvérisez. 
  • Incorporez 2 cuillères à café de savon noir à 1 litre de vinaigre, diluez dans un pulvérisateur et utilisez-le.

De préférence, pulvérisez ces mélanges par une matinée ensoleillée ; l’effet du vinaigre sera accentué, et vous éviterez que la pluie ne disperse le vinaigre et le sel, qui peuvent stériliser les sols. En outre, la chaleur du soleil aide le vinaigre à s’évaporer, pour éviter de trop endommager la terre. 

Le bicarbonate de soude comme désherbant naturel

De même, le bicarbonate  de soude est à utiliser plutôt sur des sols sans culture, car il peut facilement tuer vos légumes et/ou vos fleurs. L’avantage est qu’en plus de désherber, il freine également la repousse des adventices.  

Vous pouvez saupoudrer directement le bicarbonate sur l’endroit que vous souhaitez désherber, et laisser ensuite la rosée se charger d’en dissoudre les grains. D’autres préfèrent le mélanger à de l’eau, chaude de préférence, et pulvériser le mélange ensuite.

Une seule limite fondamentale : qu’importe la méthode, vous devez absolument respecter la dose maximale prescrite, soit 20 grammes de bicarbonate pour 1m². Il est dangereux d’en mettre davantage.

Deux à trois fois par an, de préférence en été et en automne, sont largement suffisantes.

Le purin d’ortie

Le purin d’ortie, s’il peut être très efficace, est à utiliser avec beaucoup de précautions, car il peut également s’avérer redoutable, puisqu’il constitue aussi un excellent engrais ; il ne faut donc pas se tromper sur les doses, sous peine de voir se produire l’effet exactement inverse de celui que vous désiriez. De plus, il est extrêmement riche en azote, et peut finir par devenir toxique pour les plantes et par gorger les sols de nitrates, ce qui est très néfaste. Il faut donc en utiliser de petites quantités, surtout lorsqu’il est pur.

Pour fabriquer votre purin, prenez entre 1 et 2 kg de feuilles d’ortie, coupez-les en morceaux et mélangez-les à 10 litres d’eau (de pluie, de préférence) dans un récipient couvert, mais pas totalement fermé. Laissez-le fermenter pendant 15 jours environ. La fermentation se traduira par la formation de petites bulles dans le liquide. Mélangez votre préparation une fois tous les jours. Passées les deux semaines, filtrez le liquide et versez-le sur les herbes que vous voulez détruire. N’en versez pas sur vos légumes.

La préparation de ce mélange dégage de très mauvaises odeurs, d’où son nom de « purin ». Essayez donc au maximum de vous éloigner de votre maison pour le concocter, afin de ne pas être incommodé(e) par l’odeur. 

Petite astuce : après avoir filtré votre préparation, vous pouvez récupérer les feuilles d’orties pour les ajouter à votre compost, pour accélérer la décomposition de la matière organique.




Le purin d’angélique

Voilà un désherbant que vous pouvez enfin utiliser sur vos parterres de fleurs et potagers. Comme le vinaigre blanc, le purin d’angélique va brûler la partie aérienne des mauvaises herbes, que vous n’aurez plus qu’à arracher pour en extraire les racines.

Le processus est le même, avec les quantités suivantes : 1kg d’angélique fraîche (feuilles et fleurs) pour 10 litres d’eau. Laissez ensuite fermenter pendant 2 à 3 semaines.

Une précision supplémentaire : pour plus d’efficacité, et de même que pour les préparations naturelles à base de plantes, le purin d’angélique s’utilise frais. Mais vous pouvez le stocker quelques temps dans un récipient opaque pour une meilleure conservation.

A noter : comme pour le purin d’ortie, il est préférable d’utiliser de l’eau de pluie. Si néanmoins l’eau que vous utilisez vient du robinet, le mieux est de la laisser reposer 48h à l’air libre afin de laisser le chlore s’évaporer, pour qu’il n’empêche pas le processus de fermentation.

L’eau de cuisson des pommes de terre ou des pâtes

eau de cuisson des pates

Cette technique est très utilisée pour se débarrasser des mauvaises herbes entre les dalles des allées, dans les cours, sur une terrasse… Et particulièrement efficace pour se débarrasser des mousses. 

Qu’elle soit salée ou non, l’eau de cuisson en général est très efficace pour désherber.  Mais l’eau de cuisson des pommes de terre et des pâtes est particulièrement puissante, car l’amidon qu’elle contient est néfaste pour les plantes. Le sel, quant à lui, brûle la racine des herbes indésirables.

Prenez garde cependant à ne pas en verser sur les plantes que vous souhaitez conserver. En outre, le sel, désherbant très efficace, est néfaste en trop grande quantité, car il attaque la micro biodiversité.

Son emploi est très facile : dès que vous avez fini de faire cuire vos aliments, précipitez-vous dans votre jardin pour verser l’eau encore bouillante sur les adventices.

Mais faites attention à ne pas vous blesser en vous brûlant la main ou les pieds, par exemple. Manipuler des ustensiles et de l’eau très chauds pouvant en effet s’avérer risqué, cette astuce est à éviter pour les maladroits !

La cendre et la chaux

Cet engrais naturel-ci va faire le bonheur de votre gazon ou de votre pelouse. En effet, s’ils sont infestés de mousse, vous n’avez qu’à saupoudrer de la cendre de bois sur les zones concernées pour désherber. La terre devient plus acide, et la mousse disparaît. Voilà pourquoi il ne faut pas non plus en répandre trop, trop souvent, au risque de déséquilibrer complètement l’équilibre naturel.

Par ailleurs, vous ne pouvez pas utiliser n’importe quelles cendres. En effet, si vous avez fait brûler des cagettes, veillez bien à ôter les agrafes des cendres. Faites attention aussi à enlever les gros morceaux de charbons qui n’ont pas été consumés. De plus, n’utilisez pas les cendres si le bois que vous avez fait brûler était traité, peint, vernis, contreplaqué, ou bien si vous avez utilisé un allume-feu chimique. 

Lorsque vous utilisez cette technique, veillez à bien rester sur la zone concernée. Vous pouvez aussi mélanger de la chaux à la cendre pour plus d’efficacité et pour des zones plus étendues. Petit plus : la chaux peut aussi empêcher la repousse, et peut être utilisée dans les allées et autour des terrasses.

Dans les deux cas, il ne faut pas utiliser cette méthode plus de deux fois par an et par zone. 




L’engrais vert

Certaines plantes sont connues parce qu’elles poussent rapidement et libèrent des substances qui sont nocives pour les plantes indésirables. On les appelle « engrais vert », ou « plantes tapissantes » pour certaines. C’est le cas par exemple des suivantes : 

  • Les œillets d’Inde, les roses d’Inde et les soucis, efficaces contre le chiendent.
  • Le sarrasin, dont les racines dégagent des substances empêchant les graines des mauvaises herbes de pousser. 
  • Le genévrier ou le santolin, qui cachent la lumière et gênent la pousse des herbes indésirables
  • La phacélie, le trèfle, la moutarde, qui produisent un feuillage et des racines si fournis et épais qu’ils contrarient le développement des adventices. 
  • Les cistes, dont les feuilles mortes tapissent le sol et empêchent toute mauvaise pousse. 

Le paillage

Le paillage n’est pas un désherbant à proprement parler, mais il permet d’empêcher la pousse et la croissance des mauvaises herbes. Et vous pouvez lui aussi l’utiliser dans votre potager et autour de vos plantes et de vos fleurs.

Le principe de cette méthode est de recouvrir le sol d’une couche de matière biodégradable. Ainsi, les mauvaises herbes, privées d’eau et de lumière, ne peuvent pas se développer. En outre, le paillis empêche l’évaporation de la rosée.

D’abord, vous devez bien biner la terre que vous prévoyez de recouvrir, et arracher soigneusement les herbes indésirables. Ensuite, déposez-y au moins 5cm (vous pouvez aller jusqu’à 10cm) de paillis.

Le paillis peut être fait en récoltant l’herbe de tonte, des écorces,  du compost, des copeaux de bois, de la paille, du lin, des fibres de chanvre, des ardoises… etc.

Le printemps est la meilleure saison pour l’utiliser, car la terre a bien commencé à se réchauffer. Si vous le faites en plein été, n’oubliez pas d’arroser la terre avant de la recouvrir de paillis.

Les désherbeurs thermiques

Ce sont des appareils qui vont libérer une chaleur très intense, que vous pourrez diriger vers les herbes que vous voulez faire disparaître. Les cellules de la plante, agressées, vont se dessécher et la plante va faner en quelques jours, y compris sa racine. Plus les adventices seront jeunes, plus il sera efficace.

Néanmoins, certaines plantes très résistantes (chiendent, plantes rampantes, plantes à racines pivot comme le pissenlit) nécessiteront un deuxième passage une dizaine de jours après le premier.

Cette technique ne pollue pas les sols, et peut être utilisée par n’importe quel temps. Mais elle est surtout prévue pour les allées, bordures ou terrasses. La zone de diffusion n’étant pas parfaitement précise, il est plutôt risqué de l’utiliser près de vos fleurs ou dans votre potager. Il peut aussi y avoir des restrictions en été dans les zones à fort risque d’incendie, donc renseignez-vous au préalable. 

A noter : les machines qui existent actuellement consomment de l’électricité, ou bien fonctionnent au gaz et rejettent du CO2. Ce n’est donc pas écologique à 100%… 

Les faux semis

Voilà une astuce assez retorse : elle consiste à stimuler la pousse des mauvaises herbes au printemps et à la fin de l’été, pour les arracher une fois qu’elles seront bien visibles. Ainsi, vos plantes pourront pousser en étant moins gênées.

Une quinzaine de jour avant le véritable semis, préparez la terre comme si vous vous apprêtiez à semer vos plantes en décompactant et émiettant. Si besoin, rajoutez du compost un mois avant le faux semis. Avec les premières pluies apparaîtront les premières herbes. Creusez quelques centimètres, et vous verrez les germes déjà bien développés des plantes qui ne sont pas encore visibles en surface. Ratissez en surface pour les enlever en veillant à ne pas faire remonter de nouvelles graines. 

Votre terre peut ensuite accueillir vos vrais semis, sans autre manipulation.

L’huile essentielle de basilic

A la fois désherbant et insecticide, il vous suffit d’en verser quelques gouttes dans votre arrosoir avant d’asperger les indésirables. 

Pour conclure : le sel, un vrai faux-ami

Le sel et le gros sel sont souvent utilisés pour lutter contre les mauvaises herbes, mais ils sont dangereux car ils stérilisent les sols et déstabilisent l’équilibre de la micro biodiversité. En outre, ils ne brûlent parfois pas la racine, donc leur efficacité est limitée.

Cette méthode est par conséquent à privilégier pour les interstices sols/murs ou pour des cours et allées pavées. Evitez au maximum de l’utiliser sur des sols fertiles.

Sources

https://jardinage.lemonde.fr/dossier-636-fabriquer-desherbant-100-naturel-eau-vinaigre-sel.html
https://positivr.fr/desherbant-naturel-recettes/
https://www.je-desherbe.com/desherbant-naturel/
https://monjardinmamaison.maison-travaux.fr/dossiers/conseils-jardinage/best-of-2019-idees-et-conseils-pour-le-jardin/8-idees-de-desherbants-naturels-116523.html#item=7
https://www.consoglobe.com/fabriquer-desherbant-ecolo-3168-cg/2
https://jardinage.lemonde.fr/dossier-842-desherbeur-thermique-desherbage-sans-polluer.html
https://www.gerbeaud.com/jardin/jardinage_naturel/faux-semis.php

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découverte forêt

Shinrin yoku – Sylvothérapie. Tout comprendre

By ailleurs, Dans la tête, dans le corps, Plantes et Jardin, Relaxation

Shinrin yoku – Sylvothérapie. Tout comprendre

découverte forêt

Avez-vous déjà entendu parler de la sylvothérapie, ou « médecine verte » ? Il est fort probable que oui, puisqu’il s’agit d’une thérapie alternative qui prend de plus en plus d’importance ces dernières années en France. 

Le principe est simple : la nature, et en particulier les arbres, vous aident à être au mieux de votre forme et à lutter contre le stress. Au Japon, cette philosophie de vie s’appelle le Shinrin yoku et est une pratique médicale à part entière, extrêmement populaire.

Vous souhaitez prendre soin de vous tout en vous connectant à la nature ? Le Shinrin yoku et fait pour vous, et nous allons dans ce cours vous donner les clefs pour débuter dans cette discipline et en faire une pratique efficace.




Qu’est-ce que le Shinrin yoku ?

Le Shinrin yoku en bref : 

En japonais, « shinrin » signifie « la forêt », et « yoku » désigne « le bain ». Le Shinrin yoku est donc littéralement un « bain de forêt », c’est-à-dire que l’on va essayer de se reconnecter avec la nature, de profiter de son harmonie en se promenant sous les arbres. 

En France, on reconnaît aussi les bienfaits des arbres, mais de manière un peu différente : la sylvothérapie ne consiste pas seulement à passer du temps avec nos amis à feuilles, mais carrément à les enlacer. 

En fait, il faut bien comprendre que pour les japonais, l’amour et le respect de la nature sont extrêmement importants : la forêt est notre mère à tous, et elle nous prodigue ses bienfaits, qu’il suffit de savoir reconnaître et accepter. C’est pourquoi un simple passage dans un endroit où vous serez entouré(e) d’arbres peut vous prodiguer de multiples bienfaits, pour peu que vous sachiez les saisir.

Comment ça marche

Même si cette thérapie peut sembler abstraite voire farfelue à première vue, plusieurs recherches scientifiques ont étudié le mode d’action du Shinrin yoku pour essayer de comprendre comment les arbres parviennent à apaiser certains de nos maux.

Les chercheurs ont fini par découvrir que ce sont des composés aromatiques présents dans les feuilles des arbres, les phytoncides et les terpènes, qui auraient cet effet bénéfique. Ce sont d’ailleurs des substances odorantes qui sont très utilisées en aromathérapie, et que l’on retrouve souvent dans les huiles essentielles pour leurs vertus curatives reconnues.

En outre, des études ont montré que l’inhalation de ces substances optimise l’action du système immunitaire, en augmentant le nombre de lymphocytes et de cellules tueuse naturelles (des globules blancs), ainsi que celui des protéines anti-cancer. La production de sérotonine (l’hormone du bonheur) est également stimulée, ce qui renforce les sentiments positifs et éloigne les sentiments négatifs, tout en ralentissant la production de l’hormone du stress (le cortisol).

Attention néanmoins : il s’agit d’une médecine préventive, qui en aucun cas ne peut se substituer à l’avis d’un médecin professionnel. Si vous souffrez de problèmes de santé, allez consulter un spécialiste avant d’entreprendre quoi que ce soit.

Bénéfices

  • La première motivation pour se mettre au Shinrin yoku est son effet anti-stress, justement parce que la production de cortisol (hormone du stress) est ralentie, au profit de celle de la sérotonine.
  • En outre, la fréquence cardiaque ralentit, ce qui indique aussi une baisse de stress, et contribue surtout à diminuer la tension artérielle.
  • On l’a vu, le système immunitaire est plus performant, ce qui permet de moins tomber malade, mais aussi de mieux récupérer après des opérations chirurgicales, et de mieux cicatriser, par exemple.
  • La digestion est favorisée par la marche, diminuant par exemple les problèmes de constipation.
  • Comme vous êtes plus détendu(e), vous dormez mieux, les divers troubles du sommeil disparaissent, les risques de démence diminuent, et votre système nerveux en est témoin : l’agressivité disparaît, ainsi que les sautes d’humeur intempestives. Votre moral est au plus haut grâce à la sérotonine.
  • Nos capacités de concentration, même chez les personnes souffrant d’hyperactivité ou de trouble de déficit de l’attention, s’améliorent.
  • La libido et l’énergie sexuelle seraient également développées par le Shinrin yoku.

