La Psychopratique – Sa définition et son champ d’action

By 28 August 2018index

La Psychopratique – Sa définition et son champ d’action

Définition de la psychopratique

La pyschopratique est à rapprocher de la psychothérapie qui signifie l’accompagnement psychologique d’une personne en souffrance.

Ces termes psychopratique et psychopraticien sont apparus en 2012 suite à la parution d’un décret qui règlemente l’utilisation du terme psychothérapeute. Auparavant, il était libre de droit et pouvait donc être utilisé par n’importe qui, quelque soit ses études ou son parcours. Aujourd‘hui, il est réservé aux personnes ayant validé deux critères :

– avoir un diplôme

  • Soit de niveau doctorat donnant le droit d’exercer la médecine en France
  • Soit  de niveau master dont la spécialité ou la mention est la psychologie ou la psychanalyse.

– suivre une formation en psychopathologie (étude des maladies mentales) qui comporte

  • une formation théorique en psychopathologie clinique de 400 heures minimum,
  • un stage pratique d’une durée minimale de 5 mois dans des services agréés.

L’objectif de cette loi était de faciliter l’accès à la psychothérapie en validant le cursus de ceux qui s’installent comme tel et ainsi éviter certaines dérives. Cependant, cette loi a mis de côté certains praticiens, autrefois considérés comme psychothérapeutes mais ne remplissant plus les critères aujourd’hui. Ils ont alors décidé de créer la psychopratique afin de proposer une alternative à la psychothérapie.

En pratique

psycho

En effet, aujourd’hui en France, les facultés de psychologie sont quasi exclusivement tournées vers deux courants : la psychanalyse et l’approche comportementale et cognitive. Toutes les autres approches (Gestalt, humaniste, analyse transactionnelle…) ne sont pas enseignées et nécessitent des formations supplémentaires si l’on veut les utiliser comme approche thérapeutique. Ces formations sont souvent dispensées par des organismes privés qui ne sont pas reconnus par l’éducation nationale, et donc ne délivre pas de diplôme. De nombreuses personnes vont se former directement dans ces organismes, sans passer par la faculté pour des raisons variées : ils dispensent une formation souvent plus courte, beaucoup plus focalisée sur le métier d’accompagnement des personnes en souffrance, elles sont donc  souvent plus pratiques et moins théoriques.

Bien entendu, le problème qui se posait sur les psychothérapeutes hier, se pose aujourd’hui sur les psychopraticiens : n’importe qui peut s’installer comme tel et recevoir des patients. Il est donc important de se renseigner sur la personne que l’on souhaite consulter : internet aujourd’hui permet la plupart du temps de connaitre le parcours de la personne, sa vision de l’accompagnement, sa formation ainsi que, parfois, des  avis que d’autres patients ont pu laisser sur sa pratique.

Parce qu’au-delà  d’un diplôme ou d’une formation, c’est une personne que vous rencontrez : ainsi, c’est un métier où l’expérience a une part très importante. Cela signifie plus souvent l’expérience d’un travail sur soi que l’expérience d’épreuves de vie particulières (même si souvent cela va de paire). En effet, il est important de vivre les différentes étapes d’un cheminement personnel pour en accompagner le processus chez quelqu’un d’autre. De plus, ce sont des métiers parfois très difficiles car la souffrance des personnes que l’on reçoit nous touche à chaque fois, et d’autant plus lorsqu’elle peut être proche de situations que nous avons personnellement vécues (ce qui est mystérieusement quasi toujours le cas) : si nous n’avons pas travaillé sur nous, il peut y avoir une grande résonnance émotionnelle qui ne nous permet plus d’accompagner convenablement. Cela peut entrainer aussi une grande souffrance pour le thérapeute et rendre ce métier insoutenable.

Enfin, ce qui, à mon avis, est aussi très important voire le plus important est la relation de confiance qui peut se créer entre le thérapeute et la personne qui vient le consulter. En effet, elle est absolument nécessaire pour laisser tomber les masques et travailler en profondeur sur les souffrances et certaines parties de nous que nous souhaiterions voir disparaitre. Sans cette confiance, le travail ne se fait pas ou alors qu’en surface.

Choisir son thérapeute n’est pas toujours facile et il est parfois nécessaire de faire une ou deux séances avec des personnes différentes pour décider celui ou celle que l’on va laisser nous accompagner dans ce chemin parfois douloureux mais toujours tellement riche de la découverte de soi !

A propos de l’auteur: Aurélie Ingrand

Après avoir travaillé 10 ans en entreprise comme ingénieure, Aurélie Ingrand a cherché à mettre plus de sens et de valeur dans sa vie professionnelle. Elle s’est alors formée à l’institut Cassiopée (www.cassiopee-formation.com) et est devenue sophrologue et thérapeute en relation d’aide (forme de psychothérapie) : elle reçoit ainsi des personnes en difficulté pour les accompagner vers un mieux être en utilisant ces deux types d’approches complémentaires. Son cabinet est situé sur Paris. Elle forme aussi à la relation d’aide d’autres thérapeutes et des personnes en contact avec un public en souffrance.

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aurelie ingrand

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