Kinésithérapie: applications, techniques utilisées et origine

By 15 October 2018index

Kinésithérapie: applications, techniques utilisées et origine

kinesitherapie

La définition de la kinésithérapie se trouve dans son appellation-même. La première partie du mot provient de « kinêsis », un terme qui signifie « mouvement » en grec ancien. « Thérapie », de son côté, renvoie au traitement d’un patient. Il s’agit donc d’un traitement par le mouvement.

Le mouvement est sans aucun doute au centre de la kinésithérapie, car il fait partie aussi bien de son objectif que de sa méthode de soins. En effet, le but du kinésithérapeute est d’aider le patient à retrouver sa liberté de mouvement, l’intégralité des gestes qu’il a un jour été capable de faire, en s’attaquant aux douleurs musculaires, articulaires ou osseuses auxquelles il est confronté. Pour y arriver, le kinésithérapeute peut faire appel à un grand nombre de mouvements différents, tels que de la gymnastique et du renforcement musculaire, ou encore des massages et des étirements.

Discipline paramédicale, la kinésithérapie a réussi à se faire un nom dans le monde médical. Elle agit maintenant en complément à la médecine traditionnelle car le kinésithérapeute travaille sur base d’une prescription médicale, généralement délivrée par un médecin généraliste. Son action peut être aussi bien curatif que préventive.

Bienfaits de la kinésithérapie

La kinésithérapie peut intervenir dans un très large éventail de situations, et il serait difficile d’en proposer une liste exhaustive.

Elle est souvent utilisée dans un objectif de rééducation. Il s’agit alors de permettre au patient de retrouver ses capacités fonctionnelles après un accident, une intervention chirurgicale, une maladie ou un traumatisme quel qu’il soit. Ainsi, on peut par exemple y faire appel pour rééduquer le corps après une fracture ou une entorse. Elle est également efficace en cas de scoliose, de lombalgie ou d’arthrose, ou pour régler des problèmes posturaux. Enfin, la kinésithérapie peut aussi intervenir dans le cas de problèmes provenant du domaine neurologique, en aidant notamment les personnes paralysées.

Outre le soin et la rééducation, la kinésithérapie joue, dans certains cas, un rôle préventif. C’est le cas, par exemple, si l’on veut diminuer le risque de récidive après une rééducation. Les personnes âgées peuvent également y faire appel pour entretenir leur forme physique et s’assurer de garder une liberté de mouvement maximale.

Mais ce n’est pas tout. La kinésithérapie est souvent utilisée pour soigner des troubles que l’on ne pense pas directement liés à nos capacités de mouvements. Ainsi, elle peut intervenir dans le cas d’une rééducation cardio-vasculaire et pour traiter un grand nombre de maladies respiratoires, telles que l’asthme et les bronchites chroniques. De plus, elle peut agir pour lutter contre le stress et les troubles du sommeil.

Grâce à son vaste champ d’action, la kinésithérapie s’adresse à tous, des jeunes enfants aux personnes âgées. Les femmes enceintes ou qui viennent d’accoucher peuvent aussi y faire appel pour de la gymnastique pré-natale ou de la rééducation post-partum.

En pratique

Pour cela, le kinésithérapeute a de nombreuses techniques à sa disposition. Celles-ci sont divisées en deux grands groupes: les techniques actives et passives.

La kinésithérapie active fait travailler le patient en lui faisant faire différentes sortes de mouvements. Parmi ceux-ci se trouvent des exercices musculaires, qui font parfois appel à des appareils sportifs et à des machines de fitness, et des étirements. Ainsi, il peut être demandé au patient de faire du vélo, de nager ou de faire des exercices avec des poids, par exemple. Le patient joue donc un rôle actif dans sa guérison.

À l’inverse, la kinésithérapie passive donne un rôle plus passif au patient. C’est au kinésithérapeute que revient la tâche de faire bouger le corps du patient à l’aide d’étirements, de massages et de tractions diverses. Ces techniques passives sont surtout utilisées pour lutter contre la raideur et retrouver souplesse et élasticité.

Dans certains cas, il arrive que la kinésithérapie recoure à la physiothérapie, qui utilise des agents physiques pour traiter douleurs et inflammations. Ces agents peuvent prendre différentes formes: eau, courant électrique, chaleur, lumière, ultrasons, vibrations, …

Les séances de kinésithérapie sont donc souvent bien différentes les unes des autres selon la pathologie qu’il y a à traiter. Cependant, certaines similitudes sont à noter. Ainsi, durant la première séance, le kinésithérapeute s’attachera à faire un bilan complet du patient et de la douleur qu’il ressent. L’important est ici de comprendre la douleur, savoir quand elle apparait, quelle est sa fréquence et si le patient y a déjà eu à faire dans le passé.

En outre, plusieurs séances seront nécessaires pour aller au bout du traitement. Au cours de celles-ci, le kinésithérapeute s’intéressera à l’évolution de la douleur. Le nombre de séances nécessaires pour soigner le patient est déterminé au cas par cas.

Histoire de la kinésithérapie

L’origine de la kinésithérapie est difficile à identifier car elle prend ses sources dans des techniques très anciennes. En effet, la thérapie par le mouvement remontrait à environ 3000 ans avec J.-C. Elle était notamment utilisée en Chine et en Inde, où l’on faisait appel à une gymnastique douce et à différents mouvements corporels pour soigner certains troubles. En Europe, on en voit des traces à l’époque gréco-romaine, où des exercices de gymnastique sont utilisés en complément à des massages pour préparer à l’effort.

Cependant, ce serait bien plus tard, aux 16ème -17ème siècles, que de plus en plus de théories scientifiques autour des bienfaits de la thérapie par le mouvement voient le jour. Parmi les scientifiques qui s’y intéressent, on note notamment le médecin allemand Friedrich Hoffmann, qui explique l’intérêt de la gymnastique dans le domaine médical et parle de mouvement passif et actif.

Nous n’en sommes toutefois toujours qu’aux prémices de la kinésithérapie telle qu’on la connait aujourd’hui. La discipline gagne en importance et se développe de plus en plus dans les siècles qui suivent, jusqu’aux 19ème et 20ème siècles où deux années importantes sont à retenir. La première est 1889, année qui voit la création de la première école de kinésithérapie. La deuxième est 1946. C’est cette année-là que, après avoir vu ses bienfaits auprès des combattants pendant les deux guerres mondiales, la profession de masseur-kinésithérapeute est officiellement créée.

A propos de l’auteur

Leonor RogisterDiplômée de l’Ecole de Journalisme de Louvain, Léonor Rogister s’est détournée du monde de l’actualité quotidienne pour s’intéresser aux news lifestyle. Amoureuse de la nourriture et des bonheurs simples, elle aime s’informer et informer sur tout ce qui touche au bien-être, peu importe la forme qu’il prend.

Léonor est expatriée depuis 2015 et a fait de plusieurs pays sa maison. Quand elle n’est pas en train de voyager, elle aime profiter du confort de son chez soi. Elle tient également un blog depuis des années sur lequel elle partage sa passion pour les voyages.

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