Les fondamentaux pour une bonne pratique

cascade forêt

Etape n°1 : soyez à l’aise

Cela peut paraître évident, mais pour vous détendre, vous devez vous sentir bien. Et cette sérénité passe par une tenue vestimentaire adéquate. Vous n’êtes pas obligé(e) d’enfiler vos baskets et votre jogging, mais privilégiez des vêtements confortables, dans lesquels vous vous sentez bien.

Exit les talons aiguilles ou les cravates trop serrées, donc ! Sauf s’ils sont pour vous une source de confort, bien entendu.

Etape n° 2 : déconnectez ! 

Démunissez-vous de tout ce qui pourrait vous empêcher de profiter de votre bain de forêt et/ou vous perturber : téléphone, tablette, appareil photo, mp3, liseuse…

Nous éloigner de nos écrans et de toutes les technologies qui accaparent notre attention au quotidien est en fait la première phase du Shinrin yoku, voire de l’évolution vers un mode de vie plus sain.

En effet, selon plusieurs études, les français passent un peu moins de 2h par jour sur leur portable en moyenne, ce qui correspond à environ 26 jours sur un an ! Les plus touchés sont les 16-24 ans (plus de trois heures par jour), puis les 35-44 ans (78 minutes par jour en moyenne), et enfin les 55-64 ans (environ 30 minutes). Et c’est sans compter les autres écrans (télévision, ordinateur, etc.) ! 

Pour vous assurer de l’efficacité de ce moment, l’important est donc de vous éloigner de cette technologie perturbatrice. De même, si vous choisissez d’effectuer le Shinrin yoku à plusieurs, faites silence. Essayez de ne pas vous parler et de ne pas vous déconcentrer mutuellement. Dans l’idéal, éloignez-vous un peu les un(e)s des autres.




Etape n°3 : l’importance du lieu

Chaque personne étant différente, il n’existe pas de lieu parfaitement idéal pour tous. Vous devez vous laisser guider par votre instinct, par vos sens. La seule chose qui importe est de trouver un emplacement où vous êtes détendu(e), ou vous vous sentez bien. 

Il peut s’agir d’un endroit qui vous apaise parce que vous y sentez une odeur agréable, d’un lieu lié à des souvenirs d’enfance heureux… Cela peut effectivement être en forêt, ou tout aussi bien à la campagne, au milieu d’une plaine ou au bord d’un ruisseau. Vous pouvez choisir de mettre l’accent sur une odeur que vous appréciez, sur un bruit qui vous est agréable…

En fait, vous devez sentir une connexion avec cet endroit, vous devez ressentir de la joie et de l’apaisement lorsque vous vous y rendez et lorsque vous y pensez.

Evidemment, ce lieu doit être le plus possible éloigné du bruit incessant des villes, et contenir un maximum de végétation. Chaque fois qu’une pensée parasite vous viendra à l’esprit (travail, rendez-vous, emploi du temps chargé, etc.), le lieu que vous aurez choisi devra vous permettre de vous en éloigner et de retrouver la paix.

Une fois que vous vous serez éloigné(e) de votre stress quotidien, il s’agira d’ouvrir vos cinq sens au monde qui vous entoure. C

Ouvrez grand vos oreilles ! 

A première vue, le concept peut paraître simpliste : tout le monde sait comment se promener en forêt. Certes, mais cette fois-ci, il ne s’agit pas seulement d’entrer dans la forêt pour quelques instants : il s’agit de laisser la forêt entrer en vous. Et cela ne peut s’effectuer sans que vous choisissiez de vous ouvrir, et de mobiliser pour cela tous vos sens.

L’un de nos tout premiers sens

C’est prouvé, lors des premiers mois de vie, les bébés utilisent plus leur ouïe que leur vue. Si l’on stimule un bébé visuellement, puis auditivement, il réagira davantage à la première sollicitation. Vers 9 mois, ce comportement tend à disparaître puis à s’inverser : les bébés font plus appel à leurs yeux.

L’ouïe sert également à communiquer : par mimétisme, l’enfant va reproduire des sons jusqu’à apprendre à bien parler ; c’est donc un élément fondamental de construction de l’individu en société. 

En outre, saviez-vous que vos oreilles vous aident à vous repérer spatialement ? Par exemple, si jamais on cache un objet bruyant dans une pièce, vous allez le chercher non pas avec vos yeux, mais avec vos oreilles. C’est en entendant le bruit que vous serez à même de bien vous déplacer pour en trouver la source.

Le Shinrin yoku vous demande donc de faire appel à ce sens trop souvent oublié, afin de mieux vous connecter avec ce qui vous entoure.

Faire silence pour mieux entendre

Au Japon, terre d’origine de la discipline, il n’est pas bien vu de se promener en faisant du bruit dans la forêt. Il faut rester silencieux, même à plusieurs, à la fois pour ne pas déranger les autres promeneurs, mais aussi pour témoigner du respect aux êtres qui y vivent. 

Lors de vos séances de bain de forêt, respectez donc scrupuleusement ce besoin de silence. Il n’en sera que plus bénéfique, à la fois pour les autres et pour vous ; en effet, écouter s’apprend, et nécessite concentration et application.

Par conséquent, afin de développer votre ouïe, vous pouvez vous arrêter à un endroit, vous asseoir et vous concentrer. Inspirez puis expirez profondément, plusieurs fois. Détendez-vous, et laissez-vous envahir par les mille et un petits bruits de la nature qui vous entoure.

Concentrez-vous d’abord sur votre propre respiration, puis élargissez peu à peu votre champ d’écoute. Entendez l’eau couler, les insectes et les animaux s’affairer, éventuellement la pluie tomber autour de vous. Ecoutez la nature bruisser, le bois craquer, le vent souffler dans les feuilles. Peut-être que vous pourrez même entendre des animaux sauvages, en plus du chant des oiseaux ! 

Tous ces bruits de la nature sont bien différents de ceux des villes, qui eux sont générateurs de stress. Voilà pourquoi il est important que votre endroit fétiche soit éloigné des dérangements citadins : afin de ne pas tromper vos sens et de vous permettre de bien vous détendre, en oubliant, au moins pour un temps, vos préoccupations perturbatrices.

Dans un premier temps, vous pouvez fermer les yeux pour vous focaliser sur votre ouïe. Néanmoins, la vue est un sens également très important, qu’il faudra aussi travailler. 

Apprenez à voir

Nous utilisons nos yeux naturellement, sans même y penser, à chaque instant qui passe ; mais savons-nous pour autant réellement voir ?

Trouvez votre équilibre visuel et spirituel

Depuis l’Antiquité et Aristote, nous partons du principe que nous possédons cinq sens : l’ouïe, la vue, l’odorat, le toucher et le goût. Cependant, cela fait environ une vingtaine d’années que les chercheurs remettent cette conception en question : Aristote aurait certes définit les sens qui nous permettent de percevoir notre environnement, mais il ne se serait focalisé que sur nos sens externes. Or, il existerait également quatre sens internes : 

  • La proprioception, pour nous aider à situer nos propres membres
  • L’équilibrioception, qui nous permet de maintenir notre équilibre
  • La thermoception, pour éprouver les températures
  • La nociception, l’indicateur de douleur

Le sens externe qui fait le plus appel à la vue est ici l’équilibrioception. Si vous avez déjà essayé de tenir en équilibre en fermant les yeux, vous avez sans doute pu constater par vous-même qu’il s’agissait là d’un exercice très compliqué.

Vos yeux sont par conséquent des organes indispensables pour votre équilibre de vie, et grâce au Shinrin yoku, vous allez devenir apte à utiliser votre vision pour rester en équilibre, mais également pour en trouver un nouveau, afin d’atteindre une harmonie extérieure mais aussi intérieure. 

Créer de bonnes conditions visuelles

Saviez-vous que les écrans fatiguent vos yeux ? Plusieurs études scientifiques l’ont prouvé : la fatigue et la sécheresse oculaires, qui se traduisent notamment par des picotements, des migraines, des troubles de la vision, une incapacité à bien voir de loin (etc.), sont accentuées par une utilisation trop longue et fréquente des écrans. 

Si vous n’étiez pas encore convaincu(e) de la nécessité de vous déconnecter de vos écrans, pensez donc à votre santé visuelle : moins vous les regarderez, et plus vos yeux seront préservés.

Par conséquent, choisissez de vous concentrer plutôt sur la nature qui vous entoure. Vous pouvez décider d’adopter un coin de forêt qui vous plaît particulièrement, ou bien de vous promener en flânant le long des sentiers. L’important est d’observer le plus possible votre environnement, qu’il s’agisse de minuscules détails ou d’un ensemble d’éléments plus imposants.




Vos yeux vous soignent

C’est prouvé, les couleurs que nous regardons ont un effet sur notre bien-être. Une discipline, la chromatothérapie (ou chromothérapie / chromathérapie), est même spécialement dédiée à l’exploitation des couleurs de façon thérapeutique.

Or, on trouve dans la forêt de nombreuses couleurs nécessaire au développement et à l’augmentation du bien-être :

  • Le vert calme l’impulsivité. Il permet de maîtriser ses émotions, de se détacher de la violence, de l’impétuosité des sentiments. On le retrouve bien évidemment en observant les feuilles des arbres, les buissons, la mousse, l’herbe…
  • Le marron rassure et détend. Couleur des troncs et de la terre, le marron est une couleur quasi maternelle, qui exprime avant tout le réconfort et la douceur.
  • Le bleu favorise la concentration. Il est propice pour réfléchir en toute sérénité et avec efficacité, pour développer l’intuition et les perceptions sensorielles. Il est surtout présent lorsque l’on regarde le ciel ou l’eau.
  • Le jaune apporte l’énergie. Symbole du soleil, le jaune (comme l’orange) nous stimule, sans nous surexciter. Il accroît la vitalité et permet de lutter contre la déprime. 

Par conséquent, vous pouvez dans un premier temps vous attarder sur les couleurs de la nature autour de vous, puis petit à petit vous intéresser aux détails de ce qui vous entoure : les différents jeux de lumière à travers les feuilles des arbres, les reflets sur l’eau, les fleurs qui se balancent au rythme de la brise, les insectes qui courent dans l’herbe, éventuellement les animaux que vous réussirez à surprendre…

Peu à peu, vous redécouvrirez votre vision ainsi que les pouvoirs insoupçonnés de l’observation, et vous sentirez à nouveau la nature autour de vous. C’est pourquoi nous allons prolonger notre apprentissage, en faisant appel à notre nez.

L’importance de l’odorat

En général, et particulièrement si l’on habite en ville, dans un endroit avec peu de végétation, l’odeur typique des forêts est l’une des premières choses qui nous saute au nez lorsque nous en franchissons l’orée. Mais dans la pratique du Shinrin yoku, il ne suffit pas de subir toutes ces odeurs passivement : il faut les percevoir, les utiliser pour renforcer notre bien-être.

Un sens trop souvent sous-estimé

Généralement, on considère que l’homme a un odorat assez sous-développé en comparaison d’autres animaux (chiens, rats, éléphants, et même le serpent). Pourtant, il n’en est rien, et nous prenons en fait nombre de décisions chaque jour en fonction de notre nez, même si nous ne nous en rendons pas toujours compte.

Vous avez certainement déjà vécu cette expérience troublante : un jour, en vous promenant, en enfilant un vieux vêtement, ou encore en cuisinant, vous avez senti une odeur qui vous a soudainement projeté(e) longtemps en arrière, vous rappelant des souvenirs parfois enfouis loin dans votre mémoire. 

Cet événement s’explique par le fait que notre nez est tapissé d’une multitude de récepteurs olfactifs et de millions de neurones, qui, après avoir fixé les substances odorantes, les transmettent au cerveau. Or, la zone du cerveau liée à la perception des odeurs est directement rattachée à la zone du cerveau qui, elle, gère les souvenirs et les émotions. 

Par conséquent, votre odorat influence directement votre bien-être, et plus encore, votre santé. Ce n’est pas pour rien qu’au Moyen Âge par exemple, les médecins tentaient de diagnostiquer certaines maladies en reniflant les humeurs de leurs patients. Cette technique est d’ailleurs toujours d’actualité, notamment en Tanzanie, où l’on utilise des rats géants pour détecter les patients tuberculeux, avec un taux de fiabilité de 75%.

Ainsi, même si la pratique du Shinrin yoku ne va malheureusement pas vous doter du pouvoir de détecter les microbes autour de vous, elle va néanmoins vous apprendre à refaire confiance à votre odorat pour vous faire du bien.

Les odeurs du bien-être 

foret ponts mousse

Il existe des disciplines, comme l’olfactothérapie et l’aromathérapie par exemple, qui utilisent les odeurs pour renforcer le bien-être, la paix et la sérénité de chacun, mais aussi pour lutter contre de vieux traumatismes ou se libérer d’une addiction.

Ces deux méthodes consistent toutes deux à utiliser des odeurs provenant d’huiles essentielles, ou bien des extraits directs de plantes afin de se soigner. Leurs vertus curatives sont multiples, mais on note surtout une amélioration du sommeil, une baisse de l’anxiété et une lutte contre la dépression. 

Prenez garde cependant à ne pas vous lancer dans ce genre de cure seul(e) en humant tout ce qui vous passe sous le nez : certaines odeurs sont déconseillées car elles provoquent des effets indésirables (irritations, allergies…). D’autres peuvent même être toxiques.

Par conséquent, lorsque vous vous promènerez en forêt pendant votre séance de Shinrin yoku, la première chose à faire pour mettre à contribution votre odorat de manière efficace est de vous arrêter pour respirer à plein poumons. 

1, 2, 3… Inspirez ! 

Sentez l’air frais vous envahir. Ne vous en privez pas : en forêt, il est nettement moins pollué qu’en ville, ce qui ne pourra que vous faire du bien. Votre nez sera moins agressé, et donc plus à même de vous faire profiter de toutes ces odeurs naturelles et saines. 

Peu à peu, vous pourrez vous concentrer sur l’odeur de la végétation : la mousse humide, des feuilles que vous aurez ramassées, des fleurs près de vous… Sentez aussi l’odeur de la terre, celle de l’eau qui court. Inspirez puis expirez calmement et longuement. Profitez de cet instant privilégié en communion avec la nature.

Pour vous aider, voici les vertus de certaines odeurs que vous pourrez retrouver en forêt : 

  • Le pin sylvestre augmente la concentration et diminue la fatigue (physique et mentale)
  • Le cèdre renforce les émotions positives
  • Le cyprès aide à combattre le stress 
  • La menthe est utilisée pour soulager les troubles digestifs
  • La lavande soulage les problèmes de peau et la tension musculaire



Sachez toucher

C’est peut être la partie du Shinrin yoku qui semble la plus abstraite, voire la plus farfelue. En effet, à priori, on peut difficilement comprendre en quoi froisser des feuilles et caresser un arbre peut contribuer à améliorer notre bien-être.

En fait, plus qu’un approfondissement de chaque sens, le Shinrin yoku est un état d’esprit. Voici donc comment atteindre cette sérénité à travers le toucher.

Une communication discrète mais fondamentale

Le toucher est le tout premier sens que développent les fœtus (à partir de 2 mois environ), et le dernier que nous perdons à la fin de notre vie. Par ailleurs, une grande partie de la communication non-verbale se fait à travers le toucher. Par exemple, on recommande aux parents de garder une aisance dans le contact physique avec leurs enfants, quel que soit leur âge, car il s’agit à travers ces gestes de leur montrer leur affection, leur amour, leur soutien, ce qui contribue à renforcer les liens entre eux.

C’est aussi en touchant nos interlocuteurs, dans un cadre plus professionnel, que nous définirions leur statut social. Par exemple, une personne qui se sent en position dominante par rapport à vous n’hésitera pas à poser sa main sur votre épaule afin de vous convaincre. 

En tant qu’êtres humains, nous sommes constamment en demande de contact physique tout au long de notre vie, car la proximité corporelle participe à un bon développement personnel. Notre peau devient alors un organe sensoriel à la fois émotionnel et social. 

Toucher et être touché(e) pour se soigner

Plus encore, plusieurs études ont montré que le toucher avait un pouvoir calmant, voire curatif, non négligeable. C’est pour cette raison que les massages sont utilisés pour soulager les douleurs corporelles, que l’on prend spontanément la main d’un proche qui souffre, ou bien que l’on apprécie un câlin lorsque l’on est triste.

Bien sûr, en fonction des cultures ou simplement des caractères, le contact est plus ou moins apprécié. Mais on explique en général ces réactions positives, entre autres, par la libération d’ocytocine (l’hormone de l’attachement), qui contribue développer l’empathie, et à apaiser le stress et l’anxiété.

Le toucher aurait même un effet dynamique sur le système immunitaire : voilà pourquoi, instinctivement, lorsque nous avons mal quelque part, nous posons la main sur la partie douloureuse du corps en question. 

Renforcer sa perception du monde

Par le toucher, nous sommes donc capables de nous calmer et d’accroître notre harmonie. Or, le Shinrin yoku vous entraîne encore plus loin, car il vous aide, à travers ce sens, à mieux percevoir et maîtriser votre corps, ce qui va vous permettre d’affirmer votre conscience d’exister et améliorer votre estime de vous-même. 

Lors de votre bain de forêt, prenez donc le temps de vous adosser à un arbre, de l’effleurer. Ramassez des feuilles, laissez vos doigts courir dans les fougères, cueillez quelques brins d’herbe, caressez la mousse sur les troncs, tapotez l’eau qui coule… Si le cœur vous en dit, vous pouvez aussi vous asseoir ou vous allonger à même le sol.

Peu à peu, par petites touches, vous pourrez profiter de ce lien privilégié que vous allez créer avec la nature autour de vous. Vous n’aurez qu’à accueillir ses bienfaits en toute quiétude.

Prudence néanmoins : tout n’est pas inoffensif dans une forêt. Certains plantes et insectes peuvent se révéler dangereux. Il ne faut donc pas toucher tout et n’importe quoi, mais se cantonner à ce que l’on connait.

Et si vous essayiez de goûter ?

Depuis la nuit des temps, nos ancêtres trouvent de quoi manger dans la nature, qu’il s’agisse de viande ou bien de plantes. Par conséquent, pour renouer avec notre harmonie intérieure et profiter des bienfaits apportés par mère nature, quoi de plus normal que de les imiter afin de sentir les bénéfices de la forêt jusqu’au plus profond de notre corps ?

Enrichissez vos connaissances

Avoir bon goût est une faculté qui s’apprend. Depuis une dizaine d’années, plusieurs études ont montré que le travail du goût est nécessaire au bon développement de l’enfant. En effet, donner à manger à un enfant des aliments de diverses formes, tailles et couleurs lui permet de s’ouvrir, et d’élargir ses connaissances sensibles. Par la suite, cet enseignement l’aidera à l’avenir à être plus réceptif à la nouveauté, à l’inconnu, aux expériences. 

Et cette capacité, au-delà du goût, pourra s’appliquer à tous les domaines de sa vie. 

Plus encore, à travers notre réceptivité gustative, c’est notre culture qui s’exprime. C’est d’elle que dépend notre appétit ou notre dégoût pour certains aliments, saveurs, modes de préparation, accompagnements, condiments, etc. Par exemple, en Occident la consommation d’insectes reste très marginale, alors qu’en Afrique on peut en trouver à la vente ; de même, la vache, animal sacré en Inde, n’est pas mangée, alors que les bovins sont l’une des viandes les plus consommées en France.

Notre culture instaure donc en quelque sorte un cadre, qui nous confine à la consommation de certaines denrées, en occultant un large éventail de possibilités. Le Shinrin yoku vise à vous aider à réapprendre à goûter votre nourriture. Non seulement en vous reconcentrant sur le goût en lui-même, dans votre bouche, mais aussi en élargissant vos habitudes alimentaires.

On est ce qu’on mange

Rassurez-vous, le Shinrin yoku ne vous incite pas à partir à la chasse aux écureuils lors de vos promenades. En fait, on peut distinguer deux manières différentes d’exercer votre goût en forêt.

La première est tout simplement de manger en forêt. Vous pouvez apporter un pique-nique, choisir un endroit qui vous plaît, et vous installer pour déjeuner. Seul(e) face à vous-même, sans appareil électronique pour vous perturber, vous pourrez mieux que jamais vous concentrer sur la saveur de vos aliments et les (re)découvrir.

La deuxième technique consiste à manger des aliments de la forêt. Encore une fois, vous pouvez le faire de deux façons diverses. D’abord, vous pouvez par exemple respirer la bouche ouverte,  humer la forêt, consciencieusement et lentement. Vous pourrez ainsi en sentir tous les riches arômes : la terre, l’humus…

De manière un peu plus concrète, vous pouvez aussi choisir de cueillir des plantes comestibles pour les manger. En fonction de la saison, vous pourrez trouver des baies, des châtaignes, des herbes aromatiques et/ou médicinales, des fraises des bois, des mûres… Bien sûr, vous n’êtes pas obligé(e) de faire un repas complet avec vos trouvailles ; l’important est que appréciiez ce que vous trouverez, donc de privilégier la qualité à la quantité.

Les maître-mots lors de cette expérience sont patience et calme. Ce qui compte, c’est avant tout de prendre votre temps. Dégustez, sentez les saveurs envahir vos papilles.

Qui sait, peut-être qu’un goût oublié vous rappellera soudainement un souvenir heureux ?

Faites très attention cependant : dans la forêt, certaines plantes sont dangereuses, toxiques, voire mortelles. Ne vous précipitez pas sur des aliments que vous croyez reconnaître, car beaucoup de plantes nocives paraissent à priori comestibles. Ne mangez donc rien de ce que vous aurez ramassé si vous n’êtes pas absolument certain(e) que vous pouvez les consommer sans risque. En cas de doute, n’hésitez surtout pas à consulter un spécialiste.




Les précautions à prendre

Précautions, santé et sécurité

Se promener en forêt apporte de nombreux bénéfices, mais le contact avec la forêt peut parfois s’avérer dangereux ; aussi faut-il respecter quelques règles pour pratiquer le Shinrin yoku en toute sérénité.

La plus évidente, d’abord, reste la mise en garde lorsque vous décidez de manger des produits de la forêt : n’ingurgitez rien que vous ne connaissez pas, même si le produit a l’air appétissant, et ne consommez rien non plus tant que vous n’êtes pas sûr(e), sans l’ombre d’un doute, que cet aliment est comestible et sans danger.

Ensuite, comme nous l’avons évoqué dans une leçon précédente, faites attention à ce que vous touchez. 

La forêt fourmille en effet d’êtres vivants minuscules. On les retrouve partout : sur chaque arbre, chaque plante, chaque parcelle de terre ou de mousse, et également dans l’eau. Certaines chenilles par exemple provoquent des allergies et des crises d’urticaire, qui peuvent durer jusqu’à plusieurs semaines, voire être dangereuses, notamment pour les yeux ou parce qu’elles provoquent des œdèmes. Les piqûres de frelons, guêpes et abeilles peuvent elles aussi être dangereuses, voire fatales en cas d’allergie. 

Enfin, pensez à vérifier après chaque promenade, sur tout votre corps, que vous n’avez pas de tique. Ce n’est pas systématique, mais elles peuvent transmettre la maladie de Lyme. Si vous avez été piqué(e) et que vous ne savez pas comment vous y prendre, surtout ne tentez pas de l’ôter seul(e), vous risqueriez d’aggraver la situation. Consultez un médecin. Si vous avez réussi à vous en débarrasser vous-mêmes mais que votre peau comporte toujours des marques après plusieurs semaines, l’avis d’un professionnel de santé est là aussi nécessaire.

Méfiez-vous également des mauvaises rencontres : en forêt vivent des animaux sauvages. Ne cherchez pas à les toucher, et tenez-vous éloigné(e) des petits, même s’ils vous paraissent être seuls : en général, la mère n’est pas loin et prête à éloigner les dangers inopportuns. 

Ensuite, le contact avec certaines espèces de plantes peut s’avérer périlleux, car des mousses et des lichens peuvent engendrer des allergies, des intolérances, des démangeaisons importantes et extrêmement désagréables. En outre, même si vous n’en mangez pas directement, vous devez toujours faire attention à un simple contact avec certaines substances éventuellement toxiques qui peuvent quand même vous contaminer. C’est le cas si vous touchez un champignon vénéneux et que vous vous passez ensuite la main sur le visage ou dans les cheveux par exemple, ou bien si vous marchez dessus et que vous enlevez vos chaussures par la suite. Pour ces raisons, pensez à bien vous laver les mains en rentrant de balade.

Pensez également à vous munir du matériel adéquat : de la citronnelle contre les piqûres, une bouteille d’eau et un couvre-chef en cas de forte chaleur, des vêtements longs et couvrants (manches, bas de pantalon, éventuellement gants si vous prévoyez de beaucoup toucher les végétaux…), des bottes en cas de pluie, etc.

Pour éviter de vous perdre, restez près des chemins déjà tracés, ou ne vous éloignez pas de ceux que vous connaissez.

Précautions de pratique

On le répète encore : le Shinrin yoku ne peut en aucun cas remplacer un traitement médical pour les maladies graves ou nécessitant un traitement. Ce n’est pas une thérapie curative, mais un moyen de soulager son stress et de retrouver l’équilibre et l’harmonie intérieurs. En outre, tous les médecins ne sont pas convaincus par l’efficacité de cette méthode, notamment pour la réduction du cortisol produit.

Pour que le Shinrin yoku soit efficace, il faut le pratiquer autant que possible, et régulièrement. Les effets bénéfiques se font ressentir dès 20 minutes de marche en forêt. En général, on recommande au moins deux heures de pratique par semaine. L’idéal serait d’effectuer ces deux heures en une seule fois. D’ailleurs, certains stages organisent même des escapades qui durent plusieurs jours ! Evidemment, nous ne sommes pas tous identiques, donc la fréquence et l’efficacité de la pratique dépendront surtout de votre propre réceptivité. 

A chacun(e) sa technique

Nous allons nous pencher sur les diverses activités que le Shinrin yoku permet, afin que chacun(e) puisse trouver celle qui lui correspond le mieux. 

Il nous arrive à tous d’avoir des semaines chargées, et de devoir courir dans tous les sens en ayant l’impression de ne pas avoir une seule minute pour nous. Dans ce contexte, il semble tout à fait impossible de pouvoir débloquer deux heures entières dans notre emploi du temps pour prendre des bains de forêt. Heureusement, il existe plusieurs exercices différents, plus ou moins courts, qui peuvent s’adapter à divers laps de temps.

Laissez-vous guider 

Il existe en France nombres de stages de sylvothérapie, organisés par des coachs, des guides, des sylvothérapeutes, des « thérapeutes énergétiques »… Très répandus aussi à l’étranger, ce sont la plupart du temps des sorties communes lors desquelles un(e) professionnel(le) vous aide à ralentir, à vous connecter à la nature en ouvrant tous vos sens, et vous montre comment vous détendre et laisser la forêt vous aider. 

Ces séances peuvent également être individuelles, et dans ce cas on vous aidera à trouver un lieu qui vous conviendra parfaitement. 

Parfois, des programmes de Shinrin yoku proposent de réaliser des bilans de santé, avant et après la séance de Shinrin yoku, et un test psychologique avant. Ils servent, d’une part, à établir le programme qui vous sera le plus adapté, et d’autre part à en mesurer les effets après, pour le réajuster le cas échéant.

Méfiance cependant : vérifiez le sérieux et l’efficacité des organismes ou des personnes auxquelles vous faites appel. Il existe malheureusement de nombreuses escroqueries proposant des stages sans qu’aucun intervenant ne soit qualifié ni adéquat.

Le yoga

Comme nous l’avons vu dans une leçon précédente, le Shinrin yoku peut aussi bien s’effectuer dans une forêt que dans un parc en ville ou un jardin, pourvu que des arbres soient à proximité. Et vous n’êtes pas systématiquement forcé(e) d’enlacer un arbre ; ce qui compte, c’est d’en être entouré(e) pour en sentir les bienfaits.

Par conséquent, vous pouvez simplement choisir d’effectuer une séance de yoga au pied d’un arbre ou bien au milieu de plusieurs. Pour commencer, vous pouvez juste vous asseoir en tailleur et ouvrir vos sens. Puis vous pouvez effectuer quelques postures simples (le chat, le chien qui regarde en bas, la montagne, le guerrier 1 & 2, l’enfant…). Nul besoin de trésors de souplesse : l’important est de respirer à fond et de vous détendre, aussi bien au niveau des muscles que de l’âme.

Les balades

C’est l’activité la plus répandue. Elle est très simple et consiste uniquement à marcher en profitant de la forêt, et à s’arrêter de temps à autre afin de vous laisser envahir par ses bienfaits et son ambiance. Les maître-mots lors de cette activité sont : prendre son temps. Vous ne faites pas de randonnée, vous n’êtes pas chronométré(e). Vous devez vous laisser aller, simplement, et mettre tous vos sens à contribution pour découvrir et profiter de la forêt sous un nouveau jour. 

Pour les débutants, il est conseillé de marcher particulièrement lentement. Mais vous pouvez adopter l’allure que vous souhaitez, tant qu’elle vous convient et qu’elle vous permet d’apprécier le moment.

 Et bien d’autres encore

A vrai dire, la base du Shinrin yoku est de profiter des bienfaits des arbres et de la forêt. A partir de là, tant que vous respectez cette notion de détente et de lâcher-prise tout en mobilisant tous vos sens à 100%, vous pouvez pratiquer n’importe quelle activité qui vous fait plaisir. Laissez libre cours à votre imagination ! 

Voici quelques exemples d’autres activités possibles en forêt : 

  • Les pique-nique
  • La méditation
  • La lecture
  • Le dessin
  • L’observation des plantes
  • Le tai-chi

Point important : n’oubliez pas de respecter la forêt. Elle vous accueille et vous offre moults bienfaits, donc soyez-vous aussi bienveillant(e) en retour : ne jetez rien dans la nature, en particulier vos mégots de cigarette, ne détériorez rien et ne cueillez pas à outrance les végétaux, ne détournez pas les petits cours d’eau, etc. 




Ces arbres qui vous veulent du bien

Bonjour, et bienvenue dans cette dernière leçon sur le Shinrin yoku ! 

Aujourd’hui, nous allons étudier l’action spécifique de plusieurs arbres sur notre organisme. En effet, chacun d’entre eux possède des vertus qui lui sont propres. Si vous cherchez à produire un effet particulier sur votre organisme, il serait probablement judicieux de choisir l’arbre correspondant lorsque vous pratiquez vos exercices de relaxation, que vous lisez, ou bien simplement pour faire la sieste sous son ombre. 

D’après le docteur Qing Li, expert mondial de Shinrin yoku, tous les végétaux agissent de manière bénéfique. Cependant, tous ne sont pas égaux. Par exemple, le cyprès est particulièrement puissant, car il diffuse davantage de phytoncides que les autres. Il ajoute que les bénéfices sont d’autant plus importants lorsque vous vous trouvez dans un endroit avec une forte concentration d’arbres.

Voici donc un aperçu des bienfaits des arbres les plus présents dans nos forêts françaises. Qui sait, peut-être vous découvrirez-vous même par la suite un arbre de prédilection ?

Chêne

Il passe pour être le roi de la forêt, et est l’arbre le plus répandu en France. Ses nombreuses vertus ont de tout temps été exploitées, à la fois dans le domaine de la santé, mais aussi de la construction navale, par exemple. 

Il procure force, énergie et confiance. Si vous vivez actuellement de grands changements qui vous stressent (déménagement, emploi, régime, arrêt du tabac…), il saura vous aider à les aborder en toute tranquillité.

Son écorce était auparavant très utilisée pour ses propriétés astingentes (assèchement des tissus, aidant à la cicatrisation), antiseptiques et anti-inflammatoires. Consommer ses bourgeons aide à améliorer le tonus général et sexuel. Ils sont cependant déconseillés aux femmes enceintes.

Sapin et pin

Arbre de Noël par excellence, le sapin vous permet de mieux respirer, et par là de vous détendre, de retrouver la paix intérieure et de mieux vous reposer. Ce n’est pas pour rien que les cercueils étaient faits de ce bois : afin d’assurer un paisible repos éternel aux morts…

Le pin, lui, éveillerait en nous des sentiments familiaux et amicaux, pour nous recentrer sur nos proches. 

Distillée, la sève de leurs bourgeons et aiguilles devient de la térébenthine, très efficace pour expectorer, soigner les brûlures, inflammations, blessures et infections, et soulager certaines douleurs articulaires (rhumatismes, arthrite). Ce sont de grands alliés pour lutter contre les maladies de l’hiver (rhumes, sinusites, etc.). 

Bouleau

Source de renouveau, cet arbre est particulièrement indiqué en cas de coup de fatigue ou de déprime. Il insuffle de l’énergie et de la combativité, aide à aller de l’avant et à progresser dans nos projets. Il insuffle motivation, douceur et enthousiasme.

Ses propriétés médicinales sont : antiseptique urinaire et rénal, diurétique, antispasmodique, hépatoprotection (pour le foie), antalgique, anti-inflammatoire et cicatrisation. Il peut aussi traiter la fièvre, les calculs, les crises de goutte et les œdèmes. 

Hêtre

Il est le symbole de l’énergie, de la mémoire et du savoir. Réputé pour aider à gagner plus de confiance en soi et de sérénité, c’est néanmoins un arbre très fragile, à l’écorce fine : la moindre entaille qui lui est faite constitue une voie d’accès privilégiée pour les bactéries. Il peut aussi vous aider à apprivoiser votre solitude et à en faire une force vectrice de liberté.

On recommande souvent de consommer ses faînes, qui sont antiseptiques, vermifuges, font baisser et combattent la fièvre. Avec, on soignait la malaria, le paludisme, la diarrhée, les parasites intestinaux. En compresse, ses feuilles soignent les démangeaisons cutanées. 

Attention : purgatif à haute dose, il peut devenir toxique s’il est surconsommé.

Châtaignier

Sa présence rassurante développe notre capacité d’adaptation, notre bonhommie et notre empathie, et engendre générosité, respect et attention envers tout ce qui nous entoure.

Il est particulièrement efficace pour détendre muscles et articulations, diminuer les douleurs dorsales, apaiser les troubles respiratoires (bronchite, toux, coqueluche, irritation de la gorge), lutter contre les diarrhées et apaiser les rougeurs cutanées en cataplasme.

Une fois cuits, ses fruits peuvent se déguster à volonté, pour le plus grand bonheur de tous. 

Tilleul

Autrefois, les amoureux venaient se jurer amour et fidélité sous ses feuilles, car il en est le garant. Il développe votre sensibilité, vous aide à vous débarrasser de vos idées noires et de vos sentiments négatifs (colère, rancune, jalousie, etc.), à sociabiliser, à vous ouvrir au monde qui vous entoure et à vous apaiser.

Connu pour ses effets tranquillisants, il aide à traiter les troubles nerveux (maux de tête, palpitations, crises d’angoisse, tension, anxiété, fatigue) ainsi que tous les troubles digestifs liés au stress. Il favorise le sommeil et facilite l’endormissement, tout en luttant contre le rhume, la fièvre et les démangeaisons de la peau.

Il est parfois recommandé dans le cadre d’un régime pour maigrir, et associé à d’autres traitements pour traiter l’hypertension, et les troubles de la thyroïde. Enfin, sa capacité à éliminer les toxines nocives est reconnue.

Sources : 

http://japanization.org/les-bains-de-foret-la-solution-sante-miracle-des-japonais/
https://www.franceculture.fr/sciences/de-cinq-sens-a-neuf-sens
https://nospensees.fr/laromatherapie-le-merveilleux-pouvoir-des-odeurs/
https://www.franceinter.fr/emissions/l-edito-carre/l-edito-carre-15-mars-2018
https://www.maxisciences.com/gout/l-importance-de-l-education-au-gout-pour-les-enfants_art1387.html
https://www.pourquoidocteur.fr/Articles/Question-d-actu/26254-Sylvotherapie-prudence-d-enlacer-arbre#targetText=Respirer%20l’air%20pur%2C%20marcher,qui%20peuvent%20provoquer%20des%20d%C3%A9mangeaisons.
https://www.psychologies.com/Therapies/Developpement-personnel/Methodes/Articles-et-Dossiers/Sylvotherapie-le-pouvoir-bienfaisant-des-arbres/Shinrin-yoku-comment-profiter-des-bienfaits-du-bain-de-foret

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spirale herbe

Spirales d’herbes dans la tendance

By chez soi, Plantes et Jardin

Spirales d’herbes dans la tendance

spirale herbe

Peut-être l’avez-vous déjà aperçue dans le jardin de vos voisins sans vraiment savoir ce qu’elle était : avec sa forme en colimaçon, il faut dire que la spriale d’herbes a de quoi attirer le regard. D’autant plus qu’elle s’élève généralement sur au moins un mètre de hauteur !

Aussi appelée spirale d’aromatiques, ce parterre en relief représente une façon ingénieuse de cultiver vos herbes aromatiques. Vous voulez en savoir plus sur cette nouvelle tendance qui prend nos jardins d’assaut ? Voici ses bienfaits et plusieurs conseils à suivre si vous aussi, vous voulez en avoir une chez vous.




Pourquoi avoir une spirale d’herbes chez soi ?

Bien que la spirale d’herbes représente une jolie façon de décorer notre jardin, son design n’est ni son rôle premier, ni son avantage principal. Au départ, elle a été créée dans un objectif pratique.

En plus de générer une accumulation de chaleur bien plus importante que sur une surface normale, son format permet en effet de créer plusieurs microclimats qui favorisent la culture d’un grand nombre de plantes aux besoins différents, le tout dans un espace restreint.

Le sommet de la spirale profite d’un grand ensoleillement et de très peu d’humidité car l’eau de pluie s’écoule directement vers les niveaux plus bas. Les plantes qui s’y trouvent bénéficient donc d’un climat chaud et sec. En bas de la spirale, la terre, qui a récupéré l’eau des niveaux supérieurs, est très humide. Tout comme le sommet, la queue de la spirale profite aussi d’un bel ensoleillement, offrant ainsi aux plantes un climat chaud mais humide.

Dans les parties intermédiaires, on trouve un climat tempéré. Les plantes y bénéficient d’un ensoleillement partiel grâce à l’ombre apportée par les hauteurs de la spirale. Quant à l’humidité, elle est de plus en plus importante à mesure que l’on s’éloigne du cœur de la spirale, sans jamais tomber dans l’excès par rapport à ce dont les plantes ont besoin.

Mais ce n’est pas tout. En plus d’être idéale pour les plantes, la spirale d’herbes est aussi très pratique pour vous. Non seulement vous pouvez avoir de nombreuses herbes aromatiques à portée de main, mais elle demande aussi peu d’entretien.

Enfin, la spirale d’herbes sert d’abri à la faune de votre jardin. De nombreux insectes profitent des interstices entre les briques ou les rondins de bois qui forment la spirale pour y installer leur nid. Et, comme la nature fait bien les choses, la plupart d’entre eux font beaucoup de bien aux plantes, en participant à leur pollinisation ou en se débarrassant des autres insectes qui les attaquent.

3 conseils à suivre avant d’installer une spirale d’herbes

La construction d’une spirale d’herbes est accessible à tous. Il existe de nombreux guides sur internet qui vous expliqueront comment vous y prendre pas à pas. Pour plus de facilité, vous pouvez trouver des kits de construction de spirale d’herbes dans plusieurs magasins, tels que BENZ24.

Quoiqu’il en soit, avant d’installer votre spirale, quelques points importants sont à noter.

D’abord, vous ne pouvez pas la placer n’importe où. Pour réussir à former les climats recherchés, le centre de la spirale doit être orienté vers le nord. Dans l’idéal, votre spirale doit aussi se trouver dans un endroit qui soit à la fois ensoleillé et à l’abri du vent.

Ensuite, toujours pour recréer au mieux les différents climats, il est préférable de varier les types de sol. Ainsi, vous mettrez du sable et des cailloux au sommet de la spirale et des matériaux plus humides, tels que du compost ou du fumier, dans la partie la plus basse.

Enfin, vous devez évidemment veiller à mettre chaque plante à l’endroit qui bénéficie du climat qu’elle préfère. Au sommet, vous pouvez par exemple mettre de la lavande, du thym, du romarin, de la sauge, de la sarriette ou du fenouil. En bas, vous avez notamment le choix entre du basilic, de la menthe et du persil. Les plantes telles que l’origan et la pimprenelle trouveront, quant à elles, leur place sur la pente.

Alors, ça vous tente ?

A propos de l’auteur

Leonor RogisterDiplômée de l’Ecole de Journalisme de Louvain, Léonor Rogister s’est détournée du monde de l’actualité quotidienne pour s’intéresser aux news lifestyle. Amoureuse de la nourriture et des bonheurs simples, elle aime s’informer et informer sur tout ce qui touche au bien-être, peu importe la forme qu’il prend.

Léonor est expatriée depuis 2015 et a fait de plusieurs pays sa maison. Quand elle n’est pas en train de voyager, elle aime profiter du confort de son chez soi. Elle tient également un blog depuis des années sur lequel elle partage sa passion pour les voyages.

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Harpagophytum

Harpagophytum : Découverte d’une plante antidouleur

By chez soi, Plantes et Jardin, Soins

Harpagophytum : Découverte d’une plante antidouleur

Harpagophytum

Harpagophytum. Derrière ce nom très scientifique et peu facile à retenir se trouve une plante vivace aux fleurs pourpres et aux tiges rampantes qui pousse généralement sur des sols sablonneux et argileux. Originaire d’Afrique centrale et du Sud, elle est principalement cultivée par la Namibie, le Botswana et l’Afrique du Sud.

Si son nom vous impressionne, sachez qu’on la surnomme généralement « racine de Windhoeck » ou « griffe du diable ». Cette deuxième appellation, peu rassurante s’il en est, provient de la forme de sa fleur. En effet, elle est faite de petits crochets rappelant des doigts recourbés qui ont tendance à s’accrocher dans les pattes et le pelage des animaux, finissant par les blesser. Pour s’en débarrasser et ainsi soulager leur douleur, ils se débattent alors violemment, entrant dans une danse que certains qualifient d’endiablée.

Mais pourquoi s’intéresse-t-on à une plante qui parait aussi méchante? En réalité, il s’agit là de son seul inconvénient. Derrière son allure diabolique, la griffe du diable est en fait remplie de bienfaits. Paradoxalement, on l’utilise d’ailleurs principalement pour… éloigner la douleur!

Intrigués? Dans cet article, nous vous présentons son histoire et ses bienfaits, et nous vous expliquons comment l’utiliser pour en retirer le meilleur.




L’harpagophytum, de la sorcellerie à la science

On ne peut dire avec certitude à quand remontent les premières utilisations de l’harpagophytum. Tout ce que l’on sait, c’est que plusieurs peuples d’Afrique l’utilisaient déjà il y a plusieurs siècles pour les vertus qu’on lui connait aujourd’hui.

Ce n’est qu’au début du 20ème siècle que les Européens l’ont découverte à leur tour, grâce à la curiosité d’un fermier allemand vivant en Namibie. L’un de ses proches souffrait de rhumatismes et avait été guéri par le sorcier d’une tribu africaine. C’est en s’intéressant au remède utilisé que le fermier aurait fait la connaissance de l’harpagophytum.

Les scientifiques et les médecins européens ont commencé à s’y intéresser peu de temps après, donnant lieu à un certain nombre de recherches et d’essais cliniques. Ce n’est que des décennies plus tard, en 1989, que l’harpagophytum a été inscrite à la pharmacopée française. Aujourd’hui, elle est même reconnue comme ayant les mêmes effets que plusieurs médicaments traditionnels contre l’arthrite et les rhumatismes.

D’énormes quantités d’harpagophytum quittent l’Afrique chaque année pour exportation. Cependant, face à ce succès, les trois principaux producteurs de l’harpagophytum ont dû mettre en place des mesures pour réguler la récolte. Espèce sauvage difficile à cultiver, sa survie pourrait en effet être menacée par son succès grandissant.

Les 6 bienfaits de l’harpagophytum

devil claw

L’harpagophytum contient plusieurs principes actifs desquels elle tire ses bienfaits. Parmi eux, le plus important est sûrement l’harpagoside, qui lui donne des propriétés anti-inflammatoires et analgésiques. Outre cela, la plante renferme de nombreuses vitamines du groupe B, mais aussi de la vitamine C, du bêta-carotène et un grand nombre de minéraux, tels que le calcium, le magnésium et le fer. Voici ses 6 bienfaits principaux.

1) Elle soulage les douleurs articulaires

L’harpagophytum aide à apaiser de nombreuses douleurs, mais les douleurs articulaires sont sûrement celles pour lesquelles elle est le plus connue. Elle est notamment très utilisée contre l’arthrite, l’arthrose et les rhumatismes.

Grâce aux glucosides, aux flavonoïdes et au phytostérols qu’elle contient, l’harpagophytum a des vertus anti-inflammatoires et analgésiques très efficaces contre les douleurs articulaires. Elle diminue l’inflammation et aide à réduire la raideur en améliorant la mobilité et la souplesse des articulations. Cela aide non seulement à soulager les crises, mais aussi à diminuer leur fréquence.

Les effets de l’harpagophytum ont été démontrés par plusieurs études, tant et si bien que vous pouvez la trouver en pharmacie aux côtés des traitements antiarthritique et antirhumatismal. Mieux encore : elle est aussi efficace que certains médicaments traditionnels et offre de nombreux avantages supplémentaires. En effet, contrairement aux médicaments chimiques, elle ne provoque pas d’effets indésirables sur l’estomac et diminue significativement les effets secondaires de manière générale. Sans oublier que c’est un traitement entièrement naturel!




2) Elle prévient et apaise les douleurs liées au sport

L’harpagophytum est également très appréciée des sportifs, ce qui n’est pas surprenant quand on voit tout ce qu’elle peut faire pour eux. Elle aide à combattre les tendinites et les entorses, mais aussi les ruptures de ligaments et les douleurs musculaires. Et l’on peut profiter de son action aussi bien avant qu’après l’effort!

En effet, l’harpagophytum protège le cartilage, assouplit et fortifie les articulations et améliore l’élasticité des tissus musculaires et tendineux. Elle peut donc être prise avant une séance de sport intense pour prévenir les douleurs musculaires et articulaires. De plus, si vous la consommez régulièrement, l’harpagophytum vous aidera à prévenir les crampes musculaires.

Mais ce n’est pas tout. L’harpagophytum aide également à diminuer le temps de rétablissement suite à une blessure sportive, telle qu’une entorse ou une rupture des ligaments, et aidera à soulager la douleur. Enfin, elle favorise aussi le repos musculaire après l’effort, ce qui permet de mieux récupérer.

3) Elle diminue les douleurs lombaires

Si vous souffrez de douleurs dans le bas du dos, l’harpagophytum vous aidera à les calmer. Elle peut donc être utilisée par les personnes souffrant de lumbago ou de sciatique, par exemple.

4) Elle soulage la goutte

Grâce à ses propriétés anti-inflammatoires, l’harpagophytum favorise l’évacuation de l’acide urique. Cela permet de diminuer rapidement la douleur, car c’est l’excès d’acide urique dans le sang qui provoque la crise de la goutte.

Toutefois, notez que pour pouvoir profiter pleinement de l’action de l’harpagophytum contre la goutte, il est recommandé de l’utiliser en traitement de fond pendant deux mois minimum.

5) Elle ouvre l’appétit et facilite la digestion

Bien que très efficace contre les douleurs en tous genres, l’harpagophytum a d’autres tours dans son sac. Ainsi, utilisée sous forme de décoction, elle s’avère également utile quand vient l’heure de manger.

Grâce à son amertume, elle stimule l’appétit et peut donc aider les personnes qui souffrent de perte d’appétit. Cela a également un impact très positif sur la digestion car, en stimulant les papilles gustatives, l’harpagophytum envoie un signal à l’estomac. Celui-ci sait alors qu’il est temps pour lui de produire les sucs gastriques, qui jouent un rôle primordial dans la digestion.

Ainsi, l’harpagophytum permet de lutter contre de nombreux troubles digestifs, tels que la constipation, la diarrhée et la flatulence, et de soulager les malaises gastriques et intestinaux.

Enfin, son action sur la digestion a également une influence sur les douleurs arthritiques. En effet, celles-ci sont souvent liées à une mauvaise digestion, à cause des toxines que cela produit dans le corps!




6) Elle lutte contre les maladies et irritations cutanées

L’harpagophytum fait aussi des miracles sur la peau, en calmant et soignant de nombreux troubles cutanés. Elle peut ainsi être utilisée pour combattre le psoriasis, l’eczéma, l’acné et d’autres irritations ou allergies de la peau. De plus, associée à de l’aloé vera, elle peut soigner les brûlures superficielles.

Comment utiliser l’harpagophytum?

L’harpagophytum est vendue sous plusieurs formes. Vous pouvez trouver de la poudre obtenue à partir de sa tubercule séchée, mais vous la trouverez principalement sous forme de comprimés, de gélules ou de pommade. Votre choix dépendra de votre situation personnelle, mais aussi de vos préférences.

L’harpagophytum en poudre est utilisée dans des infusions ou des décoctions. Dans le cas de la première, il vous suffira de faire infuser 1 cuillère à café de poudre dans une tasse d’eau bouillante. Pour la décoction, généralement utilisée pour lutter contre les rhumatismes, le procédé est à peu près le même à ceci près qu’il vous faudra faire bouillir la poudre dans l’eau pendant une dizaine de minutes. Dans les deux cas, il est généralement recommandé d’en boire 2 à 3 tasses par jour. Toutefois, la dose recommandée peut dépendre d’un cas à l’autre, et il est donc toujours préférable de demander conseil à votre médecin ou à votre pharmacien pour vous assurer de suivre le traitement adéquat.

De leur côté, les comprimés et les gélules sont bien plus concentrés que la poudre. Ils sont notamment utilisés en cas d’inflammation chronique, de poussées d’arthrose ou de fortes douleurs de manière générale. On conseille souvent de les prendre pendant le repas ou juste avant. Quant à la dose, elle varie d’un cas à l’autre.

La pommade d’harpagophytum, elle, est surtout utilisée pour apaiser les irritations de la peau et les brûlures légères.

Notez enfin que, dans la majorité des cas, il est recommandé de prendre l’harpagophytum en traitement de fond pendant une durée allant généralement de quelques semaines à trois mois. En effet, bien que l’harpagophytum aide souvent à soulager la douleur de manière presque immédiate, vous ne profiterez entièrement de ses bienfaits que si vous suivez un traitement plus long.

Quelles précautions prendre lors de l’utilisation de l’harpagophytum?

Pour autant que l’on se limite au dosage qui nous a été prescrit, l’harpagophytum présente peu d’effets indésirables. Cependant, dans certains cas, elle peut provoquer des allergies, de légers troubles intestinaux ou une augmentation de la pression artérielle. Il est donc conseillé de commencer avec une petite dose et de l’augmenter petit à petit, mais aussi de mettre le traitement en pause si l’on constate une réaction indésirable.

Son utilisation est toutefois déconseillée à certaines personnes. C’est le cas si vous souffrez de troubles cardiovasculaires ou d’hypertension, mais aussi si vous êtes diabétiques. Les femmes enceintes ou allaitantes et les enfants ne devraient pas non plus consommer d’harpagophytum.

En outre, si vous souffrez d’ulcère gastrique ou à l’estomac ou de calculs biliaires, il est recommandé de consulter votre médecin avant de débuter un traitement à l’harpagophytum.

Et vous, seriez-vous prêts à faire confiance à l’harpagophytum pour soigner vos maux?

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fleurs de bach

Fleurs de Bach : 38 fleurs pour influencer nos émotions

By Dans la tête, Plantes et Jardin, Relaxation, Soins

Fleurs de Bach : 38 fleurs pour influencer nos émotions

fleurs de bach

Nous sommes nombreux à aimer les fleurs car elles apportent de la vie et de la couleur partout où elles apparaissent. Mais saviez-vous qu’elles renferment un pouvoir bien plus fort? C’est la théorie d’Edward Bach, un médecin anglais qui a consacré de nombreuses années de sa carrière à l’étude des fleurs.

Selon lui, certaines d’entre elles ont une influence sur nos émotions et peuvent changer notre état d’esprit. Ses travaux datent du début du 20ème siècle, mais ses élixirs à base de fleurs font encore fureur aujourd’hui dans le monde de la médecine alternative.

Mais sur quoi repose cette théorie? Quelles sont les fleurs de Bach? Que peuvent-elles faire pour nous, et comment les utiliser? Nous vous expliquons tout dans cet article.




D’où viennent les fleurs de Bach?

Edward Bach, né en 1886 et mort en 1936, était un médecin spécialisé en bactériologie qui portait un grand intérêt envers l’homéopathie. Sa vision est très différente de la médecine traditionnelle. En effet, il était convaincu que les émotions ont une influence directe sur la santé. Selon lui, la maladie est provoquée par un déséquilibre émotionnel, et c’est en retrouvant l’équilibre que l’on pourra atteindre la guérison.  À l’heure de soigner un patient, il s’intéressait donc plus à l’individu qu’il avait en face de lui et aux émotions que celui-ci ressentait plutôt qu’à la maladie dont il souffrait.

C’est après s’être rendu compte que certaines plantes provoquaient en lui une émotion spécifique qu’il a commencé à étudier le pouvoir des fleurs. Au total, après plusieurs années de recherche, il a regroupé 38 fleurs, chacune d’entre elles pouvant agir sur une émotion en particulier.

Il a ensuite réparti ces fleurs en 7 groupes différents, chacun d’entre eux répondant à une famille d’émotions qui peuvent provoquer des conflits internes :

  • La peur ;
  • L’incertitude ;
  • Le manque d’intérêt par rapport au moment présent ;
  • La solitude ;
  • L’hypersensibilité aux influences et aux autres ;
  • Le désespoir ou le découragement ;
  • La préoccupation excessive du bien-être d’autrui.

Les fleurs de chacun de ces groupes ont pour objectif de faire disparaitre ces conflits, qui ont une mauvaise influence sur notre état d’esprit. Comment peuvent-elles y arriver? En éveillant les qualités et émotions positives dont nous avons besoin pour lutter contre les conflits et éradiquer les émotions négatives qui les provoquent.

Autrement dit, les fleurs auraient le pouvoir de transformer une émotion négative en son penchant positif.

De la fleur à l’élixir

fleur de bach

Les fleurs de Bach sont vendues à l’état liquide. Mais comment ces élixirs sont-ils préparés?

Edward Bach recherchait une méthode naturelle pour soigner les maladies. Les élixirs ne sont donc pas remplis de produits chimiques et leur préparation est assez simple.

Tout d’abord, les fleurs sont cueillies dans la nature, loin de la pollution et des insecticides, lorsqu’elles sont en période de floraison. Elles sont ensuite mélangées à l’eau suivant deux techniques différentes : elles peuvent soit reposer dans l’eau au soleil pendant quelques heures, soit être plongées dans de l’eau bouillante.

Après cela, le liquide obtenu est mélangé à parts égales avec de l’alcool, qui permettra d’assurer sa conservation. Cette étape donne ce qu’on appelle l’élixir mère, et celui-ci sera ensuite de nouveau dilué dans un mélange d’alcool et d’eau.

C’est ce liquide final qui sera mis en vente pour soigner nos émotions.

Comment utiliser les fleurs de Bach?

Vous pouvez les diluer dans un bain ou les étaler sur votre peau en faisant de petits massages, mais la manière la plus courante d’utiliser les fleurs de Bach est par voie orale.

Ainsi, dans le cas d’une émotion passagère, il est conseillé de diluer 2 à 3 gouttes de l’élixir dont vous avez besoin dans un verre d’eau. Vous pouvez boire ce mélange 4 fois dans la journée, pendant 1 à 5 jours. S’il s’agit d’émotions plus fréquentes, il faudra alors faire un traitement plus long. Dans ce cas, en plus du verre d’eau dans lequel vous aurez dilué plusieurs gouttes d’élixir, vous pouvez poser 4 gouttes de l’élixir sur votre langue et renouveler 4 fois par jour. Suivez le traitement pendant environ 3 semaines.

Toutefois, bien que ce procédé puisse paraître facile, l’étape la plus difficile a lieu avant tout cela : il s’agit de savoir exactement quel élixir utiliser. En effet, il existe 38 fleurs aux pouvoirs différents, et on peut les utiliser seules ou les mélanger à d’autres pour obtenir l’effet désiré. Inutile de préciser que les options de combinaisons sont nombreuses!

Pour savoir vers quelle fleur se tourner, il est d’abord important d’identifier nos émotions. Heureusement, vous n’êtes pas obligés de faire ça tout seul! Il existe en effet des spécialistes agréés qui pourront vous guider et vous conseiller.

Enfin, notez que les fleurs de Bach peuvent être utilisées par tous et qu’il n’existe aucune contre-indication à leur utilisation.

Cependant, elles ne peuvent pas être utilisées pour remplacer des médicaments classiques. Si vous souffrez d’une maladie ou de troubles psychologiques plus sérieux, veillez donc à aller consulter un médecin pour suivre un traitement médical en complément des fleurs de Bach.




5 maux du quotidien contre lesquels les fleurs de Bach peuvent lutter

Grâce à l’effet qu’elles ont sur nos émotions, les fleurs de Bach peuvent soulager de nombreux maux de tous les jours. Notez que l’on mélange généralement plusieurs élixirs ensemble pour profiter du pouvoir de plusieurs fleurs à la fois, mais il est toujours conseillé de ne pas combiner plus de 6 ou 7 fleurs différentes.

Alors, concrètement, qu’est-ce que les fleurs de Bach peuvent faire pour nous?

1) Lutter contre le stress et l’angoisse

Le stress peut être provoqué par différentes émotions négatives. Ainsi, plusieurs élixirs peuvent être utilisés pour se détendre ou mieux vivre des situations stressantes. Selon les raisons de votre stress et votre situation en général, vous pouvez utiliser les fleurs de Bach suivantes, ensemble ou séparément :

  • L’Impatiens : cette fleur sert tout simplement à se relaxer. Elle aide à calmer votre esprit, mais aussi à vous rendre moins agité.
  • Le Marronnier blanc (ou White Chestnut) : si vous pensez toujours à de nombreuses choses en même temps et que votre cerveau ressemble plus à un bar bondé un samedi soir qu’à une balade matinale dans le parc du coin un jour de semaine, le White Chestnut est fait pour vous. Il aidera à faire taire toutes vos pensées et à faire revenir le calme dans votre tête. Vous ne penserez donc plus à vos soucis et à toutes ces choses que vous avez à faire. Idéal pour se déstresser!
  • Le Prunus (ou Cherry Plum) : il permet de mieux gérer les contrariétés du quotidien, et de rester calme au lieu de stresser ou de vous énerver. De plus, il vous aide également à vous contrôler et à gérer vos impulsions.
  • Le Saule (ou Willow) : il est fait pour vous si vous avez l’habitude de vous apitoyer sur votre sort ou de ruminer par rapport à des choses négatives qui vous sont arrivées.
  • Le Pin sylvestre (ou Pine) : si vous faites face à un échec ou à une situation difficile, le Pin sylvestre vous aidera à éviter de culpabiliser.
  • Le Marronnier rouge (ou Red Chestnut) : il aide à arrêter de se faire du souci et de s’inquiéter sans cesse pour les autres.
  • L’Hélianthème (ou Rock Rose) : cette fleur de Bach a pour but de vous empêcher de paniquer et d’arrêter d’avoir excessivement peur.

2) Combattre la tristesse et la dépression

Voici plusieurs fleurs qui vous permettront de mettre la tristesse de côté et de faire le plein d’entrain et de positivisme :

  • Le Saule (ou Willow) : le Saule aide à déstresser, mais aussi à vous redonner le sourire. En effet, en aidant à arrêter de vous apitoyer sur votre sort, il vous permettra également de voir le bon côté des choses et de vous concentrer sur tout ce qui va bien dans votre vie. C’est une attitude importante à prendre pour chasser la tristesse, car elle nous fait souvent voir tout en noir.
  • Le Mustard : en parlant de noir, le Mustard vous aidera à vous débarrasser des idées noires qui gâchent vos journées. Il est notamment recommandé dans le cas de baisses de moral soudaines et de déprimes saisonnières.
  • Le Charme (ou Hornbeam) : si vous éprouvez de la lassitude ou si vous vous sentez envahis d’une énorme flemme rien qu’en pensant à la journée qui vous attend, cette fleur de Bach est faite pour vous. En effet, elle vous redonnera de la joie et de l’entrain et vous donnera envie d’accomplir beaucoup de choses dans la journée. C’est important pour retrouver le moral!
  • La Star of Bethléem : elle vous aidera à reprendre goût à la vie si vous vous sentez déprimés et que rien ne vous fait sourire.

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3) Arriver à se lever le matin

Vous faites sonner votre réveil 5 fois de suite le matin avant d’enfin arriver à vous extirper du lit? Le matin est le moment que vous aimez le moins dans la journée, et vous arrivez même à le redouter?

Dans ce cas, il y a une fleur de Bach qui pourra vous aider à sortir du lit sans encombres : le Charme (ou Hornbeam). Comme nous l’avons dit plus haut, il permet de faire le plein de joie et d’entrain pour affronter la journée. Or, on le sait, il est toujours plus facile de sortir du lit lorsque l’on a une bonne raison.

En nous donnant la motivation et la volonté nécessaires pour accomplir un grand nombre de choses dans la journée, le Charme ne nous donne donc qu’une envie : sortir du lit pour commencer au plus vite!

4) Retrouver du tonus

Vous êtes épuisés après votre séance de gym, ou vous êtes simplement fatigués de vos journées de travail et vous vous sentez surmenés par rapport à tout ce que vous avez à faire? Voici les fleurs de Bach qui vous permettront d’éloigner l’épuisement et de retrouver l’énergie nécessaire pour vivre chaque journée à fond :

  • L’Olive : cet élixir aide lutter contre la fatigue, qu’elle soit physique ou émotionnelle, et à nous donner de la force et de la vitalité pour affronter toutes les tâches qui nous attendent. L’Olive peut être utilisée dans plusieurs situations : après une hospitalisation ou une maladie qui a pris toute notre énergie, en période de surcharge de travail au bureau, ou encore après un effort physique intense.
  • Le Charme (ou Hornbeam) : eh oui, encore lui! En effet, le Charme nous redonne de l’énergie  et nous aide à lutter contre la fatigue et l’épuisement.

maux fleurs

5) Aider à maîtriser son poids ou faire régime

Evidemment, il serait faux de dire que les fleurs de Bach peuvent nous faire perdre du poids. Cependant, elles peuvent nous aider à contrôler certaines émotions qui ont une influence sur notre prise de poids. En effet, notre bien-être émotionnel est étroitement lié à notre apparence physique!

Voici différentes fleurs de Bach qui peuvent aider à contrôler nos émotions et nos envies de manger le paquet de cookies en entier :

  • Le Prunus (ou Cherry Plum) : cet élixir aide à contrôler nos impulsions, aussi bien émotionnelles que physiques. Ainsi, il permet notamment de lutter contre le grignotage fréquent et incontrôlé et d’éviter de se jeter sur la nourriture à chaque contrariété.
  • La Muscade (ou Mimulus) : elle permet tout simplement de combattre les pulsions alimentaires, ou la peur d’y faire face.
  • Le Noyer (ou Walnut) : si vous doutez dès que vous devez prendre une décision et n’êtes jamais sûrs d’avoir fait le bon choix, le Noyer est là pour vous aider. Ainsi, si vous avez décidé de faire régime ou de contrôler vos fringales, il vous aidera à rester sur votre décision. Vous n’irez donc pas vous ruer sur la nourriture après deux jours de régime!

Evidemment, il existe un grand nombre d’autres situations dans lesquelles les fleurs de Bach peuvent vous aider, et ce sera à vous de les découvrir en fonction de vos besoins.

Notez toutefois que l’effet des fleurs de Bach n’est pas reconnu scientifiquement. Ainsi, si elles ont de nombreux adeptes qui ne jurent presque que par elles, certains affirment que le seul effet qu’elles ont est un effet placebo. Il ne vous reste donc qu’à tenter pour pouvoir former votre propre opinion!

Si vous avez déjà eu recours aux fleurs de Bach, n’hésitez pas à nous dire si elles ont fonctionné pour vous. Et si vous n’en avez jamais utilisées, cet article vous a-t-il donné envie de vous lancer?

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compléments alimentaires

Compléments alimentaires: tout savoir en 7 questions

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Compléments alimentaires: tout savoir en 7 questions

compléments alimentaires

Présents en nombre dans les pharmacies et les magasins spécialisés, les compléments alimentaires font de plus en plus partie de notre quotidien. Selon de récentes études, environ 1 Français sur 5 en consommerait au moins une fois par an.

Mais êtes-vous sûrs de tout connaître à propos de ces petites pilules? Saviez-vous qu’elles sont souvent décriées et que leur utilisation n’est pas aussi inoffensive que ce que l’on pourrait croire?

Pour vous aider à y voir plus clair, voici toutes les réponses aux questions que vous pourriez ou devriez vous poser sur les compléments alimentaires.




1) Un complément alimentaire, c’est quoi exactement?

Dans la loi européenne, les compléments alimentaires sont définis comme des « denrées alimentaires dont le but est de compléter le régime alimentaire normal et qui constituent une source concentrée de nutriments ou d’autres substances ayant un effet nutritionnel ou physiologique seuls ou combinés ».

En d’autres termes, ce sont des petites doses remplies de bonnes choses que l’on prend pour booster l’organisme et pallier à des carences nutritionnelles. Si, au départ, les compléments alimentaires ont été créés afin de lutter contre divers problèmes de santé, l’utilisation de ces petites pilules s’est vite étendue au bien-être et à l’apparence physique. On en compte des centaines sur le marché, parmi lesquels se trouvent des compléments alimentaires pour avoir de l’énergie, mieux dormir, lutter contre les jambes lourdes, ou encore pour faire pousser les cheveux, améliorer le bronzage ou perdre des kilos.

Les objectifs des compléments alimentaires sont donc divers et variés! Cependant, bien qu’ils représentent une sorte de combinaison entre un aliment et un médicament, aucun d’entre eux n’a pour but de remplacer une alimentation équilibrée ou un traitement médical. En effet, s’ils peuvent parfois prendre l’apparence des médicaments à côté desquels ils trônent dans les rayons de nos pharmacies, ils ne sont pas destinés à soigner une maladie, à moins que celle-ci soit entraînée par une carence nutritionnelle.

Les compléments alimentaires sont disponibles sans ordonnance, mais ils ne peuvent pas être vendus n’importe comment pour autant. Pour respecter la loi, ils doivent être vendus sous forme de doses, qu’il s’agisse de gélules, de comprimés, de pastilles, d’ampoules, de sachets de poudre ou de tout autre format. Ces doses contiennent une quantité pré-mesurée qui est spécifiquement calculée pour ne pas en consommer trop ou trop peu.

2) Que contiennent les compléments alimentaires?

Plusieurs éléments peuvent entrer dans la composition des compléments alimentaires :

  • Des vitamines : celles-ci sont largement utilisées dans les compléments alimentaires en raison de leur grande importance pour notre organisme, mais aussi parce que ce dernier ne peut pas les synthétiser de lui-même. Notre corps doit donc les trouver dans l’alimentation que nous lui procurons.
  • Des minéraux et oligo-éléments : ils sont notamment utilisés pour leurs vertus anti-oxydantes. Parmi les plus appréciés par les fabricants des compléments alimentaires, on trouve le sélénium, le magnésium, le fer, le zinc, le fluor et le calcium.
  • Des protéines et acides gras : ils peuvent être utilisés dans un but aussi bien nutritionnel que physiologique.
  • Des plantes : les compléments alimentaires font souvent appel à une vaste gamme de plantes grâce à tous les bienfaits qu’elles procurent. On n’y retrouve cependant pas certaines plantes qui sont uniquement destinées à la fabrication de médicaments, ce qui renforce la différence entre les compléments alimentaires et les médicaments.
  • Des extraits d’aliments : on le sait, certains aliments, tels que les fruits et les légumes, sont très bons pour la santé. Sans surprise, on en retrouve donc parfois dans les compléments alimentaires.
  • Des excipients et additifs : enfin, on peut également y trouver des arômes, des colorants ou encore des conservateurs.

Evidemment, la composition finale varie en fonction de l’objectif visé.

3) Pour qui les compléments alimentaires sont-ils faits?

Les compléments alimentaires se généralisent de plus en plus, et s’en procurer est aussi facile et anodin qu’acheter une simple boîte de bonbons. On croit donc souvent que les compléments alimentaires sont destinés à tout un chacun. Cependant, ce n’est pas le cas.

Ils ont été créés pour des personnes en bonne santé (rappelez-vous, il ne s’agit pas de médicaments!) qui font face à une carence nutritionnelle ou un risque de carence, que celle-ci soit transitoire ou plus permanente. Ce sont ces carences qui sont à la base des troubles que les compléments alimentaires ont pour objectif de résoudre. Cependant, tout le monde ne fait pas face à des carences.

Plusieurs groupes de personnes sont particulièrement ciblés par les compléments alimentaires, qui peuvent leur apporter un coup de pouce bienvenu en complément à une alimentation équilibrée.

1) Les femmes enceintes

Il est souvent conseillé aux femmes enceintes, ou à celles qui essaient de l’être, de prendre des compléments alimentaires à base de calcium ou de vitamine B9. En effet, ces nutriments deviennent encore plus importants pendant la grossesse car ils favorisent son bon déroulement et la bonne formation des cellules et du fœtus.

2) Les femmes ayant des règles abondantes

Les règles peuvent représenter une perte de sang abondante, ce qui entraîne une grande fatigue, jusqu’à parfois provoquer une anémie. Pour contrer cela, on suggère aux femmes dans cette situation de prendre des compléments de fer pendant leurs règles.




3) Les personnes âgées

Les personnes âgées ont souvent un grand besoin en calcium et en vitamine D, que l’alimentation seule n’arrive pas toujours à combler. Le calcium sert à renforcer les os et à les garder en bonne santé, tandis que la vitamine D favorise la fixation du calcium.

4) Les végétariens et végétaliens

Les végétariens et végétaliens, ainsi que d’autres personnes suivant un régime restrictif, ont souvent besoin de compléments alimentaires pour s’assurer de donner à leur corps tous les nutriments dont il a besoin. Ceux-ci contiennent généralement des protéines, de l’oméga-3, des minéraux et de la vitamine B12.

5) Les personnes souffrant de fatigue hivernale

Une partie importante de la population fait face à une grande fatigue en hiver en raison du manque cruel de soleil. Pour lutter contre cette déficience saisonnière, les personnes touchées peuvent faire une cure de compléments alimentaires à base de vitamines.

6) Et les autres?

Le besoin en complément alimentaire est quelque chose qui se décide au cas par cas. Ainsi, vous pourriez en avoir également besoin si vous fumez ou buvez beaucoup, si vous faites face à des problèmes digestifs récurrents qui empêchent une bonne absorption des nutriments ou si vous faites énormément de sport, par exemple.

Et qu’en est-il des compléments qui ont pour but de renforcer les ongles, faire pousser les cheveux, améliorer le bronzage ou aider à mincir, par exemple? Bien qu’affichant un objectif plus superficiel, ceux-ci visent aussi à régler des troubles qui proviennent de déficiences nutritionnelles. Encore une fois, ils ne sont donc pas faits pour tout le monde.

4) Les compléments alimentaires sont-ils nécessaires?

La question de la nécessité des compléments alimentaires se trouve souvent au centre de vifs débats, d’autant plus que certains compléments, tels que ceux à base d’oméga-3 et de vitamine C, ciblent tout le monde. Cela peut facilement porter à confusion!

Alors, qu’en disent leurs détracteurs? Et que répondent leurs partisans?

Ceux qui disent « non » : l’alimentation seule peut répondre à tous nos besoins

De nombreux scientifiques s’accordent pour dire que, dans la majorité des cas, une alimentation saine, équilibrée et diversifiée procure au corps tous les minéraux, vitamines et autres nutriments dont il a besoin au quotidien. Elle permettrait donc d’apporter tous les bienfaits que l’on trouve dans les compléments alimentaires, qui deviendraient alors inutiles.

Si, malgré tout, vous faites face à une carence, il suffirait alors de rééquilibrer votre alimentation pour y ajouter ce qui y manque, sans jamais devoir passer par les compléments alimentaires.

De plus, les détracteurs des petites pilules soulignent que celles-ci ne peuvent pas reproduire entièrement tous les nutriments contenus dans les aliments, ce qui signifie qu’elles ne contiennent pas tous leurs bienfaits. D’autant plus que chaque aliment contient un mélange complexe de nutriments qui s’associent les uns aux autres pour créer des bienfaits spécifiques, et que cette association n’est pas reprise dans les comprimés.

Ceux qui disent « oui mais » : avoir une alimentation parfaitement équilibrée, ce n’est pas si facile

Les partisans des compléments alimentaires expliquent qu’il n’est pas toujours facile d’avoir une alimentation saine et équilibrée au quotidien. Ceci est dû à de nombreuses raisons, parmi lesquelles on note les mauvaises habitudes alimentaires qui sont très ancrées dans notre vie quotidienne, mais aussi et surtout le rythme de vie actuel qui ne laisse pas toujours beaucoup de temps pour cuisiner et sélectionner les aliments que nous mangeons.

Mais ce n’est pas tout. En plus de nous forcer à suivre un rythme parfois effréné, la société actuelle s’attaque aussi à la qualité des aliments que nous mangeons. En effet, l’agriculture utilise de nombreux engrais chimiques qui ont tendance à faire baisser drastiquement la quantité de nutriments que les sols contiennent. Ces derniers ne peuvent donc pas transmettre autant de nutriments qu’ils devraient aux légumes, fruits et autres aliments qui mûrissent sur leurs terres. De plus, les procédés chimiques utilisés pour conserver les aliments, leur donner de la saveur ou les améliorer d’une façon ou d’une autre, augmenteraient le besoin en nutriments de notre organisme.




Et comme si ce n’était pas suffisant, les partisans des compléments alimentaires notent également que notre corps n’absorbe pas toujours très bien les nutriments qui sont présents dans notre alimentation. De nombreux facteurs, tels que le mélange d’aliments que nous mangeons ou les médicaments que nous prenons, auraient ainsi un impact sur l’absorption des nutriments. Dans certains cas, seule une petite partie des nutriments ingurgités serait alors finalement absorbée par notre organisme.

Tout cela amène les partisans de ces petites pilules à conclure que les doses journalières recommandées pour les différents nutriments sont parfois difficiles à atteindre sans l’aide de compléments alimentaires.

Cependant, ils s’accordent sur un point avec les partisans du clan opposé : quoiqu’il en soit, la prise de compléments alimentaires doit toujours s’accompagner d’une alimentation équilibrée. Cela augmentera leur efficacité.

5) Les compléments alimentaires sont-ils efficaces?

En parlant d’efficacité, comment peut-on savoir si les compléments alimentaires fonctionnent vraiment?

C’est là que ça se corse. En effet, tout d’abord, il faut noter que, lorsqu’ils sont vendus sur le territoire européen, les compléments alimentaires ne peuvent revendiquer les bienfaits d’un de leurs composants si ce bénéfice n’a pas été préalablement prouvé scientifiquement. Les composants choisis dans leur recette sont donc souvent remplis de bienfaits.

Cependant, contrairement aux médicaments, les compléments alimentaires ne sont pas tenus par la loi de prouver leur efficacité avant d’être mis sur le marché. L’effet final du complément alimentaire n’est donc généralement pas testé, et il ne se base que sur des théories.

Dans tous les cas, il est important de garder à l’esprit que les compléments alimentaires ne sont pas magiques. Ainsi, tout comme ils ne peuvent guérir une maladie à eux seuls, la simple prise d’un complément alimentaire ne peut pas non plus faire maigrir, ou encore moins rajeunir. Or, c’est ce que de nombreux compléments alimentaires essaient de nous faire croire en détournant les lois!

6) La consommation de compléments alimentaires est-elle dangereuse pour la santé?

Bien qu’ils paraissent inoffensifs, les compléments alimentaires présentent plusieurs risques.

La plupart d’entre eux proviennent de leur statut d’automédication. En effet, sans l’avis d’un médecin qui pourrait les aider à faire le bon choix et adopter les bons gestes, les consommateurs de compléments alimentaires peuvent vite se retrouver à faire n’importe quoi et à jouer avec leur santé, sans même s’en rendre compte.

Voici les risques principaux que présentent les compléments alimentaires.

1) Le surdosage

De nombreuses personnes pensent à tort que prendre plus de doses que ce qui est conseillé ne pourra que faire du bien. Or, c’est loin d’être le cas.

Au contraire, même, certains compléments alimentaires peuvent faire plus de mal que de bien s’ils sont pris en trop grande quantité! Selon les compléments, les effets indésirables en cas de surdosage peuvent être très légers comme très sérieux. Ainsi, vous prendriez par exemple le risque de faire face à des maux de tête, des nausées ou des vomissements, mais aussi d’endommager des organes ou de souffrir de troubles cardiovasculaires.

Pas besoin d’en dire plus pour expliquer à quel point le surdosage est mauvais pour la santé!

2) La compétition avec d’autres médicaments

Prendre des médicaments et des compléments alimentaires en parallèle peut avoir plusieurs effets néfastes. Non seulement cela peut provoquer des effets indésirables, mais cela peut aussi réduire l’efficacité du médicament.

Les problèmes de compétition valent aussi entre deux compléments alimentaires. Dans certains cas, l’absorption d’un composant peut être significativement réduite par d’autres composants présents dans un autre complément.

3) Les allergies et le cas par cas

Si vous êtes allergiques à des composants spécifiques, il est évidemment important de veiller à ce qu’ils ne se trouvent pas dans les compléments alimentaires que vous consommez. Cependant, certaines allergies peuvent se provoquer sans que vous vous y attendiez, notamment en raison des plantes présentes parmi les ingrédients et que nous n’avons pas l’habitude de retrouver dans notre alimentation.

Outre les allergies, de nombreux effets secondaires peuvent se déclarer en fonction de votre situation. Ainsi, par exemple, si vous êtes fumeurs, vous devez faire attention à limiter votre apport en bêta-carotène car celui-ci augmente la probabilité de contracter un cancer du poumon. Il est donc important de ne pas choisir un complément alimentaire qui en contienne.

4) Le manque d’études sur leurs effets

Nous l’avons dit, les compléments alimentaires ne sont pas tenus par la loi d’être testés avant leur mise sur le marché. Le mélange particulier de composants qu’ils contiennent peut donc provoquer des effets indésirables auxquels leurs fabricants n’auraient pas pensé.




5) Les compléments alimentaires achetés en ligne

Si les compléments alimentaires vendus sur le territoire européen font l’objet d’une réglementation plus ou moins complète, ce n’est pas toujours le cas des compléments vendus en ligne. Nombreux d’entre eux ne sont soumis à aucune réglementation. Résultat, non seulement une grande partie est inefficace, mais certains sont même dangereux. 

Certains compléments contiennent même des substances qui sont tellement mauvaises pour la santé qu’elles sont interdites en Europe. Or, celles-ci ne sont pas toujours renseignées sur paquet!

Si vous souhaitez achetez en ligne assurez vous de le faire sur un site certifié, soumis à des contrôles stricts, et capable d’en faire la preuve comme Dynveo. Ce laboratoire certifié BIO est installé dans le sud de la France et maîtrise ainsi 100% de sa chaîne de production. Pas d’excipient, pas d’additif. 

6) Quelques mots d’explications sur les excipients et additifs

Que sont les excipients ?

“Dans un médicament ou dans un cosmétique, le terme d’excipient désigne une substance qui n’est pas active. Son rôle est tout de même important puisqu’un excipient est destiné à donner des caractéristiques spécifiques au produit dont il est un composant : une consistance, un goût, etc. Le tout en évitant les interactions chimiques, notamment avec les principes actifs.

Certains excipients comme le sel, le sucre ou d’autres composants allergènes peuvent ne pas être totalement inertes pour certaines personnes. On parle, dans ce cas, d’excipients à effets notoires.

Le secteur de la pharmacie emploie un très grand nombre d’excipients. Les conservateurs, par exemple, servent à stabiliser un principe actif. Les délitants aident à une dissolution correcte. Les édulcorants permettent d’adoucir le goût d’une substance active. D’autres encore donnent une forme appropriée au médicament (gélule, liquide, suppositoire, etc.), permettent un meilleur ciblage ou en modifient la biodisponibilité.”

Source : https://www.futura-sciences.com/sante/definitions/medecine-excipient-15083/

Qu’est ce qu’un additif ?

“Les additifs alimentaires sont des substances ajoutées en faibles quantités aux aliments industriels pour en améliorer la saveur, la texture, l’apparence… Composés d’une molécule simple (contrairement aux ingrédients souvent plus complexes) ils possèdent tous un code, Exxx, attribué par la Commission du Codex Alimentarius.”

Source : https://www.futura-sciences.com/sante/definitions/medecine-additif-alimentaire-9179/

7) Quelles précautions prendre à l’heure de consommer des compléments alimentaires?

La recommandation la plus importante que l’on pourrait vous donner, c’est de consulter votre médecin avant de prendre des compléments alimentaires. Il pourra, d’abord, vous dire si vous en avez réellement besoin. De plus, il pourra vous recommander une marque en laquelle il a confiance et qui convient à votre situation personnelle, ainsi que vous faire part des précautions à prendre lors de son utilisation.

Il est d’autant plus recommandé de consulter un médecin si vous suivez un traitement médicamenteux, si vous êtes enceinte, ou dans le cas de consommation par des enfants ou des personnes âgées.

Si vous ne voulez pas consulter un médecin, il est d’abord important d’éviter le risque de surdosage. Pour cela, il faut évidemment respecter les doses et consignes d’utilisation indiquées sur les paquets, mais ce n’est pas tout. En effet, il est aussi important de ne pas prendre de nombreux compléments alimentaires différents en même temps, mais aussi de veiller à ne pas les consommer en parallèle à d’autres aliments qui contiennent les mêmes composants en grande quantité.

De plus, notez que les compléments alimentaires ne doivent pas être consommés de manière régulière, et qu’il est préférable de se limiter à des cures ponctuelles et temporaires. En cas d’une cure prolongée, de nouveau, l’avis d’un médecin est vivement recommandé.

Outre tout cela, restez toujours attentifs aux réactions de votre corps. Si vous repérez toute anormalité, il est conseillé d’arrêter la consommation du complément ou de consulter un médecin. Vous pourriez en effet faire face à des effets indésirables qui ne sont pas mentionnés sur la notice.

Enfin, il est important de ne pas acheter des compléments alimentaires n’importe où. Les pharmacies vous donneront l’assurance de trouver des produits qui respectent la réglementation européenne. Vous pourrez y bénéficier de conseils personnalisés 

Si vous passez par un site internet, assurez vous que ce dernier respecte la réglementation en vigueur, qu’il dispose de certifications et que la production des compléments soit parfaitement transparente. 

Dites-nous, utilisez-vous des compléments alimentaires? Etiez-vous au courant des débats qui les entourent? Dans quel clan vous trouvez-vous?




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Guarana : Bienfaits d’une plante venue tout droit d’Amazonie

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Guarana : Bienfaits d’une plante venue tout droit d’Amazonie

Le guarana est une plante aux fruits jaunes, oranges ou rouges originaire d’Amazonie. En Amérique latine, elle est très connue pour ses vertus énergisantes qui font d’elle un concurrent de poids au café. En effet, de toutes les plantes, c’est celle qui présente la plus haute teneur en caféine!

Ceci dit, ses bienfaits ne se limitent pas qu’à cela, et le guarana ne devrait pas être considéré seulement comme un substitut au café.

Dans cet article, nous vous présentons 8 de ses bienfaits. Mais avant cela, retour sur cette plante que l’on connait si peu en Europe…




Le guarana, un fruit aux vertus millénaires

Le guarana tiendrait son nom du peuple qui l’a découvert : une tribu indienne répondant au nom de Guarani. Pour retourner au moment de sa découverte, il faudrait remonter à plusieurs milliers d’années avant J.-C., quelque part dans la région amazonienne, entre le Brésil et le Venezuela.

À l’époque, elle était notamment un allié de choix pour les grandes expéditions en forêt. En effet, les Indiens ont vite décelé son pouvoir stimulant et ils l’utilisaient pour combattre la fatigue. Mais ils lui avaient aussi trouvé un grand nombre d’autres vertus intéressantes, et le consommaient notamment pour contrôler leur faim.

Généralement utilisé comme complément alimentaire, le guarana est souvent vendu sous forme de poudre ou de pilules, mais on en trouve aussi dans des boissons énergisantes. Outre la caféine, notez que le guarana contient de nombreuses vitamines, telles que les vitamines A, B et E, et des minéraux, parmi lesquels du fer, du calcium et du potassium.

8 bienfaits du guarana

guarana poudre

Le guarana aurait de nombreux bienfaits sur l’organisme. Voici les principaux.

1) Il aide à lutter contre la fatigue

Nous l’avons dit, sa haute teneur en caféine fait de lui un très bon stimulant naturel. Comme le café, le guarana a un effet stimulant sur l’organisme et sur le système nerveux, ce qui permet d’écarter la fatigue.

Cependant, le guarana et le café n’agissent pas de la même façon. En effet, le café permet de réveiller notre esprit une trentaine de minutes après en avoir bu une tasse, mais ce pic d’énergie ne dure que peu de temps. De son côté, le guarana nous donne de l’énergie pendant plusieurs heures. Ceci est dû au fait qu’il contient des tanins, qui permettent à la caféine d’être absorbée plus lentement. Résultat, son action stimulante dure plus longtemps, mais elle est aussi plus efficace.

Le guarana peut être utilisé pour combattre une fatigue passagère, mais aussi pour retarder l’heure d’aller dormir. C’est donc un très bon moyen de combattre le décalage horaire! De plus, il peut aussi être utilisé pour diminuer la fatigue provoquée par une radiothérapie ou une chimiothérapie.

Enfin, en plus de lutter contre la somnolence et l’endormissement, le guarana aide aussi à être plus vigilants et à rester en forme au cours de la journée. Il est donc efficace aussi bien contre la fatigue physique que contre la fatigue mentale.

2) Il favorise la mémoire et la concentration

En luttant contre la fatigue, le guarana aide aussi à améliorer nos capacités cognitives. Et non seulement il a un effet positif sur nos performances intellectuelles, mais il est aussi bien plus efficace que le café. En effet, le guarana augmenterait nos capacités mentales deux fois plus que le café.

3) Il améliore les performances sportives

Le guarana est aussi très apprécié des sportifs, et pour cause : il améliore l’endurance et augmente notre résistance à la douleur, tout en repoussant la fatigue. De plus, il augmenterait notre force musculaire. Pour toutes ces raisons, il est donc conseillé aussi bien pour les exercices de cardio que pour la musculation.

Mais le guarana a aussi un effet positif après l’effort. En effet, la caféine qu’il contient aide à mieux récupérer ainsi qu’à réduire les courbatures après une séance de sport.

4) Il aide à faire perdre du poids

Le guarana est très souvent utilisé pour perdre du poids, bien que son action amincissante n’ait pas été scientifiquement prouvée. Cela n’arrête pas les adeptes du guarana dans les régimes, qui expliquent son efficacité en se basant sur trois raisons.

Tout d’abord, grâce à la caféine qu’il contient, il a un effet brûle-graisses. En effet, en stimulant le système nerveux, la caféine favorise la libération d’adrénaline dans l’organisme et augmente le métabolisme de base. L’organisme a alors besoin de plus d’énergie que la normale pour fonctionner, et le corps va donc brûler davantage de graisses et de calories pour pouvoir lui fournir l’énergie nécessaire.

Ensuite, il favorise la sensation de satiété et serait même l’un des meilleurs coupe-faim naturels. Cela serait dû au théophylline et à la théobromine qu’il contient et qui permettent de réguler et diminuer l’appétit.

Enfin, en agissant sur la glycémie, il permet d’éviter les fringales à tous moments de la journée. Il aide aussi à arrêter les grignotages grâce à son action sur notre état d’esprit. En effet, il a tendance à nous calmer et à améliorer notre humeur. Or, c’est souvent le stress qui nous donne envie de manger entre les repas.

Cependant, le guarana ne peut être utilisé seul pour perdre du poids. Pour que ses effets fonctionnent, il doit être utilisé en combinaison à une alimentation saine et à de l’exercice physique régulier. À ce sujet, il est intéressant de rappeler que le guarana aide à améliorer les performances sportives. Or, qui dit meilleures performances sportives dit perte de poids plus rapide!  

5) Il améliore la digestion

guarana plante

D’une part, le guarana aide à lutter contre les problèmes intestinaux tels que les ballonnements.

D’autre part, grâce à ses vertus diurétiques et ses composants astringents, il est également très bon contre la diarrhée.

6) Il soulage les maux de tête

Sa haute teneur en caféine le rend efficace pour lutter contre les maux de tête nerveux. En effet, il améliore la circulation sanguine et diminue la tension nerveuse, ce qui permet de soulager directement le maux de tête ou la migraine.

7) Il aide à lutter contre l’apparition de certaines maladies

Le guarana a d’excellentes propriétés antioxydantes. Celles-ci aident à protéger les cellules contre les radicaux libres, mais aussi à réduire le stress oxydatif. Ainsi, il aide à prévenir le développement de plusieurs maladies, comme le diabète, les maladies cardiovasculaires et le cancer.

8) Il aide à préserver la peau

Toujours grâce à ses antioxydants, le guarana favorise la préservation de la beauté de la peau. En effet, il l’hydrate, aide à prévenir son vieillissement prématuré en favorisant la régénération des cellules, et permet à la peau de retrouver son éclat naturel.

De plus, le guarana a aussi des propriétés antibactériennes et antifongiques qui procèdent au nettoyage de la peau en profondeur. Résultat, il aide à diminuer l’acné.




Comment consommer le guarana?

Le guarana se trouve le plus souvent sous forme de poudre ou de gélules. La poudre peut être mélangée à n’importe quelle boisson, telle que du jus de fruit, de l’eau, un smoothie, du thé ou encore un cocktail alcoolisé. Mais vous pouvez aussi la mélanger dans un yoghourt, par exemple.

Au niveau des dosages, on recommande généralement de prendre 2 gélules ou 1 cuillère à café de poudre par jour, et il est préférable de ne pas dépasser 4 gélules ou 3 cuillères à café au quotidien. Si le guarana est utilisé dans le cadre d’un régime, il vaut mieux diminuer la dose, et ne pas dépasser 2 grammes par jour. Dans les deux cas, il déconseillé d’en consommer après 16h, pour éviter les troubles du sommeil.

Enfin, si vous l’utilisez pour augmenter votre effort sportif, vous pourrez en ingurgiter 2 à 5 grammes 1 à 2 heures avant l’effort sportif.

Un complément alimentaire à consommer avec modération

En raison de sa haute teneur en caféine, le guarana doit être consommé avec précaution.

Il est, d’abord, déconseillé aux enfants et aux femmes enceintes ou allaitantes, mais aussi aux personnes sensibles à la caféine et à celles qui souffrent de problèmes cardiovasculaires, de diabète, d’hypertension ou d’insomnies. De plus, si vous suivez un traitement médicamenteux, notamment à base d’aspirine, d’anticoagulants ou d’antidépresseurs, le guarana est aussi à éviter. En cas de doute, n’hésitez pas à consulter votre médecin.

Il est aussi vivement recommandé de ne pas dépasser les doses maximales journalières, car une surdose de guarana peut entraîner de nombreux problèmes. Ainsi, il peut provoquer des palpitations cardiaques et une augmentation de la tension artérielle, mais aussi des problèmes de déshydratation, des vomissements ou encore des crampes abdominales. Enfin, évitez d’en prendre tous les jours, car une prise trop régulière peut entrainer des problèmes de dépendance ou d’accoutumance.

Et vous, consommez-vous déjà du guarana ou est-ce la première fois que vous en entendez parler?

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Le raifort : Les bienfaits d’une plante oubliée

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Le raifort : Les bienfaits d’une plante oubliée

raifort

Le raifort, vous connaissez? Il y a des chances que son nom ne vous dise rien. En effet, alors que l’on connaissait déjà les bienfaits de cette plante à la racine biscornue dans l’Antiquité et au Moyen Âge, elle a fini par disparaitre de nos habitudes.

Il est donc temps de remettre le raifort au goût du jour!

Dans cet article, nous vous présentons ses bienfaits et nous vous expliquons comment le consommer.




Quels sont les bienfaits du raifort?

Le raifort présente de nombreuses vertus, certaines d’entre elles pouvant même concurrencer nos antibiotiques modernes! Voici les plus connues.

1) Il lutte contre les troubles digestifs

Le raifort est très efficace quand il s’agit de digestion. Tout d’abord, il favorise le transit intestinal et facilite la digestion. Il a aussi un petit effet laxatif et aide à diminuer les gaz intestinaux.

De plus, il fait le grand nettoyage dans les intestins car il aide à se débarrasser des parasites que l’on peut y trouver.

2) Il traite la sinusite et la bronchite

Le raifort aide à diminuer considérablement les symptômes liés à la sinusite et à la bronchite, en aidant notamment à décongestionner nos sinus et nos bronches.

Pour déboucher nos sinus, on peut ajouter à nos plats du raifort frais sur lequel on aura versé quelques gouttes de citron.

Cependant, ici, le raifort est plus efficace lorsqu’il est utilisé avec une autre plante.

Ainsi, que ce soit dans le cas d’une bronchite ou d’une sinusite, une étude a démontré l’efficacité d’un extrait de plantes dans lequel on retrouve du raifort et de la capucine. Utilisé par de nombreux patients, ce mélange a permis de diminuer les symptômes de la maladie de 80%, obtenant ainsi des résultats semblables à ceux d’un antibiotique.

3) Il aide à soigner les infections urinaires

Grâce aux substances antibactériennes qu’il contient, telles que l’allicine et la sinigrine, le raifort est capable de significativement soulager les infections des voies urinaires.

Le raifort a aussi un effet diurétique, qui permet également de lutter contre les infections urinaires.

4) Il soulage les rhumatismes et les douleurs articulaires

C’est là l’une des utilisations les plus anciennes du raifort. En effet, on l’utilisait déjà au Moyen Âge dans cet objectif-là.

Au niveau des douleurs articulaires, il est très efficace contre les douleurs provoquées par l’arthrose et l’arthrite. Pour les soulager, il est généralement utilisé en cataplasme, c’est-à-dire sous forme d’une pâte que l’on applique directement sur la peau.

5) Il calme les piqûres d’insectes

Le raifort aide à soulager les piqûres d’insectes en calmant les démangeaisons qu’elles provoquent, mais aussi la sensation de brûlure qu’elles peuvent parfois entraîner.

Dans ce cas-ci également, la plante s’utilise en usage externe. Il suffit d’appliquer sur la piqûre une pâte formée à base d’eau et de raifort séché.

6) Il combat la fatigue et renforce notre système immunitaire

Le raifort est très riche en vitamine C. Il en contient même plus que l’orange! À ce titre, il est très efficace pour renforcer notre système immunitaire.

Il peut aussi être utilisé en cas de manque de vitamine C dans l’organisme, et était d’ailleurs largement utilisé pour lutter contre le scorbut au Moyen Âge. Cette maladie, qui touchait principalement les marins et les prisonniers, provenait d’une profonde carence en vitamine C.

7) Il aiderait à lutter contre le cancer

Ce bienfait est encore à prouver, car aucune étude n’a été réalisée sur des humains jusqu’à présent. Cependant, le raifort montre des signes très encourageants de traitement du cancer chez les animaux.

Ses propriétés anti-cancéreuses proviendraient notamment de sa forte teneur en glucosinolates. Selon les études réalisées sur les animaux, il aide à combattre la propagation du cancer dans notre organisme.

8) Mais encore…

Parmi les bienfaits que l’on attribue au raifort, on peut aussi noter qu’il :

  • Favorise une meilleure circulation du sang et régule la tension sanguine ;
  • Lutte contre les aphtes ;
  • Détruit des bactéries tels que l’Escherichia coli et le staphylocoque doré ;
  • Aide à nettoyer les dents et à assainir l’haleine.



Comment consommer le raifort?

S’il est encore très consommé en Europe centrale, de l’est et du nord, le raifort n’est pas très commun chez nous. Vous vous demandez donc sûrement comment le consommer!

1) En cuisine

Tout d’abord, il faut savoir que le raifort a un goût très piquant qui ne plait pas à tout le monde. Pour vous donner une idée, on le surnomme « moutarde des Allemands » et on lui trouve souvent un lien avec le wasabi, que certains appellent « raifort chinois ». La plupart des poudres de wasabi contiennent d’ailleurs du raifort. Vous voilà prévenus!

Le raifort est généralement utilisé comme condiment, et on l’utilise notamment dans les sauces. Mêlé à de la crème fraîche, son goût est plus doux et se rapproche de la moutarde. Il se combine notamment très bien avec la charcuterie, la choucroute et le cabillaud.

Au supermarché, on le trouve d’ailleurs généralement sous forme râpée dans le rayon des condiments.

Mais vous pouvez le préparez vous-mêmes si vous arrivez à le trouver sous sa forme naturelle. Dans ce cas, il vous faudra alors commencer par peler sa racine. Une fois pelé, on le mange généralement sous forme râpée. Pensez à vous débarrasser des parties vertes, qui sont trop amères, ainsi que du cœur, qui est trop dur. Notez aussi que pour éviter qu’il ne s’oxyde trop vite, il est préférable de verser du jus de citron ou du vinaigre dessus.

Ses feuilles sont également comestibles, et peuvent être consommées crues (sous forme de salade) ou cuites.

2) En médicament

Si vous n’aimez pas son goût ou si vous voulez profiter de ses bienfaits sans devoir le manger, vous pouvez aussi le consommer sous d’autres formes, telles qu’un sirop, une pâte ou une infusion.

La forme à choisir dépend de ce que vous voulez soigner.

3) Quelques précautions à prendre

Le raifort présente toutefois quelques contre-indications.

Ainsi, il est fortement déconseillé chez les femmes enceintes ou allaitantes, et les très jeunes enfants.

De plus, si vous prenez des médicaments anti-inflammatoires ou des hormones thyroïdiennes, il est préférable de consulter votre médecin avant de le consommer. C’est également le cas si vous souffrez d’un cancer ou si votre pression artérielle est plus basse que la normale.

Enfin, notez que si vous en consommez trop, vous risquez de faire face à une irritation de l’estomac, de  la gorge et de la bouche.

Connaissez-vous déjà le raifort? Comment le cuisinez-vous?

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huile essentielle d’hélichryse : Pour lutter contre les bleus et le blues

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Huile essentielle d’hélichryse : Pour lutter contre les bleus et le blues

helichryse

Connaissez-vous l’hélichryse, ce petit arbuste aux feuilles couleur or ? L’huile essentielle que l’on crée à partir d’elle est très précieuse, non seulement parce qu’elle est rare mais aussi parce qu’elle est remplie de bienfaits.

Elle agit en effet aussi bien sur la peau que sur les muscles, ainsi que sur notre état d’esprit.

Voici ses principaux usages et ses précautions d’emploi.




L’hélichryse, une fleur méditerranéenne

L’huile essentielle d’hélichryse provient d’une plante caractérisée par ses fleurs jaunes et son parfum particulier : ses fleurs dégagent une odeur semblable à celle du curry !

L’hélichryse est aussi dénommée hélichryse italienne ou « immortelle ». Mais ne vous y méprenez pas : bien qu’elle présente de nombreux bienfaits, l’immortalité n’est pas l’un d’eux ! Ce surnom mystérieux provient plutôt du fait que ses fleurs ne fanent pas, même après avoir cueilli la plante.

Il existe d’autres types d’hélichryse, mais ils ne sont pas aussi puissants et efficace que l’hélichryse italienne. Celle-ci pousse sur le pourtour méditerranéen, alors que les autres sortes d’hélichryse sont plutôt présentes dans les Balkans et à Madagascar.

7 utilisations de l’hélichryse

L’hélichryse peut aider à soulager de nombreux maux, qu’ils soient physiques ou émotionnels. Voici les principaux usages pour lesquels elle fait parler d’elle.

1) Contre les bleus

L’huile essentielle d’hélichryse est particulièrement connue pour son effet contre les hématomes. C’est d’ailleurs le meilleur anti-hématome que l’on connait. Elle aide à éviter l’apparition de bleus après un coup ou un choc.

Pour cela, versez une trentaine de gouttes d’huile essentielle d’hélichryse dans une cuillère à café d’huile végétale. Les proportions doivent être de 20% d’huile essentielle pour 80% d’huile végétale. Vous pouvez utiliser l’huile végétale de votre choix, mais nous recommandons celle d’arnica, qui est également connue pour son action contre les bleus.

Appliquez ensuite le mélange sur la bosse ou l’endroit qui a subi le coup. Répétez environ 5 fois par jour.

Notez que si vous n’avez pas d’huile végétale sous la main, vous pouvez aussi appliquer 2 à 3 gouttes d’huile essentielle pure sur votre peau. Cependant, ceci ne peut pas être fait chez les enfants de moins de 12 ans. Dans leur cas, l’huile essentielle doit toujours être diluée dans de l’huile végétale avant de toucher leur peau.

2) Pour une belle peau

L’hélichryse présente de nombreux bienfaits pour la peau. Elle agit contre le vieillissement cutané et peut diminuer l’apparition des rides et ridules. De plus, elle peut faire disparaitre les cicatrices et autres problèmes de peau, tels que l’acné, la couperose et les vergetures, et lutter contre l’eczéma et le psoriasis.

Enfin, elle a un effet sur nos cernes. En bref, un grand nombre d’actions miraculeuses dans un simple petit flacon !

Pour profiter de son action sur vos rides et ridules, diluez-en 2 gouttes dans une crème de soin ou une huile végétale. Appliquez ensuite le produit sur votre visage, en massant bien. Vous pouvez répéter deux fois par jour, matin et soir. Faites de même si vous voulez combattre l’acné, la couperose, les vergetures ou des cicatrices.

Pour vos cernes, mélangez une goutte d’huile essentielle avec 4 gouttes d’huile végétale et appliquez le mélange sur vos cernes matin et soir.

Si vous avez subi une opération de chirurgie esthétique ou réparatrice et que vous voulez en faire disparaitre les marques au plus vite, l’hélichryse pourra aussi vous aider. Utilisez-la alors de la même façon que pour les cicatrices.

3) Pour une meilleure circulation sanguine

Grâce à son pouvoir drainant, l’huile essentielle d’hélichryse est aussi capable d’agir directement sur la circulation sanguine, en la tonifiant. Son action peut même aller jusqu’à détruire d’éventuels caillots de sang. Cela a notamment un effet sur les vergetures, la couperose et l’acné rosacée, mais aussi sur d’autres problèmes de circulation.

Dans ce cas, mélangez 5 gouttes d’huile essentielle d’hélichryse dans 20 gouttes d’huile végétale, telle que de l’huile de millepertuis. Massez la partie de votre corps concernée avec le mélange obtenu.




4) Pour soulager les douleurs musculaires

Antidouleur et antispasmodique, l’hélichryse agit sur les douleurs musculaires telles que les entorses, mais aussi sur l’arthrite et les rhumatismes.

Pour cela, mélangez l’huile essentielle avec de l’huile végétale d’arnica. L’huile essentielle doit représenter 20% du mélange, ce qui revient à une trentaine de gouttes d’hélichryse pour une cuillère à café d’arnica. À la place de l’arnica, vous pouvez aussi utiliser du baume de copahu. Massez ensuite la zone concernée de votre corps avec le mélange obtenu.

Dans le cas d’une entorse, vous pouvez aussi appliquer 3 gouttes d’huile essentielle pure directement sur la peau, en massant bien. Faites-le après avoir posé une poche de glace dessus pour refroidir le tout, et appliquez une fois par jour jusqu’à ce que votre entorse disparaisse.

5) Contre la tristesse et la dépression

Les plus poétiques d’entre nous aiment dire que, outre les bleus du corps, l’hélichryse aide aussi à lutter contre les bleus de l’esprit. Et c’est vrai !

Elle est efficace en cas de tristesse, de déséquilibre affectif (qu’il provienne d’une rupture sentimentale, de solitude ou d’une autre raison), de choc émotionnel et de dépression.

Dans ce cas, plusieurs options s’offrent à vous : vous pouvez décider d’utiliser l’huile essentielle en olfaction, en diffusion ou dans le bain.

Pour l’utiliser en olfaction, placez le flacon d’huile essentielle en-dessous de votre nez et inspirez lentement. Ecartez-vous ensuite légèrement du flacon et expirez lentement. Faites la même chose 5 fois d’affilée.

Pour l’utiliser en diffusion, versez-en quelques gouttes dans un diffuseur. Utilisez un diffuseur qui ne chauffera pas l’huile, et placez le diffuseur dans la pièce dans laquelle vous vous trouvez.

Enfin, dans le cas du bain, vous devez mélanger quelques gouttes d’huile essentielle à une base neutre, et verser le tout dans l’eau de votre bain.

6) Contre les angoisses et le stress

L’hélichryse a également une action calmante et apaisante, très utile pour lutter contre les angoisses, le stress, le surmenage et l’anxiété.

Pour cela, le procédé est pareil que dans le cas précédent : vous avez le choix entre l’olfaction, la diffusion et l’utilisation dans le bain.

De plus, vous pouvez aussi mélanger quelques gouttes d’huile essentielle dans de l’huile végétale. Appliquez ensuite le mélange sur vos poignets et vos plantes de pieds, en massant bien.

7) Contre l’insomnie

Si vous avez des difficultés à vous endormir ou si vous faites face à des crises d’insomnie au cours de la nuit, l’hélichryse pourra vous aider, particulièrement si ces troubles sont liés à un choc psychologique.

Ici, vous pouvez utiliser l’huile en olfaction ou la diffuser dans votre chambre. Dans les deux cas, faites-le 5 minutes avant d’aller dormir. En plus de cela, vous pouvez également verser une goutte sous la plante de chacun de vos pieds juste avant d’aller vous coucher.

fleur hélichryse

Précautions d’emploi

Comme pour toutes les huiles essentielles, l’huile essentielle d’hélichryse doit être manipulée avec précaution.

Tout d’abord, sachez qu’elle est vivement déconseillée chez la femme enceinte ou allaitante, ainsi que chez les enfants de moins d’un an. Il est également préférable d’éviter de l’utiliser chez les enfants de moins de 6 ans, ou en tout cas de le faire avec précaution et de veiller à ne jamais la poser pure sur leur peau. Enfin, si vous êtes sous traitement anticoagulant, son usage vous est vivement déconseillé.

Et vous, utilisez-vous cette huile essentielle ? Dans quelles situations vous aide-t-elle ?

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